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[+1]    #476 12/09/2019 10h36 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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Sauf votre respect mais je pense que le potentiel est plus dans la pénétration de nouveaux marchés que dans l’innovation, car celle-ci est surtout marketing.

Pour avoir eu des enfant à plus de 25 ans d’écart, je n’ai pas noté des améliorations fulgurantes (il faut dire que j’étais très habile dans cet exercice smile )

Plus sérieusement et en regardant toujours mes enfants, la Marque reste d’une importance primordiale.


Parasite assumé, reconnaissant et partageur (un peu moins)

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[+6]    #477 12/09/2019 10h51 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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Il y a beaucoup de brevets dans les couches-culottes. C’est un domaine très complexe qui a énormément évolué car : 1) plus de normes environnementales et paramédicales (produits très absorbants maintenant interdits => trouver un équivalent autorisé par la législation), 2) tout le domaine des couches pour adultes explose, 3) tout l’aspect fibre textile et fabrication est en constante évolution technique. Les barrières à l’entrée sont significatives à la fois techniquement et grâce à l’aura de la marque.

Il faut avoir eu des enfants et/ou creuser un peu le sujet pour le comprendre. Mais il suffit d’aller voir les bases de données de brevet aussi :
Espacenet -                         results view
et même si on restreint à Procter & Gamble :
Espacenet -                         results view

Je peux citer facilement des dizaines d’entreprises "high-tech" qui déposent moins de brevets que P&G uniquement dans le domaine couches-culottes pourtant. Les raisonnements  "de faux bon sens" et qui semblent "vrais au premier abord" ne le sont que rarement si on ne creuse pas le sujet.

Les faits et les sources.


Do your homework! Parrain pédago pour Bourso, Binck et Bourse Directe : écrivez-moi en MP :-) et  mon portif

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#478 12/09/2019 12h52 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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En plus de l’innovation, j’ajouterais (d’un œil tout à fait extérieur et non professionnel du secteur), que dans le secteur des couches pour adultes, il est à peu près certain que l’influence de la marque (sans être inexistante pour certains cas très particuliers) est bien moindre que pour les couches pour enfants.

On parle plus de savoir-faire industriel et de capacité à remporter des marchés publics (par ex. les hôpitaux) ou privés (par ex. les maisons de retraite). Il s’agit de deux (grosses) barrières à l’entrée.

Et ça, les industriels le savent bien. A titre d’illustration, Ontex s’est fâché tout rouge il y a quelques années devant le débauchage apparemment massif de son personnel, essentiellement technique (dont l[i]e responsable de la fabrication des produits, les opérateurs-machines les plus aguerris et le directeur commercial, les deux secteurs clés de l’entreprise) par un petit nouveau français (le pdg n’étant pas nouveau lui). Source Doctrine Cour appel 2015.

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[+1]    #479 12/09/2019 14h02 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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Scipion, votre portefeuille déséquilibré laisse à penser que votre goût pour la croissance vous expose très fortement à une remontée des taux. Le lien que vous avez publié du site CNBC montre en effet une très forte corrélation inverse entre les taux et l’évolution des actions Growth
Vous vous y êtes penché ? Quelles parades avez-vous trouvées ?

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[+1]    #480 12/09/2019 14h29 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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Que de passions sur les couches-culottes ! La réalité économique de ce marché est très, très éloignée de celle d’un produit de croissance, supposé prodige de technologie ;-)

La réalité des chiffres (source : Statista) c’est celle-ci :

1) Les ventes globales de couches-culottes pour bébés évoluent à un rythme bien inférieur à celui du PIB dans les pays développés (taux annuel de croissance de 0,5% aux USA et de 1,0% en Allemagne entre 2019 et 2023), et à un rythme équivalent au PIB dans les pays en voie de développement (taux annuel de croissance de 7,1% en Chine entre 2019 et 2023). Un marché qui évolue moins vite que le PIB mondial ne peut certainement pas être pour moi qualifié de marché de croissance.

2) Le prix moyen des couches-culottes est d’une stabilité désespérante dans la plupart des pays. Par exemple en Chine et en Allemagne : les prix moyens en Chine sont inférieurs à ceux de 2010 ! Aux USA, les prix moyens augmentent mais ne compensent pas la baisse des volumes de ventes.

3) Dans les pays en voie développement, le budget moyen pour les couches-culottes pour bébés converge rapidement vers celui en Europe, suggérant que le potentiel de croissance sur ces marchés émergents pourraient bientôt s’épuiser. Budget moyen par habitant en 2019 : $5,72 en Chine, $8,80 en Allemagne, $18,80 aux USA.

4) La stabilité (voire le déclin, dans certains pays) des prix moyens des couches-culottes suggère une combinaison de pseudo innovation et/ou d’intensité concurrentielle accrue. Cela ne sert strictement à rien de déposer des brevets si le service au client n’en est pas amélioré. Le fait que le dépôt de brevets par les fabricants ne se traduise par une hausse des prix suggère qu’il n’y a pas vraiment d’amélioration au service aux clients. Exemple probable de pseudo innovation = "innovation" purement marketing.

Plus généralement, ce qui compte pour l’investisseur, ce n’est pas l’innovation en elle-même, c’est la capacité de l’entreprise de mettre à profit ses innovations pour augmenter ses marges et/ou conquérir des parts de marché. Cela ne sert strictement à rien de multiplier les brevets si cela ne se traduit pas par une amélioration des marges et/ou une conquête de parts de marché.

5) Or, Procter & Gamble perd des parts de marché sur le marché mondial des couches-culottes (18% en 2019). A nouveau, c’est un indice de pseudo innovation (ou d’innovation ratée, bien sûr).

Bref, le marché des couches-culottes pour bébés peut difficilement être décrit comme un marché de croissance dans ce contexte. Au contraire, c’est un marché mollasson (plus lent que le PIB mondial), avec des prix stables voire en baisse, et une forte intensité concurrentielle et/ou de la pseudo innovation insuffisante pour attirer le pigeon le client, qui veut manifestement maîtriser ce budget.

Le marché des couches-culottes pour adultes est plus dynamique (effectivement, Cikei), mais pas non plus folichon : le taux annuel de croissance du marché mondial (11,5 milliards $ de ventes contre environ 55 milliards $ pour les couches pour bébé) tourne autour de 7,5%.

Si on regarde l’ensemble des segments de Procter & Gamble, la croissance des ventes était de +1% en 2016, +2% en 2017, +1% en 2018 et +5% en 2019 : une croissance en moyenne nettement plus lente que le PIB mondial. Si ça c’est une valeur de croissance, alors on peut considérer que 80% de la cote est constituée de valeurs de croissance…

Perso, pour que je commence à considérer une valeur comme une valeur de croissance, il faut que le chiffre d’affaires augmente annuellement de plus de 10%. Je rappelle que le S&P500 tourne à +7-9% par an, donc si on veut le battre sur le long-terme (c’est mon objectif), cibler des entreprises à la croissance mollassonne (plus lente que le PIB) ne me semble pas la meilleure idée, à moins de trouver une "décote" substantielle (si tant est que ce concept ait un sens).

Or, P&G est historiquement chère. Vous avez raison Yosemite, les multiples que je citais semblent incorrects (pourtant j’avais recoupé Google avec MorningStar, habituellement fiable). Je change donc de source : PER 2020e 25, VE/EBITDA 2020e 18 (source : Binck). Pour une entreprise qui croît péniblement à 2% par an, c’est beaucoup trop cher. Le PEG ressort à plus de 10 si on prend comme référence la croissance des 4 derniers exercices, et de 5 si on choisit la croissance du (très bel) exercice 2019. Dans les 2 cas, c’est beaucoup trop cher pour une valeur mature.

Loin de moi l’idée que P&G est une mauvaise entreprise : c’est une entreprise correcte et un investissement envisageable, pour qui ne craint pas trop de sous-performer les indices (dans le genre, j’ai Johnson & Johnson en portefeuille, qui est néanmoins bien moins chère). En revanche, P&G ne me semble pas un investissement raisonnable aux niveaux de cours actuels.

PS : Je développerai l’analyse quand j’aurai plus d’expertise sur les couches-culottes ; je manque effectivement d’expérience sur le sujet, malheureusement (pas encore d’enfants) et heureusement (pas encore besoin) ;-)

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#481 12/09/2019 17h09 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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PoliticalAnimal a écrit :

Il y a beaucoup de brevets dans les couches-culottes. C’est un domaine très complexe qui a énormément évolué car : 1) plus de normes environnementales et paramédicales (produits très absorbants maintenant interdits => trouver un équivalent autorisé par la législation), 2) tout le domaine des couches pour adultes explose, 3) tout l’aspect fibre textile et fabrication est en constante évolution technique. Les barrières à l’entrée sont significatives à la fois techniquement et grâce à l’aura de la marque.

Il faut avoir eu des enfants et/ou creuser un peu le sujet pour le comprendre. Mais il suffit d’aller voir les bases de données de brevet aussi :
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et même si on restreint à Procter & Gamble :
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Je peux citer facilement des dizaines d’entreprises "high-tech" qui déposent moins de brevets que P&G uniquement dans le domaine couches-culottes pourtant. Les raisonnements  "de faux bon sens" et qui semblent "vrais au premier abord" ne le sont que rarement si on ne creuse pas le sujet.

Les faits et les sources.

Certes et bravo pour cette précision dans les faits et les sources. Il n’en demeure pas moins que malgré cela l’expérience des utilisateurs n’a guère changé.
Ce n’est bien sûr qu’une somme de petits faits (parfois malodorants) et de petites sources individuelles et anonymes, mais in fine face au choix du client un grand nombre de brevets ne pèse pas bien lourd. Si ce n’est (à condition de respecter un budget contenu pour le consommateur) de renforcer l’image de la marque.


Parasite assumé, reconnaissant et partageur (un peu moins)

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#482 12/09/2019 17h47 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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Je suis d’accord que la communication sur le fait d’avoir des brevets ne pèsent pas lourd mais l’expérience client (et donc l’utilisation des brevets) dans ce segment me semble être primordial et fait toute la différence. La plupart des gens, avant d’avoir des enfants, ne sont pas confrontés au "sale". Les petits rien qui se font 5-6-7 fois par jour pendant 2-3-4 ans pour des produits pas pratiques, qui fuient, qui nécessitent une machine supplémentaire pour les bodys… C’est quand même des petits rien impactant.
De plus, une optimisation de coût risible par produit chez P&G peut conduire à des euros gagnés pour le consommateur ou des millions euros pour P&G.
A titre personnel, j’ai déjà arbitré des produits en optimisant la marge pour l’entreprise et pour le client. Des prix plus bas et un gain de marge plus important en euros. Je suis sur un segment plutôt de niche mais j’imagine bien ce que peut faire gagner à P&G.

Dernière modification par Kabal (12/09/2019 17h47)

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[+2]    #483 12/09/2019 18h14 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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Il me semble y avoir une erreur de raisonnement dans

Scipion8 a écrit :

Cela ne sert strictement à rien de déposer des brevets si le service au client n’en est pas amélioré. Le fait que le dépôt de brevets par les fabricants ne se traduise par une hausse des prix suggère qu’il n’y a pas vraiment d’amélioration au service aux clients.

En effet, si l’absence de R&D et de dépôt de brevet avait eu pour conséquence une perte de parts de marché (jusqu’à l’éviction complète des produits n’étant plus conformes aux normes environnementales devenues une peu plus sévères, comme l’acceptation par les clients d’éventuelles libertés prises avec elles), ou une diminution de la marge (encore plus forte que celle qui s’est éventuellement produite), alors il est clair que cette R&D et ces brevets ont une utilité (voire sont vitales)…


J'écris comme "membre" du forum, sauf mention contraire. (parrain Fortuneo: 12356125)

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#484 13/09/2019 01h07 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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@Footeure : C’est vrai que mon portefeuille américain est très, très orienté croissance et s’est pris les effets de la récente "rotation" de plein fouet. J’attends que la fumée se dissipe pour apprécier l’étendue des dégâts : les effets du choc se sont un peu atténués ces 2 derniers jours, ma surperformance YTD face au S&P500 remontant à 10 points de pourcentage après avoir chuté de 15 à 8 points. Les précédentes périodes de sous-performance de ce portefeuille ont été brèves et compensées par un lent grignotage (reflétant à mon sens la solidité des fondamentaux de la plupart de ces entreprises) - j’espère que ce sera à nouveau le cas cette fois-ci.

Je n’ai pas de recette magique pour réduire le risque sur ce portefeuille, mais mon approche est la suivante :

1) Une bonne diversification du portefeuille global : Mon portefeuille US est très orienté croissance car (i) il n’y a pas beaucoup de belles valeurs de croissance en France / Europe, et (ii) je pense fiscalement rationnel (compte tenu des retenues à la source) de privilégier les valeurs de croissance à l’étranger (avec peu ou pas de dividendes) et les valeurs de rendement en France. Mais mon portefeuille global (dont mon portefeuille US ne représente que 34%) est bien plus diversifié en termes de secteurs et de profils des entreprises. Mon portefeuille français est notamment riche en valeurs de rendement (beaucoup de foncières, assurances, banques parmi mes premières lignes) et en small caps value "à la Higgons". Ainsi, les effets de la "rotation" sont beaucoup moins marqués sur mon portefeuille global que sur mon portefeuille US.

Pour l’illustrer, voici les 20 premières lignes de chacun de mes 3 portefeuilles (France, Europe, USA).
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/12850_2019-09-12_scipion8_principales_lignes2.jpg
Note : les PV/MV sont hors tombées de dividendes.

2) Focus sur les fondamentaux : Pour mes prochains renforcements (USA et Europe), je pense continuer à privilégier les valeurs de croissance, mais (i) en étant plus exigeant sur la qualité des fondamentaux et (ii) en veillant à une bonne diversification sectorielle. Le focus sur la qualité des fondamentaux offre un certain confort psychologique : par exemple, Visa, ma première ligne US, a souffert de la "rotation", mais mon horizon est long et je suis très confiant sur la solidité de ses fondamentaux. En évitant les valeurs fragiles supposées "décotées" (CBL, pour prendre un exemple extrême) et les valeurs matures beaucoup trop valorisées (notamment dans les secteurs des utilities et des biens de consommation courante), et en privilégiant des entreprises qui démontrent trimestre après trimestre une forte croissance, je pense être du bon côté de l’histoire : Time is on your side when you own shares of superior companies (Lynch).

3) Eviter de parier sur des perspectives macros incertaines : Pour moi, ce serait une forme de market-timing de vouloir changer mon approche simplement parce qu’il y a une (petite) révision à la hausse des anticipations de taux de la Fed. Je partage l’opinion de Buffett que c’est une perte de temps, et que l’investisseur de long-terme doit plutôt se focaliser sur les fondamentaux des entreprises.

Par ailleurs, j’ai bien sûr une opinion sur les perspectives macros aux USA et en Europe : à mon sens, les forces déflationnistes sont très puissantes, car portées par des facteurs structurels (digitalisation, globalisation, vieillissement démographique) - je ne parierais certainement pas contre de telles tendances "lourdes". Il n’y a à mon sens aucun signe de risque inflationniste aux USA, et encore moins bien sûr en Europe (comme le suggère le package très dovish annoncé aujourd’hui par la BCE).

En outre, la situation politique n’est pas propice à une remontée des taux, ni aux USA ni en Europe. Aux USA, Trump fait pression sur la Fed pour baisser les taux (et le package dovish de la BCE devrait le conduire à augmenter la pression), alors que la primaire démocrate risque de se jouer à gauche, où les idées (absurdes) sur la MMT sont populaires. En Europe, outre la réalité de la menace déflationniste, la montée des partis populistes et eurosceptiques et l’endettement élevé de certains Etats crée un contexte politique propice à une politique monétaire accommodante.

Bref, compte tenu de ces 3 facteurs, je reste relativement confiant dans ma stratégie globale, même si je suis déçu d’avoir vu la performance relative de mon portefeuille "croissance / performance", mon portefeuille US, affectée à ce point par la "rotation" des institutionnels.
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@GoodbyLenine : Oui, c’est une hypothèse possible. En gros, P&G innove pour des raisons marketing et/ou sans améliorer le service au client et/ou pour limiter la baisse de sa part de marché (sans succès) ou de ses marges (donc dans un but défensif). Dans tous les cas, ce n’est pas folichon, et pour une supposée "valeur de croissance", on pourrait s’attendre à mieux ;-) Mon objectif était de démontrer que P&G n’est pas une valeur de croissance (et que les couches-culottes pour bébés ne sont pas un marché de croissance). Je pense que c’est fait, par les faits et les chiffres.

Dernière modification par Scipion8 (13/09/2019 01h53)

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