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#126 08/04/2020 16h00

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vbvaleur a écrit :

Elles n’arrivent même pas à prêter aux entreprises alors que les prêts sont garantis à 90 % par l’état.

vbvaleur, sur quoi fondez-vous cette affirmation ?

Votre analyse quoi que peu étayée est intéressante, même si elle ressemble à une "instruction" à charge.
Vous voudriez-vous prouver à vous même que l’immobilier est en phase de retournement et que vous avez bien fait de ne pas y mettre les pieds, vous ne vous y prendriez pas autrement.
Cela dit, votre propos est discutable mais sensé.

Ce serait intéressant que vous sacrifiiez à l’exercice d’une analyse à décharge : qu’est-ce qui pourrait être en faveur de l’immobilier ?

Dernière modification par Range19 (08/04/2020 16h10)

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#127 08/04/2020 16h23

Modérateur
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vbvaleur a écrit :

Après confinement ce qui pèsera le plus lourd dans la balance c’est le durcissement des conditions d’accord de crédit immobilier .
Que restera-il de la témérité des banques ? Actuellement elles sont occupées à colmater tant que possible les trous dans la coque .
Elles n’arrivent même pas à prêter aux entreprises alors que les prêts sont garantis à 90 % par l’état.

Elles ont des ratios de fonds propres à tenir, vu leurs cours elles peuvent difficilement augmenter leurs capitaux propres et elle vont commencer à faire de grosses pertes.

Sans elles y’a plus de demande.

Juste s’abstenir de verser un quelconque dividende en 2020 (sur le résultat 2019, souvent fort bon) va déjà pas mal améliorer les ratios de fonds propres des banques (par ex. 4Mds€ de FP en plus pour BNPP, à comparer à 97Mds€ de FP CET1 fin 2019). Les emprunts garantis par la BPI ne devraient pas beaucoup dégrader les ratios des banques commerciales. Les nouveaux prêts accordés ne le sont pas à marge nulle pour les banques. Les éventuelles "pertes" à venir des banques pourraient venir de défaillances de leurs clients qui leur laisseraient des ardoises. Il faut pour mesurer l’impact de ces défaillances et évaluer quel "coût du risque" ceci pourrait impliquer, et mesurer l’influence que ça aura sur le résultat des banques.

Plutôt que des généralités (qu’on peut facilement faire dans les 2 sens), il faudrait poser quelques chiffres concrets avant de se lancer dans des affirmations alarmistes (ou optimistes). C’est plutôt dans les discussions consacrées à chacune des banques (et pas ici) qu’il faudrait le faire.


J'écris comme "membre" du forum, sauf mention contraire. (parrain Fortuneo: 12356125)

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[+2 / -2]    #128 08/04/2020 16h36

Membre
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Bonjour. Je n’interviens pas souvent donc un peu d’indulgence si mon raisonnement paraît tronqué ou manque de consistance.

Nous vivons probablement une situation économique unique avec l’arrêt de l’activité économique sur l’Europe, l’Asie et les Amériques.
Sur le plan national , nous entrons dans la plus profonde récession depuis 1945. Pour les États-Unis , on est dans une situation encore plus désastreuse avec un nombre de chômeurs qui a explosé et on en est qu’au début de là crise. Les pays émergents subissent la fuite des investisseurs et présentent un risque de défaut de paiement sur leurs dettes souveraines.

C’est une situation économique unique qui a abouti à une correction sur le marché des actions de près de 30%. Le rebond qui se joue en ce moment est plus technique qu’un nouveau rallye et la deuxième partie de la correction ( la capitulation des investisseurs va survenir ..) n’a pas probablement encore eû lieu.
Mon raisonnement est le suivant:  je ne vois pas comment avec des récessions de l’ordre de 6 à 10% sur les principales zones économiques au même moment, la chute du marché des actions serait du même niveau que krach de 2008 avec des fondamentaux économiques beaucoup plus dégradés,  un manque de visibilité sur la fin du confinement, l’absence de traitement et quasiment 2 mois de production perdu voir plus.
Il y’a beaucoup d’inconnus : un traitement ou un vaccin sera-t-il disponible dans des délais raisonnables ? Ce virus ne semble pas immuniser de façon permanente ce qui l’attrapent : l’immunité populationelle serait de l’ordre de 15% soit moins que ce qui était attend: la conséquence serait qu’en l’absence de traitement efficace, une prolongation du confinement est inéluctable. Par ailleurs, je vois une seconde phase de correction beaucoup plus marqué dès que les marchés  intégreront que le coronavirus va faire partie de nos vies dans les prochains mois ou quand on arrivera à des chiffres monstrueux en terme de mortalité aux USA.

Ceci dit , je ne vois pas pourquoi le marché de l’immobilier ne va pas baisser si on se réfère à l’histoire .
Un crach des marchés actions est presque systématiquement suivi d’un effondrement des prix de l’immobilier ( à des mois d’intervalle certes). Si je ne dis pas de bêtises, celui de 2008 avait été suivi d’une chute des prix de 40 % sur le marché parisien.

D’un point de vie macroéconomique,une telle récession ( 6% d’après ce que j’ai lu) selon les estimations que j’ai pu lire va se sûrement se traduire par des faillites en série, un tissu économique laminé , un chômage qui va exploser qui aboutira à une augmentation des défauts de paiement en série chez les propriétaires qui auront perdus leur travail et un recentrage des banques sur le financement des entreprises avant l’immobilier. Dans ce scénario, l’offre d’appartement en vente surpassera la demande et une correction aura lieu sur un marché immobilier par ailleurs surévalué à mon sens.
L’immobilier est une valeur refuge pour les rentiers et les gens aisés. Si on perd son travail,  l’urgence est d’avoir des liquidités et non investir dans la pierre.

Dernière modification par Baraccuda (08/04/2020 16h44)

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#129 08/04/2020 16h46

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C’est la file des idées reçues ici. Alors reprenons-en quelques-une, je ne peux pas toutes les identifier, même si GBL a commencé.

Vbvaleur votre analyse est fouillée mais tellement longue qu’il est difficile de s’y retrouver. Si je suis d’accord avec la conclusion, il y a des erreurs de raisonnement et des faits qui sont contredits par la réalité des choses :

vbvaleur a écrit :

Si rien n’arrête ce processus  nous obtiendront de nouvelles conditions propices à un retournement de tendance :

-Les taux d’intérêt immobilier très bas.

C’est le cas et ça devrait le rester, c’est justement le nouveau visage de la prochaine crise de l’immobilier, une crise malgré des taux au plancher.

vbvaleur a écrit :

-Les conditions de crédit très favorable :
   Prêt sans apport
   Taux d’endettement pouvant aller jusqu’a 40%
   Durée d’emprunt jusqu’a 30 ans

Avez-vous suivi le forum et les dernières recommandations du HCSF visant à plus de rigueur sur les conditions d’octroi des prêts immobilier ?
Taux immobiliers: ils se stabilisent, la durée moyenne d’emprunt baisse
Le résultat ne s’est pas fait attendre avec une baisse immédiate et donc déjà engagée avant la crise de l’émission d’emprunts immobilier :

Haut Conseil de stabilité financière a écrit :

Les consignes du HCSF ont eu deux autres conséquences notables. D’abord le ralentissement de l’activité du crédit immobilier : le nombre de prêts accordés a baissé de 13% entre décembre et février (2020) par rapport à la même période un an avant

J’espère que cette mauvaise période ne servira pas de prétexte à relâcher ces conditions, au contraire, je crois qu’il conviendra de démontrer leur bien-fondé en les appliquant scrupuleusement.

vbvaleur a écrit :

-Un taux de propriétaire élevée (plus de 50%)France:(environ 60%).

Voudriez-vous nous faire croire que la France est un pays de propriétaires ?
C’est faux, la France est le 3ème pays d’Europe après l’Allemagne et l’Autriche ayant le taux de propriétaires le plus bas :



Immobilier en Europe : la France n?est pas un pays de propriétaires !  | Crédigo ®

Double6 a écrit :

la mortalité 2020 est inférieure à celle de 2018

Source svp ?

A propos des banques :

vbvaleur a écrit :

Sans elles y’a plus de demande.

C’est faux mais avez-vous une source pour en juger ?
Je dis cela en tant que vendeur immobilier, je ne suis pas le seul à me permettre - et ce dans plusieurs régions, attractives bien sûr - de vendre en priorité à des personnes payant cash le bien, sans passer par un quelconque financement.
Cette source sera amoindrie après crise mais ne s’arrêtera pas, ceux qui pourront se le permettre ne s’en priveront pas je pense.

J’allais reprendre votre dernier message mais ça devient trop long, je pense toujours que le marché immobilier baissera mais pas pour les raisons que vous évoquez, qui s’avèrent de toute façon inexactes.

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#130 08/04/2020 17h22

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@surin: Mortalité

Temporaire bien sûr.

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#131 08/04/2020 17h39

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A mon avis, il sera nécessaire d’attendre septembre pour savoir la tendance car même si vous signez aujourd’hui un compromis (en supposant que ce soit faisable), l’urgence sanitaire conduit à reporter la fin du délai de rétractation 1 mois après la fin de l’urgence sanitaire soit début juillet, juste avant les vacances.

En cas de signature de compromis aujourd’hui, cela conduit à prendre le risque de "bloquer" le bien jusqu’à cette date si l’emprunteur n’obtient pas son prêt.

Donc je crois que les vendeurs n’ont intérêt à signer que les compromis où les clauses suspensives ne sont pas trop agressives.

Pour l’évolution des prix, cela dépendra de l’offre et de la demande mais là où le marché était tendu, je n’ai personnellement pas d’inquiétude. Les stocks de biens à vendre sont au plus bas et rien de significatif ne rentre actuellement dans les agences, ni les notaires.


Faire et laisser dire

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#132 08/04/2020 17h50

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Double6, vous parlez de la mortalité 2020 en la comparant à 2018, favorable. Vous ne précisez pas de dates. La "mortalité 2020", on la connaîtra début 2021.
Vous me montrez les chiffres du 1er mars au 23 mars 2020 pour en tirer comme conclusion que c’est "inférieur à celle de 2018" ?
J’avoue ne pas comprendre l’intérêt, les décès dus au coronavirus sont restés de l’ordre d’une centaine par jour jusqu’à cette date précisément donc on peut considérer que ce n’est pas significatif. En dépassant les 500/jour, ça le devient, reste à voir le bilan mais il est évidemment bien trop tôt pour tirer la moindre conclusion.
Coronavirus : 674 morts en France, plus de 7000 personnes hospitalisées - Le Parisien

Edit : dé …

Dernière modification par Surin (08/04/2020 17h59)

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#133 08/04/2020 18h38

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Baraccuda a écrit :

Ceci dit , je ne vois pas pourquoi le marché de l’immobilier ne va pas baisser si on se réfère à l’histoire .
Un crach des marchés actions est presque systématiquement suivi d’un effondrement des prix de l’immobilier ( à des mois d’intervalle certes). Si je ne dis pas de bêtises, celui de 2008 avait été suivi d’une chute des prix de 40 % sur le marché parisien.

Mes excuses pour l’intervention courte, mais ce 40% est faux. Tout au plus 10-15%, retrouvés une année après (source).

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#134 08/04/2020 18h39

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Franchement Surin vous n’avez rien compris à mon analyse et ça doit surement être de ma faute , je m’exprime pas assez clairement et vous lisez en diagonale ça n’arrange rien .

Concernant les taux bas le problème s’est surtout qu’on ne pourra pas les baisser pour enrayer une possible chute, sachant que cela à bien aidé en 2008 pour amortir la petite crise en France.
Il existe qu’une direction possible concernant les taux : la hausse.

Concernant les recommandations du HCSF remonté juste un peu plus haut je parle justement du HCSF.
Faites ce petit effort.

Pour moi un pays ou il y’a plus de 50 % de propriétaire c’est un pays de propriétaire .

Concernant vos acheteurs qui achètent cash c’est surement majoritairement avec l’argent de leur précédente vente.
Et si vous pensez qu’ils sont assez nombreux pour soutenir le marché grand bien vous fasse .
En attentant l’immobilier représente 60% du patrimoine brut des ménages et le patrimoine financier seulement 20%.

Range19 a écrit :

Vous voudriez-vous prouver à vous même que l’immobilier est en phase de retournement et que vous avez bien fait de ne pas y mettre les pieds, vous ne vous y prendriez pas autrement.

J’aime investir dans l’immobilier, j’ai acheté de l’immobilier en Espagne (Hispania activos immobiliaros) et en Irlande (Ibernia reit) en 2014. J’ai aussi acheté de l’immobilier aux USA vers 2015(Nexpoint residential..).
J’ai tout revendu y’a pas qu’en France que je considère que le marché est haut, mais pour la France ça bat des records de mauvais indicateurs.

Dernière modification par vbvaleur (08/04/2020 18h54)

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#135 08/04/2020 18h43

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@ Surin : Il doit y avoir 600 morts par jour habituellement en ehpad (à la louche 600 à 700000 places 9 sur 10 y meurent ou après court séjour hôpital, taux de rotation 4,3 mois) on peut imaginer le double en période épidémique mais avec ensuite dans les mois qui suivent une chute de la mortalité puisque c’est juste un décès avancé  de 4 mois.
Le reste de la mortalité est hospitalière et sera probablement assez faible.
Donc Ehpad pas d’incidence sur les offres Immo et le reste négligeable pour avoir un réel choc d’offre sur le marché donc il n’y a que la psychologie de la demande qui jouera (on imagine mal une remontée des taux d’emprunt dans les suites immédiates d’une crise majeure).

Dernière modification par Double6 (08/04/2020 18h43)

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#136 08/04/2020 18h47

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Là dessus nous sommes d’accord, en effet vous aviez précisé "(que je pense être un facteur mineur dans le prix de l’immo)", à ce stade, c’est le cas et espérons simplement que ça le reste.

Vbvaleur à vos yeux si vous voulez mais dans ce cas tous les pays sont des pays de propriétaires, nous ne sommes pas plus avancés.

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#137 10/04/2020 10h29

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Surin a écrit :

A propos des banques :

vbvaleur a écrit :

Sans elles y’a plus de demande.

C’est faux mais avez-vous une source pour en juger ?
Je dis cela en tant que vendeur immobilier, je ne suis pas le seul à me permettre - et ce dans plusieurs régions, attractives bien sûr - de vendre en priorité à des personnes payant cash le bien, sans passer par un quelconque financement.

Avant-propos : je suis baissier sur le marché immobilier

@Surin, l’effet des prêts immobiliers sur les prix des biens est indéniable, beaucoup d’études montrent que c’est l’effet majeur qui a fait flamber les prix ces dernières années. Pour n’en citer qu’une, qui me semble la plus crédible, je vous invite à lire l’étude de France Stratégie sur l’évolution du prix du logement(2011), qui indiquait déjà à l’époque que les conditions de financement étaient responsables de 50 à 60 % de l’augmentation des prix de ces dernières années.

La courbe des encours de crédit immobilier me parait assez équivoque, elle est tirée de la présentation de M. Friggit sur les prix immobiliers à long terme, que je pense vous connaissez. Il est évident que deux courbes, celles des prix immobiliers et celles des crédits, évoluant dans le même sens ne sont pas nécessairement corrélées, mais dans ce cas, il est permis d’y voir une relation de cause à effet forte.



Pour revenir sur les gens qui achètent cash, que tous les vendeurs immobiliers affectionnent, ils sont en majorité :

-  des personnes qui ont vendu un bien immobilier récemment, et dans ce cas qui n’ont aucune influence sur le marché, ils achètent et vendent au prix de marché dans un  délai court, comme expliqué par le même économiste, J. Friggit, dans l’étude précitée
-  des personnes qui sortent de l’épargne pour le réinvestir en immobilier, et si leur épargne (significative) est corrélée à la bourse, directement ou indirectement (exemple, parts d’une société en épargne salariale, private equity, assurances vies, etc. ), elle vient de perdre 30 %
- des héritages ou des donations, mais je ne vois pas de raison pour lesquelles ceux-ci augmenteraient en volume dans les mois qui arrivent, le COVID ne me paraissant pas statistiquement déterminant (il y a une surmortalité, elle est dramatique à l’échelle des hopitaux, mais reste minime à l’échelle de la population totale).

Tout cela pour dire que : ce qui me semble être le déterminant du marché à venir, est l’évolution des taux d’intérêt et le volume  des prêts accordés aux particuliers.

Nous sommes d’accord sur le fait qu’une remontée des taux directeurs de la BCE semble improbable, sauf à se tirer un coup de Bazooka dans le pied, mais le spread peut augmenter. Si l’on en croitcet article, cela vient de commencer.  Est-ce un épiphénomène ou une tendance durable?

La question est ouverte.

Est ce qu’un IH au fait du système bancaire pourrait nous éclairer sur l’état d’esprit actuel, en plus des réflexions (très pertinentes) sur les capitaux propres apportées par @GoodByLenine [email protected] On entend beaucoup dire que cette crise n’est pas comme 2008, elle n’est pas financière . Est-ce à dire que les banques ne seront pas significativement impactées? Instinctivement je ne le crois pas, mais je n’ai pas les chiffres pour en juger quantitativement.

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#138 10/04/2020 15h04

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Bonjour,
sur la question des taux, tout semble indiqué que les banques continueront de bénéficier d’un accès à de l’argent à taux nul ou négatif, et c’est à mon avis une très bonne nouvelle pour tout le monde.
Elles répercuteront ces bonnes conditions financières sur les taux de crédit, avec une prime de risque qui elle augmentera fortement, pour tenir compte des risques de défaut en augmentation.
Donc pour moi (et ce n’est que mon avis), les taux affichés pourraient monter mais resteront à des niveaux bas, et seront insuffisants pour expliquer une baisse franche des prix immo. (disons 1% de plus sur les taux -> environ 10% de baisse des montants empruntables?)

Par contre, les banques seront plus sélectives dans les profils, donc un volume d’acheteurs potentiel plus faible aux niveaux de prix actuels (et peut être moins d’investisseurs à court / moyen terme). Cela serait d’après moi le principal le principal facteur d’ajustement à la baisse.

Sur l’influence de la chute de la bourse sur les niveaux d’apport des acquéreurs, l’effet n’est pas de -30% (assurance vie sur fond euros encore largement majoritaire en France, épargne sous forme de liquidité bancaire, etc).

On verra bien, personne ne sait encore.

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#139 10/04/2020 15h25

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JMontagne a écrit :

(disons 1% de plus sur les taux -> environ 10% de baisse des montants empruntables?)

Sur 20 ans et avec 921€ on emprunte (pour un taux d’assurance à 0,01%) :
=> 200 000 € à 1%
=> 181 750 € à 2%

soit environ 9% de moins lorsque le taux passe de 1% à 2%.

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[+1]    #140 10/04/2020 16h05

Membre
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JMontagne a écrit :

Sur l’influence de la chute de la bourse sur les niveaux d’apport des acquéreurs, l’effet n’est pas de -30% (assurance vie sur fond euros encore largement majoritaire en France, épargne sous forme de liquidité bancaire, etc).

Je ne pense pas qu’une part significative des investisseurs immobiliers conservent en cash le montant d’un appartement (parisien si on ne parle que de ce marché ayant flambée) sur leur compte courant.

Par contre, vous avez tout à fait raison sur les fonds euros, mon raisonnement ne tient pas smile

Artosis a écrit :

JMontagne a écrit :

(disons 1% de plus sur les taux -> environ 10% de baisse des montants empruntables?)

Sur 20 ans et avec 921€ on emprunte (pour un taux d’assurance à 0,01%) :
=> 200 000 € à 1%
=> 181 750 € à 2%

soit environ 9% de moins lorsque le taux passe de 1% à 2%.

Plus que les taux, ce sont les durées qui influent sur la capacité d’emprunt. Quand les banques deviennent frileuses, les durées d’emprunts ont tendances à reculer.

Source: Observatoire du crédit logement

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#141 11/04/2020 00h03

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Outre le durcissement des conditions d’accès au crédit déjà mentionné, il est probable qu’il y ait un autre facteur qui va peser: les revenus (de manière générale) vont, sans doute, baisser au sortir de confinement…

Je ne vois pas ce qui pourrait empêcher l’immobilier de baisser cette fois ci: les taux ne baisseront pas significativement, la durée de crédit moyen va baisser, les apports sont préconisés, la solvabilité des acteurs économiques va être impactée…

Notez que je ne demande qu’à me tromper: n’hésitez pas à m’apporter la contradiction !

PS: et mon propos ne vise que les locaux d’habitation. Pour les locaux commerciaux, ça va être pire à mon sens…

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#142 11/04/2020 12h06

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XavierAM a écrit :

Plus que les taux, ce sont les durées qui influent sur la capacité d’emprunt. Quand les banques deviennent frileuses, les durées d’emprunts ont tendances à reculer.

Source: Observatoire du crédit logement

Vous faites bien de rappeler ce point.

JMontagne parlait de taux, donc je lui répondais sur ce point. Par ailleurs, mon exemple est pris sur 20 ans, et pour le moment ce sont seulement les durées supérieures à 25 ans qui commencent à être "attaquées".

Dernière modification par Artosis (11/04/2020 12h07)

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#143 11/04/2020 12h38

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Oui.
Au dela de la hausse possible des taux, la réduction des durées d’emprunt contribuera également à la baisse des capacités de financement.

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#144 11/04/2020 12h53

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Un petit point concernant les taux tout de même.
Je ne sais jusqu’a quand la BCE va pouvoir freiner l’augmentation, elle a levé la restriction limitant à 33% le volume de rachat de la dette d’un pays . Heureusement si non elle était pieds et mains liées.


Jusqu’a quand peut-elle se battre contre le marché, en à t’elle vraiment le pouvoir à moyen terme ?
D’ici quelques mois qu’en pensera l’Allemagne, Les pays-bas, la Finlande ? Ces pays là peut endettés.
Quand les électeurs de ces pays là ressentiront les effets de la crise bien que moins importants que dans les pays du sud. Leur solidarité va vite être mise à l’épreuve surtout si nous on assiste encore plus notre population et nos entreprises avec des mesures d’envergure comme le fameux chômage partiel dont on est si fière …

Ils nous ont prouver avec la Grèce que la solidarité européennes avait ces limites, ils ont acceptés de financer celle-ci seulement sous conditions dramatiques pour le pays (PIB de 318 MDS$ à 200).

Il y’a malheureusement quasi que des allemands à la tête des institutions de l’union européenne par exemple Werner Hoyer Président de la Banque européenne d’investissement et Klaus Regling directeur général du Mécanisme européen de stabilité et Ursula von der Leyen Présidente de la Commission européenne.

Connaissant la rigueur allemande.. Si ils nous obligent à faire des économies budgétaires en ces  temps de crise, le peuple Français n’acceptant déjà rien sans contestations paralysant la moitié du pays … Comment ça va se passer ?

En temps de crise le passé nous le prouve la tendance est à la division. Les mieux portants veulent s’émanciper que ça soit un pays, une région, etc.

Actuellement ils acceptent en partie le QE car ces les banques centrales de chaque pays qui achète la dette de son propre état et donc si l’euro explose chaque pays se retrouve avec sa dette et sa monnaie dépréciée .
La BCE détient-elle 25% de la dette française, comme l’affirme Mélenchon ? - Libération

Donc en soit pourquoi les pays bien portants s’inquiète t-ils vu qu’on ne les force pas a travers leurs banques centrales à acheter la dette de ces états à la gestion calamiteuse ?

C’est à cause des créances qu’elles sont obligés d’accepter et de détenir des autres banques à cause de l’euro . Si l’euro explose elles se retrouve avec de la monnaie dépréciée et de belles pertes ..
   Note - Les déséquilibres TARGET2, de nouveau au centre de l?attention
Le déséquilibre devient inacceptable, les investisseurs sont pas fou et la BCE ne peut rien faire pour éviter ça . Ses interventions l’exacerbe .

Bref moi si j’avais des liquidités en euros je préférai les avoir sur un compte en Allemagne .
Et je ne parierai pas sur des taux bas à jamais.

Un petit referendum comme au Royaume-Uni d’un pays de la zone euro et c’est la fin de l’euro .

Vu la situation et tout les pays susceptibles de faire une referendum c’est mal barré pour l’euro.

Si y’a plus d’euro l’augmentation des taux sera fulgurante car la banque de France aura le choix entre augmentation des taux ou un taux de change qui s’effondre ou moitié des deux.

Une petite montée des taux et tout plein d’articles fleurissent :
Crédit immobilier : hausse des taux confirmée en avril 2020 ! | De Particulier à Particulier - PAP
Immobilier: les taux d’emprunt remontent
Hausse surprise du taux des crédits immobiliers

A 4 % pour un prêt sur 25 ans, c’est la fin du monde …

Dernière modification par vbvaleur (11/04/2020 14h03)

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#145 15/04/2020 17h54

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Nouvelle du jour : depuis l’allocution présidentielle de lundi soir, certaines activités reprennent du poil de la bête.

Mon notaire qui programmait le retour à la normale des signatures d’acte de vente en juin voire juillet m’a contacté et proposé une date mi mai. Finalement, les services du cadastre se remettent en ordre de marche.
C’est une bonne nouvelle en terme d’activité même si nous devons rester attentifs  à la date réelle de dé-confinement.

Dernière modification par Range19 (15/04/2020 17h58)

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[+1]    #146 18/04/2020 09h40

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Même sentiment ici.
Depuis les annonces présidentielles une signature devant notaire programmée fin mai. Le notaire est très confiant sur le délai, les services de l’urbanisme répondent à ses demandes. La plupart des banques acceptent de nouveaux dossiers, les courtiers sont prêts.

Par ailleurs, les artisans dans le domaine de la construction ont repris. Une reprise en douceur, certes, du fait des règles à respecter mais les chantiers avancent de nouveau et les grossistes fournissent les matières premières. Mais il faudra voir, dans la durée, si ils sont suffisamment approvisionné. Sur mon chantier de construction, il ne manque que les fenêtres (produites outre-rhin) pour que la reprise s’accélère.


Parrainage Hello Bank (80 euros) et Bourse Direct (50 euros).

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[+1]    #147 18/04/2020 10h33

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Pour le notaire et les banques, ils sont forts pour nous dire ce que l’on a envie d’entendre….

Toujours est-il, perso, mon problème est l’approvisionnement en matériaux… J’ai constaté qu’il n’y avait aucun réapprovisionnement: de nombreuses ruptures de stock.

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#148 18/04/2020 11h41

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Bonjour,

Idem l’approvisionnement est encore compliqué. Mon artisan a repris le travail début avril, mais pas sur mon chantier faute de matériaux. Après de nombreux coups de téléphone, j’ai finalement pu convenir avec le cuisiniste d’une livraison pour lundi 20.

Par ailleurs, pour recoller au sujet des prix :

Twitter UNIS IDF a écrit :

La 4ème conférence du Cercle des #Managers de l’#Immobilier : Quel marché de la #transaction après le #confinement ? Quels impacts sur les #professionnels ?
La situation actuelle nous plonge dans un abime insondable. Qu’en pensez-vous ? Parlons en mardi 21 à 16h00

La conférence sera disponible sur la chaîne YT de l’UNIS IDF.

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#149 20/04/2020 17h01

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pvbe a écrit :

L’immobilier est en baisse et devrait continuer à baisser en 2021.

Désolé mais vous dites n’importe quoi, du moins une banalité sans fondement.

Depuis quand l’immobilier baisse? 3J, une semaine , 1 mois?

Pour assez bien connaitre les prix de l’immobilier sur Lyon et Annecy, je peux vous confirmer qu’il n’y a aucune baisse bien au contraire.


Parrainage LINXEA, n'hésitez pas à me contacter.

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#150 20/04/2020 17h21

Membre
Réputation :   32  

On commence à lire ou entendre à droite et à gauche que l’immobilier va ou baisse déjà.

J’aimerais effectivement connaître les éléments factuels qui permettent de l’attester.

Éventuellement j’adhère au constat que les entreprises très fragilisées par l’arrêt d’activité forcé vont fermer et licencier. Ces salariés seront des investisseurs en moins sur le marché.

L’effet confinement peut aussi motiver les acheteurs à passer à l’acte.

Les seuls qui vont vraiment lever le pied c’est les investisseurs AirBnB…

Il faut attendre de vérifier les statistiques du 2eme semestre avant de tirer les premières conclusions.

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