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#101 29/06/2016 07h18 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Heureux de voir avec PP que je ne suis pas le seul à m’inquiéter des conséquences du Brexit, et je partage d’ailleurs certaines de ses vues sur les conséquences que cela aura sur l’UE restante ou encore sur le conflit générationnel qui est né.   

Mevo c’est ici un forum et ce n’est pas à vous de décider quant il faut mettre un point. Je veux bien accepter que chacun ait son avis sur le rôle de l’Europe mais vous ne pouvez pas d’un côté dire en toute naïveté que Cameron a proposé ce référendum dans le pur souci de l’intérêt des Britanniques, et de l’autre imaginer que les Européens sont en train de comploter pour faire les pieds à la perfide Albion. Il faut être un peu cohérent. La réalité est que Cameron a servi ses propres intérêts électoraux en jetant l’idée d’un référendum vers 2012-2013 afin de se concilier l’aile eurosceptique de son parti et donc en vue de sa réélection en 2015. Donc par pur intérêt personnel, et non par grandeur démocratique. Quant aux Européens, ils se battent pour leur projet, et ils n’ont aucune raison de faire de cadeau aux brexiteurs.

L’argument de Farage n’a aucune valeur : les échanges de l’UE avec le RU c’est peanuts (5% pour l’UE mais 50% pour le RU) et je vois que les 17 ans qu’il aura passé au Parlement Européen ne lui auront rien appris des arcanes de son fonctionnement s’il pense que tout se passera sans difficulté et que le rapport de force jouera en sa faveur. Comment peut-on penser que le coût, je le répète considérable, qu’imposent les Britanniques à l’UE sera accepté par ces derniers de bon cœur et sans contrepartie ? C’est sans doute aussi lui qui dit qu’il n’y a "globalement aucune difficulté", c’est à peu près aussi bien pensé et argumenté …

Sissi il n’y a aucun pessimisme chez moi, je ne le répéterai pas indéfiniment mais je souhaitais faire entendre la raison et non l’esprit partisan : le Brexit a des conséquences atomiques qu’aucun de nous n’est capable de mesurer, un coût incalculable, une complexité administrative extrême, des répercussions sur la croissance européenne estimées pour l’instant à la perte d’un quart de point, et aussi, j’insiste, a pour agenda la mise en place d’un contingentement migratoire associé au renvoi (à la déportation?) de nationaux chez eux. Cela contient en germe pas mal de dérives politiques possibles.

C’est d’ailleurs un élément qui est absent des débats ici et pourtant essentiel : la démocratie a un coût et elle est fragile. Le Brexit en fait gonfler inutilement le coût et la fragilise. Maintenant si l’idée est de vivre dans des régimes non démocratiques c’est un autre débat.

Le regretté Umberto Eco (Ex Caelis Oblatus) disait que les propos de Café du Commerce avant l’internet n’étaient pas gênants car il n’importunaient que les piliers de comptoir. Aujourd’hui avec les réseaux on est obligé de souffrir les propos des autres de manière perpétuelle. Je tenterai donc de ne plus trop ajouter les miens sur ce sujet, sauf à lire d’autres énormités.

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#102 29/06/2016 08h42 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Pour ceux qui ont du courage, voici un document que j’ai trouvé très intéressant.
Il s’agit d’une étude menée en 2015 sur les conséquences potentielles d’un Brexit.
Assez factuelle et pleine de chiffres et statistiques.

global_counsel_impact_of_brexit.pdf

Bonne lecture !


Objectif-Tune, mon blog sur l'investissement immobilier

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#103 29/06/2016 11h11 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Le regretté Umberto Eco (Ex Caelis Oblatus) disait que les propos de Café du Commerce avant l’internet n’étaient pas gênants car il n’importunaient que les piliers de comptoir. Aujourd’hui avec les réseaux on est obligé de souffrir les propos des autres de manière perpétuelle. Je tenterai donc de ne plus trop ajouter les miens sur ce sujet, sauf à lire d’autres énormités.

Bonjour

Entendre, ce que tout un chacun peut considérer comme dérangeant, les énormités des propos des autres est la contrepartie fondamentale à la sauvegarde de notre liberté d’expression et de pensée.

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#104 29/06/2016 12h49 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Sat chacun sa perspective …

Comme on est sur un forum d’investisseurs… je reviens a l’essentiel : les achats d’actions en gbp qui sont tres attractives a ces cours et avec de bons dividendes (meilleur rendement que les obligations …)
ex plusieurs cies  avec consensus de "outperform"
- Legal&General a 1.82 gbp, rendement 7.93% ,  target de 2.39
- Aviva a 3.78 target 435, 6,3 de rendement 2016 et 7% pour 2017
- Standard Life a 2.81 rendement 7.18
http://fr.investing.com/equities/united-kingdom

Sinon vous avez des stocks classiques comme Marks&spencer et Next

Ou alors des etfs comme propose par Lopazz avec ou sans les UK pour distribution trimestrielle bases en Irlande i-shares ou Vanguard - bien diversifies …

Dernière modification par sissi (29/06/2016 13h25)

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#105 29/06/2016 13h52 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Sat, je suis d’accord avec vous sur le fait que ces discussions n’ont que moyennement d’intérêt, et j’étais en train de penser moi-même il y a quelques jours que j’allais me calmer sur tous ces sujets qui sont très sujet à OPINION, et me limiter aux sujets plus liés à l’investissement, ou aux questions où il y a une réponse juste et d’autres fausses (les questions où il n’est pas question de l’opinion de chacun)

"c’est ici un forum et ce n’est pas à vous de décider quant il faut mettre un point.": Je ne suis pas sûr de totalement comprendre ce que vous avez voulu dire. par "mettre un point". Vous entendez "mettre un terme" / "décider quand ça finit" ? Par rapport à quoi ? A la démission de Cameron ? Au départ de la GB de l’UE ? Oh que non que je ne décide de rien, et je n’ai aucunement cette prétention.

Vous extrapolez / déformez pas mal mes propos. Je crains que, comme nous tous, vous les voyez surtout avec votre point de vue. Je n’ai que dit que c’était une promesse de campagne sur laquelle il a été élu, et que les élus étaient supposés représenter leurs citoyens, rien de plus. Que le fait de proposer un référendum était un calcul politique, peut-être (sûrement ? Encore un point sujet à opinion, et chacun est libre d’avoir le sien, comme sur les raisons fondamentales de sa démission d’ailleurs. Pour être clair je n’en ai aucun sur le sujet, parce que ça ne m’intéresse pas vraiment), ça ne change rien aux deux idées précédentes. Ni aux conséquences: Les citoyens dans leurs ensemble ont voté à la majorité pour ce qu’ils souhaitaient.

Non, ça n’est pas Farage qui a dit qu’il n’y avait "globalement aucune difficulté", c’est moi, peut-être à tort d’ailleurs (je n’ai pas dit qu’il n’y avait pas certaines complexités non plus). Mais il faut comprendre l’esprit de ce que j’ai dit, qui paradoxalement est ce que vous dites également: Il faut faire la différence ici entre les choses techniquement et les rivalités, ressentiments, éléments politiques, etc … Je veux dire la différence entre le coût au sens FINANCIER uniquement, et le le coût en d’autres termes. Il y a une différence entre l’avoir mauvaise pour tout un tas de raisons et vouloir "faire payer" l’autre, et lui faire payer une dépense réelle. J’espère que vous saisissez ce que j’essaye de décrire, parce je conçois que ça ne soit pas évident dans un monde où on vous sort un coût financier pour le réchauffement climatique ou des trucs du genre. Dans la même veine, c’est sûr que si vous collez un chiffre sur le risque de sortie de l’UE d’autres pays, alors le Brexit a un "coût" très important.

Il y a éventuellement la Suisse comme base et modèle pour le futur statut de la GB. Relisez ce que j’ai écrit: S’il le veulent, ils savent faire. Mais "Quant aux Européens, ils se battent pour leur projet, et ils n’ont aucune raison de faire de cadeau aux brexiteurs.": Voilà. T’as fait ce qu’on voulait pas, ça nous emmer*e, et maintenant, c’est nous qui allons t’emmer*er … Et surtout, on va montrer aux autres qui auraient ce genre d’idée à quel point c’est une mauvaise idée.

"les échanges de l’UE avec le RU c’est peanuts". Ok. Rappelez-nous combien sont les échanges de l’UE avec la Grèce ? Je ne remet pas du tout votre propos en question, vous avez parfaitement raison, mais ça met en perspective de manière assez drôle maintenant tout l’épisode Grec et tout ce qui a été fait pour qu’ils ne sortent pas de l’UE, alors qu’ils étaient entrés sur la base de chiffres bricolés. Mais ces pays occidentaux (et un certain nombre de leurs citoyens visiblement) qui ne cessent de vous parler de démocratie et tout le tremblement nous expliquent maintenant qu’il n’aurait pas fallu demander leur avis aux Britanniques, parce qu’il n’étaient pas capable de donner la "bonne" réponse à la question, ou de comprendre réellement les "enjeux" ou tout autre raisonnement du genre (même si je comprend votre raisonnement au sujet de la réponse éventuellement "rationnelle").

Je crois que nous sommes globalement d’accord sur la difficulté des négociations maintenant entre l’UE et la GB, et le pourquoi principal de cette difficulté. Vous me reprochez de ne pas pointer du doigt Cameron qui a eu le même genre de comportement à l’origine, et qui est ce qui a aboutit à la situation actuelle. OK, vous avez certainement raison. J’ai tendance à zapper cette partie, parce que j’ai tendance à considérer le référendum comme étant somme toute une bonne chose, indifféremment de l’issue. Et je ne suis pas un pro-brexit (ni un pro-remain d’ailleurs), mais j’apprécie le fait que les Britanniques aient pu se prononcer. Et quant aux arguments des gens qui voteraient juste en fonction de choses qu’on leur promettrait (Cameron ou le référendum), pas si sûr: Les Suisses ont bien rejeté le revenu de base inconditionnel de 2500 CHF par personne par exemple. Je crois être plus favorable au "je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrais pour que vous puissiez le dire"  attribué supposément à Voltaire. Donc je me considère du coté du: Peu importe le résultat du vote, je suis content que les Britanniques aient pu se prononcer et que ce choix soit maintenant respecté (ce qui reste à voir, surtout étant moi-même issu à l’origine d’un pays qui a tellement bien respecté le vote de ses citoyens en 2005 au sujet de la constitution Européenne).

Dans cet esprit, même si je comprends très bien, je n’aime pas trop la conclusion de votre message: "Aujourd’hui avec les réseaux on est obligé de souffrir les propos des autres de manière perpétuelle. Je tenterai donc de ne plus trop ajouter les miens sur ce sujet, sauf à lire d’autres énormités."  Vous restez libre de considérer que d’autres sont des idiots, ou au moins (certaines de) leurs idées, et vous êtes même libre de ne pas les lire. Pire, pour citer ma mère un certain nombre d’années en arrière, elle trouvait les rencontres par minitel fantastiques parce que les gens étaient libres de se connecter et d’interagir avec d’autres personnes qui étaient venues pour ça. Il n’y avait donc rien à "subir", pareil pour les forums ou les réseaux sociaux, puisque les gens se connectent librement pour aller lire les idées ou regarder la vie des autres … Le niveau global peut parfois être surprenant, bien qu’ici, on soit sacrément bien loti ! Ou alors, on peut regretter qu’il y ait tant de personnes d’avis différents du sien. Quant à la manie de vouloir réagir a toutes les énormités qu’on lit, je compatis, je suis comme ça aussi, mais j’arrive maintenant à me dire que si je n’avais pas lu, je ne répondrais pas, donc je ne suis pas obligé.

Bref, vous avez tort Sat ! C’est moi qui décide de mettre un point (de réputation) et moi seul, et je vous en met un parce que vos avis restent argumentés, et quels qu’ils soient, apportent potentiellement à ceux qui veulent les lire, même s’ils ne sont pas d’accord (c’est donc un encouragement à continuer).

Dernière modification par Mevo (29/06/2016 16h15)

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#106 29/06/2016 15h22 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Mevo a écrit :

Les Britanniques ont eu l’opportunité de faire un choix, ce que je trouve très bien. Il y a eu un vote et la majorité s’est prononcée d’une certaine façon. Maintenant, ils vont faire en fonction de ce résultat.

Plus ça va et moins j’en suis convaincu.

Le prochain premier ministre peut parfaitement décider de ne pas donner suite à ce référendum non ?

Facile à justifier compte tenu des résultats au plan géographique : si le Royaume-Uni sort de l’UE, l’Ecosse demandera à sortir du Royaume-Uni pour rester dans l’UE, ainsi que l’Irlande du Nord qui pourra envisager une réunification avec l’Eire, bref c’est le Royaume-Uni qui implose.

Edit : corrigé suite message Caskman

Dernière modification par dangarcia (29/06/2016 16h12)

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#107 29/06/2016 15h47 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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dangarcia a écrit :

Mevo a écrit :

Les Britanniques ont eu l’opportunité de faire un choix, ce que je trouve très bien. Il y a eu un vote et la majorité s’est prononcée d’une certaine façon. Maintenant, ils vont faire en fonction de ce résultat.

Plus ça va et moins j’en suis convaincu.

Le prochain premier ministre peut parfaitement décider de ne pas donner suite à ce référendum non ?

Facile à justifier compte tenu des résultats au plan géographique : si le Royaume-Uni sort de l’UE, Ecosse et Irlande demanderont à sortir du Royaume-Uni pour rester dans l’UE, c’est le Royaume-Uni qui implose.

L’Ecosse et L’Irlande du Nord.
L’Irlande n’est pas dans le Royaume Uni


parrainage Bourse direct, binck, boursorama, fortuneo possibles

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#108 29/06/2016 16h09 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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dangarcia a écrit :

Le prochain premier ministre peut parfaitement décider de ne pas donner suite à ce référendum non ?

Oui, il y a un certain nombre de moyens de passer à coté. De toutes les façons, ce référendum n’est que "consultatif", il n’engage personne à rien. Mais, c’est quand même risquer une quasi révolution. Même pas parce que les gens veulent réellement quitter l’UE, peut-être même qu’un certain nombre de gens ayant voté pour quitter l’UE auront réalisé à ce moment que ça n’était pas forcément une bonne idée. Mais parce qu’ils seront très énervés qu’on se fou*e de leur gueu*e, qu’on leur ait demandé quelque chose, qu’ils se soient déplacés pour voter et aient répondu et qu’ils réaliseront qu’il n’y avait en fait pas de choix (pour ceux qui n’avaient pas encore réalisé jusque là). Ici, ça serait pile je gagne, face t.u perds.

Il faudra au minimum le faire "subtilement". Genre le vote Français de 2005: La constitution Européenne a été rejetée, et ils ont signé un truc un peu différent qui porte officiellement un autre nom derrière.

Ou peut-être qu’il ne se passerait rien, tout le monde est trop occupé devant son ordinateur sur les forums et réseaux sociaux…

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#109 30/06/2016 16h31 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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@mevo : "C’était la promesse de campagne sur laquelle il a été élu, et en théorie, les élus sont supposés représenter leur concitoyens, donc ici, on leur a demandé directement, et ils se sont prononcés. Point".

Back to business comme le dit Sissi, je lis à droite et à gauche avec plaisir que les portefeuilles ont été assez peu impactés par le Brexit. C’est peut-être que ceux qui ont été touchés n’en parlent pas trop, en tout cas je serai curieux de voir les reportings de cette fin de semestre (pour ma part j’ai gagné 0,24% le 24/6).

Il y avait un trade à faire la semaine dernière, c’est celui de Marshall Wace : ce hedge fund a shorté 1,39% de Easyjet dont la capitalisation a fondu ensuite de 2Mds.

Mais c’est surtout les machines qui ont fait mieux que les investisseurs, non pas en prévoyant l’issue du vote mais en privilégiant les investissements sûrs. Les CTAs/Commodities Trading Advisors utilisent des algorithmes qui cherchent à prévoir le sens des marchés. Plutôt que de tenir compte des paris ou des sondages ils ont voulu se protéger contre la volatilité à venir. Ils disent chercher à supprimer le bruit parasite et rechercher les tendances de fond.

Leur choix s’est donc porté sur les obligations souveraines, l’or ou le yen et ils ont évité les placements volatiles comme le pétrole et les émergents.

J’ajoute cet extrait du Credit Outlook de Moody’s :

As we have stated previously, we now expect the UK’s real GDP growth to be 1.5% in 2016 and 1.2% in 2017 rather than our previous forecasts of 1.8% and 2.1%, respectively. This will lead to higher funding costs, lower revenues and higher credit losses, and has prompted us to change our outlooks on the ratings of a number of UK banks.

Et pour ceux qui veulent parier sur le prochain premier ministre UK après le forfait de Boris Johnson, c’est Theresa May qui est la grande favorite selon Betfair.

Dernière modification par sat (30/06/2016 17h07)

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#110 30/06/2016 19h01 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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sissi a écrit :

Sat chacun sa perspective …

Comme on est sur un forum d’investisseurs… je reviens a l’essentiel : les achats d’actions en gbp qui sont tres attractives a ces cours et avec de bons dividendes (meilleur rendement que les obligations …)
ex plusieurs cies  avec consensus de "outperform"
- Legal&General a 1.82 gbp, rendement 7.93% ,  target de 2.39
- Aviva a 3.78 target 435, 6,3 de rendement 2016 et 7% pour 2017
- Standard Life a 2.81 rendement 7.18
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Bonsoir

Pas très récent car en date 8 février 2016 mais peut peut-être aider

top_20_ftse_350_dividend_paying_stocks_morningstar.pdf

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#111 30/06/2016 20h02 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Je ne sais pas si on en a déjà parlé ici, mais il y a une des conséquences du Brexit qui me semble rarement évoquée : UK va devoir négocier des accords avec tous les pays du monde, qui actuellement échangeaient avec UK sur la base de leurs accords avec l’U.E., et ça va occuper du monde (au UK et ailleurs hors U.E.) pendant pas mal de temps….

Exemples de détails qui compliqueront la vie à certains : si l’Afrique du Sud a fait reconnaitre par l’U.E. un certain nombre d’AOC ou d’IGP (indication géographique protégée) pour des produits qu’elle exporte vers le UK, que se passe-t-il si UK ne reconnait plus ces notions d’AOC ou IGP ? Si l’exportateur brésilien de produits X vers l’UE s’est organisé pour envoyer ses produit à Anvers, tous emballés pareil (et conformes aux directives UE), à un partenaire qui les dispatche ensuite sur l’U.E., comment fera-t-il pour continuer d’alimenter le marché UK ?


Contrôlons la finance: Finance Watch  - Parrain Fortuneo: 12356125, INGDirect: ZKCYANB, Altaprofits: MP

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#112 30/06/2016 20h41 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Pas de probleme pour les aoc et igp sud africain y compris leur porte drapeau klein konstancia (dont le prix n’arrete pas de monter)
Par contre vous avez raison pour les renegociations de traité de libre echange et en particulier il faudra que la gb se decide quel traité elle veut faire avec le libre echange et libre circulation des personnes
(C’etait l’une des dominantes des pro brexit ) vont ils rester entrer dans l’espace schengen ?

Message édité par l’équipe de modération (30/06/2016 21h56) :
- suppression de la citation du message immédiatement précédent

Dernière modification par francoisolivier (30/06/2016 20h50)

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#113 30/06/2016 20h45 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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francoisolivier a écrit :

vont ils rester dans l’espace schengen ?

Ca ne risque pas, ils n’en ont jamais fait parti !

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#114 30/06/2016 20h52 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Bien vu mevo, mais ma question reste entiere : que va t- il se passer ? Il faudra bien adhérer ou faire un nouveau traité avec l’ue, la suisse, Les autres pays.

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#115 30/06/2016 22h00 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Mevo a écrit :

francoisolivier a écrit :

vont ils rester dans l’espace schengen ?

Ca ne risque pas, ils n’en ont jamais fait parti !

Bonsoir

Le président de la région HAUT de FRANCE a déjà évoqué la remise en cause de l’accord du TOUQUET qui établi la frontière pour la resituer à DOUVRES.

Nul doute que l’administration britannique va avoir du travail pour effacer des textes 40 ans de lien avec l’UE tout en écrivant ses nouveaux relations avec l’UE et le reste du monde.

Notre président a aussi évoqué la remise en cause d’une situation étrange qui est celle de la localisation actuelle de la chambre de compensations des transactions en EURO qui est  située à LONDRES ( ils ont fait fort les anglais ce jour là !)

On peut aussi ajouter maintenant le cas de la BERD

Banque européenne pour la reconstruction et le développement ? Wikipédia

Dernière modification par thegambler (30/06/2016 22h10)

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#116 01/07/2016 11h55 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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thegambler a écrit :

Le président de la région HAUT de FRANCE a déjà évoqué la remise en cause de l’accord du TOUQUET qui établi la frontière pour la resituer à DOUVRES.

Le sémillant président de territoire Bertrand peut l’évoquer tout à loisir, mais cette question ne dépend pas de lui : le traité du Touquet est un traité bilatéral d’état à état.

Passée la période des coups de menton et autres rodomontades, rien ne dit que la France aura le courage et la volonté politique de dénoncer ce traité, qui fait de notre pays le garde-frontière du Royaume-Uni.

sissi a écrit :

Sat chacun sa perspective …

Comme on est sur un forum d’investisseurs… je reviens a l’essentiel : les achats d’actions en gbp qui sont tres attractives a ces cours et avec de bons dividendes (meilleur rendement que les obligations …)
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- Aviva a 3.78 target 435, 6,3 de rendement 2016 et 7% pour 2017
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http://fr.investing.com/equities/united-kingdom

Sinon vous avez des stocks classiques comme Marks&spencer et Next

Ou alors des etfs comme propose par Lopazz avec ou sans les UK pour distribution trimestrielle bases en Irlande i-shares ou Vanguard - bien diversifies …

Je sais bien que cette discussion porte sur le Royaume-Uni, mais trop de "franglais" ou de "globbish" si vous préférez nuit à la compréhension de votre prose : target = objectif, stock = action……Sur le fond, je reste circonspect vis-à-vis d’un investissement dans les compagnies d’assurance qui sont au 1er rang des sociétés que le brexit pourrait pénaliser. British Land me semble moins risqué et offre aussi un très bon rendement.

Dernière modification par stokes (01/07/2016 12h00)

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#117 01/07/2016 12h24 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Oui pourquoi pas British Land … a votre choix! 4.86% de rendement au prix d’aujourd’hui - l’etf IUKD dividendes sur 50 big cap offre 6%

Le franglais Stokes vient d’avoir vécu le gros de ma vie en territoire anglophone - et n’avoir pas parle le français pendant 20 ans … et parle une 3eme langue avec ma famille!

En fait j’ai fait des progrès en français écrit haha!
De toute façon je passe a l’anglais des qu’il s’agit de débattre d’idées … ou si je m’énerve!
Et la moitié de mon entourage est anglophone encore aujourd’hui en Europe!

Alors merci de tolérer ma prose comme la plupart ici et bons achats de "stocks"

Vous croyez que les fautes d’orthographe de ceux dont le français est la langue maternelle ne me fatigue pas? et tous les acronymes ??? Eh bien … je regarde ailleurs …

Pour en revenir au sujet … je pense que l’union européenne souffrira autant sinon plus de l’effet Brexit - donc les cies d’assurance aux UK ou dans le reste de l’union c’est le meme risque …
Tout dépend si vous achetez "buy and hold" ou pour du swing trading du gros de la position en gardant juste une partie pour les dividendes ce que Miguel a appelé "buy and manage"

Dernière modification par sissi (01/07/2016 13h11)

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#118 01/07/2016 12h32 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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GoodbyLenine a écrit :

Je ne sais pas si on en a déjà parlé ici, mais il y a une des conséquences du Brexit qui me semble rarement évoquée : UK va devoir négocier des accords avec tous les pays du monde, qui actuellement échangeaient avec UK sur la base de leurs accords avec l’U.E., et ça va occuper du monde (au UK et ailleurs hors U.E.) pendant pas mal de temps….

Effectivement, et pas seulement des accords bilatéraux de pays à pays. Le UK va se retrouver à négocier à nouveau, en tant que pays souverain, dans un paquet d’organismes supranationaux, dans lesquels il avait totalement ou partiellement transmis sa représentation à l’UE.

J’avais cité, dans le fil sur le krach des marchés, un article très intéressant où un éditorialiste anglais expliquait que la Norvège n’était pas du tout une "fax democracy", bien au contraire.

Je résume son explication :
- les règles du marché unique de l’Union Européenne proviennent elles-mêmes, en grande partie, de décisions d’instances supranationales plus grandes que l’UE : OMC, OIT, Nations Unies, etc.
- La Norvège, n’étant pas dans l’UE, siège en direct à ces instances, et y a donc plus de poids que si elle n’était qu’un petit pays membre de l’UE. Lorsque les décisions de l’UE arrivent finalement par fax à la Norvège, ce pays a eu plus de poids pour les modeler en amont que bien des pays membres de l’UE…

Cela dit : négocier en tant que pays qui est resté souverain, comme la Norvège ou la Suisse, c’est une chose. Devoir négocier à nouveau, comme un pays sortant d’une union, ce n’est pas du tout la même situation, d’un point de vue symbolique et d’un point de vue pratique aussi.

Par exemple, je pense que tout le monde respecte la Suisse pour ce qu’elle est et pour sa longue histoire d’indépendance. Une Suisse qui viendrait de sortir un peu piteusement de l’UE, ça n’aurait pas du tout la même stature.

Cela dit, position de force ou de fierté, ou position un peu honteuse et à la traîne, ça va dépendre de l’attitude du UK, et ça va dépendre aussi de l’attitude des autres pays. Pour être fort et fier, la première chose à faire, c’est d’assumer ses choix et de créer à nouveau une unité nationale derrière ce choix ; et ça, ça semble mal parti…

Dernière modification par Bernard2K (01/07/2016 12h35)

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#119 01/07/2016 13h14 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Bernard2K a écrit :

GoodbyLenine a écrit :

Je ne sais pas si on en a déjà parlé ici, mais il y a une des conséquences du Brexit qui me semble rarement évoquée : UK va devoir négocier des accords avec tous les pays du monde, qui actuellement échangeaient avec UK sur la base de leurs accords avec l’U.E., et ça va occuper du monde (au UK et ailleurs hors U.E.) pendant pas mal de temps….

Effectivement, et pas seulement des accords bilatéraux de pays à pays. Le UK va se retrouver à négocier à nouveau, en tant que pays souverain, dans un paquet d’organismes supranationaux, dans lesquels il avait totalement ou partiellement transmis sa représentation à l’UE.

Sourire : pour accomplir ce travail, le prochain gouvernement conservateur eurosceptique va donc devoir embaucher des…fonctionnaires, une catégorie sociale qu’il n’affectionne pourtant pas vraiment !

sissi a écrit :

Le franglais Stokes vient d’avoir vécu le gros de ma vie en territoire anglophone - et n’avoir pas parle le français pendant 20 ans … et parle une 3eme langue avec ma famille!

Dont acte Sissi ! Ce qui est en fait horripilant, c’est le franglais des cadres d’entreprise, pourtant de langue native française, mais qui s’obstinent à truffer leurs propos d’anglicismes.

Dernière modification par stokes (01/07/2016 13h17)

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#120 01/07/2016 14h51 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Deux interviews intéressantes sur le Brexit dans Hard Talk de la BBC : celle de Ségolène Royale et celle de Radek Sikorski ancien Ministre des Affaires Étrangères polonais. On peut encore voir aujourd’hui la première mais pour le second on a seulement la voix, pas l’image, sans doute une mesure d’économie de la BBC. Les plus pressés iront s’ils le souhaitent à la 14e minute d’interview du second, un ami de Boris Johnson lorsqu’ils étudiaient à Oxford.

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#121 03/07/2016 18h25 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Certains ont écrit que le récent scrutin UK sur le Brexit donnait un bon exemple de démocratie.

Personnellement, je n’en crois rien. Il existe certes plusieurs interprétations de la notion de démocratie (je ne développerai pas ce point), mais celle que je considère comme raisonnable est celle où le peuple a le droit de voter, mais aussi -surtout- que ce vote est précédé d’un débat public permettant aux électeurs d’avoir suffisamment d’informations (exactes) sur le sujet concerné. Le débat qui a précédé le vote sur le Brexit me semble loin de respecter de tels critères.

Par ailleurs, je voudrais partager l’article suivant, qui évoque un autre aspect de ce sujet :

Kenneth Rogoff (dans Les Échos Le 30/06 à 07:00) a écrit :

Pourquoi le Brexit est un véritable fiasco démocratique

Les conditions dans lesquelles le scrutin du Brexit s’est déroulé sont indignes de la portée d’une telle décision. L’Europe, qui risque d’être confrontée à d’autres risques de rupture, doit se pencher d’urgence sur ce sujet.

La véritable folie du vote britannique sur une sortie hors de l’Union européenne réside moins dans le fait que les dirigeants britanniques se soient risqués à demander à leur peuple de peser le pour et le contre entre appartenance à l’UE et pressions migratoires liées à ce statut de membre que dans le fait d’avoir placé la barre incroyablement bas en termes de scrutin, le oui au Brexit n’ayant en effet exigé qu’une majorité simple. Compte tenu d’un taux de participation de 70 %, la campagne du « leave » l’a ainsi emporté grâce au soutien de seulement 36 % des électeurs.

La démocratie, ce n’est pas cela. Ce vote revient à jouer à la roulette russe au sein même d’un régime politique moderne. Une décision empreinte d’énormes conséquences vient d’être prise sans que soient intervenus des garde-fous appropriés.

A-t-il été prévu que le vote ait à nouveau lieu dans un délai d’un an, pour plus de certitude ? Non. Est-il nécessaire qu’une majorité au Parlement approuve le Brexit ? Apparemment, non. Le peuple britannique avait-il réellement connaissance du sujet du vote ? Absolument pas. Personne n’a en effet la moindre idée des conséquences du Brexit, que ce soit pour le Royaume-Uni ou pour le système commercial mondial, ni de son impact sur la stabilité politique du pays. Et j’ai bien peur que le tableau ne s’annonce pour le moins déplaisant.

Certes, nous autres citoyens de l’Occident avons la chance de vivre une époque de paix : l’évolution des circonstances et des priorités peut être gérée au travers du processus démocratique plutôt que par la guerre civile ou à l’étranger. Mais quel genre de processus juste et démocratique peut aboutir à des décisions aussi irréversibles, et aussi déterminantes à l’échelle de toute une nation ? Une majorité de 52 % est-elle réellement suffisante pour décider un beau matin de tout plaquer ?

Le fait de considérer que n’importe quelle décision convenue à n’importe quel moment via la règle de la majorité serait nécessairement « démocratique » revient à pervertir cette notion. Les démocraties modernes disposent de systèmes évolués qui font intervenir des garde-fous afin de préserver les intérêts des minorités et d’éviter que ne soient prises des décisions malavisées, aux effets désastreux. Plus la décision en question est lourde de conséquences et plus les barrières sont élevées.

C’est la raison pour laquelle une révision constitutionnelle, par exemple, requiert généralement de satisfaire à des obstacles bien plus importants que dans le cas de la simple promulgation de lois budgétaires. Il semble pourtant que la norme internationale actuelle régissant la rupture d’un pays auprès d’autres Etats soit désormais moins exigeante que le vote d’un texte sur l’abaissement de l’âge légal pour la consommation d’alcool.

L’Europe étant désormais confrontée au risque d’une vague de nouveaux votes de rupture, la question urgente consiste à déterminer s’il existerait une meilleure manière de procéder à de telles décisions. Ce que nous savons, c’est que la plupart des pays exigent en pratique une « supermajorité » lorsqu’une décision s’avère déterminante à l’échelle d’une nation, et non une simple majorité de 51 %. Il n’existe certes pas de chiffre universel, de type 60 %, mais un pays ne devrait pas pouvoir procéder à des changements fondamentaux et irréversibles sur la base d’une majorité acquise sur le fil du rasoir et susceptible de ne l’emporter qu’au cours d’une brève fenêtre d’élan émotif. Même s’il est possible que l’économie du Royaume-Uni ne plonge pas dans une récession pure et simple à l’issue de ce vote (le déclin de la livre sterling étant susceptible d’amortir le choc initial), il y a de fortes chances que le désordre économique et politique provoqué suscite chez ceux qui ont voté en faveur du « leave » une sorte de « remords de l’acheteur ».

Depuis l’Antiquité, les philosophes s’efforcent de concevoir des systèmes visant à équilibrer la puissance de la règle majoritaire avec la nécessité de veiller à ce que toutes les parties informées puissent peser d’un poids plus important en cas de décisions critiques, sans parler de la nécessité que soient entendues les voix de la minorité.

Qu’aurait dû faire le Royaume-Uni s’il avait effectivement été nécessaire de poser la question de son appartenance à l’UE (nécessité qui en réalité n’existait pas) ? De toute évidence, les freins à toute décision en la matière auraient dû être renforcés ; le Brexit aurait par exemple pu nécessiter deux consultations populaires, espacées d’au moins deux ans et suivies d’un vote de la Chambre des communes à 60 %. Si la volonté d’un Brexit avait malgré cela persisté, nous aurions au moins su qu’il ne s’agissait pas uniquement de la photographie ponctuelle d’un fragment de la population.

Le vote britannique plonge désormais l’Europe dans la tourmente. Beaucoup de choses dépendront de la manière dont le monde réagit et de la capacité du gouvernement britannique à gérer sa propre reconstruction. Il est néanmoins important que nous fassions non seulement le bilan de l’issue du référendum, mais également celui du processus de vote. Toute démarche visant à redéfinir un accord de longue date portant sur les frontières d’un Etat devrait exiger bien plus qu’une majorité simple, exprimée dans le cadre d’un seul et unique vote. Nous venons tout juste de constater à quel point l’actuelle norme internationale qui consiste à employer la règle de la majorité simple peut constituer une recette désastreuse.

Kenneth Rogoff (professeur d’économie et de sciences politiques à l’université Harvard. Article est publié en collaboration avec Project Syndicate, 2016.)


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#122 03/07/2016 18h56 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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On est d’accord pour parler d’un vote de rupture.
Là ou je bloque c’est de pondre un pavé pour affirmer que le 51% n’a aucune valeur. Rappelons nous que François Hollande a été élu avec 51,64% des voix dans un vote de rejet Sarkozy et alors qu’il n’a même  pas accompli un dixième du programme pour lequel il a été élu.

Allons nous annuler les élections nationales de 2012 pour cela ? ça n’a choquer personnes de voir la Gauche arriver au pouvoir, je vous le rappelle. Pourquoi un tel revirement ?

Dernière modification par azorgues (03/07/2016 19h01)

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#123 03/07/2016 19h04 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Un président n’a pas tous les pouvoirs et son mandat est limité dans le temps.
La décision de quitter l’EU est définitive (à moyen long terme).

De plus un président de gauche ou de droite selon certains c’est kifkif bourricot alors que la sortie de l’EU a des conséquences lourdes irréversibles pour tout le pays.

Il reste l’espoir que le Parlement UK ne valide pas le vote populaire grâce à des interventions comme celle de ce professeur car à l’évidence beaucoup regrettent leur vote.

Connaît-on les motivations de Johnson pour ne pas briguer le poste de Premier Ministre? Plutôt petit joueur de sa part après la campagne ’exemplaire’ qu’il a remportée…

Dernière modification par Jef56 (03/07/2016 19h07)


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#124 03/07/2016 19h22 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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GoodbyLenine a écrit :

Certains ont écrit que le récent scrutin UK sur le Brexit donnait un bon exemple de démocratie.

Personnellement, je n’en crois rien. Il existe certes plusieurs interprétations de la notion de démocratie (je ne développerai pas ce point), mais celle que je considère comme raisonnable est celle où le peuple a le droit de voter, mais aussi -surtout- que ce vote est précédé d’un débat public permettant aux électeurs d’avoir suffisamment d’informations (exactes) sur le sujet concerné. Le débat qui a précédé le vote sur le Brexit me semble loin de respecter de tels critères.

Vous pouvez sans hésiter me citer puisque j’ai écrit que c’était une belle leçon de démocratie et je persiste et signe.

Cela fait quelques temps que lorsque le vote est remporté par une courte majorité, beaucoup aimerait le voir invalider ou quasi contester cependant la règle est connue à l’avance, il n’y a pas de raison de la changer à postériori ni pour des raisons directement liées au vote et encore moins comme vous le faites pour des raisons aussi fumeuses que l’absence d’un débat public suffisamment argumenté !

Quand un vote réunit 70% des inscrits, il semble bien plus logique de tirer la conclusion que ce débat est suivi de près par une grande majorité !
Il suffit donc d’acter la décision des votants. Point final.

Enfin, à titre personnel, je serai ravi d’être membre d’un pays ou l’ensemble de la population est consulté pour nombre de sujets plutôt que devoir faire un chèque en blanc à un président dont on ne connaît pas même les ministres lors de son élection et pour lequel nous savons tous, d’expérience, que la majorité de son programme ne sera pas mis en oeuvre.

Pour une fois qu’une décision est remise entre les mains du plus grand nombre des votants, soyons respectueux d’une telle mesure démocratique.

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#125 03/07/2016 19h40 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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azorgues a écrit :

Rappelons nous que François Hollande a été élu avec 51,64% des voix dans un vote de rejet Sarkozy et alors qu’il n’a même  pas accompli un dixième du programme pour lequel il a été élu.

Vous avez de quoi argumenter "il n’a même  pas accompli un dixième du programme pour lequel il a été élu" ?

En tout cas, certains, qui tiennent un inventaire détaillé de ses promesses ne sont pas de cet avis, voir ici où ils évaluent 552 promesses de FH (celles de campagne comme celle d’après) et trouvent, à ce jour : 
  - 125 promesses tenues et 45 partiellement tenues (par ex : loi sur non-cumul des mandats, baisser plafond du quotien familial, ramener TVA de la presse en ligne de 20% à 2.1%, création d’une BPI,  150 000 emplois d’avenir, mariage et droit à l’adoption des couples homos, retraite à 60 ans à taux olein pour ceux qui ont cotisé la totalités de leurs annuités, etc.)
  - 252 promesses pas encore tenues ou en cours (par ex : fermer Fessenheim, réformer le code du travail, former 500 000 demandeurs d’emploi supplémentaires, 100 000  jeunes dans le service civique, augmenter les cotisations chômage sur les entreprises qui abusent des emplois précaires, ets.)
  - 52 promesses brisées, non atteintes ou reportées (par ex : inverser la courbe du chômage, ne pas soumettre les alloc familiales à condition de ressource, récépissé de contrôle d’identité, etc.),
  - 21 promesses imprécises
  (et il en manque 57 pour arriver à 552)

@facelvega : Nous ne sommes donc pas d’accord. Ca n’est pas bien grave, et ce n’est pas la première fois. Vous devriez quand même un peu vous documenter sur les diverses interprétations de la notion de "démocratie" (commencez par les wikis par exemple), car c’est loin d’être aussi simple que d’aucun pourrait le croire, et de nombreuses personnes perspicaces ont travaillé sur le sujet…
Autre réflexion : même en AG de copropriété, ou en AG d’une entreprise, selon la portée du vote, la majorité n’est pas toujours simplement à 50% des suffrages exprimés.


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