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Discussions courtoises et réfléchies sur l’investissement patrimonial pour s’enrichir, générer une rente et atteindre l’indépendance financière

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[+12]    #1 06/07/2016 17h59 → Semi-rentier : une solution intermédiaire pour prendre une semi-retraite précoce ? (occupations, semi rentier, temps partiel)

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La définition d’être semi-rentier est de conserver une activité rémunératrice régulière qui n’est pas à temps plein. Ce peut être un temps partiel dans le métier que l’on exerce déjà, une activité saisonnière, un hobby rémunérateur exercé avec régularité.
Elle peut être vue comme un nouveau mode de vie à long terme ou bien un passage intermédiaire avant de basculer en mode rentier. Ou encore l’occasion de souffler avant de repartir vers une activité à temps plein.
Elle peut être choisie ou bien nécessaire si le flux financier ne permet pas d’arrêter toute activité mais permet tout de même ce passage à une moindre rémunération.
La rémunération moindre par rapport au temps plein doit tout de même permettre de couvrir à minima les dépenses. Pour cela, deux solutions possibles, soit adapter son train de vie pour dépenser moins, soit posséder un patrimoine suffisant pour générer la semi rente suffisante. Ou plus simplement se rendre compte que l’on dépense moins que l’on gagne et donc décider d’exploiter ce delta pour réduire son activité plutôt que continuer à s’enrichir.

A titre d’exemple concret, je vous propose un retour d’expérience de mon passage en mode semi-rentier il y a six mois.
Depuis le début de l’année, je suis passé au 3/5ème sans changer d’activité. Concrètement, je travaille les lundi, mardi, jeudi et repos les mercredi, vendredi sans oublier le week-end.
Au niveau rythme de vie, c’est formidable car mentalement, le travail est devenu une activité secondaire avec l’impression flagrante d’être en week-end dès le mardi soir ! J’y retourne le jeudi mais cette dernière journée hebdomadaire passe très vite. Je la vis comme une simple interruption d’un week-end déjà en cours. C’est le changement qui m’a le plus impressionné.

Au niveau du travail, cela faisait de longs mois que je n’arrivais pas à remplir mes semaines de 5 jours du fait d’une forte baisse d’activité. Je suis chef de projets informatiques dans une banque et le nombre de projets est en forte baisse depuis environ 5 ans, sans compter que les gros projets sont sous-traités en quasi-exclusivité à des sociétés de services. Nous sommes donc nombreux à être sous employés. Un grand gachi de compétences… et le bore-out est vraiment un problème qui semble se répandre rapidement dans les grandes entreprises.

Ce n’est pas cette situation qui m’a conduit à passer à temps partiel, l’idée me trotte dans la tête depuis un moment et la lecture du forum IH et de Mr Money Mustache m’ont aidé à concrétiser le projet. Me réconcilier avec mon travail par la même occasion était un plus bienvenue.
Je vis donc très bien ce passage à trois jours qui me permet de mieux remplir mes journées de travail, sans stress ajouté ni heures supplémentaires le soir. Inutile de préciser que ma hiérarchie a accepté sans problème ma demande de temps partiel.
Je reste motivé pour faire au mieux mon travail, par contre, je reconnais que la vie de l’entreprise et les histoires de bureau m’intéressent de moins en moins.

Au niveau des changements au quotidien, je consacre le mercredi aux enfants et le vendredi est pour moi. Je me suis fixé comme objectif que ces deux journées supplémentaires doivent servir à mon corps ou à mon esprit. Cela passe donc par plus de sport, des sorties culturelles ou de simples visites des quartiers de Paris par exemple. Ma femme étant sur un volume horaire également réduit, nous avons plus de temps à deux sans les enfants.
Etant de nature frugale, ce augmentation du temps de loisir ne passe pas par une augmentation de l’argent dépensé sur ce poste.

Au niveau finances, je suis passé de 3000 à 2000 euros mensuels, ce qui reste confortable. Adepte du "mustachianisme", j’ai besoin de 1800 euros en moyenne (ma femme amène les 1000 euros supplémentaires qui nous sont nécessaires). La seule conséquence est donc que je m’enrichis moins qu’avant mais ce n’est pas un souci. Mon seul objectif est de ne pas m’appauvrir. J’attends avec impatience de remplir ma prochaine déclaration de revenu, ce qui va m’enlever environ 400 euros mensuels d’impôts.
Par ailleurs mes 450 k€ de patrimoine travaillent également pour moi mais je n’ai pas à piocher dedans, ce qui est très confortable.

Cette expérience me donne t’elle envie de passer au mode rentier ?
Je pourrais le faire d’après mes projections de dépenses et de revenus à long terme mais je serais à la limite de la consommation de capital. Donc le salaire qui continue à tomber pour le moment est encore un gage de sérénité.
Je pourrais aussi tous à fait me passer de mon travail.
Mais d’un autre coté, je pense que je finirai par m’ennuyer si j’avais ces trois jours hebdomadaires supplémentaires à occuper. Ce sera vrai tant que nous vivons à Paris (pas possible de jardiner, pas grand chose à bricoler dans le logement, obligation de prendre les transports pour aller dans la nature que j’aime). Et ni ma femme ni les enfants ne souhaitent pour l’instant quitter Paris. Il me reste à explorer la possibilité de faire du bénévolat, ce qui pourrait très certainement remplir utilement un emploi du temps de rentier.

Ces six premiers mois ont donc été formidables de part le changement concret d’habitudes et de mentalité occasionné par ce passage en mode semi-rentier. Je me rend compte finalement que le terme de semi-rentier n’est pas finalement approprié dans mon cas puisque je n’utilise aucune rente, même à moitié.

Le forum possède quelques membres étant dans cette situation ou bien ayant pour projet de le faire. En espérant qu’ils pourront ajouter ici leur contribution au sujet.

Message édité par l’équipe de modération (07/07/2016 13h27) :
- modification du titre ou de(s) mot(s)-clé(s)

Mots-clés : occupations, semi rentier, temps partiel

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[+1]    #2 11/07/2016 12h43 → Semi-rentier : une solution intermédiaire pour prendre une semi-retraite précoce ? (occupations, semi rentier, temps partiel)

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Bonjour à tous,

Le passage à temps partiel me semble une solution très intéressante pour ceux qui cherchent à devenir financièrement indépendant. Au fil de l’augmentation des "rentes" obtenues par les investissements, il est possible d’ajuster sa quotité de travail à la baisse.
Comme certains l’ont mentionné auparavant, sur le plan théorique c’est parfait, dans la réalité c’est très différent.
Mon exemple n’a pas vocation à être représentatif , mais permet d’illustrer mon propos.
Ma femme et moi sommes cadres administratifs fonctionnaires dans 2 grands ministères à Paris.
Tant que notre fils avait moins de 3 ans, obtenir un temps partiel était très facile, pour la bonne raison est … qu’il est de droit et que votre employeur ne peut vous le refusez (sauf cas très spéciaux).
Nous sommes repassés depuis quelques temps à temps complet.
Nous souhaitons désormais réduire notre temps de travail  pour passer plus de temps avec notre petit garçon. Nous avons pris soin de ne pas prendre de poste d’encadrement (pour nous donner les chances maximum de voir nos demandes acceptées).
L’objectif est de travailler un  80% pour chacun en puisant dans nos compte CET très fournis (avant de faire une demande de passage à 80%). 
La réaction de la N+1 de ma femme a été plutôt négative ("ce n’est pas un poste calibré pour un temps partiel", "problème d’organisation", "continuité de service", …). Un compromis a été trouvé (d’accord pendant X mois à titre d’essai). Rien donc de certain à l’issue de cette période.
Pour l’anecdocte, de mon côté, j’avais évoqué il y a quelques mois, à demi-mot, la possibilité d’une demande de passage à 60% : on m’a regardé avec des yeux ronds ( "pas compatible" , "mais cela fait une forte baisse de salaire, vous avez des revenus à côté alors ? " etc, etc , …).
En y regardant de plus près nous sommes rendus compte de 2 choses :
- nos N+1 n’accordent des TP que lorsqu’ils y sont obligés (TP dits de "droit") ;
- dans les autres services, les autres chefs semblent plus ouverts sur la question. MAIS ceux qui bénéficient de TP sont des personnes avec peu de boulot, limites fainéants, bref dans des postes bien pépères (on ne leur en demande pas trop, car ils ne savent pas faire grand chose et ont une belle force d’inertie) ;
A notre niveau, nous en sommes arrivés au constat (cynique mais réaliste) suivant :
-   plus vous serez "médiocre" (ou plus vous vous ferez passer pour un médiocre), plus on vous accordera facilement un TP (que l’individu soit présent ou pas aura peu d’impact sur la structure).
- Inversement, si vous êtes un bon élément et si vous avez du boulot , moins vous aurez de chance de voir votre demande acceptée (votre absence "pèsera" sur la structure).
- si sous êtes un homme, à poste équivalent, obtenir un TP est plus dur que pour une femme (les archaïsmes ont la vie dure).
Que faut-il faire ? Devenir médiocre (moralement choquant mais réaliste) ? Changer de poste (le problème est que les postes ouverts à la mobilité sont plutôt des postes lourds - on tourne donc en rond, …)
Je vous avoue que cette situation est assez désespérante. Nous pensions avoir fait le plus dur (acquérir et développer un patrimoine immobilier assez conséquent, générer des revenus) mais la rigidité et l’archaïsme de l’administration (petits chefs, culture du présentéisme, absence de réel management) nous bloquent dans notre volonté de travailler moins (pour vivre mieux).

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[+1]    #3 11/07/2016 15h35 → Semi-rentier : une solution intermédiaire pour prendre une semi-retraite précoce ? (occupations, semi rentier, temps partiel)

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Lmnp75, en principe dans la fonction publique il faut une bonne raison (dûment motivée) pour refuser un temps partiel choisi. Sauf erreur de ma part, ce n’est pas une fleur que votre chef de service vous fait en vous l’octroyant, c’est à lui de montrer qu’il ne peut pas vous l’accorder.

Si votre hiérarchie rechigne, rapprochez-vous d’un syndicat ou d’un délégué du personnel (eh oui, les syndicats ne font pas que des "prises d’otages", il leur arrive parfois d’aider les salariés à faire valoir leurs droits).

D’une manière générale, je pense que le statut de "semi-rentier" est le plus facile à mettre en oeuvre en France : on bénéficie d’avantages sociaux (congé payés notamment, et puis comment ça marche la sécu pour quelqu’un qui n’a pas de revenu du travail ?), on bénéficie de conditions avantageuses à l’âge de la retraite officielle (mieux vaut travailler 10 ans à 80% que 9 ans à 100% avant une année sabbatique), et ça passe mieux socialement (au lieu d’être un salaud d’assisté qui vit sur le dos des autres, ou un salaud de capitaliste qui ne pense qu’au pognon dans la vie, on est un individu qui s’occupe de ses enfants et ne met pas le travail avant tout le reste, bref, quelqu’un qui ne pense pas qu’au pognon dans la vie, quoi wink ) ; essayez pour voir : "Vous faites quoi dans la vie ?" "Je suis rentier, pour pouvoir profiter un peu de la vie" vs "Je travaille dans X, mais je suis à mi-temps, pour pouvoir profiter un peu de la vie".

Je pense aussi que, fiscalement, à niveau de vie et nombre total d’heures travaillées dans la vie, le semi-rentier est très largement favorisé.

Mais, effectivement, encore faut-il obtenir la "permission" de se lancer là-dedans…

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[+1]    #4 19/07/2016 13h52 → Semi-rentier : une solution intermédiaire pour prendre une semi-retraite précoce ? (occupations, semi rentier, temps partiel)

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Une solution peut être de travailler pour un groupement d’employeurs.
Le groupement est votre employeur (votre contrat est un CDI) et vous êtes prestataire dans une autre boite.

ça peut être entre 1 et 5 jours /semaine.

L’avantage est qu’on peut vraiment moduler son temps de travail en fonction de ses envies
L’inconvénient est que c’est difficile dans pas mal de job de trouver des temps partiels (en dessous de 50 ou 80%), mais parfait pour le secrétariat, l’accueil, les hotlines, même la compta, etc …

Je pense que c’est jouable dans les grandes villes et les grands bassins d’emploi.

J’ai travaillé pendant 18 mois pour un groupement d’employeurs, mais bassin trop petit et lorsque le client a arrêté le contrat, impossible de me replacer dans une autre boite pour le groupement.

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[+1]    #5 27/11/2016 02h13 → Semi-rentier : une solution intermédiaire pour prendre une semi-retraite précoce ? (occupations, semi rentier, temps partiel)

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Le premier message est un peu hors-sujet mais le second détourne complètement la conversation!

@LMNP c’est la vie d’une entreprise, si les conditions ne vous plaisent pas, vous savez ce que la direction vous invitera à faire.

@Arnvald, c’est vous qui avez peur de Fillon, ici personne ne le craint, même Stokes à qui l’on reproche de trop politiser les sujets - il n’est pas le seul finalement - aveuglé qu’il est par l’élimination de Sarkozy, se dit que c’est un moindre mal.

Restons-en là, cette discussion très (trop?) orientée travail parle si je l’ai bien compris de passage à temps partiel en vue d’une pseudo vie de rentier qui ne sera possible que lors de l’arrêt définitif ou plus précisément de la retraite.


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[+1]    #6 11/01/2019 08h37 → Semi-rentier : une solution intermédiaire pour prendre une semi-retraite précoce ? (occupations, semi rentier, temps partiel)

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Bonjour,
Je vous fais mon retour d’expérience sur le sujet du temps partiel.
Depuis 6 mois je suis à 2/5 de travail dans une ESN, du lundi au jeudi matin je suis à mon poste de travail. Au départ j’avais envisagé d’arrêter totalement et aujourd’hui ce n’est plus un objectif qui presse.

==> point positif
- je me lève quasiment tous les matins pour garder un rythme
- j’ai tous les après-midi de libres
- je suis beaucoup plus détendu (à moins que ce soit la prise des années ;-)
- mon fils voit son père travailler (selon nous, la valeur d’exemple est cruciale pour un enfant ou ado)
- je peux envisager des projets de vie donnant du sens à la vie

==> point négatif
- les collègues "n’acceptent" pas toujours la situation et j’ai parfois des remarques
- je dois bosser parfois en sous marin pour boucler mes projets (je ne dis rien pour ne pas remettre en cause ce statut)

Bref, c’est vraiment le bon compromis pour moi.

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