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Forums des investisseurs heureux

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[+1]    #26 24/08/2016 09h15 → Scor : réassureur français mondialisé

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Oui, Scor a bien pâtit du 11/09, mais ce n’était qu’un bout de ses problèmes à se moment là. Depuis la risque attentat est partagé entre le réassureur et l’état dans plus en plus de pays (depuis le 10 décembre 2001 en France).

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#27 14/03/2017 08h15 → Scor : réassureur français mondialisé

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Denis Kessler profite d’une belle fenêtre pour lever des stocks options quasiment sur les plus haut de 2015 qui étaient des plus haut depuis 13 ans et le début de la recovery.
La plus value est légèrement supérieure à 1M€.

Je ne cherche plus à comprendre pourquoi les dirigeants lèvent des stocks options à un moment ou à un autre. Ca ne me donne pas d’info sur l’évolution du cours de bourse pertinente à mes yeux.

Par contre, autre chose passé inaperçu sur le forum, Scor a annoncé ne plus détenir de dette française. J’admire le talent d’économiste de Denis Kessler et c’est un point important dans mes réflexions actuelles.

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[+1]    #28 04/09/2018 11h21 → Scor : réassureur français mondialisé

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Je remonte ce fil pour fournir cette information:

French re-insurer Scor rejects friendly takeover offer by Covea | Reuters

En bref, Covéa (MAAF, MMA, GMF), déja détenteur de 8% du capital du réassureur a fait une offre amicale à 41EUR par action. Scor a rejeté l’offre. L’action prend quand même 8% depuis l’ouverture.

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#29 04/09/2018 11h34 → Scor : réassureur français mondialisé

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Franchement ça me semble plutôt correcte, maintenant Kessler est très malin et va négocier un ou deux euros de plus et un jolie pactole de départ et la mariée sera belle.

Déontologie : actionnaire d’une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.

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[+1]    #30 04/09/2018 12h27 → Scor : réassureur français mondialisé

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LaFourgale a écrit :

En bref, Covéa (MAAF, MMA, GMF), déja détenteur de 8% du capital du réassureur a fait une offre amicale à 41EUR par action. .

43 euros il me semble et non 41.

Déontologie : actionnaire d’une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.

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#31 04/09/2018 12h33 → Scor : réassureur français mondialisé

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Vic a écrit :

Denis Kessler profite d’une belle fenêtre pour lever des stocks options quasiment sur les plus haut de 2015 qui étaient des plus haut depuis 13 ans et le début de la recovery.
La plus value est légèrement supérieure à 1M€.

Je ne cherche plus à comprendre pourquoi les dirigeants lèvent des stocks options à un moment ou à un autre. Ca ne me donne pas d’info sur l’évolution du cours de bourse pertinente à mes yeux.

Par contre, autre chose passé inaperçu sur le forum, Scor a annoncé ne plus détenir de dette française. J’admire le talent d’économiste de Denis Kessler et c’est un point important dans mes réflexions actuelles.

Le rendement est anémique, ce n’est guère surprenant.
Quelles dettes détiennent-ils en compensation?

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#32 04/09/2018 14h36 → Scor : réassureur français mondialisé

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Tahure a écrit :

LaFourgale a écrit :

En bref, Covéa (MAAF, MMA, GMF), déja détenteur de 8% du capital du réassureur a fait une offre amicale à 41EUR par action. .

43 euros il me semble et non 41.

Bien vu! Merci pour cette correction de bon aloi!

Pour l’offre, je dirai que c’est pas si mal que ça pour les actionnaires de Scor (j’arrive 1.31 la book value, 32.08 étant la book value per share reporté à Q2), surtout que selon Morningstar (à prendre avec des pincettes, je n’ai pas vérifié les chiffres en regardant les différents rapports annuels) la société se négocie autour d’une fois la book value.

Vic a écrit :

maintenant Kessler est très malin et va négocier un ou deux euros de plus et un jolie pactole de départ et la mariée sera belle.

Ce qu’a fait Kessler avec Scor est remarquable (il a sorti une société au fond du trou et en a fait un des plus gros réassureurs mondiaux), mais je ne suis pas sûr qu’il soit prêt à lâcher les rênes de la société. Être rattaché à une structure mutualiste n’est peut être pas son rêve et il essaiera peut être de faire capoter les autres offres. Du pur ressenti de ma part, donc à prendre avec d’énormes pincettes.

Kiwijuice a écrit :

Le rendement est anémique, ce n’est guère surprenant.
Quelles dettes détiennent-ils en compensation?

Je crois que vous pourrez trouver votre bonheur dans le rapport semestriel.

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/15251_scor_se.jpg

Beaucoup d’U.S. aux niveaux des Govies, du Covered et du Corporate en veux tu, en voilà.

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#33 04/09/2018 15h21 → Scor : réassureur français mondialisé

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Denis Kessler a 66 ans, le temps de gérer la cession il aura 67 ans, c’est un bel age pour commencer une autre vie.

Déontologie : actionnaire d’une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.

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#34 05/09/2018 08h09 → Scor : réassureur français mondialisé

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On pourrait le croire mais il a vu récemment son mandat prolongé jusqu’à 2021. Pour certains le pouvoir est préférable a l’argent surtout si la situation est confortable dans tous les cas.

Dernière modification par BullAndBear (05/09/2018 08h10)

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[+1]    #35 29/01/2019 13h53 → Scor : réassureur français mondialisé

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Zone bourse a écrit :

Scor : Covéa renonce à racheter Scor après des mois de tension

Repris une louche de Scor avec ce -12%

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#36 29/01/2019 19h07 → Scor : réassureur français mondialisé

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Je ne sais si le -12% est lié à cette annonce ou plutôt à celles des actions en justice qui semblent être lancées par Scor à l’encontre de Covéo. Espérons que votre réactivité sera récompensée !

Déontologie : actionnaire d’une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.

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[+1]    #37 29/01/2019 19h13 → Scor : réassureur français mondialisé

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Les -12% correspondent à la disparition de la prime spéculative vu l’abandon -) dit autrement le cours était maintenu artificiellement haut en raison de la perspective du rachat ..d’ou l’ajustement ce midi. Après ça reste un bon placement pour le LT

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[+1]    #38 20/02/2019 09h57 → Scor : réassureur français mondialisé

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Zone Bourse a écrit :

En dépit d’une perte nette de 20 millions d’euros au quatrième trimestre, le résultat net consolidé part du groupe a augmenté de 12,6%, à 322 millions d’euros, sur l’ensemble de l’exercice 2018. En données normalisées, c’est-à-dire hors éléments exceptionnels, le résultat net annuel a plié de 15,1%, à 564 millions d’euros. Sur ces bases, le groupe entend augmenter de 6,1% le dividende à verser cette année au titre de 2018, à 1,75 euro par action.

Le taux de rendement annualisé des capitaux propres (ROE), en données normalisées, a atteint 9,4% à fin 2018, en diminution de 0,7 point de pourcentage.

Etant donné ces résultats, le ratio de solvabilité de Scor estimé au 31 décembre 2018 a atteint 215%, en hausse par rapport au niveau de 213% enregistré fin 2017, mais toujours compris dans la zone de solvabilité optimale de 185% à 220% définie dans le plan "Vision in Action".

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#39 04/09/2019 14h46 → Scor : réassureur français mondialisé

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J’ai très fortement réduit ma position en Scor que j’avais faite principalement en 2012.

Ce qui est important, c’est les raisons :
- La valorisation. On est toujours avec une prime sur l’ANR de 10%. Le dividende est inférieur à 5%.
- Une bonne part des profits de Scor viennent de l’investissement, hors les taux baissent partout et l’on se dirige vers du yield négatif. Si l’on regarde le portefeuille (cf capture ci-dessous), ils s’en sortent encore car ils sont monté en risque sur l’euro, sauf qu’ils ne pourront pas faire de même sur l’usd.
- Pour avoir du yield, ils ont de plus augmenté le risque avec 35% des corporate bonds en BBB (juste avant le junk). C’était 23% par exemple en 2013. De plus la part du corporate est passé de 50% à 66% (environ). En 2007, on pouvait lire "Conservative fixed income portfolio: short duration (3 years), highly rated (72% invested in AAA rating, 94% overall above A)". Rien à voir actuellement alors que l’endettement corporate est un réel problème au US.
- Le nouveau plan stratégique est un cirque de buzzword.

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/343_annotation_2019-09-04_143119.png

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[+5]    #40 27/09/2019 16h58 → Scor : réassureur français mondialisé

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Pour rebondir sur les propos de JesterInvest et au vue des quelques échos que j’ai eu sur Scor en interne (Je ne travaille pas chez Scor mais ça papote parfois dans le monde de l’assurance):

- Les dérives autocratiques de Denis Kessler se sont diffusées en cascade aux différentes strates hiérarchiques de Scor.
- L’apparence (voire l’apparat?) est plus importante que le fond. Chez Scor, on veut montrer qu’on est les plus forts et les plus beaux.

A contrario, les équipes de souscription non-vie semblent être compétentes et ont su maintenir un certain niveau de marge. Si on regarde sur un horizon de cinq ans, les activités non-vie ont été non-profitables en 2017 seulement. Alors que la période 2013-2016 a été une période faste (un ratio combiné oscillant entre 91% et 93% soit une marge technique de 7 à 9%), 2017 et 2018 ont été des années plus sombres, avec un ratio combiné de 103.7% en 2017 et 99.4% en 2018.

Les résultats H1 2019 sur la partie non-vie sont de bonne facture, malgré une légère dégradation du ratio combiné par rapport à la situation H1 2018. A mon sens, Scor mise beaucoup sur le développement de ses activités de réassurance vie et santé, qui étaient presque inexistantes il y a presque 15 ans (en 2005, Scor Life était un nain avec 1 milliard de primes brutes émises). Le développement des activités vie s’est fait à coup d’acquisitions et de développement commercial.

En 2013, les primes acquises de Scor en vie et non-vie étaient de l’ordre de 9 milliards d’euros, avec une répartition quasi égale (4.2 pour la non-vie, 4.8 pour la vie). En 2018, nous étions à 13.6 milliards de primes acquises, réparties comme suit : 8.4 milliards pour la vie, 5.2 milliards pour la non vie.

La marge en vie est restée quasiment stable (de l’ordre de 7%) et Scor a profité de l’acquisition de Generali US (en 2013 si je ne m’abuse) pour renforcer sa position en réassurance-vie. De façon, plus général, le marché U.S. semble être l’un des marchés-cible de Scor, tant en vie qu’en non-vie.

En réassurance non-vie, Scor espère devenir le 7/8ème plus gros réassureur du marché américain à horizon 2021, alors qu’actuellement le réassureur français se positionne à la 10ème place. En vie, Scor serait le plus gros réassureur-vie de la place. Je reste au conditionnel car (1) je me base sur les informations fournies par divers sites (dont le site investisseurs de Scor) et (2) je n’ai pas refait tous les calculs pour vérifier les dires des dits-sites.

Le développement aux U.S. sur le marché de la réassurance-vie s’est d’ailleurs fait à coup d’acquisitions (Revios en 2006, Converium en 2007, un portefeuille de Transamerica Re en 2011, puis Generali U.S. en 2013).

Au niveau du portefeuille d’investissement, je n’ai pas tout analysé comme l’a pu faire JesterInvest, mais il est sûr que la pression à la baisse sur les taux ne va pas aider les assureurs et les réassureurs (notamment en vie). A mon avis, dans un contexte de taux bas, la meilleure approche est de se focaliser sur des assureurs aux reins solides ou qui bénéficient d’une réelle expertise se traduisant par des marges techniques élevées.

Depuis plusieurs années, le secteur de la réassurance a été affecté par des baisses de taux de prime, vu que le marché était en surcapacité et qu’il y avait peu de sinistres élevés. Même après Irma, la hausse des taux de primes est restée contenue.

Est-ce que cela va changer ? (Je parle surtout en non-vie). Tout dépendra des lignes de métiers et des zones géographiques. L’Amérique du Nord et le Japon devraient subir des hausses de primes significatives, même si l’ouragan Dorian ne devrait pas changer la donne. D’ailleurs, les assureurs exposés à la Floride ont dû remercier Saint Yves, le Saint Patron des assureurs ; eh oui même les bandits ont le droit à leur Saint Patron !

Certaines lignes de métier, comme l’aviation, devraient aussi être impactées par des hausses de tarif. Est-ce que cela sera suffisant pour contrebalancer la baisse des revenus financiers liés à la baisse des taux ? Malheureusement, je n’ai pas de boule de cristal.

En conclusion, Scor reste un acteur moyen/gros de la réassurance, avec une position bâtarde. Trop grand pour être spécialisé dans un marché de niche. Trop petit pour être considéré comme un géant, tel que Hannover Re, Swiss Re ou Munich Re. Pour rappel, Munich Re, c’est trois fois la taille de Scor en termes de primes nettes acquises ; si j’exclue Ergo, la division assurance de Munich Re, on tombe à ratio 1 pour 2. Certes, l’écart tend à diminuer et Scor pourra sûrement prétendre un jour à la considération des plus gros, mais la route est encore longue.
 
D’ailleurs, tant que Kessler sera aux manettes, la société essaiera de garder son indépendance. Pour les investisseurs individuels que nous sommes, cela peut représenter une opportunité en fonction du prix payé. A l’heure actuelle la société cote une 1.15 fois sa book value.

Personnellement, je trouve ça un peu cher, pour un RoE un peu faiblard et une croissance anémique de la book value. Je conçois que les goûts et les couleurs ça ne se discute pas et que Scor pourrait intéresser des investisseurs en quête de compagnies d’assurance françaises à mettre en PEA. Le dividende est là, croît presque chaque année et est couvert par le résultat net, presque chaque année.

Dernière modification par LaFourgale (27/09/2019 17h13)

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