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[+2]    #1 10/08/2017 17h54

Membre (2015)
Top 20 Finance/Économie
Réputation :   41  

Bonjour à tous,

Comme pour beaucoup de participants à ce forum, mon but ici est avant tout de me servir de cette file comme d’un aide-mémoire. J’essaierai de poster dans un an un second bilan.

J’ai commencé à alimenter mon PEA à l’été 2015. Avant de le présenter, je reviens sur mon modeste parcours qui illustre beaucoup d’erreurs de débutants. Ce sera (peut-être ?) la partie la plus utile du message, à titre de caveat.

a) Compte titre ouvert vers 2003 (?) ; j’achète Carrefour et Legrand à la suite d’une chronique entendue France info que je revends un an et demi après avec une forte plus value. J’en profite pour acheter de l’or. Bref, de la chance, même si en définitive, la PV latente sur l’or est diminuée par les frais de location d’un coffre à la banque (plus ou moins 90 € par an).

b) Ensuite, au moment de l’introduction en bourse de Natixis, achat sur les conseils de ma banquière d’un certain nombre de titres ; j’ai voulu, de manière acharnée, « moyenner à la baisse », avant de finalement tout vendre avec une assez grosse perte (pour mon salaire de l’époque) au moment de l’achat de ma résidence principale.

c) J’ai revendu celle-ci peu après, puis suis reparti en location. J’investis alors une partie des liquidités sur trois actions en faisant à peu près tout ce qu’il convient d’éviter : en particulier, ne regarder que le coupon et tout acheter d’un coup au lieu d’entrer progressivement. Résultat : sur mes trois valeurs, l’une a un peu marché (Axa), mais les deux autres m’ont fait perdre de l’argent : France Telecom et EDF, cette dernière n’ayant pas été aidée par Fukushima.

Je revends tout pour racheter une résidence principale en 2012 ; je me sépare en même temps des OPCVM que j’achetais auprès de ma banque depuis des années, pour un résultat moyen.
En 2015, j’ai fini de payer ma RP et me relance dans la bourse avec de meilleures résolutions, qui commencent:
- par l’ouverture d’un PEA dans une banque en ligne pour éviter les frais de garde;
- par l’ambition d’avoir dix à douze lignes;
- par ne pas regarder les cours plus d’une fois par semaine;
- par investir chaque mois entre 800 et 1000 euros ; un peu plus à partir du mois prochain car mon PEL sera au complet.

Je tâche de me fixer des critères simples.

J’évite :
- les entreprises dans un domaine en déclin irrémédiable (Neopost, Pagesjaunes, Sequana) ;
- les entreprises endettées ;
- les entreprises soumises à un caprice de l’État (expérience EDF oblige) ;
- les bios et les techno (trop floues pour moi) ;
- l’alcool et le tabac (éthique personnelle).
- ce que peut me conseiller mon CC.

Je m’appuie sur :
- le consensus des analystes ;
- certains posts de ce forum ;
- je privilégie de très anciennes entreprises (je sais que ce n’est pas entièrement rationnel).

En bref, voici ce que cela donne aujourd’hui (environ 27.000 euros) :

Valeur – nbre d’actions - variation par rapport au PRU – pourcentage du PF.

AIR LIQ.PRIME 2018 40/ -4,36% / 15,46 %
AIR LIQUIDE 20 / -4,26%/ 7,68 %
ALLIANZ(Francfort) 5/ 3,82% / 3,39 %
ARKEMA 29/ 50,28% /10,14 %
CARREFOUR 150/ -15,96% / 11,23 %
GPE BRUXEL.LAMBERT 21/ 10,13% / 6,89 %
OREAL 10/ 4,06% / 6,45 %
SAINT-GOBAIN 41/ 25,91% / 7,15 %
SCHNEIDER ELECTRIC 26/ 21,65% / 6,49 %
TOTAL 51/ 6,22% / 8,24 %
VILMORIN ET CIE 55    / 25,96% / 16,15 %
           
Il y a deux lignes Air liquide (la première est au nominatif administré ; la seconde, non).
L’idée de L’Oréal et Air liquide m’est venue à la lecture de ce forum (à tous les contributeurs: gratias ago) ; concernant la seconde, jusqu’alors, je ne connaissais qu’une anecdote à propos de son fondateur, lue dans un roman (Modiano ? D. Jamet ?) : il avait avalé une fiole de poison pour faire don de sa vie au Mal Pétain.
Allianz visait à sortir de France ; mais je n’avais pas prévu les frais importants demandés par ING !
Arkêma est le pur produit des conseils d’analystes (j’avais seulement défini le secteur).
Je conserve Carrefour, qui m’a déçu, là encore en me fondant sur le consensus d’analystes, et aussi parce que je constate que les carrefour city et carrefour market (pas les hypers) me semblent les mieux adaptés aux populations urbaines. Mais la reconversion risque d’être longue ! En outre, les marges sont faibles.
Groupe Bruxelles Lambert est là pour améliorer le dividende (faible pour L’Oréal et Vilmorin, par exemple) et sortir de France.
Saint-Gobain et Vilmorin par affection pour de vieilles entreprises françaises (et parce que cela ne me semblait pas absurde non plus). Vilmorin est cependant très petit par rapport aux grandes entreprises concurrentes ; il aura peut-être du mal à tenir la comparaison en R&D ; je sais aussi que beaucoup se méfient quand un actionnaire est ultra-dominant (Limagrain). En ce qui me concerne, je me dis (candidement ?) que cela permet de diriger la société vers une progression à long terme.
Schneider parce que l’entreprise est innovante et a une bonne position concurrentielle.
Total pour le dividende (fait un peu double emploi avec GBL).

Désolé pour le roman, d’autant que n’ayant aucune compétence, je pense que cela intéressera finalement très peu de monde !

Mots-clés : dividende, pea (plan d'épargne en actions), portefeuille

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#2 10/08/2017 18h07

Banni (2016)
Réputation :   38  

Bonjour , les erreurs sont inevitables en bourse mais elles sont formatrices:

Votre portefeuille est assez " tranquille " quoique tres correlé  CAC donc attention !

Un seul petit conseil ,n"ecoutez que d’une oreille distraite votre conseiller clientèle….et d’ailleurs n"ecoutez personne meme moi!

PS: apes strong together…..!

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[+3]    #3 30/08/2018 16h52

Membre (2015)
Top 20 Finance/Économie
Réputation :   41  

Je pense que ce PEA peut prétendre à l’un des plus ennuyeux du site et mes remarques seront parmi les moins pertinentes… mais enfin, ce n’est qu’une fois par an !

J’ai à l’heure actuelle 42.000 sur mon PEA ouvert en 2015 (dont 2000 environ en espèces) et 3000 sur un PEA-PME. J’ai versé en tout 37.000 euros, ce qui donne une plus value actuelle (dividendes compris) de 13,5 % (sauf erreur de ma part).

L’investissement est à long voire à très long terme. Je n’ai effectué qu’une vente (allègement de Carrefour) depuis que j’ai ouvert le PEA.

Pas d’alcool-tabac/armes (éthique personnelle), pas de pharmaceutique (à mon avis la pression sur les prix des médicaments n’a pas fini de croître, risques judiciaires eux aussi potentiellement en hausse), pas de techno (je n’y comprends rien, je n’ai même pas de smartphone; le côté pour le moins rustique du tableau ci-dessous reflète bien cette incompétence).

Je présente succinctement les valeurs par ordre décroissant d’importance. Les trois premières valeurs découlent de réflexions sans doute naïves sur la pertinence de tel ou tel secteur plutôt que sur l’analyse des bilans de très près (je m’en remets dans ce domaine aux synthèses que je peux trouver d’un côté ou de l’autre, en prêtant particulièrement attention à la dette dans l’idée que les taux d’intérêt finiront bien par remonter).

I. PEA

Air liquide x 97 = 26,60 % du PEA [PV: + 11,6 %]
La première action que j’ai acheté, à la suite d’une série de remarques élogieuses quand j’ai (re)commencé à m’intéresser à la bourse voilà quelques années. Mais pris par l’enthousiasme, j’ai sans doute acheté un peu haut au début. J’ai été plus raisonnable par la suite. Le rachat d’Airgas semble concluant et permet d’atténuer les éventuels ralentissements sur telle ou telle partie du monde. La politique est très favorable à l’actionnaire de long terme; j’espère que les 10 % additionnels servis aux actionnaires au nominatif pourra perdurer (j’ai lu que Crédit agricole avait dû renoncer à cause de la règlementation européenne imposant de traiter tous les actionnaires à égalité.
Je n’ai pas vraiment de problème à avoir plus du quart du PEA sur une seule valeur, mais il est vrai qu’une fois les achats de 2018 basculés sur du nominatif administré, je me calmerai peut-être un peu.

Total x 110 = 15,04 % du PEA [PV: + 17,71 %]
Peut-être l’achat dont je suis le plus satisfait personnellement, car il procédait d’une réflexion approfondie: on a enterré le pétrole un peu vite. La capacité de Total à se tourner vers d’autres domaines de l’énergie (rachat de direct énergie) est impressionnante; le dividende est considérable et fait que je pense difficilement pouvoir être perdant sur cette ligne sur quelques années. 

Vilmorin x 72 10,5 % du PEA [MV: - 5,71 %]
J’ai eu jusqu’à +20% sur cette ligne; j’ai eu tort de ne pas vendre, mais je ne le fais jamais…  C’est surtout avec l’idée que la population augmentera et que les surfaces agricoles stagneront que j’ai acquis cette action, en me disant que le secteur deviendra crucial et aura besoin de semences plus performantes. Mais le cours est assez variable en fonction des conditions climatiques, par exemple et je crains une mesure hostile aux OGM. Par ailleurs il a une taille nettement inférieure à ses concurrents, cela peut être un handicap pour la recherche et développement, malgré des coopérations. J’en ai repris après la forte baisse du mois de mars. Wait and see.

Arkema x 29 7,82 % du PEA [PV: +73,5 %]
Un achat purement dicté par le consensus des analystes à l’époque (et par le secteur). Pourvou que ça doure.

Michelin x 28 7,26 % du PEA [MV: -3,98 %]
Cela me paraissait le choix le plus raisonnable et le moins volatile dans le secteur automobile (on a besoin de pneus même sur des voitures d’occasion; j’ai aussi lu que les voitures électriques useraient davantage les pneus…); gestion prudente et (depuis quelque temps) assez tournée vers l’actionnaire. La file "Michelin" du forum m’a aussi conforté dans cette voie.

Saint-Gobain x 63 = 5,7 % du PEA [MV: -3,8 %]
Un peu déçu par l’évolution de cette valeur; quand j’ai commencé le PEA, je tenais compte de l’ancienneté d’une valeur pour décider de mes achats: on ne peut pas dire que ce critère farfelu m’ait aidé ici (ni pour Vilmorin). Je suis plus confiant pour l’activité fabrication pour le bâtiment que pour les points de vente qui sont à mon sens à terme sous la menace de l’ogre Amazon.

L’Oréal x 10 5,22 % du PEA [PV: + 26,12 %]
Comme Air liquide, c’est un achat de départ… cela me ferait un peu mal d’acheter une action 26 % de plus que le PRU, mais c’est un biais psychologique sans doute absurde.

Groupe Bruxelles Lambert x 21 4,75 % du PEA [PV: + 13,37 %]
À l’époque pour le dividende et pour une diversification; mais tous comptes faits, les actions étrangères ont des coûts un peu élevés (fiscalité).

Axa x 87 = 4,75 % du PEA [PV: + 1,77 %]
Pour le dividende; j’ai acheté à des niveaux assez bas si l’on regarde les années écoulées, mais le titre ne décolle pas vraiment.

Schneider x 26 du PEA = 4,58 % [PV: + 33,3]
Un des premiers titres achetés après la lecture d’un article dans Les Échos. Je n’ai qu’à m’en louer; l’avantage technologique paraît fort.

Carrefour x 100 = 3,86 % du PEA [MV: -35,06 %]
La honte du portefeuille; le seul titre dont je me sois allégé (voilà quelques semaines). Quo non descendet? C’est un peu pour avoir la réponse que je le garde; je pense toutefois m’en défait si le titre remonte la pente à -30%. Le secteur paraît vraiment difficile, les évolutions des modes de consommation varient très vite. Cela dit, cela pourrait être pire: je pourrais être actionnaire de Casino (que je vois plus mal parti en raison de sa dette et du manque de clarté dans la stratégie). Les Carrefour city m’ont l’air de pouvoir bien mieux résister que les hyper de périphérie.

Allianz x 5 = 2,33 % du PEA [PV: + 6,49 %]
Les frais prélevés par ING pour une action allemande (15 €) et la fiscalité me dissuadent un peu.

Achats en vue:
Je pense me limiter à cette douzaine de titres et éventuellement acheter un ETF monde; cela me gêne un peu en ceci que ce n’est pas l’esprit du PEA (mon côté rigide), mais après tout, les règlementations fiscales évoluent toujours en défaveur des détenteurs de ce compte, donc… Et j’aimerais vraiment internationaliser l’ensemble, je n’ai pas vraiment de confiance sur le bon sens économique de notre chère nation.

II. PEA-PME: IDI et Moulinvest à parité. Les cours ont peu varié depuis l’achat.

Remarques:
- Il y a une assez forte concentration sur certains secteurs un peu "rétro": matériaux de base (Air liquide, Arkema + Moulinvest en PEA-PME), agro-alimentaire, énergie, industrie… Je ne suis pas sûr que tout cela tienne bien le choc en cas de retournement de cycle, mais quand je vois la performance de valeurs prétendûment défensives comme Carrefour…
- Regrets: Carrefour; ne pas avoir acheté de valeurs de luxe (qui précisément auraient sans doute été "défensives)".
- Je redoute un peu l’évolution fiscale à partir de 2022; les actionnaires, très minoritaires dans le pays, seront les boucs émissaires idéaux. Je pense parfois à vendre après 5 ans de détention puis à racheter les titres (quitte à perdre quelques %) pour "sécuriser" l’exonération d’IR, mais l’avenir est toujours difficile à prévoir.

Voilà, prochain bilan dans un an pour mes nombreux lecteurs.

Dernière modification par Cornelius (30/08/2018 16h57)

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[+1]    #4 30/08/2018 23h41

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Bonjour,

Performance honorable pour un portefeuille "ennuyeux".

Cornelius a écrit :

L’Oréal x 10 5,22 % du PEA [PV: + 26,12 %]
Comme Air liquide, c’est un achat de départ… cela me ferait un peu mal d’acheter une action 26 % de plus que le PRU, mais c’est un biais psychologique sans doute absurde.

Oui, mais vous vous en rendez compte c’est le principal.
Depuis quand l’avez vous ? Comment ont augmenté les capitaux propres depuis votre achat ? Combien de dividendes avez-vous reçus ?

Quand vous l’avez achetée, quel était le PER ou le P/Book ?

Si durant ce temps l’entreprise vous a généré un total return (dividende versé + augmentation des capitaux propres par action*) équivalent à votre PV latente alors si vous l’achetez aujourd’hui vous l’achetez au même prix relatif qu’à l’époque de votre achat initial. C’est à dire à multiples de bénéfices ou d’actif net constant (en simplifiant, car la dette nette peut avoir bougée aussi).

Ce n’est pas forcément 26% plus cher, c’est juste que l’entreprise a généré du cash depuis votre achat (c’est bien sa mission), cash qu’elle a capitalisé pour partie dans son bilan et qu’elle vous a distribué pour partie via dividendes.

Il est donc normal que le cours de l’action soit plus élevé, sans pour autant qu’elle soit 26% plus chère qu’à l’époque.

*oublions les potentiels rachats d’actions pour rester simple.

Avec les états de synthèse sur ZoneBourse vous devriez facilement pouvoir calculer tout cela.


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[+3]    #5 17/06/2019 20h50

Membre (2015)
Top 20 Finance/Économie
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Ayant un peu de temps aujourd’hui, je poste consciencieusement le bilan annuel. La présentation austère (voire ringarde) évoque toujours autant le rapport d’une coopérative bulgare en 1983, mais je n’ai aucun talent informatique… Les actions sont présentées par ordre décroissant d’importance au sein de chaque enveloppe.

La nouveauté depuis l’an dernier est l’ouverture d’un CTO pour y accueillir des ETF. Pourquoi ne pas les loger dans un PEA ?
-    Ce sont des trackers hors zone euro et même s’il est possible de recourir à des ETF synthétiques pour les rendre compatibles avec la règlementation du PEA, cela me paraît contraire à l’esprit du législateur (mon côté psycho-rigide) ;
-    Les risques que les ETF spécialement conçus pour le PEA ferment ou ne soient plus éligibles représentent une complication que je souhaite m’épargner.

I. PEA (57 136 €)
Le PEA a été ouvert en avril 2015. J’y ai investi 50 760 € ; sa valorisation actuelle est de 57 136 € ce qui représente un gain de 12,5 % sur quatre ans : c’est assez peu mirobolant et à peine plus favorable qu’un PEL, surtout si l’on déduit la CSG qu’il faut payer au moment de la fin du contrat. Mais précisément mon PEL est rempli ! C’est mieux me semble-t-il qu’une AV.
L’investissement a été moindre cette année en raison du renforcement d’AV, d’achat de métaux précieux et de travaux entrepris à mon domicile.

Ce forum a été une mine d’information pour moi, mais je n’ai pas les compétences ni le goût de l’analyse qui caractérisent la plupart de mes collègues. Je m’en tiens donc à des critères très simples, que je ne respecte pas toujours à la lettre (voir les parenthèses) :
- Peu de dettes ;
- CA pour une large part hors de France ;
- Pas d’État (la seule infraction à cette règle avec ADP m’a occasionné un déboire sérieux) ;
- Pas de secteur en déclin (je garde cependant Carrefour) ;
- Pas de secteur « ubérisable » (je songe d’ailleurs à me défaire de BNP).

En revanche je ne me soucie pas vraiment de diversification sectorielle et beaucoup trouveront le poids des matériaux de base démesuré (Air liquide + Arkema = un quart du PEA, à quoi s’ajoutent éventuellement Saint-Gobain et Groupe Bruxelles Lambert [participation dans Imerys et Lafarge] sans compter Moulinvest dans PEA-PME). Mais je me tiens à l’écart de plusieurs secteurs un peu trop volatiles à mon goût: santé, nouvelles technologies… et surtout je n’y comprends pas grand’chose.

Depuis la naissance du PEA un seul ordre de vente (allègement de 50 actions Carrefour) : il s’agit donc d’un buy and hold acharné, voire un buy and forget.

    A. LES PILIERS
Air liquide 23.86 % du portefeuille / 13 615.95 € (115 actions / + 18,9 % par rapport au PRU)
Toujours mon action favorite : peu de variations, rendement pérenne, avantages pour les actions au nominatif administré (toutes les miennes le sont ; 44 sont détenues depuis plus de deux ans et majorent donc le dividende et le nombre d’actions gratuites). J’ai détenu jusqu’à 30 % et je n’aurai aucun problème à monter de nouveau à ce niveau mais le cours est trop élevé pour moi en ce moment : j’attends qu’il revienne vers les 105 euros. Je me suis reporté sur Arkema dans le même secteur.

Total 13.61 % / 7780 € (165 actions / -0,21 % par rapport au PRU)
Je renforce sans trop me poser de questions quand on se rapproche du PRU. Le prix du pétrole me semble devoir augmenter structurellement en dépit du développement des énergies non-fossiles ; le dividende généreux s’est toujours maintenu. Ce que je redoute finalement c’est une super-taxe sur les profits de ce méchant pétrolier (dans la continuité du refus de Paris de l’avoir pour sponsor des JO par exemple).

Arkema 10.59 % / 6091 € (80 actions / +3 % par rapport au PRU)
L’entreprise, qui fait la majeure partie hors d’Europe, a subi une baisse qui ne me paraît pas entièrement justifiée : j’ai commencé à en racheter un peu tôt, mais à 75-77 euros il m’a semblé que c’était une excellente opportunité. Voir par exemple cette analyse qui propose d’y voir un aristocrate du dividende en devenir.
J’ai suivi pour cette action l’une des recommandations de bibike, consistant à ne pas hésiter à acheter bien au-dessus du PRU; ici il s’en est suivi une baisse regrettable, mais évidemment le conseil est bon fondamentalement si les données justifient que le nouveau prix, même bien au-dessus du PRU, reste attractif.

Michelin 10.51 % / 6021 € (54 actions / +7.32 % par rapport au PRU)
Je me suis positionné un peu tôt sur la valeur mais j’ai pu ensuite renforcer progressivement. Entreprise gérée avec une grande prudence, peu de dette, stabilité de la direction en vertu du commandite… En outre dans la mesure où la firme est positionnée sur un marché de rechange elle est relativement à l’abri des turbulences qui affectent le secteur automobile.

    B. LES VALEURS DE MILIEU DE TABLEAU : PILIERS DECHUS ET BELLES REUSSITES
Vilmorin 6.85 % / 3804 € (79 actions / -14,9 % par rapport au PRU)
Jusqu’où ira la chute ? Au-delà des résultats plutôt décevants, c’est l’évolution complètement erratique qui me déconcerte  : des hausses et des baisses de plusieurs pourcents chaque jour, souvent à rebours du reste des marchés… Je n’y comprends plus grand’chose alors que le secteur et le positionnement de l’entreprise sur ce même secteur paraissaient prometteurs.

Axa 5.57 % / 3187 € (139 actions / +11,9 % par rapport au PRU)
La reconversion vers l’assurance hors-vie (AXA XL) semble prometteuse et le dividende était très généreux au cours où je l’ai acheté. Je m’arrête là cependant car évidemment la gestion des risques expose aussi à des bourrasques subites (catastrophes naturelles, etc.).

Saint-Gobain 5.53 % / 3152 € (95 actions / -5.99 % par rapport au PRU)
Cela reste une déception ; j’aurais dû réserver mes achats effectués dans le creux de la vague (décembre 2018-janvier 2019) à d’autres secteurs. L’activité « grandes surfaces de bricolage » (46,4 % du CA) me paraît en partie soumis à la concurrence d’Amazon qui fera pression sur les marges et je songe à m’alléger.

Bruxelles Groupe Lambert 4.6 % / 2622 € (31 actions / +5.67 % par rapport au PRU)
Un achat quelque peu inconséquent : le dividende assez élevé est l’un des principaux avantages de ce conglomérat mais ce même dividende est assez nettement amputé par le prélèvement à la source (action belge). Je conserve cependant car dans l’ensemble la stabilité de cette valeur est une chose que j’apprécie.

L’Oréal 4.36 % / 2493 € (10 actions / +49.66 % par rapport au PRU)
Que ne suis-je passé à l’action au moment où elle se rapprochait, voilà quelques mois, des 180 euros ? Mais je me suis montré trop gourmand en attendant qu’elle touche ce seuil. En attendant je conserve mais il me semble que le cours est devenu trop élevé, comme celui de LVMH et d’Hermes.

Schneider electric 3.43 % / 1951 € (26 actions / +41 % par rapport au PRU)
Un des premiers achats du PEA. Là encore, je regrette de n’avoir pas renforcé au moment du petit trou d’air provoqué par une perquisition de la police à la suite d’un soupçon d’entente sur les prix (septembre 2018)…

Carrefour 3 % / 1720 € (100 actions / -28.17 % par rapport au PRU)
Un achat ancien reposant sur les recommandations des analystes et sur l’impression que j’avais que les carrefour-city étaient un excellent concept… Visiblement il faut un peu plus se renseigner avant d’acheter une action ! Je conserve car l’action ne descend pas beaucoup plus bas, même en cas de coup de grisou comme en décembre-janvier.

    C. LES PARIS
Scor 2.73 % / 1550 € (40 actions / -0.99 % par rapport au PRU)
Un essai, fondé sur une gestion qui me semble solide, un dividende intéressant et les intentions de rachat manifestées par d’autres groupes à un prix bien supérieur au cours actuel… L’action remonte peu à peu la pente ces derniers jours après un trou d’air.

ADP 2.12 % / 1217 € (8 actions / -11.43 % par rapport au PRU)
Achat effectué avant le lancement de la procédure référendaire et en étant conscient que la privatisation n’était pas acquise : mais j’étais persuadé qu’étant donné l’augmentation à venir de la circulation aérienne et la position de quasi-monopole, l’action croîtrait même sans privatisation… À voir pour la suite.

Allianz 1.82 % / 1042 € (10 actions / +19.16 % par rapport au PRU)
Je ne peux que répéter ce que j’ai dit l’an dernier : en dépit de son intérêt intrinsèque cette action est pénalisée par les frais d’achat et les prélèvements sur le dividende ; donc pas de nouvel achat pour moi.

BNP 1.15 % / 652 € (16 actions / + 5.6 % par rapport au PRU)
Achat complètement opportuniste au moment du creux de décembre-janvier, motivé par la perspective d’un dividende plantureux. Mais je me méfie du secteur bancaire : les risques sont présents et la baisse des taux, la règlementation de plus en plus favorable aux usagers, sans compter d’éventuelles amendes pour telle ou telle raison (en France ou ailleurs) m’incitent à me méfier.

Liquidités : 238 €, donc presque rien… Un travers à modifier !

II. PEA-PME (3186 €) en perte plus de 30 %

Moulinvest 52.1 % / 1594 € (386 actions / -33.7 % par rapport au PRU) :
Je croyais au secteur, l’entreprise me paraissait sympathique… À voir dans l’avenir.

IDI 47.9 % / 1492 € (33 actions / +1.2 % par rapport au PRU)
Une valeur souvent recommandée ici : à renforcer éventuellement.

Liquidités : 100 euros

III. CTO (1891 €) en gain de 7.1 %
Rien d’original…
22 ISHARES CORE MSCI WORLD UCITS 63 % / 1110 € (22 parts / +16.7 % par rapport au PRU)
65 LYXOR MSCI EM MARK UC C EUR 37 % / 652 € (65 parts / -6.3 % par rapport au PRU)

Liquidités : 129 €
***
Je détiens aussi des actions dans le secteur Asie par des fonds d’assurance vie.
***
Pas d’objectif particulier; ces achats d’action me permettent de me tenir au courant de l’actualité économique et de suivre l’évolution de plusieurs sociétés. Indépendamment de ce qu’ils rapportent, ces comptes titres permettent aussi une diversification par rapport à imm/monétaire/or. Pour le moment je songe à renforcer:
- Arkema;
- Scor.
Et surtout à acheter plus régulièrement des ETF sur mon CTO car ma gestion "active" n’est visiblement pas la plus avisée.

Dernière modification par Cornelius (17/06/2019 21h39)

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[+1]    #6 18/06/2019 08h04

Membre (2018)
Réputation :   31  

Hello,

C’est un joli portefeuille, bien structuré.

Cornelius a écrit :

I. PEA (57 136 €)
Le PEA a été ouvert en avril 2015. J’y ai investi 50 760 € ; sa valorisation actuelle est de 57 136 € ce qui représente un gain de 12,5 % sur quatre ans : c’est assez peu mirobolant et à peine plus favorable qu’un PEL, surtout si l’on déduit la CSG qu’il faut payer au moment de la fin du contrat.

Etant donné les turbulences des deux dernières années, ce n’est pas non plus si mal ! smile Il manque peut-être aussi au portefeuille quelques valeurs de croissance (qui, malheureusement, se trouvent en général dans les secteurs que vous ne regardez pas - techno, santé) ?

Cornelius a écrit :

Ce forum a été une mine d’information pour moi, mais je n’ai pas les compétences ni le goût de l’analyse qui caractérisent la plupart de mes collègues. Je m’en tiens donc à des critères très simples, que je ne respecte pas toujours à la lettre (voir les parenthèses) :
- Peu de dettes ;
- CA pour une large part hors de France ;
- Pas d’État (la seule infraction à cette règle avec ADP m’a occasionné un déboire sérieux) ;
- Pas de secteur en déclin (je garde cependant Carrefour) ;
- Pas de secteur « ubérisable » (je songe d’ailleurs à me défaire de BNP).

Je pense que ce sont déjà de bons critères qui devrait vous éviter quelques erreurs. Pourquoi le critère concernant le CA hors de France? Un critère que j’aime bien regarder aussi est la marge brute de la société comparé à ses concurrents (sur 5, 10ans).

Cornelius a écrit :

Liquidités : 238 €, donc presque rien… Un travers à modifier !

En soi, les liquidités ne rapportent rien. On peut attendre une baisse pendant des années en gardant des liquidités. Difficile à dire quelle est la meilleure approche. En buy-and-hold (voir buy-and-forget), ce ne sont pas les quelques % grappillés lors d’une baisse qui vont propulser la performance du portefeuille.

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#7 18/06/2019 19h42

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J’aurais dû attendre un jour de plus pour présenter un bilan plus flatteur wink… PV globale de 1000 euros aujourd’hui sur le PEA (seul Vilmorin est, encore une fois, à la ramasse).

Twanou a écrit :

Il manque peut-être aussi au portefeuille quelques valeurs de croissance (qui, malheureusement, se trouvent en général dans les secteurs que vous ne regardez pas - techno, santé) ?

Eh oui… mais j’ai l’impression (fausse sans doute) que les bio-techs et même à un degré moindre les pharmaceutiques sont à la merci d’événements complètement imprévisibles (retrait d’un brevet, scandale médical, déremboursement, etc.). Et j’ai l’impression que de plus en plus de gouvernements, notamment en France, mènent la vie dure aux Pharma.

Twanou a écrit :

Pourquoi le critère concernant le CA hors de France?

Mon pessimisme de nature me pousse à croire que la croissance artificiellement procurée par de la dette aura une fin…

Dernière modification par Cornelius (18/06/2019 19h43)

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[+3]    #8 30/07/2020 10h28

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Voici le bilan annuel, dans la continuité du précédent (la structure du portefeuille a peu changé). Les caractéristiques sont donc sensiblement les mêmes:
- "buy and forget": une seule vente depuis l’ouverture du PEA en 2015 (50 actions Carrefour).
- quelques convictions sectorielles (biais favorable pour les matériaux de base; peu d’appétence pour les pharmaceutiques et les technologiques);
- une réorientation progressive compte tenu des règlementations écologiques à venir;
- un manque d’internationalisation que je compte pallier dès le mois prochain sur le PEA, mais désormais ING impose un montant d’ordre minimal de 2500 euros sur le DAX, en réaction à la nouvelle règlementation sur les frais de courtage.

I. Le PEA (environ 68.000 euros)

17 lignes (15 françaises; 1 belge = 3,5 % du PTF; 1 allemande = 1,4 % du PTF).
Plus grosse ligne: Air liquide (28 %); plus petite ligne: BNP (0,85 %).
Plus grosse PV: Schneider (91,4 %); plus grosses MV: ADP et Carrefour (44 %).
PV/PRU: 2300 euros; PV/montant total investi: 7600 euros.

NB: le total des actions n’est sans doute pas égal à 100 % du fait que j’arrondis et que je recopie les pourcentages au fur et à mesure que j’écris ce message…

   A. Les piliers (51,5 % du portefeuille)

a) Air liquide (136 actions - 28 % du portefeuille - PV de 47 %)
Depuis le départ je n’ai pas de problème à avoir entre 20 et 30 % de mon portefeuille sur cette valeur et je ne peux m’en plaindre principalement au titre de sa grande stabilité. La baisse des cours liée à l’épidémie m’a poussé à racheter des actions (vers 119 euros), ce que je n’avais pas fait depuis longtemps. Au cours actuel cela me paraît un peu élevé, mais je pense quand même effectuer au moins un achat pour arriver à un multiple de 10 en vue de la distribution de l’an prochain. S’il y a une remontée forte Air liquide en profitera peut-être moins que d’autres; à ce moment-là l’achat sera intéressant d’un point de vue relatif.

b) Arkema (94 actions - 12,3 % du portefeuille - PV de 20,7 %)
Là encore j’ai pu acquérir en avril des actions à un prix intéressant (59 euros) mais même au cours actuel cela me semble intéressant: l’activité est peu concurrentielle, d’autant qu’Arkema se concentre progressivement sur la chimie de spécialité.

c) Michelin (83 actions - 11,2 % du portefeuille - MV de 10 %)
C’est une belle entreprise gérée avec beaucoup de prudence; évidemment elle a pâti de la crise frappant le secteur des transports mais me semble bien plus résistante que les constructeurs automobiles.

   B. Les piliers déchus (13,8 % du portefeuille)

a) Total (165 actions - 8 % du portefeuille - MV de 31 %)
Les fondamentaux me paraissent intéressants et l’on n’est pas près de se passer de pétrole selon moi, mais je vois Total un peu à la façon des grands cigarettiers voilà 20 ans: de très belles affaires sur le papier, mais qui seront la proie d’un haro social et politique contre lequel il est impossible de lutter. Total est la cible idéale pour une supertaxe quelconque dans les années qui viennent, sans compter l’incompatibilité avec des fonds prêtant une grande attention aux critères ESG. Par conséquent je garde (suivant mon habitude et pour le dividende) mais je n’achète plus.

b) Vilmorin (79 actions - 5,8 % du portefeuille - MV de 11,5 %)
A eu un parcours plus glorieux ces derniers mois que l’an passé, mais cela reste très imprévisible; comme Total, Limagrain ne bénéficie pas d’une image très flatteuse: les semenciers pourraient être dans le viseur des écologistes s’ils l’emportent en 2022. Pourtant comme pour Total je pense que le secteur en lui-même est plutôt prometteur.

   C. Des piliers en devenir? (8,6 % du portefeuille)

a) L’Oréal (15 actions - 6,4 % du portefeuille - PV de 48,2 %)
Une des premières actions que j’ai achetées, a été renforcée à l’occasion de l’épidémie (cours vers 240 euros) mais a atteint un cours qui me paraît trop élevé. J’envisage cependant encore quelques achats avant d’inscrire la ligne au nominatif administré.

b) Rubis (37 actions - 2,2 % du portefeuille - MV de 24,4 %)
Je suis très partagé entre les qualités de l’entreprise que chacun ou presque s’accorde à reconnaître et le secteur (voir mes remarques concernant Total); cependant en tant que non-producteur il sera sans doute moins touché que Total.

   D. Les valeurs de rendement (11,8 % du portefeuille)

a) AXA (139 actions - 3,7 % du portefeuille - MV de 14 %)
Son parcours paraîtra décevant à beaucoup mais les dividendes reçus depuis le départ ne sont pas négligeables; son éloignement de l’assurance vie pour l’assurance dommage paraît judicieux; a tenu à verser un dividende malgré tout en 2020. Donc à garder pour moi.

b) Groupe Bruxelles Lambert (31 actions - 3,5 % du portefeuille - MV de 4,3 %)
Peu de chose à dire; j’aime bien le principe des holdings (voir le poids d’IDI dans mon PEA-PME), malgré les réserves de Parisien (voir la file sur les holdings, très intéressante pour moi grâce aux interventions de Parisien et de JesterInvest). Mais il était absurde de choisir une valeur de rendement hors de France vu le poids des prélèvements. En outre je voulais me diversifier à l’étranger mais d’une part les économies belge et française sont très liées, d’autre part une bonne part des participations de GBL sont en France.

c) SCOR (92 actions - 3,1 % du portefeuille - MV de 41 %)
Parcours mauvais, pas de dividende cette année. J’ai renforcé à 19 euros, peut-être le referai-je si ce cours est de nouveau atteint…

d) ALLIANZ (5 actions - 1,37 % du portefeuille - PV de 3 %)
Très bon parcours compte tenu de la rente versée chaque année (y compris en 2020) mais là encore, on peut se demander s’il est judicieux de choisir une action étrangère à fort dividende (frottement fiscal).

   E. Les zombies (3,30 % du portefeuille)

Je n’y touche plus mais je garde pour me mettre en garde contre les couteaux qui tombent…

a) Carrefour (100 actions - 2 % du portefeuille - MV de 44 %)
La prétendue valeur "défensive" qui baisse par tous les temps… La petite éclaircie au moment du confinement semble oublié. Je ferais peut-être mieux de liquider totalement car le secteur me paraît pris dans des contraintes insurmontables; en particulier Carrefour ne paraît pas faire le poids (malgré sa lourdeur…) contre des rivaux plus agiles spécialisés dans la vente en ligne. Même en dehors de cela les marges peuvent encore baisser si l’on observe ce qui se passe dans d’autres pays européens comme l’Allemagne.

b) ADP (10 actions - 1,3 % du portefeuille - MV de 45 %)
Des premiers achats avant le référendum; un renforcement à 80 euros que je voyais comme une opportunité incroyable… le redressement sera très long et la prise de conscience écologique joue contre l’entreprise (en fait je crois que le trafic aérien ne diminuera pas beaucoup mais sera plus taxé pour financer d’hypothétiques autres modes de déplacement. Cela dit pourquoi pas, pour ne pas polluer je n’ai pas pris d’avion depuis une douzaine d’années).

   F. Les actions qui vivent leur vie (8,7 % du portefeuille)

Je n’y touche plus non plus, mais plutôt par perplexité.

a) Saint-Gobain (95 actions - 4,7 % du portefeuille - MV de 6,3 %)
Le cours de l’action est devenu incompréhensible pour moi; la direction ne me semble pas être d’une efficacité redoutable, beaucoup d’annonces de repositionnements divers, mais au bout du compte les effets ne sont pas là. Les grands surfaces de bricolage et de menuiserie (Lapeyre, qui sera peut-être vendu, cela dit) risquent de connaître le même sort que Carrefour.

b) Schneider (26 actions - 4 % du portefeuille - PV de 91,4 %)
La star du portefeuille; par fétichisme bête, j’espère voir une PV de 100 %.

   G. Les paris (1,9 %)

a) Christian Dior (2 actions - 1,05 % du portefeuille - MV de 1 %)
Le cours paraît constituer une opportunité; c’est un moyen de mettre un orteil dans le luxe, secteur qui me manquait; j’espère éventuellement un retrait de la cote, mais il ne faut pas être trop pressé (voir la file sur Gaumont…).

b) BNP (16 actions - 0,85 % du portefeuille - MV de 9 %)
Action achetée à un prix qui me paraissait incroyablement bas; cela est toujours le cas intrinsèquement, mais je crains que les banques se transforment en boucs émissaires et subissent des taxes. En outre en leur interdisant de verser des dividendes, les autorités européennes empêchent de distinguer les établissements solides du type BNP des autres: du coup BNP est pénalisé un peu injustement.

+ 1000 euros de liquidités pour acheter une action allemande le mois prochain (pour le moment je songe à Fuchs Petrolub).

II. Le PEA-PME (environ 4000 euros)

IDI à 59 % (bonne idée); Moulinvest à 41 % (très mauvaise idée). Achat de Thermador prévu dans les mois à venir.

III. Le CTO (environ 3000 euros)

ETF world à 62 %; ETF émergents à 38 % (j’envisage de renforcer uniquement l’ETF world désormais).

IV. Unités de compte sur AV
Quelques fonds dont le principal est Schroder ISF Emerging ASIA B EUR à hauteur de 2.500 euros.

V. Perspectives
Rendre le portefeuille moins franco-français; j’ai du retard à l’allumage sur ce plan; je trouve peut-être un peu ennuyeux d’acheter un ETF world, c’est une attitude peu rationnelle à corriger.

Dernière modification par Cornelius (30/07/2020 10h41)

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[+5]    #9 10/08/2021 00h30

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Voici le bilan annuel… j’ai bénéficié d’une rentrée d’argent inattendue en début d’année qui m’a permis d’investir plus que de coutume (l’équivalent d’un an et demi d’investissement d’un seul coup).

Je me contente de donner les positions par ordre décroissant en mettant en gras les lignes nouvelles par rapport à mon bilan de l’an dernier; je me réserve des commentaires plus généraux pour la fin.

I. PEA (138.000 euros - PV de 36.000 dividendes compris)

Le chouchou:
Air liquide = 22.09 %

Les piliers:
Michelin = 8.63 %
Arkema = 8.05 [Moulinvest viendrait ici s’il était dans le PEA]
L’Oréal = 7.23 %

Le pilier déchu:
Total = 4,52 %

Puis viennent:
Saint-Gobain = 4,40 %
All. German. Eq. ATEC3D (fonds orienté Allemagne) = 3,35 %
Vilmorin = 3,11 %
Schneider = 2,78 %
Fresenius = 2,77 %
ETF Lyxor Dax = 2,66 %
Dassault Systèmes = 2,60 %
Groupe Bruxelles Lambert = 2,51 %
AXA = 2,41 %
ASM International = 2,10 %
BNPP Nord. (fonds Scandinavie) = 2,07 %
Somfy = 1,80 %
Peugeot Invest = 1,80 %
SCOR = 1,73 %
Christian Dior = 1,51 %
Kon. Philips = 1,49 %
Holland Colours = 1,48 %
Verallia = 1,47 %
SOFINA = 1,39 %
Rubis = 1,34 %
Carrefour = 1,19 %
Prosus = 0,92 %
ADP = 0,89 %
ALLIANZ = 0,72 %
Wordline = 0,69 %
BNP = 0,63 %
Vicat = 0,49 %
Euronext = 0,13 %

II. Compte-titres (29.800 euros - PV de 3.100)

ETF World = 17,04 %
JANUS GLOB.TECHN.LEAD.A2 C.3D. LU0572952280 (fonds technos) = 16,05 %
BERKSHIRE HATHAWAY CL.B = 15,61 %
ETF Asie hors Japon = 15,10 %
SISF EMERGING ASIA CL.B CLU0248173006 (fonds Asie) = 11,99 %
NORDEN SRI SI.3DEC FR0000299356 (fonds Scandinavie) = 7,63 %
ETF émergents = 7,18 %
BRGF WORLD GOLD FD E EUR 2DEC (fonds or) LU0171306680 = 6,73 %
MAGELLAN SICAV C FR0000292278 (fonds émergent) = 2,67 %

III. PEA-PME (21.100 euros - PV de 9.150 euros dividendes compris)

Moulinvest = 48,74 %
Robertet = 19,37 %
IDI = 13,43 %
Fountaine Pajot = 6,47 %
INDEPEND.EXP.EUROPE SM.CL.A 3D (fonds small caps Europe) = 6,14 %
Thermador = 3,58 %
Herige = 2,27 %

À cela s’ajoute pour quelques milliers d’euros des fonds Asie et matières premières sur des AV.

Performances

J’essaie de m’abstraire de la notion de PRU; pour l’anecdote, voici quand même les plus belles réussites: Moulinvest (+ 327,59 %); Schneider (+ 178 %); ASM international (+ 157 %); Christian Dior (+ 96,21 %); Saint-Gobain (+ 81,35 %); L’Oréal (+ 79,21 %); Thermador (+ 69,8 %);
et les pires échecs:
SCOR (- 34,45 %); Carrefour (- 31,24); Rubis (- 30,44); ADP (- 29,38).

Commentaires:

1. Les principes qui ne changent pas:
a) Buy and forget; toujours une seule vente depuis le départ des portefeuilles (50 actions Carrefour); je songe à revendre tout ou partie de Moulinvest en faveur du fonds I&E PEA/PME.
b) Aucune liquidité disponible sur les comptes actions (même si j’ai de l’épargne par ailleurs).
c) Avantage sectoriel net, depuis le départ là encore, aux "matériaux de base": à mes favoris Air liquide, Arkema et Moulinvest se sont ajoutés deux petits nouveaux: Holland Colours et Robertet. Je laisse de côté Eramet et Imerys en revanche, qui ne m’ont jamais inspiré confiance. Plusieurs points m’attirent: 1/ barrière à l’entrée; 2/ pas de risque d’ubérisation; 3/ pas de risque de devenir sans objet/inutile; 4/ assez bons critères ESR, par "essence" (Moulinvest) ou par choix de la gouvernance (Arkema). Malheureusement à présent toutes me semblent un peu chères; je reviendrai cependant sans hésiter sur Air liquide vers 138 euros.
d) L’attrait pour les holdings, en dépit de résultats décevants sur IDI et, dans une moindre mesure, Groupe Bruxelles Lambert, pour des raisons abondamment exposées par notre hôte: d’où des achats de parts dans SOFINA, Peugeot Invest et Prosus (qui pour moi n’a pas les avantages de diversification que je recherche notamment, comme Christian Dior du reste, puisque son cours est presque complètement indexé sur celui de Tencent; c’est de moins en moins vrai pour Peugeot Invest).
e) Pas de dividendes sur le compte titre par paresse administrative.
f) L’incapacité à lire un bilan; je crains de me fonder sur des principes trop généraux et des conseils d’analystes (professionnels ou amateurs comme ici) qui me paraissent avoir un discours sensé… je dois à ce forum les achats de Moulinvest, SOFINA et un "feu vert" pour Michelin.

2. Des choix qui s’affinent:
a) J’accorde de plus en plus d’importance aux critères ESR, non par conviction personnelle mais parce que les gérants, sincèrement ou non, y recourront de plus en plus: d’où le choix de ne plus renforcer Total par exemple. Même rentables, ces entreprises risquent de ployer sous les taxes, comme le tabac jadis… je songe à liquider la ligne, mais j’hésite un peu en raison du changement d’orientation voulue par la direction: mais cela suffira-t-il? Le secteur "vert" pur et dur est cependant peu représenté car cela reste pour moi un miroir aux alouettes: je constate toutefois que mes actions qui s’en approchent le plus (Moulinvest = filière bois; Saint-Gobain = isolation des bâtiments) performent bien. J’espère aussi que, paradoxalement, Michelin profitera de l’électrisation du parc automobile, dans la mesure où les véhicules "propres" usent apparemment plus rapidement les pneumatiques.
b) La crainte de l’inflation est toujours là (depuis plus de vingt ans pour moi, ce qui n’atteste pas une grande clairvoyance) et je continue de privilégier l’or pour y parer: la nouveauté est que j’ajoute aux pièces dormant dans le coffre de ma banque des fonds "or" et peut-être bientôt un ETF.
c) La crainte d’un gouvernement moins favorable au monde des affaires m’a poussé à poursuivre la diversification de la répartition géographique de mes achats, comme le montrent les lignes en gras ci-dessus: Allemagne, États-Unis et Pays-bas en direct, Scandinavie, Asie et émergents par des fonds ou ETF; je compte bien continuer. Je regrette simplement les limites du courtier de mon PEA (ING) qui m’empêche d’acheter des actions en Autriche, en Italie (EXOR) et en Scandinavie: je ne peux pas profiter de la science de doubletrouble! Mais mes actions non françaises représentent à présent 21,46 % du PEA (et 100 % du CTO).

3. Des orientations nouvelles:
a) J’ai décidé de ne plus rester à côté du secteur "technologie", d’où l’achat en "direct" de Dassault Systèmes, Wordline, Euronext et Prosus; mais comme je n’y connais pas grand’chose (la preuve par ce dernier achat) je préfère passer par des gérants, que ce soient des holdings fortement investies dans le secteur (Berkshire H. = Apple; SOFINA, très investi dans ce domaine) ou des fonds, en particulier JANUS: ce secteur sera un peu l’équivalent du charbon au début de la révolution industrielle: indispensable pour tout le monde. Évidemment c’est une analyse plus que grossière…
b) De même si l’environnement règlementaire me dissuade toujours d’investir sur les pharmaceutiques, je tente, comme beaucoup ces temps-ci, de m’intéresser au secteur de la santé à travers des équipementiers, à l’activité plus sûre: mes résultats sont mêlés: succès pour Fresenius, échec pour Philips.
c) Je fais confiance à des gérants de fonds: ma perspective est plutôt d’éviter de grosses bêtises. Pour le moment les résultats sont moins bons que mes achats directs, mais je suis sûr que ce ne sera plus le cas dans quatre ou cinq ans car j’ai la réactivité d’une limace.

Quelques actions que je n’ai pas évoquées ci-dessus:
ADP = ligne zombie… peut exploser à la hausse si la pandémie est finie: mais c’est à désespérer… le poids de l’État est aussi un mauvais signe, toute privatisation étant désormais illusoire. Mauvais du point de vue ESR. Je me pose la question de liquider cette ligne;
AXA, BNP, SCOR = le dividende fait toujours plaisir et ces entreprises me paraissent plutôt en meilleure posture que leurs concurrentes, mais je n’envisage pas de renforcement important en raison de risques divers (règlementation, catastrophes naturelles pour les assurances, taux bas nuisant à la rentabilité), qui se sont traduits par des baisses importantes et brutales au cours des dernières années; cela dit je ne suis pas prophète et conserve donc.
Carrefour = comme beaucoup d’actionnaires, j’espère que les efforts de A. Bompard continueront à porter les fruits; le choix de se recentrer sur des magasins de proximité finira par se traduire dans la rentabilité et dans le cours, je l’espère;
SOMFY = position dominante, secteur porteur (l’amélioration du confort à domicile) + creux (achat vers 145 euros);
Verallia = rentabilité intéressante + utilisation d’un matériau recyclable appelé à se développer (efforts en ce sens de l’entreprise);
Vicat = rentabilité intéressante, secteur résilient + achat sur un creux (29,5 euros)
Vilmorin = un parcours imprévisible qui me laisse de plus en plus perplexe… je veux croire que le caractère crucial du secteur dans lequel elle est investie lui profitera plus nettement par la suite. J’ai en outre un faible pour les très vieilles dames de mon portefeuille (elle et SGO).
Pour Fountaine Pajot et Herige, j’ai été séduit par des analyses dont il ne me reste malheureusement plus grand’chose tout de suite à l’esprit… mais j’ai si peu d’idées pour le PEA-PME! Je pense alimenter prioritairement le fonds I&E désormais.

Edit: merci à Aigri qui m’a permis de corriger une coquille gênante !

Dernière modification par Cornelius (10/08/2021 08h30)

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[+1]    #10 10/08/2021 08h18

Membre (2020)
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Bonjour,

J’espère aussi que, paradoxalement, Michelin profitera de l’électrisation du parc automobile, dans la mesure où les véhicules "propres" usent apparemment plus rapidement les pneumatiques.

Je roule en véhicule électrique depuis 2005, je pense avoir une bonne expérience de l’usage de ces véhicules… Ceci pour vous dire que s’il est vrai qu’au début les gens usent un peu trop des accélérations franches des véhicules électriques, dans un usage quotidien et normal, les pneumatiques des véhicules électriques durent bien plus longtemps car pour conserver une autonomie "annoncée", il faut avoir une conduite vertueuse. donc on anticipe tous les ralentissements et cela avec le frein moteur, ce qui sollicite beaucoup moins le freinage avec la pédale de frein.

Mon premier véhicule électrique à plus de 180 000 km et les plaquettes et disques sont d’origine et passe toujours le contrôle technique.

Le train arrière subi le plus d’effort et s’use plus que l’avant. J’ai pu faire un peu plus de 50 000 km avec les 4 pneus de mon dernier véhicule (l’arrière était bien au témoin, l’avant pas tout à fait).

J’ai bien votre portefeuille, au plaisir de vous lire.

Cordialement.

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