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#51 25/03/2016 13h59 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

Membre
Réputation :   125 

C’est juste fou ce déni de la réalité.

Peut-être qu’il n’y a pas une réalité mais plusieurs …

Sur le chômage, la différence est claire.
Mais j’aurais mis aussi sur le schéma l’Allemagne, avec le meilleur taux de 4,5 %.
Allemagne qui pratique une politique de rigueur budgétaire mais pas d’austérité.

Pour les déficits/dette publique, la situation UK est grave et s’aggrave encore :
http://www.devenir-rentier.fr/uploads/9981_dr_deficit.jpg

Et je n’ai pas écrit que "La France, c’est super pour les entreprises".
Ni pour les salariés (surtout avec la réforme en cours).
Ni pour les actionnaires (quoique …).

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#52 25/03/2016 17h46 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

Membre
Réputation :   78 

InvestisseurHeureux a écrit :

Insee, mars 2016 a écrit :

Insee - Pourquoi la croissance est-elle plus forte au Royaume-Uni qu’en France ?

22/03/2016

La France et le Royaume-Uni ont des économies assez similaires, mais la reprise de l’activité est beaucoup plus soutenue outre-Manche depuis mi-2013. Selon l’Insee, le dynamisme des dépenses des ménages et de l’investissement public britanniques explique cet écart de croissance entre les deux pays.

L’Insee, dans sa dernière note de conjoncture, souligne que depuis mi-2013, l’activité est quatre fois plus dynamique au Royaume-Uni qu’en France. Pourtant, les deux économies sont comparables au niveau de la composition sectorielle de la production et de la structure de la demande. De 2000 à mi-2013, leurs conjonctures étaient voisines : croissance soutenue de 2000 à 2008, récession en 2008 et 2009 puis reprise jusqu’à mi-2013.

Source : Insee - Pourquoi la croissance est-elle plus forte au Royaume-Uni qu’en France ?

Bonjour,

Le "troll" averti que je suis découvre que votre source n’est pas l’INSEE ; le lien que vous mentionnez renvoie vers COE-Rexecode qui se livre à une exégèse de la dernière note de conjoncture de l’INSEE. Ce n’est pas tout-à-fait la même chose quand on sait que COE-Rexecode, institut notoirement proche du MEDEF, n’est pas tenu au principe de neutralité comme le sont les fonctionnaires de l’INSEE. COE-Rexecode, c’est tout le contraire de l’OFCE que vous ne semblez pas tenir en grand estime.

Ayant lu non pas la note de l’INSEE, mais l’interprétation qu’en fait COE-Rexecode, je relève un point essentiel, qui expliquerait la moitié de l’écart de croissance constaté entre les 2 pays depuis mi-2013 :

COE Rexecode a écrit :

Les politiques monétaires ont été accommodantes dans les deux pays mais la BOE a agi plus tôt et la transmission a été plus forte. Au Royaume-Uni, ceci a entraîné des flux de crédits plus dynamiques qu’en France et une plus forte hausse du prix des actifs (prix de l’immobilier et indices boursiers), qui s’est répercutée sur la consommation et l’investissement en logement des ménages grâce à des effets de richesse puissants. Ce facteur expliquerait 2,2 points de PIB de l’écart de croissance.

En d’autres termes, les canaux de transmission de la politique monétaire sont bien plus efficaces au Royaume-Uni qu’en France, les banques britanniques prêtant davantage aux ménages et aux entreprises que leurs homologues françaises. Ce constat suggère que la politique accommodante de la BCE reste sans effet sur l’économie réelle du fait de la constitution de trappes à liquidités, cela malgré la mise en place de taux négatifs pour les dépôts bancaires par la même BCE.

Je vais terminer en faisant une fois de plus du mauvais esprit : lorsque les banques françaises étaient à genoux en 2008, l’Etat aurait pu les nationaliser en contrepartie du renflouement qu’il leur  a accordé, ce qu’il n’a évidemment pas fait. 8 ans après, Sapin et Macron en sont réduits à supplier les banques de bien vouloir cesser de restreindre le crédit, compte-tenu des flux de liquidités dont elles sont abreuvées.

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#53 26/03/2016 12h39 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

Banni
Réputation :   17 

@Stokes

Nous sommes d’accord ! Il n’est jamais trop tard pour bien penser me direz-vous …

Malheureusement, en France, de la plus petite subvention, allocation, indemnité jusqu’au renflouement des banques en 2008, force est de constater que l’intégralité de ces dépenses, sans en juger la pertinence ni les bienfaits … SONT TOUJOURS DISTRIBUEES SANS AUCUN CAHIER DES CHARGES STRICTS IMPLIQUANT UNE CONTREPARTIE EN CAS DE DEVIANCE QUELQUE SOIT ELLE !

Les pays qui ont le mieux traversés la période depuis 2008 sont ceux qui ont privilégiés la rationalisation de la dépense publique.

L’UK et l’Allemagne ont favorisé l’investissement avec une stabilité fiscale maintenant la confiance tout en instaurant une politique sociale plus rigoureuse et à juste titre parsemé de contreparties responsabilisant l’individu.

D’autre part l’UK a su tirer profit de la communauté européenne sans se laisser imposer son diktat administratif et législatif qui est une antithèse à toute forme de réconciliation entre ceux qui, agissent, investissent, travaillent et ceux qui légifèrent et contrôlent.

C’est en tout cas l’équation insoluble de tous ceux qui ont été, un jour en France, en responsabilité !

Dernière modification par facelvega (26/03/2016 16h55)

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#54 26/03/2016 16h20 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Réputation :   1307 

stokes a écrit :

Le "troll" averti que je suis découvre que votre source n’est pas l’INSEE ; le lien que vous mentionnez renvoie vers COE-Rexecode qui se livre à une exégèse de la dernière note de conjoncture de l’INSEE. Ce n’est pas tout-à-fait la même chose quand on sait que COE-Rexecode, institut notoirement proche du MEDEF, n’est pas tenu au principe de neutralité comme le sont les fonctionnaires de l’INSEE. COE-Rexecode, c’est tout le contraire de l’OFCE que vous ne semblez pas tenir en grand estime.

Au temps pour moi, la citation venait bien de COE-Rexecode, je l’avais abusivement attribuée à l’INSEE.

Sur la surperformance de l’économie UK, il y a l’autonomie de sa banque centrale incontestablement, et simplement que l’environnement là-bas y est perçu comme business friendly. Et la récente annonce d’une baisse de l’IS à 17% en 2020 va encore dans ce sens.

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#55 26/03/2016 17h24 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Ils ont leur propre devise celle-ci peut donc suivre en partie la santé du pays et améliorer sa compétitivité .

Nous on ne peut pas car on est enchaîné par l’euro à l’Allemagne .

Ils ont aussi une belle bulle immobilière qui grossit contrairement à celle de la France qui stagne , ça aide à gonfler la croissance , actuellement la construction se porte bien aux UK et quand le bâtiment va tout va ^^.
On en reparle quand la bulle immo aura éclaté.

Dernière modification par vbvaleur (26/03/2016 17h39)

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#56 29/03/2016 23h34 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

Membre
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Moui, je ne suis pas convaincu du tout de la supériorité de la politique britannique.
Les déficits publics sont encore énormes alors qu’ils ont de la croissance.
Et baisser à 17% l’IS ça sert à quoi à part faire du dumping fiscal qui se traduira en coupes supplémentaires dans l’éducation et les infrastructures?
C’est l’exemple type du passager clandestin, qui sied à merveille à l’Irlande, qui profite des joies du marché unique et des emplois des grosses entreprises américaines dans leur petit pays. Si tout le monde copie le modèle, tout le monde est perdant en revanche.

J’ai vécu des années à Londres.
Les prix immobiliers sont aberrants et je connais plein de gens endettés jusqu’à l’os. Imaginez des logements parisiens 50% plus chers pour vous donner une idée.
Beaucoup d’emplois tertiaires (restauration, etc.) dépendent du secteur bancaire, qui a un poids démesuré dans l’ensemble. Or celui-ci n’a pas été réformé comme il aurait dû lors de la dernière crise.
Si une crise immobilière se produit, je n’ose imaginer les conséquences sur l’économie du pays.
Je me garderais bien d’investir dans des foncières britanniques.
La croissance britannique repose sur de la dette. Ils font de jolies dépenses fiscales keynésiennes dans le fonds. On ne fait que reporter le problème pour plus tard.

Ils ont au moins l’avantage d’une stabilité fiscale que nous ne connaissons jamais en France. Et trouver un emploi est plus facile c’est incontestable. On bouge beaucoup plus facilement d’un job à un autre et le fait de pouvoir bouger facilement renforce paradoxalement le pouvoir de négociation du salarié à son avantage. Il n’y a pas d’effet insider-outsider comme en France où les chômeurs sont sous-défendus par rapport aux salariés en place.
Mais pour moi, c’est un géant aux pieds d’argiles.


“prediction is very difficult—especially if it is about the future.” Niels Bohr

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#57 30/03/2016 18h20 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

Administrateur
Réputation :   1307 

Petitportefeuille a écrit :

Mais pour moi, c’est un géant aux pieds d’argiles.

Tous les pays occidentaux ont leurs défis (la démographie pour l’Allemagne, la dette des ménages pour les USA, la bulle immobilière aux UKs, l’éclatement des prix des MPs pour l’Australie et le Canada, etc.).

Ce qui compte c’est la tendance générale, et on voit que globalement, c’est pas trop mal pour le UK alors qu’en France ça se dégrade (chaque année, nous avons "une baisse dans la hausse" du chômage ou une "baisse dans la hausse" des déficits, etc.).

Sur le UK, l’histoire récente montre que le pays est pragmatique et flexible.

En France, nous ne sortons pas des rigidités et des corporatismes et cela fait trente ans que cela dure (cf. le livre Toujours plus! de François de Closets, daté de 1982).

Et il n’y a qu’à voir les réactions de Stokes et ArnvaldIngofson dans cette file pour comprendre que ce n’est pas près de bouger (c’est juste factuel, on se fiche des opinions politiques de chacun).

Donc à moins d’un Brexit pour le UK ou d’un Alain Juppé qui arriverait à fédérer un élan réformisme pour la France, on peut se donner RDV dans deux ans sur cette file et je prends le pari que le UK aura encore creusé l’écart.

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#58 30/03/2016 19h23 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Tiens, on parle de moi !
Au contraire, je voudrais que les choses bougent, mais on n’est peut-être pas d’accord sur le sens du mouvement.

J’allais justement publier une info où selon moi le Royaume-Uni va dans le bon sens
(tout est possible !) :
Le SMIC anglais s’apprête à faire un bond énorme

Ce n’est pas un poisson d’avril, le salaire minimum va bien augmenter de 7.5% au Rouyaume-Uni, vendredi 1er avril. Le gouvernement a prévu une  hausse de 40 % sur cinq ans. Le SMIC anglais et le SMIC français sont désormais au coude-à-coude.
Jamais la Grande-Bretagne n’avait connu une telle hausse du salaire minimum. Ce vendredi, le SMIC britannique augmentera de 7,5 %, passant à 7,20 livres brut de l’heure, soit 9,20 euros.

Le Royaume-Uni est donc désormais très proche de la France, où le SMIC horaire est fixé à 9,67 euros, et il s’ancre fermement dans le peloton de tête des pays de l’OCDE. En termes de coût du travail, la comparaison avec la France reste favorable pour le Royaume-Uni, car les charges sociales sont très réduites outre-Manche.

[…]
Si le gouvernement conservateur suit cette voie, c’est que les salaires ont jusqu’à présent tardé à décoller, malgré la vigueur de la reprise. Leur progression reste sensiblement inférieure à ce qu’elle était avant la crise. L’exécutif juge que l’économie peut supporter une telle hausse.

[…]
"L’impact reste toutefois incertain et le gouvernement devra l’évaluer précisément avant de mettre en oeuvre les hausses prévues pour les prochaines années", demande toutefois Rachel Smith, de la CBI, équivalent du Medef.

Je ne ferai pas de commentaire sur la réaction du patronat,
ou le terme "charges sociales" qui sont des cotisations.

Même aux USA ça bouge :

Pendant ce temps, du côté des Etats-Unis, la Californie frappe encore plus fort : le SMIC devrait passer de 10 à 15 dollars d’ici à 2022. Avec cet accord historique, elle devient le premier état américain à instaurer un salaire minimum de 15 dollars par heure. Selon Les Echos, d’autres états comme New-York pourraient suivre la tendance.

Dernière modification par ArnvaldIngofson (30/03/2016 19h28)

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#59 30/03/2016 20h30 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

Banni
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@ArnvaldIngofson

UK et USA à salaire constant avec F n’auront jamais la même part de cotisations sociales et patronales et donc resteraient encore compétitifs …

Prenez donc le problème à l’envers et demandez-vous si ce n’est pas toutes ces cotisations qui vous privent d’un meilleur salaire.

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#60 02/04/2016 17h29 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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InvestisseurHeureux a écrit :

Et il n’y a qu’à voir les réactions de Stokes et ArnvaldIngofson dans cette file pour comprendre que ce n’est pas près de bouger (c’est juste factuel, on se fiche des opinions politiques de chacun).

Donc à moins d’un Brexit pour le UK ou d’un Alain Juppé qui arriverait à fédérer un élan réformisme pour la France, on peut se donner RDV dans deux ans sur cette file et je prends le pari que le UK aura encore creusé l’écart.

Merci de penser à moi, mais l’écart de croissance entre France et Grande-Bretagne ne signifie pas nécessairement que les britanniques vivent mieux que les français : comme l’indique la note INSEE que vous citez, l’emploi s’est amélioré en Grande-Bretagne mais les salaires n’ont pas bougé d’un poil ; en d’autres termes, beaucoup de chômeurs britanniques ont retrouvé un emploi, mais ils n’en restent pas moins des travailleurs pauvres.

Si l’on compare la situation des marchés du travail dans les 2 pays, il y a chez nous une exclusion par le chômage, de l’autre côté de la Manche une exclusion par le salariat sous-payé ; c’est d’ailleurs sans doute pour cela que le gouvernement conservateur se décide à relever le niveau du SMIC.

Si l’on met les choses en perspective, la Grande-Bretagne a en effet connu 37 ans de politique économique ultra-libérale depuis l’élection de Thatcher en 1979, la parenthèse Blair-Brown n’ayant rien changé sur le fond. Néanmoins, il est de plus en plus probable que ce cycle approche de son terme : le nouveau leader du "labour" Jérémy Corbin ne fait pas mystère se son orientation socialiste et interventionniste, fidèle à ce qui fut la marque de fabrique du parti travailliste de Clement Atlee et Harold Wilson. Même s’il est encore difficile de prévoir une échéance, il est certain que le "labour" reviendra à ses fondamentaux lorsqu’il reprendra le pouvoir ; le "blairisme" est bel et bien enterré.

Dernière modification par stokes (02/04/2016 17h30)

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#61 02/04/2016 19h07 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Le salaire minimum va augmenté de 40% à 9£ d’ici 2020, au 1er avril il augmente de 7,5%.
Le salaire minimum sera ainsi le 2 ème le plus élevés dans l’UE après le Luxembourg.

Je rappelle que le Labour ne proposait que de l’augmenter à 8£.

On est loin des a priori idéologiques  à propos de la Grande-Bretagne.

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#62 04/04/2016 13h11 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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stokes a écrit :

InvestisseurHeureux a écrit :

Et il n’y a qu’à voir les réactions de Stokes et ArnvaldIngofson dans cette file pour comprendre que ce n’est pas près de bouger (c’est juste factuel, on se fiche des opinions politiques de chacun).

Donc à moins d’un Brexit pour le UK ou d’un Alain Juppé qui arriverait à fédérer un élan réformisme pour la France, on peut se donner RDV dans deux ans sur cette file et je prends le pari que le UK aura encore creusé l’écart.

Merci de penser à moi, mais l’écart de croissance entre France et Grande-Bretagne ne signifie pas nécessairement que les britanniques vivent mieux que les français : comme l’indique la note INSEE que vous citez, l’emploi s’est amélioré en Grande-Bretagne mais les salaires n’ont pas bougé d’un poil ; en d’autres termes, beaucoup de chômeurs britanniques ont retrouvé un emploi, mais ils n’en restent pas moins des travailleurs pauvres.

Si l’on compare la situation des marchés du travail dans les 2 pays, il y a chez nous une exclusion par le chômage, de l’autre côté de la Manche une exclusion par le salariat sous-payé ; c’est d’ailleurs sans doute pour cela que le gouvernement conservateur se décide à relever le niveau du SMIC.

Si l’on met les choses en perspective, la Grande-Bretagne a en effet connu 37 ans de politique économique ultra-libérale depuis l’élection de Thatcher en 1979, la parenthèse Blair-Brown n’ayant rien changé sur le fond. Néanmoins, il est de plus en plus probable que ce cycle approche de son terme : le nouveau leader du "labour" Jérémy Corbin ne fait pas mystère se son orientation socialiste et interventionniste, fidèle à ce qui fut la marque de fabrique du parti travailliste de Clement Atlee et Harold Wilson. Même s’il est encore difficile de prévoir une échéance, il est certain que le "labour" reviendra à ses fondamentaux lorsqu’il reprendra le pouvoir ; le "blairisme" est bel et bien enterré.

Vouz pensez vraiment que Corbin a une chance d’etre elu? ^^
il est vu comme un quasi melenchon ici. les conservateurs ne voteront jamais pour lui, ce qui est normal, mais il effrait aussi surtout les centristes qui feront l’election. Ne reste que la gauche du Labour, tres loin d’etre suffisant.

Il n’a pas de credibilite et c’est donc genial pour Cameron qui n’est pas mauvais dans le job.

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#63 04/04/2016 14h50 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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En tant que leader du principal parti d’opposition, je ne dirai pas qu’il a une chance mais qu’il a ses chances ; de toute manière, il fera toujours mieux que Milliband, qui, a force de vouloir plaire au centristes a fini en capilotade lors des dernières élections.

D’ores et déjà, la gauche britannique a retrouvé sa voix, qu’elle avait perdue depuis la déroute de James Callaghan en 1979. Il semble que cela commence à effrayer les classes possédantes, comme semble en témoigner la décision du gouvernement conservateur de relever sensiblement le SMIC. Dit autrement, même sans accéder au pouvoir, Jeremy Corbin dans son rôle de leader de l’opposition peut influer sur la politique économique du Royaume-Uni.

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#64 04/04/2016 22h27 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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stokes a écrit :

Il semble que cela commence à effrayer les classes possédantes, comme semble en témoigner la décision du gouvernement conservateur de relever sensiblement le SMIC.

Je ne suis pas de près la politique et l’économie britanniques, mais d’après cet article du Monde, la hausse du SMIC

Le Monde a écrit :

risque d’être compensée par la réduction drastique des aides sociales aux travailleurs pauvres décidée par M. Osborne. Dans le nouveau système de calcul mis en place, la moindre petite augmentation de salaire se traduit par la perte de crédits d’impôt (complément de revenus versé aux bas salaires) ou d’allocations logement. Selon la Resolution Foundation, un cercle de réflexion spécialisé, un couple avec trois enfants à faible salaire pourrait de ce fait perdre 3 000 livres (3 780 euros) par an, même après la hausse du smic.

Pour une opinion plus neutre (qui n’encense ni ne critique), un article du Guardian.

Dernière modification par namo (04/04/2016 22h32)


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#65 06/04/2016 03h49 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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InvestisseurHeureux a écrit :

Petitportefeuille a écrit :

Mais pour moi, c’est un géant aux pieds d’argiles.

Tous les pays occidentaux ont leurs défis (la démographie pour l’Allemagne, la dette des ménages pour les USA, la bulle immobilière aux UKs, l’éclatement des prix des MPs pour l’Australie et le Canada, etc.).

Donc à moins d’un Brexit pour le UK ou d’un Alain Juppé qui arriverait à fédérer un élan réformisme pour la France, on peut se donner RDV dans deux ans sur cette file et je prends le pari que le UK aura encore creusé l’écart.

Je ne me risquerai pas à faire un quelconque pronostic.
Une crise peut venir d’une flambée du pétrole, de la Chine, de la chute de banques. Aucune idée d’où ca partira et surtout, quand ça partira sinon je serais très riche. Il faudrait voir ça sur longue période aussi.

On peut critiquer l’Etat français pour sa bureaucratie mais les ménages français ainsi que leurs banques sont quand même bien plus prudents que les anglo-saxons et ne s’endettent pas à tout-va.
-Taux d’épargne des Français : environ 15% (un peu près au même niveau que les Allemands) contre 5% pour les les Anglais. Combiné à de forts déficits publics, à une politique monétaire accomodante plus tôt que la BCE avant que Draghi finisse par réagir, ça m’étonne pas qu’ils fassent de plutôt bons résultats. Mais bon, un jour ou l’autre, on finit par passer à la caisse.
Le Royaume-Uni était déjà très flexible et business friendly avant le retour des conservateurs donc je ne suis pas sûr que le gain vient d’eux.

http://www.devenir-rentier.fr/uploads/1384_epargne.jpg

J’allais poster l’article du Monde mais j’ai été précédé.
Pour donner quand même une idée du coût de la vie à Londres :
- Oyster Card - la carte de transport : environ 150 euros mensuels juste pour aller au travail
- 750 euros pour une chambre basique dans un appartement partagé dans un quartier pas terrible
Il ne reste plus grand chose pour ceux qui sont au minimum wage.

The Economist avait publié un article vantant le modèle français en 2009 quand le secteur bancaire vacillait. Tout ça pour dire qu’il y a du bon et du mauvais des deux cotés de la Manche.


“prediction is very difficult—especially if it is about the future.” Niels Bohr

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#66 06/04/2016 05h43 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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facelvega a écrit :

@ArnvaldIngofson

UK et USA à salaire constant avec F n’auront jamais la même part de cotisations sociales et patronales et donc resteraient encore compétitifs …

Prenez donc le problème à l’envers et demandez-vous si ce n’est pas toutes ces cotisations qui vous privent d’un meilleur salaire.

Les cotisations font partie du salaire.


A mon grand dam

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#67 08/04/2016 16h41 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Cameron est bien atteint par les révélations sur les Panama papers : il n’est certes pas comptable des turpitudes commises par son père mais semble avoir menti au moins par omission.

Ces révélations pourraient ne pas rester sans conséquences au niveau politique et économique :

- les "tories" ne vont-ils pas exiger sa démission pour le remplacer par un conservateur plus présentable, un peu sur le modèle de la démission contrainte de Thatcher en 1990 et son remplacement par John Major ?

- sera-t-il encore en situation de faire valablement campagne pour le référendum "brexit" ? Sa seule présence dans cette campagne pourrait dès lors alimenter le flot des eurosceptiques.

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#68 24/06/2016 14h59 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

Banni
Réputation :   17 

Le Royaume-Uni peut se targuer aujourd’hui, jour du Brexit, d’une seule certitude : être une démocratie.

Démocratie où le chef du gouvernement organise un référendum et assume ses responsabilités démissionnant publiquement suite à son désaveu dans les urnes.

Vu depuis la France ou même le vote blanc n’est pas comptabilisé, quelle leçon de démocratie.

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#69 25/06/2016 09h37 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

Membre
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100% en phase avec vous, Facelvega.

Quand on voit avec quelle désinvolture le congrès français n’a pas tenu compte du résultat négatif du référendum de 2005 sur la constitution européenne, on ne peut que tirer son chapeau aux institutions britanniques.

…et ceci quel que soit son opinion sur le résultat en lui-même!

Cela va être très intéressant de voir comment les choses vont se passer dans les prochaines années!
Peut-être que les British, en mettant un bon coup de pied aux fesses de l’UE, vont être le catalyseur d’un renouveau!

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#70 25/06/2016 10h43 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

Membre
Réputation :   76 

facelvega a écrit :

Le Royaume-Uni peut se targuer aujourd’hui, jour du Brexit, d’une seule certitude : être une démocratie.

Démocratie où le chef du gouvernement organise un référendum et assume ses responsabilités démissionnant publiquement suite à son désaveu dans les urnes.

Vu depuis la France ou même le vote blanc n’est pas comptabilisé, quelle leçon de démocratie.

D’un autre côté, le niveau de désinformation, notamment de la presse Murdoch, n’est pas quelque chose à envier.

Notre propre classe politique n’est déjà pas réellement un exemple de probité et de sincérité, mais là, la campagne a atteint des profondeurs inouïes sur le niveau de mensonges volontaires proférés.

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#71 25/06/2016 12h08 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

Banni
Réputation :   17 

Gaspode a écrit :

facelvega a écrit :

Le Royaume-Uni peut se targuer aujourd’hui, jour du Brexit, d’une seule certitude : être une démocratie.

Démocratie où le chef du gouvernement organise un référendum et assume ses responsabilités démissionnant publiquement suite à son désaveu dans les urnes.

Vu depuis la France ou même le vote blanc n’est pas comptabilisé, quelle leçon de démocratie.

D’un autre côté, le niveau de désinformation, notamment de la presse Murdoch, n’est pas quelque chose à envier.

Notre propre classe politique n’est déjà pas réellement un exemple de probité et de sincérité, mais là, la campagne a atteint des profondeurs inouïes sur le niveau de mensonges volontaires proférés.

Bien que je ne vois Absolument aucun lien entre mes propos et votre réponse puisque je parle du fond et vous de la forme qui sur cet acte politiquement courageux ne tutoiera jamais le fond !

Si vous citez une presse anglaise, ayez l’honnêteté de comparer l’ensemble des médias anglais avec nos homologues français, en toute clairvoyance, vous devriez revenir à ma conclusion première car je serai ravi que la BBC ait son égal en France …

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#72 25/06/2016 12h47 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

Membre
Réputation :   29 

facelvega a écrit :

Vu depuis la France ou même le vote blanc n’est pas comptabilisé, quelle leçon de démocratie.

Point mineur et hors sujet,  mais inexactitude méritant d’être corrigée : le vote blanc est comptabilisé en France depuis quelques années,  je dirais cinq à la louche.

Cette comptabilisation intéresse peu les medias,  mais elle existe et peut être consultée par tout citoyen curieux sur le site du ministère de l’intérieur.

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#73 25/06/2016 13h23 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

Banni
Réputation :   17 

Il faut bien choisir ses mots …

Votre information est exacte (2014 au lieu d’une louche de 5 ans), sinon pertinente, mais vous aurez bien compris que le vote blanc, en France, n’est pas pris en compte dans les suffrages exprimés !!!

C’est non seulement un déni de démocratie, mais bien plus encore une porte ouverte au vote contestataire, dont les français sont friands, en faveur des partis extrémistes.

Elections : vote blanc, . Loi du 21 février 2014 visant à reconnaître le vote blanc aux élections - Panorama des lois - Actualités - Vie-publique.fr

Fin des justifications.

Dernière modification par facelvega (25/06/2016 13h25)

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#74 25/06/2016 13h57 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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facelvega a écrit :

Le Royaume-Uni peut se targuer aujourd’hui, jour du Brexit, d’une seule certitude : être une démocratie

Oui, en partie, mais il pourra s’en targuer lorsque quelque chose aura réellement changé. Parce que ça ne fait pas 2 jours, et ça commence déjà à sentir le coup du vote "à l’Irlandaise" où on les a fait REVOTER une seconde fois pour l’adoption du traité de Lisbonne, parce qu’ils n’avaient pas donné la "bonne" réponse la première fois …

Paru ce jour dans le Monde: Royaume-Uni : un million de signatures pour un nouveau référendum

Dernière modification par Mevo (26/06/2016 13h44)

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#75 25/06/2016 15h44 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Mevo a écrit :

facelvega a écrit :

Le Royaume-Uni peut se targuer aujourd’hui, jour du Brexit, d’une seule certitude : être une démocratie

Oui, en partie, mais il pourra s’en targuer lorsque quelque chose aura réellement changé. Parce que ça ne fait pas 2 jours, et ça commence déjà à sentir le coup "à l’Irlandaise" où on les a fait REVOTER une seconde fois pour l’adoption du traité de Lisbonne, parce qu’ils n’avaient pas donné la "bonne" réponse la première fois …

Paru ce jour dans le Monde: Royaume-Uni : un million de signatures pour un nouveau référendum

Bonjour

Le vote démocratique a été confisqué par les populistes. La campagne n’a pas porté de projet de société alors que c’était l’enjeu. Les populistes s’en sont emparés en promettant la lune (voir Farrage qui, 2 heures après le résultat, a indiqué qu’il ne tiendrait pas sa principale promesse de reverser la contribution UE vers le système de santé)
Il faut être inconscient de faire un référendum sur un projet de société sans le développer.
Pour l’instant, rien n’est fait, et le facétieux Johnson, qui est dans la duplicité, peut ne pas enclencher l’article 50.
Dans tous les cas, les britanniques sont divisés politiquement et socialement. Les jeunes ont voté en masse pour rester dans l’UE, les écossais se sentent trahis. La situation des britanniques n’est pas enviable et c’est bien dommage

Dernière modification par oppe75 (25/06/2016 15h48)

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