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[+8]    #1 15/11/2019 16h09

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Bonjour à tous

En cet été 2019 où les nouvelles du front de réchauffement donnent la fièvre, j’ai décidé d’initier un portefeuille spécialement dédié à la Croissance Verte qui est au centre de mes préoccupations actuelles (ceci précisé au cas ou mon pseudo ne l’aurait pas rendu évident !).
Bien sur, d’aucuns pourraient dire qu’il s’agit d’une contradiction dans les termes et que ne pourrait être vraiment Verte qu’une Décroissance… Mais le monde économique étant ce qu’il est…

J’ai donc réservé la somme de 40k€ dans mon portefeuille pour investir dans les 2 aspects les plus évidents du domaine : Energies Renouvelables d’une part et Gestion de l’eau et Recyclage des Déchets de l’autre.
Dans chacun de ces 2 secteurs j’ai sélectionné 20 entreprises dans lesquelles j’ai fait une équi-investissement de 1000€.

L’idée sous-jacente était que ce portefeuille n’étant pas très diversifié en termes de Secteurs (bien qu’il touche à l’énergie, aux services, à la tech, voire Biotech et à la chimie…) j’ai essayé de le diversifier en termes de géographie (mi  France, mi USA et un soupçon de Suède, Canada, Allemagne et Australie), de niveaux dans la chaine de valeur (équipementiers énergétiques et fournisseurs d’énergie, biotechs et chimistes de la filtration et du recyclage, prestataires de services en traitement de l’eau et des déchets) et de taille d’entreprise (de la statup à la multinationale). D’autre part, ces entreprises étant difficilement comparables, j’ai arbitrairement décidé de leur attribuer la même mise de départ…

Ce portefeuille créé dans la première quinzaine d’août après 2 mois de sélection sur des critères variés et pas obligatoirement simultanés (convictions sur les modèles, stabilité dans la croissance, perspectives…) a donc commencé sa vie sur les 3 mois qui viennent de s’écouler… sans que je n’intervienne !

L’idée ici étant que le besoin en croissance verte, tout urgent qu’il soit, se met en place à son rythme, et que ma sélection de valeurs tout en n’étant sans doute pas assez objective, est suffisamment diversifiée pour s’équilibrer sur le court terme. Pour être honnête, cette conviction n’allait pas sans une observation inquiète et régulière de la plus value… Mais comme on dirait que le "modèle" tient le coup, j’ose vous le présenter ici maintenant !

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/20765_portif_croissance_verte_novembre19.png

La performance sur 3 mois (pendant lesquels le CAC à fait +11,43%) est plutot bonne, surtout comparé à mes étalons, c’est à dire les meilleurs ETF que j’ai pu trouver sur :
Les energies renouvelables : Invesco WilderHill Clean Energy ETF (PBW)
La gestion de l’eau : Lyxor PEA Eau (World Water) UCITS ETF Capi (AWAT, FR0011882364)
Il y en a peut-être de meilleurs ?

Je ne vais tout de même pas me glorifier de ces résultats en sachant la part de chance du débutant qu’ils peuvent comporter (Tomber comme ça sur des valeurs qui font en 3 mois +150%, +120% et 5 autres qui gagnent plus de 40%, cela compense largement les quelques -12% à -40%…). Les grands habitués de la bourse parmi vous auraient sans doute tôt fait de me démontrer les biais et les risques de mon investissement.

Mais je trouve ce tableau relativement instructif par lui-même, sans imaginer que les valeurs soient totalement représentatives de leur secteur (mais après tout il y a bien des fonds et des ETF basés sur un échantillonnage qui n’est pas plus grand). Ne serait-ce qu’en constatant que le recyclage a une croissance 2 fois supérieure à l’énergie renouvelable tout en ayant aussi 2 fois plus de valeurs en moins-value…

Reste à voir à plus long terme…

Mots-clés : croissance verte, croissance, ecologie, portefeuille, verte


Ceci n'est en aucun cas un conseil achat ou vente… Mais un conseil de verdissement, oui !

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[+1]    #2 15/11/2019 17h36

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Il y en a peut-être de meilleurs ?

Je ne sais pas s’il est meilleur mais il entre dans votre problématique donc ca vaut le coup d’y jeter un oeil :BNP Paribas Easy Low Carbon 100 Europe

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[+1]    #3 15/11/2019 17h50

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CroissanceVerte a écrit :

Mais je trouve ce tableau relativement instructif par lui-même

Ce tableau est une liste de valeurs choisies (comment ?) dans des secteurs liés à la croissance verte, et leur évolution en bourse sur 3 mois.
Je serais curieux de savoir ce que vous en tirez comme enseignement ?

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#4 15/11/2019 20h45

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Belle démarche.
Fan de Voltalia également.


Dif tor heh smusma

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[+1]    #5 17/11/2019 11h29

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Bonjour,

Approche originale sur un thème d’investissement dans lequel je crois à LT, mais dont la difficulté est d’identifier les projets rentables à terme. Très peu d’élus probablement par rapport à l’offre de sociétés ouvertes à l’investissement aujourd’hui.

Votre approche a le mérite de diversifier au maximum le risque. Pour ma part, j’ai clairement mis tous mes œufs dans le même panier sur ce secteur car emballé par un projet et une société (ALGBE) mais mal m’en a pris pour l’instant. Force est de constater que votre approche est pour l’instant meilleure.

En terme de comparaison sur votre thème "énergie renouvelable", je trouve également les fonds suivants mais pas d’autre ETF :
- BlackRock New Energy Fund A2 LU0171289902,
- Palatine Asset Management Energies Renouvelables A FR0010244160
- SA Pictet-Clean Energy P EUR LU0280435388

Je suivrai votre performance avec intérêt dans le temps.

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[+1]    #6 17/11/2019 13h10

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Très intéressant ce FIL !
Je m’y abonne.

Je suis actuellement investi sur un World et pas forcément donc à l’aise avec ce qu’il peut contenir…

Pour ce qui est des ETF, l’offre est très restreinte et je pense qu’il est peut-être préférable de choisir soi-même ses sociétés.

Selon moi, je bannirais l’ETF Lyxor Pea World Water car c’est un ETFsynthétique ! Il suit un indice mais investit dans des sociétés qui n’ont rien à voir avec celui-ci…

J’ajouterais : iShares Global Clean Energy et iShares Global Water et c’est peut-être même ceux-là que j’aurais choisi comme benchmarks.

Avez-vous été intéressé par l’introduction en bourse de Agripower ?

Je pense aussi que la performance sur un délai aussi court n’est révélateur de rien. Ce doit plutôt être ici un investissement de conviction, de forte conviction et sur long terme.

Et effectivement, je serai intéressé par les critères que vous retenez dans le choix de ces sociétés.

Mais au global, la démarche est intéressante et plutôt rare sur ce forum.

Dernière modification par Franck059 (17/11/2019 13h18)

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[+6]    #7 19/11/2019 18h38

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Je voudrais compléter la publication de mon portefeuille par un résumé des motivations de mes choix d’entreprises. Comme je l’ai dit, elles reposaient beaucoup sur mes convictions sur les modèles, parfois sur la stabilité de la croissance passée (je sais, elle ne préjuge pas de la future… Et c’est bien confirmé d’ailleurs !), les contextes concurrentiels et les perspectives macro-économiques.
Pour ce qui est des ratios, je n’en suis qu’un néophyte et n’y ait jeté un coup d’œil que pour avoir une idée de la rentabilité ou des dettes. Il est clair qu’une meilleure analyse chiffrée objective m’auraient évité quelques déconvenues (mais aussi m’auraient sans doute empêché d’embarquer dans des fusées ?). Je présente ici les ratios (Zone bourse) actuels pour donner une idée.

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/20765_ratios_croissance_verte_energie_novembre19.png

Ce qui m’a évité de boire la tasse pour l’instant c’est sans doute ma diversification. La géographique s’étant cependant limitée à un partage France / USA plus quelques lignes sur d’autres pays du monde occidental. En fait, de très nombreuses entreprises asiatiques sont très bien placées sur le créneau de la Croissance Verte, mais je me méfie du marché chinois (et pourtant que d’entreprises vertes …) et n’ai pas fait l’étude des marchés japonais et coréen (pour une future augmentation des portefeuilles ?). Les autres diversifications sont celles de la capitalisation et celle des niveaux dans la chaine industrielle .

Pour commencer, le secteur des Energies renouvelables qui se décompose en trois niveaux de l’échelle de production :
*Equipementiers qui fabriquent des systèmes et des composants pour produire de l’énergie renouvelable
*Producteurs d’électricité à partir du vent, du soleil et de l’eau (parfois leurs propres équipementiers)
*Entreprises qui fabriquent des systèmes de batterie pour stocker de l’énergie renouvelable
Un quatrième niveau reste à considérer :
*Entreprises axées sur la construction de voitures électriques et d’infrastructures de recharge.
Enfin, une autre voie, que je n’ai pas non plus vraiment prise en compte est celle des Fabricants de produits renouvelables de remplacement des carburants, tels que granulés de bois, éthanol, gaz naturel renouvelable et biodiesel.

Equipementiers :

Les systèmes de conversion solaires sont essentiellement basés sur deux niveaux d’équipements : Les capteurs (panneaux solaires) et les micro-onduleurs placés derrière qui transforment le courant continu produit par les premiers en courant alternatif.
Les 3 plus gros producteurs de modules solaires (hors Chine) sont américains : First Solar, Sunrun, et Sunpower. Malgré une croissance du chiffre d’affaire ces dernières années, Sunrun ne parvient pas à la convertir en bénéfice (PER = 56x, VE/EBITDA = -139x, ROE = 2,26 %, CAPEX/CA = 101 % et Dette nette / EBITDA = -78x) et j’ai préféré garder les 2 autres. Cela dit, la concurrence accrue de la Chine après la dépréciation du Yuan de cet été et les difficultés de main d’œuvre aux USA ont rendu plus aléatoire le maintien de leur croissance du premier semestre (respectivement +55 % et +85%) malgré la demande toujours soutenue, comme l’illustre la baisse de leurs cours pendant le trimestre écoulé (-12 % et -36%).
Pour ce qui est des micro-onduleurs (et des systèmes d’optimisation énergétique qui vont avec), le marché US (et aussi largement international, le marché européen étant très fragmenté, essentiellement avec de petites entreprises non-cotées) est dominé par l’inventeur (en 2008) Enphase et par Solaredge, tous deux ayant racheté la plupart des autre petits fabricants. Face aux deux grands, un « petit » challenger est apparu cette année : Generac (en fait une grosse entreprise de matériel électronique pour la production d’energie et de moteurs qui fait de la croissance externe et de la diversification). J’ai décidé de me couvrir en achetant les trois ! Surtout que les ratios délirants d’Enphase rendaient sa croissance difficilement soutenable… Le calcul n’était finalement peut-être pas mauvais car, après leurs croissances plus ou moins ébouriffante du premier semestre (ENPH +238 %, SEDG +68 %, GNRC +27%), les 2 premiers ont chuté de 37 % et 5 % après mon achat, alors que le petit troisième gagnait près de 29 % ! J’aurais même du me tenir à l’écart d’Enphase, mais c’était difficile de résister !
Dans les systèmes et équipements éoliens, les plus grosses capitalisations (hors Chine, et hors industriels généralistes comme General Electric) sont :
*Le danois Vestas Wind Systems (18 871 M$, cours +26 % depuis le 1jan, mais résultat et marge en baisse sur 4 ans)
*l’espagnol Siemens Gamesa Renewable Energy (10 220 M$, +28 %, CA et marge à peu près constants)
*l’américain TPI composites (590 M$, -31 %, éliminé…)
        PER        EV/EBITDA        ROE        CAPAEX/CA    Dette/EBITDA
Vestas :     23x        9,45x            21,5 %        6,74 %        -
Gamesa :     38x        8,44x            6,26 %        6,02 %        -
Comme le segment équipementiers était déjà bien occupé par le solaire (qui était en plus forte croissance à priori), et avec déjà de fortes capitalisations, et que de plus les difficultés d’acceptation et de règlementation sur l’éolien pèsent toujours sur son développement (en Allemagne encore tout récemment), je ne les avait pas retenu, préférant laisser la place à deux équipementiers de systèmes moins orthodoxes et de plus faible capitalisations, plus spéculatifs : Enertime et Global Ecopower.

Avant de les présenter, une petite analyse a posteriori : Finalement, le seul équipementier solaire dont le cours a fait un trimestre profitable depuis mes achats est l’outsider Generac (J’aurais peut-être mieux fait de miser sur les équipementiers éoliens finalement ? depuis le 15 aout, le cours de Vestas a augmenté de 22 % et celui de Gamesa 13 %). Dans ce domaine, la conjoncture se retourne vite, mais Sunpower a récemment tiré une conclusion claire : (Agefi -DowJones le 11/11/2019)
« SunPower, société américaine d’énergie solaire contrôlée à 55% par Total, a annoncé lundi son intention de scinder ses activités en deux sociétés cotées, une annonce qui fait bondir le titre à la Bourse de New York. A 16h15 (CET), l’action gagnait 9,7% tandis que le S&P 500 reculait de 0,4%. A Paris, Total avançait de 0,3% sur un marché en hausse de 0,2%.SunPower a annoncé lundi la création d’une nouvelle société, Maxeon Solar, dédiée à la fabrication de panneaux solaires. Cette société sera basée à Singapour et recevra un investissement de 298 millions de dollars (environ 270 millions d’euros) du chinois Tianjin Zhonghuan Semiconductor (TZS) afin de développer ses capacités de production, a précisé SunPower dans un communiqué. Elle exploitera des usines de cellules et de panneaux solaires en France, en Malaisie, au Mexique et aux Philippines, ainsi que des centres de R&D en dehors des Etats-Unis et du Canada. SunPower se concentrera quant à elle sur les activités d’innovation, les systèmes solaires à haut rendement, le stockage et les services énergétiques. "Les deux sociétés coopéreront pour développer et commercialiser les technologies de panneaux solaires de la prochaine génération, les travaux de recherche préliminaire étant menés par les unités de R&D de SunPower basées dans la Silicon Valley, et l’innovation-déploiement ainsi que le passage à l’échelle industrielle menée par Maxeon Solar", a expliqué le groupe dans un communiqué. Les actionnaires de Sunpower, dont Total, détiendront 71,1% de Maxeon Solar lors du "spin-off", tandis que TZS détiendra environ 28,9%. Les actions de la nouvelle société seront cotées au Nasdaq. ».
Cela me semble une bonne décision : la R&D aux USA, la fabrication des panneaux en asie ! First Solar doit réfléchir aussi…
Je suis un peu moins inquiet pour les fabricants de micro-onduleurs, je pense qu’après la correction des excès et un nouveau partage du marché entre les trois, la croissance devrait reprendre, malgré la concurrence croissante de Huawei (il est partout mais Trump l’a dans le nez) et des autre fabricants chinois (APSystems, Hoymiles, LeadSolar, Omnik). En particulier, les 3 américains font progresser en permanence la technologie de leurs onduleurs pour faire face à toutes les situations, se diversifient, et enfin signent à tour de bras des accords d’exclusivité avec les fabricants de panneaux solaires.

Revenons à nos achats :
Enertime : Les modules ORC sont des système thermodynamiques de production d’électricité à partir de la chaleur perdue produite sur les sites industriels. Le français Enertime s’est lancé sur le créneau il y 3 ans mais a du mal à lutter contre ses 3 gros concurrents déjà en place : l’américain ORMAT et les italiens Turboden et Exergy (mise en vente en septembre par son propriétaire), mais il vient juste de réussir la mise en route d’un module ORC dans une aciérie proche de Shanghai, s’ouvrant ainsi une porte sur le marché chinois. Il tente également de se diversifier dans les DOM en tant que fournisseur de turbine et dans la géothermie. Je suis séduit par le système, le potentiel énorme (il y a de la place pour plusieurs fabricants) et la vitalité de l’équipe.
Global Ecopower : Le modèle économique était de réaliser des projets photovoltaïques ou éoliens puis à les vendre pour une consommation in-situ, ce qui limite l’endettement de la société et permet au client de moins dépendre des aléas de rachat par EDF. Leurs nouveaux projets ajoutent une approche plus intelligente encore qui consiste à combiner la production-auto-consommée avec une activité verte secondaire : Complexes Ecologiques combinant les Energies Renouvelables et la Gazéification Intégrée , ou bien complexe algo-solaire combinant centrales photo-voltaiques, co-génération et production de spiruline, algue dont la consommation explose. J’aime le modèle, et la société, estimant qu’elle avait fait de bonnes affaires en 2018, a distribué cette année 8 % d’actions gratuites aux actionnaires.

Producteurs :

J’ai sélectionné les 5 plus gros producteurs du secteur, canadiens et américains :
NextEra Energy est le plus grand producteur mondial d’énergie Eolienne et solaire, mais pas seulement… Ils ont aussi des activités dans le gaz, le charbon et des centrales nucléaires (beurk) et sont un des plus grands producteurs de batteries électriques (ça c’est bien). En fait je ne voulait pas sélectionner d’énergéticien généraliste comme EDF, Engie, Total et consort (qui tous ont une part croissante dans le renouvelable) pour ne pas diluer le vert… Mais  j’ai fait l’erreur de confondre Nextera Energy (la holding de tête) et Nextera Energy Resources (la filiale verte)…
Brookfield Renewable Partners est propriétaire et exploitant d’un portefeuille d’actifs qui produisent de l’électricité à partir de ressources renouvelables, essentiellement hydroelectrique et eolienne, dans les amériques et en Europe. Profitable (dividende 4,59%), avec une croissance très forte et soutenue depuis le debut de l’année (après quelques années de croissance plus faible et heurtée) et bien géré par une grande société de gestion d’actifs : Brookfield Asset Management, ils ont racheté il y a 2 ans un autre producteur dans l’éolien et le solaire : Terraform Power qui était alors en faillite et l’ont redressé, le rendant aussi profitable qu’eux bien qu’encore un peu endetté.
Transalta, et Innergex, second et troisième producteur canadien dans l’hydro-électrique et l’eolien complètent le lot, toujours avec de bons dividendes à la clef.

A ceux-là j’ai ajouté 3 producteurs français de taille décroissante :
Neoen, le premier producteur français dans le solaire et l’éolien, présent dans le monde entier.
Voltalia, le producteur qui monte, en particulier en amérique latine.
Albioma, outre-mer et au bresil, particulièrement engagé dans la bio-masse (canne à sucre).

Pour équilibrer en  midcaps j’ai selectionné 2 européennes spécialisées dans la production d’énergie eolienne et qui ont « le vent en poupe » avec des ratios très différents : Le suedois Eolus Vind et l’allemand PNE AG.
Enfin Futuren, petit producteur Eolien français. Un achat spéculatif… et irréfléchi vu les antécédents ! Mais qui ne se termine pas trop mal avec une OPR le 5 novembre à 1,15€ (PV de 3,6 % soit 36€) et rachat par EDF Renouvelables… Je voudrait promettre que je ne le ferai plus !

A part Nextera dont le cours est en forte croissance depuis 4 ans (évidemment!),  les autres ont attendu cette année pour grimper sérieusement, voire exploser (Eolus au premier chef, mais aussi Terraform, Brookfield, PNE). Par contre, les cours se sont stabilisés, voire ont reculés, à partir d’octobre… Mais les explosifs semblent déjà se reprendre.

Stockage :

Pour les entreprises de stockage : Varta et  Ballard Power Systems
Varta (Allemagne) est la première capitalisation en valeur et en croissance du secteur spécialisé de la conception et fabrication de batteries de stockage électrique. Son chiffre d’affaire a augmenté de 25 % en 1 an et son résultat net a presque doublé, pas de dettes et de bons investissements. Elle pourrait également se placer avantageusement dans le cadre des programmes européens de production de batteries pour la voiture électrique qui sont en train d’émerger… mais tardivement !
Dans ce segment, en effet les asiatiques sont largement en avance et produisent plus de 70 % des cellules, avec des coûts difficiles à battre. C’est ainsi que les concurrents les plus proches de Varta, les américains Energizer (Capi 3363 M$, croissance heurtée de +8 % depuis le début de l’année et fortes baisses auparavant), qui est pénalisé à cause d’acquisitions difficiles à digérer et des résultats décevants et Enersys (Capi 2895 M$ et croissance de -11%) sont très endettée et ont de gros problèmes de coût de production avec les batteries auto.
D’autres acteurs plus diversifiés ont aussi une activité batterie intéressante (BASF, Saft filiale de TOTAL…), mais trop diluée pour entrer de plein droit dans mon portefeuille. Seul Tesla y aurait sa place, dans le cas d’une évolution ou d’une troisième poche de croissance verte…
               PER        EV/EBITDA        ROE        CAPEX/CA    Dette/EBITDA
Varta :        89x        47,3 x            13,6 %        26 %        -
Energizer :    17,5x        10x            34 %        3,54 %        4,53x
Enersys :  13x        9,15x            14,6 %        2,93 %        1,73x
Tesla :        -73x        25,9x            -8,7 %        6,12 %        2,72x
J’ai également voulu parier sur une alternative aux batteries fermées : le canadien Ballard Power Systems est le plus gros et ancien producteur de piles à combustibles. L’hydrogène, malgré diverses critiques, progresse dans le paysage des carburants, en particulier pour les transports publics, ferroviaires et maritimes. La société a de nombreuses usines et filiales à travers le monde dont une joint-venture en Chine. Par contre, si le chiffre d’affaire est plus ou moins stable à 100M$, le revenu net est négatif depuis des années, EBITDA -20 MCAD… mais cela ne l’empêche pas de faire partie des 30 entreprises ayant le meilleur parcours boursier du canada sur 3 ans. Je l’ai acheté sans comprendre les chiffres, mais c’est typiquement le genre de société qui me motive pour essayer d’apprendre à lire un bilan !
Il aurait fallu compléter les piles à combustible avec… leur combustible : les producteurs alternatifs d’hydrogène ! Elles n’ont en effet d’intérêt pour moi que si cette production est non polluante (et donc pas à partir du gaz naturel). J’aurait bien sélectionné McPhy mais il n’est pas en forme… Et puis, il faut bien s’arrêter quelque part !

Voilà pour le sous-portefeuille Energies renouvelables… l’autre suivra. Je suis bien conscient que ma sélection fait un peu trop de place au subjectif, même si le domaine est volatil et avec assez peu de recul. Toute suggestion d’amélioration du process sera évidemment bien accueillie… Merci à ceux qui s’y intéressent déjà !

Dernière modification par CroissanceVerte (19/11/2019 21h04)


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#8 19/11/2019 20h55

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Franck059 a écrit :

Selon moi, je bannirais l’ETF Lyxor Pea World Water car c’est un ETFsynthétique ! Il suit un indice mais investit dans des sociétés qui n’ont rien à voir avec celui-ci…

J’ajouterais : iShares Global Clean Energy et iShares Global Water et c’est peut-être même ceux-là que j’aurais choisi comme benchmarks.

Merci pour ce bon conseil, j’en tiendrai compte.

Franck059 a écrit :

Avez-vous été intéressé par l’introduction en bourse de Agripower ?

De façon générale, personnellement, je suis méfiant vis à vis des IPO, avec des cours qui baissent souvent ensuite. Je ne connais pas bien le dossier Agripower mais je vais le suivre. Mais vu le parcours de Methanor, la méthanisation n’a pas l’air de payer en bourse. A voir dans les mois à venir.

Franck059 a écrit :

Je pense aussi que la performance sur un délai aussi court n’est révélateur de rien. Ce doit plutôt être ici un investissement de conviction, de forte conviction et sur long terme.

Et effectivement, je serai intéressé par les critères que vous retenez dans le choix de ces sociétés.

C’est tout à fait vrai, pardon pour mon enthousiasme. Pour les critères, aussitôt dit, presque aussitôt fait.


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#9 19/11/2019 22h58

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Dans l’esprit de vos investissements, je ne sais pas si vous connaissez la foncière "Terre de liens". Il s’agit d’une fonciere dont le but est d’acheter des terres agricoles bio pour les mettre à disposition des agriculteurs.

La part est ré-evalué de l’inflation et vous pouvez prétendre à une réduction d’impôt de 18% du montant souscrit (à condition de les garder 7 ans).

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[+1]    #10 20/11/2019 11h13

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Bonjour,
Nous avons quelques titres en commun comme Albioma, Veolia, Neoen, Derichebourg et Bio-UV.

Pour l’hydrogène, vous pourriez également envisager Air Liquide.
Aux US, il existe aussi une REIT spécialisée : HASI

Actionnaire des titres cités.

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[+1]    #11 20/11/2019 16h32

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Idée très intéressante que je suivrai avec plaisir.

En plus de Terre de liens cité par Shima, on peut aussi citer oiko crédit et crédit coopératif. Je n’ai testé aucun des 3.

Comme le dit Franck59, 3 mois, c’est court. Surtout que ces 3 mois ont été vraiment très fastes. Mon porte-feuille, qui est très jeune, est à +7%, alors qu’avant il était plutôt à +3%. J’espère que vous ne laisserez pas tomber l’affaire en cas de chute des cours. Il fait effectivement regarder à très long terme.

Au plaisir.

🍁🍁🍂🍂

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[+5]    #12 20/11/2019 18h18

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Suite du résumé des motivations de choix de mes lignes, cette fois pour le secteur des Services à l’environnement :
*Les équipementiers qui fournissent les matériels et matériaux indispensables aux prestataires ou à tout autre intervenant.
*Les prestataires réalisant de la gestion des déchets ou du Traitement de l’eau, ou les deux.
*Les développeurs qui créent et vendent ou gèrent des systèmes de recyclage des déchets ou créent des alternatives aux matières premières polluantes.

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/20765_ratios_croissance_verte_environnement_novembre19.png

Equipementiers :

Bio-UV Group : 1er fabricant français de traitement des eaux par les UV
En phase de décollage

Envea est le leader européen de la conception, de la fabrication et de la commercialisation d’appareils et de systèmes de mesure et d’évaluation de la qualité de l’air et de l’eau. Très international : France (40%), Inde (14,4%), Chine (14,3%), Royaume Uni (10,6%), Allemagne (8,8%), Etats-Unis (6,9%) et Italie (5%). Petite croissance mais du potentiel : le titre a un forum dédié ici.

Xebec Adsorption est un fournisseur de solutions de purification et de filtration des gaz pour les marchés du gaz naturel, du gaz de gisement, du biogaz, de l’azote, de l’oxygène, de l’hélium et de l’hydrogène. La Société est engagée dans la conception et la fabrication d’équipements de filtration, de purification, de séparation et de déshydratation des gaz et de l’air comprimé. Xebec conçoit, conçoit et fabrique des produits qui transforment les gaz bruts en sources d’énergie propre commercialisables. Les segments de produits de la Société sont les installations de biogaz pour l’épuration du biogaz provenant des digesteurs agricoles, des sites d’enfouissement et des usines de traitement des eaux usées ; les séchoirs à gaz naturel pour les stations de ravitaillement des véhicules au gaz naturel (GNV) et les systèmes connexes de purification des gaz, y compris les systèmes de purification à l’hélium et à l’hydrogène pour les applications industrielles et les piles à combustible. Xebec exploite deux usines de fabrication au Canada et en Chine, ainsi qu’un réseau de vente et de distribution en Amérique du Nord et en Asie.

SciDev Ltd, anciennement Intec Ltd, développe, fabrique et fournit des coagulants et floculants pour le traitement des eaux usées et la déshydratation des boues. La Société dessert des clients dans les secteurs des produits laitiers, de l’alimentation, du gaz non classique, des carrières, du charbon et de l’exploitation minière métallifère. Elle a conclu un accord avec le Nuoer Group, une entreprise chinoise HighTech dans le domaine des polymères, qui lui permet de commercialiser de nouvelles applications. C’est en fait une porte d’entrée vers ce qui se fait de mieux en traitement de l’eau et filtration en Chine. Je crois que cela se sent dans les chiffres : hausse de 1235 % depuis le début d’année (je n’ai pas oublié de virgule) !

EnviroSuite Limited, anciennement Pacific Environment Limited, offre des services de consultation et de technologie en environnement. La Société se concentre sur la prestation de services de consultation, de surveillance, de gestion prédictive et de rapports automatisés en matière d’environnement, de l’Australasie aux Amériques et à l’Europe. EnviroSuite est un système de gestion environnementale proactif qui combine la surveillance en temps réel et la modélisation prédictive avec des prévisions météorologiques à haute résolution et l’analyse automatique des données. Les services de la Société comprennent la qualité de l’air et la météorologie, la surveillance ambiante et fugitive, les services de vérification et la gestion du carbone, la surveillance et l’évaluation des eaux souterraines, la surveillance et l’évaluation des gaz d’enfouissement, la consultation acoustique, l’évaluation des odeurs, la technologie de phytocapage des décharges, la gestion des déchets solides et l’évaluation des terrains contaminés.

Prestataires :

Veolia : Veolia Environnement est le n° 1 mondial des prestations de services à l’environnement. : eau, déchets et énergie. Le titre a un forum dédié ici, qui date un peu.

Suez : 2ème prestataire européen de services à l’environnement : eau et déchets. Egalement actif dans le monde entier pour des prestations d’ingénierie, de conception et de construction d’installations de traitement de l’eau au profit des clients industriels. Le titre a un forum dédié ici, avec notamment une formidable (comme toujours) analyse de Scipion8, qui m’aurait été bien utile si elle avait été disponible au moment où j’ai créé le portefeuille !

Groupe Pizzorno Environnement : Entreprise traditionnelle de traitement des déchets et de nettoyage. Le titre peine un peu… ce qui lui donne un beau potentiel par rapport aux fondamentaux ! Ce n’est pas moi qui le dit : il a un forum dédié ici, et est notamment suivi par Larbinator.

Séché Environnement : Premier opérateur indépendant en France pour la valorisation et le traitement de tous les types de déchets. Il propose les valorisations matières ou énergétique des déchets dangereux et non dangereux,le stockage des résidus ultimes de déchets dangereux ou non dangereuxet les éco-services de dépollution, de déconstruction, de désamiantage et de réhabilitation. En petite croissance, avec du potentiel

Derichbourg : spécialisé dans les prestations de services environnementaux de collecte et recyclage de métaux ferreux et non ferreux, gestion de déchets industriels et ménagers, dépollution, réemploi et recyclage de biens d’équipement et de consommation en fin de vie ; et aussi de prestations de services divers aux entreprises. Le titre a un forum dédié ici, et est notamment suivi par Larbinator. Il a un bon potentiel et a gagné jusqu’à 27 % après mon achat (suite à l’acquisition du groupe Lyrsa, leader du recyclage des déchets métalliques en Espagne) avant de redescendre…

American States Water est une société holding qui contrôle un bon nombre de sociétés impliquées dans le traitement et la distribution d’eau aux USA et particulèrement en Californie (sans doute la seconde en capitalisation).

Waste Management est le 1er prestataire nord-américain de services de collecte et de gestion des déchets. L’action a augmenté de 32 % au cours du premier semestre et légèrement baissé depuis, mais la tendance depuis dix ans est clairement exponentielle.

Stericycle est spécialisé dans les prestations de gestion des déchets et de gestion des retours des produits de santé à destination des hôpitaux, des cabinets médicaux, des pharmacies, etc. aux USA et un peu à l’international. Le cours de stericycle a augmenté de 30 % au premier semestre après avoir été divisé par 3 en 3 ans ! Les raisons de cette chute : une croissance externe rapide et mal maitrisée conduisant à un endettement croissant, et une série de procès et class-actions pour des raisons diverses, mais surtout environnementales (incinérateurs polluants) sous la bannière de la célèbre Erin Brockovich. Il a donc fallu 3 ans à l’entreprise pour commencer à se remettre sur le droit chemin budgétaire et écologique. Elle prévoit une extinction de la dette pour l’année prochaine et communique fortement sur son engagement vert et sa responsabilité sociale ! Partant de si bas, on peu escompter une belle remontée…

Perma-Fix Environmental Services est une entreprise de technologie environnementale qui opère dans le secteur du traitement et de l’élimination des déchets nucléaires, des déchets faiblement radioactifs, des déchets mixtes (déchets contenant à la fois des déchets dangereux et des déchets faiblement radioactifs), des déchets dangereux et non dangereux, ainsi que de la gestion et du stockage des déchets après traitement. Sa filiale polonaise, Perma-Fix Medical, développe une nouvelle technologie de production d’isotopes médicaux. Un marché de niche éminemment sensible qui devrait lui permettre de poursuivre sa belle croissance pendant quelques milliers d’années !

Clean Harbors, Inc. est un fournisseur de services environnementaux, énergétiques et industriels partout en Amérique du Nord. La Société est également un raffineur et un recycleur d’huiles usées dans le monde et un fournisseur de services de nettoyage de pièces et de services environnementaux connexes à des clients commerciaux, industriels et automobiles en Amérique du Nord. La Société exerce ses activités dans six secteurs : Services techniques, Services industriels, Services sur le terrain, Services de sécurité, Services pétroliers et gaziers sur le terrain et Services d’hébergement. La Société est également un fournisseur de services de récupération et de décontamination des polluants. La Société fournit des services pour protéger la couche d’ozone contre les effets des chlorofluorocarbures (CFC).

Tetra Tech, Inc. est un fournisseur de services de consultation, d’ingénierie, de gestion de programmes, de gestion de construction et de services techniques dans les secteurs de l’eau, l’environnement et l’infrastructure, la gestion des ressources et de l’énergie et l’assainissement. Une société en développement fort et constant partout dans le monde. Le cours a augmenté de 55 % au 1er semestre et 9 % depuis.

Développeurs :

Ecoslops : Acteur de l’économie circulaire, Ecoslops a développé et met en oeuvre une technologie innovante permettant de produire du carburant et du bitume léger à partir de résidus pétroliers. La solution proposée par Ecoslops repose sur un procédé industriel unique de micro-raffinage de ces résidus pour les transformer en produits commerciaux aux standards internationaux. Ecoslops dispose pour l’instant de 2 sites de production, l’un d’une capacité de 30 Kt par an, implanté au Portugal et l’autre qui vient de démarrer sur l’étang de Berre.
Commence tout juste à être en positif.

Carbios : Société de chimie verte spécialisée dans la conception et le développement de procédés enzymatiques destinés à repenser le cycle de vie des polymères (plastiques et textiles). Une forte implication de L’Oréal dans la société lui donne une certaine assise, mais les résultats sont stagnants. Il faut dire que les prévisions de commercialisation et de développement sont à l’horizon 2023 !

Fermentalg : Expert dans la recherche et l’exploitation bioindustrielle des micro algues, Fermentalg a pour objectif d’offrir des solutions durables et des produits innovants contribuant à l’élaboration de produits sains, naturels et performants. Son métier : le développement, la production et la commercialisation de solutions durables et d’actifs issus de micro algues à destination de la nutrition, la santé et de l’environnement. En phase de décollage L’entreprise a connu un beau succès en septembre par la validation du « puit de carbone » qu’elle a développé avec Suez en vue de transformer la pollution de l’air en énergie, via des procédés de photosynthèse, le CO2, les oxydes d’azote (NOx) et les particules fines (PMx)étant captés ou consommés par la biomasse des micro-algues. Avec un partenaire comme Suez, on peut espérer que cette solution est appelée à se diffuser …

Metabolic Explorer : utilise la biochimie des bactéries pour créer des alternatives industrielles aux procédés pétrochimiques. A partir de matières premières renouvelables et pérennes, la société développe des procédés de fermentation industriels innovants et compétitifs pour produire des composés chimiques à la base de produits essentiels du quotidien, tels que des additifs pour la nutrition et la santé des animaux, des plastiques, des textiles, des cosmétiques, des résines, etc. La société s’est particulièrement concentrée depuis 2 ans sur la construction d’une unité de démonstration industrielle tournant en continu pour la production d’un ingrédient pour la cosmétique appelé 1,3 propanediol (PDO) et un additif pour la nutrition animale appelé acide butyrique (AB). Le premier permet, par ses propriétés de diminuer l’utilisation de conservateurs controversés comme les parabènes ou les glycols des produits de soin de la peau. Le second est utilisé dans les formules nutritionnelles pour animaux qui contribuent à la diminution de l’utilisation des antibiotiques dans les élevages. Le cours remonte après 2 années difficiles. Il faut évidemment attendre la commercialisation…

Voilà pour le sous-portefeuille des Services à l’environnement. Il est clair que c’est la surperformance des deux australiens qui a permis à cette poche de battre les indices, mais ceci mis à part, il me semble que la diversification a bien fonctionné ici aussi. Nous verrons sur le MT…

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#13 23/11/2019 10h31

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Vous pourriez aussi vous inspirer de DNB Fund Renewable Energy retail A.
DNB Fund Renewable Energy retail A
En particulier pour compléter le portefeuille avec des actions chinoises.

Le Revenu en parle ici :
Placement : un fonds norvégien pour investir dans les énergies renouvelables

Le Revenu a écrit :

Les principales positions du fonds sont China Longyuan (énergie éolienne), Renewable Energy Group (bio-carburants), First Solar (solaire), Huntsman (matériaux), Enel (producteur d’électricité),Dana Corp (équipementier automobile), Siemens Gamesa (éolien), Vestas Wind Systems (éolien), American Axle & Manufacturing (composants automobiles).


Dif tor heh smusma

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#14 24/11/2019 09h12

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frnk77 a écrit :

Je ne sais pas s’il est meilleur mais il entre dans votre problématique donc ca vaut le coup d’y jeter un oeil :BNP Paribas Easy Low Carbon 100 Europe

Aiolia a écrit :

En terme de comparaison sur votre thème "énergie renouvelable", je trouve également les fonds suivants mais pas d’autre ETF :
- BlackRock New Energy Fund A2 LU0171289902,
- Palatine Asset Management Energies Renouvelables A FR0010244160
- SA Pictet-Clean Energy P EUR LU0280435388
Je suivrai votre performance avec intérêt dans le temps.

Shima a écrit :

Dans l’esprit de vos investissements, je ne sais pas si vous connaissez la foncière "Terre de liens". Il s’agit d’une fonciere dont le but est d’acheter des terres agricoles bio pour les mettre à disposition des agriculteurs.
La part est ré-evalué de l’inflation et vous pouvez prétendre à une réduction d’impôt de 18% du montant souscrit (à condition de les garder 7 ans).

Tahure a écrit :

Pour l’hydrogène, vous pourriez également envisager Air Liquide.
Aux US, il existe aussi une REIT spécialisée : HASI

Flower a écrit :

En plus de Terre de liens cité par Shima, on peut aussi citer oiko crédit et crédit coopératif. Je n’ai testé aucun des 3.

ArnvaldIngofson a écrit :

Vous pourriez aussi vous inspirer de DNB Fund Renewable Energy retail A.
En particulier pour compléter le portefeuille avec des actions chinoises.

Merci à vous tous pour votre intérêt pour ma démarche et pour vous suggestions !

Une réponse groupée : Dès que j’en aurai le temps, je pense essayer de recenser (avec votre aide) et sélectionner des ETF, des fonds, et éventuellement des foncières (mais je ne suis pas très convaincu par la rentabilité des foncières solidaires) basées sur une démarches environnementale, qui pourront servir de benchmark plus représentatif mais aussi, si leurs performances se révèlent intéressantes, donner une nouvelle poche d’investissement…

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[+1]    #15 24/11/2019 11h07

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Quel véhicule fiscal utilisez vos pour loger vos actions ? Essentiellement Compte titre et PEA ?
Certaines de vos actions sont éligibles au PME-PEA. Vous pourriez diversifier un peu plus en étudiant des sociétés favorisant la silviculture. Je pense notamment à Moulinvest ou Cogra48 qui produisent des granulés de bois pour le chauffage.
Toujours dans le bois, vous avez les foncières cotées spécialisées dans la silviculture.

Vous pourriez aussi regarder vers les PME qui recyclent les matières premières comme les métaux (Aurea, Jacquet metal).

Vous pourriez diversifier encore plus en investissant dans des groupements forestier.

Dernière modification par FunnyDjo (24/11/2019 11h50)

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#16 25/11/2019 08h12

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@FunnyDjo, Mes actions sont en PEA (BourseDirect) et CTO (DeGiro).

La filière bois est une bonne idée dans le cadre d’une diversification des énergies renouvelables, mais difficile de choisir entre EO2 (forte croissance mais imminence d’un changement type OPR ou autre), Moulinvest (en baisse et fortement décotée) ou Cogra (peu de croissance, mais ouverture l’an prochain d’une nouvelle unité de production). Par nature, je voudrais prendre les 3, mais je n’ai pas la place !

Les foncières bois et groupements forestiers sont à explorer effectivement dans le cadre des investissements indirects.
Par contre pour le recyclage des métaux, tous les intervenants de la gestion des déchets sont plus ou moins impliqués et j’en ai déjà pas mal…

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[+2]    #17 04/12/2019 10h48

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Portefeuille Croissance pas spécialement verte !

Au delà du portefeuille dédié à la croissance verte que j’ai présenté jusqu’à maintenant, j’ai constitué depuis cet été un portefeuille d’actifs plus diversifiés qui n’a pas de rapport avec le développement durable. Cela pour dire que si forte soit ma conviction de parier sur l’amélioration de nos rapports à la nature, je ne vais pas jusqu’à mettre tous mes œufs dans le même panier ! Ce portefeuille m’est moins personnel car constitué majoritairement sur la base d’analyses d’autres investisseurs. Il est constitué d’une poche hors euros en CTO encore en cours de constitution et d’une …

POCHE EUROS (PEA et PEA-PME): PV = +7,4%

Quelques convictions personnelles tout de même…

… Liées à mon parcours professionnel, des medtechs dans l’imagerie biologique et médicale : PV=+13%
EOS Imaging, PRU =1,04 €, revendue avec une PV = +102,8%, j’attend qu’elle redescende pour en reprendre !
Mauna Kea, PRU = 1,50 €, PV = -33,3%
DMS, PRU = 1,18 €, PV = +0,85% (en plein développement, une usine en construction, a racheté hybrigenics pour porter son pôle biotech…)
Median Technologies, PRU = 1,96 €, PV = -16,3% (développement solide de l’IA appliquée à l’imagerie médicale, partenariats chinois…)
Je voulais aussi prendre SuperSonic Imagine mais elle a fait l’objet d’une OPA peu avant la création de mon portefeuille…

… Idem, quelques biothechs (mais parcimonieusement car tellement aléatoires…) : PV=-11%
Poxel, PRU = 6,83 €, PV = +11,2%
Innate Pharma, PRU = 5,78 €, PV = -4,5%
Genfit, PRU = 18,12 €, PV = -21,3%
Oncodesign, PRU = 6,44 €, PV = -6,9%
DBV Technologies PRU = 17,60 €, PV = -22,3%
Cellectis, PRU = 15,30 €, PV = -14,6% (pour elle même et pour sa filliale Calyxt)
Celyad. PRU = 13,75 €, PV = -18,9%

… Liées à mon tropisme vers l’immobilier (difficile de changer d’un coup ! Et puis les dividendes sont bons à prendre) les seules promoteurs / constructeurs éligibles au PEA-PME : PV=+0,3%
Kaufman & Broad, PRU = 31,64 €, PV = +12,6%
AST Groupe, PRU = 30,47 €, PV = -10,4 %
LNC, PRU = 48,59 €, PV = -4,1%
Hexaom, PRU = 34,00 €, PV = -2%
CBO territoria, PRU = 3,60 €, PV = +5,28%

Des grandes valeurs de croissance (recommandées par tout le monde et qu’on ne présente plus…) : PV=+20,6%
LVMH, PRU = 343,25 €, PV = +15,53%
Kering, PRU = 442,35 €, PV = +22,17%
Dassault Systemes, PRU = 128,90 €, PV = +8,3%
STMicroelectronics, PRU = 15,30 €, PV = +42,35%
Teleperformance, PRU = 184,00 €, PV = +14,56%

Et donc des petites valeurs à fort potentiel de croissance (Merci à tous ceux qui les ont analysés) : PV=+1,9%
TXCom,  PRU = 7,02 €, PV = +8,28%
BD Multimedia, PRU = 2,14 €, PV = 0%
ECA, PRU = 28,50 €, PV = -2,8%
SES-Imagotag, PRU = 30,00 €, PV = +0,6%
Esker, PRU = 82,1 €, PV = -1,3%
IT Link, PRU = 14,10 €, PV = +13,4%
Edenred, PRU = 43,8 €, PV = -0,4%
BigBen, PRU =  13,60 €, PV = +7,8%
The Blockchain Group, PRU = 0,32 €, PV = -5,17%

Ainsi que des valeurs qui devraient avoir une recovery à moyen terme après leur chute parfois un peu excessive : PV=+19% (in extremis avec Ymagis, qui va redescendre un peu mais dont j’aime bien le positionnement et Illucity…).
2CRSI, PRU = 5,12 €, PV = -4,68 %
Solution30, PRU = 9,42 €, PV = 2,63%
Ymagis, PRU = 1,1 €, PV = + 60,9%
Kerlink, PRU = 3,40 €, PV = -1,2% (qui peut fortement rebondir avec sa solution pour l’Internet des Objets…)
Plus Soitec, pas encore en portefeuille, dont j’attends qu’elle descende encore suite à l’annonce de l’AK réservée au personnel, les problèmes de commerce international, la technologie FD-SOI, etc… Mais qui restera une belle valeur de rebond.
       
Enfin, quelques valeurs qui devraient faire l’objet d’OPA ou d’OPR : PV=+0,2%
MGI Digital, PRU = 53,6 €, PV = +0,4%
ShowRoomPrivé, PRU = 1,4 €, PV = +5,3%
Gaumont, PRU = 117,56 €, PV = +6,3%
NRJ Group, PRU = 6,93 € , PV = -13,4%
Plus quelques CRCAM :
CRAP, PRU = 125 €, PV = 0%
CAF, PRU = 98 €, PV = +1,3%
CRSU, PRU = 227 €, PV = +1,3%

La pondération dans cette poche est d’environ 1/4 pour les Grandes caps, 1/4 pour les Opéables, 1/4 pour les petites valeurs à potentiel et recovery, et 1/4 pour le reste (medtechs, biotechs et immo).

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[+1]    #18 05/12/2019 11h46

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ETF pour la croissance verte

Pour revenir à la croissance verte qui nous intéresse, comme le faisait fort judicieusement remarquer Fanck059 :

Franck059 a écrit :

Pour ce qui est des ETF, l’offre est très restreinte et je pense qu’il est peut-être préférable de choisir soi-même ses sociétés.

Selon moi, je bannirais l’ETF Lyxor Pea World Water car c’est un ETFsynthétique ! Il suit un indice mais investit dans des sociétés qui n’ont rien à voir avec celui-ci…

J’ajouterais : iShares Global Clean Energy et iShares Global Water et c’est peut-être même ceux-là que j’aurais choisi comme benchmarks.

Effectivement, le  Lyxor World Water UCITS ETF regroupe : OLYMPUS CORP, BANCO SANTANDER, ALPHABET, FERRARI, GEBERIT, KRAFT HEINZ, SWISS LIFE, etc… Comme dans un poème de Prévert !

J’ai donc essayé de recenser les ETF à réplication directe basés sur notre thème. Beaucoup sont regroupées par les émetteurs sous les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance). Ces critères peuvent par exemple être:
– les émissions de CO2, la consommation d’électricité, le recyclage des déchets pour le pilier E
– la qualité du dialogue social, l’emploi des personnes handicapées, la formation des salariés pour le pilier S
– la transparence de la rémunération des dirigeants, la lutte contre la corruption, la féminisation des conseils d’administration pour le pilier G

Loin de moi l’idée que les critères sociaux et de gouvernance ainsi définis ne sont pas importants, ni même qu’ils n’ont pas une répercussion indirecte sur les critères Environnementaux, mais seuls ces derniers m’intéressent dans cette étude. D’autant plus qu’à vouloir cumuler les critères, on finit par éliminer toutes les entreprises, et donc les critères sont relevés et laissent passer un peu de tout ! Par exemple le MSCI Europe ESG Leaders regroupe : ROCHE, TOTAL, GLAXOSMITHKLINE, ALLIANZ, SIEMENS, UNILEVER, … De belle entreprises mais dont le rapport à la Croissance Verte est  plutôt dilué…

Ainsi, chez Lyxor les rares ETF ESG à réplication directe sont du type : Lyxor Green Bond (DR) UCITS ETF, indice de référence Solactive Green Bond EUR USD IG Index, lui même constitué de : nombreuses banques, EDF, Apple, et que sais-je encore…
Ou bien :Lyxor MSCI USA ESG Trend Leaders (DR) qui réplique l’indice MSCI USA Select ESG Rating and Trend Leaders Net Return USD Index, lui même composé de : MICROSOFT , ALPHABET , PROCTER & GAMBLE ,VERIZON COMMUNICATIONS, HOME DEPOT, COCA COLA , etc…

Bref, rien chez Lyxor. Encore moins chez Amundi…. Autant dire que pour le PEA, c’est rapé ! (Dommage : un ETF énergies renouvelables ou bien gestion des déchets en zone euros aurait du sens).

Des sites plutôt bien faits pour trouver les ETF qui peuvent nous intéresser : [Comparateur] Choisir un ETF responsable - Investir éthique ou bien etf.com

Sur le secteur des Energies renouvelables :

TAN : Invesco Solar ETF : Concentré sur les entreprises exclusivement impliquées sur le solaire, particulièrement aux USA et en Chine. Cette faible diversification conduit à des performances parfois exceptionnelles mais très volatiles. capitalisation = 394 M$, frais = 0,7%, perf. 3 mois = -5,03%, perf. 1 an = 33,06%

ICLN : iShares Global Clean Energy ETF : Energies propres au sens large (equipementiers et producteurs), assez diversifiée. capitalisation = 370 M$, frais = 0,46%, perf. 3 mois = +1,37%, perf. 1 an = 24,47%

PBW : Invesco WilderHill Clean Energy ETF : Nombreuses sociétés essentiellement US, impliquées dans les énergies renouvelables mais aussi les biens de consommation économes… capitalisation = 189 M$, frais = 0,7%, perf. 3 mois = +7,78%, perf. 1 an = 26,33%

QCLN : First Trust NASDAQ Clean Edge Green Energy Index Fund : Large diversification sectorielle autour des energies propres mais seulement cotées au NASDAQ. capitalisation = 127 M$, frais = 0,6%, perf. 3 mois = +9,89%, perf. 1 an = 16,41%

ACES : ALPS Clean Energy ETF : Large diversification sectorielle autour des energies propres mais seulement USA et Canada. capitalisation = 105 M$, frais = 0,65%, perf. 3 mois = +6,80%, perf. 1 an = 28,56%

SMOG : VanEck Vectors Low Carbon Energy ETF : Trop large diversification sectorielle autour des énergies propres, avec pas mal de services et biens axés sur l’efficacité énergétique (équipement électrique, semi conducteurs, véhicules, éclairage…). capitalisation = 95 M$, frais = 0,63%, perf. 3 mois = +12,88%, perf. 1 an = 15,03%

FAN : First Trust Global Wind Energy ETF : Centré et concentré sur l’éolien, avec 40% sur les 5 grands équipementiers et installateurs (européens) et sur les services publics . capitalisation = 84 M$, frais = 0,6%, perf. 3 mois = +7,90%, perf. 1 an = 16,73%

PBD : Invesco Global Clean Energy ETF : Bien diversifié géographiquement, il investit dans un large éventail de sociétés mondiales d’énergies renouvelables, y compris celles impliquées dans la conservation, l’amélioration de l’efficacité énergétique et la promotion des énergies renouvelables… capitalisation = 51 M$, frais = 0,75%, perf. 3 mois = +9,86%, perf. 1 an = 15,20%

YLCO : Global X YieldCo & Renewable Energy Income ETF : Axé sur le rendement (efficacement ?) avec des producteurs d’énergie renouvelables purs et aussi des généralistes. capitalisation = 29 M$, frais = 0,65%, perf. 3 mois = +4,57%, perf. 1 an = 23,75%

CNRG : SPDR Kensho Clean Power ETF. Sociétés Nord-américaines dans les energies propres et les économies d’energie. capitalisation = 10 M$, frais = 0,45%, perf. 3 mois = +3,10%, perf. 1 an = 26,97%

Mon choix pour le Benchmark se portera donc effectivement sur ICLN. Pour ce qui est d’investir, je vais en rester aux titres vifs pour l’instant…

Sur les secteurs des déchets et de l’eau

Ces 2 sous-secteurs secteurs sont généralement séparés partout dans le monde sauf en France (Veolia, …), et les ETF s’en ressentent.

PZD : Invesco Cleantech ETF : Ses participations vont des conglomérats industriels tels que Schneider Electric aux sociétés chimiques telles que Novozymes en passant par Autodesk, ABB ou Umicore…Je le cite pour le disqualifier. capitalisation = 214 M$, frais = 0,68%, perf. 3 mois = +13,4%, perf. 1 an = 15,77%

EVX : VanEck Vectors Environmental Services ETF : Gestion des déchets, exclusivement Amérique du nord. capitalisation = 36 M$, frais = 0,56%, perf. 3 mois = +3,42%, perf. 1 an = 12,73%

DH2O : iShares Global Water Index ETF : Gestion de l’eau diversifiée (50% USA). capitalisation = 976 M$, frais = 0,65%, perf. 3 mois = +6,25%, perf. 1 an = 27,16%

PHO : Invesco Water Resources ETF : Gestion de l’eau exclusivement aux USA. capitalisation = 1003 M$, frais = 0,6%, perf. 3 mois = +3,55%, perf. 1 an = 21,35%

CGW : Invesco S&P Global Water Index ETF : Gestion de l’eau assez bien diversifié (bien que 50% USA). capitalisation = 730 M$, frais = 0,62%, perf. 3 mois = +6,67%, perf. 1 an = 20,23%

FIW : First Trust Water ETF : Toutes les sociétés de distribution d’eau aux USA et seulement elles… capitalisation = 507 M$, frais = 0,55%, perf. 3 mois = +5,82%, perf. 1 an = 19,87%

PIO : Invesco Global Water ETF : Gestion de l’eau bien diversifiée géographiquement mais seulement les LargeCaps. capitalisation = 193 M$, frais = 0,75%, perf. 3 mois = +7,34 %, perf. 1 an = 20,08%

TBLU : Tortoise Global Water ESG Fund : Gestion de l’eau bien diversifiée. capitalisation = 14 M$, frais = 0,4%, perf. 3 mois = +8,22 %, perf. 1 an = 21,24%

Très peu d’ETF sur le thème de la gestion des déchets donc, et à titre de Bechmark pour cette partie du portefeuille, j’envisage d’utiliser 50% EVX + 50 % DH2O.

Dernière modification par CroissanceVerte (05/12/2019 11h52)


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[+1]    #19 08/12/2019 10h43

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Bonjour

Pour compléter la liste de valeurs vous avez

J’ai initié une file de discussion sur ce titre coté à LONDRES mais fiscalement à GUERNESEY

RENEWABLES INFRASTRUCTURES GROUP

aux USA

ATLANTICA YIELDS

GREEN PLAINS situé fiscalement au DELAWARE

Dans le domaine de l’eau le fonds

PICTET WATERS

Bonne fin de journée

Dernière modification par thegambler (08/12/2019 10h58)

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[+3]    #20 09/12/2019 17h45

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Dernières nouvelles du front des batteries.

1) La valse des lapins :
Dans le domaine des énergies vertes, j’avais évoqué ce complément indispensable que constitue le stockage, en en particulier le stockage mobile pour les véhicules électriques. Mon choix dans ce domaine s’était porté sur l’un des rares "pure-player" de la batterie électrique : Varta, et qui plus est d’une grande rentabilité. Varta continue son parcours : son concurrent le plus proche, Energizer, doit (forcé par la commission anti-concurrence européenne) lui revendre la division "Varta Consummer Batteries" (piles grand public portable) qui avait été cédée à Spectrum Brands en 2002, lui-même maintenant racheté par Energizer… « Nous sommes en train de créer un fabricant mondial de batteries stratégiques avec un chiffre d’affaires 2019 pro forma supérieur à 600 millions d’euros et un bénéfice d’exploitation (EBITDA) supérieur à 100 millions d’euros », souligne Steffen Munz, Directeur financier de Varta.
Où sont les lapins dans cette valse ? Le fameux lapin Duracell avait fait les beaux jours publicitaires de la marque de piles du même nom dans les années 70/80, avant qu’Energizer ne leur pique les droits à l’image du lapin rose au tambour en 1988… Depuis, Duracell et le lapin avaient été rachetés par Gilette en 1994, lui même rachetée par Procter & Gamble en 2005, avant que ce dernier ne revende Duracell à… Berkshire Hathaway en 2014, et Buffett en a profité pour tenter de ressortir le lapin du placard !  Mais Energizer gardait les droits pour démontrer la supériorité de ses piles… Et les piles Varta ont failli animer ce lapin si la commission européenne n’y avait mis le Holà, les renvoyant à leur maison mère après leurs aventures américaines… Dans cette valse de rachats tournants, un lapin pourrait y perdre la tête.
Mais il est aussi question d’une autre valse et d’un lièvre cette fois, celui de la fable de La Fontaine, car on annonçait depuis quelques semaines la création d’un second consortium européen pour le développement et la production de batteries pour véhicules (après celui qu’annonçaient PSA, Opel, et Saft, filliale de Total) et qui devait regrouper BMW, BASF, et Varta… Mais faisons d’abord un petit rappel sur les tortues :

2) La course aux carapaces géantes usines géantes de batteries :
Dans le domaine des batteries, l’Asie représente les 2/3 des capacités de production avec les chinois CATL et BYD, le japonais Panasonic et le sud coréen LG-Chem. Toutes ces entreprises sont déjà en train de construire de grandes usines en Europe : CATL en Allemagne pour BMW, LG-Chem en Pologne pour Daimler, Volvo, Audi et Renault, et les sud-coréen Samsung-SDI et SK-Innovation en Hongrie. Cependant, les 2 spécialistes européens des accumulateurs le suédois Northvolt (avec Siemens), et le néerlandais Lithium Werks en Pologne font de même, ainsi que Tesla en Allemagne… La course des tortues débutée voici des années en Asie fait maintenant danser l’Europe depuis un an !

3) Et le lièvre Europe tente de recoller au peloton
Dans ce domaine éminemment stratégique, l’Europe a enfin décidé de se mettre en branle, avec le retard que l’on sait sur l’Asie : Aujourd’hui 9 décembre la commission européenne annonce que suite à la demande de la France et de l’Allemagne en mai dernier, rejoints par lItalie, la Pologne, la Belgique, la Suède et la Finlande, elle autorisait le déblocage de 3,2 milliards d’euros pour développer le secteur des batteries électriques, via un consortium de 17 entreprises et 70 partenaires externes (PME et organismes de recherche), dans quatre niveaux de la chaîne de valeur, et pour construire à terme 3 mega-usines :
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/20765_chaine_de_valeur_des_batteries.jpg
Quelle est l’articulation de cet "European Battery Alliance" avec les consortiums qui étaient annoncés (et qui marchaient déjà à reculons, le PDG de Total, au nom de Saft, ayant déjà déclaré qu’il attendrait de voir quelqu’un d’autre commencer !). Et est-ce que le lièvre part à point à la poursuite de ces rapides tortues ?

4) Du Lithium à la mode de chez nous :
Un autre projet avec financement européen a débuté en début d’année : EuGeLi (European Geothermal Lithium Brine) a pour principal objectif de valider un procédé reposant sur un solide actif co-développé par Eramet, d’améliorer les estimations des réserves de lithium contenus dans les ressources géothermales européennes, et de développer un modèle économique rentable intégré de l’extraction jusqu’au raffinage de lithium en produits de qualité batterie. Ce projet européen réunit notamment Electricité de Strasbourg-Géothermie et BASF avec Eramet et a donc pour but de produire du lithium "made in Europe", qui plus est par une filière respectueuse de l’environnement. L’intérêt pour notre domaine est bien entendu que le Lithium est la principale composante des batteries Li-ion, la technologie dominante.

L’extraction du Lithium n’est pas, en soi, très polluante : Actuellement, plus de 95% du lithium est produit en pompant de la saumure sous la terre et en laissant l’eau s’évaporer dans de grandes cuves, ou directement à l’air dans des marais salants. Le lithium est ensuite séparé de la saumure obtenue par électrolyse. Le problème, c’est qu’ en Amérique du Sud, le « Triangle du lithium », qui couvre une partie de l’Argentine, de la Bolivie et du Chili et contient plus de la moitié de l’approvisionnement mondial, est aussi l’un des endroits les plus secs du monde et il faut donc amener de l’eau pour l’injecter (2 milliards de litre par tonne de lithium). Dans le désert de sel d’Atacama, au Chili, les activités minières ont consommé 65% des ressources en eau de la région. D’autre part, il est possible que des composants chimiques secondaires toxiques s’écoulent dans les réserves d’eau, comme c’est régulièrement le cas autour de la mine de lithium Thibétaine de Ganzizhou Rongda
Pour le projet d’Eramet, déjà testé en Argentine, il s’agit d’installer une unité d’extraction directe du lithium, sur la branche de réinjection d’un puits de géothermie existant.  Cette unité est composée de colonnes remplies du matériau actif, véritable « éponge » à lithium qui extrait sélectivement cet élément (loading).  La saumure pompée est ensuite réinjectée dans le sous-sol, sans impacter l’environnement.

En fait, le problème écologique des batteries rechargeables ne tient pas tant au Lithium qu’au Cobalt, qui se trouve presque exclusivement en République Démocratique du Congo, et qui est particulièrement toxique lors de l’ extraction de son minerai (contrairement à la plupart des autres métaux). Et cela d’autant plus lorsque les conditions d’extraction sont précaires, mafieuses, etc… Les cathodes des batteries associent dans des proportions variables du Nickel, du Cobalt et du Manganèse : elles sont dénommées « NCM ». Il y a quelques années la proportion de ces 3 métaux dans les cellules était identique, et cette « chimie » était appelée NCM 333 ou 111 (les 3 chiffres indiquant la proportion des 3 métaux, soit 33 % de cobalt). Les cathodes actuellement utilisées par de nombreux constructeurs sont du type NCM 622 ou 523 : dans les 2 cas elles ne contiennent plus que 20 % de cobalt. Récemment, des cellules de type NCM 811 qui ne renferment que 10 % de cobalt sont apparues. Elles sont déjà commercialisées depuis quelques mois, notamment par le fabricant coréen de cellules SK Innovation. Quant à Tesla et Panasonic, ils exploitent dans leur gigafactory du Nevada une autre chimie pour les cathodes de la Model 3. Dénommées NCA, ces celulles utilisent de l’aluminium au lieu du manganèse. Elles sont réputées comporter moins de cobalt que les NCM 622. Enfin, le fabricant coréen SVOLT annonce maintenant avoir atteint l’objectif du 0 Cobalt sans perte de performances. Quoi qu’il en soit les recherches vont bon train pour développer de nouvelles chimies de batteries (solides au graphène par exemple).

Pour l’instant, le Lithium reste indispensable. Mais il n’est, quand à lui, pas très rare (33eme élément le plus présent sur terre), et si son cours (il n’est pas coté mais de nombreuses minières si) a explosé depuis le début du siècle jusqu’en 2017 (x30), il est en dégringolade depuis, l’offre dépassant la demande et les nombreux projets miniers en cours ne vont rien arranger, même si le marché du Lithium est lui aussi tenu pour un tiers par les chinois Tianqi et Ganfeng via leurs investissements dans les mines australiennes et chiliennes. Et le jour ou les batteries n’en auront plus besoin…

Pour résumer cette (trop) longue mise au point sur la course aux batteries, je dirais qu’en terme de Croissance Verte, Varta reste un bon investissement. Pour ce qui est des autres intervenants déclarés dans l’Alliance Européenne pour la batterie, ils sont ou trop généralistes, ou non côtés, pour m’intéresser pour l’instant, mais la liste à venir des PME associées pourrait être inspirante. Par contre, une société impliquée dans le projet EuGeLi m’a interpellé, c’est Electricité de Strasbourg, que j’avais déjà en watchlist avant de me renseigner sur ce projet. Enfin, Le Lithium et le Cobalt, matières premières essentielles des batteries actuelles, ne semblent pas présenter d’intérêt boursier et éthique. Le seul point à surveiller comme le lait sur le feu c’est l’éventuelle apparition d’un type de batterie révolutionnaire - ce qui est loin d’être impossible - car elle  départagerai le lièvre et la tortue…

Dernière modification par CroissanceVerte (09/12/2019 18h29)


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#21 09/12/2019 19h27

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Bonsoir

Quelques nouvelles du front des batteries

AIRBUS des batteries

Mais pour alimenter le sujet voici une nouvelle peu médiatisée

TESLA

Enfin on peut s’interroger si  l’EUROPE ne se trompe pas de train après lequel il faut courir

CHINE

Qaunt au stockage de l’hydrogène nous avons cette société française

MCPHY

ou cette solution

ATAWEY

Bonne lecture

Dernière modification par thegambler (09/12/2019 19h35)

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#22 09/12/2019 20h33

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Bonsoir

thegambler a écrit :

Quelques nouvelles du front des batteries

AIRBUS des batteries

Effectivement c’est la nouvelle que je commente dans le poste en référence

thegambler a écrit :

Mais pour alimenter le sujet voici une nouvelle peu médiatisée

TESLA

Le recyclage des batteries usagées (ou endommagées) est un problème non négligeable au point que l’Europe en a fait un des 4 axes de son programme.

thegambler a écrit :

Enfin on peut s’interroger si  l’EUROPE ne se trompe pas de train après lequel il faut courir

CHINE

La Chine est loin d’avoir opté pour l’hydrogène plutôt que les batteries. Les deux solutions restent en compétition partout dans le monde, chacune avec ses problèmes spécifiques et sa recherche. Pour l’instant je mise sur les deux…

thegambler a écrit :

Qaunt au stockage de l’hydrogène nous avons cette société française

MCPHY

J’ai déjà cité McPhy, son forum dédié, et ses difficultés actuelles. Difficile d’investir dedans pour l’instant !

thegambler a écrit :

ou cette solution

ATAWEY

Avec ce type de système intégré, on fait effectivement un grand pas vers la solution idéale ! Il y a cependant encore du chemin à faire dans les piles à combustible…

Merci de vos contributions


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[+1]    #23 09/12/2019 21h14

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Bonsoir,

quelques remarques et retours sur le secteur des Nrj renouvelables :

  -Développeurs francais de projets : Neoen et autres Voltalia. C’est un pari risqué mais très intéressant. Plus ces sociétés s’implanteront à l’international avec succès,mieux ce sera. Il faut savoir que le marché français du renouvelable (éolien et solaire) est très compétitif (et concurrentiel) et donc place ses acteurs et champions nationaux en bonne figure sur des marchés moins compétitifs.

  - Equipementiers solaires : là je fuirais absolument les investissements. Le solaire photovoltaique connait une telle révolution ces 15 dernières années avec tellement de disparitions de géants technologiques qu’il est impossible de se positionner sur un acteur mondial. Attention en termes d’équipements : il faut regarder les fabricants de panneaux (majoritairement asiatiques) et d’onduleurs…mais je ré-itère, tous les leaders mondiaux dans ces deux secteurs ont quasi disparu tous les 3-5 ans (Suntech, solarworld, sunedison…) ou se sont retirés (Schneinder, Nidec…)…

- Fabricants d’éoliennes : avec la faillite de Senvion cet été, un grand boulevard s’est dégagé pour les leader mondiaux restants mais les marges opérationnelles des Vestas, Nordex, Gamesa et autres sont fragiles, et cela lié à l’évolution (maturité) du domaine d’activité qui vise une diminution des prix année après année.

- Trend du marché : le solaire est en train de prendre le lead sur le marché du renouvelable avec un LCOE de plus en plus agressif quelque soit le pays ou marché. Par contre la course effrénée vers de bas couts amène une fragilité des acteurs industriels.

  - Belles opportunités long terme : A mon sens, les plus belles opportunités pour un portefeuille d’actions se situent au niveau des sociétés possédant des actifs renouvelables en propres d’une certaine maturité (tarifs de rachat d’élec a un prix élevé et sécurisés). On peut trouver là des sociétés style développeurs (Neoen ou Voltalia) mais aussi des fonds d’investissements. Le leader mondial est Blackrock,mais des fonds spécialisés comme TRIG sont très intéressants. Attention a bien vérifier en amont que le portefeuille de ces fonds est de qualité et cela est assez difficile.
De mon point de vue, la révolution interne menée chez Engie est assez intéressante et toutes les grosses acquisitions ces dernières années en France sur le marché du renouvelable le démontre. Total n’est pas en reste.

Dernière modification par Asmfan13 (09/12/2019 21h17)

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#24 16/12/2019 08h21

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Bonjour Asmfan, merci pour votre pertinente analyse macro-économique du secteur.

J’ai en effet confiance dans la compétitivité des développeurs français d’énergies renouvelables. Pour ce qui est des producteurs généralistes que sont Engie et Total, leurs croissance verte interne comme externe me plait également, mais cela reste des entreprises trop dépendantes du gaz et du pétrole pour les intégrer dans mon approche.

Pour ce qui est des équipementiers solaires je reconnais qu’investir dans les fabricants de panneaux américains est très risqué. Mais j’ai un esprit de système parfois excessif et je voulais être assez complet… Leurs restructurations restent sous surveillance. Pour les fabricants de micro-onduleurs je suis un peu plus confiant, en tout cas à CT/MT.


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#25 16/12/2019 10h07

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Reporting décembre du portefeuille Croissance Verte, quatrième mois.


POCHE ENERGIE RENOUVELABLE :

Plus value : +15,46 %
Benchmark (ICLN) : +7,16 %

Mouvements du mois :
Futuren revendue à l’occasion de l’OPR  à 1,15€ (PV de 3,6 % soit 36€)
Nextera, qui était une erreur de casting, revendue avec une PV de 6,1%, soit 59€.
Les deux ont été remplacés par :
- Vestas Wind Systems, le danois principal équipementier éolien dont j’ai déjà parlé.
- Ormat Technologies, américano-israélien qui produit des énergies géothermique et de récupération de chaleur industrielle perdue (gros concurrent d’Enertime), mais aussi des équipements pour ce type de production (capitalisation 3 927 M$, PER 38x, EV/EBITDA 13x, ROE 6,22 %, CAPEX/CA 33,7 %, Dette/EBITDA 3x, rendement 0,56 %)

Remarques sur la gestion du portefeuille :
La stratégie sur la Croissance Verte est de long terme. Les valeurs ne sortiront qu’en cas de problème important.
Je ne garde pas de cash pour ce portefeuille et je réinvesti intégralement le produit d’une vente dans l’achat qui la remplace, aux arrondis près.
Pour ce qui est des dividendes, ils sortent du portefeuille (en fait, ils intègrent mes portefeuilles généralistes). Le rendement moyen étant de 1,3 %, cela devrait représenter environ 250€ par poche pour la première année.

Analyse des performances :
Enertime, passe de +44% à -10 %. En cause le fait que la mise en route réussi du premier récupérateur d’énergie industrielle en Chine avait été salué le mois dernier par une hausse exceptionnelle du cours, qui est corrigée maintenant. Rien d’inquiétant pour l’instant.
Bonnes performances des producteurs d’énergie, en particulier français, et américains sauf Terraform dont la performance continue à diminuer. A surveiller.
Pour ce qui est des équipementiers solaires : Pour les panneaux, First Solar remonte un peu et SunPower limite ses pertes, en espérant que son split à venir porte ses fruits. Je suis d’accord avec Asmfan13 que ces investissements sont risqués et doivent rester sous surveillance pour ne pas plomber éternellement le portefeuille. Par contre, les cours des fabricants d’onduleurs SolarEdge et surtout Enphase repartent à la hausse après leur forte correction de l’automne.
Le cours de Ballard Power systems corrige un peu mais les nombreux contrats signés pour l’équipement de véhicules à hydrogène tant aux USA qu’en Europe rassurent largement.
La croissance de Varta ralentit mais le rachat de la branche batteries de grande consommation d’Energizer et la sélection de Varta dans le consortium du plan batteries européen rassurent également.

POCHE TRAITEMENT DE L’EAU ET RECYCLAGE :

Plus value : +25,21 %
Benchmark ((DH2O+EVX)/2) : +7,52 %

Mouvements du mois : néant

Analyse des performances :
Forte hausses de deux de nos CleanTech françaises. Même si leurs cours corrigeront encore d’ici à la production industrielle, c’est bon signe :
Carbios a reçu (enfin, sa filliale Carbiolice, qui vise à produire un additif enzymé permettant le compostage domestique des plastiques à base de PLA) le prix EuropaBio 2019 de la PME biotech la plus innovante d’Europe le 20 novembre. Et le 3 décembre, Carbios a reçu 1,4 million d’euros de l’ADEME après avoir validé la première étape de son projet de recherche sur le recyclage des plastique PET.
Metabolic Explorer a conclu un accord avec DMS pour commercialiser sur le marché des ingrédients cosmétiques le PDO qui sera produit par sa future usine de recyclage.
Envea a également publié de très bon chiffre qui ont plu au marché. Et Derichebourg des chiffres mitigés mais un maintien des marges qui a rassuré aussi (avec les perspectives après l’achat espagnol). Le reste de la gestion des déchets des deux côtés de l’atlantique progresse correctement.
Xebec explose après avoir annoncé un troisième trimestre à + 136%, des contrats aux US et enfin le rachat de CDA Systems, un spécialiste du traitement de l’air américain.
Par contre les australiens Scidev et Envirosuite baissent fortement (tout en restant à +100% et +93% depuis l’été…), tous les deux pour la même raison : des augmentations de capital… Mais la poursuite de leurs croissances respectives, renforcées par les fonds ainsi obtenus, devraient les faire repartir à la hausse (croissance externe pour le premier et gros contrats en Chine pour le second).

Dernière modification par CroissanceVerte (16/12/2019 10h13)


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