Suivez les discussions sur : Twitter Facebook RSS   Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter : Newsletters   Utilisez la recherche :
PlanèteMembres  |  Mission

Forums de la communauté des investisseurs heureux

Discussions courtoises et réfléchies sur l’investissement patrimonial pour s’enrichir, générer une rente et atteindre l’indépendance financière

Invitation Vous n'êtes pas identifié : inscrivez-vous pour échanger et participer aux discussions de notre communauté !

#26 16/12/2016 15h36

Membre
Réputation :   2  

Nous y allons environ tous les 2 mois pour voir ma belle famille et que mon fils puisse avoir desinteractions avec d’autres enfants polonais, c’est important.

Quand bien meme le sejours ne durent que quelques jours mais etant de part et d’autre de la frontiere allemande, nous a Strasbourg et ma belle famille dans une ville frontaliere aussi, il n’y à "que" 8h de route, c’est facilement realisable.

Et en l’occurence nous y allons pour Noel et Nouvel an.

Vous y retournez tous les combien?


"L'immobilier ne cessant pas de monter, ma maison a pris un étage cette année" [Auteur Inconnu]

Hors ligne Hors ligne

 

#27 16/12/2016 15h45

Membre
Top 150 Réputation
Réputation :   162  

J’y retourne cet été après 3 ans d’absence, principalement à cause du long trajet que mon épouse ne veut pas infliger aux enfants.

Mais nous recevons de la belle famille en moyenne 1 mois par an, notamment une cousine et son fils prochainement, donc on passera les fêtes dans une ambiance russophone.

Nous hésitons à inscrire l’aîné dans une petite association russophone de ma ville, ne faut-il pas d’abord qu’il maîtrise à 100% le français?

En ligne En ligne

 

#28 16/12/2016 15h54

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   1030  

Non, l’apprentissage d’une langue ne va pas ralentir l’autre. Ce serait gênant si à côté de cela il n’évoluait plus dans un environnement où l’on parle français mais ce n’est pas le cas.

En ligne En ligne

 

#29 11/01/2017 17h38

Membre
Réputation :   16  

Bonjour,
Mon témoignage de père d’enfants bilingues Franco-Hollandais :
Mes enfants sont nés aux Pays-Bas, et ont donc baigné dans la culture Hollandaise. En revanche à la maison, ma femme parlant très bien le Français, nous avions décidé de ne parler que Français, y compris lorsque je n’étais pas là. Ma présence était en effet insuffisante pour leur permettre de se développer de manière correcte.
Le résultat a été satisfaisant, j’ai appris au grand à lire en même temps que le hollandais vers 5/6 ans, et d’après ma mère qui travaille dans une école primaire, il avait le niveau des autres enfants Français jusqu’en CP - CE1. (juste en lecture).
Et la patatras, nous sommes revenus en France cet été, gros changement donc dans la vie scolaire des enfants, et la trouille que ca se passe mal.
Le grand (qui a désormais 8 ans et est en CE2) a eu des difficultés en écriture (que la pour le coup je n’avais pas travaillé), et ma fille quelques difficultés de compréhension au départ, mais grâce à de très bons enseignants (et un gros lobbying de notre part en présentant bien nos enfants, leurs forces, faiblesses et caractères), l’adaptation s’est faite vraiment très bien. Ils ont perdu leur accent en quelques semaines, mon grand a déjà rattrapé son retard sur l’écriture et a même souvent l’occasion d’être 1er en dictée (bon ok, c’est préparé, ca ne compte peut-être pas, mais il en est très fier, et moi fier de lui!).
Quant à la petite, on voit que le niveau de la maternelle est inférieur au niveau de celui en Hollande, donc pour elle c’est vraiment pépère, elle refait ce qu’elle a déjà appris mais en Français.
Mais maintenant qu’elle a acquis le vocabulaire de l’école, plus de soucis de compréhension donc ca devrait aller comme sur des roulettes.
Bref, en à peine 3 mois, l’intégration en France n’est déjà plus un sujet :-)
Je ne vous cache pas que j’en ai pourtant eu des angoisses, cela dépend à mon avis très fortement du corps enseignant (valorisation de la culture de l’enfant qui leur a même donné des cours de hollandais).
Mais j’ai aussi conscience que ca peut mal se passer et me méfie du discours qui dit : oh pour les enfants tout est facile.
Attention à cela, non ce n’est pas facile, c’est beaucoup d’investissement pour les parents, et l’entourage est aussi primordial.
J’ai oublié pour le mot final : nous avons changé de langue à la maison puisque nous parlons désormais tous ensemble le hollandais: Ce qui fait bien marrer les enfants d’entendre papa parler la langue (je vous rassure je me débrouille!)

Hors ligne Hors ligne

 

#30 11/01/2017 19h05

Membre
Top 150 Réputation
Réputation :   131  

Mon témoignage sera un peu différent puisque livré à la première personne.
Je suis né en Chine et ait immigré en France à l’âge de 5 ans.

Avant 5 ans, nous parlions un dialecte régional à la maison et j’apprenais le mandarin à l’école. J’y ai suivi toute la maternelle. Débarqué au CP en France, ce fut une catastrophe sur l’aspect social. Le racisme était assez présent dans les cours de récré. La barrière de la langue n’aidant pas, cela m’a rendu introverti et associable (puisque subissant les critiques et l’incompréhension de mes camarades). Mes parents ne parlait pas un mot de français et était très peu présent. Aucune aide ne m’a été apportée dans le cercle familial pour progresser. Ce n’est qu’en CE2 que j’ai pu rattraper le niveau moyen de la classe.

Mais cette phase d’isolation a teinté ma personnalité, j’ai mis longtemps à comprends les us et coutumes sociales. Par exemple, les genres (la mort, der tod, the death, 死亡) sont pour moi difficile à assimiler.
J’étais « bizarre » jusqu’en terminale. Cela a tout de même donné des facilités en science et permis d’apprendre très aisément l’anglais. Aujourd’hui ce sont plus des traits de personnalité que des défauts, mais ce n’est pas forcément le ressenti que j’avais durant mon adolescence.

----

Je pense qu’enfant, apprendre deux, trois voire quatre langues (et cultures) est un très grand atout. Cela permet une agilité de l’esprit, des comparaisons (et des critiques…) entre chacune, aide au « think outside the box », crée un goût pour le travail intellectuel.

Mais il est essentiel de réduire au maximum l’exclusion sociale (lorsque subit). Etre dans un environnement scolaire/entourage où il est admis et normal d’avoir plusieurs langues aide beaucoup (cas des écoles internationales).

De même pour l’encadrement des parents afin d’expliquer les différentes boites dans lesquels il faut ranger le vocabulaire, les règles grammaticales ainsi que bien faire les distinctions et les jonctions entre les langues/cultures.

Dernière modification par Mi345 (11/01/2017 19h06)

Hors ligne Hors ligne

 

#31 12/01/2017 02h28

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   1030  

Qu’en est-il aujourd’hui de votre niveau de chinois à l’oral et à l’écrit? Vos parents ont-ils pu continuer à vous apprendre le mandarin ou parlez-vous essentiellement leur dialecte?
J’ai remarqué que les étrangers arrivés tardivement en France assimilaient parfaitement et même mieux la langue à l’écrit que beaucoup de français, l’avez-vous constaté?

En ligne En ligne

 

#32 12/01/2017 04h44

Membre
Réputation :   57  

De mon cote, je vis en Chine, marie a une chinoise. Mon fils aine a 3 ans. Il parle bien Chinois, qui est la premiere langue pour lui. Pour le francais, il ne le parle quasiment qu’avec moi. Un peu avec la famille et les amis pendant les retours en France. Son niveau en Francais est au niveau de celui des enfants du meme age de mes amis en France.
Il parle aussi anglais, mais beaucoup moins bien que les deux autres langues. Il le comprend parfaitement. Je parle en anglais avec ma femme. Son ecole est une ecole bilingue anglais/chinois.

Je n’ai jamais fait quoi que ce soit pour le pousser sur une langue ou une autre. Depuis sa naissance, je lui parle dans ma langue natale.

Tres tot, il a su identifier les langues et ne les melange pas.

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #33 12/01/2017 10h40

Membre
Top 150 Réputation
Réputation :   131  

Qu’en est-il aujourd’hui de votre niveau de chinois à l’oral et à l’écrit? Vos parents ont-ils pu continuer à vous apprendre le mandarin ou parlez-vous essentiellement leur dialecte?

Dialecte : j’utilise quotidiennement les 2000 mots du cercle familial.
Mandarin : parlé niveau CM1 d’un natif, écrit niveau CE1.
J’ai séché les cours auxquels qu’ils ont voulu m’inscrire. En immersion le parlé revient vite. L’écrit est une autre paire de manche.

J’ai remarqué que les étrangers arrivés tardivement en France assimilaient parfaitement et même mieux la langue à l’écrit que beaucoup de français, l’avez-vous constaté?

Cela dépends beaucoup du cadre social, familial et de l’age. Dans les grandes lignes, avant la fin du collège il y a intégration. A partir du lycée, l’assimilation se fait difficilement.
Je pense que cela tiens à la structure des deux langues.
Le vocabulaire chinois demande beaucoup d’effort et peu pour la grammaire. Tandis que pour les langues latines, c’est l’inverse.

Hors ligne Hors ligne

 

Pied de page des forums

Parrains Faites-vous parrainer
Apprendre le bonheur