Suivez les discussions sur : Twitter Facebook RSS   Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter : Newsletters   Utilisez la recherche : 
Membres  |  Mission

Forums des investisseurs heureux

Discussions courtoises et réfléchies sur l’investissement patrimonial pour s’enrichir, générer une rente et atteindre l’indépendance financière

Invitation Vous n'êtes pas identifié : inscrivez-vous pour échanger et participer aux discussions !

Information Nouveau venu dans cette longue discussion ? Consultez une sélection des messages les plus réputés en cliquant ici.

#26 12/12/2019 20h41

Membre
Réputation :   36  

@Bernard2k,

Ne vous formalisez pas pour ce -1 qui confirme vos propos sur l’incompréhension dont sont victimes les plus intelligents d’entre nous ;-)

J’ai l’exemple dans ma famille d’une élève assez douée pour intégrer le collège avec 2 années d’avance, contrevenant ainsi aux principes égalitaires de l’Éducation Nationale. Ainsi qu’elle ne fut pas la surprise des parents de constater qu’en 4ème elle soit affectée à une classe de sport étude foot avec des garçons qui avaient pour certains 4 ans de plus qu’elle et très peu d’intérêt pour les études.
Explication du professeur principal ;"il faut mixer les niveaux pour que les plus brillants tirent les plus faibles vers le haut" … et donc les plus intelligents vers le bas ?

Pour ma part, je me suis toujours senti complexé par mon manque d’intelligence qui a été un frein dans mes choix scolaires, professionnels, relationnels et même sentimentaux. Chacun sa croix.

Dernière modification par Barns (12/12/2019 21h03)

Hors ligne Hors ligne

 

#27 12/12/2019 20h45

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   529  

Bonsoir !

Un brave gars était handicapé par son super-potentiel avec un hyper-QI supérieur à la plupart des gens (plus de 220…), et notamment à ses connaissances : famille, voisins, "amis", relations professionnelles, etc.

Bref, à cause de sa différence, sa vie sociale était désastreuse : impossible d’avoir une conversation sérieuse avec qui que ce soit ; les blagues qu’on lui raconte lui semblent fades ; les livres sont trop  simplistes et répétitifs ; quand il écoute des "amis", il les trouve très prévisibles ; etc. etc.

Alors, comme il très-super-méga intelligent, il invente une machine pour devenir moins intelligent. Elle est composée d’un fauteuil, d’un casque à ajuster sur la tête, et d’un levier gradué de 20 à 220. Malheureusement le fonctionnement de cette machine a un inconvénient : le sujet va perdre connaissance quelques secondes durant le processus, juste au moment où il faut manipuler le levier qui va déterminer le nouveau niveau de QI du sujet.

Notre gars a un voisin qui pourrait manipuler le levier pendant l’évanouissement ; mais ce voisin est un gros bœuf, une brute sans cervelle, un primaire de base. 

Comme il n’a pas le choix, il se dit que, pour une fois il va devoir faire confiance, et tente de se rassurer en se disant que manœuvrer un levier ce n’est pas très compliqué. Il fait donc venir son voisin, et lui explique :
- Je vais m’asseoir sur ce fauteuil, et mettre ce casque sur ma tête ; lorsque j’appuierai sur le bouton, je vais m’évanouir ; à ce moment-là, vous devrez déplacer ce levier, qui est sur la position 220, jusqu’à la position 120, là.
Et il lui montre la graduation.
- Est-ce OK, avez-vous bien compris ?
- Ah, que oui ! C’est vachement pas compliq…, heu ! Facile !  Voilou, c’est facile.

Notre bonhomme s’installe donc sur le fauteuil, ajuste le casque, appuie sur le bouton, et …s’évanouit.

Le voisin s’empare du levier, et veut le manipuler. Mais ça coince. Le levier est bloqué. La brute bande ses muscles, ajuste sa position, plante ses pieds fermement dans le sol, et applique une grande force sur la commande. Le levier part d’un seul coup, et va jusqu’à la graduation 20 !  Le voisin tente de déplacer le levier, mais rien à faire, c’est complètement bloqué. Le mal est fait. Il se dit : "Oh ! Là, là, je vais me faire gronder…."

Notre (ex)-super-génie remue, s’ébroue, et ouvre les yeux …et s’écrie : "Le livret A est le seul moyen de faire fortune !"

-

Après cette introduction, je veux vous dire que j’ai été membre de MENSA durant 12 ans (il y a longtemps). Et ce que j’en retire, c’est que ce n’est pas terrible. Peut-être que les membres qui habitent dans une grande ville y trouveront un intérêt, mais isolé en province, cela se résume à quelques comptes-rendus d’activités urbainement correctes mais étrangères, ou des invitations à plusieurs centaines de kilomètres. Perso, le seul point positif que j’en ai retiré, c’est d’avoir rétabli une certaine confiance en moi, dans une période de doute.

Dernière modification par M07 (12/12/2019 21h42)


M07

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #28 12/12/2019 20h47

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   1716  

sven337 a écrit :

Le problème de l’étiquette c’est qu’elle peut servir comme béquille.
"Je suis handicapé social, mais c’est normal parce que j’ai un QI élevé"
"J’ai forcément raison parce que je suis plus intelligent" etc.

Il me semble que le mesurer peut permettre justement de le mettre à sa juste place : une caractéristique parmi tant d’autres.
Je ne connais personne qui dise "je sais que je suis grand, mais j’évite de me mesurer parce que j’ai peur que ça me monte à la tête ou que je m’en serve comme prétexte pour refuser de ramasser des trucs qui sont trop bas".

Non, on se mesure, on dit "je suis grand car je mesure 1,98 m", et puis après on essaie de vivre normalement et de ne pas se laisser définir par cette seule caractéristique.


Surtout, ne pas nuire à l'ambiance générale.

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #29 12/12/2019 20h56

Membre
Réputation :   14  

Bonsoir !

Vaste sujet sur lequel je me suis déjà bien trop épanché dans ma file de présentation, je vais donc me contenter de rebondir sur quelques points relevés ici.

À l’époque à laquelle je me posais ces questions j’étais tombé sur le site de Mensa, et j’avais passé sans difficulté les tests de pré-admission sur leur site. Puis en voulant passer les vraies épreuves j’ai vu que c’était trop loin, donc je suis passé à autre chose et j’ai décidé de passer un vrai test (WAIS IV). Il est vrai que ce n’est pas donné, mais c’est un excellent investissement si on regarde les conclusions que l’on peut en tirer, autant sur soi que sur nos interactions avec les autres. Cela va bien entendu dépendre des personnes mais dans mon cas, ça a été une petite révolution et m’a permis de sortir de la spirale infernale de la dépression et des doutes.

Le système éducatif n’a pas été d’un bien grand secours, à part quelques instits/profs qui m’avaient très certainement repéré et cherchaient à m’éveiller (ce dont je leur suis extrêmement reconnaissant), c’était soit "très bien" soit "n’arrivera jamais à rien".

Intéressants ces six types ou profils de surdoués, je me retrouve sans mal dans le profil n°2… ça vous donnera une idée de ma scolarité wink

Dicci a écrit :

Encore aujourd’hui, il m’arrive fréquemment d’entendre des personnes débattre d’un sujet pendant 20 minutes alors que la solution me parait évidente (mais je ne dis rien, vous savez… pas à l’aise à l’oral, introverti et tout ça…) et ils finissent par la trouver. Du coup, j’ai du mal à les écouter, c’est comme si mon esprit voulait occulter la discussion car considérée inutile et je décroche malgré moi.

Exactement pareil, pour ma part je fais autre chose en parallèle et je balance mes idées quand je sens qu’ils ont atteint le point où ils peuvent les entendre. Du moins c’est ce que je faisais dans d’anciennes boites, je n’ai pas encore rencontré ce problème dans mon actuelle, un bon point.

Isild a écrit :

A cela s’ajoute un cerveau qui fonctionne en permanence, à toute allure, sur plein de sujets en même temps, et ce, même la nuit ! C’est fatiguant !

Tout à fait, j’ai d’ailleurs les plus grandes peines à m’endormir, à force de dérouler tous ces écheveaux sad

frnk77 a écrit :

Sans parler de compétences relationnelles on peut aussi trouver des amis mais peut-être faudra t’il seulement qu’ils ne soient pas trop éloigné intellectuellement. Je ne pas la prétention de faire de statistiques car l’échantillon est trop petit mais arrivé au lycée il c’est formé un petit groupe de 6 garçons et filles et trois ans plus tard ils sont tous en classe préparatoire.. est ce un hasard ?

Je me souviens d’une étude sur le sujet, dont la conclusion était qu’en majorité les amitiés n’étaient éloignées que d’un écart type du QI de chaque personne, donc non pas un hasard a priori.

Sur le sujet de l’autisme, le livre de Temple Grandin est une lecture extrêmement intéressante et enrichissante, que l’on soit concerné ou pas.

Pour finir, je dirais que ma méthode pour vivre sans me prendre la tête tient en deux mots : laisser pisser.

Hors ligne Hors ligne

 

#30 12/12/2019 21h02

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   180  

Bernard2K a écrit :

Je ne connais personne qui dise "je sais que je suis grand, mais j’évite de me mesurer parce que j’ai peur que ça me monte à la tête ou que je m’en serve comme prétexte pour refuser de ramasser des trucs qui sont trop bas".

L’analogie n’est pas très sérieuse, être grand physiquement n’ayant pas particulièrement de conséquences psychologiques. smile

Hors ligne Hors ligne

 

#31 12/12/2019 22h26

Membre
Réputation :   27  

bubulle a écrit :

… Mon fils qui ne tient pas en place sans être hyperactif (TDAH) …

TDAH veut dire Trouble de déficit de l’attention / hyperactivité

Hors ligne Hors ligne

 

#32 12/12/2019 22h56

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   626  

sven337 a écrit :

On n’est pas défini en tant que personne par son gros QI.

Ce n’est pas pour ça que ce n’est pas intéressant. Si on ne devait s’intéresser qu’à ce qui nous "définit en tant que personne" on ne s’intéresserait à pas grand-chose (pouvez-vous m’expliquer d’ailleurs ce qui "nous définit en tant que personne ?").


Parrainages Binck & Boursorama : m'écrire. Blog : Le projet Lynch.

Hors ligne Hors ligne

 

#33 13/12/2019 00h25

Membre
Réputation :   1  

Bonsoir,

Alors je n’interviens que très rarement sur le forum car je ne me sens pas légitime mais je connais un peu ce sujet.

Je ne suis ni psychologue ni zèbre par contre je suis père de 3 enfants dont 2 ont été diagnostiqués thqi et hqi. Le dernier n’a pas encore été testé mais il montre des signes qui nous font penser qu’il a sûrement quelques rayures.

Il me semble qu’il est un intéressant pour un adulte qui pense être hqi de passer le test. Ces personnes, en faisant cette démarche, ne cherchent pas une "étiquette" mais une réponse sur des maux qu’ils subissent depuis leur enfance.
Savoir, c’est pouvoir avancer plus  facilement et sereinement. Ca ne retirera pas la douance mais permettra de l’accepter et de mieux vivre avec.

Car derrière un QI élevé se cachent d’autres problèmes. La plupart des gens pensent qu’avoir des enfants hqi ou thqi c’est super, ils vont avoir des bonnes notes à l’école et réussirent mais les statistiques sont différentes. Je n’ai pris le temps de retrouver la source mais en gros 1/3 reussissent, 1/3 ont une scolarité médiocre et le dernier tiers est en échec.
Ensuite il y a la partie immergé. Le quotidien, en tant que parent, est compliqué voire très compliqué.
Ceux sont des enfants aux reactions exacerbées, très / trop sensibles. Des enfants qui se sentent parfois seuls, isolés car leurs pairs les sentent différents et eux aussi se sentent différents.

Tellement curieux de tout qu’ils posent des questions tout le temps. Tous les sujets y passent mais parfois, nous n’avons pas de réponses ou la réponse ne leur convient pas.

Par contre, je pense qu’en tant que parent il est bon de le savoir (pour nous cela c’est fait par hasard) pour pouvoir les accompagner le mieux possible. Pour ma fille, le test nous a permis de pousser pour son saut de classe. Ce n’est pas la meilleure solution mais actuellement il y en a pas d’autre. Elle rentre l’année prochaine au collège (privé) où il y a des clases de niveaux dont une qui regroupe les meilleurs éléments et des enfants à haut potentiel.

Sella

Hors ligne Hors ligne

 

#34 13/12/2019 07h26

Membre
Réputation :   8  

Bernard2K a écrit :

Salut,

Pourquoi on n’en parle pas ?
- parce qu’il faut être humble. "Chut, évite de trop montrer que t.u sais plein de trucs et que t.u réfléchis super vite. Ca ne se fait pas.". Il y a même une injonction paradoxale : "Il faut avoir de bon résultats à l’école. MAIS pour autant il faut faire comme si de rien n’était, sinon on se vante, c’est pas bien".

- parce qu’il faut être égaux. Reconnaître que certains sont plus intelligents que d’autres, c’est pas conforme avec le devise marquée en fronton de toutes nos mairies "égalité". Egalité, même en dépit du bon sens, même en bafouant la réalité la plus évidente. Et puis, faire des distinctions selon l’intelligence, on sait que ça mène à des pensées "pas bien" : élitisme, voire eugénisme, voire racisme. Surtout que, c’est prouvé, l’intelligence est largement héréditaire (même si pas que, bien sûr), donc c’est pas bien de dire que des gens sont plus intelligents "par nature". En plus, on sait que certains mouvements sectaires font grand cas de l’intelligence (la scientologie notamment). Alors dans ma famille "catho de gauche", c’était encore plus occulté ! On est tous pareils, même quand on est différents ! Chut !

Nous vivons dans une société qui nie les différences de capacité intellectuelles. Pourtant elles sont à la fois importantes et flagrantes.
Ce n’est évidement pas un problème de fronton.
Mais parce que cela remet en cause l’individu au plus profond de son être.
Autant il est admis de comparer et classer les performances physiques, autant la comparaison des capacités intellectuelles est perçue comme rabaissante ou humiliante. Cela ramène effectivement à considérer des personnes comme supérieures et d’autres comme inférieures.

Il faut savoir qu’une différence de 20 points au test de QI fait une énorme différence en terme de capacité de raisonnement.
Il se dit même que de telles différences empêchent tout dialogue.

Mon expérience personnelle conforte cette idée.
J’ai, comme tout le monde, confronté mes idées et mes analyses avec beaucoup de personnes (que ce soit sur des forums ou dans la vie réelle).
Et j’ai souvent noté chez des personnes, qui me semblaient moins intelligentes, qu’elles avaient des capacités de raisonnement limitées.
Ces personnes étaient plus enclines au dénigrement et à l’agressivité. Elles tournaient en rond sur des argumentaires simplistes sans être capable d’élargir leur vision, se complaisant dans le biais de confirmation, ne se remettant jamais en question, n’admettant jamais leurs erreurs.

Il y a encore quelques années, cela avait le don de m’énerver que mes interlocuteurs se limitent à des raisonnements basiques et utilisent des éléments rhétoriques faibles, voire malhonnêtes.
(Petit recueil de 25 moisissures argumentatives pour concours de mauvaise foi – Collectif de Recherche Transdisciplinaire Esprit Critique & Sciences)
Et je sais qu’en retour, j’énervais ces personnes à tenter de démonter leurs arguments par des faits, à développer des idées différentes.
J’essaie dorénavant d’éviter ce genre de dialogue de sourd.

Il faut noter que différentes études montrent clairement une corrélation entre QI et études supérieures, jusqu’à environ 130. Evidement ce n’est pas à 5 ou 10 points près car le travail fourni a un rôle majeur.
par exemple : www.gwern.net/docs/iq/2015-roth.pdf

Dans ce paragraphe, je vais expliquer pourquoi je trouve catastrophique que nous ne reconnaissions pas à sa juste valeur les capacités intellectuelles. Et je sais que cela pourra déclencher l’ire de quelques personnes.
Si je devais résoudre au mieux un problème requiérant des capacités physiques, je ferais naturellement appel à la personne ayant les meilleures capacités. Et je crois que tout le monde ferait comme moi.
Lorsqu’il s’agit de prendre des décisions (Politiques par exemple), de considérer des analyses ou des développement, notre société met sur un plan d’égalité tout type de raisonnement.
C’est même pire que cela. Elle a tendance à favoriser les raisonnements basiques.
Je considère que le raisonnement d’une personne de 90 de QI n’a pas la même valeur que de celle ayant 110 ou plus de QI. Et c’est d’autant plus vrai que le sujet est complexe à appréhender. C’est pourtant ce que fait notre société.
Cela n’empêche bien sûr en rien d’avoir raison avec 90 de QI et tort avec 110 de QI.
Ceci étant, j’ai relevé par expérience que les personnes à QI plutôt faible avaient raison généralement par chance, malgré des raisonnements incohérents ou faibles.

En Mathématique, nous apprenons que l’important n’est pas d’arriver au bon résultat, mais d’y arriver avec le bon raisonnement.

C’est assez catastrophique car cela revient à tirer vers le bas l’ensemble des réflexions. C’est ainsi que les médias privilégient les argumentaires faibles aux développements construits, mais souvent "trop techniques".

Ceci étant, il fait nul doute qu’il existe différentes formes d’intelligence, telles que sociales, émotionnelles ou créatrices.
Moi qui ne suis pas manuel pour un sou, je suis toujours étonné par les aptitudes de certaines personnes dans ce domaine, et il ne me viendrait pas à l’idée de me placer sur le même plan.

Un petit mot pour rebondir sur le sujet des HP, de l’enfance et de la scolarité.
mon fils a connu de gros soucis relationnels dès le plus jeune âge. (violenté en primaire et "mini" tentative de suicide par exemple)
Nous l’avons fait testé ce qui a révélé de mémoire un QI un peu au dessus de 130.
Nous l’avons soutenu au mieux.
Ce n’est qu’à partir de la 1ere, en ayant 1 an d’avance, qu’il a commencé à trouver des relations sociales satisfaisantes.
Il semble épanoui aujourd’hui (enfin je l’espère) et poursuit une scolarité qui semble lui plaire.

Et pour conclure : nous avons tous tendance à nous entourer de personnes qui nous sont similaires (intelligence, opinion, goûts).
Les forums offrent un terrain intéressant pour nous confronter à des horizons différents.

merci d’avoir ouvert ce sujet, totalement tabou.

Dernière modification par olive1 (13/12/2019 08h22)

Hors ligne Hors ligne

 

#35 13/12/2019 07h52

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   180  

JeromeLeivrek a écrit :

sven337 a écrit :

On n’est pas défini en tant que personne par son gros QI.

Ce n’est pas pour ça que ce n’est pas intéressant. Si on ne devait s’intéresser qu’à ce qui nous "définit en tant que personne" on ne s’intéresserait à pas grand-chose (pouvez-vous m’expliquer d’ailleurs ce qui "nous définit en tant que personne ?").

Bof, je ne cherchais pas à convaincre, je pensais juste partager avec bienveillance ma façon de vivre avec un QI élevé. Peut-être que ça aurait pu aider quelqu’un, mais apparemment non. Et je regrette d’en avoir parlé car c’est un sujet trop personnel.

Dernière modification par sven337 (13/12/2019 10h01)

Hors ligne Hors ligne

 

#36 13/12/2019 08h53

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   146  

frnk77 a écrit :

Quand mon fils était en 2ème année de maternelle je voyais déjà qu’il était en avance. J’ai demandé à son institutrice de lui faire sauter cette classe mais elle n’a pas voulu car il tirait la classe vers le haut, était capable de tout expliqué à ces camarades à sa place,…

Début septembre, j’ai connu un des plus grands sentiments de fierté de ma vie.

Réunion des parents pour mon garçon qui entre en 3e maternelle.

Vers la fin, la dame explique que l’année passée ce groupe a été beaucoup plus loin que le programme prévu, et tout ça grâce à un petit garçon qui pousse toute sa classe vers le haut… elle me regarde et dit que c’est de mon enfant dont il s’agit.

Maintenant je ne sais pas si on peut parler d’intelligence supérieure, mon garçon c’est plutot une aura et un dynamisme positif. Quand je l’amène à l’école, à 10 mètres de la grille j’entends déjà tous ses camarades l’appeler.

C’est plus une sorte de leadership, mais comme c’est un chouette garçon très optimiste et gentil, il pousse vers le haut.

Le seul point négatif c’est qu’il est sans arrêt invité aux anniversaires, cela commence à faire cher en cadeau :-)

Il est l’exacte opposé de son grand frère, mais ce grand étant renfermé et introverti, il n’a pas cet impact positif sur son entourage mais est justement fort intelligent (j’ai évoqué sa passion pour les échecs ailleurs sur le forum, après 2 mois il battait les autres enfants du club… mais cette passion s’est éteinte, hélas…)

Dernière modification par koldoun (13/12/2019 08h55)

Hors ligne Hors ligne

 

#37 13/12/2019 08h57

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   185  

Bonjour Bernard,
Oui, sujet éminemment personnel et plus facile à évoquer sous des profils anonymes.

Je me demande depuis toujours ce qui est dans la norme ou non, pourquoi je m’ennuie dramatiquement autour des grandes tablées familiales… et les autres lorsque les sujets évoqués tournent en rond sans queue ni tête et sans fondements un minimum cohérents.

Pourquoi les contradictions des uns et des autres qui me sont évidentes m’irritent. Pourquoi je vais vite, pourquoi j’essaie d’accélérer le passage aux conclusions et répartition des tâches concrètes dans les réunions ? Etc etc ? Pourquoi je repère - c’est absolument vrai- un imposteur et un menteur en quelques secondes ? Ce pourquoi, je m’en moque un peu.

Les conséquences m’embêtent plus, les répercussions sociales, l’obligation de faire semblant d’être comme tout le monde pour pouvoir à un moment interagir et faire entendre "mes solutions" qui n’ont rien de génial, juste des évidences.

On explique ici que "l’intelligence" dérangerait. Je ne crois pas que ce soit elle mais plutôt ses manifestations pas toujours très opportunes.

J’ai eu deux enfants : l’aîné, testé avec un Qi élevé , j’ai oublié combien, sa maman et moi lui avons juste  expliqué pourquoi il était fainéant smile je plaisante à peine, il a gagné un sens de l’humour extrême, l’autre polyhandicapé avec troubles du spectre autistique. Les deux m’ont permis d’apprendre plein de choses sur eux, sur moi, sur les autres. Et je vous assure que le regard des autres n’était pas le même lorsque j’étais avec l’aîné qu’avec son petit frère.

À comparer, c’est très facile de vivre avec un QI plus élevé que la norme d’autant que le "surdoué" peut faire plein de choses en regardant mieux le nombril des autres que le sien… une fois qu’il le connaît bien (le sien).

Dernière modification par Range19 (13/12/2019 08h59)

Hors ligne Hors ligne

 

#38 13/12/2019 14h41

Membre
Réputation :   58  

Isild a écrit :

Pour parler des personnes ayant un QI élevé, on préfère utiliser les termes "haut potentiel" plutôt qu’intelligence.

Entendu lors d’un séminaire sur les EIP l’an passé : maintenant, on doit dire phylocognitif. 😶😅😂 L’art de changer pour changer….

Donc :
- enfants précoces
- HP (Haut Potentiel)
- EIP (Enfant Intellectuellement Précoce)
- surdoué
- doué (chez les Québécois)
- gifted
- zèbre (chez Siaud-Facchin)
- phylocognitif

Vous en connaissez d’autres ?

🌲🌲🍂🌲

Hors ligne Hors ligne

 

#39 13/12/2019 14h56

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   626  

- HQI (haut QI ;  >130)
- THQI (tres haut QI ; >145)


Parrainages Binck & Boursorama : m'écrire. Blog : Le projet Lynch.

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #40 13/12/2019 15h43

Membre
Réputation :   47  

Pour contraster avec ces retours d’expérience, il est important de signaler qu’un qi élevé n’est pas forcément un fardeau.

Je n’ai effectué qu’un test il y a un peu moins d’une dizaine d’années, résultat de 134. Et franchement je n’ai que rarement souffert des maux listés ici, et encore heureux. Le plus fréquent, cité un peu plus haut, est en effet être dans une conversation assez basique où l’on voit tout venir à 10km. Mais ce n’est pas un calvaire non plus.

J’ai toujours pensé que le test de qi favorisait grandement les personnes ayant une affinité avec la logique et les mathématiques. J’ai des proches qui seraient absolument médiocres à ces tests, et qui pourtant possèdent une intelligence certainement élevée.

Il est sûr que lorsqu’on aime faire pour le fun le genre d’exercices d’un test de qi, on score plus comparé à quelqu’un avec autant de capacité mais que ça ennuie à mourir.

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #41 13/12/2019 17h08

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   177  

Ce qui me parle le plus c’est "cette difficulté à trouver sa place" évoquée par beaucoup.

Par chance mes 140 ne m’ont pas beaucoup coupé du monde… un bégaiement catastrophique s’en était déjà chargé smile.
Ayant dû écouter en silence jusqu’à environ 24 ans des heures et des heures de discussions sur rien aussi longues que pénibles ou des "raisonnements" foireux et incohérents jusqu’à plus soif, je me suis assez vite rendu compte que je ne devrais mon salut qu’à moi même. Mon étonnement et ma naïveté quand je pointais des incohérences étaient perçus comme de la su-su-suffisance.

En parallèle de la reconquête de la parole, je me suis construit un monde de repli (la lecture, quelques passions, des amis et bien sûr ma famille) où je me réfugie quand je rentre en dissonance avec le monde extérieur.
J’ai quitté mon job avec ses réunions insipides, ses décisions incohérentes, ses discussions obséquieuses et redondantes, ses indicateurs plus importants que les objectifs… dès que je l’ai pu. Depuis m’étant éloigné de la principale source de perturbations, je suis passé d’une attitude plutôt cynique et agacée à une bien plus grande bienveillance.
Et petit à petit je diminue mon exposition smile

Dernière modification par bajb (13/12/2019 17h09)


"Il ne faut pas voir les héros de la coulisse. Quand ils coïncident un moment avec leur légende c'est déjà beaucoup."

Hors ligne Hors ligne

 

#42 13/12/2019 17h25

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   228  

Je n’aurais pas de source précise à donner, mais je pense que le Q.I moyen à du glisser un peu…

Il devait être de 100 il y a 30 ans, il serait peut être autour de 110 actuellement.

Aussi, il faut parfois normaliser le Q.I avec l’âge, en effet les personnes âgées ont souvent des Q.I plus faibles.

En tout cas, je connais au moins une vingtaine de personne avec un Q.I au delà de 145. Soit c’est un sérieux biais de recrutement, soit c’est un hasard plus qu’improbable, soit la probabilité est en réalité supérieure à 0.13%…

Dernière modification par AleaJactaEst (13/12/2019 17h25)

Hors ligne Hors ligne

 

#43 13/12/2019 17h48

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   881  

Au moins vous n’avez pas peur d’affirmer des choses sans source et très discutables. Les "personnes âgées" apprécieront. Avez-vous pris seulement le temps de les écouter avec leur sagesse ?

Pour ma part je connais 0 personne au QI supérieur à 145 déclaré. D’ailleurs je ne connais personne qui en parle, il y a bien un moment où il doit y avoir des regroupements ce qui expliquerait que vous en connaissiez autant.

Hors ligne Hors ligne

 

#44 13/12/2019 18h01

Membre
Réputation :   8  

AleaJactaEst a écrit :

Je n’aurais pas de source précise à donner, mais je pense que le Q.I moyen à du glisser un peu…

Il devait être de 100 il y a 30 ans, il serait peut être autour de 110 actuellement.

je ne connais pas de retour chiffré montrant une hausse du QI moyen en France.

Au contraire, plusieurs études internationales semblent indiquer l’inverse, essentiellement pour des causes environnementales.
comme par exemple ici : QI – Barbara Demeneix

De façon pragmatique, s’il existait une hausse du QI moyen, cela devrait se ressentir dans les résultats scolaires.

L’occurence des QI supérieurs à 145 étant de 0,13%, cela fait tout de même 1 pour 769.
ou encore 871 000 français.
Il suffit peut être de cotoyer les bons milieux.
Je ne serais pas surpris par exemple que l’on croise une forte concentration de THQI à polytechnique.

Dernière modification par olive1 (13/12/2019 18h05)

Hors ligne Hors ligne

 

#45 13/12/2019 18h12

Membre
Réputation :   41  

JeromeLeivrek a écrit :

Bref, la corrélation n’est pas de 1 entre études et HQI, mais elle n’est pas de 0 non plus. Dans mon labo de recherche, j’estime que la proportion de HQI est très supérieure à 2 % (plus de 50 % je dirais, à la louche).

Je trouve cette discussion fort intéressante qui me pose un tas de questions. J’ai professionnellement exercé dans un laboratoire de recherche avant de travailler dans une ETI de 3000 salariés dont 700 sur mon site. La transition a été surprenante. Avant, j’avais le sentiment d’être un élément dans la moyenne et soudainement, j’ai eu le sentiment d’être parmi les plus intelligents…Il est en effet probable qu’un labo de recherche concentre un QI moyen bien supérieur à la moyenne nationale.

C’est difficile à décrire mais je retrouve certaines descriptions des membres. L’absence de raisonnement de la majorité des personnes, des explications assimilées en 1/2h quand d’autres n’ont toujours rien compris au bout de quelques semaines, des solutions évidentes qui ne sautent pas au yeux de tout un chacun… Heureusement, nous sommes suffisamment nombreux pour ne pas être totalement isolé. J’ai développé des affinités avec quelques collègues dont 1 avec qui "on se comprend sans se parler".

Je n’ai personnellement jamais été testé et je n’avais pas vraiment réfléchi à cette notion de QI mais c’est peut être une partie de la réponse. En fait, j’ai le sentiment de réfléchir et d’analyser des sujets dont les autres ne semblent même pas avoir connaissance. C’est fatiguant car on est sans cesse à se poser des questions sur tout. Certes, j’ai toujours été très curieux et avide de questions quand j’étais petit mais je n’avais pas étudié ces éléments avec ce prisme.

En tout cas, si j’ai un QI>moyenne, je n’en ai pas souffert même si le quotidien professionnel est parfois frustrant.

Hors ligne Hors ligne

 

#46 13/12/2019 18h25

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   228  

olive1 a écrit :

L’occurence des QI supérieurs à 145 étant de 0,13%, cela fait tout de même 1 pour 769.
ou encore 871 000 français.

Je pense qu’il faut déjà ne considérer que la population adulte.
Ensuite, je pense que vous avez décalez d’une virgule, on obtiendrait plutôt 85000 français.

Concernant les personnes âgées, sachez Surin qu’il n’y a aucun jugement de valeur de ma part et tout ne se résume pas au Q.I.

Certains affirment que le Q.I ne varie que très peu avec l’âge, pourtant j’en doute. C’est sans doute pas tellement politiquement correcte certes.

Enfin, quand aux tests qui affirment que la population est moins intelligente, je pense que c’est faux. Encore une fois c’est mon avis.

Je pense que le biais est dans les tests aux mêmes. Le cerveaux s’adapte à son environnement. Ainsi il va naturellement délaisser certains domaines pour en privilégier d’autres. Les tests ne prennent pas en compte ce nouveau redéploiement de l’intelligence (exemple : le numérique).

Dernière modification par AleaJactaEst (13/12/2019 18h26)

Hors ligne Hors ligne

 

#47 13/12/2019 18h30

Membre
Réputation :   8  

AleaJactaEst a écrit :

Je pense qu’il faut déjà ne considérer que la population adulte.
Ensuite, je pense que vous avez décalez d’une virgule, on obtiendrait plutôt 85000 français.

vous avez parfaitement raison.
mes excuses

Dernière modification par olive1 (13/12/2019 18h31)

Hors ligne Hors ligne

 

#48 13/12/2019 19h01

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   626  

AleaJactaEst a écrit :

Je n’aurais pas de source précise à donner, mais je pense que le Q.I moyen à du glisser un peu… Il devait être de 100 il y a 30 ans, il serait peut être autour de 110 actuellement.

Non, par définition le QI moyen est toujours de 100.

Ce que vous appelez "L’augmentation du QI moyen" est documentée ici. Il ne s’agit pas d’une augmentation du QI moyen puisqu’à chaque évolution du test au cours du temps, celui-ci est par définition fixé à 100. Les tests évoluent au cours du temps, et comme expliqué dans l’article, il s’agit du fait qu’à un instant t, une meme population obtient, aux tests antérieurs, des résultats supérieurs à ceux obtenus aux tests à jour à l’instant t.

AleaJactaEst a écrit :

Aussi, il faut parfois normaliser le Q.I avec l’âge, en effet les personnes âgées ont souvent des Q.I plus faibles.

Non, les réponses au test sont toujours normalisées avec l’âge.

AleaJactaEst a écrit :

Je pense qu’il faut déjà ne considérer que la population adulte.

Non plus, comme dit ci-dessus, le test est normalisé par age. Donc il y a bien 0,13 % de la population française qui est HQI.

AleaJactaEst a écrit :

En tout cas, je connais au moins une vingtaine de personne avec un Q.I au delà de 145. Soit c’est un sérieux biais de recrutement, soit c’est un hasard plus qu’improbable, soit la probabilité est en réalité supérieure à 0.13%…

Vous connaissez plus de 20 personnes qui ont un QI>145 et qui ont fait le test, on est bien d’accord ? Et on parle bien du test WAIS ? Ca parait effectivement beaucoup. Pour arriver à un tel résultat, il me semble qu’il faut fréquenter un club de HQI : Mensa, Zebra etc, parce qu’effectivement dans la vie habituelle on ne parle pas de ça avec beaucoup de personnes.


Parrainages Binck & Boursorama : m'écrire. Blog : Le projet Lynch.

Hors ligne Hors ligne

 

#49 13/12/2019 19h12

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   228  

En théorie et par définition je veux bien Jérôme, mais en pratique, mes constations sont un peu différentes (en tout cas les miennes)

Concernant les tests des personnes de mon entourages et bien je dirais que je ne sais pas exactement quel test s’était.
Après quand je dis entourage, c’est au sens large.
C’est vrai que c’est pas facile d’en parler,  je ne veux pas entrer dans les détails, mais on peut dire que ce n’est sans doute pas un hasard si les gens on abordé le sujet avec moi.

Je ne fréquente pas de club en particulier.

Par exemple, quand je prends mon voisinage d’enfance, je connais 3 personnes dont c’est le cas. C’est sans doute biaisé, je ne dis pas le contraire, mais tout de même. Si on fait le ratio du nombre d’enfant dans la ville par le 0.0013%, ça colle pas.

Je parle bien de personnes testés, il y en a effet une majorité qui pourrait me sembler tout aussi intelligente et qui est non testée.

Après le reste, c’est surement biaisé (famille, entourage pro).

Enfin, je donne juste mon avis, je ne souhaite pas faire passer de message en particulier ni véhiculer une quelconque théorie.

Dernière modification par AleaJactaEst (13/12/2019 19h17)

Hors ligne Hors ligne

 

#50 13/12/2019 19h19

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   626  

Ok mais en constatant que votre entourage a un QI supérieur à 100, vous ne pouvez pas en conclure que le QI a augmenté, au moins parce que :
- cette observation n’est pas basée sur des observations obejctives,
- surtout, votre échantillonnage de la population est tout sauf aléatoire.

Ce n’est pas 0,0013 % mais 0,13 %.

Pour votre voisinage d’enfance, il faut voir que souvent celui-ci est très biaisé.

Dernière modification par JeromeLeivrek (13/12/2019 19h22)


Parrainages Binck & Boursorama : m'écrire. Blog : Le projet Lynch.

Hors ligne Hors ligne

 

Information Nouveau venu dans cette longue discussion ? Consultez une sélection des messages les plus réputés en cliquant ici.

Pied de page des forums

Don Faites un don
Apprendre le bonheur