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[+1]    #326 30/04/2021 12h01

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Pierrot31 a écrit :

Pour moi, je suis très très surpris de l’augmentation des prix (de manière générale sur l’ensemble du territoire) : je m’attendais à une chute avec le Covid + les nouvelles règles de financement.

Je vois pour ma part 2 explications :
-  l’excès d’épargne des CSP+ avec le Covid
- un arbitrage de support type assurance vie vers la pierre (le côté rassurant de la pierre).

Ce ne sont que des suppositions, si quelqu’un a des sources à partager pour expliquer cette tendance, cela m’intéresserait….

Je suis en train de lire le livre de Shiller (prix nobel d’économie) "Faut-il avoir peur des bulles financieres ?" , et par financières il parle de la bourse, des obligations et de l’immobilier.

Il évoque, comme dans mon précédent message le fait que en période de crise il y a un effet Titanic: le prix d’une simple table en bois, mais qui flotte, augmente d’un coup, alors que la table n’a pas changé.
De meme, il fait le parallèle avec l’immobilier aux US qui permet aux personnes anticipant une crise et une baisse de revenu futur d’investir pour éviter de cumuler perte de revenu + loyer jeté par les fenetres.
En France, on pourrait faire le parallèle avec les gens qui achètent avant d’etre au chomage car ensuite ils ne seront plus en CDI ou hors période d’essai ou risque de plusieurs CDD avant à nouveau CDI.
Je rappelle qu’en France, on prete selon les revenus des gens, mais aux US on prete en regardant surtout combien vaut le bien et en faisant plus confiance aux gens pour se retrousser les manches et trouver de quoi rembourser les mensualités, le marché du travail étant plus flexible (dans les 2 sens).

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#327 30/04/2021 21h39

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Un article intéressant qui colle bien avec le sujet.

Les locataires parisiens n’ayant pas les moyens d’acheter leur résidence principale dans la capitale, choisissent l’investissement locatif en province. Lille, Marseille et Bordeaux arrivent en tête des choix pour investir dans la pierre mais c’est pourtant Le Havre qui fournit le meilleur rendement locatif moyen du palmarès.

Faute de pouvoir acheter leur résidence principale dans la capitale où le prix moyen d’un bien s’établit à 510 000 euros, les locataires parisiens se tournent de plus en plus vers l’investissement immobilier. Deux tiers d’entre eux choisissent ainsi un bien en région. Une tendance à la hausse, indique BFM Immo ce jeudi 29 avril. « Les locataires parisiens intéressés par un investissement locatif sont aujourd’hui 61 % à cibler la province contre 55 % en 2019 » selon une étude de Pretto, fintech du crédit immobilier, et Masteos, spécialisée dans l’investissement locatif clé en main. Les deux sociétés ont tenté de comprendre vers quelles villes se tournaient les candidats.

Lille en tête du podium

La ville qui arrive en tête des souhaits d’investissement est Lille. Située à une heure de Paris, la capitale du Nord promet un rendement moyen de 5,28 %. Mais avec un marché immobilier saturé, Thierry Vignal, président et co-fondateur de Masteos, proposerait aux investisseurs de regarder vers Roubaix et ses 9,06 % de rendement. Marseille (5,66 %) et Bordeaux (4,25 %) complètent le podium, suivies de Toulouse (4,80 %) et Nantes (4,51 %).

Le Havre meilleur rendement moyen

Lyon, qui est la ville du top 10 qui offre le moins bon rendement locatif (4 %), arrive en sixième position. Elle est suivie de Nice (4,71 %), Rennes (4,48 %) et Montpellier, qui offre un rendement comparable à celui de sa voisine Marseille, à 5,55 %. A la dixième place se hisse Le Havre. Le port de Normandie présente le rendement le plus élevé du classement avec 7,04 %.

Quel est le profil type de l’investisseur parisien ? Celui-ci a en moyenne 31 ans et vit seul, selon l’étude. Disposant de 5 000 euros mensuels de revenus, il peut aussi compter sur un apport de 25 000 euros.

Source: Immobilier : le palmarès des villes où les locataires parisiens veulent investir - Boursorama

Ça rejoint mon message de ce matin

Rick a écrit :

Moi, je constate surtout que la flambée des prix sur les grandes villes (Paris, Bordeaux, Lyon etc…) a poussé les citadins à acheter de la pierre à des dizaines voir des centaines de Kilomètres de chez eux afin d’avoir accès à un bien immobilier pour leurs vieux jours, résidence secondaire, voir pour de suite avec le télétravail ou encore l’investissement locatif.

Après l’effet Covid a juste accéléré les choses

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#328 30/04/2021 21h58

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Pour le partage .
Un mail reçu hier :

Bonjour

Suite à l’estimation de votre BIEN je me permets de revenir vers vous afin de faire le point sur un éventuel projet de vente, le moment étant propice avec un marché en hausse de 10 à 15%. Après la sortie du premier confinement et encore maintenant une dynamique importante d’acquéreurs a fait son arrivé sur la marché, ce qui confirme la hausse des prix

Si vous pouvez être intéressé par la vente de votre bien
Je reste disponible pour vous accompagner

Merci

Cordialement

L’agent immobilier


Maintenant je profite !!!

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#329 01/05/2021 18h20

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2 exemples perso de l’irrationalité galopante du moment :

ma RS Lisboète achetée net vendeur 330 ke, promesse de vente signée juste avant le 1er confinement ici du printemps. rien de plus facile à comparer, tout le lotissement est identique. Un voisin a vendu 400 ke net en janvier,ce qui semblait un coup de chance en cette période sans touristes étrangers, sauf qu’un second vient de mettre en vente 420 ke et semble avoir conclu en une semaine, toujours sans le flux de retraités européens qui constituent pourtant le coeur de cible de ce type de biens.

suite décès familial, j’ai mis sur LBC un petit pavillon avec jardin, dans une zone non tendue très rurale chef lieu de canton avec services et commerces de base (petite ville à 35 km, agglomération à 1h par autoroute). estimation avant covid de 130 ke max sur un marché plat et généralement très peu bousculé… affiché 145 ke avec des photos peu flatteuses : en 6 jours 1200 vues, 44 contacts (beaucoup de pros dans le lot) et 6 visites programmées uniquement le samedi suivant : habitant loin et avec la restriction déplacement des 10 km, j’ai retiré mon annonce mais il semble plausible qu’un compromis soit signé dès cette semaine avec l’élargissement de nos conditions de circulation.

Dernière modification par serenitis (01/05/2021 18h21)

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#330 01/05/2021 18h40

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De ce coté de l’atlantique les prix de l’immobilier augmentent rapidement.

On peut voir sur le side Redfin dans la section United State Housing Market que les prix sont en hausse de 16.7% sur un an (median sales price), on voit également que l’offre se reduit alors que la demande augmente accentuant la pression sur les prix. On voit en particulier que 46% des bien se vendent au dessus du prix affiché en raison de la compétition entre les acheteurs.

L’inflation commence à peser, l’immobilier ET les matières premières sont les premiers touchés. Résultat de la politique d’injection de liquitidé massive des 2 cotés de l’atlantique, en espérant au niveau de l’économie que le remède ne soit pas plus mauvais que le mal.

Je suis pour ma part 95% investi en immobilier, actions et matière premières, le cash va perdre de plus en plus de valeur ca ne fait que commencer.

Dans mon secteur il devient difficile de trouver des biens a acheter et les agents immobiliers frappent à la porte pour me proposer d’acheter ma maison qui n’est pas à vendre. Autre point troublant, il devient de plus en plus difficile de trouver des munitions.





Dernière modification par TyrionLannister (01/05/2021 18h41)


Tyrion Lannister - "a Lannister always pays his debt"

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#331 28/05/2021 22h02

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Insee_Notaires a écrit :

Au premier trimestre 2021, la hausse des prix des logements anciens en France (hors Mayotte) se poursuit : +1,4 % par rapport au quatrième trimestre 2020 (données provisoires corrigées des variations saisonnières), après +2,4 % et +0,6 % aux trimestres précédents.

Sur un an, la hausse des prix se poursuit également : +5,9 %, après +6,4 % et +5,2 %. Depuis le quatrième trimestre 2020, la hausse est plus marquée pour les maisons (+6,5 % en un an au premier trimestre 2021) que pour les appartements (+5,1 %), ce qui ne s’était pas produit depuis fin 2016.

Source

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[+1]    #332 02/06/2021 16h19

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Nouvelles petites observations immobilières :
Dans ma région, campagne, ville ou péri-urbain, on peut parler de flambée des prix.
Dans la pampa où j’habite, le nombre de transactions est en forte en hausse (source mairie + observation perso),ventes de pavillons des années 70 strictement sans intérêt parfois même très mal situées et préfabriquée, mauvais DPE, moche, déco d’origine en crade, entièrement à rénover se font avec des offres à 75 K€ et +  là où mon curseur serait au max à 45.
Dans la ville où j’investis principalement, le récent jusqu’à 40 m² attire les investisseurs et frôle les 2800/3000 € le m² ; inimaginable il y a peu.

Deux de mes locataires s’en vont pour acheter. Pas aguerris, ils ont des étoiles dans les yeux en parlant de leur petit appart acheté 48 000 pour l’un 70 000 pour l’autre dans des cités le long du boulevard extérieur. Ces trucs se vendent à ces prix alors qu’ils étaient quasi invendables. Et avec des charges élevées.

Les mois à glandouiller ont favoriser la motivation, la recherche et les comportements grégaires.

L’argent facile est leur principale motivation : sauf qu’ils le payent plus cher que moi… satanés banquiers !

Il y a pourtant encore des opérations intéressantes à faire dans du qualitatif en restant à l’affut. j’avais échangé avec Julien il y a quelque mois, vente de particulier d’un T2 à prix d’il y a 10 ans… mais la propriétaire vendait en direct et a eu des dizaines d’appels en quelques heures. j’étais 8ème, le 1er a acheté.
Plus récemment (je signe l’acte cette semaine), une probable énorme erreur d’évaluation d’un agent immo dans du récent à rafraîchir. 3000 euros de travaux, décote de 30 à 40 000. Quant on connaît bien son secteur, on dégaine sans trop réfléchir.
Ou en allant plus loin : il y a des locataires charmants à Tulle où les prix montent aussi mais en partant de très bas, ils restent bas.

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#333 02/06/2021 16h30

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Je confirme que dans ma cambrousse le nombre de nouvelles constructions, de permis de construire, de panneaux "vendus" ou à "vendre" exploe.

Dernière modification par Oblible (02/06/2021 17h05)


Parrain Interactive Brokers ( par MP ) -- La bible des obligations

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#334 02/06/2021 16h58

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De mon côté, l’anecdote rejoint les faits : Immobilier : découvrez les villes où les prix ont flambé en 2020

La charmante agent immobilier qui s’occupe de gérer mes locations à Bourges avait tenu à savoir si je souhaitais vendre (non), et est complètement sous l’eau depuis la fin du premier confinement. J’avais acheté mes deux maisons de ville vraiment pas cher (1000-1100€ le m2 environ), a priori j’ai une PV virtuelle d’au moins 100k€ actuellement. Les parcelles dans les marais semblent aussi avoir le vent en poupe !

Dans mon Finistère nord, il y a aussi une activité frénétique : tous les appartements et immeubles intéressants ont été vendus, il ne reste pas grand’chose de correct sur LBC. Ma notaire parle de parisiens qui partent à potron-minet le Samedi matin pour enchaîner les visites tout le week-end, dans l’objectif de rentrer à Paris avec un bien sous offre. Comme Range19 j’ai réussi à trouver "chaussure à mon pied" malgré ce marché particulièrement hostile : un immeuble qui avait été remis sur le marché suite à une transaction ratée (acheteur qui n’a pas eu son prêt), un vendeur usé pressé de boucler la succession, un notaire qui prend son temps, et suffisamment de travaux pour … travailler le prix en profondeur.

Dans le coin où je restaure ma datcha en bord de mer, mon maçon me parle de prix qui ont triplé. Les biens y sont rares et les annonces disparaissent en quelques jours (hormis ces éternelles "longères" "à 2km des plages" décorées années 70s avec des prix absurdes).


Parrain Stockopédia ✯ Mangia bene, caca forte, e non aver paura della morte.

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#335 02/06/2021 18h00

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J’avoue être assez tenté de vendre quelques lots devenus très chers afin de ré-employer une partie des sommes sur ma préfecture décotée.
Pour l’heure, j’y trouve des prix improbables sur du récent avec des rendements bruts sur prix actes en mains entre 8 et 10%.

Mon inquiétude : trop d’investisseurs tue l’investisseur.
Je reloue sans vacance locative les lots qui se libèrent, mais la demande a l’embarras du choix. Pour l’heure, la qualité de la plupart des lots fait la différence (effet waouh qui marche à plein) mais je perçois pour les lots plus ordinaires (de bon standing quand même) que l’affluence est moindre et surtout avec des candidats moins pressés de prendre leur décision.

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#336 02/06/2021 18h00

Banni
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Les parisiens qui viennent s’installer dans le Finistère nord, on en reparlera quand ils y auront passé 2 ou 3 hivers ; après cela, s’il se trouve des "couillons" prêts à acheter au prix fort, tant mieux pour les vendeurs. Je me souviens encore de ces dizaines de panneaux "à vendre" en passant au Conquet en 2016.

Chez moi en Lozère, je n’ai pas le sentiment que les maisons se vendent beaucoup mieux ni beaucoup plus cher ; en revanche, quelques autochtones cupides veulent profiter d’un prétendu effet COVID et mettent en vente des maisons à des prix délirants pour le coin, mais sans trouver le moindre acquéreur. Ceux-là se croient revenus à l’époque du marché noir, quand les denrées lozériennes se vendaient à prix d’or aux malheureux affamés venus de Marseille ou de Nîmes….

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