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Forums de la communauté des investisseurs heureux

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[+1]    #1 05/07/2019 12h47

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Je souhaiterais proposer ce fil de discussion pour explorer la question de la motivation. C’est un sujet qui m’intéresse à titre personnel et professionnel.

Le forum IH, comportant non seulement le « I », mais aussi le « H » m’a semblé un bon terrain pour parler de cette question.

Les membres et les personnes fréquentant ce forum ne sont pas représentatifs de la population générale. La plupart d’entre nous ont décidé, à un moment de leur vie, d’être les maîtres de leur rapport avec l’argent : valoriser son patrimoine, atteindre l’indépendance financière, préparer sa retraite…. Et surtout, beaucoup d’entre nous ont conçu un projet de vie, et à un moment donné, ont décidé de passer à l’action.

C’est ce passage du désir à l’action qui m’intéresse : qu’est-ce qui fait que la même envie, restera envie chez l’un, se transformera en projet structuré chez un autre, et en réalité concrète chez un autre ?

Quelle est votre expérience ? Quelle est cette flamme, cet élément mystérieux ou évident qui vous a aidé à faire le premier petit pas vers votre rêve (aussi modeste ou grandiose soit-il) puis à persévérer ?

En psychanalyse, ce sont des facteurs inconscients, des pulsions…
En psychologie scientifique, c’est le résultat anticipé, le rapport avec les valeurs de la vie…
En neurobiologie, c’est la dopamine…
Mais rien ne vaut mieux que de discuter des expériences des uns et des autres.

Après les premières réactions, je posterai encore d’autres messages pour parler des données scientifiques et pour affiner mes interrogations.

Désolé si ce sujet a été déjà abordé. Mes recherches sur le site n’ont pas montré de résultat spécifique sur la question de la motivation.

Mots-clés : action, motivation, psychologie positive

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[+1]    #2 05/07/2019 13h08

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Pour ma part, je suis convaincu par les éléments exposés sur le lien suivant (et dans ma signature, pour ne pas oublier…):

Motivation is overrated

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[+2]    #3 05/07/2019 13h24

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Sujet intéressant, auquel le semi-rentier que je suis ne pourra faire qu’une semi-réponse…

C’est ce passage du désir à l’action qui m’intéresse : qu’est-ce qui fait que la même envie, restera envie chez l’un, se transformera en projet structuré chez un autre, et en réalité concrète chez un autre ?

J’essaye de me remémorer ce "passage", et plus j’y réfléchis, moins je le sens.
Dans mon cas, j’ai plus l’impression d’une lente maturation, commençant avec la traditionnelle "mise à jour" du livret A et du PEL (quand ils étaient en papier) qui intriguait l’enfant que j’étais, passant aux fonds euros puis découvrant peu à peu les étapes "classiques" d’un investisseur.
Personne pour me guider, personne pour déclencher une envie.

J’en parlais récemment à une rencontre IH: je me souviens qu’étudiant déjà j’avais projeté la possibilité de m’arrête de travailler "tôt" (32 ans prévus si j’avais été célibataire). J’y repense depuis, mais toujours pas moyen d’identifier le pourquoi de cette envie.

Pour revenir au sujet, le passage de ce désir à… à quoi en fait ? Ayant cette envie, j’ai épargné autant qu’il était raisonnable, puis construit peu à peu un patrimoine, de plus en plus risqué. Vivre de mon patrimoine passant peu à peu de "rêve lointain" à "éventualité proche".

Cependant, s’il faut marquer un moment de transition, je dirais qu’il s’agit de mon passage à mi-temps. Pas de motivation derrière cela, surtout une lassitude absolue du travail (peut-être exacerbée par un salaire devenu non-indispensable).

Passer cette étape s’est faite à la façon dont on cueille un fruit: un jour on le regarde, il n’est pas pile à la bonne couleur, alors on le laisse. On revient un jour ou deux plus tard… et on ne sait pas s’il a changé de couleur ou si c’est notre estomac qui le voit plus mûr, mais là, on décide de s’en régaler…


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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[+2]    #4 05/07/2019 13h43

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Comme tout animal nous nous écartons des sources de douleurs et nous nous rapprochons des sources que nous estimons procurer du plaisir.
Et comme tout animal nous sommes le fruit de notre environnement au sens large.

Venant d’un milieu très pauvre, je devais m’éloigner de cette situation à cause des douleurs et difficultés possibles qu’un tel milieu représente. C’est juste la perception de cette douleur que je considérais réelle qui m’a modelé et m’a poussé pour la suite.

Je ne crois pas au désir soudain provenant d’un libre arbitre et encore moins à la motivation comme le souligne simplicitaire.

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[+1]    #5 05/07/2019 14h19

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D’accord avec Swantonbomb, j’ai pris conscience que je ne faisais pas correctement attention à mes placements en 2014 suite à une très forte déconvenue professionnelle qui m’a rappelé qu’une certaine indépendance financière ne peut que favoriser le bien être et de choisir un peu plus sa propre vie comme on l’entend à terme. Sans cet évènement douloureux, et sans la découverte de ce site (on ne vous remercie pas assez IH pour le site qu’il nous met à disposition), je serais peut être encore à me dire de temps à autre "tiens je vais acheter telle action s’est une affaire" sans avoir une logique d’ensemble structurée sur le tout de mon patrimoine.

Dernière modification par skywalker31 (05/07/2019 14h19)


"Ne nous soumets pas à la tentation du stock picking…" - Portefeuille et Mon blog

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[+1]    #6 05/07/2019 14h26

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Les membres et les personnes fréquentant ce forum ne sont pas représentatifs de la population générale. La plupart d’entre nous ont décidé, à un moment de leur vie, d’être les maîtres de leur rapport avec l’argent : valoriser son patrimoine, atteindre l’indépendance financière, préparer sa retraite…. Et surtout, beaucoup d’entre nous ont conçu un projet de vie, et à un moment donné, ont décidé de passer à l’action.

Bonjour,

Je pense que les personnes fréquentant ce forum ont surtout découvert le champ des possibles.

Je côtoie beaucoup de gens qui rêvent "Ah si jamais, si je pouvais, si j’avais", mais sont profondément persuadé au fond d’eux qu’il ne peuvent pas, que c’est pas pour eux.
"Il faut de l’argent pour investir dans l’immobilier, en bourse"
"Qu’est ce que je peux faire de plus que mes 35h contre un salaire"
"Bien sur que je devais prendre ce leasing à 350€ comment je fais sans voiture"

Le problème vient pour moi du fait que les gens ignorent les possibilités qui s’offrent à eux peu importe leur niveau de revenus ou de patrimoine pour lancer la boule qui fera boule de neige. Du coup ils ne font rien.

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[+3]    #7 05/07/2019 14h38

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Du désir à l’action…
Le désir seul ne permet que de rêver, l’action concrète, elle seule peut amener un résultat.

Cela me rappelle le livre d’André Muller La technique du succès mis en lumière par IH il y a presque 10 ans….

Je me permets de citer quelques passages du livre.

André Muller a écrit :

Est du domaine du rêve et doit être écarté de mon plan, tout ce pour quoi je ne suis pas disposé à engager immédiatement une action concrète.

La décision doit être suivie de l’action. Décision-exécution !
….
Toute idée, tout projet engendre une pression dont il ne faut, à aucun prix, se libérer autrement que par un acte.
….
Il ne sert à rien de noter une foule d’idées. Il faut les exécuter. C’est tout.
…..
Il ne faut pas penser : volonté, résolution. Il faut penser action. Il faut agir (la volonté et la résolution doivent être mises entre parenthèses).
Ce qui n’est pas fait aujourd’hui ne le sera pas demain. Par conséquent, il faut le faire aujourd’hui afin que cela soit fait demain.
…..
Je ne prends pas la résolution de faire ceci ou cela. Je le fais séance tenante, ou je commence à le faire, dès que l’idée évidente d’avoir à le faire s’empare de mon esprit.

Mes désirs sont support de l’action, et en ce sens, un élément de bonheur.

Dernière modification par bibike (05/07/2019 14h39)


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[+1]    #8 05/07/2019 14h50

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Bonjour,

Pour passer à l’acte il faut suffisamment de confiance en soi.

Il me semble que cela peut venir de 2 manières :
* par une forme d’instinct animal (par exple cet imbécile de Trump n’a ni doute ni scrupule donc il y va)
* mais chez les gens qui réfléchissent, le passage à l’acte suppose d’aller au-delà des doutes, et ça peut être très compliqué (psychologie, environnement social, développement personnel, se botter les fesses…)

Heureux les imbéciles qui n’ont pas à lutter contre eux-mêmes…

(On peut extrapoler : la SCIENCE se pose bcp de questions et doit lutter contre les imbéciles, la DEMOCRATIE se pose bcp de questions et doit lutter contre les populistes.)

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[+1]    #9 05/07/2019 14h53

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Salut Rucipe,

Un livre résume bien cela, c’est "réflechissez et devenez riche" de Napoleon Hill.

La fait de savoir se projeter quand l’objectif sera atteint, et s’imaginer l’avoir atteint m’aide pour beaucoup. Je pense qu’il faut s’imaginer déjà être à son objectif et le savourer comme si on y était. C’est comme un avant goût.

Le fait aussi de travailler et de se payer en premier m’a beaucoup fait changer. Je ne travaille pas que pour payer mes charges, je travaille aussi pour m’enrichir financièrement.

Au final, tout ça mis bout à bout donne une impression de confiance en l’avenir. Je ne sais pas trop décrire ce sentiment, comme un peu d’être maître de mon futur. Il ne s’impose pas à moi, je le trace mois après mois.


Mon interview sur le blog du projet lynch : http://leprojetlynch.com/2020/12/loophe … -debutant/

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[+2]    #10 05/07/2019 15h00

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Bonjour,

J’aime bien la phrase: "le bonheur n’est pas au bout du chemin, le bonheur c’est le chemin".

Ce n’est pas en espérant que le bonheur arrive ("le bout du chemin"), c’est en avançant pas à pas que le bonheur se construit.

Mafo

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[+1]    #11 06/07/2019 12h22

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Petite réflexion de prof de maternelle, qui peut paraître paradoxale…

Pour se lancer dans une tâche :
- il faut que tous les besoins primaires soient satisfaits
- il faut que vous ayez un besoin sur lequel vous pouvez agir
- il faut que vous ayez une  boucle d’inhibition.

La boucle d’inhibition a été décrite par des tests tels que celui du chamallow, qui récemment a été revu en intégrant une dimension de confiance dans le système. Elle a aussi été décrite par l’équipe de Stanislas Dehaene.

En fait, pour maintenir le cap, il faut savoir s’inhiber : ne pas écouter les sollicitations permanentes en tous genres, qui affolent la girouette. Il faut savoir s’entourer des conditions nécessaires à l’inhibition (avoir un plan, se former sur le but à atteindre, créer un environnement favorable à la concentration… ). Il faut aussi s’entraîner : petits projets d’abord, relaxation et méditation… Et bien sûr, réussir un projet, en vivre toutes les étapes en conscience permet de mieux appréhender le projet suivant.

Cette notion d’inhibition est paradoxale parce qu’on l’associe généralement à la procrastination.

🌼🌼🌼🌼

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[+1]    #12 06/07/2019 12h57

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De mon côté, aucun mâle de ma famille n’a atteint l’age de la retraite, il est hors de question que d’imaginer que quelque chose de semblable puisse m’arriver, alors je prend les choses en mains, j’ai décider qu’a 45 ans, j’en aurais assez fait, c’est jeune qu’il faut profiter des choses que le monde est prêt à nous offrir, une fois six pieds sous terre, c’est trop tard.

J’ai rencontrer ma compagne il y a 5 ans, et nous voulons profiter de la vie, voyager, voir le monde, nous sommes raccord sur ce projet, alors nous avons commencer à réfléchir différemment, nous ne voulons plus rendre de compte, être libre, vraiment, et cela passe par l’indépendance financière.

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#13 06/07/2019 13h02

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Ouah ! Que de messages intéressants !
J’essaie de commenter petit à petit.

Simplicitaire,
L’article que vous citez est chouette, et reflète une grande partie de ma vision de la motivation.
Il est vrai que le rôle de la motivation (si on définit celle-ci comme un état interne) est souvent surestimé.

La question des résolutions du Nouvel An revient souvent dans ce type de discussions. L’étude cité dans votre article dit que 9% seulement des personnes qui formulent des résolutions les maintiennent jusqu’à la fin de l’année.
Cependant, elle ne dit rien de l’effet spécifique de la résolution par rapport à l’absence de résolution.
Il me semble (mais je ne trouve pas les sources pour le moment) que des études ont fait cette comparaison, et que les gens qui se promettent, en début d’année, d’adopter une nouvelle habitude y arrivent (même si ce n’est vrai que pour 9% d’entre eux) mieux que ceux qui ne font pas cette résolution.

Faith,
Merci pour cette réflexion.
La motivation est donc, dans beaucoup de cas du moins, un processus lent, qui murit avec le temps.
Il ne faut pas attendre le déclic, ni le prince charmant.
Quel beau parcours !

Dernière modification par Rucipe (06/07/2019 13h06)

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[+1]    #14 06/07/2019 14h10

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A 20 ans, mon objectif était de quitter la rat race au plus vite. J’évaluai mes besoins assez différemment d’aujourd’hui : une maison modeste dans ma zone natale rurale coûtait alors environ 70000 francs, beaucoup de sueur certes pour la retaper mais jamais un souci de ce point de vue, et j’estimai mes besoins à 8000 francs par mois pour être à l’abri du besoin. Mon plan de marche était l’AV fonds euros qui rapportait quasi 9%, je me souviens que j’avais misé sur 80000 francs d’épargne pendant 8 ans pour ensuite ne plus me soucier de rien.

cela ne s’est pas du tout passé comme prévu… et pas seulement pour le rendement du fonds euros ! ma future femme était étudiante et déjà entrepreneuse dans l’âme, m’a poussé au quotidien à surpasser ce projet initial…

25 ans après, je n’aurai jamais imaginé en être là, fourmillant encore de projets et surtout toujours en activité, surtout par passion et pour assurer à mes enfants une entrée facile dans la vie active.

certains jours de lassitude, je me dis possible de revenir (chiffres à réactualiser bien sûr)  au projet initial, mais j’aurai très peur de m’y ennuyer vite.

pour moi la motivation n’est pas l’argent en tant que tel, mais se prouver à soi même, vibrer en prenant du risque dans son quotidien, être prêt à tout remettre en jeu parfois pour au final se faire plaisir : une forme d’adrénaline, drogue dure !

avec le recul, ce qui a fait la différence est la ténacité sur la durée, beaucoup confondant la quête de l’indépendance avec un sprint alors que c’est un marathon.

j’ai pris l’habitude avant chaque présidentielle de faire un large bilan et de me demander pourquoi continuer : jusqu’ici j’ai toujours trouvé le leitmotiv me guidant jusque la suivante. le jour où je douterai, je vendrai mes boites et envisagerai toute autre chose.

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[+1]    #15 06/07/2019 14h53

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Rucipe a écrit :

C’est ce passage du désir à l’action qui m’intéresse : qu’est-ce qui fait que la même envie, restera envie chez l’un, se transformera en projet structuré chez un autre, et en réalité concrète chez un autre ?

Quelle est votre expérience ? Quelle est cette flamme, cet élément mystérieux ou évident qui vous a aidé à faire le premier petit pas vers votre rêve (aussi modeste ou grandiose soit-il) puis à persévérer ?

En ce qui me concerne c’est un trait de caractère (inné ou acquis ?), qui m’a toujours emmené vers plus de liberté et d’indépendance, à tous les niveaux  Et si possible sans trop d’effort car je suis aussi paresseux (ce que je considère comme une qualité dans le monde d’aujourd’hui).

J’ai été un élève studieux sans doute parce que j’avais le goût d’apprendre mais surtout parce que j’ai vite compris que c’était la porte de sortie de la maison familiale. Quand j’ai eu mon appart et mon premier boulot à 23 ans, j’ai tout de suite cherché comment me libérer de cette contrainte et formé le projet  d’atteindre l’indépendance financière vers 40 ans.

En pratique ça n’a pas été en ligne droite, les aléas de la vie font qu’à certains moments j’ai perdu de vue cet objectif pour d’autres plus immédiats. Mais j’y suis toujours revenu, d’une façon ou d’une autre, jusqu’à atteindre l’objectif sans vraiment m’en rendre compte (c’est au moment où j’y pensais le moins que je me suis rendu compte que je pouvais faire le choix d’arrêter de travailler pour gagner ma vie).

Je pensais que ce serait une bonne nouvelle mais les circonstances ont fait que ça m’a laissé un peu "vide" et il m’a fallu du temps pour assimiler et organiser ma nouvelle vie. Je m’y emploie chaque jour désormais.

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#16 06/07/2019 16h27

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swantonbomb a écrit :

Comme tout animal nous nous écartons des sources de douleurs et nous nous rapprochons des sources que nous estimons procurer du plaisir.
Et comme tout animal nous sommes le fruit de notre environnement au sens large.

Je ne crois pas au désir soudain provenant d’un libre arbitre et encore moins à la motivation comme le souligne simplicitaire.

Bien sûr, nous sommes modelés par notre environnement, mais il ne faut pas oublier l’environnement interne : les pensées, les émotions, le corps…

Votre message me permet d’affiner ma question : Vous, vous avez fait le nécessaire pour vous éloigner des sources de douleur. Mais tous ceux qui partageaient cette situation avec vous ont-ils fait de même ?
Pourquoi ?

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[+1]    #17 06/07/2019 17h48

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Je pense qu’il y a un élément important qui permet de passer du projet à l’action : c’est l’estime de soi.
Si des parents projettent pleins de choses positives sur un gamin, il se sentira valorisé et sûr de lui. S’il se sent suffisamment sécurisé (connaissance du périmètre de l’action ou conviction qu’une arrière garde assurera pour ce qui est inconnu), il passera à l’action.
Au contraire, celui qui est considéré comme de la mauvaise graine aura beaucoup de difficultés pour s’extraire de prophéties auto-réalisatrices (cf effet Pygmalion).
Une considération négative sur un enfant peut aussi être stimulante, mais seulement s’il a un sous-bassement narcissique suffisant (un amour suffisant de lui-même !).

Par exemple, je souhaite faire une formation depuis quelques années mais je n’ose pas me lancer. Ce n’est pas parce que je ne me sens pas assez intelligent ou expérimenté, mais parce que cette formation me permettrait d’atteindre un statut social plus élevé. J’ai l’impression que ce ne serait pas ma place, que je ne serai qu’un imposteur qui ne pourrait qu’être moqué.

Je pense que cette image abimée provient en grande partie du mépris et de l’indifférence de mon paternel. Et il est difficile de s’extraire de ce genre de blessure.
Lorsqu’on se dit que l’on n’a pas de valeur et que cela vient d’aussi loin, les réussites que l’on a dans la réalité n’écornent malheureusement pas un sentiment si ancien.
Face à cela, je pense qu’il n’y a que le temps qui puisse agir, afin que la blessure soit moins vive et que l’affection des autres puisse réellement réparer.

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#18 06/07/2019 23h55

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skywalker31 a écrit :

Sans cet évènement douloureux, et sans la découverte de ce site (on ne vous remercie pas assez IH pour le site qu’il nous met à disposition), je serais peut être encore à me dire de temps à autre "tiens je vais acheter telle action s’est une affaire" sans avoir une logique d’ensemble structurée sur le tout de mon patrimoine.

Belle remarque sur l’aspect motivant du site.
Allons plus loin : vous parlez de la logique d’ensemble ; le site vous a donc aidé à rassembler vos envies dans un projet et à leur donner du sens.
Ainsi l’achat d’une action, d’un acte capricieux ou peu réfléchi, devient une démarche évidente parce qu’il se rapporte à un projet plus grand.

Qu’y a-t-il d’autre de motivant dans ce site et dans ce forum ? Quels élements vous ont aidés, les uns et les autres à passer à l’action ?

Dernière modification par Rucipe (06/07/2019 23h57)

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#19 07/07/2019 08h38

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MichMouch a écrit :

Bonjour,

Je pense que les personnes fréquentant ce forum ont surtout découvert le champ des possibles.

Je côtoie beaucoup de gens qui rêvent "Ah si jamais, si je pouvais, si j’avais", mais sont profondément persuadé au fond d’eux qu’il ne peuvent pas, que c’est pas pour eux.

Le problème vient pour moi du fait que les gens ignorent les possibilités qui s’offrent à eux peu importe leur niveau de revenus ou de patrimoine pour lancer la boule qui fera boule de neige. Du coup ils ne font rien.

Merci Michmouch,
Intéressante, cette notion du champs des possibles. Donc, pour se fixer un but, on doit élargir ce champ des possibles, pour se rendre compte de la multiplicité des options.
Ensuite, il faut se sentir capable ; il faut penser pouvoir y arriver.
La motivation n’est donc pas simplement "vouloir", mais aussi "penser pouvoir".

bibike a écrit :

Du désir à l’action…
Le désir seul ne permet que de rêver, l’action concrète, elle seule peut amener un résultat.

Cela me rappelle le livre d’André Muller La technique du succès mis en lumière par IH il y a presque 10 ans….

Je me permets de citer quelques passages du livre.

André Muller a écrit :

Est du domaine du rêve et doit être écarté de mon plan, tout ce pour quoi je ne suis pas disposé à engager immédiatement une action concrète.

La décision doit être suivie de l’action. Décision-exécution !
….
Toute idée, tout projet engendre une pression dont il ne faut, à aucun prix, se libérer autrement que par un acte.
….
Il ne sert à rien de noter une foule d’idées. Il faut les exécuter. C’est tout.
…..
Il ne faut pas penser : volonté, résolution. Il faut penser action. Il faut agir (la volonté et la résolution doivent être mises entre parenthèses).
Ce qui n’est pas fait aujourd’hui ne le sera pas demain. Par conséquent, il faut le faire aujourd’hui afin que cela soit fait demain.
…..
Je ne prends pas la résolution de faire ceci ou cela. Je le fais séance tenante, ou je commence à le faire, dès que l’idée évidente d’avoir à le faire s’empare de mon esprit.

Mes désirs sont support de l’action, et en ce sens, un élément de bonheur.

Bibike,
Ce que vous soulignez est très important, à savoir que seule l’action produit un résultat et contribue au bonheur.

Le livre d’André Muller est sur ma liste d’attente des livres à lire (le désir est là, mais pas encore l’action ;-)). Vous conviendrez cependant que certaines de ces citations (peut-être parce que ce sont des citations, donc coupées de leur texte d’origine) sont abruptes, et qu’elles ressemblent à un appel à l’action irréfléchie et l’impulsivité.

Parfois, on a besoin de réfléchir longtemps pour étudier la pertinence et la faisabilité d’un projet.

Là, une autre question surgit : comment faire la part entre la réflexion utile, qui nous aide à avancer, et la réflexion stérile, correspondant plutôt à des ruminations, tergiversations, procrastinations…

Dernière modification par Rucipe (07/07/2019 08h53)

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#20 07/07/2019 09h45

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Il y a aussi l’entourage qui est pour beaucoup. Je me souviens d’une phrase (je ne sais plus l’auteur) qui était :
- "nous sommes la moyenne des 5 personnes que l’on fréquente le plus"

L’entourage peut avoir un rôle important dans la prise de décision et du passage à l’action.


Mon interview sur le blog du projet lynch : http://leprojetlynch.com/2020/12/loophe … -debutant/

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#21 07/07/2019 11h17

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LoopHey a écrit :

- "nous sommes la moyenne des 5 personnes que l’on fréquente le plus"

L’entourage peut avoir un rôle important dans la prise de décision et du passage à l’action.

Jim Rhon.

Parmi l’entourage, il faut aussi y ajouter l’éducation familiale.


Faire et laisser dire

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#22 08/07/2019 08h23

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Déjà que les post d’avant m’y faisaient penser, cela me rappelle un phrase régulièrement répétée par mon père : Pouvoir ce que l’on veut, et vouloir ce qu’il faut. (St-Augustin)


"We judge a book by its cover ; And read what we want ; Between selected lines"

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[+1]    #23 08/07/2019 10h05

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Gap a écrit :

Pour passer à l’acte il faut suffisamment de confiance en soi.

Il me semble que cela peut venir de 2 manières :
* par une forme d’instinct animal (par exple cet imbécile de Trump n’a ni doute ni scrupule donc il y va)
* mais chez les gens qui réfléchissent, le passage à l’acte suppose d’aller au-delà des doutes, et ça peut être très compliqué (psychologie, environnement social, développement personnel, se botter les fesses…)

Heureux les imbéciles qui n’ont pas à lutter contre eux-mêmes…

Gap, vous soulignez donc deux notions importantes :

L’intérêt de la confiance en soi :
Cela me rappelle les différents types d’estime de soi, tels qu’ils sont définis par Christophe André :
Estime de soi basse : la personne n’a pas confiance en soi, pense qu’elle n’arrivera pas à faire ce qu’elle a envie de faire, se voit comme quelqu’un de minable, demander pardon d’exister, etc.

Estime de soi haut mais fragile : la personne semble avoir confiance en soi, elle est persuadée d’avoir raison, et tient à avoir raison en tout. Ce sont les grandes gueules qui n’admettent pas leurs erreurs et ne supportent pas d’échouer.

Estime de soi haut et stable : ce sont les gens qui ont une véritable confiance en eux. Ils admettent leurs erreur et n’ont pas peur de la critique car leur estime d’eux-mêmes ne dépend pas de l’avis des autres.

On peut penser que c’est cette dernière catégorie qui a le plus de facilité à entreprendre et à transformer ses envies en actes.

L’inné et l’acquis : La confiance en soi peut être génétiquement riche et stable, mais il y a évidemment une part d’acquis. Il y a ceux qui foncent sans se poser trop de questions et ceux qui doivent travailler sur eux-mêmes pour vaincre une biologie et une hérédité défaillante.

Loophey a écrit :

La fait de savoir se projeter quand l’objectif sera atteint, et s’imaginer l’avoir atteint m’aide pour beaucoup. Je pense qu’il faut s’imaginer déjà être à son objectif et le savourer comme si on y était. C’est comme un avant goût.

Merci Loophey,
C’est une habitude qui m’a aussi beaucoup aidé dans tout ce que j’ai entrepris : m’imaginer, de façon visuelle et détaillée, en train de profiter du fruit de mon projet.

Dernière modification par Rucipe (08/07/2019 10h12)

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#24 08/07/2019 16h34

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Un autre point important concernant la confiance. Elle est aussi liée à une méthode. Je m’explique :

Beaucoup de personnes ont toujours tendance à voir une montagne devant elles, et finalement se découragent rien qu’à voir ou imaginer la charge de travail, le temps nécessaire ou les épreuves lié à la réalisation du projet.

Au delà de la confiance en soit, beaucoup se décourage d’avance en ne se sentant pas capable de franchir cet obstacle aussi grand/gros/imposant.

La vie, mon travail, m’ont appris justement à regarder la montagne en imaginant arriver en haut.

Un fois que l’on se projette bien, je pense qu’il faut se dire, cette montagne, je vais la gravir mais étape par étape. C’est comme un gros problème que l’on divise en plusieurs petits problèmes plus simple à résoudre.

Comme pour ses finances/investissements. 1 M€, c’est beaucoup, ça peut paraitre énorme. Viser déjà les 50K€ puis 100 puis 250 puis 500. Step By Step. Sur chaque étape, j’ajoute une date, un jalon. Ex : fin 2023, mon capital doit être de 135 K€. Ca permet aussi d’ajuster sa méthode en cours de route en fonction des résultats obtenus.

Mes objectifs sont donc quantifiés et planifiés.

Ainsi, quand on se projette dans son objectif, une fois qu’il sera réalisé, que l’on a, comme planifié, étape par étape le "franchissement" de la montagne, une confiance en soit se créée.

Je ne suis qu’au début de ma longue route, qui d’après mon planning durera environ 17 ans. Et pourtant, je suis confiant parce que je pense maitriser ce projet. Bien-sur, il va y avoir des aléas, des problèmes, de grands succès, c’est la vie des projets. Rien ne se passe comme prévu. Cependant, cette ligne tracée sert à garder l’objectif et le cap.

La confiance en soit se créée quand on maitrise son sujet.

Voilà pour ma petite intervention.

Au plaisir.


Mon interview sur le blog du projet lynch : http://leprojetlynch.com/2020/12/loophe … -debutant/

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#25 08/07/2019 17h10

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Je pense que l’objectif est aussi très important. Cela peut être difficile de trouver la motivation pour être économiser/investir pour être rentier … mais pour quoi faire ?
Si l’on a une passion, envie de changer la société ou un job de rêve que l’on pourrait faire si l’argent n’entrait pas en compte tous les mois alors la motivation sera plus grande et les efforts à mettre en place moins dur.

De la même façon si l’on a identifié cet objectif alors quelle est la somme nécessaire afin de prendre son envol ?
J’aime beaucoup cet article de MMM (Money and confidence are interchangeable) qui met en relation la confiance en soi et la somme nécessaire afin de prendre son envol.

Si vous n’avez pas assez confiance en vous, vous allez attendre d’avoir 1 millions ou plus investi avant de vous lancer mais si vous avez le goût du risque et confiance dans votre projet vous le tenterez avec 500k euros ou moins … 300k … ou seulement 50k euros.

Dernière modification par FunnyDjo (08/07/2019 17h11)

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