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[+1]    #1 28/04/2016 17h01

Banni (2015)
Réputation :   287  

Bonjour,

J’aime bien aller au restaurant : on y est servi à table et l’on y déguste des mets que l’on ne saurait pas forcément cuisiner à la maison. Néanmoins, à force de les fréquenter, je me rends compte que ce poste de dépense finit par être non négligeable et peut vite déraper si l’on n’est pas précautionneux dans ses choix.

Chirac avait promis aux restaurateurs que le restaurant passerait au taux réduit de 5,5% ; Sarkozy a tenu cette promesse en contrepartie de bonnes paroles de la profession relatives à la baisse des tarifs et à l’augmentation des salaires dans le secteur. Constatant que ces engagements valaient ce que valent les promesses d’ivrognes, le Gouvernement a finalement remonté à 10% le taux de TVA applicable aux restaurants.

Je ne vais évidemment pas affirmer que les restaurateurs se sont mis la baisse de la TVA dans le poche, ce qui me vaudrait de courroux de nombreux collègues "commerçantophiles" du forum, mais je n’ai quand même pas eu le sentiment que les prix diminuaient à due proportion lorsque la TVA est passée à 5,5% ; pour être honnête, je ne les ai pas vus augmenter non plus quand on est repassé à 10%.

TVA réduite ou non, il me semble que la France offre un rapport qualité/prix excellent pour ce qui concerne le menu de base : il est possible de manger correctement pour 15€, de profiter d’un bon repas pour 25€, de faire un festin pour 40€. En revanche, les choses se gâtent sérieusement au niveau des extras : le client qui prend l’apéro, un peu de vin, de l’eau minérale et un café verra sa "douloureuse" monter à 50€ pour un menu affiché à 25€ ; à ce tarif là, on limite vite le nombre d’escapades.

Fréquentant de nombreux restaurants de toutes catégories à Paris comme en province, je vous livre ici quelques conseils pour éviter de ressortir "rincé" :

- aller au restaurant le midi et en semaine : les prix sont tirés au maximum pour être commensurables avec l’indemnité de "panier" allouée par les employeurs. Ainsi, le mois dernier, dans l’Ardèche, je me suis régalé d’un menu "ouvrier" proposé à 13,70€ vin et café inclus, avec en plus le sourire du personnel.

- laisser l’apéritif aux alcooliques : outre qu’il grèvera l’addition de 4 ou 5€, il pourra valoir un retrait de permis si d’aventure la maréchaussée s’embusque au sortir de l’établissement.

- vin : préférer la "cuvée du patron" ou le vin en pichet s’il est proposé à prix raisonnable. Les restaurants français prennent sur le vin des marges énormes : coefficient multiplicateur 3 sur le prix caviste ou grande surface. Il est quand même ahurissant de constater que le vin français est proposé à un prix plus raisonnable dans les restaurants belges….garder à l’esprit que la TVA sur le vin reste au taux normal de 20%. Si aucun vin n’est proposé à prix raisonnable, je ne prends que de l’eau même si cela gâche un peu la saveur du repas. En Australie, certains établissements acceptent que l’on apporte son vin, mais cette pratique est inconnue chez nous.

- eau minérale : il n’est pas rare qu’elle soit facturée 7 ou 8€ la bouteille pour des eaux pétillantes un peu rares (Chateldon), lui préférer la carafe gratuite d’eau du robinet sauf dans les régions (Bretagne) où il peut y avoir des soucis de nitrates.

- café : là aussi, marge énorme pour le restaurateur, le "petit noir" servi à table étant facturé souvent plus de 2€, jusqu’à 8€ pour un café "gourmand" accompagné de quelques mignardises. Je regarde toujours le prix du café lorsque je passe ma commande ; s’il est trop dispendieux, j’ai un thermos de café chaud dans ma voiture au cas où…..

- digestif : idem que pour l’apéritif.

- pourboire : à chacun de faire au mieux. Je donne souvent une pièce dans les petits restaurants, mais jamais dans les établissements prestigieux, où je considère que le prix pratiqué doit permettre de rémunérer convenablement le personnel.

Pour vous donner un exemple, je fréquente de temps en temps une excellente table du Morvan : on y trouve un merveilleux premier menu à 26€ servi "sous cloche" comme un roi (adresse en message privé pour les intéressés) mais le patron "assassine" le client sur tout le reste. Je me contente donc du menu et de la carafe d’eau et m’en sors pour 26€, faute de quoi ce serait 50€ si je me laissais aller à prendre vin et café….

Pour les militaires d’active ou de réserve, qui semblent être assez nombreux ici, je ne saurais trop conseiller la fréquentation des cercles et mess de la défense, surtout ceux tenus par la marine nationale : on y mange comme au restaurant, souvent mieux, et cela ne coûte somme toute guère plus cher qu’à la maison même en prenant du vin. Les cercles de Brest et Lorient comptent sans doute parmi les meilleures tables bretonnes ; on regrette celui de Saint-Tropez qui servait une excellente bouillabaisse mais a hélas fermé ses portes pour cause d’économies budgétaires. A Paris, le cercle Saint-Augustin offre un rapport qualité/prix imbattable dans l’un des meilleurs quartiers de la capitale. La carte de membre des cercles permet en outre de bénéficier de la réciprocité dans des établissements étrangers souvent prestigieux, à Londres, Rome, Buenos Aires ou Madrid.

Message édité par l’équipe de modération (30/04/2016 15h11) :
- modification du titre ou de(s) mot(s)-clé(s)

Mots-clés : café, eau minérale, restaurant, tva, vin

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[+1]    #2 28/04/2016 18h10

Membre (2012)
Réputation :   28  

Bonjour,

Certains restaurants à Paris et en province acceptent que le client ramène sa propre bouteille de vin moyennant un droit de bouchon généralement modeste.

Cela permet de pouvoir se faire plaisir sans avoir à subir les coefficients allant jusqu’à 5 ou 6 fois le montant de la bouteille.

En ce qui concerne le gratuity j’ai eu le cas en Irlande mais là bas c’était à moi d’indiquer le montant que je voulais bien mettre directement sur la facture. J’avais trouvé ce système très original.

Dernière modification par frontalier57 (28/04/2016 18h10)

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[+3 / -1]    #3 28/04/2016 20h16

Banni (2015)
Réputation :   12  

Mon cher Stokes, si vous pouviez être aussi avare de vos cuistreries …

De mon côté, je promets d’inviter à une table prestigieuse comprenant champagne, menu gastronomique, vin et café celui qui aura enfin le courage de nous priver définitivement de votre double étroitesse d’esprit et de portefeuille …

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[+3]    #4 29/04/2016 15h08

Membre (2013)
Réputation :   105  

Bonjour,

C’est une discussion intéressante et je voudrais revenir sur plusieurs points.

- la baisse de la TVA tout d’abord. Elle a bien été répercutée dans la majorité des établissements mais les textes ne prévoyaient pas une baisse uniforme sur tous les plats. Seulement une sélection. Les baisses ont donc souvent été décidées sur des plats se vendant peu, intérêt économique oblige. Un autre exemple: certains établissements ont baissé le prix du café servi au comptoir mais pas en terrasse. Histoire de mieux fidéliser une clientèle d’habitués plus souvent au comptoir qu’en terrasse.

- le prix du vin. Le coefficient est plus proche de 5 que de 3. Mais il faut savoir qu’un restaurateur ne touche pas les bouteilles au même prix qu’un caviste par exemple. C’est un cercle vicieux: le producteur voyant la marge conséquente faite par le restaurateur, il augmente ses prix. celui-ci, vexé d’être traité ainsi augmente ses prix à son tour. Et ainsi de suite…J’ai vendu du vin pendant 11 ans (environ 20 000 bouteilles/an) et certains restaurateurs venaient s’approvisionner chez moi, car j’étais moins cher que le producteur via mon tarif spécial professionnels.

- La qualité du vin: il ne faut pas s’attendre à une qualité énorme en pichet mais on peut être aussi déçu avec un vin en bouteille. Le bon plan, c’est parfois la bouteille "cuvée de la maison". Meilleure que le pichet, avec un prix encore très doux.

- Les prix des plats: ne jamais oublier que les cours fluctuent donc les prix d’achat aussi. Certains produits ne coûtent presque rien en saison mais prennent 50%, voire 100% de hausse hors saison. Raison de plus pour choisir des produits de saison. A ce titre, les formules "menu du marché" proposent souvent un rapport qualité/prix quasi imbattable. Ce qui explique aussi la difficulté de baisser parfois les prix même en cas de baisse de la TVA.

- Et pour finir, ne jamais comparer un petit resto de campagne avec un établissement coté en centre ville. La clientèle visée n’est pas la même, la concurrence est différente et les charges d’exploitation sont aux antipodes les unes des autres.

Personnellement je ne vais pas au resto pour manger la même chose que chez moi. Donc j’évite la formule 15 € vin et café compris. Je privilégie le segment 30/ 45 € où on a bien souvent une cuisine inventive et de qualité. Mais chacun ses goûts…et son budget…

Mafo

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[+1]    #5 16/05/2016 10h27

Membre (2015)
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Stibbons a écrit :

Jamais donné de pourboire en france.

Idem. Je ne laisse jamais rien et si on me fait une réflexion, je ne reviens pas. Si c’est si indispensable, ça n’a qu’à être dans la note.

En fait, si je donne un pourboire, j’ai clairement l’impression qu’il va dans la poche du patron et pas du serveur parce que j’ai dans l’idée que j’ai permis au patron de payer moins son serveur, que j’ai payé à sa place ce qui lui aurait dû payer. Bref, c’est un machin qui contribue à légitimer des salaires dérisoires.

C’en est au point qu’aux USA, il existe des emplois salariés avec un salaire nul. Oui, un salaire = 0 $. Il s’agit de ces jobs en grande surface qui consistent à aider les gens à emballer leur courses en sortie de caisse et à aider au transport jusqu’à la voiture. Ils ont bien un contrat de travail (pour être autorisé à œuvrer dans le magasin, sinon, il y avait trop de gens et ça devenait de la mendicité agressive) mais ils ne touchent que les pourboires (complètement facultatifs) laissés par les clients.

Dans mon métier… on peut pas demander 10% au black… étonnant ?

stokes, je vous rejoins sur les tarifs qui n’ont pas suivis les ajustements de TVA mais je ne jettes pas la pierre aux restaurateurs, je pense que beaucoup triment et je préfère ma place à la leur (j’imagine, idem pour vous ?).

Mes astuces :

- j’ai effectivement remarqué que beaucoup de restaurants fonctionne sur un menu d’appel, pas cher (20 € ou moins) mais qu’effectivement, ils compensent en faisant la marge sur des desserts (j’en ai vu à 9 €) ou des boissons (le soda à 5 €, le vin à 20 € la bouteille…) ou le café. Souvent, je me contente de prendre aucun des trois et même de sauter l’entrée pour ne prendre qu’un plat copieux (gros burger, c’est suffisamment riche pour caler son homme…). Au besoin, je me contente, en guise de dessert, de quelques biscuits en sachet que j’ai ramené.

- dans la catégorie cantine (si on veut manger tous les midis), y’a un truc imbattable, c’est la cantine chinoise. J’appelle cantine, ces restaurants où ils ont des plats sous vitres, on commande à la portion, au guichet en arrivant, on nous sert et on va s’installer dans un réfectoire (un peu façon flunch) et on débarrasse soi-même en quittant le restaurant. On ne paye pas le service et les plats étant fait en masse, on paye pas cher

- Partager les plats : commander une entrée pour deux suffit souvent (faut repérer et s’installer en face des petit-mangeurs, et y’a beaucoup de petites mangeuses wink).

- Si on a tendance à culpabiliser à la dépense, on peut se faciliter les dépenses sereine en rognant sur le reste de la semaine. Quand j’ai bien fait attention à préparer à l’avance mes repas toute la semaine pour le travail, en cuisinant pour pas cher à la maison, et bien je me dis que ces 20 € de resto, je les ai mérité en me préparant mes repas pour moins de 5 €. Après, les semaines où j’ai eu la flemme et que je suis déjà allé trois fois chez le traiteur/kebab/truc à emporter… bon.

Édit modération: Nous allons en rester là, cette discussion n’ayant, encore une fois, rien à voir avec les thématiques de notre forum.

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[+1]    #6 22/11/2016 14h40

Banni (2015)
Réputation :   287  

Pour "nourrir" cette discussion, rien de mieux que quelques exemples concrets tirés de mes pérégrinations estivales ;

- La Roche en Brénil (Yonne ou Côte d’or je ne sais plus) : repas ouvrier à 13,50€, entrée, plat, dessert avec verre de vin ou café. La consommation "ouvrière" n’est plus ce qu’elle était : la plupart des clients délaissent le rouge pour le petit noir…

- Arnay le Duc (Côte d’Or) : même prix et même formule, mais plus copieuse que la précédente adresse. Service rapide et efficace, cadre très agréable voire cossu pour la clientèle dite "ouvrière".

- un village du 04 entre Manosque et Sisteron : 18€ pour une salade quelconque, un dessert et un café. La région PACA est plutôt à éviter pour qui veut optimiser son budget restaurants : la qualité est moyenne pour des prix qui, eux, ne le sont pas.

- Saint Pourçain sur Sioule (Allier) : menu ouvrier entrée, plat, dessert à 13€ très copieux avec buffet d’entrées à volonté, mais on ne peut se servir qu’une seule fois.

- le Fau de Peyre (Lozère) : 1er menu à 16€ avec crudités, assiette de charcuterie, gigot d’agneau de pays accompagné d’aligot, plateau de fromages à volonté, dessert. C’est bon, copieux, peu cher et la patronne est aimable….on a du mal à tout finir tellement il y en a. Le pichet de "rouquin" de 50cl est à 4€.

- repas de fête votive en Lozère : apéritif, salade périgourdine, terrine, poulet aux cèpes, fromages (2 sortes), gâteau aux chataignes, vin rouge et rosé, café…tout çà pour 15€. Ces repas de village sont en général excellents et conviviaux, d’un meilleur rapport qualité/prix que les restaurants, mais ne sont proposés qu’une fois l’an dans chaque village. Je connais même un village, dont je tairai le nom, où ce repas annuel est gratuit pour peu que l’on soit invité par un habitant de la commune.

- Bellac en Limousin (Vienne ou Haute-Vienne) : formule à 11,50€ comprenant hareng, brandade de morue et café. La brandade était indigente : que de la pomme de terre et quasiment pas de morue. Le patron était odieux et je n’ai pas oublié ses remarques : "ça commence bien" quand je lui ai demandé une carafe d’eau lorsqu’il me proposait l’apéritif ; "on ne va pas gagner grand-chose" quand je lui ai demandé l’addition !

- Belle ile en Mer (Morbilhan) : cadre magnifique face à la côte sauvage, mais le coup de goumi est au rendez-vous. 1er menu à 35€ entrée, plat, dessert : c’est très bon, bien présenté, mais les portions sont ridiculement petites et on sort de table avec la faim. Cette adresse est de toute évidence fréquentée par une clientèle bourgeoise catho chez qui il est de mauvais goût de trop s’empiffrer….le patron répond  à leurs attentes ! Vin absolument inabordable : pas de pichet et aucune bouteille à moins de 25 ou 30€. Même le cidre est hors de prix à 14€ la bouteille.

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[+1]    #7 22/11/2016 15h06

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Le stokes est comme le pichet de "rouquin", à consommer avec modération.
A noter:

stokes a écrit :

buffet d’entrées à volonté, mais on ne peut se servir qu’une seule fois

Original et vendeur !
Moralité mieux vaut se restaurer dans la France profonde et ouvrière et tout simplement éviter les coins trop touristiques.

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[+1]    #8 13/06/2017 13h47

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Isild a écrit :

Vous évoquez le Portugal : on ne parle pas souvent de la gastronomie portugaise et pourtant, c’est un pays où    l’on mange divinement bien !

Je confirme.
Outre les quelques précisions techniques évoquées an page 2, j’avoue avoir une faible pour :
- carne alentajana (hautement improbable mais finalement top)
- arroz de pato
- covos con migas (ô éloge de la simplicité)

- bacalhau à brás
- cozido
- caldo verde

et bien entendu l’irrésistible pastel de nata (n’ayant pas encore eu l’occasion de tester celui de Belém.


"We judge a book by its cover ; And read what we want ; Between selected lines"

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[+1]    #9 23/06/2017 22h42

Banni (2015)
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stokes a écrit :

stokes a écrit :

- Saint Pourçain sur Sioule (Allier) : menu ouvrier entrée, plat, dessert à 13€ très copieux avec buffet d’entrées à volonté, mais on ne peut se servir qu’une seule fois.

.

J’y suis retourné hier (indications plus précises si besoin en message privé) : le menu est passé de 13 à 13,50€, mais inclut désormais fromage et dessert,  avec un sérieux plateau de fromages auvergnats (cantal, bleu, saint nectaire….). Je confirme pour le buffet : on en prend tant qu’on veut mais une seule fois, défense de revenir ! En plat du jour, les tripes à la tomate étaient simplement délicieuses. La salle était bondée ainsi que la terrasse et je comptais parmi les rares clients non ouvriers, mais mon coup de fourchette n’a rien à envier à la profession.

Bonjour,

Retour ce jour et pour la 3ème fois cette année à Saint Pourçain sur Sioule, au coeur du vignoble éponyme et depuis dimanche sur la circonscription de JP Dufrègne, nouveau député communiste de l’Allier. En cette terre de communisme rural, on mange bien, abondamment et surtout sans se ruiner.

Pour 13,50€ ce midi, il y avait :

- buffet d’entrées, pas forcément original, mais frais et goûteux, un buffet qui met en appétit même en période caniculaire. J’ai pris des carottes râpées, ce qui va me rendre aimable, des radis, des morceaux de melon, des champignons à la grecque et surtout des filets de harengs, des filets entiers, pas des petits morceaux faméliques.

- en plat de résistance, une tourtière au poisson : c’est un petit gâteau en pâte feuilletée à l’intérieur duquel on trouve du saumon, du poisson blanc et un lit de légumes verts. L’ensemble est servi avec une sauce au beurre blanc et des pommes de terre. C’est vraiment délicieux.

- plateau de fromages : j’ai pris du bleu et du cantal. Il y avait aussi du chèvre et d’autres fromages que je connais moins.

- ile flottante.

Le tout avec une carafe d’eau fraiche d’un litre. C’est bien sûr un peu dommage de ne boire que de l’eau à Saint Pourçain : le vignoble local produit 3 couleurs de vin plutôt gouleyant et peu chargé en alcool.

J’ai conclu avec un café tiré du thermos dans ma voiture.

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[+1]    #10 03/07/2017 23h15

Banni (2015)
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Bonsoir,

Je connais aussi Nasbinals et en particulier l’hôtel-restaurant au-dessus de l’église tenu par le maire actuel du village, par ailleurs propriétaire de plusieurs burons sur le plateau de l’Aubrac. Pour tout dire, je ne le recommande pas : les portions sont congrues et surtout le personnel est beaucoup trop familier vis-à-vis des clients.

Le conseiller départemental du coin, kinésithérapeute de son état, avait trouvé la martingale pour se constituer un joli patrimoine et le cas échéant se restaurer dans les meilleures tables du Michelin :

Jean Aldebert, conseiller général de Nasbinals, suspecté d’actes fictifs dans l’exercice de sa profession de kinésithérapeute, se défend… - 48info

200 000 km déclarés à la sécu pour 94 000 au compteur de sa voiture…….la carrière politique de l’intéressé n’a pas survécu à cette affaire, mais il continue à officier dans un département voisin.

Pour parfaire le tableau, on prendra soin de ne pas oublier le père de l’intéressé, qui fut en son temps maire de Nasbinals et distribuait les terrains communaux (les "sectionnaux") selon des méthodes autocratiques dignes de l’ancien régime, pratiques auxquelles le préfet et la justice administrative ont fini non sans mal par mettre fin :

Nasbinals rumine sa haine pour nourrir ses vaches - Libération

Parmi les autres célébrités de Nasbinals, on peut aussi citer le notaire Charrier qui leva une troupe de gueux fanatisés contre la République en 1793, affaire qui se termina logiquement et justement sous la guillotine dressée pour la circonstance à Rodez.

Nasbinals est sans doute un joli village au cour d’un plateau pittoresque, mais bon, quand on connaît l’histoire du pays et les turpitudes de ses notables, on a plutôt envie d’aller déjeuner ailleurs. J’ajouterai pour conclure que, de façon générale, on mange pour bien moins cher en Margeride qu’en Aubrac.

Pour ceux qui veulent absolument découvrir l’Aubrac en évitant la solitude des vastes étendues, je conseille le 16 juillet : le Tour de France passera à Nasbinals !

Dernière modification par stokes (03/07/2017 23h31)

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[+2]    #11 04/07/2017 11h22

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Pour les Parisiens, un site qui trouve et teste des tables avec un repas (souvent complet) au alentour de 10€ Les Petites Tables - Un bon petit plan resto à Paris autour de 10 euros ?

Dernière modification par DDtee (04/07/2017 11h37)


Ad astra per aspera = plus tu en chies, plus t'es content après (traduction discutable ;)

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[+1]    #12 01/08/2017 15h33

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stokes a écrit :

Ce qui est ici remarquable et fait contraste avec la rapacité des restaurateurs, c’est le prix ridicule auquel étaient proposés d’excellents vins rouges des Côtes du Rhône : 5€ la bouteille !

Ce repas était très probablement organisé par des bénévoles dans un cadre associatif. Les restaurateurs "rapaces" paient des charges et impôts à tous les étages.

De plus, tout le monde sait que les restaurateurs proposent le menu du jour à prix quasiment coûtant, mais qu’ils font leur marge sur les extras (dessert, café) et sur le vin. C’est de notoriété publique, c’est comme ça qu’ils peuvent proposer des menus aussi bon marché, alors il n’y a pas à râler contre quelque chose qui est une évidence bien connue.

Un peu de bon sens, que diable.

Dernière modification par Bernard2K (01/08/2017 15h38)


Marchand de biens & formateur en investissement immobilier locatif.

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[+1]    #13 01/09/2017 18h16

Banni (2015)
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Bonjour,

La chronique estivale se poursuit avec 4 repas pris en Lozère qui m’ont coûté bien peu d’argent….

Le 16 août en nord-Lozère limite Margeride Aubrac : le menu à 16€ proposait salade de riz, charcuterie (jambon cru et pâté), rôti de veau avec ratatouille maison, plateau de fromages et tiramisu. Nous avons bu un pichet de 0,5l de "rouquin" et 2 cafés. Au moment de la "salée", je me dirige vers le comptoir où officie la patronne qui me donne une note de….26€ pour 2 repas ! Lui faisant remarquer qu’elle se trompe en sa défaveur, elle me répond "Pour vous aujourd’hui c’est comme çà !"……Voilà de bonnes pratiques commerciales qui donnent envie de revenir…et je reviendrai !

Le 19 août en Cévennes à Vébron, repas associatif pris sur plateau : melon, paella succulente, pélardon et tarte aux myrtilles, vin sur les tables à volonté et café. Tout çà pour 14€

Le 20 août toujours en Cévennes aux Ayres, le repas des communistes lozériens intitulé "repas du travailleur lozérien" lui aussi pris sur plateau : crudités, aligot saucisse, fromage, fruit, vin rouge à volonté ou presque. Tout çà pour 13€.

Le 27 août, encore en Cévennes au Pompidou, repas associatif servi à table par un traiteur : kir, salade niçoise, pâté, confit de canard, pommes sarladaises, plateau de fromages, tarte à la framboise, vin quasiment à volonté rouge et rosé, café. Tout çà pour 15€.

Cela ne va pas être simple de revenir en région parisienne…….

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[+1]    #14 03/09/2017 09h44

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3 repas sur 4 pris via des associations, c’est sûr que çà aide pour tirer les prix.

Le service des bénévoles étant par nature gratuit, les charges baissent rapidement…
L’asso communiste ne va pas rechercher le profit, non?

Pour le 4ième, c’est vrai que c’est une adresse à retenir.

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[+1]    #15 10/01/2018 19h42

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Bonsoir,

Faites comme moi! Cuisinez et évitez le restaurant. Vous mangerez mieux, plus sain et pour beaucoup moins cher.
Et surtout vous vous ferez plaisir…

Mafo

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[+1]    #16 02/05/2020 16h44

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Avec les conséquences (pas encore toutes prévisibles..) de la crise sanitaire actuelle, et économique à venir qui pourrait impacter particulièrement ce secteur, tant on peine à deviner nos futurs comportements de consommateur, j’ai pris plaisir à relire cette file plaisante sur nos restos préférés.

Sans présager de l’importance des faillites à court terme dans ce secteur, on me parle de 25% pour mon département, j’imagine mal à ce jour pour ma part des cloisons de plexiglas entre chaque table, du marquage au sol pour la distanciation, des serveurs masqués et gantés avec du gel  servi en guise d’apéro…. On peut se poser la question de ce que le législateur imposera et de ce que feront au local les établissements en plus pour réinstaurer la confiance ?

S’il est évident que ce secteur déjà fragilisé s’accommodera mal d’une baisse de fréquentation (de par la limitation du nombre de clients au m2 déjà) , j’en viens à penser que la livraison à domicile va encore se développer car de mon point de vue il sera bien plus convivial de recevoir chez soi dans la mesure du possible plutôt que dans le cérémonial décrit plus haut.

Si tout le monde pense aux livreurs à vélo ou en scooter vous livrant vos plats chauds, je pense plutôt au développement de la liaison froide, bien plus facile à gérer et sécurisante pour le client.

On trouve déjà différentes formules dans ce secteur :

* les plats préparés au supermarché qui vont d’une forme de conserve améliorée (teneur sel et sucre cachés..) à des gammes traiteurs maison plutôt bien

* les sites web marchands, malheureusement souvent encore limités à Paris et sa région pour une livraison rapide.

* la poste propose une formule pour couvrir la zone rurale, mais la logistique qui devrait être leur point fort, reste encore assez aléatoire de mon expérience…

* les traiteurs qui vous livrent chez vous (peu de restaurateurs disposent d’une cellule de refroidissement rapide adaptée aux normes alors que les traiteurs en ont souvent pour préparer les réceptions)

* les services de repas à domicile (qui ont souvent l’image négative de la soupe populaire à domicile pour nos anciens..) où on peut parfois trouver un rapport qualité prix très inattendu et intéressant, une réduction fiscale est même possible sous certaines conditions, pouvant rendre le concept imbattable d’un point de vue budgétaire (compter entre 7 et 11 euros après réduction fiscale pour un repas complet livré ). Quelques trucs pour reconnaître une cantine industrielle d’une cuisine plus tradi :

comme au resto, lire la carte proposée de A à Z entre les lignes :
les appellations d’entrées (si vous retrouvez les mêmes produits qu’au rayon traiteur de votre supermarché, ça commence mal.
si on vous propose des potages maison, bon signe.
les plats : souvent pas mal de plats en sauce, plus facile à réchauffer, inconvénient du système. si on vous propose des nuggets, et tout autre panure, de fortes chances que le fournisseur soit une cantine scolaire. Parmi les poissons, un industriel vous collera du hoki à toutes les sauces, du colin et tous les poissons à 5€ du kilo, un vrai chef aura des poissons plus nobles et goûtus.
les desserts : évitez les éclairs, tartes et crêpes quasi toujours industriels, préférez leur des roulés, salades de fruits (pas toujours de la boite..) et mousses faites maison.

Bien lire les étiquettes sur les barquettes qui doivent indiquer le nom de la cuisine (pas celui de l’entité qui vous livre..) la date de fabrication et la date limite de consommation : J+3 pour un traditionnel à la base pouvant être prolongés de 1 à 2 jours sur autorisation, les industriels ont J+5 systématique minimum, voire 3 semaines pour certains produits sous atmosphère contrôlé (exemple charcuterie ou viande avec injection de gaz à l’ensachage).

Avec le nom de la cuisine, en quelques clics vous serez fixés sur la provenance, certains noms bucoliques cachant des usines dignes de "l’Aile ou la cuisse".

Pour avoir déjà pas mal échangé sur ce sujet, il y a presque autant de disparités dans ce milieu que d’un petit resto à l’autre, difficile d’en tirer un avis tranché sans avoir testé et à plusieurs reprises une même cuisine. Dans certaines boites de portage à domicile, les "actifs" représentent une part croissante, certains avançant même 10% de la clientèle, à la fois beaucoup  et peu dans l’absolu…

Dernière modification par serenitis (02/05/2020 16h45)

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[+1]    #17 27/07/2020 10h00

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Notre CE nous a offert un an d’abonnement Restopolitan voici 3-4 ans. Même en plein centre de Paris, je n’avais pas trouvé de restaurants qui m’attiraient à l’époque, si bien que je n’ai jamais fait usage du cadeau.
Des échos que j’ai eu, il en a été de même pour mes collègues proches.
Les seuls à y avoir gagné quelque chose dans l’histoire étaient Restopolitan, à qui l’abonnement était payé.

J’ai à nouveau regardé la carte sur leur site aujourd’hui, il y a quelques restos supplémentaires que je connais ou que j’ai envie de découvrir. Si on m’offrait cet abonnement aujourd’hui, je serai probablement un peu moins déçu.

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[+1]    #18 27/07/2020 10h54

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zmeuh a écrit :

je n’avais pas trouvé de restaurants qui m’attiraient à l’époque, si bien que je n’ai jamais fait usage du cadeau.

Un bon restaurant, ou un restaurant se distinguant par un bon rapport qualité prix généralement refuse du monde. Le plus souvent impossible d’avoir une table sans réserver.
Figurer dans ce type de liste signifie pour moi la difficulté à trouver des clients avec la conclusion qui s’impose wink


Ad astra per aspera = plus tu en chies, plus t'es content après (traduction discutable ;)

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