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#176 09/09/2022 13h18

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ESTP

toto27 a écrit :

Une question bête :
pour les heures de travail interimaire, est ce que les nombreuses démissions de salariés aux usa ne faussent pas un peu l’indicateur : le patron ne faisant alors simplement appel à l’interim pour combler un trou, et non pas devant une augmentation des commandes?

C’est possible mais intuitivement, il me semble qu’il serait tout aussi difficile de trouver des travailleurs intérimaires que des travailleurs sous contrat.  Perso, je pense que ce critère reste opportun.

Bibike a écrit :

Est-ce que le P/B a toujours un intérêt en 2022 pour estimer la cherté des bigs caps US ?

Il me semble qu’effectivement les besoins actuels en investissements tangibles sont nettement moindres que par le passé.  Par contre, les besoins en investissements incorporels (know how, brevets, …) sont peut-être supérieurs.  Comparer avec la Valeur d’Actif Net Tangible est peut-être moins adéquat que par le passé mais je ne pense pas qu’on soit tout-à-fait dans l’erreur si on travaille avec le price to book.

Gimli]je n’aime plus utiliser le croisement des moyennes mobiles à 50 et 200 jours car je trouve qu’on laisse passer les meilleures opportunités d’achat[/quote]
Moi non plus, ce n’est qu’un critère parmi tant d’autres et sans doute le moins relevant de tous … du moins de mon point de vue.

[quote="Gimli a écrit :

Où récuperez-vous le buy/sell ratio ?

Sur Gurufocus

Gimli a écrit :

se baser sur la moyenne historique pour le ratio junk bond est peut-être erroné car les obligations sont globalement moins intéressantes qu’il y a 20 ans … J’ai tendance à penser qu’il y a en moyenne de toute façon moins d’acheteurs d’obligations bien notées que par le passé…

C’est la raison pour laquelle j’ai indiqué la droite de régression sur le graphique … et on se situe significativement au-dessus.

Bed43fr a écrit :

Comparer la petite crise actuelle aux séismes de l’éclatement de la bulle internet, de la crise des subprimes ou des confinements covid de 2020

On ne saura qu’après coup si la crise actuelle est pire ou moindre que les précédentes.  Celle de 2008 a été moins pire qu’on ne le pensait à l’époque et celle de 2020 aussi.  Par contre, celle de 2001-2003 a été plus longue que beaucoup l’anticipait.  Aujourd’hui, celui qui connait "à coup sûr" l’ampleur de la crise actuelle va, forcément, devenir immensément riche smile

Bed43fr a écrit :

Donc on peut s’amuser à comparer la situation actuelle avec ces évènements majeurs du 21ème siècle pour avoir un élément de comparaison, c’est instructifs, mais je me répète : ces périodes ne sont en rien comparables.

Vous aurez remarqué que je compare aussi à des valorisations moyennes … et que les valorisations actuelles ne tiennent non seulement pas compte d’une éventuelle crise mais tiennent compte d’un avenir radieux et prospère (ce qui sera peut-être le cas … mais perso, je préfère investir quand les marchés anticipent la fin du monde plutôt que lorsqu’ils sont dans un optimisme béat).  D’ailleurs, dans mes précédentes interventions, j’ai souvent précisé que je comparais plutôt la situation actuelle à l’éclatement de la bulle internet (qui a, essentiellement, consisté en un retour de valorisations excessives à des valorisations "normales") plutôt qu’à la crise des subprimes.

Dernière modification par Louis Pirson (09/09/2022 19h17)


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#177 09/09/2022 15h11

Membre (2020)
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ESTJ

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Louis Pirson a écrit :

Vous aurez remarqué que je compare aussi à des valorisations moyennes … et que les valorisations actuelles ne tiennent non seulement pas compte d’une éventuelle crise mais tiennent compte d’un avenir radieux et prospère (ce qui sera peut-être le cas … mais perso, je préfère investir quand les marchés anticipent la fin du monde plutôt que lorsqu’ils sont dans un optimisme béat).

Certes, mais à attendre un krach qui ne vient pas on finit par rater le train.

Il y a une chose que je ne comprends pas, vous dites que les valorisations actuelles ne tiennent pas compte d’une crise à venir et pricent un avenir radieux, pourtant entre l’inflation de 10% et la baisse de 20% des actions on peut dire que la valeur des sociétés américaines a baissé de 30% depuis les plus haut alors même que la situation actuelle est prospère (cf résultats et anticipations des entreprises, cf le chomage).
Je pense au contraire que fin 2021 on anticipait un avenir très radieux (d’où les valorisations excessives, facile à dire après coup) puis qu’au fil des mois en 2022 on a découvert que l’avenir ne serait pas si radieux ce qui a généré le krach qu’on a vécu au S1. Puis les banques centrales se sont mises à la manoeuvre, elles rassurent d’un côté car elles ont enfin pris la mesure du problème de l’inflation et elles font peur en même temps car l’arme des taux peut être dévastatrice pour l’économie. On est dans une phase d’incertitude, ce que la bourse déteste, il y a donc un excès de pessimisme dans les cours (on prépare le pire en espérant le meilleur), c’est pour ça que la plupart de vos indicateurs sont bearish.

Tout ça pour dire que je ne suis pas certains qu’on interprète correctement toutes ces données, certes on est pas à la cave comme en 2008 (mais c’est normal au regard de la situation actuelle) mais on est plus non plus dans les excès de 2021.

Dernière modification par bed43fr (09/09/2022 15h12)


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Favoris 1   [+1]    #178 09/09/2022 16h18

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Bonjour Louis,

Le PE ratio de Shiller que vous mentionnez subit de nombreuses critiques.

Une critique qui revient souvent est que les normes comptables et fiscales ont évolué considérablement au file des décennies, et le PE de Shiller moyen prend en compte les données depuis 1880.

Quid de la pertinence de cet indicateur sur un temps si long avec toutes les évolutions ?

Exemple :
Les normes comptables récentes ont eu un impact énorme sur la comptabilisation des pertes des titres en portefeuille pour les institutions financières pendant la crise de 2008, mais ces pertes sont non récurrentes. Elles ne reflètent pas la capacité bénéficiaire du S&P 500 sur le long terme.

Ces pertes énormes comptabilisés sur 2008/2009 ont de plus eu un fort impact sur le PE de Shiller pendant les 10 ans qui ont suivi (car ces pertes faisant monter artificiellement le PE), donnant l’impression d’un marché surévalué.

En mai 2009, ce ratio donnait un signal vendeur alors qu’il s’agissait de la meilleure opportunité d’achat depuis les années 80.

De même en février 1991 le PE de shiller donnait un marché surévalué (par rapport aux ratios des précedentes décennies) mais il a fallu attendre 9 ans pour atteindre un pic.

On peut donc s’interroger sur la pertinence de prendre en compte le P/E ratio de Shiller pour timer une entrée sur les marchés.

D’autres critiques de ce ratio s’appuient sur le fait que le P/E de Shiller tient compte de l’inflation pour l’ajustement des profits, alors que ceux-ci sont en partie utilisés pour être réinvestis. La croissance des profits réinvestis est en principe nettement supérieure à l’inflation. Cet article en parle.

Par ailleurs le P/E ratio de Shiller est aussi impacté par les taux d’intérêt à long terme,et il faut tenir compte de ces taux pour évaluer si un marché action est cher ou non. Quand ils sont élevés comme dans les années 80, cela tire la valorisation des actions vers le bas, et donc le P/E de Shiller moyen vers le bas également.

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#179 09/09/2022 17h49

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ESTP

bed43fr a écrit :

il y a donc un excès de pessimisme dans les cours (on prépare le pire en espérant le meilleur), c’est pour ça que la plupart de vos indicateurs sont bearish.

Je pense qu’on ne s’est pas très bien compris : mes indicateurs de sentiments sont des indicateurs contrarian : ils sont bearish quand le marché est optimiste et bullish quand le marché est pessimiste.  C’est bien parce que mes indicateurs n’indiquent justement pas d’excès de pessimisme que je considère que le moment d’investir massivement n’est pas arrivé.

Comme je l’ai écrit, j’investis massivement quand le marché prévoit le pire parce qu’au moins, je sais que le pire est pricé.  Aujourd’hui, le marché est très très très loin de prévoir le pire. Vous le dites vous-même : même revu à la baisse, les anticipations de résultat pour les entreprises sont très bonnes.  Pour investir massivement, je préfère la situation de 2008-2009 quand on anticipait des résultats exécrables.

Je précise le "massivement" parce que ça ne veut pas dire que je ne suis pas du tout investi (+/- 60 % actuellement).

Pancake a écrit :

Ces pertes énormes comptabilisés sur 2008/2009 ont de plus eu un fort impact sur le PE de Shiller pendant les 10 ans qui ont suivi (car ces pertes faisant monter artificiellement le PE), donnant l’impression d’un marché surévalué.

Je ne sais pas d’où viennent ces sources mais le per de Shiller que j’ai pour la période indiquait au contraire que mars 2009 était bien "l’occasion d’une génération" pour investir et indique aussi un "creux" de valorisation en 1991. Mes sources



Pancake a écrit :

Par ailleurs le P/E ratio de Shiller est aussi impacté par les taux d’intérêt à long terme,et il faut tenir compte de ces taux pour évaluer si un marché action est cher ou non. Quand ils sont élevés comme dans les années 80, cela tire la valorisation des actions vers le bas, et donc le P/E de Shiller moyen vers le bas également.

Oui, c’est pourquoi j’aborde aussi dans mon analyse la prime de risque

Louis Pirson a écrit :

3. Prime de risque (per de Shiller inversé – taux des t-bond 10 y) : 0,16 %

Repères :

Moyenne 2000-2022 : 0,70 %
Plus bas crise covid (mars 2020) : 3,20 %
Plus bas crise de l’euro (août 2011) : 2,12 %
Plus bas crise des subprimes (mars 2009) : 1,78 %
Plus bas éclatement bulle internet (septembre 2002) : 0,61 %


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#180 09/09/2022 19h38

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Concernant février 1991, si on se replace à l’époque, le PE de Shiller était à 17,36, son plus haut (avec juin et juillet 1990) sur presque 20 ans depuis les 17,41 de mars 1973. Il était nettement au-dessus de sa moyenne historique si on enlève les décennies qui ont suivi.

Donc à l’époque si ce ratio avait existé (il a été crée quelques années plus tard), en regardant le passé uniquement on aurait pu se dire que le marché était survalorisé.

Concernant mai 2009, je n’ai pas creusé mais j’ai vu deux auteurs parler d’un signal de vente ou de survalorisation avec le Shiller pour cette période :

Bernard Mooney a écrit :

Selon cet indice, le marché américain est surévalué depuis mai 2009 (c’est-à-dire que le S&P 500 se vendait au-delà de sa médiane historique).

Source

Jeremy Siegel a écrit :

It’s a metric that flashed a sell signal in May 2009, perhaps the best time to buy stocks since the early 1980s.

Source

Au 1er trimestre 2009, le PE ratio normal était de 123, donc sur la base de ce ratio au moins le marché était surévalué, même si c’etait le meilleur moment pour acheter.

Si vous voulez creuser sur les défauts du PE Shiller, vous trouverez de nombreux articles à ce sujet sur le web, en associant par exemple shiller ratio avec les mots flaws ou wrong ou criticism.

Dernière modification par Pancake (09/09/2022 19h42)

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[+1]    #181 10/09/2022 15h24

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ESTP

Pancake a écrit :

Au 1er trimestre 2009, le PE ratio normal était de 123, donc sur la base de ce ratio au moins le marché était surévalué, même si c’etait le meilleur moment pour acheter.

J’ai écrit à plusieurs reprises dans cette file et dans d’autres que le PER simple me semblait être le plus mauvais indicateur qui soit pour évaluer un marché ou une entreprise particulière (certains m’ont d’ailleurs reproché d’utiliser le per de Shiller précisément parce qu’il ne tenait pas assez compte, à leurs yeux, de la hausse exponentielle des résultats des entreprises de ces 2 ou 3 dernières années).  Ne mélangeons donc pas "per" et "per de shiller".

Revenons donc au per de shiller puisque c’est de cela qu’il était question …

Bernard Mooney et Jeremy Siegel peuvent raconter ce qu’ils veulent, moi, ce que je vois, c’est que le PER de Shiller était bel et bien à un plus bas en mars 2009. 

C’est d’ailleurs intuitif puisque le principal avantage du per de Shiller est de lisser les années exceptionnelles : l’année 2008 a elle seule n’a pesé que pour 10 % du bénéfice pris en compte.  A elle seule, elle n’aurait donc pu propulser les per vers le haut.

Et je prouve ce que j’avance.  J’ai calculé les per de Shiller au 31/12 des années 2007 à 2011 et j’obtiens :

31/12/2007 : 81,30
31/12/2008 : 76,58
31/05/2009 : 74,01
31/12/2010 : 77,04
31/12/2011 : 79,94

Et que constate-t-on ?  le bénéfice "Shiller" n’a baissé que de 8,9 % entre fin 2007 et le 31/05/2009 alors que, dans le même temps, le S&P500 avait perdu 37 % : il est donc IMPOSSIBLE que le per de Shiller ait donné un signal de vente durant cette période car la valorisation de l’indice n’a pu que fortement baisser …

Enfin, remarquons que la période 2008-2009 n’entrant plus en ligne de compte pour calculer le per de shiller 2020-2021 et 2022, celui est donc aujourd’hui "boosté" par le fait qu’il n’a été calculé qu’au cours d’une période d’expansion monétaire.  De là à dire qu’il est surévalué, il y a un pas que je ne franchirai pas.

Une autre précision importante : chaque intervenant sur cette file s’attarde sur un indicateur précis pour tenter de démontrer que cet indicateur n’est pas pertinent.   Mais je voudrais rappeler que dans ma "revue du S&P500", je présente 20 indicateurs différents (et, de temps à autres, j’en utilise un douzaine d’autres).   

Si je présente 20 indicateurs, c’est pas pour n’en utiliser qu’un : les autres ne sont pas la pour "faire joli".  Jamais je ne prendrai la décision d’investir ou de désinvestir sur base du signal d’un seul indicateur. 

Par exemple, la valorisation des sociétés se doit d’être couplée au niveau des taux d’intérêt (d’où le calcul de la prime de risque).  Ainsi, comparer le per de shiller de 1991 avec celui de 1982 alors que les taux à long terme ont diminué de plus de moitié entre les deux périodes me semble très réducteur et simpliste.

Bref, il ne faut pas voir cette revue des indicateurs comme un outil de décision pur et dur. 

Parce que je suis un indécrottable investisseur "value" et si j’ai le bonheur de tomber sur des sociétés réellement sous-évaluées, quelle que soit les prévisions générales de marché, je les achèterai.  Le problème, c’est que depuis fin 2016, je n’en trouve plus (je ne prétends pas qu’il n’y en a plus du tout mais, perso, je ne les vois pas).  A partir de ce constat, j’ai deux possibilités :

- soit je reste à l’écart du marché mais on sait combien il peut se montrer irrationnel et ce, pendant très longtemps

- soit j’investis sur des thèmes plus généralistes (essentiellement des holdings pour ma part) tout en tentant d’éviter de trop charger la mule si le marché et l’environnement macro-économique envoient des signaux de vigilance. 

Enfin je rappelle que, bien que je sois extrêmement prudent par rapport à ce que j’observe sur les marchés pour le moment, j’ai acheté plus que j’ai vendu depuis le début de cette année et je suis investi à +/- 60 % . 

Si mes indicateurs macro m’incitent à la prudence, je ne regarde cependant pas "passer le train".

Dernière modification par Louis Pirson (10/09/2022 15h46)


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[+1]    #182 12/09/2022 15h13

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ESTP

"Les marchés" sont focalisés sur l’évolution des taux d’intérêt … et oublient complètement qu’il ne s’agit que d’un des deux éléments permettant de valoriser une entreprise.  L’autre élément étant la capacité bénéficiaire de cette dernière.

Or, je constate que, petit à petit, les prévisions de bénéfices futurs deviennent un peu moins optimistes, un peu plus réalistes …



De même, l’ISM manufacturier qui est considéré comme un lead indicator des bénéfices des sociétés plonge plein sud



Ceci juste pour attirer l’attention sur le fait que la macro peut faire la micro (évolution des taux) mais que la micro peut aussi faire la macro (résultats des entreprises)


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#183 12/09/2022 15h31

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Bonjour,

Justement , je ne vous avais pas questionné sur ce sujet mais vous aviez mentionné la méthode VANT pour évaluer une entreprise .

j’ai cherché un peu mais n’ai rien trouvé .

pouvez vous décrire succintement la méthode ,SVP?

en quoi se différentie t’elle du fair price ?

Cordialement

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[+2]    #184 12/09/2022 16h15

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ESTP

La Valeur d’Actif Net Tangible, ce sont les fonds propres de l’entreprise desquels on déduit tous les actifs "qu’on ne peut pas toucher" comme le goodwill, les incorporels, les droits au bail, …

En gros, il reste les immeubles, les installations et machines, les participations financières, les stocks, les créances et le cash.


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[+2]    #185 14/09/2022 22h11

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ESTP

Petite mise à jour des dernières opérations réalisées…

1. Constitution progressive d’une poche "small cap value"par des achats répartis au cours des 3 dernières semaines de :

- Immo Moury

Accentis

Abo Group

Richelieu

2. Aujourd’hui,  début de la reconstitution de la poche "technologies disruptives" que j’avais soldées le 10/08 par des achats de lots de :

Zoom
Draftking
Twilio
Invitae

3. Aujourd’hui,  léger renforcement du fonds fermé Templeton Emerging Market pour mon portefeuille "buy and hold" (cfr sous-évaluation relative des émergents abordée ci-avant)


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[+3]    #186 15/09/2022 09h26

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INTP

Bonjour Louis Pirson,

Comme je vous l’ai dit par message privé, voici une réserve sur un autre des indicateurs que vous utilisez (votre message original est ici).

Pour rappel, la première était sur le croisement des MM50 et MM200, indicateur qui n’en est pas un puisqu’il n’est statistiquement pas prédictif, et qu’il est même contre-productif pour tous les signaux à la baisse).

Je tiens avant tout à signaler que je trouve votre participation agréable à lire et originale (sinon je n’aurais pas pris le temps de tester vos idées smile ). Je ne souhaite pas rentrer dans un conflit, ni vous offenser. Je suis simplement à la recherche de la vérité "statistique" derrière certains indicateurs, et ayant trouvé votre approche intéressante, j’ai testé certaines de vos idées. J’admets néanmoins que je connaissais déjà la réponse pour les croisements de MM wink

Cette fois-ci, j’ai étudié votre indicateur S&P500/WTI :

Louis Pirson a écrit :

1. Ratio S&P500/WTI : 47,92

L’économie est de l’énergie transformée, quand le pétrole est cher (la courbe brune vers le bas) par rapport aux actions, on anticipe un ralentissement futur et donc le marché n’est pas trop euphorique.  Pour le moment, le niveau du ratio est relativement élevé mais il se trouve depuis presque 2 ans dans un canal descendant.

Vous affirmez que quand le pétrole est cher, on anticipe un ralentissement futur de l’économie. J’ai donc reproduit votre indicateur 1990 et backtesté votre idée sur le S&P500.

Pour ce faire, j’ai commencé par attribuer à chaque point de votre indicateur le gain du S&P500 entre la date du point et 1 an, 3 ans, 5 ans et 10 ans après ledit point. Cela nous permet de visualiser graphiquement l’effet prédictif de l’indice sur chaque durée (1, 3, 5, 10 ans) ; c’est à dire quelle a été la croissance du S&P500 après ces durées.



On remarque deux différences notables entre votre graphique et le mien : j’ai inversé votre indicateur pour observer plus facilement une corrélation (visuellement), et votre indicateur a une tendance un peu plus haussière que le mien : il est possible que vous ayez choisi les cours du WTI corrigés de l’inflation ou que nous utilisions chacun de notre côté une série légèrement différente du S&P (TR, GR…). Cela ne changera pas drastiquement les conclusions de l’étude.

Ce que l’on voit en premier lieu, c’est qu’il n’y a pas de pouvoir prédictif ; ni à 1 an, ni à 3, ni à 5, ni à 10. Autrement dit, cet indicateur ne peut pas nous servir à anticiper un mouvement du marché, et à priori pas non plus à déterminer si la valorisation du S&P500 est trop forte ou trop faible. Ceci étant dit, estimer une corrélation à vue de nez n’est pas très mathématiquement rigoureux.

J’ai donc calculé une corrélation roulante sur 60 jours entre votre indicateur et la croissance du marché 1, 3, 5 et 10 ans plus tard. Pour rappel, une corrélation n’est pas statistiquement forte (pour une utilisation systématique et précise) si elle n’est pas au moins supérieure à 0.9 (corrélation positive) ou inférieure à -0.9 (corrélation négative). Tout en précisant par ailleurs qu’à titre personnel, j’ai déjà dû mettre fin à l’utilisation d’une corrélation de 0.93 dans un algorithme parce que la marge d’erreur sur le résultat final était beaucoup trop forte malgré tout.

Voici ce que l’on obtient :



On peut donc affirmer que :
- la corrélation est "majoritairement" négative, mais de très très peu. Ce qui veut dire que quand l’indice descend, le S&P aurait plutôt tendance à monter, soit à priori l’inverse de ce que vous affirmez. Au vu de la variabilité de la corrélation roulante, cela n’a cependant aucune espèce de cohérence ou de représentativité. Autrement dit, on ne peut pas affirmer que lorsque l’indicateur va dans un sens, il anticipe un mouvement du S&P500.
- le degré de corrélation est tellement variable pour les 4 échéances que l’utilisation de l’indicateur serait parfois pertinente et parfois non, parfois correcte sur quelques jours, parfois incorrecte. Autrement dit, c’est le hasard.
- le degré de corrélation est excessivement faible ; elle est parfois positive et parfois négative, mais dans tous les cas BEAUCOUP trop faible pour affirmer que l’indicateur a une quelconque valeur prédictive ou statistiquement significative.

En d’autres termes, on ne peut pas prouver que cet indicateur ait une quelconque valeur prédictive ou indicative. Entre celui-ci et le hasard, il n’y a qu’un pas.

Je suis prêt à prendre le pari que votre indicateur S&P500 sur or n’a pas non plus de pertinence statistique, ni vraiment de raison rationnelle d’exister dans la mesure ou votre affirmation "Quand l’or est chère, les investisseurs ont peur et privilégie la sécurité.  Le marché n’est alors pas trop euphorique" me semble pour le moins très approximative.

Le travail nécessaire à backtester tous les indicateurs que vous utilisez est assez important et je n’ai pas la motivation de le faire, mais si vous l’avez, je vous suggère de faire l’étude. Il est assez probable qu’elle vous montre que vous vous basez sur des indicateurs qui n’ont en fait pas de raison d’être utilisés, de part leur manque de pertinence statistique.

Curieux de connaitre votre point de vue ou de lire vos réserves/désaccords sur mon analyse.

Déontologie : je suis short de l’EURSTOXX600, et son sort est partiellement lié à celui du S&P500.

Amicalement,
Ursule

Dernière modification par Ursule (15/09/2022 09h27)

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[+2]    #187 15/09/2022 12h02

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Vous allez être étonné … mais je suis parfaitement d’accord avec tout ce que vous avez écrit smile 

Par contre, il semble bien qu’il y ait une grosse incompréhension sur la manière d’utiliser les indicateurs de sentiments dont le ratio S&P500/WTI est une des composante.

Ursule a écrit :

Vous affirmez que quand le pétrole est cher, on anticipe un ralentissement futur de l’économie.

oui

Ursule a écrit :

Autrement dit, cet indicateur ne peut pas nous servir à anticiper un mouvement du marché, et à priori pas non plus à déterminer si la valorisation du S&P500 est trop forte ou trop faible

Ai-je affirmé le contraire ?  Je ne pense pas avoir affirmé que ce ratio permettait de valoriser le S&P500 : dans ce cas, je l’aurais classé dans la rubrique "valorisation du marché américain" et non dans la rubrique "sentiment des investisseurs".   Je n’ai pas non plus affirmé qu’à lui seul, il nous permettait d’anticiper les mouvement du marché.

Ursule a écrit :

la corrélation est "majoritairement" négative, mais de très très peu. Ce qui veut dire que quand l’indice descend, le S&P aurait plutôt tendance à monter, soit à priori l’inverse de ce que vous affirmez.

Et nous voilà arrivé au point où je ne suis pas d’accord : je n’ai absolument pas affirmé le contraire … au contraire smile 

J’ai affirmé que le marché ANTICIPAIT un ralentissement futur quand le WTI était cher et donc, l’inverse quand il n’est pas cher, pas que le marché allait baisser ou monter.

Il me faut donc revenir à expliquer comment je me sers des indicateurs de sentiment.  Ce sont pour moi  des indicateurs contrarian.  Je pensais que c’était évident quand j’affirme que je trouve le marché trop "zen".  Quand le marché anticipe une récession ou une période d’hyperinflation ou une crise financière ou …., c’est le moment où j’investis … pas quand il anticipe une période où le miel coule à flot. 

Plus le marché est stressé, plus j’ai envie d’investir.  Et pour savoir si le marché est stressé, j’utilise 7 indicateurs différents dont le ratio S&P500/WTI.  Pour le moment, le pétrole reste bon marché relativement au S&P500  donc, selon ma théorie, le marché n’anticipe PAS  (ou pas suffisamment) une récession/stagflation/crise/…   Donc le marché est trop euphorique, donc, sur base de ce seul ratio, je me tiens à l’écart du marché jusqu’à ce qu’il entre en mode "panique".  Vous remarquerez néanmoins la tendance à la baisse du ratio et donc, peut-être, l’arrivée d’un point d’entrée (si on se base sur ce seul et unique ratio)

Ainsi, le travail remarquable que vous avez réalisé, loin de démontrer que ce ratio n’est pas adéquat, me semble, au contraire, conforter l’idée qu’il est opportun SI ON L’UTILISE CORRECTEMENT, à savoir :

- qu’en tant qu’’indicateur de sentiment, il s’agit d’un indicateur contrarian
- qu’il n’est qu’un des éléments permettant de déterminer le sentiment du marché et qu’il ne se suffit pas par lui-même

Dernière modification par Louis Pirson (15/09/2022 12h02)


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#188 17/09/2022 11h25

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ESTP

Après une semaine chahutée sur les marchés, un petit point rapide sur 3 indicateurs de sentiment :

EPCR 5 jours : 0,72 ==> en hausse depuis le dernier pointage mais toujours en-dessous du plus haut ytd (0,82) et très loin des plus hauts atteints sur les périodes de "vraies" paniques (cfr revue du s&p500 plus haut dans cette file)

Vix : 26.30 ==> très loin du plus haut de mars 2022 et encore plus loin des plus hauts atteints lors des périodes de "crises"

ratio junk bonds/obligations sans risque  : 0,85 ==> stable par rapport au dernier pointage, toujours éloigné des plus bas atteints ytd et toujours largement au-dessus de la droite de régression à long terme

Bref, pour moi, malgré les petites secousses de cette semaine, le marché reste calme et serein et nous sommes toujours très loin des phases d’abandon et de désespoir qui sont les caractéristiques de fin de marché baissier.  Je peux évidemment me tromper (c’est pourquoi j’achète des petites louchettes à chaque mouvement baissier) mais je reste très prudent avant d’engager "à donf" mes précieuses réserves de liquidités et d’obligations chinoises. 

Dernière modification par Louis Pirson (17/09/2022 11h26)


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[+1]    #189 18/09/2022 18h58

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ESTP

Petite réflexion sur l’immobilier américain.

L’indice case-shiller des prix de l’immobilier résidentiel américain trône à des sommets (du moins sur base du dernier moi disponible clôturé au 30/06).



Quand je regarde le dernier sommet atteint, celui de juin 2006 avant que l’immobilier US n’entame sa chute pour faire aboutir à la crise des subprimes, je constate que depuis cette date :

- les taux d’emprunt immobilier à 30 ans ont diminué de 11,5 %
- l’indice des prix à la consommation a augmenté de 45,7 %
- les revenus des ménages hors inflation ont augmenté de 9 %

Si je pars du sommet de mai 2006 avec un indice à 184,60 et que je l’actualise en tenant compte des 3 paramètres ci-dessus, le nouveau sommet "bullesque" devrait se situer à  : 184,60 X 1,115 X 1,457 X 1,09 soit 326,88.   Fin juin, le case-shiller était à 308,18. 

Nous ne sommes donc qu’à 6 % de la valorisation "subprimesque" avec une nuance : en 2006, l’inflation, bien qu’élevée, était de 3,2 % et les taux réels de 2,68 %.  Aujourd’hui, l’inflation est de 8 % et les taux réels de 1,02 %.  La marge de manoeuvre pour soutenir l’immobilier me semble bien plus faible qu’à l’époque.

Pour que l’immobilier se maintienne, il faudrait que les revenus hors inflation des ménages poursuivent leur augmentation.  Or, depuis un pic en 2019, je constate que, pour le moment, ces revenus sont plutôt en train de diminuer.



Bref, pour ma part, je reste à l’écart du marché immobilier américain … ce qui m’ennuie un peu : je viens de tomber sur deux small cap assez décotées sur lesquelles j’aurais pu jeter mon dévolu mais que j’estime trop liée au secteur de la construction.


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[+1]    #190 18/09/2022 21h52

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INTP

Pour rejoindre ce que vous dites, mais vu sous un autre angle, le nombre d’heures de travail (salaire moyen) pour payer une mensualité de crédit immobilier aux US a explosé récemment et retrouve les niveaux de 2006 :


Parrainages Coinbase - Binance - Maiar - FTX

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#191 21/09/2022 09h07

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INTP

Bonjour à tous,

Louis Pirson, le 15/09/2022 a écrit :

J’ai affirmé que le marché ANTICIPAIT un ralentissement futur quand le WTI était cher et donc, l’inverse quand il n’est pas cher, pas que le marché allait baisser ou monter.

Plus le marché est stressé, plus j’ai envie d’investir.  Et pour savoir si le marché est stressé, j’utilise 7 indicateurs différents dont le ratio S&P500/WTI.  Pour le moment, le pétrole reste bon marché relativement au S&P500  donc, selon ma théorie, le marché n’anticipe PAS  (ou pas suffisamment) une récession/stagflation/crise/…   Donc le marché est trop euphorique, donc, sur base de ce seul ratio, je me tiens à l’écart du marché jusqu’à ce qu’il entre en mode "panique".  Vous remarquerez néanmoins la tendance à la baisse du ratio et donc, peut-être, l’arrivée d’un point d’entrée (si on se base sur ce seul et unique ratio)

Ainsi, le travail remarquable que vous avez réalisé, loin de démontrer que ce ratio n’est pas adéquat, me semble, au contraire, conforter l’idée qu’il est opportun SI ON L’UTILISE CORRECTEMENT, à savoir :

- qu’en tant qu’’indicateur de sentiment, il s’agit d’un indicateur contrarian
- qu’il n’est qu’un des éléments permettant de déterminer le sentiment du marché et qu’il ne se suffit pas par lui-même

@Louis Pirson : C’est précisément mon point ; vous affirmez que c’est un indicateur (contrarian ou non) sans données pour appuyer ce point smile

J’ai noté en gras vos affirmations :

1. Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que le marché anticipe un ralentissement futur quand le WTI est cher (ou l’inverse) ? Par ailleurs, quelle est votre définition du "cher" ? Quels sont les éléments pour soutenir que le marché anticipe cela ?

2. Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que le marché est stressé quand vos indicateurs, dont celui-ci, sont à un certain niveau ?

> Vous noterez que l’indicateur choisi n’a pas varié énormément en 2008/2009 par exemple. Affirmez-vous que les marchés n’étaient pas stressés en 2008/2009?
> Si l’on observe le niveau de 2001, qui est par ailleurs similaire à celui de 1997 et de 2015 à 2019, affirmez-vous que 2001 n’a pas connu un marché stressé ? L’était-il autant qu’en 1997 ou en 2015-2019 ?
> L’indicateur n’indique PAS TOUJOURS un marché stressé et le marché n’est PAS TOUJOURS stressé quand l’indicateur est à un certain niveau. Autrement dit, l’indicateur n’indique pas grand chose.

3. Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer qu’ils permettent d’identifier un point d’entrée ?

> Selon le raisonnement ci-dessus et les conclusions de mon message précédent (pas de corrélation entre l’indicateur et le futur des marchés), aucun niveau n’aurait pu vous permettre d’identifier un quelconque point d’entrée. Je suis prêt à parier la même chose sur votre indicateur basé sur l’or, dont la réputation en matière de "protection contre l’inflation" vient d’une période courte des années 1970 et ne se vérifie plus depuis.

En conclusion, il ne me semble pas que les éléments que vous exposez vous permette d’affirmer que cet indicateur soit d’une quelconque utilité. Selon ma courte étude, cet indicateur n’en est pas un et n’a pas de raison d’être (sa valeur ne détermine pas le stress du marché et le marché n’est pas forcément stressé de la même manière à valeur d’indicateur égale). Il me semble qu’il s’agit surtout d’un biais cognitif ou d’une manière de se rassurer, puisqu’il n’a pas de valeur statistique, prédictive ou même corrélative. Encore une fois, je ne cherche pas à vous torpiller, et j’aime votre approche originale, mais je pense que vous faites erreur sur l’utilisation de ces éléments.

Auriez-vous d’autres éléments qui viendraient en contradiction de ma conclusion ? 

Amicalement,
Ursule

Dernière modification par Ursule (21/09/2022 09h35)

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[+2]    #192 21/09/2022 09h46

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ESTP

ursule a écrit :

@Louis Pirson : C’est précisément mon point ; vous affirmez que c’est un indicateur (contrarian ou on) sans données pour appuyer ce point

J’ai posté un graphique historique de ce ratio et je donne les valeurs atteintes à chaque creux de marché.  Par contre, vu que cette file s’intitule "portefeuille d’actions de Louis Pirson", j’explique ce que je fais mais pas ce que chacun doit faire.  A partir de ces données, chacun est libre de les interpréter comme il l’entend.

Moi, ce que je constate, c’est qu’à l’exception du crash artificielle de mars 2020, l’indicateur s’est bel et bien retourné avant le marché.  Vous-mêmes avez d’ailleurs constaté que l’indicateur était bel et bien contrarian :

Ursule a écrit :

la corrélation est "majoritairement" négative, mais de très très peu. Ce qui veut dire que quand l’indice descend, le S&P aurait plutôt tendance à monter

ursule a écrit :

Vous noterez que l’indicateur choisi n’a pas varié énormément en 2008/2009 par exemple. Affirmez-vous que les marchés n’étaient pas stressés en 2008/2009?

Nous ne devons pas voir la même chose, personnellement, je constate que le ratio est en baisse durant toute l’année 2008 et atteint un plus bas historique vers août 2008 (je ne suis plus certain de la date, je n’ai pas mon tableau de données sous la main)

ursule a écrit :

> Si l’on observe le niveau de 2001, qui est par ailleurs similaire, à celui de 1997 et de 2015 à 2019, affirmez-vous que 2001 n’a pas connu un marché stressé ? L’était-il autant qu’en 1997 ou en 2015-2019 ?
> L’indicateur n’indique PAS TOUJOURS un marché stressé et le marché n’est PAS TOUJOURS stressé quand l’indicateur est à un certain niveau. Autrement dit, l’indicateur n’indique pas grand chose.

D’une part, je constate effectivement une baisse du ratio durant les années 2001-2002.  Mais surtout, il me faut réexpliquer une fois de plus comment j’utilise mes indicateurs.  Je répète donc que j’utilise 7 indicateurs de sentiment.   Je vais donc expliquer une fois de plus que si j’en utilise 7 (et quelques autres que je ne publie pas systématiquement), c’est parce que j’ai besoin de ces 7 indicateurs pour me faire une idée du sentiment du marché.  Les 6 autres ne sont pas là pour "faire joli".  J’exprime donc une fois de plus qu’un indicateur, à lui tout seul, ne veut rien dire.  C’est comme ne voir dans un portrait que le menton de la personne et décider à la vue de ce seul menton que la personne est jolie ou non. 

ursule a écrit :

Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer qu’ils permettent d’identifier un point d’entrée ?

Rien (cfr mon message ci avant)

ursule a écrit :

En conclusion, il ne me semble pas que les éléments que vous exposez vous permette d’affirmer que cet indicateur soit d’une quelconque utilité. Selon ma courte étude, cet indicateur n’en est pas un et n’a pas de raison d’être (sa valeur ne détermine pas le stress du marché et le marché n’est pas forcément stressé de la même manière à valeur d’indicateur égale). Il me semble qu’il s’agit surtout d’un biais cognitif ou d’une manière de se rassurer, puisqu’il n’a pas de valeur statistique, prédictive ou même corrélative. Encore une fois, je ne cherche pas à vous torpiller, et j’aime votre approche originale, mais je pense que vous faites erreur sur l’utilisation de ces éléments.

A partir du moment où je constate que le ratio a effectivement marqué des points bas et s’est retourné avant le retournement du s&P500 lors des marchés baissiers 2000-2002 et 2008-2009, je ne peux que penser que votre conclusion est, à tout le moins, trop catégorique pour être correcte.

Ursule a écrit :

Il me semble qu’il s’agit surtout d’un biais cognitif ou d’une manière de se rassurer,

j’ai vécu le flash crash de 1987 et me suis pris en pleine face la crise asiatique de 1998, la bulle internet de 2000-2002, la crise des subprimes 2008-2009 puis j’ai vécu la crise de l’euro 2011 et le crash covidien de 2020.  Pensez-vous réellement que j’aie besoin d’être rassuré ?  smile

Dernière modification par Louis Pirson (21/09/2022 09h58)


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#193 22/09/2022 18h50

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ESTP

Je profite du léger stress sur les marchés de ces derniers jours pour tirer quelques "cartouchettes" pour mon portefeuille "disruption" avec des achats à l’instant de Twist Bioscience et de Block.


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#194 23/09/2022 10h01

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ESTP

mesure "express" du stress sur les marchés :

EPCR 5 jours : 0,71
Vix à un max de 27.77 hier
ratio JNK/TLT à 0,85

==> niveau de stress comparable à la semaine dernière que je pourrais décrire par une légère anxiété tout au plus smile



Je reprécise à toutes fins utiles que ce n’est que mon avis, que je n’ai aucune certitude à ce sujet et qu’il s’agit juste de présomptions de ma part.   Il est même possible que je me trompe dans les grandes largeurs et que le point bas de ce marché baissier ait été fait en juin …

Dernière modification par Louis Pirson (23/09/2022 10h08)


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#195 23/09/2022 14h29

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Pour moi, nous ne sommes pas dans une période d’investissement "peur". Les médias nous abreuvent de nouvelles porteuses de peur, mais les gens, individuellement, ne sont pas dans une tactique de peur. Ils sont dans une tactique "Je profite à fond". Je ne sais pas si ça correspond à "retour à la normale" dans votre graphique.

J’entends de voir ce que ça va donner après l’hiver.

Que veulent dire "piège à ours" et "piège à taureaux"?

🌳🌿🌳🌿

Dernière modification par Flower (23/09/2022 14h30)

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#196 23/09/2022 14h39

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ESTJ

Membre clivant Membre parfois clivant Membre clivant

Bear trap : une baisse en pleine montée qui fait croire aux vadeurs qu’ils peuvent y aller à fond alors qu’en fait la bulle débute
Bull trap : une remontée en début de krack qui fait croire aux acheteurs que ce n’était qu’une légère consolidation et pas le début d’un krach


TdB PEA/CTO Parrainage Ohm Energie Parrainage Boursorama : NIPA2313

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#197 23/09/2022 14h39

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Je suis assez d’accord sur ce mix entre "Retour à la normale/Profitons de la vie" et le momentum "Peur".
Il me semble que nous naviguons dans une phase de "tous les possibles" avec tout de même une échéance prochain (l’hiver en Europe) qui ne s’annonce pas réjouissante.
Mais pour que nous basculions dans la phase "capitulation", il nous faut un catalyseur, un moment Lehman Brothers (regardez du côté de crédit suisse : Credit Suisse a approché des investisseurs en vue d’un possible appel au marché-sources, Actualité des sociétés - Investir-Les Echos Bourse ) ou bien un autre cygne noir ( usage du feu nucléaire ? Crise de la dette européenne/crise politique ? Etc…)

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#198 23/09/2022 14h48

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je suis d’accord . personne ne mesure encore ce qu’il y a derrière (peut être rien)

Tous les collègues ne pensent qu’ à changer de boulot car ils pensent augmenter le salaire à cause de l’inflation .

Pourtant il y a des signes même du coté des offres d’emploi j’en ai moins que il y a 6 mois en ce moment .
jusqu’ à un cac à 6000 je renforçai maintenant j’attends un peu il semble que ce soit quand même des bear trap et j’ irai avec plus de liquidités plus tard 

(désolé pour votre file Louis Pirson)

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[+1]    #199 23/09/2022 16h50

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ESTP

Flower a écrit :

Les médias nous abreuvent de nouvelles porteuses de peur, mais les gens, individuellement, ne sont pas dans une tactique de peur. Ils sont dans une tactique "Je profite à fond". Je ne sais pas si ça correspond à "retour à la normale" dans votre graphique.

Evidemment, toute la question est là.  Chacun tentera se situer l’instant présent sur le graphique.   

De mon point de vue, nous serions sur la phase "retour à la normale" si nous avions connu les phases de capitulation et de désespoir.  Or, selon moi, nous ne sommes pas encore passé par ces étapes qui me semblent obligatoires et nécessaires pour envisager de sortir d’un marché baissier.

La preuve ?   Les indices dévissent mais, surtout, les nouvelles macros sont exécrables mais mes indicateurs de sentiment n’indiquent pour le moment aucune panique (et n’en ont jamais indiqué depuis le début de ce marché baissier). 

De plus, les valorisations des entreprises individuelles restent assez élevées (même si, cet après-midi, j’ai constaté que certaines valorisations commencent, enfin, à approcher de prix que je qualifierais de corrects, voire même de bon marché).

Et la preuve ultime, ce sont les réactions sur le forum smile chaque creux de marché est considéré comme une occasion de renforcer.  Je ne prétends pas que renforcer dans les creux soit une mauvaise idée mais par contre, ça indique clairement que Mr Market n’est pas dépressif.  Lors de la crise de 2008-2009, les forumeurs sur Bourso étaient complètement dégouttés.  La plupart quittaient la bourse définitvement (enfin, "définitivement", ils sont revenus par après pour la plupart smile )  Moi-même, je vivais chaque consultation de mon compte-titres comme un moment très douloureux. 

Je ne dis pas que l’on doit obligatoirement revivre de tels moments … mais j’ai la ferme conviction qu’on est encore très loin de ces moments, si pas temporellement, au moins dans l’intensité.

Dernière modification par Louis Pirson (23/09/2022 16h51)


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#200 23/09/2022 19h02

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ESTP

Quelques achats ce jour : renforcement de Invitae et achat de Coinbase pour mon portefeuille "disruption" et achat d’Alset Ehome International pour mon portefeuille "small cap value".  Je dois être investi autour de 56-57 % à présent

Dernière modification par Louis Pirson (23/09/2022 19h04)


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