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Forums de la communauté des investisseurs heureux

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[+3]    #1 06/03/2020 10h03

Membre
Réputation :   4  

Bonjour les IH,

Toutes mes excuses si ce sujet a déjà été traité ailleurs. Si c’est le cas, merci de supprimer ou déplacer mon message.

La question que je me pose est l’impact de la potentielle crise du corona virus sur le marché immobilier et ses prix.

Je suis particulièrement intéressé par le marché de l’est parisien (20eme) car je suis entrain d’y conclure un achat de RP mais cette discussion est aussi intéressante pour les autres régions et en théorie.

Je ne suis pas du tout spécialiste mais ce que j’aurais tendance à penser ce qui suit.

Le premier raisonnement consisterait à dire que cela aura un impact positif sur le prix de l’immobilier.

Secteur défensif, perçu comme valeur refuge, la pierre attirerait des investisseurs qui craignent de subir des pertes sèches liées à la correction sur le marché equity.

La baisse des taux aux US par plusieurs banques centrales est un signe de plus que les taux d’intérêts vont rester bas encore longtemps, ce qui a également mécaniquement un effet inflationniste sur les prix de l’immobilier en élargissant le nombre de potentiels propriétaires et en augmentant leur pouvoir d’achat immobilier. Cela a aussi un impact positif dans la mesure où ça augmente le rendement relatif du real estate par rapport à l’investissement en obligations.

Mais, d’un autre côté, cela pourrait entraîner des éléments avec un effet baissier.

D’abord les entreprises, pour qui l’incertitude est au plus haut, auront tendance à reporter leurs investissements. Donc l’immobilier professionnel pourrait voir sa demande baisser.

Ensuite les particuliers pourraient vouloir reporter ces investissements importants. Un proche sans connaissance en immobilier / finance, quand je réfléchissait à l’achat de mon studio il y a deux semaines, me mettait en garde « attention, peut être qu’avec le corona il peut se passer des choses graves ». Cela donne une idée de ce que peut être la psychologie dominante…

Enfin, dans le worst case, celui où des entreprises feraient faillite comme flybe, j’imagine que ça augmenterait le chômage et baisserait la demande.

Cette analyse est très générale et donc évidement limitée. Elle est aussi le fruit de mes réflexions, et comme je ne suis pas expert, elle peut simplement être fausse. Elle ne prend en outre pas en compte les différences entre régions et entre pays. Et le contexte étant très incertain, elle l’est aussi.

Mais voilà, c’est juste pour ouvrir une discussion sur ce que peut être l’impact du contexte actuel sur les prix de l’immobilier et de manière générale sur l’impact d’une potentielle crise économique sur les prix de l’immobilier.

smile
Wayneroo

Mots-clés : corona virus, immobilier, prix

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[+1]    #2 13/03/2020 01h19

Membre
Réputation :   44  

L’immo physique c’est "has been", avec sa renta pourrie, sa difficulté de gestion, les risque inhérents à la location, les frais d’entrée élevés, les enme.des des travaux…, non sérieux qui en veut encore!?

Le seul point positif serait l’effet levier, et encore il faut faire de nombreuses démarches pour obtenir le crédit

La "crise du coronavirus" vous offre sur un plateau des rentas de 10-15% sur des foncières cotées.

AMHA pour justifier de tout les risques cités au premier paragraphe, il faudrait une renta si non le double de celle des foncières cotées, alors au moins +50%.

Acheteurs, exigez des vendeurs des rentabilités nettes avant impôts de 15-17% mini (sans travaux, dans des immeubles corrects, dans des quartier corrects)!

C’est les prix d’aujourd’hui!

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[+2]    #3 15/03/2020 10h54

Membre
Réputation :   18  

Il y a peut être un coup à faire en souscrivant un viager par contre.

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[+1]    #4 16/03/2020 18h22

Modérateur
Top 20 Réputation
Réputation :   2328  

adrRA a écrit :

Avec le confinement à prévoir dans les jours qui viennent, savez-vous si les notaires seront également impactés? Je suppose que oui?

En effet, je suis supposé signer un acte de vente fin du mois donc je me pose cette question.

L’Etude de notaire (en IdF) dans lequel travaille un de mes proches sera fermée à partir de demain (avec "chômage technique" pour tous).
Hier les informations étaient qu’il resterait ouvert (et aujourd’hui il était ouvert) car "service public", et c’était l’organisation du télétravail et la garde des enfants qui étaient les sujets à traiter.

Je suppose que ça devrait être pareil pour toutes les études.

Vous signerez vraissemblablement quelques semaines plus tard qu’initialement prévu.

PS: La "signature électronique à distance" ne résout pas tout, car, avant de signer un acte, il y a pleins d’actions à mener, qui impliquent diffférents services publics (ne serait-ce que pour vérifier tout ce qui figure dans l’acte, tenir informé les services de la publicité foncière), et d’autres interlocuteurs (banque, agent immobilier, syndic, etc.) qui ne continueront pas leur activité comme si de rien n’était.


J'écris comme "membre" du forum, sauf mention contraire. (parrain Fortuneo: 12356125)

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[+1]    #5 17/03/2020 22h28

Membre
Réputation :   1  

Bonjour à tous,

Je suis en pleine réflexion et j’ai du mal à trouver des réponses.

J’ai signé une promesse de vente (je suis acquéreur) jeudi dernier, je suis donc dans les 10 jours de rétractation possible.

Le bien est un immeuble de 2 appartements, renta brut 8% donc nette nette entre 3 et 4%, un peu de cash flow positif car apport de 35% du prix, situé dans une petite ville de campagne (6000 hab). Le bien est déjà loué. Il a été rénové il y a 5 ans donc pas de travaux dans l’immédiat (et donc pas de defisc) mais certainement un billet à remettre dans quelques années.

Avec la crise du corona-virus je suis en plein flou, j’annule ou pas ?
Il y a peut être un bon coup à jouer en bourse quand ca se sera calmé, l’immobilier pourrait aussi présenter de bonnes offres… bref quel est votre avis sur le fait d’investir dans du locatif en cette période ?

Merci par avance

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[+1]    #6 18/03/2020 15h11

Membre
Réputation :   4  

Bonjour à tous,

Je consulte le forum depuis longtemps et je me permets d’intervenir pour la première fois, ma situation ressemble à celle de certains d’entre vous.

J’observe le marché locatif dans une zone a fort potentielle depuis plusieurs mois. Les biens partaient jusqu’à présent comme des petits pains, les seules annoncent qui restent plus de 15 jours sont celles qui sont objectivement sur évaluées. J’ai enfin trouvé le bien qui me convient en ayant du user des coudes pour être l’heureux élu du vendeur. Je devais signer la promesse aujourd’hui. J’ai finalement décicé d’en reparler après le confinement.

Personne ne peut imaginer le scénario que va suivre l’économie après le "black swan" du coronavirus. Mais j’attends 6 mois pour voir.

John

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[+1]    #7 18/03/2020 15h42

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   238  

Nous vivons une crise exceptionnelle qui tombe à un moment d’euphorie sur le marché immobilier.
Souvenons nous qu’il était bien difficile de recommander la prudence sans se faire tomber dessus depuis longtemps, les hyper endettés à CF positifs avec des montages alambiqués  (coloc, airbnb etc doivent serrer les fesses en attendant et espérant une reprise très rapide). On peut penser que ça va se calmer et que les prix vont baisser… mais comment en être sûr… alors que j’entends déjà des gens prêts à se ruer sur l’immobilier après avoir pris leurs pertes ailleurs…

Les variations à la baisse des prix aujourd’hui sont étranges considérant que tout ou presque est en stand bye. Comment organiser des visites et contrevisites de biens et établir des prix dans de telles conditions ?

Je reste plus circonspect sur la qualité des rendements locatifs.
Moindre solvabilité des locataires ?
Augmentation de la fiscalité ?
Dumping de bailleurs pris à la gorge ?
On peut tout imaginer.

J’ai hâte aussi de savoir si les colocations vont rester safe, le Airbnb etc avec des montages très long terme.

Y-a-t-il des retours de ceux qui pratiquent ?

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[+2]    #8 18/03/2020 15h46

Membre
Réputation :   4  

Je travaille dans une grande banque extêmement solide et celle-ci va recourrir au chômage partiel. De nombreux amis dans des grands groupes du CAC 40 idem. Je n’évoque même pas le carnage au niveau des TPE/PME. Les projets immo vont évidemment être reportés si ce ne sont pas les banques qui écartent les dossiers. Peut-être que la France va passer au travers la crise comme une fleur et je le souhaite… Mais jamais depuis l’après guerre nous avons eu autant d’éléments annonciateurs d’une crise grave. Je ne dis pas de lâcher l’idée de l’investissement locatif, mais ce n’est clairement pas dans les 3 mois à venir que je vais signer.

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[+3]    #9 18/03/2020 16h42

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Wayneroo : pourquoi une hausse de l’offre ? En cas de baisse des prix, il y a rétention, c’est à dire que les gens ne veulent plus vendre. Ca été le cas en 2008, où l’on a dit que le marché s’était quasiment bloqué tellement plus personne ne vendait ; et c’est un phénomène bien connu dans d’autres domaines aussi.
Ce qui manque dans votre exposé, c’est une courbe du volume des transactions immobilières en France en 2008-2009. Vous devriez facilement trouver cela sur l’internet.

De nombreuses raisons à ce phénomène de rétention, parmi lesquelles :
- les gens sont encore endettés sur ce bien, ils ne peuvent pas sabrer le prix, sinon le prix de vente ne rembourse pas le CRD.
- les gens ont un autre projet en vue, donc il leur faut cette somme et pas moins.
- les gens peuvent se permettre de repousser le projet qui les fait vendre. Par exemple, changement de RP. Même si les conséquences sont désagréables (par exemple, ne pas pouvoir rejoindre leur conjoint), ils ne sont pas dans une urgence absolue, ils peuvent attendre.
- un biais d’ancrage, selon lequel le prix de leur bien doit être telle valeur et pas autre chose, et ils ne peuvent juste pas intégrer qu’il vaut désormais moins.

Avec une telle contraction de l’offre, il y a certes baisse des prix, mais bien moins que si le volume de l’offre restait inchangé.

Dernière modification par Bernard2K (18/03/2020 16h47)


Qui sait de quoi le futur sera fait ?

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[+2]    #10 19/03/2020 12h32

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Je ne partage pas l’analyse de B2K.
La baisse du nombre de transactions immobilières était avant tout la conséquence de la baisse drastique du nombre de crédits émis par les banques. Je n’ai pas plus de sources à citer que vous mais il est évident que si 75 à 90% des demandes d’emprunt en cours se soldent par un refus (c’était le cas de ma banque), il va y avoir comme conséquence quasi immédiate une diminution du nombre de transactions.
Aujourd’hui on est dans une autre situation où cette diminution l’est de fait par l’arrêt de 90% de l’économie.
On pourra toujours dire dans 10 ans que c’était parce-que les gens se sont accrochés à leur bien que le nombre de transactions a diminué mais je n’y crois pas. Je crois même à une hausse de l’offre au lendemain de cet épisode sanitaire car tous ceux qui avaient un projet vont devoir le décaler, il y a risque d’accumulation. Les acheteurs vont réfléchir à deux fois plutôt que zéro dans le marché euphorique des dernières années.
Quoiqu’il en soit je ne peux pas affirmer qui a raison, c’est dur à sourcer et cette crise sera différente de la précédente, j’émets juste un avis.

Piwai a écrit :

Exactement. Compromis de vente signé, j’avais eu 3 offres au prix, si le vendeur se rétracte je me vois mal baisser mon prix…

C’est tout le mal que je vous souhaite …

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[+1]    #11 20/03/2020 11h03

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JohnPratt, il semble pourtant que peu d’entre nous sur ce fil font preuve de certitudes mais font plutôt un partage d’avis, impressions.

Pour l’heure, les banques maintiennent le robinet du crédit ouvert. J’ai repris en main mon projet hier (le temps de retrouver des interlocuteurs), il y a quelques ajustements mais à la marge.

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[+1]    #12 23/03/2020 14h09

Membre
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Pour apporter un début de réponse à votre question, Polaris, je vous précise que hier, le Parlement a adopté le Projet de loi d’urgence sanitaire, et qu’il a pris la mesure suivante :

I. – Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est autorisé à prendre par ordonnances, dans un délai de trois mois à compter de la publication de la présente loi, toute mesure, pouvant entrer en vigueur, si nécessaire, à compter du 12 mars 2020, relevant du domaine de la loi et, le cas échéant, à les étendre et à les adapter aux collectivités mentionnées à l’article 72‑3 de la Constitution :
[…]
– de permettre à un accord d’entreprise ou de branche d’autoriser l’employeur à imposer ou à modifier les dates de prise d’une partie des congés payés dans la limite de six jours ouvrables, en dérogeant aux délais de prévenance et aux modalités de prise de ces congés définis par les dispositions du livre Ier de la troisième partie du code du travail et par les conventions et accords collectifs applicables dans l’entreprise ;
– de permettre à tout employeur d’imposer ou de modifier unilatéralement les dates des jours de réduction du temps de travail, des jours de repos prévus par les conventions de forfait et des jours de repos affectés sur le compte épargne temps du salarié, en dérogeant aux délais de prévenance et aux modalités d’utilisation définis au livre Ier de la troisième partie du code du travail, par les conventions et accords collectifs ainsi que par le statut général de la fonction publique ;

Aussi, et à la lecture de ce texte, il existe des "garde-fous", puisque, concernant les congés payés :
- il est nécessaire qu’un accord collectif (de branche ou d’entreprise) l’autorise ;
- la mesure est limitée à 6 jours de congés payés.

En revanche, effectivement, concernant les RTT/JNT/jours d’un CET, cela serait imposé par l’employeur, et sans limite.

Nous ne disposons pas, en l’état, de l’Ordonnance qui sera prise par le Gouvernement. Néanmoins, à lire certains articles de journaux, ces jours ne pourraient être imposés que pendant la période de confinement.

Or, pour bon nombre d’entreprises, les congés payés actuellement pris sont ceux relatifs à la période 01/06/2019 - 31/05/2020, la mesure n’impacterait donc qu’à la marge ceux posés cet été. Si le confinement devait perdurer, alors là, effectivement, il pourrait y avoir un impact sur les locations estivales.


"L'expérience est une lanterne que l'on porte sur le dos et qui n'éclaire jamais que le chemin parcouru" - Confucius

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[+1]    #13 23/03/2020 15h45

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En tout cas, sur le secteur que je regarde : le nombre d’annonces publiées a chuté drastiquement et quasiment aucune que je n’avais pas vu avant…

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[+1]    #14 02/04/2020 15h28

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Job a écrit :

Entendu au JT d’hier
source notaires
- 5% à Paris et - 10% en province

Sur BFM Business (source : Intégrale placement, la semaine dernière), un expert immobilier disait avoir observé des chutes de 15 à 20 % des prix affichés sur le Bon Coin pour l’immobilier parisien.

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[+1]    #15 05/04/2020 17h57

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Bonjour,
c’est possible de signer l’achat d’un logement sans aller chez le notaire pendant la crise.
Un peu d’air frais pour l’immobilier.
Décret n° 2020-395 du 3 avril 2020 autorisant l’acte notarié à distance pendant la période d’urgence sanitaire | Legifrance

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[+3]    #16 05/04/2020 21h50

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Ecoutez ça ne correspond pas à une "source notaires". J’ai cherché dans les JT, sur le site des notaires et n’ai rien trouvé en ce sens. J’ai perdu mon temps et on me colle des -1 parce que j’en ai mis à ceux qui ont mis ça sur la table.

Certains forumeurs devraient contrôler leurs messages avant de poster et sourcer plus précisément, une source ce n’est pas affirmer je l’ai vu là, il faut la nommer précisément et donner un lien. Ou à la limite JT de France 2 de telle date, soir ou midi.
Non vraiment je regrette que ce fil parte sur ce genre de dérives, les variations de prix sur les annonces n’apportent pas grand chose, ce qui compte c’est ce qui va venir des notaires, une fois que d’autres ventes se feront, ce qui semble se remettre en marche, à voir à quel rythme.

Edit : orthographe, merci deb, y’en avait une autre, vraie de vraie celle-là, oubliée car je l’avais vue en relecture ^^

Dernière modification par Surin (05/04/2020 22h08)

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[+1]    #17 05/04/2020 21h52

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Antesite a écrit :

J’ai un achat d’ appartement en cours qui traine, je parle en connaissance de cause.

Sans indiscrétion, quel est ce logiciel qui scanne les annonces ?

Pareil ici, nous avons une offre d’achat signée pour de l’investissement locatif mais tout est gelé, les notaires, les banques, les mairies. Je vous rejoins sur le fait qu’il est difficile de tirer des conclusions avant la sortie du confinement.

Le logiciel que j’utilise est un robot développé par mes soins pour mes besoins d’analyse immobilières. A ma connaissance il n’existe pas d’équivalent commercial, Le Bon Coin étant assez restrictif sur l’utilisation des annonces postées sur le portail.

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[+2]    #18 07/04/2020 12h33

Membre
Réputation :   2  

Rebonjour,

Mon premier post sur ce forum n’avait pas l’ambition d’être polémique, je ne faisais que mettre en avant un article correspondant à l’esprit de certaines contributions lues plus haut, avec un minimum de précision sur les sources employées.

Je vous rejoins évidemment sur le fait que personne n’est capable d’affirmer dans quel sens les prix vont évoluer, mais l’avis du président du conseil notarial est toujours intéressant à écouter dans ce contexte (non, ce n’est pas un notaire comme les autres).

Quand à votre réflexion sur les citations et le balisage, je prends cela comme un compliment et une marque de bienvenue sur le forum.

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[+2]    #19 08/04/2020 11h19

Modérateur
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Cette analyse, qui par certains aspects fait sens, me semble un peu caricaturale.

Par exemple, le taux de propriétaires n’est pas un paramètre qui évolue très vite, qui ne varie guère, même sur des durées longues (sur 10 ans par exemple), et donc ne doit guère avoir d’impact sur les "cycles" de l’immobilier.
Autre aspect négligé : le niveau des frais, lors de l’acquisition d’un bien immobilier, est élevé (7-10% voire plus quand on compte tout) et constitue un frein aux cycles.

Note : les "FCPI", ce n’est PAS de l’immobilier (le "I" est pour "Innovation"), mais du capital risque. Ca na rien a voir avec les SCPI ou OPCI. Le fait que certains FCPI puissent concerner des sociétés liées à l’immobilier n’y change rien (même si certains vendeurs essaient de jouer sur l’ambiguïté) : c’est alors du capital risque sur ce type de societes.


J'écris comme "membre" du forum, sauf mention contraire. (parrain Fortuneo: 12356125)

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[+4]    #20 21/04/2020 13h28

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Bonjour,

concernant l’immobilier locatif, il faut voir les fondamentaux qui conduiraient à une baisse des prix, autre que le simple fait qu’il y ait eu une longue période de confinement.

Une baisse des prix de 30%, à loyers et fiscalité constants, signifierait des rendements augmentés de 42%.

Sur mes marchés (hypercentres de deux métropoles), je trouve sans trop me fouler des rendements locatifs de 10%. Une baisse mécanique des prix de 30% porterait les rendements de mes futurs investissements à 14%.
Nul doute que la demande augmenterait instantanément, et que l’offre se ré-équilibrerait rapidement.

Ça c’est si on ne considère que dénominateur du rendement.

En revanche, les arguments suivants, dont on ne sait rien aujourd’hui car aucune annonce claire n’a été faite sur ces sujets, motiveraient une baisse significative des prix de l’immobilier locatif:

- 1) augmentation importante et durable du chômage : les revenus baissent et le budget pour se loger diminue. Petit à petit, les locataires qui n’auront pas pu négocier une baisse de loyers quittent leurs logements pour des logements plus petits et moins chers, car l’offre ne s’est pas encore ajustée. La demande pour ces logements récemment laissés vacants étant faible, les loyers diminuent (l’offre s’ajuste). Le numérateur du rendement est modifié, et l’investisseur négociera le dénominateur (le prix du logement) pour obtenir un rendement acceptable. Petit à petit les prix des biens immobiliers qui se prêtent à du locatif diminuent. En théorie, avec l’approche Française (chômage partiel, aides aux petites entreprises), ce risque de chômage massif et durable devrait être contenu (du moins je l’espère autrement c’est le double effet kisscool : une dette importante à rembourser pour n’avoir que retardé un niveau de chômage qui se serait simplement produit plus tôt sans les dispositifs d’aides, donc sans dette).

- 2) augmentation des taux d’intérêts des crédits immobiliers : les taux d’intérêts faibles sont la conséquence de la crise précédente, et visent à relancer l’économie. Suite à cette nouvelle crise, les taux ne devraient pas remonter de si tôt. À moins qu’il soit possible de découpler les taux d’intérêts des crédits immobiliers des taux d’interêts visant à la relance économique (je ne connais pas le sujet, si quelqu’un peut nous éclairer ça m’intéresse), je ne parierais pas sur cette hypothèse.

- 3) fermeture du robinet des crédits : cette tendance avait déjà été amorcée avant la pandémie COVID19 avec les recommandations du Haut Conseil de Stabilité Financière. À l’époque, ces recommandations étaient plus ou moins suivies d’effets (plutôt moins que plus de mon point de vue). Les recommandations du HCSF deviendraient finalement des contraintes, moins d’investisseurs pourraient contracter des crédits, la demande se tarit et l’offre s’ajuste par une diminution des prix. Si seul ce levier est activé, l’investisseur qui a la capacité pour s’endetter fera de bonnes affaires : un rendement augmenté grâce à des prix plus bas, conséquences d’une compétition entre acheteurs amoindrie.

- 4) effondrement de la demande locative touristique : dans certaines métropoles (Paris par exemple), le marché de la location de tourisme a clairement pu gonfler les prix de l’immobilier. De plus en plus de monde s’engouffrait sur ce marché, pour des rendements toujours moindres. Si la demande touristique ne revient pas rapidement à la normale après le déconfinement (ce dont je suis convaincu), l’effet "Airbnb" sur les prix des petites surfaces s’estompera et leurs prix diminueront pour quelques temps. Si un nombre conséquent de meublés de tourisme reviennent sur le marché de la location classique, j’imagine que cela pourrait impacter les loyers (afflux d’offre), et éventuellement impacter les prix.

- 5) fiscalité : pour financer les mesures mentionnées en 1, il faudra augmenter les recettes fiscales. Le gouvernement actuel a diminué la fiscalité sur le patrimoine mobilier (transformation de l’ISF), sur les revenus (mesures gilets jaunes), et je serais surpris qu’il renonce à la diminution progressive de l’impôt sur les sociétés, ou se lance dans des mesures d’augmentation de la fiscalité du travail ou des entreprises. Je ne serais absolument pas surpris que la fiscalité sur l’immobilier soit augmentée, le président étant plutôt défavorables aux rentes immobilières (transformation de l’ISF en IFI). Une augmentation de la fiscalité sur l’immobilier (comment, je ne sais pas) entrainerait des rendements moindres, donc un ajustement des prix réclamé par la demande (les investisseurs).

Il y a sûrement d’autres leviers.

Maintenant, si je joue à Nostradamus, je dirais que 1) ne se produira pas (je l’espère sincèrement) et 2) non plus.
3) me semble très probable, 4) également mais avec un effet très mitigé en dehors de Paris.
Je vois 5) comme une certitude, et ne doute pas de la créativité de nos dirigeants pour nous surprendre sur le sujet.

Ce sera probablement un peu de tout ça mélangé, mais une baisse de l’immobilier locatif me paraît inévitable.

Concernant l’immobilier résidentiel je n’en sais rien, le marché est beaucoup moins rationnel en plus d’être extrêmement, local. Personnellement, avant le confinement j’entamais les démarches pour acheter ma nouvelle résidence principale. Ma conjointe et moi-même ayant des situations nous mettant relativement à l’abri (dans le sens où nous avons peu de risques de perdre nos jobs, ou de subir une baisse de revenus hors immobilier), je ne suis pas sûr que nous revoyons à la baisse notre budget ou nos critères suite au confinement.

Bien à vous,

Dr. Minimal


Bonjour, je suis Dr. Minimal, et je blogue mes progrès vers l'indépendance financière en Français et en Anglais.

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[+3]    #21 27/04/2020 11h29

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Bonjour à tous et toutes,

Dans la lignée de mes posts précédents, je vous fait part des réflexions actuelles des acteurs de l’urbanisme au travers de mes notes pro. afin de tenter de vous donner de quoi faire des choix éclairés d’un point de vue éthique et profitables d’un point de vue financier. Au plaisir de vous lire pour critiquer, enrichir…

Les sources sont issues des échanges avec la DGALN, la DHUP. A ce jour rien n’est acté d’un point de vue réglementaire, mais mon avis perso est que cela ne saurait trop tarder.

Car il est urgent d’agir face à une crise qui n’est sans doute qu’une simple répétition…

Bref, l’Etat est donc conscient que l’on ne peut pas actuellement prôner un urbanisme dense, voir même le Zéro Artificialisation Net (évoqué sur le forum) et assurer un cadre de vie sain : cf Covid 19…
Il devrait donc être mis en oeuvre des stratégies territoriales qui seraient un juste milieu avec préservation des milieux (pour éviter la zoonose cf Covid), liens sociaux et surtout un retour à une juste densité (pour garantir l’accès aux services de santé). Une inspiration allemande ?
C’est clairement un pas en arrière en tout cas par rapport à ce que je pressentais : les possibilités de construire en terre agricoles vont sans doute être revues, mais la production locale agricole est plus que jamais une priorité ; j’ai noté en vision le terme de "campagne urbaine" (NB : je me méfie des belles formules parfois bien vides). Dans l’idée connexe de favoriser les circuits courts, la relocalisation d’activité est recherchée : il faut identifier la disponibilité foncière. L’idée de mettre des billes dans des "boites à chaussures" à très bas prix dans des villes en déshérence mérite 5 mn d’attention peut être ? Les gros financements Etat avec des actions coeur de ville et autres ORT évoqués à l’occasion devraient être maintenus voir renforcés pour ce qui concerne les villes dont les centres anciens se meurent mais avec un filtre "sanitaire" plus marqué : j’imagine que l’aspect télétravail sera une priorité, avec création d’espace dédié au sein du logement (subventionné ?), local vélo (éviter les transports collectifs si besoin)…
=> Dans la suite de la notion de "guerre" portée (un peu abusivement à mon avis très personnel, cf "le feu" d’Henri Barbusse" : ça c’est la guerre !) par le Président, on devrait donc voir se mettre en place un urbanisme dit "tactique" favorisant la production in situ (campagne, ville : même combat) ; à vous d’être de bons soldats !?

En conclusion, rien n’est donc acté mais ça cogite pour tirer des enseignements de cette crise. Nous en saurons plus (si cela intéresse le forum) à l’occasion des restitutions de ces réflexions en cours d’année lors des événements traditionnels tels que la rencontre nationale de la Fédération nationale des Agence d’Urbanisme.


Tant que t'as pas vendu t'as pas gagné. Mais t'as pas perdu. Mais t'as pas gagné. Mais…Oh zut fait @*

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[+4 / -1]    #22 04/06/2020 21h08

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Message malvenu objet d’un -1 accepté par la modération.

Dernière modification par Surin (06/06/2020 08h54)

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[+4]    #23 04/07/2020 12h24

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Le mystérieux baromètre LPI/SeLoger tente également la prophétie autoréalisatrice. "Les prix montent" nous dit-on ! Mais ne serait-ce pas uniquement une incitation à se positionner à l’achat, pour effectivement provoquer une hausse ? Quand on sait que l’immo pèse pour 10% du PIB, cette reprise serait vue d’un très bon oeil par Bercy.

Perso je suis toujours sceptique quand un professionnel diffuse des informations non officielles favorables à son activité. Les anecdotes du forum sont virales mais quelqu’un disposte-t-il réellement des derniers chiffres des notaires ? Ces prix au m² soit disant élevés sont-ils représentatifs du volume du marché des transactions ? Et quand bien même, n’y aurait-il pas un phénomène de désengorgement de l’offre ? Je m’explique, prenons l’exemple d’un bien qui génère 10 visites/mois, après 3 mois de blocage le bien génère 30 visites sur le mois de juillet. Les vendeurs bénéficient d’un effet d’aubaine de cette tension soudaine, et effectuent un "fly to quality" en arbitrant vers la meilleure des offres qui sont mécaniquement plus nombreuses, donc au prix et avec le meilleur financement. A cela s’ajoute un "effet rentrée" car les familles qui déménagent souhaitent sécuriser leurs RP pour la scolarisation de septembre.

Pour revenir aux prix, les services de publicité foncière accusent parfois 15 mois de délai pour enregistrer et livrer les actes de propriété. Les transactions réelles post-COVID ne seront donc publiquement visibles sur Patrim et DVF qu’en… décembre 2021 !

Dernière modification par Ernest (04/07/2020 13h02)

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Favoris 1   [+3]    #24 30/11/2020 17h50

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Bonjour

Petit retour terrain sur les prix de l’immobilier dans les secteurs ou mes agents recherchent des investissements.

Grenoble : Les produits typés investissement "faciles" ( studios ) sont très recherchés donc les prix s’envolent, en gros avant nous allions jusqu’à 60ke pour des studios bien situés, proche gare, centre ville etc.
Aujourd’hui impossible pour nous d’honorer nos mandats et de trouver en dessous de 70 - 75ke.
Beaucoup d’acheteurs résident dans d’autres secteurs, Lyon, Annecy, Paris.

Lyon : J’ai un peu moins d’agents sur place mais l’impression qui ressort est une moins forte augmentation que sur Grenoble, mais on est toujours sur une demande soutenu, mais rien de nouveau par rapport à la vie immobilière pré Covid.

Zone frontalière Haute Savoie et Ain : le secteur était déjà très compliqué en temps normal, prix très élevés, concurrence énorme, les biens au prix partaient jusqu’à présent dans la journée ou au pire dans la semaine avec le loisir pour le vendeur de choisir le profil de son acheteur. Donc en général un travailleur frontalier avec salaire conséquent. Aujourd’hui on passe un cap avec des investisseurs Suisse qui financent en cash.

3 agents immobiliers de réseaux différents mon confiés cette semaine qu’environ 1 achat sur 2 depuis le 1er déconfinement est fait par des Suisses. ( pour les produits typés investissement studio, t2… ).

Si l’on ajoute à cela les nouvelles difficultés d’emprunt liés à l’apport, la durée et le taux d’endettement on ressent un sentiment d’impuissance que je n’avais encore jamais rencontré.

Sur ces 3 secteurs la période semble plus propice à la vente qu’a l’achat.

Les agents immobiliers vendeurs, mes agents et moi avons vraiment l’impression, comme dis plus haut dans la file, que les gens ont peur de laisser des liquidités importantes sur leurs comptes bancaires et préfèrent se diriger vers cette valeur refuge, quit à se précipiter et faire de mauvais achats tant qu’ils trouvent un meilleur placement que leur livret A.

Si d’autres sur le forum ont les mêmes impressions sur leurs secteurs ? ou a contrario l’effet inverse ? Au plaisir d’échanger

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Favoris 1   [+1]    #25 01/12/2020 12h37

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Le baromètre Meilleurs agents/Les Echos (du jour) tente de quantifier la tension sur l’immobilier.
A 0 équilibre offre/demande, >0 plus de demande que d’offre.

On notera au passage (si cette durée à un sens, que l’indicateur est juste ?) que sur le dernier mois l’augmentation des prix régresse voire parfois les prix eux mêmes dans certaines grosses villes.

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/3859_immo.png

L’indice des prix :

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/3859_prix_immo.png


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