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Favoris 1   [+4]    #1 07/09/2019 11h08

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ESTP

Après plusieurs décennies d’investissement actif en actions, j’ai, depuis 3 bonnes années, réorienté ma politique d’investissement vers une approche un peu plus passive et, en tout cas, moins chronophage. 

A présent, j’investis dans des holdings, des conglomérats, des fonds fermés et des trackers. 

Parmi ceux-ci, les holdings ont ma préférence. 

Ce sont souvent des entreprises dirigées et gérées par leurs actionnaires majoritaires ou importants.  Ces derniers siègent souvent dans les conseils d’administration des entreprises dans lesquelles leur holding investit. Ils sont donc dans la position « d’insiders.

La liberté de gestion est grande au regard du prospectus et de la législation qu’un gérant de fonds doit respecter et souvent, les frais de fonctionnement du holding sont proportionnellement inférieurs aux frais de gestion des fonds de placement.

Enfin, je constate qu’historiquement, le rendement obtenu par un holding est souvent un peu  supérieur à celui obtenu par son marché de référence.

Par souci de diversification du portefeuille (absolument nécessaire dans le cadre d’une approche peu active), lorsque je ne trouve pas de holdings pour des secteurs ou des zones géographiques déterminées, j’opte alors pour des fonds fermés ou des trackers.

Après ce blabla, voici donc mon portefeuille actuel :

Holdings, conglomérats et fonds fermés

Berkshire Hataway 7,22 %
Brookfield Asset Management 6,34 %
Investor 6,03 %
Luxempart 5,59 %
Jardin Strategic 4,68 %
Aberdeen Global Premier 2,88 %
Solvac 1,94 %
Asa Limited 1,90 %
Bonheur 1,65 %
Estnine 1,52 %
Symphony International 1,51 %
Herald Investment 1,47 %
Pershing Square 1,47 %
Bure 1,46 %
Third Point Offshore 1,45 %
Swiss Helvetia Fund 1,43 %
Viel 1,40 %
Africa Opportunity Fund 1,35 %
Bailie Gifford Japan Trust 1,28 %
Blackrock Latin America Trust 1,18 %
Aker 1,17 %

Trackers investis en obligations

EDV et US10 (US Treasory) : 13,02 %
IBGL (obligations publiques zone euro) 2,39 %
KCNY (obligations chinoises en RMB) 1,09 %
IGAA (obligations Asie du sud-est) 0,28 %

Liquidités destinées à être investies : 28,3 %

Dernière modification par Louis Pirson (07/09/2019 11h10)

Mots-clés : approche passive, holdings, portefeuille


"Il faut être cupide quand les autres sont craintifs, et craintif quand les autres sont cupides." W. Buffett

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Favoris 1   [+4]    #2 07/05/2022 19h20

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ESTP

Retour un peu plus actif en bourse pour moi.  Depuis 2016 et mon départ de l’équipe des daubasses, les marchés se sont montrés soporifiques au possible, bien téléguidés par les banques centrales (mis à part la petite agitation covidienne de février-avril 2020).

Depuis une petite année cependant, il me semble pourtant percevoir des frémissements.  Je me prépare à une période inflatoire assez longue mais aussi à des coups de bambous réguliers du marché.

Bref, mon optique actuelle, c’est  :

1. protéger au maximum des effets de l’inflation un patrimoine durement gagné et épargné
2. profiter des "coups de mou" du marché que je pense un peu plus fréquents dans le futur

J’ai tiré une petite cartouche au cours de la semaine écoulé.  Mes investissements s’orientent sur 2 pôles : des daubasses (encore rares) comme investissement à moyen terme ou des sociétés technos fortement massacrées (elles commencent à apparaître) comme investissement à très long terme.

Mais, la base de mon portefeuille d’actions restera ce qu’elle est depuis 2016 : des holdings que je conserve et auquel je jette un coup d’oeil une ou deux fois par an.

A. Patrimoine global hors habitation familiale


Appartements mis en location    42,4%
Actions    24,3%
Liquidités en devises étrangères    12,6%
Liquidités en euro    6,3%
Métaux précieux physiques    5,2%
Parcelles forestières exploité en direct    4,4%
Obligations chinoises (ETF)     2,0%
US Tresory (ETF)    1,9%
Crypto Monnaies    0,9%

Pour protéger mes liquidités contre l’inflation, j’ai contracté un prêt sur le dernier achat immobilier pour rembourser mes dettes "en monnaie de singe".  Cette dette représente 11 % du patrimoine total.

B. Portefeuille actions

1. Buy and hold

Berkshire Hataway    Conglomerat    12,7%
Brookfield Asset Management    Conglomerat    11,8%
Pershing Square    hedge fund    11,1%
Investor AB    holding    10,7%
Third Point Offshore    hedge fund    10,0%
Jardine Matheson    holding    9,6%
Aberdeen Global Premier    Immobilier    5,9%
Sofina    holding    5,3%
Bonheur    Energie    4,2%
Aker    Energie    3,6%
ASA Limited    Mines d’or    2,8%
Herald Investment Trust    Tic    2,4%

2. Investissements de la semaine écoulée       
       
Alset EHome    Immobilier et investissements    2,3%
Teladoc    Télémédecine    2,2%
Zoom    Visionconférence    2,1%
Carlotz    Véhicules d’occasion    1,7%
Mammoth Energy    service pétrolier    1,6%

InvestisseurHeureux, le 31/12/2020 a écrit :

Une mise à jour, Louis, pour voir comment votre portefeuille a passé l’année 2020 ?

L’année ne s’est pas trop mal déroulée grâce, notamment, à la crise covidienne qui m’a permis de faire ce que je fais le mieux : acheter de la daubasse.  Ce n’est donc pas exactement le rendement du portefeuille que j’avais présenté en tête de cette file puisque j’ai pu acheter massivement en février-mars 2020 le genre de société que j’apprécie particulièrement.

Historique des rendements de mon portefeuille personnel d’actions depuis que j’ai commencé à le calculer :

2006    4,70%
2007    -1,44%
2008    -43,46%
2009    100,94%
2010    23,91%
2011    -8,33%
2012    13,92%
2013    11,33%
2014    9,81%
2015    4,01%
2016    20,43%
2017    13,76%
2018    -1,08%
2019    17,35%
2020    27,04%
2021    30,67%
2022    -6,52%

Dernière modification par Louis Pirson (08/05/2022 20h30)


"Il faut être cupide quand les autres sont craintifs, et craintif quand les autres sont cupides." W. Buffett

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Favoris 7   [+13]    #3 18/06/2022 12h21

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ESTP

Malgré les secousses sur les marchés en cette fin de semaine, je n’ai pas pu trouver de nouveaux points d’entrée pour procéder à des achats.  Il faudrait que ça secoue un peu plus pour cela.

Je ne vais pas jouer au devin (on peut pas faire ça ici :-) ) mais j’ai quand même l’impression que, pour ce qui est de secouer, ça va encore devoir secouer un peu. 

Pour ma part, je pense qu’il y a 2 éléments qui guident l’évolution des indices boursiers : la valorisation  des actions qui les composent et le sentiment des investisseurs.

Sur la valorisation :

1. le price to book (s&p500)

J’ai repris ci-dessous la valorisation les plus basses atteintes au cours des derniers "bear market" .

Plus bas crise covid (mars 2020) : 2,92
Plus bas crise de l’euro (septembre 2011) : 1,85
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 1,78
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 2.43

ça nous donne un "faible" P/B moyen de 2,25.  Aujourd’hui, le P/B moyen du s&p500 est de 3,65, ce qui laisserait un potentiel de baisse de 38 % pour rejoindre la moyenne des "creux"

2. le per de Shiller (per basé sur la moyenne des 10 dernières années ajustée de l’inflation)

J’ai repris ci-dessous la valorisation les plus basses atteintes au cours des derniers "bear market".

Plus bas crise covid (mars 2020) : 24,82
Plus bas crise de l’euro (septembre 2011) : 19,70
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 13,32
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 21,96
Plus bas 1ere guerre du golf (octobre 1990) : 14,82
Plus bas « choc Volker » (aout 1982): 6,64
Plus bas stagflation année 70 et choc pétrolier (décembre 1974) : 8,29

Ca nous donne comme plus bas "moyen" une valorisation de 15,65.  Aujourd’hui, le per de Shiller moyen du s&p500 est de 28,39, ce qui laisserait un potentiel de baisse de 44,9 %

3. Le "Buffett Indicator" qui mesure le rapport entre la capitalisation boursière totale US et le PIB US

En gros, le marché actions est achetable quand la capitalisation boursière totale est inférieure au PIB (comme ce fut le cas jusqu’en 1997 puis juste après l’éclatement de la bulle internet et la crise des subprimes).  Aujourd’hui, la capitalisation boursière US devrait baisser d’au moins 30 % pour rejoindre le niveau du PIB.

Ces 3 indicateurs indiquent donc que pour atteindre un fond en terme de valorisation, une correction supplémentaire du S&P500 d’au moins 30 % est nécessaire, sans doute même un peu plus.

Sur le sentiment des investisseurs

La théorie, c’est que, lorsque les investisseurs sont au summum de la peur, qu’ils ont tout vendu ou se sont intégralement couverts … et bien, les marchés ne peuvent que remonter.

1. l’EPCR 5 jours mesure le rapport entre les options put et les options call

Aujourd’hui, ce ratio se situe à 0,8.  A plus fort des corrections de 2008-2009 et 2020, il est monté au delà de 1.  Lors de la crise de l’euro, il s’était établi à 0,93.

2. le vix qui est censé mesurer la volatilité des marchés d’actions en fonction des spreads dans les marchés d’options

Aujourd’hui, il s’établit à 33.  Ci-dessous, les plus haut atteints lors des derniers bear market

Plus haut crise covid (mars 2020) : 66,04
Plus haut crise de l’euro (août 2011) : 43,05
Plus haut crise des subprimes (novembre 2008) : 79,13
Plus haut éclatement bulle internet (septembre 2002) : 42,66
Plus haut 1ere guerre du Golf (octobre 1990) : 33,93

3. le pourcentage d’actions dont le cours se situe au dessus de sa moyenne mobile à 200 jours.

L’idée étant que, lorsque la baisse est suffisamment forte, tous les "dégoutés" sont sortis du marché et qu’il ne reste que ceux qui gardent contre vents et marées (et aussi, sans doute, la "smart money")

Aujourd’hui, nous en sommes à 15,73 % alors que lors des corrections 2008-2009 et mars 2020, il y avait moins de 5 % des actions cotant au dessus de leur MM200 et à 8,58 au moment de la crise de l’euro.

Il ressort de ces 6 indices que j’utilise régulièrement, qu’aujourd’hui, le marché n’est pas sous-évalué et que les investisseurs ne sont pas encore passés par la phase "d’abandon". Compte tenu des circonstances, je trouve même les marchés financiers particulièrement "zen".

Enfin, un dernier indice : le rapport entre les taux à 10 ans et les taux à 2 ans, fournit pas la Fed de Saint-Louis, nous montrent que les taux 2 ans sont devenus supérieurs aux taux 10 ans début avril 2022.  Or, dans l’histoire de cet indice, chaque fois que ce phénomène s’est produit, il fut suivi d’une récession aux USA dans les 6 à 18 mois. 

Si on part du principe que l’indice est fiable et qu’une récession aura lieu, l’examen des 6 périodes de récession qu’ont connu les US depuis 1980 montrent que le plus bas du S&P500 fut chaque fois atteint APRES le début de la récession.  Or, ce jour, nous ne sommes pas en récession.

Bref, même si je pense que le plus bas n’est pas encore atteint, je n’ai aucune certitude non plus sur ce fait.  C’est la raison pour laquelle, nonobstant ce constat, je continue personnellement à acheter des mini-louchettes à chaque coup de mou sur les marchés pour les parties "disruption" et "daubasses" de mon portefeuille attendant les conditions optimales pour renforcer massivement mon portefeuille "buy and hold".

Dernière modification par Louis Pirson (18/06/2022 13h07)


"Il faut être cupide quand les autres sont craintifs, et craintif quand les autres sont cupides." W. Buffett

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Favoris 1   [+4]    #4 25/06/2022 13h20

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Comme votre approche semble intéresser beaucoup de monde. Je complète avec la mienne. Ça tombe bien, je n’ai jamais trouvé l’énergie de faire une publication sur ce sujet.

En ce qui me concerne, j’utilise la (US) Market Fair Value de Morning Star que chacun peut librement consulter.



Sans annoter le graphique, chacun pourra aisément repérer les creux qui correspondent aux crises de 2008, du COVID, etc. On y voit bien que les crises les plus graves nous mènent rarement en dessous de 0.70.

Comme vous, je trouve que les « soldes » sont déjà bien engagés… et qu’à être trop gourmand, on risque de rater le tir.

Dernière modification par Gog (25/06/2022 13h21)

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Favoris 1   [+4]    #5 03/07/2022 19h05

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Pour déterminer le point à partir duquel je pourrais me "lâcher" sur le marché, j’ai tenté de déterminer à quel moment, en terme de valorisation, le marché "actions" serait achetable.  J’ai donc affiné un peu les critères de valorisation tels que je les avais présentés dans mon message du 18/06. A toutes fins utiles et afin de confronter mes propres élucubrations, je vous partage le fruit de mes réflexions.

Tout d’abord, j’ai observé le ratio S&P500/WTI.  Au cours des 23 dernières années, ce ratio a été, en moyenne, de 35,14.  Aujourd’hui, il est de 35,30, soit très légèrement au-dessus de la moyenne. Quand on observe le graphique de ce ratio (graphiques joints), on constate que le marché était souvent, plutôt achetable quand le S&P500 se trouvait en-dessous d’un demi écart-type à cette moyenne (sauf si on excepte la période "étrange" covidienne concernant les prix du baril). 

Si on suppose que le prix du WTI se stabilise à 110 USD, il faudrait que le S&P500 tombe à 2 800 pour que le ratio s’établisse à 1/2 écart-type sous ce prix.

Ensuite le ratio S&P500/gold : Au cours des 23 dernières années, ce ratio a été, en moyenne, de 2,19.  Aujourd’hui, il est de 2,12, soit légèrement inférieur à la moyenne.  Tout comme pour le ratio précédent, quand on observe le graphique de ce ratio (graphiques joints), on constate que le marché était souvent, plutôt achetable quand le S&P500 se trouvait en-dessous d’un demi écart-type à cette moyenne (sauf lors de l’éclatement de la bulle internet). 

Si on suppose que le prix de l’or se stabilise à 1 800 USD, il faudrait que le S&P500 tombe à 2 900 pour que le ratio s’établisse à 1/2 écart-type sous ce prix.

Je reviens sur le price to book du S&P500.  Comme signalé dans mon post du 18/06, il a été en moyenne de 2,25 au plus bas des 4 grosses corrections du 21e siècle (bulle internet, subprime, crise de l’euro et covid).  Aujourd’hui, il est de 3,79.  Il faudrait donc que le S&P500 corrige de 40,6 % pour toucher une valorisation équivalente à la moyenne des 4 marchés baissiers, ce qui l’amènerait à 2 270.

Le Per de Shiller s’est établi, en moyenne, à 19,95 au plus bas des 4 grosses corrections du 21e siècle.  Aujourd’hui, il est de 29,55.  Il faudrait donc que le S&P500 corrige de 32,5 % pour toucher une valorisation équivalente à la moyenne des 4 marchés baissiers, ce qui l’amènerait à 2 582.

J’ai un peu amendé le "Buffet Indicator".  J’ai relevé, pour les 4 grandes corrections du 21e siècle, le rapport entre la capitalisation boursière totale d’une part et, d’autre part, le PIB américain augmenté du total de bilan de la Fed (les injections de liquidités dans le marché jouant un rôle presqu’aussi important que la richesse créée).  En moyenne, au plus bas des 4 baisses de marché qui servent de référence, la capitalisation boursière était descendue à 68,5 % du total "PIB+bilan Fed".  Aujourd’hui, il s’établit à 114 %.  Il faudrait donc que le S&P500 corrige de 40 % pour toucher une valorisation équivalente à la moyenne des 4 marchés baissiers, ce qui l’amènerait à 2 298.

La prime de risque procuré par le per de Shiller par rapport aux taux des T-bonds à 10 ans.  J’ai inversé les per de Shiller atteint lors des 4 corrections de référence et j’ai comparé la prime de risque qu’il offrait par rapport aux emprunts LT sans risque.  En moyenne, j’ai obtenu une prime de risque de 2,56 %.  Aujourd’hui, la prime de risque par rapport aux T-bonds 10 ans est de 0,5 %.  Pour qu’elle s’élève à 2,56 %, il faudrait que le S&P500 descende à 2 379.

En moyennant les 6 niveaux de S&P500 calculé sur base des 4 "grosses" corrections du 21e siècle, j’obtiendrais donc un objectif pour le S&P500 de  2 538.  Si on pense que la situation économico-financière actuelle est du même acabit que l’éclatement de la bulle internet, la crise des subprime, la crise de l’euro ou les lock-down "covidiens", je pense que cet objectif de 2 538 est réaliste.  C’est en tous cas celui que je vais attendre pour être full invest en continuant à acheter les opportunités qui se présentent d’ici là par "petites louches".


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[+4]    #6 07/07/2022 13h17

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Je ne suis sûr de rien.  Dans l’affirmative, je vends l’intégralité de mon portefeuille et suis bien plus exposé sur les shorts que je ne le suis pour le moment  :-)  Hors, pour le moment, je suis investi à +/- 60 % (seulement 55 % tout au long de 2021) et je suis repassé à l’achat depuis près de 3 mois.

J’essaie juste de raisonner avec logique et de regarder la passé pour déterminer l’avenir. Je ne prétend pas que nous allons forcément vivre la même chose, je ne conseille d’ailleurs à personne de faire comme moi.  Je pense juste que les arguments statistiques que j’ai avancés lors de mes derniers posts  me donnent plus d’arguments pour une poursuite de la baisse qu’une reprise du bull market mais c’est juste statistique et les statistiques ne se confirment pas toujours.

J’ai aussi l’impression qu’il y a à présent sur le marché un très grand nombre d’investisseurs qui n’ont connu que les marchés haussiers (l’épisode de 2020 ayant été trop court pour faire véritablement "mal").  Il me semble que très peu ont connu comme investisseur 2000-2002 et 2008-2009.

Un marché baissier peut être très long (17 mois pour 2008-2009  et 18 mois pour 2000-2002).  Nous en sommes à 7 mois.

Un marché baissier est émaillé de nombreux rebonds qui "donnent de l’espoir" : 6 rebonds en 2000-2002 en moyenne de 8,5 % (avec un max de 22 %) et 6 rebonds en 2008-2009 en moyenne de 8,9 % (avec un max de 16 %).  Pour le moment, nous avons connu 4 rebonds  en moyenne de 5,9 %.

Dernière modification par Louis Pirson (07/07/2022 13h18)


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[+3]    #7 09/07/2022 13h10

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Pour illustrer ma théorie de "retour à la moyenne", ci-dessous graphique des bénéfices du S&P500 des 50 dernières années ( et prévision 2022 et 2023).

Comme on peut le voir, les bénéfices 2018, 2019 et 2021 sont très largement au-dessus de la régression exponentielle et les prévisions 2022 et 2023 encore plus.   

Les bénéfices 2023 se situent 39 % au-dessus de la régression.  Est-ce vraiment crédible dans un contexte annoncé de récession ?  ou, s’il n’y a pas de récession, en période de hausse continue des taux d’intérêt ?

Sur le graphique, je visualise 2 années au cours desquelles les bénéfices ont été significativement au-dessus de leur exponentielle de régression : en 1979 (48 %) et en 2006 (25 %) et, à chaque fois, les bénéfices ont reflué au cours des années qui ont suivi.

   

Dernière modification par Louis Pirson (09/07/2022 13h22)


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[+3]    #8 15/07/2022 11h36

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Ce que vous décrivez me rappelle exactement les descentes 2000-2002 et 2007-2008 : des fortes hausses par des investisseurs anxieux de rater "le point bas" puis des nouveaux plus bas jusqu’à la capitulation.

Je ne dis pas qu’on va nous servir les mêmes plats cette fois-ci mais les conditions actuelles du marché me rappellent étrangement des circonstances que j’ai déjà connues.

Dernière modification par Louis Pirson (15/07/2022 11h37)


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[+4]    #9 16/07/2022 20h19

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Louis Pirson a écrit :

J’ai pris un peu de temps pour réfléchir à votre question parce qu’intuitivement, le raisonnement est logique et on peut penser qu’un investissement dans des sociétés cotées permet de préserver le pouvoir d’achat de son épargne quelles que soient les conditions d’inflation.

Or, on constate plutôt que les bourses stagnent en période d’inflation.  Est-ce à dire que le marché se trompe ?  (ce qui lui arrive effectivement de temps à autres).

En trifouillant dans toutes mes bases de données, j’ai constaté que les périodes de fortes inflations entrainaient presque systématiquement des récessions et que les récessions entrainaient des tassements des profits des entreprises.

Je vous soumets donc le petit tableau ci-dessous.  J’y ai repris, depuis 1950, toutes les années au cours desquelles l’inflation US a été supérieure à 7 % et, en parallèle, le taux de croissance des profits des entreprises du S&P500 durant les 2 années qui suivaient ces périodes d’inflation.

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/ … rofits.png

Et là, bingo !   Chaque fois que l’inflation a été supérieure à 7 %, les profits des entreprises cotées se sont tassés dans les années qui ont suivi.

Voilà pourquoi, en toute logique, les cours de bourse diminuent en période de forte inflation : parce que la performance réelle des entreprises, qu’elle soit retenue après  mais aussi avant inflation a, jusqu’à ce jour, été à chaque fois médiocre.

Bonjour,
Il me semble que vos chiffres d’earnings sont justement ajustés de l’inflation. Les earnings sont loin d’afficher ces baisses si on ne corrige pas l’inflation :
S&P 500 Earnings by Year
S&P 500 Earnings Per Share | Finance Reference

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Favoris 1   [+11]    #10 22/07/2022 14h44

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Revue du S&P500 22/07/2022


PREAMBULE

Ce qui est exposé ci-après représente une "mise à plat" de mes réflexions concernant le marché boursier US.  Je ne prétends absolument pas définir l’orientation du marché et, d’ailleurs, pour mes propres opérations boursières, je peux parfois prendre le contrepied de ce qui est présenté ci-dessous.

La principale utilité de ce travail est de poser des garde-fous qui m’éviteraient de prendre des décisions trop radicales en nuançant la vision que l’indécrottable bull que je suis depuis toujours pourrait avoir.

I.    TENDANCE DU MARCHE


Marché baissier : le seul outil que j’utilise pour déterminer si nous sommes en marché haussier ou baisier sont les placements des moyennes mobiles à 50 et à 200 jours.  Quand la MM50 se situe au-dessus de la MM200, nous sommes en marché haussier.  Quand elle se situe en dessous, nous sommes en marché baissier.  CA ne signifie pas que j’achète ou je vends en fonction de ce critère, ça signifie juste qu’il faut éviter de prendre des positions franches contre la tendance.  Ce qui n’empêche pas de se montrer raisonnablement contrarian comme en mars 2002 ou en novembre 2008.

Aujourd’hui, la MM50 se situe sur la MM200.  De mon point de vue, nous sommes toujours en marché baissier.

II.    RECESSION ?


1. Courbe des taux : l’inversion de la courbe des taux 2 ans et 10 ans a toujours été annonciatrice d’une récession dans les 6 à 18 mois (oui, je sais, c’est vague :-) ).

Ce phénomène a eu lieu 2 fois en 2022, une première fois, brièvement, le 1er avril et durablement depuis le 5 juillet.  Ca situerait un début de récession entre le 1er octobre 2022 et le 5 janvier 2024 (oui, je sais, c’est encore plus vague 😊 )

2. Demandes initiales de chômage : les débuts de récession sont indiquées au travers des flèches rouges.  Si on excepte la récession et le chômage de mars 2020 volontairement créés par les pouvoirs publics, on constate que les récessions commencent toujours APRES que les demandes initiales de chômage aient commencé à augmenter.  Elles ont commencé à augmenter…



3. Total des heures travaillées : chaque récession depuis 60 ans a débuté avec une diminution des heures totales travaillées aux US.  On constate que la courbe ne s’est pas encore infléchie.  Cet indicateur ne nous annonce donc pas de récession imminente.



Conclusion : sur base des 3 indicateurs susmentionnés, on peut penser qu’une récession se prépare aux USA.  Si le total des heures travaillées semblent indiquer qu’elle n’est pas imminente, on peut penser, à la lecture des annonces de plusieurs grosses sociétés américaines, que la courbe pourrait s’infléchir dans les mois qui viennent.

III.    VALORISATION DU MARCHE AMERICAIN


1. Price to book : 3,97

Repères :

Moyenne 2000-2022 : 2,95
Plus bas crise covid (mars 2020) : 2,92
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 1,85
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 1,78
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 2.43

2. PER de Shiller : 30

Repères :

Moyenne 2000-2022 : 26,99
Plus bas crise covid (mars 2020) : 24,82
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 19,70
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 13,32
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 21,96

Plus bas 1ere guerre du golf (octobre 1990) : 14,82
Plus bas « choc Volker » (aout 1982): 6,64
Plus bas stagflation année 70 et choc pétrolier (décembre 1974) : 8,29

3. Prime de risque (per de Shiller inversé – taux des t-bond 10 y) : 0,42 %

Repères :

Moyenne 2000-2022 : 0,70 %
Plus bas crise covid (mars 2020) : 3,20 %
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 2,12 %
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 1,78 %
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 0,61 %

4. "Buffet Indicator"
(capitalisation boursière US / (PIB+bilan Fed) : 119,9 %

Repères :

Plus bas crise covid (mars 2020) : 96,6 %
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 69,7 %
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 45,8 %
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 66,6 %

Conclusions : les marchés me semblent aujourd’hui surévalués non seulement par rapport à leur moyenne à long terme et, à fortiori, en anticipation d’une hypothétique récession.

IV.    PSYCHOLOGIE DES INVESTISSEURS


1. Ratio S&P500/WTI : 62,64

L’économie est de l’énergie transformée, quand le pétrole est cher par rapport aux actions, on anticipe un ralentissement futur et donc le marché n’est pas trop euphorique

Moyenne 2000-2022 : 34,47
Plus bas crise covid (mars 2020) : 86,95
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 14,90
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 17,57
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 26,77
Plus bas marché baissier actuel (28/06): 34,22

2. Ratio S&P500/Gold : 2,33

Quand l’or est chère, les investisseurs ont peur et privilégie la sécurité.  Le marché n’est alors pas trop euphorique.

Repères

Moyenne 2000-2022 : 2,11
Plus bas crise covid (mars 2020) : 1,62
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 0,68
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 0,75
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 2,52
Plus bas marché baissier actuel (16/06) : 1,98

3. Ratio S&P500/consummer staples (comparaison de l’évolution du S&P500 avec le secteur le plus défensif de la quote, le secteur des produits de consommation de base (parmi les poids lourds de ce secteur, on trouve Procter and Gamble, Coca Cola, Pepsico, Walmart, Costco, Philip Morris, …) : 5,50

Repères

Moyenne 1998-2022 : 4,78
Plus bas crise covid (mars 2020) : 5,06
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 4,03
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 3,54
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 4,13
Plus bas marché baissier actuel (16/05) : 5,17

4. Ratio junk bonds/obligations sans risque (attrait du risque) : 1,23

Repères :
Moyenne 2007-2022 : 0,97
Plus bas crise covid (mars 2020) : 0,51
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 0,86
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 0,75
Plus bas marché baissier actuel (04/03) : 0,73

5. EPCR 5 jours (mesure le rapport entre les options put et les options call)

Plus haut atteint depuis le début de ce marché baissier (16/06) : 0,82

Repères :

Plus haut crise de l’euro : 0.93
Plus haut crise du covid : 1.05

Marché baissier 2008-2009 :
Pic le 22/01/08 : 0,93
Pic 17/03/09 : 1.01
Pic 16/07/08 : 0.91
Pic 17/09/08 : 0.97
Pic 10/10/08 : 0.98
Pic 21/11/08 : 1.01
Pic 16/01/09 : 0.95
Pic 23/02/09 : 0.88
Pic 06/03/09 : 0.84

6. Vix

Plus haut atteint depuis le début de ce marché baissier (07/03)  : 36,45

Repères :

Plus haut crise covid (mars 2020) : 66,04
Plus haut crise de l’euro (août 2011) : 43,05
Plus haut crise des subprimes (novembre 2008) : 79,13
Plus haut éclatement bulle internet (septembre 2002) : 42,66

7. Pourcentage d’actions dont le cours se situe au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours : 23,48 %

Repères :

Plus bas crise du covid : 10,2 %
Plus bas crise de l’euro : 14,9 %
Plus bas crise des subprimes : 7,1 %
Plus bas éclatement bulle internet : 25,2 %
Plus bas atteint depuis le début de ce marché baissier : 18 %

Conclusions : même au pire moment de ce marché baissier, on n’a manifestement pas atteint les phases de "désespoir" et de "capitulation".  Peut-être ne serons-nous pas obligés de passer par ces phases … ?   En tout état de cause, le marché semble même assez "zen" à l’heure actuel n’envisageant clairement pas un futur à court terme "tourmenté".

V.    Optimisme des analystes et normalité des résulats des entreprises


1.    Prévision des bénéfices (yardeni.com)

Si les prévisions de bénéfice sont revues à la baisse, on peut voir qu’elles n’anticipent pas vraiment une récession et qu’elles se situent plutôt dans la moyenne historique haute.



2. Bénéfices prévus et réalisés, écart par rapport à l’exponentielle de régression

Les bénéfices du S&P500 réalisés jusque 2021 et prévus en 2022 et 2023.  Manifestement, depuis 2021, ils prennent un courbe qui s’écarte de manière exponentiel de leur courbe de régression.  Ces projections ne me semblent pas réaliste.



VI.    BILAN DE LA FED


Le fed n’injecte plus de liquidité depuis le 16 février mais il semble bien qu’elle n’en retire pas beaucoup.  Le QT annoncé est, pour l’heure, assez léger.


"Il faut être cupide quand les autres sont craintifs, et craintif quand les autres sont cupides." W. Buffett

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[+3]    #11 26/07/2022 13h13

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ESTP

Je me suis refait un petit graphique reprenant l’évolution des 3 grands marchés baissiers du 21e siècle (+ le krach "covid" qui a été créé de manière un peu artificielle par l’arrêt brutal du système productif mondial suivi d’une reprise toute aussi artificielle avec les destructions massives de la valeur des monnaies).



Personnellement, la correction actuelle me rappelle celle de 2000 lorsqu’il a fallu corriger ce qu’Alan Greenspan appelait "exubérance irrationnelle" en parlant de la bulle internet.   Les valorisations de 2021, pas plus que celles de 1999 n’ont, de mon point de vue, reflété une quelconque réalité économique.

Aujourd’hui, même si certains excès ont été purgés, les valorisations générales me semblent toujours élevées et une correction supplémentaire pour effacer les surévaluations subsistantes ne me semblent pas superflue.

Ceci dit, l’intérêt de ce graphique me semble surtout résider dans le fait qu’un bear market est long et parsemé de rebonds violents comme ceux que nous connaissons, les fameux "rebonds pièges à con" ou "bull trap". 

Loin de moi l’idée d’affirmer que le rebond actuel est un "piège à con". 

Je n’ai même aucune conviction sur le fait que le bottom n’aurait pas été fait (je n’ai aucune certitude à ce sujet) et que le marché n’est pas définitivement reparti au nord mais il ne me semble pas superflu de relire le passé pour se faire confirmer que la situation actuelle a effectivement un air de "déjà vu".

Bref, pour ma part, je continue de me faire violence pour éviter de dilapider mes précieuses liquidités.

Dernière modification par Louis Pirson (26/07/2022 13h18)


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[+4]    #12 11/08/2022 10h06

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ESTP

Quelle journée de folie hier !

Le CPI est moins mauvais qu’attendu … et c’était attendu compte tenu de la baisse des cours des énergies et des matières premières smile

Par contre, le core CPI est aussi meilleur qu’attendu … et je ne m’y attendais pas : je pensais que les tensions sur le marché du travail allait forcément propulser cette indice vers le haut, ce qui n’est pas arrivé.

Bref, le marché est parti plein pot en mode "risk on".  Perso, je continue à anticiper une récession et reste excessivement prudent face à cette envolée qui, même sans inflation et sans récession, ne justifie pas les valorisations qu’on atteint pour le moment.

Grosse activité donc pour moi hier soir.

1. D’abord, j’ai coupé ma position short sur l’eurostoxx avec une MV de 59 %  : sauf cygne noir, je ne vois pas la tendance actuelle se retourner à très court terme.  Le risque de perte totale était trop important.

2. Ensuite, j’ai soldé l’entièreté de mon portefeuille "disruption".  Celui-ci a été constitué progressivement depuis début mai de cette année et j’avais profité de chaque "coup de mou" sur les marchés pour acquérir des "louchettes" supplémentaires.  Je pensais conserver tout ça au chaud de longues années mais l’hystérie de Mr Market m’incite à créer des liquidités supplémentaires.  Bref, l’entièreté de cette partie de mes investissements a été soldée hier soir et aujourd’hui matin pour les ETF avec une plus-value globale de 34,86 %.

Dans le détail :

Block : + 30,4 %
Invitae : + 297,7 % !
Digital Ocean : + 56,38 %
Draftking : + 58,35 %
ETC Group Global Metaverse : +13,12 %
Lyxor MSCI Disruptive technology : +11,96 %
Roku : +7,31 %
Solaredge : +52,77 %
Teladoc : +17,94 %
Tesla : +33,01 %
Trade Desk : +68,30 %
Zoom : +23,95 %
Zscaler : +31,08 %

3. Afin de profiter d’un potentiel retour à la croissance de la Chine, j’ai acheté une petite ligne d’Alcoa.

Mon raisonnement :

1. La Chine est en phase de croissance économique contrairement aux USA et à la zone euro : indice PMI composite chinois de 54 vs 47,3 et 49,9 pour les USA et la zone euro

2. La Banque Populaire de Chine est une des rares au monde à être "dovish" pour le moment :  les taux ont baissé de 20 points de base depuis le début de l’année quand ils ont augmenté de 225 points de base aux US et 50 points en zone euro.

3. L’inflation augmente en Chine mais reste, pour l’heure, raisonnable à 2,7 % par rapport aux autres régions du monde.

Et j’ai choisi Alcoa pour miser sur la croissance chinoise parce que la Chine est le plus gros consommateur d’aluminium au monde : 35 % de l’aluminium produit est consommé en Chine.  Normalement, cette ligne n’est pas destinée à rester plus que quelques semaines ou mois en portefeuille : la société n’est, objectivement, pas bon marché … mais comme rien n’est bon marché pour le moment …

Dernière modification par Louis Pirson (11/08/2022 10h07)


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[+6]    #13 15/08/2022 13h29

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ESTP

REVUE DU S&P500 15/08/2022 (en principe, je rédige cette revue toutes les 3 semaines)


PREAMBULE


Ce qui est exposé ci-après représente une "mise à plat" de mes réflexions concernant le marché boursier US.  Je ne prétends absolument pas définir l’orientation du marché et, d’ailleurs, pour mes propres opérations boursières, je peux parfois prendre le contrepied de ce qui est présenté ci-dessous.

La principale utilité de ce travail est de poser des garde-fous qui m’éviteraient de prendre des décisions trop radicales en nuançant la vision que l’indécrottable bull que je suis depuis toujours pourrait avoir.

I.    TENDANCE DU MARCHE


Marché baissier  : le seul outil que j’utilise pour déterminer si nous sommes en marché haussier ou baisier sont les placements des moyennes mobiles à 50 et à 200 jours.  Quand la MM50 se situe au-dessus de la MM200, nous sommes en marché haussier.  Quand elle se situe en dessous, nous sommes en marché baissier.  Ca ne signifie pas que j’achète ou je vends en fonction de ce critère, ça signifie juste qu’il faut éviter de prendre des positions franches contre la tendance.  Ce qui n’empêche pas de se montrer raisonnablement contrarian comme en mars 2002 ou en novembre 2008.

Aujourd’hui, la MM50 se situe sur la MM200.  De mon point de vue, nous sommes toujours en marché baissier. (inchangé par rapport au 22/07/2022)

II.    RECESSION ?


1. Courbe des taux : l’inversion de la courbe des taux 2 ans et 10 ans a toujours été annonciatrice d’une récession dans les 6 à 18 mois (oui, je sais, c’est vague :-) ).

Ce phénomène a eu lieu 2 fois en 2022, une première fois, brièvement, le 1er avril et durablement depuis le 5 juillet.  Ca situerait un début de récession entre le 1er octobre 2022 et le 5 janvier 2024 (oui, je sais, c’est encore plus vague 😊 ) (inchangé par rapport au 22/07/2022)

2. Demandes initiales de chômage :  Si on excepte la récession et le chômage de mars 2020 volontairement créés par les pouvoirs publics, on constate que les récessions commencent toujours APRES que les demandes initiales de chômage aient commencé à augmenter.(cfr graphique du 22/07

Elles continuent à  augmenter depuis le point bas du 19/03 …



3. Total des heures travaillées : chaque récession depuis 60 ans a débuté avec une diminution des heures totales travaillées aux US.  On constate une légère inflexion dans la courbe mais elle reste ascendante.  Cet indicateur ne nous annonce donc pas de récession imminente.

4. Heures prestées en travail intérimaire

La courbe tend à s’aplanir ces dernières semaines mais, chiffres arrêtés au 01/07, elle est toujours en hausse.



III.    VALORISATION DU MARCHE AMERICAIN


1. Price to book : 4,26

Repères :

Moyenne 2000-2022 : 2,95
Plus bas crise covid (mars 2020) : 2,92
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 1,85
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 1,78
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 2.43

2. PER de Shiller : 32,07

Repères :

Moyenne 2000-2022 : 26,99
Plus bas crise covid (mars 2020) : 24,82
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 19,70
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 13,32
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 21,96

Plus bas 1ere guerre du golf (octobre 1990) : 14,82
Plus bas « choc Volker » (aout 1982): 6,64
Plus bas stagflation année 70 et choc pétrolier (décembre 1974) : 8,29

3. Prime de risque (per de Shiller inversé – taux des t-bond 10 y) : 0,42 %

Repères :

Moyenne 2000-2022 : 0,70 %
Plus bas crise covid (mars 2020) : 3,20 %
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 2,12 %
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 1,78 %
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 0,61 %



4. "Buffet Indicator" (capitalisation boursière US / (PIB+bilan Fed) : 127,1 %

Repères :

Plus bas crise covid (mars 2020) : 96,6 %
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 69,7 %
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 45,8 %
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 66,6 %

Conclusions : les marchés sont aujourd’hui significativement surévalués par rapport à leur moyenne à long terme et ce, même en faisant fi d’une quelconque anticipation récessioniste ou inflationniste.

IV.    PSYCHOLOGIE DES INVESTISSEURS


1. Ratio S&P500/WTI : 46,48

L’économie est de l’énergie transformée, quand le pétrole est cher par rapport aux actions, on anticipe un ralentissement futur et donc le marché n’est pas trop euphorique

Moyenne 2000-2022 : 34,47
Plus bas crise covid (mars 2020) : 86,95
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 14,90
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 17,57
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 26,77
Plus bas marché baissier actuel (28/06): 34,22



2. Ratio S&P500/Gold : 2,36

Quand l’or est chère, les investisseurs ont peur et privilégie la sécurité.  Le marché n’est alors pas trop euphorique.

Repères

Moyenne 2000-2022 : 2,11
Plus bas crise covid (mars 2020) : 1,62
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 0,68
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 0,75
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 2,52
Plus bas marché baissier actuel (16/06) : 1,98

3. Ratio S&P500/consummer staples (comparaison de l’évolution du S&P500 avec le secteur le plus défensif de la quote, le secteur des produits de consommation de base (parmi les poids lourds de ce secteur, on trouve Procter and Gamble, Coca Cola, Pepsico, Walmart, Costco, Philip Morris, …) : 5,67

Repères

Moyenne 1998-2022 : 4,78
Plus bas crise covid (mars 2020) : 5,06
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 4,03
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 3,54
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 4,13
Plus bas marché baissier actuel (16/05) : 5,17



4. Ratio junk bonds/obligations sans risque (attrait du risque) : 0,84

Repères :
Moyenne 2007-2022 : 0,97
Plus bas crise covid (mars 2020) : 0,51
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 0,86
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 0,75
Plus bas marché baissier actuel (04/03) : 0,73



5. EPCR 5 jours (mesure le rapport entre les options put et les options call) : 0,57

Plus haut atteint depuis le début de ce marché baissier (16/06) : 0,82

Repères :

Plus haut crise de l’euro : 0.93
Plus haut crise du covid : 1.05

Marché baissier 2008-2009 :
Pic le 22/01/08 : 0,93
Pic 17/03/09 : 1.01
Pic 16/07/08 : 0.91
Pic 17/09/08 : 0.97
Pic 10/10/08 : 0.98
Pic 21/11/08 : 1.01
Pic 16/01/09 : 0.95
Pic 23/02/09 : 0.88
Pic 06/03/09 : 0.84

6. Vix : 20,85

Plus haut atteint depuis le début de ce marché baissier (07/03)  : 36,45

Repères :

Plus haut crise covid (mars 2020) : 66,04
Plus haut crise de l’euro (août 2011) : 43,05
Plus haut crise des subprimes (novembre 2008) : 79,13
Plus haut éclatement bulle internet (septembre 2002) : 42,66

7. Pourcentage d’actions dont le cours se situe au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours : 41,16 %

Repères :

Plus bas crise du covid : 10,2 %
Plus bas crise de l’euro : 14,9 %
Plus bas crise des subprimes : 7,1 %
Plus bas éclatement bulle internet : 25,2 %
Plus bas atteint depuis le début de ce marché baissier : 18 %

Conclusions : même au pire moment de ce marché baissier, on n’a manifestement pas atteint les phases de "désespoir" et de "capitulation".  Peut-être ne serons-nous pas obligés de passer par ces phases … ?   En tout état de cause, le marché semble même assez "zen" à l’heure actuel n’envisageant clairement pas un futur à court  et moyen terme "tourmenté" mais bien un avenir prospère plein de licornes gentilles et de miel coulant à flot.

V.    Optimisme des analystes et normalité des résultats des entreprises


1.    Prévision des bénéfices (yardeni.com)

Si les prévisions de bénéfice continuent à être revues à la baisse depuis le dernier point.  Si elles continuent à se situer dans une moyenne haute, les analystes tendent, petit-à-petit, à revenir les pieds sur terre.



2. Bénéfices prévus et réalisés, écart par rapport à l’exponentielle de régression

Les bénéfices du S&P500 réalisés jusque 2021 et prévus en 2022 et 2023.  Manifestement, depuis 2021, ils prennent un courbe qui s’écarte de manière exponentiel de leur courbe de régression.  Ces projections ne me semblent pas réalistes même si elles se sont légèrement tassées depuis le dernier point.



VI.    LIQUIDITES


Le fed n’injecte plus de liquidité depuis le 16 février mais il semble bien qu’elle n’en retire pas beaucoup.  Le QT annoncé est, pour l’heure, assez léger.



VII. SMART MONEY


Les insiders (CEO, CFO et actionnaires de + de 10 % de sociétés cotées) sont réputés anticiper les cycles boursiers.  On constate que, pour l’heure, ils ont tendance à réduire les achats des actions des sociétés qu’ils détiennent.



EN RESUME


Tendance de marché LT : bearish
Récession : neutre
Valorisation du marché : bearish
Sentiment du marché : neutre
Sentiment des analystes : légèrement bearish
Bilan de la Fed : légèrement bearish
Smart Money : légèrement bearish

Dernière modification par Louis Pirson (08/09/2022 19h35)


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[+3]    #14 07/09/2022 13h58

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Petite analyse qui ne permet de tirer des enseignements francs et définitifs mais qui apportent quelques éléments de réflexion

J’ai collecté les per de Shiller fin août de différents pays et les ai comparés avec leur plus bas respectifs lors des 4 grandes crises qu’on connues les pays développés au cours de ce siècle.

1ere conclusion : d’une manière générale, les valorisations actuelles se situent assez loin encore des valorisations "de crise"

2e conclusion : certains pays émergents semblent se profiler comme de bonnes opportunités d’investissement.  Par exemple, le Mexique semble assez éloigné des risques géopolitiques actuel et se trouve déjà à une valorisation "de crise" (à +/- 10 % si on fait abstraction de la crise de l’euro qui ne l’a que peu affecté).  Je relève aussi le Brésil alors qu’en tant que producteur d’énergie et de matière première il devrait pouvoir tirer son épingle du jeu (mais les données ne couvrent que les 2 crises les plus récentes) et Singapour (mais quid de sa dépendance à l’économie chinoise ?)

Dernière modification par Louis Pirson (07/09/2022 14h10)


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[+4]    #15 08/09/2022 19h51

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REVUE DU S&P500 08/009/2022 (EN PRINCIPE, JE RÉDIGE CETTE REVUE TOUTES LES 3 SEMAINES)


PREAMBULE


Ce qui est exposé ci-après représente une "mise à plat" de mes réflexions concernant le marché boursier US.  Je ne prétends absolument pas définir l’orientation du marché et, d’ailleurs, pour mes propres opérations boursières, je peux parfois prendre le contrepied de ce qui est présenté ci-dessous.

La principale utilité de ce travail est de poser des garde-fous qui m’éviteraient de prendre des décisions trop radicales en nuançant la vision que l’indécrottable bull que je suis depuis toujours pourrait avoir.


I.    TENDANCE DU MARCHE


Marché baissier  : le seul outil que j’utilise pour déterminer si nous sommes en marché haussier ou baisier sont les placements des moyennes mobiles à 50 et à 200 jours.  Quand la MM50 se situe au-dessus de la MM200, nous sommes en marché haussier.  Quand elle se situe en dessous, nous sommes en marché baissier.  Ca ne signifie pas que j’achète ou je vends en fonction de ce critère, ça signifie juste qu’il faut éviter de prendre des positions franches contre la tendance.  Ce qui n’empêche pas de se montrer raisonnablement contrarian comme en mars 2002 ou en novembre 2008.

Aujourd’hui, la MM50 se situe sur la MM200.  De mon point de vue, nous sommes toujours en marché baissier. (inchangé par rapport au 15/08/2022)

II.    RECESSION ?


1. Courbe des taux : l’inversion de la courbe des taux 2 ans et 10 ans a toujours été annonciatrice d’une récession dans les 6 à 18 mois (oui, je sais, c’est vague :-) ).

Ce phénomène a eu lieu 2 fois en 2022, une première fois, brièvement, le 1er avril et durablement depuis le 5 juillet.  La courbe se redresse depuis un mois mais est toujours en zone négative.  Ca situerait un début de récession entre le 1er octobre 2022 et le 5 janvier 2024 (oui, je sais, c’est encore plus vague 😊 ) (inchangé par rapport au 15/08/2022)

2. Demandes initiales de chômage :  Si on excepte la récession et le chômage de mars 2020 volontairement créés par les pouvoirs publics, on constate que les récessions commencent toujours APRES que les demandes initiales de chômage aient commencé à augmenter.

Après une hausse entamée le 19/03, elles ont commencé à décroître le 16/07.  On peut néanmoins constater ce type de régression dans la  hausse dans le passé avant que la courbe ne reparte à la hausse et je baisse définitivement qu’au coeur de la récession.



3. Total des heures travaillées : chaque récession depuis 60 ans a débuté avec une diminution des heures totales travaillées aux US.  On constate une légère inflexion dans la courbe mais elle reste ascendante.  Cet indicateur ne nous annonce donc pas de récession imminente.



4. Heures prestées en travail intérimaire

Lors des derniers marchés baissiers, la courbe des heures prestées en intérim prenait une tendance baissière quand le marché était toujours haussier et elle a permis d’anticiper les bears markets.  Aujourd’hui, la courbe est divergente … mais elle annoncerait plutôt un marché haussier qu’un marché baissier.



5. Conclusions : Les indicateurs avancés que j’utilise n’annonce plus de récession imminente.

III.    VALORISATION DU MARCHE AMERICAIN


1. Price to book : 3,98

Repères :

Moyenne 2000-2022 : 2,95
Plus bas crise covid (mars 2020) : 2,92
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 1,85
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 1,78
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 2.43

2. PER de Shiller : 29,92

Repères :

Moyenne 2000-2022 : 26,99
Plus bas crise covid (mars 2020) : 24,82
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 19,70
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 13,32
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 21,96

Plus bas 1ere guerre du golf (octobre 1990) : 14,82
Plus bas « choc Volker » (aout 1982): 6,64
Plus bas stagflation année 70 et choc pétrolier (décembre 1974) : 8,29

3. Prime de risque (per de Shiller inversé – taux des t-bond 10 y) : 0,16 %

Repères :

Moyenne 2000-2022 : 0,70 %
Plus bas crise covid (mars 2020) : 3,20 %
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 2,12 %
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 1,78 %
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 0,61 %



4. "Buffet Indicator" (capitalisation boursière US / (PIB+bilan Fed) : 118,8 %

Repères :

Plus bas crise covid (mars 2020) : 96,6 %
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 69,7 %
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 45,8 %
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 66,6 %

Conclusions : malgré la (trop ?) légère correction du mois d’août, les marchés sont toujours significativement surévalués par rapport à leur moyenne à long terme et ce, même en faisant fi d’une quelconque anticipation récessioniste ou inflationniste.

IV.    PSYCHOLOGIE DES INVESTISSEURS


1. Ratio S&P500/WTI : 47,92

L’économie est de l’énergie transformée, quand le pétrole est cher (la courbe brune vers le bas) par rapport aux actions, on anticipe un ralentissement futur et donc le marché n’est pas trop euphorique.  Pour le moment, le niveau du ratio est relativement élevé mais il se trouve depuis presque 2 ans dans un canal descendant.

Moyenne 2000-2022 : 34,47
Plus bas crise covid (mars 2020) : 86,95
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 14,90
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 17,57
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 26,77
Plus bas marché baissier actuel (28/06): 34,22


2. Ratio S&P500/Gold : 2,33

Quand l’or est chère, les investisseurs ont peur et privilégie la sécurité.  Le marché n’est alors pas trop euphorique.

Repères

Moyenne 2000-2022 : 2,11
Plus bas crise covid (mars 2020) : 1,62
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 0,68
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 0,75
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 2,52
Plus bas marché baissier actuel (16/06) : 1,98

3. Ratio S&P500/consummer staples (comparaison de l’évolution du S&P500 avec le secteur le plus défensif de la quote, le secteur des produits de consommation de base (parmi les poids lourds de ce secteur, on trouve Procter and Gamble, Coca Cola, Pepsico, Walmart, Costco, Philip Morris, …) : 5,32

Repères

Moyenne 1998-2022 : 4,78
Plus bas crise covid (mars 2020) : 5,06
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 4,03
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 3,54
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 4,13
Plus bas marché baissier actuel (16/05) : 5,17



4. Ratio junk bonds/obligations sans risque (attrait du risque) : 0,85

Repères :
Moyenne 2007-2022 : 0,97
Plus bas crise covid (mars 2020) : 0,51
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 0,86
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 0,75
Plus bas marché baissier actuel (04/03) : 0,73



5. EPCR 5 jours (mesure le rapport entre les options put et les options call) : 0,56

Plus haut atteint depuis le début de ce marché baissier (16/06) : 0,82

Repères :

Plus haut crise de l’euro : 0.93
Plus haut crise du covid : 1.05

Marché baissier 2008-2009 :
Pic le 22/01/08 : 0,93
Pic 17/03/09 : 1.01
Pic 16/07/08 : 0.91
Pic 17/09/08 : 0.97
Pic 10/10/08 : 0.98
Pic 21/11/08 : 1.01
Pic 16/01/09 : 0.95
Pic 23/02/09 : 0.88
Pic 06/03/09 : 0.84

6. Vix : 24,47

Plus haut atteint depuis le début de ce marché baissier (07/03)  : 36,45

Repères :

Plus haut crise covid (mars 2020) : 66,04
Plus haut crise de l’euro (août 2011) : 43,05
Plus haut crise des subprimes (novembre 2008) : 79,13
Plus haut éclatement bulle internet (septembre 2002) : 42,66

7. Pourcentage d’actions dont le cours se situe au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours : 27,44 %

Repères :

Plus bas crise du covid : 10,2 %
Plus bas crise de l’euro : 14,9 %
Plus bas crise des subprimes : 7,1 %
Plus bas éclatement bulle internet : 25,2 %
Plus bas atteint depuis le début de ce marché baissier : 18 %

Conclusions : même au pire moment de ce marché baissier, on n’a manifestement pas atteint les phases de "désespoir" et de "capitulation".  Peut-être ne serons-nous pas obligés de passer par ces phases … ?   En tout état de cause, le marché semble même assez "zen" à l’heure actuel n’envisageant clairement pas un futur à court  et moyen terme "tourmenté" mais bien un avenir prospère plein de licornes gentilles et de miel coulant à flot.

V.    Optimisme des analystes et normalité des résultats des entreprises


1.    Prévision des bénéfices (yardeni.com)

Les prévisions des analystes conservent leur trend baissier même si elles semblent toujours optimistes



2. Bénéfices prévus et réalisés, écart par rapport à l’exponentielle de régression

Les bénéfices du S&P500 réalisés jusque 2021 et prévus en 2022 et 2023.  Manifestement, depuis 2021, ils prennent un courbe qui s’écarte de manière exponentiel de leur courbe de régression.  Ces projections ne me semblent pas réalistes même si elles se sont légèrement tassées depuis le dernier point.



VI.    LIQUIDITES


Le QT, léger, se poursuit.  Mais, pour faire suite à cette discussion, je ne présente pas cette fois le graphique représentant le total des actifs de la Fed mais plutôt celui qui se concentre sur les MBS.  Il semble qu’un très léger déclin soit entamé.



VII. SMART MONEY


Les insiders (CEO, CFO et actionnaires de + de 10 % de sociétés cotées) sont réputés anticiper les cycles boursiers.  On constate que, pour l’heure, ils ont tendance à réduire les achats des actions des sociétés qu’ils détiennent.



EN RESUME


Tendance de marché LT : bearish
Récession : neutre
Valorisation du marché : bearish
Sentiment du marché : neutre
Sentiment des analystes : légèrement bearish
Bilan de la Fed : légèrement bearish
Smart Money : légèrement bearish

D’une manière générale, pour sa 3e édition, cette revue ne semble pas varier beaucoup.  Le marché reste, de mon point de vue, trop chèrement valorisé même dans un contexte "normal". 

Quelques nuances quand même par rapport aux précédentes revues : le fait que le  risque de récession, s’il est toujours présent, semble un peu moins imminent.  Et le fait que le marché semble un soupçon moins zen que ces 2 derniers mois me donnant l’impression, d’enfin prendre (très) partiellement en compte, le contexte macro-économique actuel.


"Il faut être cupide quand les autres sont craintifs, et craintif quand les autres sont cupides." W. Buffett

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[+3]    #16 15/09/2022 09h26

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INTP

Bonjour Louis Pirson,

Comme je vous l’ai dit par message privé, voici une réserve sur un autre des indicateurs que vous utilisez (votre message original est ici).

Pour rappel, la première était sur le croisement des MM50 et MM200, indicateur qui n’en est pas un puisqu’il n’est statistiquement pas prédictif, et qu’il est même contre-productif pour tous les signaux à la baisse).

Je tiens avant tout à signaler que je trouve votre participation agréable à lire et originale (sinon je n’aurais pas pris le temps de tester vos idées smile ). Je ne souhaite pas rentrer dans un conflit, ni vous offenser. Je suis simplement à la recherche de la vérité "statistique" derrière certains indicateurs, et ayant trouvé votre approche intéressante, j’ai testé certaines de vos idées. J’admets néanmoins que je connaissais déjà la réponse pour les croisements de MM wink

Cette fois-ci, j’ai étudié votre indicateur S&P500/WTI :

Louis Pirson a écrit :

1. Ratio S&P500/WTI : 47,92

L’économie est de l’énergie transformée, quand le pétrole est cher (la courbe brune vers le bas) par rapport aux actions, on anticipe un ralentissement futur et donc le marché n’est pas trop euphorique.  Pour le moment, le niveau du ratio est relativement élevé mais il se trouve depuis presque 2 ans dans un canal descendant.

Vous affirmez que quand le pétrole est cher, on anticipe un ralentissement futur de l’économie. J’ai donc reproduit votre indicateur 1990 et backtesté votre idée sur le S&P500.

Pour ce faire, j’ai commencé par attribuer à chaque point de votre indicateur le gain du S&P500 entre la date du point et 1 an, 3 ans, 5 ans et 10 ans après ledit point. Cela nous permet de visualiser graphiquement l’effet prédictif de l’indice sur chaque durée (1, 3, 5, 10 ans) ; c’est à dire quelle a été la croissance du S&P500 après ces durées.



On remarque deux différences notables entre votre graphique et le mien : j’ai inversé votre indicateur pour observer plus facilement une corrélation (visuellement), et votre indicateur a une tendance un peu plus haussière que le mien : il est possible que vous ayez choisi les cours du WTI corrigés de l’inflation ou que nous utilisions chacun de notre côté une série légèrement différente du S&P (TR, GR…). Cela ne changera pas drastiquement les conclusions de l’étude.

Ce que l’on voit en premier lieu, c’est qu’il n’y a pas de pouvoir prédictif ; ni à 1 an, ni à 3, ni à 5, ni à 10. Autrement dit, cet indicateur ne peut pas nous servir à anticiper un mouvement du marché, et à priori pas non plus à déterminer si la valorisation du S&P500 est trop forte ou trop faible. Ceci étant dit, estimer une corrélation à vue de nez n’est pas très mathématiquement rigoureux.

J’ai donc calculé une corrélation roulante sur 60 jours entre votre indicateur et la croissance du marché 1, 3, 5 et 10 ans plus tard. Pour rappel, une corrélation n’est pas statistiquement forte (pour une utilisation systématique et précise) si elle n’est pas au moins supérieure à 0.9 (corrélation positive) ou inférieure à -0.9 (corrélation négative). Tout en précisant par ailleurs qu’à titre personnel, j’ai déjà dû mettre fin à l’utilisation d’une corrélation de 0.93 dans un algorithme parce que la marge d’erreur sur le résultat final était beaucoup trop forte malgré tout.

Voici ce que l’on obtient :



On peut donc affirmer que :
- la corrélation est "majoritairement" négative, mais de très très peu. Ce qui veut dire que quand l’indice descend, le S&P aurait plutôt tendance à monter, soit à priori l’inverse de ce que vous affirmez. Au vu de la variabilité de la corrélation roulante, cela n’a cependant aucune espèce de cohérence ou de représentativité. Autrement dit, on ne peut pas affirmer que lorsque l’indicateur va dans un sens, il anticipe un mouvement du S&P500.
- le degré de corrélation est tellement variable pour les 4 échéances que l’utilisation de l’indicateur serait parfois pertinente et parfois non, parfois correcte sur quelques jours, parfois incorrecte. Autrement dit, c’est le hasard.
- le degré de corrélation est excessivement faible ; elle est parfois positive et parfois négative, mais dans tous les cas BEAUCOUP trop faible pour affirmer que l’indicateur a une quelconque valeur prédictive ou statistiquement significative.

En d’autres termes, on ne peut pas prouver que cet indicateur ait une quelconque valeur prédictive ou indicative. Entre celui-ci et le hasard, il n’y a qu’un pas.

Je suis prêt à prendre le pari que votre indicateur S&P500 sur or n’a pas non plus de pertinence statistique, ni vraiment de raison rationnelle d’exister dans la mesure ou votre affirmation "Quand l’or est chère, les investisseurs ont peur et privilégie la sécurité.  Le marché n’est alors pas trop euphorique" me semble pour le moins très approximative.

Le travail nécessaire à backtester tous les indicateurs que vous utilisez est assez important et je n’ai pas la motivation de le faire, mais si vous l’avez, je vous suggère de faire l’étude. Il est assez probable qu’elle vous montre que vous vous basez sur des indicateurs qui n’ont en fait pas de raison d’être utilisés, de part leur manque de pertinence statistique.

Curieux de connaitre votre point de vue ou de lire vos réserves/désaccords sur mon analyse.

Déontologie : je suis short de l’EURSTOXX600, et son sort est partiellement lié à celui du S&P500.

Amicalement,
Ursule

Dernière modification par Ursule (15/09/2022 09h27)

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Favoris 3   [+7]    #17 24/09/2022 17h29

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ESTP

un indicateur intéressant pour déterminer le "point bas" ?  Chaque fois que les insiders ont acheté (beaucoup) plus qu’ils n’ont vendu, c’était un bon moment pour entrer sur le marché (novembre 2008, mars 2009, crise de l’euro en août 2011 et flash crash covidien en mars 2020).

Dernière modification par Louis Pirson (24/09/2022 17h30)


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Favoris 1   [+7]    #18 01/10/2022 16h35

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ESTP

REVUE DU S&P500 30/09/2022


(EN PRINCIPE, JE RÉDIGE CETTE REVUE TOUTES LES 3 SEMAINES)

PREAMBULE

Ce qui est exposé ci-après représente une "mise à plat" de mes réflexions concernant le marché boursier US.  Je ne prétends absolument pas définir l’orientation du marché et, d’ailleurs, pour mes propres opérations boursières, je peux parfois prendre le contrepied de ce qui est présenté ci-dessous.

La principale utilité de ce travail est de poser des garde-fous qui m’éviteraient de prendre des décisions trop radicales en nuançant la vision que l’indécrottable bull que je suis depuis toujours pourrait avoir.

Enfin, je rappelle que je suis un investisseur "value" qui, s’il trouve des opportunités, les achètera quelles que soient les conditions de marché.  Je ne peux plus pratiquer le DCA car l’épargne sur mes revenus professionnelles est devenue symbolique par rapport à la taille de mon patrimoine.  Des investissements réguliers n’ont plus beaucoup d’impact pour permettre de "moyenner".  De là découle mon obligation de tenter de "timer" un tant soit peu le marché.

Je commence par les conclusions afin de faciliter la lecture, le détail et les explications se trouvent à la suite.

EN RESUME

Tendance de marché LT : bearish
Récession : neutre
Valorisation du marché : neutre (anciennement : bearish)
Sentiment du marché : légèrement bull (anciennement : neutre)
Sentiment des analystes : légèrement bearish
Bilan de la Fed : bearish (anciennement : légèrement bearish)
Smart Money : neutre (anciennement : légèrement bearish)

D’une manière générale, le mois de septembre aura généré un certain stress sur les marchés et ramené, enfin, les valorisations générales à des niveaux plus "normaux. Je remarque aussi une certaine peur dans le marché, peur que je n’avais pas encore perçu depuis le début de cette année. 

I.    TENDANCE DU MARCHE


Marché baissier  : le seul outil que j’utilise pour déterminer si nous sommes en marché haussier ou baisier sont les placements des moyennes mobiles à 50 et à 200 jours.  Quand la MM50 se situe au-dessus de la MM200, nous sommes en marché haussier.  Quand elle se situe en dessous, nous sommes en marché baissier.  Ca ne signifie pas que j’achète ou je vends en fonction de ce critère, ça signifie juste qu’il faut éviter de prendre des positions franches contre la tendance.  Ce qui n’empêche pas de se montrer raisonnablement contrarian comme en mars 2002 ou en novembre 2008.

Aujourd’hui, la MM50 se situe sur la MM200.  De mon point de vue, nous sommes toujours en marché baissier. (inchangé par rapport au 08/09/2022)

II.    RECESSION ?


1. Courbe des taux : l’inversion de la courbe des taux 2 ans et 10 ans a toujours été annonciatrice d’une récession dans les 6 à 18 mois (oui, je sais, c’est vague :-) ).

Ce phénomène a eu lieu 2 fois en 2022, une première fois, brièvement, le 1er avril et durablement depuis le 5 juillet.  La courbe se redresse depuis un mois mais est toujours en zone négative.  Ca situerait un début de récession entre le 1er octobre 2022 et le 5 janvier 2024 (oui, je sais, c’est encore plus vague 😊 ) (inchangé par rapport au 08/09/2022)

2. Demandes initiales de chômage :  Si on excepte la récession et le chômage de mars 2020 volontairement créés par les pouvoirs publics, on constate que les récessions commencent toujours APRES que les demandes initiales de chômage aient commencé à augmenter.

Après une hausse relativement importante le 2Q2022, elles ont commencé à décroître le 16/07.  La décroissance se poursuit et même de manière assez vigoureuse.  Je dois avouer que je ne m’y attendais pas : le marché du travail me semblait tellement tendu qu’il me semblait qu’une augmentation du taux de chômage était la seul suite logique. 



3. Total des heures travaillées : chaque récession depuis 60 ans a débuté avec une diminution des heures totales travaillées aux US.  Les chiffres T3 ne sont pas encore dispo.

4. Heures prestées en travail intérimaire

Lors des derniers marchés baissiers, la courbe des heures prestées en intérim prenait une tendance baissière quand le marché était toujours haussier et elle a permis d’anticiper les bears markets.  Les chiffres du mois de septembre ne sont pas encore disponibles.

III.    VALORISATION DU MARCHE AMERICAIN


1. Price to book : 3,57

Repères :

Moyenne 2000-2022 : 2,95
Plus bas crise covid (mars 2020) : 2,92
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 1,85
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 1,78
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 2.43

2. PER de Shiller : 26,84

Repères :

Moyenne 2000-2022 : 26,99
Plus bas crise covid (mars 2020) : 24,82
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 19,70
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 13,32
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 21,96

Plus bas 1ere guerre du golf (octobre 1990) : 14,82
Plus bas « choc Volker » (aout 1982): 6,64
Plus bas stagflation année 70 et choc pétrolier (décembre 1974) : 8,29

3. Prime de risque (per de Shiller inversé – taux des t-bond 10 y) : -0,10 %

Elle vient de passer négative.  Le marché n’a donc pas corrigé dans la même proportion que les taux sont montés (ce qui n’est pas nécessairement anormal). 



Repères :

Moyenne 2000-2022 : 0,70 %
Plus bas crise covid (mars 2020) : 3,20 %
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 2,12 %
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 1,78 %
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 0,61 %

4. "Buffet Indicator" (capitalisation boursière US / (PIB+bilan Fed) : 106,3 %



Repères :

Plus bas crise covid (mars 2020) : 96,6 %
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 69,7 %
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 45,8 %
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 66,6 %

Conclusions : De mon point de vue, les marchés ne sont plus significativement surévalués.  Ce ne sont pas encore des prix d’aubaine, une période de longue récession/stagflation ne me semble pas encore pricée mais l’exubérance irrationnelle de 2021 semble, enfin, gommée.

IV.    PSYCHOLOGIE DES INVESTISSEURS


1. Ratio S&P500/WTI : 44,99

L’économie est de l’énergie transformée, quand le pétrole est cher (la courbe brune vers le bas) par rapport aux actions, on anticipe un ralentissement futur et donc le marché n’est pas trop euphorique.  Pour le moment, le niveau du ratio est relativement élevé mais il se trouve depuis presque 2 ans dans un canal descendant.



Moyenne 2000-2022 : 34,47
Plus bas crise covid (mars 2020) : 86,95
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 14,90
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 17,57
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 26,77
Plus bas marché baissier actuel (28/06): 34,22

2. Ratio S&P500/Gold : 2,13

Quand l’or est chère, les investisseurs ont peur et privilégie la sécurité.  Le marché n’est alors pas trop euphorique. Petit-à-petit, le ratio se rapproche de sa moyenne historique même si nous sommes encore loin de ses valorisations "de panique".

Repères

Moyenne 2000-2022 : 2,11
Plus bas crise covid (mars 2020) : 1,62
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 0,68
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 0,75
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 2,52
Plus bas marché baissier actuel (16/06) : 1,98

3. Ratio S&P500/consummer staples (comparaison de l’évolution du S&P500 avec le secteur le plus défensif de la quote, le secteur des produits de consommation de base (parmi les poids lourds de ce secteur, on trouve Procter and Gamble, Coca Cola, Pepsico, Walmart, Costco, Philip Morris, …) : 5,25



Repères

Moyenne 1998-2022 : 4,78
Plus bas crise covid (mars 2020) : 5,06
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 4,03
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 3,54
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 4,13
Plus bas marché baissier actuel (16/05) : 5,17

4. Ratio junk bonds/obligations sans risque (attrait du risque) : 0,85

Repères :
Moyenne 2007-2022 : 0,97
Plus bas crise covid (mars 2020) : 0,51
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 0,86
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 0,75
Plus bas marché baissier actuel (04/03) : 0,73

5. EPCR 5 jours (mesure le rapport entre les options put et les options call) : 0,80

Plus haut atteint depuis le début de ce marché baissier (29/09) : 0,85

Un nouveau plus haut en YTD a été atteint cette semaine.  Si ce plus haut n’est pas encore tout-à-fait de ce qui a été atteint en période de "gros stress", il traduit malgré tout une anxiété certaine sur le marché. 

Repères :

Plus haut crise de l’euro : 0.93
Plus haut crise du covid : 1.05

Marché baissier 2008-2009 :
Pic le 22/01/08 : 0,93
Pic 17/03/09 : 1.01
Pic 16/07/08 : 0.91
Pic 17/09/08 : 0.97
Pic 10/10/08 : 0.98
Pic 21/11/08 : 1.01
Pic 16/01/09 : 0.95
Pic 23/02/09 : 0.88
Pic 06/03/09 : 0.84

6. Vix : 31,62

Plus haut atteint depuis le début de ce marché baissier (07/03)  : 36,45

Le plus haut atteint cette semaine a été de 34.88, toujours sous le plus haut YTD.  Le marché est certes volatil mais il se situe toujours significativement sous les niveaux de "panique totale".

Repères :

Plus haut crise covid (mars 2020) : 66,04
Plus haut crise de l’euro (août 2011) : 43,05
Plus haut crise des subprimes (novembre 2008) : 79,13
Plus haut éclatement bulle internet (septembre 2002) : 42,66

7. Pourcentage d’actions dont le cours se situe au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours : 16,60 %

Repères :

Plus bas crise du covid : 10,2 %
Plus bas crise de l’euro : 14,9 %
Plus bas crise des subprimes : 7,1 %
Plus bas éclatement bulle internet : 25,2 %
Plus bas atteint depuis le début de ce marché baissier : 18 %

Conclusions : même au pire moment de ce marché baissier, on n’a manifestement pas atteint les phases de "désespoir" et de "capitulation".  Peut-être ne serons-nous pas obligés de passer par ces phases … ?   Néanmoins, mes indicateurs semblent montrer un sentiment de peur d’un niveau jamais atteint depuis le début de ce bear market.

V.    Optimisme des analystes et normalité des résultats des entreprises


1.    Prévision des bénéfices (yardeni.com)

Les prévisions des analystes conservent leur trend baissier même si elles semblent toujours optimistes



2. Bénéfices prévus et réalisés, écart par rapport à l’exponentielle de régression



Les bénéfices du S&P500 réalisés jusque 2021 et prévus en 2022 et 2023.  Manifestement, depuis 2021, ils prennent un courbe qui s’écarte de manière exponentiel de leur courbe de régression.  Néanmoins, comme je l’avais exprimé lors des revues précédentes, ces prévisions ne me semblaient pas réaliste et, au cours de ce mois de septembre, elles ont ont été revues à la baisse, ce qui a mécaniquement réduit l’écart par rapport à la moyenne et les projections commencent à devenir un peu moins déraisonnables.   Pour tenir compte de remarques dans une autre file, j’utilise à présent une échelle logarithmique  même si, dans le cas présent, ça ne change rien aux conclusions.

VI.    LIQUIDITES


Le QT se poursuit. 




VII. SMART MONEY


Les insiders (CEO, CFO et actionnaires de + de 10 % de sociétés cotées) sont réputés anticiper les cycles boursiers.  Légère hausse des achats d’insiders par rapport aux ventes mais ils ne semblent pas encore considérer que les sociétés qu’ils gèrent soient actuellement proposées à prix d’aubaine.

Dernière modification par Louis Pirson (01/10/2022 16h39)


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[+3]    #19 17/10/2022 20h17

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Depuis 3 jours, les marchés courent en tous sens comme une poule sans tête.  Face à ces mouvements erratiques, j’ai deux attitudes :

1.  en tant qu’investisseurs "value", je tente de profiter de cette volatilité pour acheter des sociétés décotées et, précisément, depuis début octobre, je commence à en trouver.  Non seulement, je peux enfin procéder à des achats de "bonnes vieilles daubasses" mais, de plus, ma watch list est bien garnie.

Ce soir, j’ai encore acheté trois positions pour le sous-portefeuille "small cap value" : Advanced Emission Solutions, Unifi et Velan.   

2. en tant qu’investisseur n’ayant plus beaucoup de possibilité de faire du DCA, je tente de comprendre où nous en sommes dans cette correction. 

Quelques indices pour ce faire …

D’abord mes indicateurs de sentiments "rapides"

 :

EPCR 5 jours à 0,76 (plus bas que le "pic" du 29/09 à 0,85 et loin des sommets atteints lors des précédents marchés baissiers)

Vix à un maximum de 34 mercredi dernier et à 30 en ce moment (un léger "stress" mais inférieur aux plus haut du présent marché baissier et loin des plus haut des sommets atteints lors des précédents marchés baissiers)

ratio JNK/TLT à 0,90 et 0,88 au "pire" de la semaine dernière.  Toujours largement au-dessus de la droite de régression.

Bref, les indicateurs de sentiments me laissent penser que nous n’avons toujours pas connu l’épisode de capitulation que j’estime nécessaire pour marquer la fin du marché baissier.

le momentum relatif sur un an de l’investissement sur marge


Il s’agit d’un indicateur assez fiable pour déterminer les retournements de marchés.  Yardeni nous fournit régulièrement le graphique mis à jour.  On peut voir sur le graphique ci-dessous que l’indicateur a déjà accompli une bonne partie du chemin mais il n’est pas encore au niveau des plus bas des deux bear market 2000-2002 et 2008-2009.  Et le moment où il se retourne à la hausse est souvent un bon moment pour rentrer sur le marché.  Bref, là aussi, j’ai l’impression qu’on n’est pas encore arrivé au bottom.



Bref, si les valos de quelques micro-caps m’incitent à acheter (presque) frénétiquement, l’absence de signal tangible de fin de baisse me fait investir à la manière des chats : avec prudence, une patte en avant et l’autre sur le recul.


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[+5]    #20 20/10/2022 17h24

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Je reposte le graphique ci-dessous avec les dernières données disponibles. 

2 enseignements à mon avis :

1. Comme déjà relevé, le graphique nous démontre que l’année 2021 fut bien une année "bullesque" en bourse puisque l’indice S&P500 a marqué une grosse divergence haussière par rapport au volume transporté par camion aux USA (la divergence précédente avait eu lieu en 2000 en pleine "exubérance irrationnelle).  La correction actuelle n’a pas encore permis à l’indice boursier de rejoindre l’indice "Truck Tonnage". Un retour sur 3000 pts (bizarrement, l’objectif de baisse supplémentaire que je me suis fixé) marquerait un retour à la normale.

2. Pour le moment, l’indice "Truck Tonnage" ne semble pas "se tasser" et donc, à ce jour, comme d’autres indicateurs, n’annonce, de mon point de vue, pas de récession imminente.

Dernière modification par Louis Pirson (20/10/2022 17h27)


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[+4]    #21 21/10/2022 18h48

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REVUE DU S&P500 21/10/2022


(EN PRINCIPE, JE RÉDIGE CETTE REVUE TOUTES LES 3 SEMAINES)

PREAMBULE


Ce qui est exposé ci-après représente une "mise à plat" de mes réflexions concernant le marché boursier US.  Je ne prétends absolument pas définir l’orientation du marché et, d’ailleurs, pour mes propres opérations boursières, je peux parfois prendre le contrepied de ce qui est présenté ci-dessous.

La principale utilité de ce travail est de poser des garde-fous qui m’éviteraient de prendre des décisions trop radicales en nuançant la vision que l’indécrottable bull que je suis depuis toujours pourrait avoir.

Enfin, je rappelle que je suis un investisseur "value" qui, s’il trouve des opportunités, les achètera quelles que soient les conditions de marché.  Je ne peux plus pratiquer le DCA car l’épargne sur mes revenus professionnelles est devenue symbolique par rapport à la taille de mon patrimoine.  Des investissements réguliers n’ont plus beaucoup d’impact pour permettre de "moyenner".  De là découle mon obligation de tenter de "timer" un tant soit peu le marché.

Je commence par les conclusions afin de faciliter la lecture, le détail et les explications se trouvent à la suite.

EN RESUME


Tendance de marché LT : bearish
Récession : neutre
Valorisation du marché : bearish (anciennement : neutre)
Sentiment du marché : neutre (anciennement, légèrement bull)
Sentiment des analystes : légèrement bearish
Bilan de la Fed : bearish
Smart Money : neutre

Les indicateurs économiques de ces 3 dernières semaines restent excellents (à l’exception de l’inquiétante et durable inversion de la courbe des taux). 

Contrairement à ce que j’avais estimé précédemment, une récession ne me semble pas imminente.

Par contre, revers de la médaille, les risques inflationnistes aux US ne me semblent pas du tout écartés en raison de la situation de plein emploi qui perdure envers et contre les hausses de taux de la Fed.

Les valorisations générales restent délirantes (dans une remise en perspective historique) mais, en cherchant, quelques opportunités apparaissent parmi les micro caps.

I.    TENDANCE DU MARCHE


Marché baissier  : le seul outil que j’utilise pour déterminer si nous sommes en marché haussier ou baisier sont les placements des moyennes mobiles à 50 et à 200 jours.  Quand la MM50 se situe au-dessus de la MM200, nous sommes en marché haussier.  Quand elle se situe en dessous, nous sommes en marché baissier.  Ca ne signifie pas que j’achète ou je vends en fonction de ce critère, ça signifie juste qu’il faut éviter de prendre des positions franches contre la tendance.  Ce qui n’empêche pas de se montrer raisonnablement contrarian comme en mars 2002 ou en novembre 2008.

Aujourd’hui, la MM50 se situe sous la MM200.  De mon point de vue, nous sommes toujours en marché baissier. (inchangé par rapport au 30/09/2022)

II.    RECESSION ?


1. Courbe des taux : l’inversion de la courbe des taux 2 ans et 10 ans a toujours été annonciatrice d’une récession dans les 6 à 18 mois (oui, je sais, c’est vague :-) ).

Ce phénomène a eu lieu 2 fois en 2022, une première fois, brièvement, le 1er avril et durablement depuis le 5 juillet.  La courbe se redresse depuis un mois mais est toujours en zone négative.  Ca situerait un début de récession entre le 1er octobre 2022 et le 5 janvier 2024 (oui, je sais, c’est encore plus vague 😊 ) (inchangé par rapport au 30/09/2022)

2. Demandes initiales de chômage :  Si on excepte la récession et le chômage de mars 2020 volontairement créés par les pouvoirs publics, on constate que les récessions commencent toujours APRES que les demandes initiales de chômage aient commencé à augmenter.

Après une hausse relativement importante le 2Q2022, elles ont commencé à décroître le 16/07.  La décroissance se poursuit et même de manière assez vigoureuse.  Je dois avouer que je ne m’y attendais pas : le marché du travail me semblait tellement tendu qu’il me semblait qu’une augmentation du taux de chômage était la seul suite logique. (inchangé par rapport au 30/09/2022)

3. Total des heures travaillées : chaque récession depuis 60 ans a débuté avec une diminution des heures totales travaillées aux US.  Les chiffres T3 ne sont pas encore dispo.

4. Heures prestées en travail intérimaire

Lors des derniers marchés baissiers, la courbe des heures prestées en intérim prenait une tendance baissière quand le marché était toujours haussier et elle a permis d’anticiper les bears markets.  La courbe du travail intérimaire poursuit sa courbe ascendante et n’annonce, pour l’heure, aucun ralentissement économique.



III.    VALORISATION DU MARCHE AMERICAIN


1. Price to book : 3,67

Repères :

Moyenne 2000-2022 : 2,95
Plus bas crise covid (mars 2020) : 2,92
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 1,85
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 1,78
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 2.43

2. PER de Shiller : 27,11

Repères :

Moyenne 2000-2022 : 26,99
Plus bas crise covid (mars 2020) : 24,82
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 19,70
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 13,32
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 21,96

Plus bas 1ere guerre du golf (octobre 1990) : 14,82
Plus bas « choc Volker » (aout 1982): 6,64
Plus bas stagflation année 70 et choc pétrolier (décembre 1974) : 8,29

3. Prime de risque (per de Shiller inversé – taux des t-bond 10 y) : -0,55 %

La prime de risque est au plus bas depuis octobre 2007.  Le marché donne l’impression de penser que la hausse des taux longs n’est pas durable. 

Repères :

Moyenne 2000-2022 : 0,70 %
Plus bas crise covid (mars 2020) : 3,20 %
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 2,12 %
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 1,78 %
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 0,61 %

4. "Buffet Indicator"
( corrigé pour tenir compte des remarques de Fallout)
(capitalisation boursière US - bilan Fed / PIB) : 110 %

Repères :

Plus bas crise covid (mars 2020) : 95.8 %
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 57.7 %
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 37.5 %
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 64.5 %
Début du grand bull market 1982-2000 (août 1982) : 31,16 %

Conclusions : De mon point de vue, les marchés restent surévalués.  Ce ne sont pas encore des prix d’aubaine, une période de longue récession et/ou stagflation et/ou hyperflation ne me semble pas encore pricée mais l’exubérance irrationnelle de 2021 semble, en grande partie, gommée.

IV.    PSYCHOLOGIE DES INVESTISSEURS


1. Ratio S&P500/WTI : 43.53

L’économie est de l’énergie transformée, quand le pétrole est cher (la courbe brune vers le bas) par rapport aux actions, on anticipe un ralentissement futur et donc le marché n’est pas trop euphorique.  Pour le moment, le niveau du ratio est relativement élevé mais il se trouve depuis presque 2 ans dans un canal descendant.

Moyenne 2000-2022 : 34,47
Plus bas crise covid (mars 2020) : 86,95
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 14,90
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 17,57
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 26,77
Plus bas marché baissier actuel (28/06): 34,22

2. Ratio S&P500/Gold : 2,24

Quand l’or est chère, les investisseurs ont peur et privilégie la sécurité.  Le marché n’est alors pas trop euphorique. Le ratio reste proche de sa moyenne historique n’indiquant ni crainte de l’avenir, ni confiance aveugle pour le futur.

Repères

Moyenne 2000-2022 : 2,11
Plus bas crise covid (mars 2020) : 1,62
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 0,68
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 0,75
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 2,52
Plus bas marché baissier actuel (16/06) : 1,98

3. Ratio S&P500/consummer staples (comparaison de l’évolution du S&P500 avec le secteur le plus défensif de la quote, le secteur des produits de consommation de base (parmi les poids lourds de ce secteur, on trouve Procter and Gamble, Coca Cola, Pepsico, Walmart, Costco, Philip Morris, …) : 5,38

Repères

Moyenne 1998-2022 : 4,78
Plus bas crise covid (mars 2020) : 5,06
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 4,03
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 3,54
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 4,13
Plus bas marché baissier actuel (16/05) : 5,17

4. Ratio junk bonds/obligations sans risque (attrait du risque) : 0,85

Repères :
Moyenne 2007-2022 : 0,97
Plus bas crise covid (mars 2020) : 0,51
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 0,86
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 0,75
Plus bas marché baissier actuel (04/03) : 0,73



5. EPCR 5 jours (mesure le rapport entre les options put et les options call) : 0,73

Plus haut atteint depuis le début de ce marché baissier (29/09) : 0,85

Repères :

Plus haut crise de l’euro : 0.93
Plus haut crise du covid : 1.05

Marché baissier 2008-2009 :
Pic le 22/01/08 : 0,93
Pic 17/03/09 : 1.01
Pic 16/07/08 : 0.91
Pic 17/09/08 : 0.97
Pic 10/10/08 : 0.98
Pic 21/11/08 : 1.01
Pic 16/01/09 : 0.95
Pic 23/02/09 : 0.88
Pic 06/03/09 : 0.84

6. Vix : 29,60

Plus haut atteint depuis le début de ce marché baissier (07/03)  : 36,45

Le plus haut atteint cette semaine a été de 34.88, toujours sous le plus haut YTD.  Le marché est certes volatil mais il se situe toujours significativement sous les niveaux de "panique totale".

Repères :

Plus haut crise covid (mars 2020) : 66,04
Plus haut crise de l’euro (août 2011) : 43,05
Plus haut crise des subprimes (novembre 2008) : 79,13
Plus haut éclatement bulle internet (septembre 2002) : 42,66

7. Pourcentage d’actions dont le cours se situe au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours : 24,20 %
Plus bas atteint au cours de ce marché baissier : 15,57 % (le 16/06)

Repères :

Plus bas crise du covid : 10,2 %
Plus bas crise de l’euro : 14,9 %
Plus bas crise des subprimes : 7,1 %
Plus bas éclatement bulle internet : 25,2 %
Plus bas atteint depuis le début de ce marché baissier : 18 %

Conclusions : même au pire moment de ce marché baissier, on n’a manifestement pas atteint les phases de "désespoir" et de "capitulation".  Peut-être ne serons-nous pas obligés de passer par ces phases … ?   Le moment de "léger stress" relevé fin septembre semble passé. 

V.    Optimisme des analystes et normalité des résultats des entreprises


1.    Prévision des bénéfices (yardeni.com)

Les prévisions des analystes conservent leur trend baissier même si elles n’anticipent toujours pas une baisse des profits



2. Bénéfices prévus et réalisés, écart par rapport à la moyenne



Les bénéfices du S&P500 réalisés jusque 2021 et prévus en 2022 et 2023.  Manifestement, depuis
2021, ils prennent un courbe qui s’écarte de manière exponentiel de leur moyenne. 

Néanmoins, comme je l’avais exprimé lors des revues précédentes, ces prévisions ne me semblaient pas réaliste et, au cours de ce mois de septembre, elles ont ont été revues à la baisse, ce qui a mécaniquement réduit l’écart par rapport à la moyenne et les projections commencent à devenir un peu moins déraisonnables. Il sera intéressant de refaire le point dans 3 semaines quand les résultats Q3 et commentaires des direction auront permis d’affiner les résultats 2023 


VI.    LIQUIDITES


Le QT se poursuit.




VII. SMART MONEY


Les insiders (CEO, CFO et actionnaires de + de 10 % de sociétés cotées) sont réputés anticiper les cycles boursiers.  Ces derniers jours, les insiders semblent paralysés : ils n’achètent ni ne vendent. Comme expliqué dans autre message, c’est lorsque les achats sont significativement au-dessus des ventes qu’un signal d’achat apparait.



Vu que je n’ai pas la possibilité d’écrire un nouveau message, je réponds ici @l1vestisseur

L1vestisseur a écrit :

Bon choix Meta à 13,5x les profits 2022. Mais je pense qu’Alphabet a plus de potentiel avec un beta plus faible, même si c’est un peu plus cher (19,5x les profits).
Avec Meta il me semble y avoir beaucoup plus d’incertitude à moyen terme et un moat plus faible.

D’après mon modèle de valorisation, le prix actuel pour Meta anticipe une croissance à long terme des free cash flow de 8 % et un rendement des capitaux investi de 16 % (moyenne des 7 dernières années : 40 % de croissance des free cash flow et 39 % de ROCI)

Suivant le même modèle, pour Alphabet, le prix actuel anticipe une croissance à long terme de 8 % et un ROCI de 30 % (moyenne des 7 dernières années : 28 % de croissance des FCF et 28 % de ROCI).

Je ne connais pas grand-chose dans les produits que développent chacune de ces deux sociétés ni dans la force de leur avantage concurrentiel.  Manifestement le marché semble plus confiant dans l’avenir d’Alphabet mais, perso, je me sens un peu plus avec le prix payé pour Meta.

Dernière modification par Louis Pirson (23/10/2022 11h12)


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Favoris 1   [+2]    #22 24/10/2022 15h32

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Ce que j’ai écrit n’est absolument pas "faux" … il est inutile d’être aussi agressif : vous pouviez simplement nuancer mes propos avec vos explications qui, elles, ne sont pas fausses non plus smile 


Ceci dit, je pense que la crise dite "du covid" a camouflé une crise "normale" qui, tôt ou tard, devait arriver, en témoigne l’inversion des taux fin août 2019 et le "pivot" de la Fed en juillet 2019.

Dernière modification par Louis Pirson (24/10/2022 15h37)


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[+3]    #23 29/10/2022 20h39

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Petit graphique qui met en parallèle les "pivots" de la Fed et le taux de chômage. 

Aujourd’hui, le taux de chômage US est à 3,5 %.  Dans le passé, la Fed n’a "pivoté" que 2 X à ce niveau de taux de chômage (en 1966 et 1968). 

En moyenne, la Fed a pivoté à un taux de chômage de 5,7 %.  Je crains que la situation du marché de l’emploi ne soit encore "trop" belle avant que nous n’assistions à des réductions de taux. 


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Favoris 2   [+1]    #24 04/11/2022 13h04

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Petite réflexion sur la chronologie des évènements lors des 4 dernières récessions que nous avons connues

Un point commun aux 4 premières récessions : le PMI manufacturier est passé sous 50 chaque fois avant que le plus bas ait été fait (en moyenne 19 mois avant !).  En sera-t-il de même cette fois-ci ?

1. 1990 (poussée d’inflation)


01/1989 : courbe des taux 10y<2y
+3 mois
04/89 : PMI manufacturier <50
+1 mois
05/89 : courbe des taux 10y<3mth
+14 mois
07/1990 : plus haut du s&p500
07/1990 : début officiel de la récession
+1 mois
08/1990 : plus bas du s&p500 (- 18 %)
+ 6 mois
02/1991 : fin officielle de la récession

2. 2001 (éclatement bulle internet)


02/2000 : courbe des taux 10y<2y
+ 1 mois
03/2000 : plus haut du s&p500
+ 4 mois
07/2000 : PMI manufacturier <50
07/2000 : courbe des taux 10y<3mth
+ 8 mois
03/2001 : début officiel de la récession
+ 8 mois
11/2001 : fin officielle de la récession
+10 mois
09/2002 : plus bas du s&p500 (- 47,6 %)

3. 2008 (subprime)


01/2006 :  courbe des taux 10y<2y
+ 6 mois
07/2006 : courbe des taux 10y<3mth
+ 6 mois
01/2007 : PMI manufacturier <50
+ 7 mois
08/2007 : plus haut du s&p500
+ 4 mois
12/2007 : début officiel de la récession
+ 15 mois
03/2009 : plus bas du s&p500 (- 56,2 %)
+ 3 mois
06/2009 : fin officielle récession

4. 2020 (covid)


06/2019 : courbe des taux 10y<3mth
+ 2 mois
08/2019 : courbe des taux 10y<2y
+ 1 mois
09/2019 : PMI manufacturier <50
+ 6 mois
02/2020 : plus haut du s&p500
02/2020 : début officiel récession
+ 1 mois
03/2020 : fin officielle récession
03/2020 : plus bas du s&p500 (- 31,8 %)

5. 2022 (inflation + dégonflement bulle)


12/2021 : plus haut du s&p500
+ 4 mois
04/2022 : courbe des taux 10y<2y
+ 6 mois
10/12022 : courbe des taux 10y<3mth
10/2022 : plus bas (provisoire ?) s&p500 (- 24,8 %)

Reste :

- début officiel récession
- PMI manufacturier <50
- fin officiel récession
- + bas s&p 500 ? (à moins qu’il n’ait déjà été fait)

Dernière modification par Louis Pirson (04/11/2022 13h28)


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[+5]    #25 11/11/2022 10h45

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REVUE DU S&P500 10/11/2022


(EN PRINCIPE, JE RÉDIGE CETTE REVUE TOUTES LES 3 SEMAINES)

PREAMBULE


Ce qui est exposé ci-après représente une "mise à plat" de mes réflexions concernant le marché boursier US.  Je ne prétends absolument pas définir l’orientation du marché et, d’ailleurs, pour mes propres opérations boursières, je peux parfois prendre le contrepied de ce qui est présenté ci-dessous.

La principale utilité de ce travail est de poser des garde-fous qui m’éviteraient de prendre des décisions trop radicales en nuançant la vision que l’indécrottable bull que je suis depuis toujours pourrait avoir.

Enfin, je rappelle que je suis un investisseur "value" qui, s’il trouve des opportunités, les achètera quelles que soient les conditions de marché.  Je ne peux plus pratiquer le DCA car l’épargne sur mes revenus professionnelles est devenue symbolique par rapport à la taille de mon patrimoine.  Des investissements réguliers n’ont plus beaucoup d’impact pour permettre de "moyenner".  De là découle mon obligation de tenter de "timer" un tant soit peu le marché.

Je commence par les conclusions afin de faciliter la lecture, le détail et les explications se trouvent à la suite.

EN RESUME


Tendance de marché LT : bearish
Récession : très légèrement bearish (anciennement neutre)
Valorisation du marché : bearish
Sentiment du marché : neutre (anciennement, légèrement bull)
Sentiment des analystes : légèrement bearish
Bilan de la Fed : bearish
Smart Money : légèrement bearish (anciennement neutre)

Comme je l’avais indiqué dans ce message, le marché semble avoir, pour l’instant du moins, pricé les futurs hausses de taux de la Fed.  (même si la journée d’hier semble avoir convaincu le marché que Jérome Powell ne s’en tiendra pas à son plan de route).

Par contre, les valorisations générales me semblent toujours élevées, malgré la chute des cours entamées fin 2021. Il est un élément que le marché ne price pas de mon point de vue, c’est la récession dont j’ai la conviction qu’elle va se produire au plus tard fin 2023 et qui entrainera un "reset" sur l’exubérance irrationnelle dont le marché a "bénéficié" depuis au moins 3 ans.  C’est donc sur les signes avant-coureurs de récession que je me concentrai dans les semaines/mois qui viennent (en plus, évidemment, de la valorisation des sociétés).

I.    TENDANCE DU MARCHE


Marché baissier  : le seul outil que j’utilise pour déterminer si nous sommes en marché haussier ou baisier sont les placements des moyennes mobiles à 50 et à 200 jours.  Quand la MM50 se situe au-dessus de la MM200, nous sommes en marché haussier.  Quand elle se situe en dessous, nous sommes en marché baissier.  Ca ne signifie pas que j’achète ou je vends en fonction de ce critère, ça signifie juste qu’il faut éviter de prendre des positions franches contre la tendance.  Ce qui n’empêche pas de se montrer raisonnablement contrarian comme en mars 2002 ou en novembre 2008.

Aujourd’hui, la MM50 se situe sous la MM200.  De mon point de vue, nous sommes toujours en marché baissier. (inchangé par rapport au 21/10/2022)

II.    RECESSION ? 


1. Courbe des taux : l’inversion de la courbe des taux 2 ans et 10 ans a toujours été annonciatrice d’une récession dans les 6 à 18 mois (oui, je sais, c’est vague :-) ).

Ce phénomène a eu lieu 2 fois en 2022, une première fois, brièvement, le 1er avril et durablement depuis le 5 juillet.  La courbe se redresse depuis un mois mais est toujours en zone négative.  Ca situerait un début de récession entre le 1er octobre 2022 et le 5 janvier 2024 (oui, je sais, c’est encore plus vague 😊 ) (inchangé par rapport au 30/09/2022)

Je renvois aussi à ce message posté cette semaine reprenant la chronologie des dernières récessions et, notamment, le fait que l’inversion de la courbe sur le 3mois vs 10 ans vient également d’avoir lieu.

2. Demandes initiales de chômage :  Si on excepte la récession et le chômage de mars 2020 volontairement créés par les pouvoirs publics, on constate que les récessions commencent toujours APRES que les demandes initiales de chômage aient commencé à augmenter.

Après une hausse relativement importante le 2Q2022, elles ont commencé à décroître le 16/07.  La décroissance s’est poursuivi tout au long de l’été et, depuis fin septembre, la courbe s’est stabilisée à un niveau très bas. 



3. Total des heures travaillées : chaque récession depuis 60 ans a débuté avec une diminution des heures totales travaillées aux US.  Si la courbe tend à ralentir sa hausse, elle n’en demeure pas moins en hausse à des niveaux très élevés.



4. Heures prestées en travail intérimaire

Lors des derniers marchés baissiers, la courbe des heures prestées en intérim prenait une tendance baissière quand le marché était toujours haussier et elle a permis d’anticiper les bears markets.  Je note une légère décroissance des heures prestées en intérim pour le mois de septembre.



5. Truck Tonnage Index : j’ajoute cet indicateur en raison de sa corrélation passée avec le S&P500.  Aujourd’hui, la divergence entre l’indice boursier et l’indice "camions" reste importante.  Mais l’indice "camions", à fin septembre, est toujours en hausse et n’annonce pas de ralentissement économique.



6. ISM "New Orders" : un nouvel indicateur que j’inclus dans ma liste de suivi : l’ISM Nouvelles commandes.  Il s’agit d’une des composantes du célèbre ISM Manufacturier.

Si l’ISM manufacturier représente, en lui-même, un indicateur avancé de l’activité économique permettant, souvent, d’anticiper les récessions, l’ISM "new orders" est, quant à lui, un indicateur avancé … de l’indicateur avancé.  Il permet d’anticiper la tendance de l’ISM Manufacturier.

Sur le graphique ci-dessous, j’ai repris la moyenne à 4 mois de l’ISM new orders (pour éviter les faux signaux qu’un indicateur passant brièvement sous les 50 pourrait envoyer).

Et c’est assez troublant : chaque fois que la moyenne à 4 mois est passée sous le seuil des 50, ce fut un bon timing pour vendre.



III.    VALORISATION DU MARCHE AMERICAIN


1. Price to book : 3,95

Repères :

Moyenne 2000-2022 : 2,95
Plus bas crise covid (mars 2020) : 2,92
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 1,85
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 1,78
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 2.43

2. PER de Shiller : 29,11

Repères :

Moyenne 2000-2022 : 26,99
Plus bas crise covid (mars 2020) : 24,82
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 19,70
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 13,32
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 21,96

Plus bas 1ere guerre du golf (octobre 1990) : 14,82
Plus bas « choc Volker » (aout 1982): 6,64
Plus bas stagflation année 70 et choc pétrolier (décembre 1974) : 8,29

3. Prime de risque (per de Shiller inversé – taux des t-bond 10 y) : -0,38 %

La prime de risque est négative au plus bas depuis octobre 2007.  Le marché donne l’impression de penser que la hausse des taux longs n’est pas durable. Ce qui est possible si les US devaient rentrer en récession dans les 12 mois qui viennent.

Repères :

Moyenne 2000-2022 : 0,70 %
Plus bas crise covid (mars 2020) : 3,20 %
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 2,12 %
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 1,78 %
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 0,61 %

4. "Buffet Indicator" ( corrigé pour tenir compte des remarques de Fallout)
(capitalisation boursière US - bilan Fed / PIB) : 120 %

Repères :

Plus bas crise covid (mars 2020) : 95.8 %
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 57.7 %
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 37.5 %
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 64.5 %
Début du grand bull market 1982-2000 (août 1982) : 31,16 %

Conclusions : Les valorisations générales sont reparties à la hausse depuis le dernier pointage.  Nous nous trouvons largement au-dessus des moyennes et l’indice ne price certainement pas une récession mais, au contraire, envisage une belle croissance économique combinée à une période de taux bas.  Ce qui est contradictoire avec le marché des TIPS à 10 ans qui, quant à lui, anticipe une croissance économique de 1,41 % et une inflation  moyenne de 2,4 % pour les 10 prochaines années.  Il semble qu’un des 2 marchés se trompe …

IV.    PSYCHOLOGIE DES INVESTISSEURS


1. Ratio S&P500/WTI : 45.75

L’économie est de l’énergie transformée, quand le pétrole est cher (la courbe brune vers le bas) par rapport aux actions, on anticipe un ralentissement futur et donc le marché n’est pas trop euphorique.  Pour le moment, le niveau du ratio est relativement élevé mais il se trouve depuis presque 2 ans dans un canal descendant.

Moyenne 2000-2022 : 34,47
Plus bas crise covid (mars 2020) : 86,95
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 14,90
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 17,57
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 26,77
Plus bas marché baissier actuel (28/06): 34,22



2. Ratio S&P500/Gold : 2,26

Quand l’or est chère, les investisseurs ont peur et privilégie la sécurité.  Le marché n’est alors pas trop euphorique. Le ratio reste proche de sa moyenne historique n’indiquant ni crainte de l’avenir, ni confiance aveugle pour le futur.

Repères

Moyenne 2000-2022 : 2,11
Plus bas crise covid (mars 2020) : 1,62
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 0,68
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 0,75
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 2,52
Plus bas marché baissier actuel (16/06) : 1,98



3. Ratio S&P500/consummer staples (comparaison de l’évolution du S&P500 avec le secteur le plus défensif de la quote, le secteur des produits de consommation de base (parmi les poids lourds de ce secteur, on trouve Procter and Gamble, Coca Cola, Pepsico, Walmart, Costco, Philip Morris, …) : 5,36

Repères

Moyenne 1998-2022 : 4,78
Plus bas crise covid (mars 2020) : 5,06
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 4,03
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 3,54
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 4,13
Plus bas marché baissier actuel (16/05) : 5,17



4. Ratio junk bonds/obligations sans risque (attrait du risque) : 0,92

Repères :

Moyenne 2007-2022 : 0,97
Plus bas crise covid (mars 2020) : 0,51
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 0,86
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 0,75
Plus bas marché baissier actuel (04/03) : 0,73



5. EPCR 5 jours (mesure le rapport entre les options put et les options call) : 0,82

Plus haut atteint depuis le début de ce marché baissier (08/11) : 0,89

Un "pic" enfin digne de ce nom a été atteint le 08/11 indiquant une inquiétude certaine du marché.  Depuis, la courbe de la peur a repris un canal descendant.  Un seul pic est-il suffisant pour repartir à la hausse ?  Ou, comme en 2008-2009, il faudra une série de "crise de panique" pour décourager définitivement les investisseurs ?

Repères :

Plus haut crise de l’euro : 0.93
Plus haut crise du covid : 1.05

Marché baissier 2008-2009 :
Pic le 22/01/08 : 0,93
Pic 17/03/09 : 1.01
Pic 16/07/08 : 0.91
Pic 17/09/08 : 0.97
Pic 10/10/08 : 0.98
Pic 21/11/08 : 1.01
Pic 16/01/09 : 0.95
Pic 23/02/09 : 0.88
Pic 06/03/09 : 0.84

6. Vix : 23,83

Plus haut atteint depuis le début de ce marché baissier (07/03)  : 36,45

Retour du marché dans la zone "zen" …

Repères :

Plus haut crise covid (mars 2020) : 66,04
Plus haut crise de l’euro (août 2011) : 43,05
Plus haut crise des subprimes (novembre 2008) : 79,13
Plus haut éclatement bulle internet (septembre 2002) : 42,66

7. Pourcentage d’actions dont le cours se situe au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours : 42,29 %
Plus bas atteint au cours de ce marché baissier : 15,57 % (le 16/06)

Repères :

Plus bas crise du covid : 10,2 %
Plus bas crise de l’euro : 14,9 %
Plus bas crise des subprimes : 7,1 %
Plus bas éclatement bulle internet : 25,2 %
Plus bas atteint depuis le début de ce marché baissier : 18 %

Conclusions : en ce début novembre, le marché semble relativement serein.  On constate très peu de signes de stress …

V.    Optimisme des analystes et normalité des résultats des entreprises


1.    Prévision des bénéfices (yardeni.com)

Les prévisions des analystes conservent leur trend baissier même si elles n’anticipent toujours pas une baisse des profits



2. Bénéfices prévus et réalisés, écart par rapport à la moyenne

Les bénéfices du S&P500 réalisés jusque 2021 et prévus en 2022 et 2023.  Manifestement, depuis
2021, ils prennent un courbe qui s’écarte de manière exponentiel de leur moyenne.

Néanmoins, comme je l’avais exprimé lors des revues précédentes, ces prévisions ne me semblaient pas réalistes et, au cours de ces 2 derniers mois, elles ont ont été revues à la baisse, ce qui a mécaniquement réduit l’écart par rapport à la moyenne et les projections commencent à devenir un peu moins déraisonnables.



VI.    LIQUIDITES


Le QT se poursuit.



VII. SMART MONEY


Les insiders (CEO, CFO et actionnaires de + de 10 % de sociétés cotées) sont réputés anticiper les cycles boursiers.  Ils ne passent toujours pas à l’achat …


"Il faut être cupide quand les autres sont craintifs, et craintif quand les autres sont cupides." W. Buffett

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