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Forums des investisseurs heureux

Discussions courtoises et réfléchies sur l’investissement patrimonial pour s’enrichir, générer une rente et atteindre l’indépendance financière

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[+2]    #1 29/03/2020 00h25

Membre
Réputation :   41  

Bonjour,

je lance cette discussion pour les investisseurs en location saisonnières, qui sont affectés économiquement par la crise sanitaire que nous traversons.

De mon côté mes calendriers de reservation se sont entièrement vidés pour le reste de l’année, et je me pose de sérieuses questions sur la possibilité à court terme d’un "retour à la normale".

Par retour à la normale j’entends:
- le rétablissement économique permettant à tout un chacun de voyager
- un dé-risquage total concernant la contagiosité de ce virus, permettant de nouveau d’envisager des trains, avions, métro, RER et plages pleines de monde

Je me demande par exemple si dans un pays comme la Corée du sud, qui a réussi à contenir l’épidémie, l’industrie du tourisme (au moins du tourisme intérieur) est en bonne santé ? Si oui, on peut espérer sortir la tête de l’eau à moyen terme, si non, il va falloir penser rapidement à louer en bail meublé d’habitation, au moins pour quelques temps.

Je souhaiterais également avoir des retours d’expériences de loueurs concernant les politiques d’annulation des principales plateformes de location (Airbnb, Booking.com…). J’ai pour ma part très peu apprécié que ces plateformes procèdent à des remboursements intégraux des réservations, alors que mes tarifs sont non remboursables. J’aurais évidemment bien volontiers accepté un remboursement partiel plus l’édition d’avoirs, valables autant de temps que nécessaire, comme cela vient d’être mis en place par l’ordonnance du 25 Mars 2020.
En l’état actuel les plateformes ont juste activé l’équivalent d’une assurance annulation gratuite sur le dos des propriétaires.

Ma chance est d’avoir un emploi à temps plein en parallèle de mon activité de loueur, me permettant de payer les emprunts aussi longtemps qu’il le faudra. Cette crise me rappelle cependant à quel point il serait risqué, à court terme, de ne plus dépendre que de mes investissements immobiliers, comme je l’ai envisagé un certain temps, et la nécessité d’un patrimoine diversifié.

Je sais que certains sur ce forum vivent de cette activité, je suis preneur de votre expérience et vos informations.

Bien à vous,

Dr. Minimal

Mots-clés : annulation, covid19, location saisonnière

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[+1]    #2 29/03/2020 06h54

Membre
Réputation :   4  

Je me fais exactement les mêmes remarques que vous, ayant envisagé il y a quelques temps d’avoir plusieurs appartements en meublés. A date, je n’en ai qu’un seul dans l’hyper centre de Montpellier (5 minutes à pied de la place de la comédie, on peut difficilement faire mieux en terme d’emplacement) que je fais gérer et aujourd’hui il n’y a plus aucune réservation. J’espère que la situation va s’arranger car entre les grèves, les gilets jaunes, et maintenant le coronavirus je suis loin de l’autofinancement ces derniers temps même en lissant les revenus sur l’année. Heureusement nous travaillons tous les deux, et nous avons également 4 appartements nus et une dizaine de garages en locatif qui eux sont tous loués sans problème. D’où comme vous le soulignez la nécessité de la diversification. Même ce qui apparaît comme la meilleure niche du moment doit être utilisé avec raison et cet épisode nous le rappelle. Je ne suis malgré tout pas plus inquiet que cela car il y a de très nombreux étudiants et en cas de non reprise du tourisme je pourrais relouer facilement dans quelques mois et l’été 2021 en meublé courte durée.
Pour mon cas le garage reste la meilleure affaire en immobilier car la demande s’il est bien situé est très importante et qu’il y a très peu de gestion locative. Il n’est pas rare qu’au départ d’un locataire je le reloue par bouche à oreille sans avoir eu le temps de mettre une annonce.
Espérons que cette crise serve au moins à réduire l’offre de meublés proposés car ces dernières années il s’en est vu fleurir de partout et en trop grand nombre.
Nul doute que certains qui ont tout misé dessus vont y laisser des plumes….

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[+1]    #3 29/03/2020 11h01

Membre
Réputation :   64  

Pratiquant de la location saisonnière à la semaine d’une villa (comprenant 4 gîtes) avec piscine dans le Sud de la France, j’ai également vécu les annulations AirBnB. Mais des annulations relativement limitées car AirBnB ne représente que 20 ou 30% de nos réservations, et uniquement hors haute-saison.

Dans pareille crise, le fait de commercialiser en direct les gîtes permet de limiter un peu la casse. 70 à 80% des réservations se font ainsi en direct via notre site internet, LeBoncoin ou par le bouche à oreilles. Les arrhes (30% en l’occurrence) restent ainsi acquis, ce qui à tendance à freiner les annulations anticipées. Pour l’heure, toutes nos réservations jusqu’à début juin sont annulées. Mais pas d’annulations pour l’heure pour l’été en revanche.

Ne pas être hyper-dépendant de AirBnb constitue donc un réel avantage dans le cas extrême où la plateforme procède à l’annulation gratuite. Dans notre cas, nous limitons AirBnB autant que possible par choix (nos tarifs sont plus élevés qu’en direct et nous réservons la très haute-saison uniquement en direct) afin de ne pas être en position de dépendance et à la merci d’un changement de stratégie de la plateforme ou d’un mauvais ranking par exemple. Notre modèle de location à la semaine, principalement d’avril à fin septembre, nous le permet mais serait (très) difficilement transposable pour des investisseurs louant à la nuitée, j’en conviens.

Toutefois, louer en direct n’a évidemment pas que des avantages dans la situation actuelle : près de 30% de nos clients sont des habitués ou des proches de nos anciens vacanciers. D’un point de vue éthique, et dans le soucis de préserver les bonnes relations avec nos habitués, nous rembourserons sans doute les arrhes le cas échéant. Il ne reste donc plus qu’à espérer que la situation sanitaire s’améliore et que le pays puisse re-démarrer.

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#4 30/04/2020 17h57

Membre
Réputation :   41  

Bonjour,

effectivement, le comportement des plateformes principales:
- Booking.com et Airbnb qui ont pendant un temps autorisé les annulations sans frais quelle que soit la date de la réservation, quelle que soit la politique d’annulation
- Homeway / Abritel qui ont menacé noir sur blanc les loueurs refusant des remboursements de déréférencement par leur moteur de recherche

font qu’il y aura pour moi un après Covid19, où lorsque l’industrie du tourisme sera revenue à la normale, je viserai à augmenter significativement les réservations en direct (chose que je ne fais absolument pas aujourd’hui).

Notons tout de même un petit mea-culpa de certaines plateformes, qui m’ont finalement versé certaines sommes dues suite à des annulations abusives.

Comme signalé ailleurs sur le forum, Airbnb va mettre en place des conditions relatives au nettoyage des appartements comme le port du masque par le personnel de nettoyage, un blocage après check-out de 24h pour les hôtes respectant les conditions et de 72h pour les autres.
Ces mesures sont bien sûr une bonne chose dans l’absolu, mais je voudrais quand même "désacraliser" un peu cette décision d’Airbnb en rappelant que:

1) le label pour le bloquage limité à 24h n’est à ce jour que déclaratif, il aurait été bien qu’il soit conditionné à minima à la note sur la propreté du logement, voir à des factures de nettoyage par une entreprise spécialisée (cela mettrait notamment un petit coup de genou bienvenu dans le travail au noir)
2) cette mesure est aussi une stratégie de communication de la part d’Airbnb ("chez nous c’est super propre, on se prive même de revenus sur les 24h à 72h avant votre arrivée!") qui ne lui coûte absolument rien. Les taux de remplissages des logements sont aujourd’hui bien plus proches de 0% que de 100%, donc imposer des "jours morts" dans nos calendriers ne fait pas baisser les taux de remplissages, et donc ne coûte rien.

Quoiqu’il en soit la décision est pour ma part prise de viser à exploiter durant l’été autant que possible, et de passer la plus grosse partie de mon portefeuille en location meublée d’habitation à la rentrée. Je garderai un petit portefeuille en saisonnier pour les déplacements pro avec les appartements qui s’y prêtent, et espère pouvoir retourner progressivement à mon mode d’exploitation actuel avant la haute saison 2021 en croisant les doigts pour qu’un vaccin soit trouvé et largement diffusé.

Bien à vous,

Dr. Minimal

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#5 30/04/2020 20h49

Membre
Réputation :   16  

Bonjour,

   Voici qui ne devrait pas favoriser les locations saisonnières point de vue économique ( modalités de mise en œuvre), mais bénéfique sur le plan sanitaire:

Airbnb crée un protocole de nettoyage et impose 24 heures entre deux locations.

Source :

COVID-19 : Airbnb crée un protocole de nettoyage et impose 24 heures entre deux locations

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#6 02/05/2020 16h04

Membre
Réputation :   2  

Je loue en direct un meublé sur AIRBNB, à proximité d’un parc d’exposition d’une grande ville de Province.
Ce parc accueille chaque semaine des grands salons nationaux ou internationaux et mes locataires sont majoritairement des exposants de ces salons.

Tous les salons ayant été annulés jusqu’en septembre, je n’ai actuellement plus de locataires.

J’espère que les salons reprendront normalement en septembre mais j’en doute.

Sinon, je serai obligé de louer à des étudiants en longue durée mais ce serait beaucoup moins rentable.

Concernant le fait de laisser un intervalle de 24h entre 2 réservations je trouve ça bien car comme je gère en direct c’est ce que je pratiquais déjà pour avoir assez de temps pour  faire le ménage et changer les draps.

Dernière modification par Nicha (02/05/2020 16h10)

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#7 02/05/2020 19h48

Membre
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Je loue en saisonnier via Abritel et en direct. La haute saison c’est juin à septembre pour les logements que j’ai en montagne. Toutes les réservations ont été annulées. L’hiver est bien moins rentable car les frais de chauffage et les loyers sont plus bas que l’été.
Nous avons pas mal de clients réguliers donc certains ont décalé pour septembre.
Je ne dépends pas de ces biens pour vivre mais j’ai bien vu depuis 5 ans l’offre augmenter rapidement dans la zone ou je loue. Certains on créé des maisons avec 4-6 appartements pour en faire une activité à temps plan. Pour ma part c’est mon plan retraite (dans 15 ans) mais je n’ai pas de crédit dessus donc ça ne m’affecte que marginalement. C’est embêtant mais pas plus.
Comme quoi ça nous rappelle qu’il faut savoir diversifier.
Je pense que cela va assainir le marché à moyen terme car l’offre a augmenté assez vite et je pense que c’est cela à travers toute la France.
Par contre pour le long terme, je pense que les besoins de nature vont augmenter donc le marché repartira.
Bon courage tout le monde.

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#8 02/05/2020 19h52

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Un article sur les rentiers du rbnb aux États Unis qui sont en très mauvaise posture avec le covid-19 est paru récemment.

Le voici

Aux Etats-Unis, certains "rentiers Airbnb" croulent désormais sous les dettes - International | BFM Immo

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#9 03/05/2020 08h58

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Réputation :   16  

Bonjour,

   Loueurs via Airbnb, faites attention aux piratages de codes: certains profitent des logements désertés pour y organiser des soirées "lockdown".
 
  En plus de ne rien de gagner, mais de devoir payer malgré tout le crédit (sauf report des mensualités), les charges de copro, la taxe foncière, voire CFE et j’en passe, vous risquez de retrouver un logement dégradé voire saccagé…

À Paris, des logements Airbnb vides squattés par des ?lockdown parties?

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