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[+5 / -1]    #1 12/12/2019 15h08

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Salut,

il y a quelques jours, je discutais avec un camarade de promo. Il est membre de l’association MENSA. C’est une association qui a un seul critère à l’entrée : faire partie des 2 % de la population qui ont un QI le plus élevé. Soit plus de 130. Vu que le QI standard est centré sur 100 et a 15 d’écart-type, à 130 commencent donc les 2 % les plus intelligents de la population (à un chouilla près).
Il me disait en quelques mots que ça ne fait que quelques années qu’il a été testé. Il a eu une scolarité très chaotique (passage en CAP !), mais il a fini par avoir un diplôme élevé. Le pire, c’est qu’il a passé un test de QI à l’école, parce qu’il avait quelques soucis d’adaptation, et l’école a seulement dit à ses parents "c’est pas ça". Autrement dit "il n’y a pas de problème de manque d’intelligence". Mais, ces enfoirés n’ont pas dit à ses parents "votre fils est surdoué, et c’est très probablement pour cela qu’il a autant de mal à s’adapter". Ce n’est qu’à l’âge adulte, après plusieurs années dans la vie active, marié, des enfants, qu’il a enfin pris conscience de sa différence.
En parlant avec un autre camarade de promo, dont on voit facilement qu’il est brillant, il me dit : "moi aussi, testé pour cause d’antécédents familiaux, QI de 145". Je regarde un peu sur internet : 130, c’est 2% de la population, 145, c’est 0,13 % de la population seulement. Ah oui, quand même.

Et donc, pendant qu’on en parle, le premier me dit "je vous regarde depuis le début de l’année, et ça ne m’étonnerait pas que vous en soyez". Il m’a raconté aussi rapidement les difficultés rencontrées dans son enfance, et ça fait écho. Perso, j’ai toujours eu de bons résultats scolaires, mais ça me parle quand même. J’ai toujours eu passablement l’impression de faire partie d’un autre monde, d’être "inadapté". En école d’ingé, ça allait mieux parce qu’on était "entre tronches", mais même là, pas toujours eu l’impression d’être bien à ma place.

Pourquoi on n’en parle pas ? Pourquoi on ne prévient pas les gens ? A vrai dire, j’ai le souvenir que toute notre classe a passé des tests psychologiques, au moins une fois au collège. Mais on ne nous a pas donné pas les résultats. On ne nous a rien dit. Pour le copain en question, il a quand même failli foirer sa scolarité et se retrouver dans un métier manuel, voire se retrouvé complètement marginalisé, car "il ne tient pas en place" si l’on peut dire. Alors qu’il est juste brillant.

Pourquoi on n’en parle pas ?
- parce qu’il faut être humble. "Chut, évite de trop montrer que t.u sais plein de trucs et que t.u réfléchis super vite. Ca ne se fait pas.". Il y a même une injonction paradoxale : "Il faut avoir de bon résultats à l’école. MAIS pour autant il faut faire comme si de rien n’était, sinon on se vante, c’est pas bien".

- parce qu’il faut être égaux. Reconnaître que certains sont plus intelligents que d’autres, c’est pas conforme avec le devise marquée en fronton de toutes nos mairies "égalité". Egalité, même en dépit du bon sens, même en bafouant la réalité la plus évidente. Et puis, faire des distinctions selon l’intelligence, on sait que ça mène à des pensées "pas bien" : élitisme, voire eugénisme, voire racisme. Surtout que, c’est prouvé, l’intelligence est largement héréditaire (même si pas que, bien sûr), donc c’est pas bien de dire que des gens sont plus intelligents "par nature". En plus, on sait que certains mouvements sectaires font grand cas de l’intelligence (la scientologie notamment). Alors dans ma famille "catho de gauche", c’était encore plus occulté ! On est tous pareils, même quand on est différents ! Chut !

- parce que l’école de la république ne sait pas quoi faire des surdoués. Ni des cancres. Il y  un nivellement vers la moyenne. Elle sait quoi faire avec les élèves moyens ; et à vrai dire, elle fait en sorte qu’ils restent moyens. Les surdoués sont maltraités, mais pas plus que les cancres. Alors on ne dit pas qu’il y a des différences, et on ne fait rien pour aider les gens à vivre avec cette douance. On veut gérer un troupeau le plus homogène possible, et même quand il n’est évidemment pas homogène, on fait comme si. C’est pour ça que même quand les élèves sont testés, on ne leur dit pas le résultat.

JeromeLeivreik disait dans un autre fil, dont le sujet n’est pas sans rapport :

JeromeLeivrek a écrit :

Par exemple, je suis persuadé que sur ce forum, la plupart des intervenants ont un QI largement supérieur à la moyenne. C’est une chance ou un mérite ?

(5/7) Pourquoi votre réussite va vous écarter de vos amis et de vos proches ?

Bref, à 45 ans passés, je me rends compte seulement maintenant que je suis très probablement "atteint" d’un QI élevé. Et que je l’ai toujours traîné comme une bizarrerie, car premièrement on ne m’a pas diagnostiqué, deuxièmement on ne m’a pas donné le mode d’emploi.

Evidemment, je m’en doutais, depuis longtemps. Mais on ne me l’avait jamais dit, ce n’était pas "officiel". Mais je m’en doutais sans m’en douter, car on ne sait jamais se situer, on doute toujours de sa valeur. Pire que cela, le fait de ne pas savoir si situer entraîne plein de bizarreries, comme de ne jamais savoir sur quel pied danser. Est-on nul ? Un génie ? Entre les deux ? Le mieux c’est encore de l’objectiver pour apprendre à vivre avec !

De nos jours, on commence à en parler, on commence à savoir un peu mieux quoi faire avec. Surdoué, haut potentiel intellectuel… Avec internet, l’information est plus facilement accessible.

Cette reprise d’études et ces rencontres me font réfléchir. Parce que même dans cette formation de "doubles Bac+5", je me rends compte que, malgré mon âge "avancé" (il y a une très grande majorité qui sont en formation initiale, donc des jeunes entre 23 et 26 ans), je comprends plus vite que beaucoup d’autres élèves. Il me faut bien reconnaître que, même à ce niveau d’études, on n’a pas tous la même aisance. Et franchement, je ne pensais pas faire partie de ceux qui comprennent vite. J’avais peur d’avoir le cerveau ramolli par l’âge. Apparemment, non. Voilà ce que je peux en dire. Cette prise de conscience est encore tout fraîche. Il faut que je prenne rendez-vous chez un psychologue pour faire des tests. Et en avoir le coeur net.

Dernière modification par Bernard2K (12/12/2019 15h47)

Mots-clés : psychologue, qi, quotient intellectuel, test


Surtout, ne pas nuire à l'ambiance générale.

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[+4]    #2 12/12/2019 16h36

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A mon avis, être excellent étudiant ne signifie pas être surdoué ou avoir un QI élevé. Je pense que cette compétence se bonifie avec l’âge, et que je suis bien meilleur qu’à mes débuts en faculté (biais de sur-estimation de soi?).

Pour ma part, je sais que je n’ai pas un QI élevé: la dernière fois que j’ai fait le test de QI gratuit sur internet, j’ai trouvé les questions faciles, et à la fin du test j’ai découvert qu’il fallait payer avant d’avoir les résultats. C’est bien la preuve que je ne suis pas très malin.

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[+1]    #3 12/12/2019 16h42

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Bonjour Bernard2K,
Je prends rarement la plume mais là il y a pleins de points où je me retrouve.
Nous sommes dans la même tranche d’âge. Moi je n’ai pas toujours eu de bons résultats car j’étais trop rebelle. Pourtant j’étais conscient d’avoir certaines facilités (au collège je marquais directement le résultat des équations avec le numéro de la question car je savais les résoudre de tête, au lycée je pouvais avoir la meilleur note au résumé d’un livre que je n’avais pas lu dans son intégralité).
J’ai passé un bac scientifique pour faire plaisir à mes parents, à l’époque cela s’appelait série E.
Par contre je ne considère pas qu’avoir un métier manuel ce soit foirer sa scolarité.
Pour moi ce que vous décrivez tient tout simplement au statut des fonctionnaires dont les professeurs font partie. Ils seront payés de la même manière qu’ils se démènent ou se la coule douce. C’est là le nœud gordien du problème. Car un enfant atypique demande plus de travail.
Certains font même preuve d’un pur égoïsme. Quand mon fils était en 2ème année de maternelle je voyais déjà qu’il était en avance. J’ai demandé à son institutrice de lui faire sauter cette classe mais elle n’a pas voulu car il tirait la classe vers le haut, était capable de tout expliqué à ces camarades à sa place,… Ah et elle pensait aussi que ce n’était pas inné mais dû à son environnement et que je le voyais trop beau. (en même temps quand j’entrainais sa sœur de 5 ans son aînée au calcul mental, il répondais plus vite). Heureusement le meilleur côtoie le pire (et inversement smile ). En CP son institutrice l’a gardé jusqu’à la Toussaint car elle avait espoir de faire un cours double CP-CE1 avec un petit groupe mais même là il avait trop d’avance et elle là donc placé directement dans le CE1.
Là plusieurs choses à savoir si d’autres sont dans ce cas (pour leurs enfants car pour nous c’est trop tard évidement). Il n’a pas eu besoin de faire de test de QI pour sauter le CP. Par contre il nous a été dit que les profs qui officiaient en CE1 avaient la faculté de refuser un élève supplémentaire dans leur classe. Heureusement pour nous c’était la directrice de l’école qui occupait le poste et qui la pris. Et aussi ce qui compte beaucoup dans ce genre de décision c’est la maturité qui n’est pas lié au QI.

En CE2 rebelote il est tombé sur une prof qui n’en valait pas la peine et qui a réussi à nous dire qu’il fallait lui donner des livres pour l’occuper la journée (et cela ne l’a pas effleurée de se dire que ça faisait partie de son boulot).

Résultat en CM2 son prof c’est dit qu’il pourrait entrer au collège directement en 5ème. Mais là l’éducation nationale dégaine la grosse Bertha. A savoir : 1er RDV avec la psychologue de l’école, 2ème RDV pour un test de QI, 3ème RDV de la psychologue avec les parents. Là on a su qu’il avait 147 et elle nous a précisé qu’elle pouvait nous communiquer la valeur seulement parce que son test était homogène sur tous les axes testés. Après il y a une réunion où les parents ne peuvent pas assister mais où sont présents (je mets tout au masculin par facilité) le directeur de l’école primaire, le professeur de CM2, la psychologue, le principal du collège, le CPE, un professeur principal, 2 personnes chargés des HPI au niveau du rectorat. Et je ne suis pas sûr de ne pas en oublier car cela commence à dater. Donc dans l’ensemble je pense que c’est quand même un peu mieux  qu’à notre époque maintenant la progression est au rythme de l’éducation nationale…au mieux moyenne

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[+2]    #4 12/12/2019 16h50

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Salut,

Je pense comme JeromeLeivrek que la grande majorité des intervenants récurrents du forum ont un QI largement supérieur à la moyenne. En tout cas, c’est ce qui transparaît à travers les très nombreuses interventions que j’ai pu lire.

Je vais essayer de livrer ce que je pense de moi-même, dans toute ma sincérité, au risque de paraître bizarre ou totalement à côté de la plaque. L’exercice n’est pas facile pour moi qui suis très pudique sur le sujet et il est difficile de mettre des mots sur ce qu’on ressent. Disons que l’anonymat me désinhibe.

Personnellement, Bernard2K, je me sens concerné par le sujet parce que je me suis toujours senti "à part" durant ma scolarité… mais pas que. Je ne saurais trop l’expliquer, mais je me sens différent. Très introverti, je suis bien tout seul ou dans un cercle d’amis très restreint. Je suis mal à l’aise dans la communication orale, et du coup, très peu confiant (ou inversement ?). D’ailleurs, mes quelques amis sont des amis d’enfance voire de lycée, inutile de préciser qu’aujourd’hui il est pour moi compliqué de m’en faire de nouveaux (de vrais). Communiquer oralement avec un inconnu, une connaissance lointaine ou même un collègue est un vrai combat contre moi-même, même si je pense avoir beaucoup évolué ces dernières années.

Je crois avoir un QI supérieur à la moyenne, sans pour autant qu’il soit hors du commun (j’imagine aux alentours de 120-130 mais je n’ai jamais passé de test sérieux) mais couplé à une personnalité INTJ, j’en arrive à me demander parfois si je ne souffre pas d’une forme d’autisme, très légère, certes, mais quand même. Mais tout le monde peut souffrir de troubles autistiques à divers degrés sans pour autant être considéré comme étant autiste, parait-il.

Concernant ma scolarité, je ne l’ai pas ratée, mais disons globalement que je l’ai "réussie" grâce aux matières où avoir un esprit logique suffisait pour réussir. Malheureusement, à côté de cet esprit logique (que je considère être une qualité), j’ai d’énormes lacunes qui limitent mon potentiel :
- Je ne sais pas travailler dur
- J’ai une très mauvaise mémoire
- J’ai peut-être des problèmes de concentration

Il m’arrive de me demander si ces lacunes, notamment la première, ne sont pas le résultat de nombreuses années scolaires où écouter en cours suffisait amplement pour réussir (sans toutefois exceller) sans jamais vraiment avoir besoin de travailler. Ou peut-être est-ce l’excuse que je veux me trouver.
Encore aujourd’hui, il m’arrive fréquemment d’entendre des personnes débattre d’un sujet pendant 20 minutes alors que la solution me parait évidente (mais je ne dis rien, vous savez… pas à l’aise à l’oral, introverti et tout ça…) et ils finissent par la trouver. Du coup, j’ai du mal à les écouter, c’est comme si mon esprit voulait occulter la discussion car considérée inutile et je décroche malgré moi.
Peut-être que dans des conditions différentes, je me serais développé différemment ? Je ne sais pas, c’est peut-être aussi une question de personnalité ou de fainéantise.

Evidemment, c’est le genre de choses dont il est plus facile de parler ici que dans la "vraie vie" où l’on risque de passer pour un mec froid/autiste/méprisant/condescendant/ou je ne sais quoi d’autre. Pourtant, je ne crois pas que ce soit vraiment une qualité, c’est une différence et on apprend à vivre avec.

Au final, maintenant je l’accepte et le vis bien (mais si quelqu’un a une baguette magique, je veux bien une mémoire d’éléphant :-) ). Un jour, j’irai voir un psy pour en avoir le cœur net également.

Trahcoh a écrit :

Pour ma part, je sais que je n’ai pas un QI élevé: la dernière fois que j’ai fait le test de QI gratuit sur internet, j’ai trouvé les questions faciles, et à la fin du test j’ai découvert qu’il fallait payer avant d’avoir les résultats. C’est bien la preuve que je ne suis pas très malin.

J’ai adoré. Merci !

Dernière modification par Dicci (12/12/2019 17h16)

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#5 12/12/2019 16h51

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Just mes 2 cents pour le coté "vantardise" : pour moi l’intelligence n’est pas une qualité humaine mais un outil + ou - developpé chez certains.
Les "vraies" qualités (a mon sens) sont des choses comme l’honneteté, l’imagination, la sympathie, la tolerance, ce genre de choses.
Apres, son emploi depend de l’ouvrier qui est derriere l’outil !

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[+1]    #6 12/12/2019 17h22

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Bonjour Colia,

Pour parler des personnes ayant un QI élevé, on préfère utiliser les termes "haut potentiel" plutôt qu’intelligence.
Les hauts potentiels font justement preuve de grandes qualités humaines de part leur empathie développée, leur grand sens de la justice et leur sensibilité exacerbée.

Un site intéressant sur le sujet pour savoir si vous êtes un HP (ou "zèbre") : Enfants, ados & adultes HP, Haut Potentiel, HPI, HQI, THQI, surdoués, zèbres, hypersensibles, atypiques, précoces ; tout sur le haut potentiel, la douance, la surdouance, le surdouement.

Le livre "trop intelligent pour être heureux" de Jeanne Siaud-Facchin est excellent et répond à de nombreuses questions que se posent les adultes qui pensent avoir un QI élevé et qui sont, souvent, en souffrance.

A noter que les chiens ne font.pas des chats et que la douance est une affaire de famille. Surveillez vos enfants si vous pensez être dans la catégorie des HP.

En tant qu’enseignante particulièrement concernée par le sujet, j’ai toujours porté une attention particulière aux élèves "précoces", n’hésitant pas à leur faire sauter une classe si besoin. Mais je sais que tous les professeurs ne sont pas forcément pour, ni les psychologues scolaires d’ailleurs et les débats en salle des maîtres sont parfois houleux sur le sujet.

Dommage que les tests de QI soient si chers (entre 200 et 300 euros) car de nombreuses personnes restent démunies face à leurs interrogations, leurs angoisses et leurs incertitudes.
En effet, quand le diagnostic de douance est posé et validé par des chiffres, le soulagement est souvent immense.

Dernière modification par Isild (13/12/2019 06h21)

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#7 12/12/2019 17h32

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La France n’est pas à la pointe pour tout ce qui relève de la psychologie ou psychiatrie donc ce n’est pas étonnant que l’Education Nationale soit à la traine sur ce point.

La terminologie à la mode il me semble est celle des élèves à Haut Potentiel (Intellectuel). Mon fils qui ne tient pas en place sans etre hyperactif (TDAH) a toujours eu des difficultés d’apprentissage/concentration et de comportement alors que ces capacités intellectuelles n’ont jamais été mise en défaut. Le fait d’être HP est une piste qui a récemment émergé en CM1. On verra pour lui, test a venir.

Je met un lien vers une vidéo qui est instructive. Qu’est ce qu’un surdoue? ? - YouTube

Il y a différents profil pour les surdoués, il n’y a pas que l’élève modèle qui saute des classes.
Six types ou profils de surdoués, par Betts & Neihart | Collectif HP

Edit : doublon avec Isild pour le coup

Dernière modification par bubulle (12/12/2019 17h33)

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#8 12/12/2019 17h34

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frnk77 :

sauter une classe n’est pas la solution idéale. On en trouve l’explication dans un bouquin traduit de l’américain à propos des HGC (highly gifted child) :

Pratiquement toutes les écoles Américaines organisent des groupes en fonction de l’âge, or, comme nous l’avons vu, un HGC est multi-âges. Les besoins intellectuels de l’enfant peuvent être des années en avance sur ceux des autres du même âge, quoique l’écart puisse être plus large dans certains sujets que dans d’autres. Imaginez Rachel, 6 ans. Elle lit comme quelqu’un du 12ème degré (Terminale en Fr), alors que sa compréhension n’est que celle de quelqu’un du 7ème (5e en France). Elle fait les multiplications et les divisions, comprend les fractions et les décimales, mais compte sur ses doigts parce qu’elle n’a jamais retenu les tables. Ses sujets préférés à la maison sont la paléontologie et l’astronomie ; à l’école ce sont les repas et les récréations. Elle collectionne les timbres et joue aux échecs. Même si elle peut se concentrer sur son télescope pendant des heures d’affilées, elle est incapable de rester assise quand elle s’ennuie. Elle pleure facilement, se met en colère souvent, dirige les autres quand "ils ne font pas bien" ; et ne peut retrouver ses affaires personnelles. Elle a un sens de l’humour sophistiqué qui désarme les adultes mais est incompris par les autres enfants.

Mettre Rachel dans un programme de premier degré normal sans accorder de l’importance à ses différences est une recette pour créer un désastre social, émotionnel et éducatif. Même si un programme pour surdoués existe (ils ne commencent généralement qu’au 3ème ou 4ème degré), il n’a que peu de chances de correspondre à ses besoins extrêmes.

[DOUANCE] Aidez votre enfant hautement surdoué - Stephanie TOLAN - 1990

Il est certain qu’un enfant vraiment surdoué a des capacités correspondant à des âges variables selon les domaines et donc le mettre dans une classe plus élevé sera adéquat dans certains domaines, pas dans d’autres. Sans parler de la différence physique.

Pour ma part, je n’étais pas doué à ce point. J’étais dans les meilleurs en travaillant très peu, c’est tout. Je sais qu’il s’était parlé de me faire sauter une classe, mais comme j’étais de la fin de l’année, j’étais déjà dans les plus jeunes de ma classe et donc "on" a considéré que ça suffisait.

Dicci : quand je vous lis, je pense que vous auriez tout intérêt à passer un test de QI et à vous renseigner sur le sujet. C’est quand même dommage d’en souffrir (se sentir différent et avoir très peu d’amis n’est sans doute pas agréable) et de ne rien faire pour au moins établir la situation.

Colia : il est certain que c’est un outil. Mais c’est un outil qui n’est pas neutre. C’est un outil extrêmement valorisé socialement… et détesté et craint à la fois (stigmatisation, moqueries, critiques dont font l’objet les "savants", les "intellos" etc.).
Ce qu’il y a de sûr, c’est que ça peut être aussi un handicap quand on n’en a pas conscience et qu’on n’a pas les moyens de l’occuper, de la mettre en oeuvre, de la canaliser etc.
Il est certain que les qualités humaines que vous citez sont bien des qualités. Après, reste à savoir si ça rapporte quelque chose de les avoir.
Ce qu’il y a de sûr également, c’est que l’intelligence est loin d’être le seul outil nécessaire pour "réussir" socialement et financièrement. En particulier, la capacité relationnelle, le réseau, sont des facteurs incontestables de réussite. Facteurs qui peuvent se quantifier (nombre de personnes que l’on connaît bien, nombre de prénoms et noms de personnes que l’on connaît par coeur, nombre de contacts dans son téléphone). Or, un QI élevé ne pas toujours (voire rarement ?) avec ces compétences relationnelles.

Dernière modification par Bernard2K (12/12/2019 17h35)


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#9 12/12/2019 17h40

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Bonsoir Bubulle,

On considère que 2% de la population est HP.
Chez les enfants,  la moitié des "précoces" passe à la trappe et n’est malheureusement pas diagnostiquée. Des élèves en échec scolaire ou avec un comportement perturbé  peuvent tout à fait être surdoués.

Les psy scolaires sont débordés et en plus, les élèves précoces ne sont pas leur priorité.
Pourtant, certains sont en grande souffrance et il ne faut pas mésestimer les problèmes qu’ils peuvent rencontrer au quotidien, notamment dans leur relation aux autres.

Merci en tout cas à Bernard2K d’avoir initié ce sujet qui me tient particulièrement à coeur.

Sauter une classe n’est peut-être pas la solution idéale mais il n’y en a pas beaucoup d’autres.
En tout cas, pour certains élèves, cela peut être salvateur.

Dernière modification par Isild (12/12/2019 17h42)

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[+2]    #10 12/12/2019 17h46

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Bonjour,

Sur le sujet un livre intéressant: trop intelligent pour être heureux de Jeanne Siaud-Facchin.

Un qi élevé c’est un peu une malédiction, peut être pas comme le fait d’être autiste (ce que je suis), mais c’est dur à vivre. J’ai deux amis qui ont un QI l’un de 148 l’autre de 147 (avec biais oculaire, de mémoire, pour le 2e, et le premier a cherché à tout finir le plus vite possible ……), et je précise que c’est sur l’échelle de Wecheler (note: il y a deux échelles, à ma connaissance, Wechler et Cattel. Wechler s’arrête vers 160 et Cattel va beaucoup plus haut, les psys du site me reprendront wink ). Donc grosso modo leur 148 fait du 180 dans le langage usuel. A ce niveau on parle de Très Haut QI. Pour mister 148, le psy qui l’a testé lui a dit que sur 35 ans de carrière il n’est que le 2e qu’il voit atteindre ce niveau.
Et leur vie est  à tous les deux très compliquée, tellement la différence de fonctionnement est énorme avec les gens autour d’eux. Non pas qu’ils soient plus intelligents, ils se voient tous deux comme des inadaptés complets. (d’ailleurs voici le blog de l’un d’eux, mister 148 : Blog ). Ils ont notamment d’énormes difficultés à s’intégrer dans le monde de l’entreprise. Le syndrome de l’imposteur est un poison, bref, il y a pas mal de soucis. Un gros QI c’est beau sur le papier mais à choisir, mieux vaut être dans la norme.

A noter aussi que de nos jours les QI s’effondrent (voir la vidéo Arte idiocratie sur youtube, de mémoire), du coup il est peut être plus facile de performer.
Demain, tous crétins ? - Le film (désolé je viens de voir que le visionnage est payant, à l’époque je l’avais vu gratuitement sur youtube)

Après, moi autiste, je préférerais être juste haut potentiel, la vie serait plus facile wink

Dernière modification par Monpseudoestpris (12/12/2019 18h06)

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#11 12/12/2019 17h48

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Bonsoir,

C’est un sujet très intéressant!

Pour ma part, j’ai 27 ans, je me suis toujours demandé pourquoi j’avais une compréhension totalement différente et j’apprenais plus rapidement que les personnes qui m’entourent depuis plusieurs années, je n’ai jamais fait de test, mais je me pose aussi beaucoup de questions sur mon QI

Maintenant il y a quelque chose où je suis totalement contre, c’est les personnes qui mettent en corrélation études élevées et QI , pour moi ça n’a aucun rapport , on peut être totalement chaotique à l’école mais un génie en dehors , je trouve que le QI doit s’exprimer à son plein potentiel quand on s’applique sur une chose qui nous intéresse réellement..

Personnellement je détestais l’école, j’ai tout fait pour la quitter le plus vite possible, déjà car les diplômes sont inutiles si nous n’avons pas de but / métier précis en tête ( niveau bac est largement suffisant ) et en plus de ça le système d’éducation est beaucoup trop en retard sur les changements de notre époque, rien ne m’intéressais.

Dernière modification par michaelstaudi (12/12/2019 17h50)

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#12 12/12/2019 17h52

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Bonsoir Monpseudoestpris (tant mieux parce que celui-ci est bien sympa finalement)

Tout comme les autistes, les HP se sentent un peu comme des extra-terrestres, déconnectés des autres, vivant dans un monde qui ne leur ressemble et ne leur convient pas du tout.
Ils adoptent des stratégies de camouflage qu’on appelle le "faux-self", histoire de se fondre dans la masse, mais cela les rend encore plus malheureux.

A cela s’ajoute un cerveau qui fonctionne en permanence, à toute allure, sur plein de sujets en même temps, et ce, même la nuit ! C’est fatiguant !

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#13 12/12/2019 17h57

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La différence entre autistes de haut niveau et aspis, et les hauts potentiels, c’est entre autres la capacité d’adaptation. les HP savent s’adapter, les aspis comme moi non, ou peu.

Dernière modification par Monpseudoestpris (12/12/2019 17h58)

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#14 12/12/2019 17h59

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Bernard2K, je comprends votre interrogation, mais je trouve votre charge contre l’éducation nationale un peu sévère: ce n’est clairement pas à elle de tout faire.
Les parents doivent être un moteur essentiel dans l’évolution de leur enfant, et c’est à eux qu’incombe la tâche de fournir ce que l’éducation nationale ne peut pas fournir.
A eux de pousser l’enfant dans les directions qui lui conviennent, ce n’est pas à un enseignant (d’autant plus spécialisé dans une matière à partir du collège) de prendre en charge chaque spécificité de chaque enfant.

Alors certes, ça "nivelle vers la moyenne", mais ça reste le principe d’une éducation de masse/des masses.

A ma connaissance, le passage de classe est assez commun dès que les professeurs trouvent que l’enfant est trop en avance (en primaire principalement) et ce, depuis plusieurs générations (dans ma famille proche entre mon père, mon frère, moi, et nos 4 enfants, nous totalisons 8 années d’avance)
C’est à peu près le seul outil accessible à l’EN, mais comme dit précédemment, ça suppose un profil relativement équilibré.

Pour les cas extrêmes, il est d’une part difficile à détecter par un enseignant, car c’est normalement le parent qui a la meilleure vue d’ensemble de son enfant. Et c’est d’autre part ingérable: certains parents iront jusqu’à croire qu’on essaye de se débarrasser d’un enfant turbulent en l’envoyant "dans le privé"… aux frais des parents.

Et ici on aborde un point crucial: à quel prix, pour qui, et pour quel résultat ?
L’EN n’est pas taillée pour, il faudrait donc passer par des cours privés. Une amie a fait "tester" son enfant et a contacté une école. Les 1000€ par mois dès la primaire l’ont quelque peu refroidie !
Et pourtant, il faut bien ça pour éduquer un enfant dans sa spécificité.

Le rôle de l’état est-il de financer ces études ? Peut-être… Mais ce n’est pas actuellement une de ses missions.

PS: vous parlez de l’information à ce sujet. Et là, je suis assez étonné: d’une part j’ai souvenir que la Mensa/tests de QI était un sujet assez à la mode quand j’étais au collège, d’autre part actuellement, les vidéo YouTube sur les "HP" sont légions et vous sautent à la figure (pour le bien comme pour le mal, parce que rien de pire qu’un parent qui croit que si son enfant est infect, c’est juste parce que c’est un génie)dès que vous faites une recherche un peu ciblée sur les bons résultats scolaires et/ou les troubles du comportement chez l’enfant.

Dernière modification par Faith (12/12/2019 17h59)


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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#15 12/12/2019 18h12

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michaelstaudi a écrit :

Maintenant il y a quelque chose où je suis totalement contre, c’est les personnes qui mettent en corrélation études élevées et QI , pour moi ça n’a aucun rapport , on peut être totalement chaotique à l’école mais un génie en dehors , je trouve que le QI doit s’exprimer à son plein potentiel quand on s’applique sur une chose qui nous intéresse réellement..

Je partage une partie de votre avis et il y a d’ailleurs consensus à ce sujet : beaucoup de personnes brillantes, à l’intelligence « anormalement » élevée n’ont sans doute pas fait de grandes études, voir pas d’études tout court.

Néanmoins à partir d’un certain niveau d’études (X, Mines, HEC..), il me parait évident que la moyenne des QI des élèves est bien supérieure à la moyenne nationale (ces propos ne se basent sur rien d’autre que mon ressenti, comme ceux de JeromeLeivrek à propos du forum).

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#16 12/12/2019 18h18

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Bernard2K a écrit :

Salut,
Cette prise de conscience est encore tout fraîche. Il faut que je prenne rendez-vous chez un psychologue pour faire des tests. Et en avoir le coeur net.

Si vous avez une quasi certitude, le test Mensa peut être suffisant pour se rassurer  (ou pas wink ). Quand j’ai demandé à mon psy et à mon psychiatre de passer le test de QI, les deux m’ont répondu la même chose: si vous avez 250 euros à perdre allez y, mais le résultat est couru d’avance. L’ami qui a 148 a d’abord été fou de joie lorsqu’il a appris son score, puis a été très déprimé de voir l’étendue de son inadaptation, et de voir qu’à ce niveau de différence il n’est pas rare d’avoir de gros soucis. Peut être parfois mieux vaut il être dans l’ignorance.

Après il y a 2 notions distinctes: le Haut QI, et le Haut potentiel. Tous deux on un QI élevé mais le haut qi a un fonctionnement "normal" (à supposer qu’on puisse dire ce qu’est la norme), alors que le haut potentiel a un fonctionnement différent: pensée inconsciente, pensée en arborescence, etc. Dans les écoles d’ingénieurs il y a je crois une majorité de haut qi: QI elevé et très bonne adaptation sociale: le haut qi a les mêmes capacités que monsieur tout le monde, mais en mieux, plus rapide. Il a gagné au loto dès la naissance wink . Il y a aussi quelques extra terrestres qui passent, malheureusement pour eux, et qui sont haut potentiels voire aspis (et puis il y a les aspis diagnostiqués avec forte suspicion de haut potentiel pour foutre la m*** encore plus, comme votre serviteur wink ).

Dernière modification par Monpseudoestpris (12/12/2019 18h40)

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#17 12/12/2019 18h35

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Bonsoir Monpseudoestpris,

Mon QI probablement moyen me fait dire qu’il n’est peut-être pas utile de citer aussi longuement, surtout le premier message de la file… cela ne fait qu’allonger la lecture. (:-)

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#18 12/12/2019 18h36

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@Bernard2K

Vous avez parfaitement raison c’est pour cela que j’ai précisé que dans notre cas les axes sur lesquels ils avait été testé étaient homogènes. Et que par ailleurs il était aussi en avance d’un point de vue maturité.

Ilsid a écrit :

Sauter une classe n’est peut-être pas la solution idéale mais il n’y en a pas beaucoup d’autres.
En tout cas, pour certains élèves, cela peut être salvateur.

Oui et m’étant moi même tellement ennuyé (et c’est un euphémisme) à l’école je suis on ne peut plus reconnaissant aux profs qui lui ont évité cela.

Bernard2K a écrit :

Or, un QI élevé ne pas toujours (voire rarement ?) avec ces compétences relationnelles.

Sans parler de compétences relationnelles on peut aussi trouver des amis mais peut-être faudra t’il seulement qu’ils ne soient pas trop éloigné intellectuellement. Je ne pas la prétention de faire de statistiques car l’échantillon est trop petit mais arrivé au lycée il c’est formé un petit groupe de 6 garçons et filles et trois ans plus tard ils sont tous en classe préparatoire.. est ce un hasard ?

Faith a écrit :

je trouve votre charge contre l’éducation nationale un peu sévère:

Moi au contraire je l’ai trouvée très mesurée comme quoi les avis…

Faith a écrit :

ce n’est clairement pas à elle de tout faire

Pas de risque de ce côté là sinon toutes les études type PISA ne pointerait pas que le premier critère de réussite d’un enfant est la profession du chef de famille.
Quand j’ai voulu étudier l’informatique il y a 30 ans les écoles publiques n’existaient même pas dans mon académie. Heureusement que mes parents ont pu me payer une école privée.

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#19 12/12/2019 18h38

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sm94 a écrit :

Bonsoir Monpseudoestpris,

Mon QI probablement moyen me fait dire qu’il n’est peut-être pas utile de citer aussi longuement, surtout le premier message de la file… cela ne fait qu’allonger la lecture. (:-)

Désolé. J’étais intéressé par le sujet et je me suis laissé emporter.

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[+1]    #20 12/12/2019 19h12

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Bonjour,

On reproche souvent au livre de Siaud-Facchin d’être un peu trop orienté par son activité psy : les HQI à problèmes. Il entretient probablement une confusion qui laisse penser que les HQI en général ont des problèmes. Notamment pour les études. Je ne sais plus d’où je sors cette stat, mais il me semble que plus des 2/3 des HQI réussissent leurs études. Bref, la corrélation n’est pas de 1 entre études et HQI, mais elle n’est pas de 0 non plus. Dans mon labo de recherche, j’estime que la proportion de HQI est très supérieure à 2 % (plus de 50 % je dirais, à la louche).

Le livre "Adulte surdoué" de Kermadec est du même genre mais me semble un peu mieux.

Nettement au dessus, je vous conseille celui de Nicolas Gauvrit (un ancien matheux…), "Les adultes surdoués". C’est une revue des connaissances actuelles qui s’appuie entièrement sur des publications scientifiques référencées, au contraire des deux autres qui semblent moins objectifs.
(hors sujet : c’est grâce à Gauvrit que j’ai compris que la psychanalyse n’était pas une science, video).

Sinon, je ne pense pas qu’il y ait un lien entre l’absence de détection et l’égalité, je crois juste que la psychologie était moins importante du temps de notre enfance. Et que nos parents étaient occupés à autre chose que nous faire passer des tests.

Il y a effectivement 2 tests, mais en Europe, celui de Wechsler (le "WAIS") est de très loin celui auquel on se réfère. La moyenne est de 100, l’écart-type est de 15, et il plafonne à 160, pour une raison évidente : à 160, la population est si faible que toute signification statistique du test au delà serait illusoire.

Dernière modification par JeromeLeivrek (12/12/2019 19h14)


Parrainages Binck & Boursorama : m'écrire. Blog : Le projet Lynch.

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[+1]    #21 12/12/2019 19h47

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Bonsoir,

Un article sur le sujet :
"(…)Quand on comprend que le QI est juste une moyenne de l’ensemble des fonctions cognitives [(langage, raisonnement, mémoire, planification, rapidité…)], on en voit mieux à la fois l’intérêt et les limites. (…)" Franck Ramus
La course au QI - Réponses complètes | Ramus méningesRamus méninges

Dernière modification par dorm (12/12/2019 19h47)

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[+2]    #22 12/12/2019 19h56

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andreiev : je vous remercie pour le -1 le plus incongru que j’ai jamais vu sur ce forum !

Il y a donc un délit d’opinion sur ce forum ? Et vous en êtes le garant ?

Si je crie avec Brassens "Vive l’Anarchie", ou bien si je dis à l’inverse que la monarchie parlementaire en vigueur au Royaume-Uni a de nombreux avantages, je vais me prendre des -1 pour manque d’esprit républicain ?

Par ailleurs, il ne vous a sans doute pas échappé que le message que vous gratifiez ainsi est sur un sujet intime, personnel, dont il est délicat de parler. Et vous le gratifiez d’un -1 en relevant un propos bien secondaire. Au final, qui est "peu élégant" dans cette affaire ? Je laisse chacun se faire son idée.

Dernière modification par Bernard2K (12/12/2019 20h10)


Surtout, ne pas nuire à l'ambiance générale.

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#23 12/12/2019 20h15

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Bernard2K a écrit :

Il est membre de l’association MENSA.

Qu’est-ce qu’il en retire ?
"Mesuré" il y a longtemps, je m’étais posé la question de rejoindre l’association il y a quelques années, mais l’étiquette "QI élevé" ne m’a jamais vraiment intéressé/je ne m’y suis jamais identifié.
(Ça change un peu avec un enfant qui rentre à l’école et qui présente des traits de comportement "curieux".)

Ce qui me mène à l’autre question : qu’est-ce que vous, vous pensez qu’être "officiellement" reconnu comme ayant un gros QI, ça va vous apporter ?
Et comment vous allez réagir si votre test finit à 129, juste en dessus du score en général utilisé pour parler de "haut potentiel" ?

Vous savez que vous êtes intelligent. Vous avez besoin d’une validation externe de ce fait ? smile

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#24 12/12/2019 20h20

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Ce qu’il en retire, je suppose :
-  une reconnaissance de son "état".
- Une meilleure compréhension de certains traits de caractère, qui lui ont quand même valu de nombreux ennuis dont celui d’être orienté en CAP
- Une rencontre avec des gens de profil similaire, ce qui peut faire du bien à la tête et au moral.
- Des informations utiles pour gérer ses gamins (au moins un semble devoir être à haut potentiel).

Après, chaque personne est différente. Pour ma part, eh bien, je voudrais avant tout mieux comprendre mes capacités et mon parcours.

Non seulement chaque personne est différente, mais chacun peut avoir des besoins et des envies qui changent. Peut-être que dans quelques années il cessera d’adhérer car il aura fait le tour de ce que l’association peut lui apporter.

Dernière modification par Bernard2K (12/12/2019 20h27)


Surtout, ne pas nuire à l'ambiance générale.

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[+1]    #25 12/12/2019 20h39

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Le problème de l’étiquette c’est qu’elle peut servir comme béquille.
"Je suis handicapé social, mais c’est normal parce que j’ai un QI élevé"
"J’ai forcément raison parce que je suis plus intelligent" etc.

C’est sûrement un peu moins vrai pour un adulte que pour un ado ou un enfant, mais c’est une des choses qui me fait peur avec l’identification officielle "haut potentiel". On n’est pas défini en tant que personne par son gros QI.

Donc en réponse au sujet de la discussion : vivre avec un QI élevé, sans y prêter attention et sans en parler, ça marche plutôt bien, au moins pour certains smile
Cela dit, je commence à y prêter à nouveau attention, alors que c’est resté "endormi" pendant 20+ans chez moi, parce que ça peut aider mon enfant.

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