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#76 25/06/2016 16h20 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Oppe75: Vous auriez pu écrire "je suis un partisan du Remain", ça aurait été plus court. Tout le monde aurait compris que vous étiez logiquement déçu du résultat.

C’est sûr, les pro-Europe n’ont pas joué le catastrophisme en face.
Un homme politique peut ne pas faire ce qu’il a promis, qui l’eut cru ?
Les Britanniques sont tout aussi divisés que n’importe qui lors d’une élection / d’un référendum. Lors d’une élection, ceux de droite votent en masse pour le candidat de droite alors que ceux de gauche votent en masse pour le candidat de gauche. Ceux qui "perdent" l’ont mauvaise, et c’est en général assez proche de la moitié, c’est plus enviable ?

Bah, un tout petit peu plus de gens ont voté pour le Brexit, c’est comme ça que fonctionne le système de la majorité. Peut-être que c’est un mauvais système (le tout est d’en trouver un autre,  pas facile): Entre 50% +1 et 50% -1, il n’y a que 2 personnes de différence, et ça change de blanc à noir (sans connotation pour la couleur). Au lieu que ce soit x millions de gens contents et y millions de mécontents, x et y peuvent être inversés à cause de 2 personnes !

C’est le "jeu", et pour ma part, je ne joue plus depuis 2005. Surtout l’aspect psychologique du "mais t.u as choisi" m’inconforte au plus haut point.

"Est-ce que t.u préfères un coup de poing au visage ou un coup de genoux dans le ventre ?"
Résultat = "Aie, mais ça fait mal !"
Réponse = "Ah, mais t’as choisi"

Et quand en plus, le choix de la majorité n’est pas respecté, comme pour la constitution Européenne en 2005, alors là, faut vraiment arrêter de jouer.

Dernière modification par Mevo (25/06/2016 16h21)

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#77 25/06/2016 18h11 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Je suis d’accord pour ce qui s’est passé en 2005 à une nuance près, c’est que ce n’est pas l’appartenance à l’UE qui était en cause mais sa façon de la construire. On voit ce que cela donne aujourd’hui.

L’outil du référendum utilisé par les britanniques était inapproprié compte-tenu de l’enjeu de société. Je le dénonce pour que cela n’arrive pas en France. Les vainqueurs n’ont rien à proposer parce qu’il  ne sont même pas capables de rassurer les populations. C’est la politique du "on verra bien", c’est à dire la politique de la dépendance.

La grande majorité des jeunes européens sont favorables à la construction européenne. C’est leur avenir, cela leur appartient.

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#78 25/06/2016 18h44 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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oppe75 a écrit :

L’outil du référendum utilisé par les britanniques était inapproprié compte-tenu de l’enjeu de société.

Alors c’est quoi qui était approprié ? Ne pas leur demander leur avis, parce que les enjeux étaient trop importants ? Il fallait laisser le soin de décider de ce qui était mieux pour eux par leur classe politique ? (eux-même pas d’accord sur le sujet, en fonction d’à qui on demande, et puis ils sont supposés être là pour représenter leurs citoyens… en théorie)

Je ne suis pas sûr de comprendre ce que vous essayez de dire. Ou plutôt, j’ai peur de comprendre: Ils n’ont pas pris la bonne décision, on aurait jamais dû laisser le "peuple" se prononcer, vu qu’il est incapable de choisir correctement quand on lui laisse un bête choix entre "oui" et "non".

oppe75 a écrit :

Je le dénonce pour que cela n’arrive pas en France. Les vainqueurs n’ont rien à proposer parce qu’il  ne sont même pas capables de rassurer les populations. C’est la politique du "on verra bien", c’est à dire la politique de la dépendance.

D’ici que les Français aient un tel choix, et si jamais, que ce choix soit ensuite respecté, il y a de la marge. Un bébé a besoin d’être rassuré par ses parents, mais je ne suis pas sûr que le verbe "rassurer" soit de rigueur ici, dans le contexte discuté. Marrante votre analyse quant à la "dépendance", vu que les Britanniques ont choisi de devenir indépendants de l’UE justement…

oppe75 a écrit :

La grande majorité des jeunes européens sont favorables à la construction européenne. C’est leur avenir, cela leur appartient.

Si un jeune croit que son "avenir" dépend de décisions politiques plutôt que de ses propres décisions, c’est qu’il est mal barré. L’avantage, c’est qu’il a du temps devant lui pour comprendre son erreur.

Les Britanniques ont eu l’opportunité de faire un choix, ce que je trouve très bien. Il y a eu un vote et la majorité s’est prononcée d’une certaine façon. Maintenant, ils vont faire en fonction de ce résultat. Après, pourquoi l’avis des "jeunes" (si tant est que vous ayez raison sur ce point) compterait plus que l’avis des moins jeunes ? C’est la porte ouverte à toute sorte de considérations (pourquoi le vote de telle catégorie de gens ne compterait-il pas plus que celui de tette autre catégorie). Le principe est d’une personne, une voix, et c’est sans doute bien ainsi.

De toute façon, quoi qu’il se passe, il reste toujours la solution de "voter avec ses pieds". A priori les Britanniques sont toujours libres d’aller s’installer dans un pays de l’UE dans le futur proche, et le resteront même sans doute. La liberté de circulation des personnes, c’est qu’il n’y a même RIEN à faire du tout. Ils plient leurs valises, vont dans un autre pays Européen, et ont juste à dire "bonjour, je viens m’installer chez vous". Il  n’y a pas de critère, et difficilement le moindre refus possible.

Et si vous venez me rétorquer qu’ils ne veulent pas forcément quitter "leur" pays, etc .. Dans la vie, il est question de choix, ce dont il est question dans cette histoire de Brexit également. A chaque Britannique de faire maintenant le choix de ce qui est le plus important pour eux: Rester en Grande Bretagne ou rester dans l’UE. Les décisions à l’échelle d’un pays sont soumises à la majorité.

Je vais arrêter cette discussion ici. Oppe75, n’importe qui pourrait venir avec le même genre de raisonnements pour critiquer le maintient dans l’UE en cas de victoire du Remain.

Dernière modification par Mevo (25/06/2016 18h56)

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#79 25/06/2016 22h38 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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InvestisseurHeureux a écrit :

Sur le UK, l’histoire récente montre que le pays est pragmatique et flexible.
On peut se donner RDV dans deux ans sur cette file et je prends le pari que le UK aura encore creusé l’écart.

Le Royaume-Uni a aussi ses rigidités comme son obsession du NIMBY (Not in my backyard) qui empêche la construction de logements et conduit à une aberration économique où les flux de richesse sont stérilisés dans l’immobilier.

Je ne prends pas rendez-vous dans 2 ans. Le Royaume-Uni peut souffrir plus qu’on ne croit de l’incertitude du Brexit. Le cœur de la zone euro a un grand coup à jouer en attirant dans les années qui viennent le gros des investissements mondiaux souhaitant miser sur le marché européen. Nissan ou Toyota, GE ou ChemChina risquent de mettre leurs milliards en Allemagne ou en France plutôt qu’au RU.
Il y a aussi un risque de sécession de l’Ecosse, une incertitude sur l’accord qui sera trouvé avec l’UE.
Les 2 ans à venir seront pénibles pour le RU. L’économie n’aime pas l’incertitude.

A plus long-terme, la différence se fera dans la capacité à avoir une main d’œuvre éduquée.
Le Royaume-Uni souffrait aussi d’un système éducatif médiocre mais c’est en train de s’arranger avec les Academy School. Alors qu’en France l’Education Nationale enfonce le pays dans les classements PISA années après années et dépense des milliards dans le suicide de jeunes dans des filières sans succès en fac.
Le pays qui travaille son système éducatif sera le gagnant à long-terme.

Je parierai plus dans 10 ans sur le Royaume-Uni si la France ne se réforme pas. Mais il y a un coup à jouer pour la zone euro, c’est sûr. Le Ru était la 5e destination des IDE en 2015, loin devant la France ou l’Allemagne. France, Allemagne ou Pays-Bas ont de sacrés parts de marchés à gagner à court-terme.


A la bourse, un mec achète, un autre vend, les deux pensent faire une affaire. Jean Yanne.

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#80 25/06/2016 23h45 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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MisterOnline, vous avez certainement raison sur un certain nombre de points, mais les Anglais ont une mentalité pro-business, un impôt sur les sociétés de 20%, un système juridique basé sur la common law et la langue Anglaise pour eux. Wikipédia dit des IDE en France que:

Wikipédia a écrit :

L’analyse des flux IDE montre que les investissements américains viennent en premier (32 % des IDE) et que les secteurs des services et du logiciel attirent à eux seuls près d’un tiers des flux constatés.

Avec le récent raid chez Google, les 1,6 milliards d’Euros qui leur sont réclamés et tout le zèle qui a été fait autour (les déclarations comme quoi le fisc Français ne négocierait pas, etc …), c’est sûr que les sociétés étrangères vont se précipiter en France (et Google n’est malheureusement pas un cas isolé). Ces naïfs de Google ont été attirés en partie par le crédit impôt recherche, je suppose que les prochains candidats seront plus méfiants.

Que des pays de l’UE gagnent des IDE au détriment du RU, c’est fort probable, mais je parierais très gros sur l’Irlande (avec les mêmes avantages que le RU et surtout la langue Anglaise), ou Allemagne, Pays-Bas, Luxembourg, éventuellement même Belgique. L’Irlande et le Luxembourg surtout pour les services, dû à la position géographique du premier, dû au coût de la main d’oeuvre dans le second. Les autres plus pour de la production s’il faut de la main d’oeuvre qualifiée et éduquée. Si le coût de la main d’oeuvre est un critère important, ça part vers l’Est. Je ne parierais pas 10 centimes sur l’attraction future de la France.

Dernière modification par Mevo (25/06/2016 23h46)

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#81 26/06/2016 11h55 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Le RU est un pays pétrolier en déficit commercial…
Pire meme leur balance des transactions courantes (service inclus) est négative, je ne sais pas si il y a un autre pays développé qui a un tel score.

Un pays qui survit grâce aux fluxs financier des paradis fiscaux ( anciennes colonies) est dans une situation très préoccupante


L'ombre du zèbre n'a pas de rayure.

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#82 26/06/2016 12h40 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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yihk a écrit :

Le RU est un pays pétrolier en déficit commercial…
Pire meme leur balance des transactions courantes (service inclus) est négative, je ne sais pas si il y a un autre pays développé qui a un tel score.

Y’a pas chercher bien loin, le N°1 mondial est encore bien plus dans cette situation. Sinon, il y a l’Australie.

Il faut juste garder en tête que tout le monde ne peut pas être en positif, il faut bien des gens en négatif en face … J’ai parfois l’impression qu’on vit une période intéressante, où les gens ont tendance à oublier que pour acheter un produit financier, il faut que quelqu’un le vende en face (et inversement). Pareil ici: Il faut bien que quelqu’un importe les exportations d’un autre (et inversement)

EDIT:

Xiaoh123 a écrit :

(origine file "Encore un krach sur le marché actions") [..] la demande qui si j’ai bien compris stipule que ce type de référendum peut être remis en cause si le résultat n’est pas assez représentatif (a priori cette condition a été remplie avec plus de 70% des gens qui ont voté) et/ou assez tranché (il faut un 60-40 minimum apparemment).

(note: J’ai parlé des votes à la majorité un peu plus haut, et du fait que 2 personnes qui votent différemment sur des millions changent le résultat quand on est vraiment à 50/50. Sachant en plus qu’on est très souvent proche du 50/50)

Je viens de réaliser quelque chose, et je n’y avait pas pensé avant en voyant cette histoire de revoter avec des conditions de participation minimum et une différence minimale, et je pense que ça a une certaine importance: Si une élection était réalisée avec ces paramètres, on se retrouverait potentiellement SANS personne d’élu. Il faudrait potentiellement recommencer, encore et encore, et éventuellement abandonner à un moment, ou changer les paramètres. Donc si Paul et Jacques essayent d’être élu de la sorte, personne ne gagne si les minimums ne sont pas atteints.

Or, ici, le RU fait actuellement parti de l’UE, et toute condition de vote plus restrictive donne un avantage au camp du "Remain", qui fort logiquement est à l’origine de cette initiative. Tant que le référendum n’arrive pas à avoir au moins 60% de voix avec une participation minimum, le RU reste dans l’UE !

Donc, non seulement ils sont mauvais perdants, et ils veulent qu’un vote qui ne leur plait pas soit remis en cause, mais en plus ils veulent modifier les probabilités, et rendre plus difficile la sortie … Fort, très fort.

Dernière modification par Mevo (26/06/2016 13h59)

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#83 26/06/2016 14h27 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Belle envolée, sauf que l’origine de la pétition est à chercher coté pro-Brexit…
Folle histoire d’une pétition

Amusant de voir que la maxime "Les promesses n’engagent que ceux qui y croient" se vérifie aussi outre-Manche : Farage reconnait avoir menti

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#84 26/06/2016 15h29 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Okavongo, voilà ce qui se passe lorsqu’on part dans une direction avec une information limitée, qu’on interprète pas mal, et que le "téléphone arable" fait le reste: J’avoue ne pas avoir regardé suffisamment l’histoire de cette pétition, son origine, son contenu exact…

Quant à l’article sur Nigel Farage, il est aussi un peu tendancieux: Ce qui est écrit n’est pas ce que je comprend de l’extrait de l’interview en bas de l’article. Farage dit seulement qu’il ne peut pas GARANTIR que cette somme ira au NHS, et qu’il n’en a jamais fait la PROMESSE, et que les partisans du "leave" ont fait une erreur de présenter cela comme une promesse, mais il rajoute bien que le RU va avoir cette (une) somme de disponible (sauf que les chiffres changent, cf plus bas), et qu’ils vont pouvoir la dépenser, dont sur le NHS (ou sur l’éducation ou autre, rajoute-il). Mais l’article ne fait aucune mention de cette suite, et présente le début d’une certaine façon, qui laisserait entendre que c’était une sorte de mensonge de A à Z.

A noter qu’il y une bizarrerie dans les chiffres: Farage parle de 10 milliards par an ou 34 millions par jour dans cet extrait. Aucun de ces 2 chiffre ne correspond à 350 million par semaine et il faut certainement déduire les dimanches et les jours fériés pour arriver à une certaine cohérence entre ces 2 chiffres.

Est-ce que Farage a déjà déduit une partie de la contribution à l’UE parce qu’il faudra déjà compenser ce qui revenait sous forme de PAC ? Ou est-ce que les 350 millions était déjà gonflés à la base ? Je ne sais pas trop (et n’ai pas regardé plus en détail). Bref, il y des subtilités dans les chiffres, et Farage dit surtout que coller l’intégralité de la contribution UE (possiblement présentée comme plus élevée qu’elle n’est réellement) dans le NHS est irréaliste, mais ça n’en fait pas un mensonge total pour autant (il faudrait déjà écouter l’interview en entier pour commencer, ce que je n’ai pas fait)

Dernière modification par Mevo (26/06/2016 15h30)

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#85 26/06/2016 16h11 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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En ce qui me concerne j’avais cru comprendre que l’initiative "revote" venait du camp "remain", ce qui parait assez logique puisque je vois mal quel serait l’intérêt des leaders du "leave" de changer subitement ce pour quoi ils ont bataillé depuis des mois. Dans tous les cas je ne pense pas que cela changera grand chose si cette motion aboutit, les "remain" vont revoter à l’identique et les "leave" risquent d’être moins nombreux, en effet la marge de manœuvre dans ce vote est comme dans tous les votes composée par la partie des gens influençables et le plus souvent sans opinion (ni connaissance et encore moins réflexion) sur le fond. Cette frange risque de changer de camp car beaucoup doivent penser qu’on leur a menti (que ce soit vrai ou pas, on sait très bien comment les ratés télévisés à la Farage influent sur les indécis).
Dans tous les cas, bien que peu probable, si le revote doit atteindre des critères minimaux, il est presque certain qu’il sera en faveur du remain, sur ce point je vous rejoins.

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#86 26/06/2016 18h30 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Les 350 millions par semaine sont au mieux une présentation biaisée, au pire un mensonge. Chacun jugera en fonction de sa sensibilité : 350 millions de livres par semaines ?

J’espère que la note sera encore plus salée si les Britanniques veulent encore profiter du marché unique.

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#87 26/06/2016 22h24 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Mevo a écrit :

yihk a écrit :

Le RU est un pays pétrolier en déficit commercial…
Pire meme leur balance des transactions courantes (service inclus) est négative, je ne sais pas si il y a un autre pays développé qui a un tel score.

Y’a pas chercher bien loin, le N°1 mondial est encore bien plus dans cette situation. Sinon, il y a l’Australie.

Il faut juste garder en tête que tout le monde ne peut pas être en positif, il faut bien des gens en négatif en face … J’ai parfois l’impression qu’on vit une période intéressante, où les gens ont tendance à oublier que pour acheter un produit financier, il faut que quelqu’un le vende en face (et inversement). Pareil ici: Il faut bien que quelqu’un importe les exportations d’un autre (et inversement)
.

"Pays pétrolier" manquait de précision, je voulais parler de pays exportateurs net d’énergie. Je ne pense pas que, même avec le pétrole de schiste, et du fait de sa consommation les USA pourrait être exportateur net.
Totalement d’accord, les pays occidentaux doivent être en déficit commercial qu’ils compensent par l’excédent de services (à haute valeur ajoutée), Mais cela ne peut pas concerner la Norvège et l’UK.
C’est pourquoi je pense que la situation économique de l’UK n’est pas saine.


L'ombre du zèbre n'a pas de rayure.

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#88 26/06/2016 23h53 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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yihk a écrit :

je voulais parler de pays exportateurs net d’énergie. Je ne pense pas que, même avec le pétrole de schiste, et du fait de sa consommation les USA pourrait être exportateur net.

les Etats-Unis sont redevenus en 2011 exportateurs nets de produits pétroliers

Mais admettons que ça ne soit pas sûr pour les US.
Par contre, je suis encore moins sûr pour la Grande-Bretagne, où avez vous vu qu’il sont exportateurs net de pétrole ?
Après vérification, le World Factbook de la CIA, les stats de l’EIA, ainsi que les stats de la banque mondiale disent le contraire (et la GB importe aussi plus d’électricité qu’elle n’en exporte, pareil pour le gaz naturel, pareil pour le charbon)

Les statistiques de l’EIA d’import et d’export de pétrole pour la Grande-Bretagne:
http://www.devenir-rentier.fr/uploads/3896_gb-oil.png

Les USA, le Canada et l’Australie sont des exportateurs nets de pétrole et ont une balance des transactions courantes (services inclus) négative.

yihk a écrit :

Totalement d’accord, les pays occidentaux doivent être en déficit commercial qu’ils compensent par l’excédent de services (à haute valeur ajoutée), Mais cela ne peut pas concerner la Norvège et l’UK.
C’est pourquoi je pense que la situation économique de l’UK n’est pas saine.

Les pays occidentaux ne doivent rien du tout. Un bon nombre d’entre eux, comme l’Allemagne, la Suisse, les Pays-Bas ou les pays nordiques ont une balance courante positive. Relisez svp ce que j’ai dit dans mon précédent message.
La balance courante comprend les biens et les services.
Qu’est-ce qui ne peut pas s’appliquer à la Norvège et à lUK, et pourquoi ?

Ces deniers temps, on entend régulièrement que la situation de la Chine n’est "pas saine", à la limite du catastrophique, pourtant ce sont les champions de la balance courante positive. Et la Grande-Bretagne, ce sont des petits joueurs en terme de balance courante négative comparé aux Etats-Unis.

Bref, je ne sait même pas où on veut en venir avec tout ça.

Dernière modification par Mevo (27/06/2016 00h00)

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#89 27/06/2016 14h20 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Une belle réaction à chaud sur le Brexit dans cet article sur Fusion.

Un extrait :

The world’s bond markets (and, even more, its foreign-exchange markets) tell you everything you need to know about the financial implications of this vote: recession in the UK, quite possibly recession in Europe, and extremely nasty spillover effects in the rest of the world, including the U.S. The small-minded burghers of rural England have managed to destroy trillions of dollars of value globally, including to their own investments, pension plans, and housing values. And things will get worse before they get worse: it’s going to take a while for all the subsequent shoes to drop.

Ce n’est pas pour relancer le débat mais les pro-européens comme moi sont devenus trop discrets, sur ce forum ou en général.

Au passage je me suis trompé sur l’issue du référendum, j’étais c’est vrai en bonne compagnie avec les marchés et les bookies londoniens. Une londonienne a parié 100kGBP pour le remain, pour un espoir de gains de 40k seulement, tout ce qu’il ne faut pas faire en bourse comme ailleurs.

Si les bookies se sont si lourdement trompés, c’est sans doute parce qu’ils sont centrés sur Londres qui on le sait a voté remain. De nouveaux paris sont désormais ouverts sur le remplaçant de Cameron.

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#90 27/06/2016 14h32 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Être pro-européen n’est pas incompatible avec le fait d’être "pro"-Brexit.
Le truc sympa, c’est qu’on est en train de reprocher au pauvre paysan au fin fond de sa campagne d’avoir fait perdre des trillions de valeur (créés par qui ? Vu que je doute un peu de ma définition du mot "valeur" là…), dont il n’aurait de toute façon jamais vu la couleur. L’extrait ne m’a pas donné envie de lire le reste de l’article, peut-être à tord.

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#91 27/06/2016 15h35 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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sat a écrit :

The small-minded burghers of rural England have managed to destroy trillions of dollars of value globally, including to their own investments, pension plans, and housing values. And things will get worse before they get worse: it’s going to take a while for all the subsequent shoes to drop.

Ces propos là, même rédigés en anglais, relèvent simplement de la haine de classe contre les "bouseux" et autres "salauds de pauvres" dont l’esprit étroit ne comprendrait rien à l’économie. Dans les circonstances de l’espèce, les "bouseux" britanniques sont cohérents dans leur vote : il leur suffit de regarder la situation florissante de leurs collègues paysans suisses ou norvégiens pour comprendre tout ce qu’ils ont à gagner en sortant de l’UE.

Ceux qui sont en revanche beaucoup plus sots que les "bouseux" et même franchement "small minded", ce sont les instituts de sondage qui ont réalisé leurs enquêtes sorties des urnes à Londres ou dans les métropoles et ont annoncé à leurs clients tout au long de la journée de jeudi quel le brexit serait rejeté. La prochaine fois, ils iront interroger les ruraux….

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#92 27/06/2016 16h59 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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stokes a écrit :

Ceux qui sont en revanche beaucoup plus sots que les "bouseux" et même franchement "small minded", ce sont les instituts de sondage qui ont réalisé leurs enquêtes sorties des urnes à Londres ou dans les métropoles et ont annoncé à leurs clients tout au long de la journée de jeudi quel le brexit serait rejeté. La prochaine fois, ils iront interroger les ruraux….

Cette affaire permettra au moins aux instituts de sondage de rejoindre les agences de notation : ces tristes sires ont désormais perdu toute crédibilité.

En parlant de messages agressifs, je lis ici et là que "c’est la faute des paysans", "c’est la faute des vieux"… Le vote est bien anonyme au Royaume-Uni ? Sur quoi se fonde-t-on pour dire qui a voté pour quoi ? Des sondages encore ? Est-ce bien sérieux ?

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#93 27/06/2016 17h06 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Derival, pour savoir qui a voté quoi, il suffit de regarder les résultats des votes secteur par secteur car il est possible de savoir exactement qui vit dans ces endroits. Après il suffit de faire un rapprochement entre les résultats d’une commune et la population qui y vite quartier par quartier. Je pense que c’est assez fiable pour cartographier.

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#94 28/06/2016 17h46 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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En effet, maintenant que le vote a eu lieu il est assez facile de dessiner une carte des pro et contre. Pour l’âge des votants il y a peut-être une marge d’erreur, mais je ne pense pas considérable. Il faut souligner que cette fois, ce ne sont pas tellement les instituts de sondage qui se sont trompés (ils donnaient un résultat très serré) mais bien les book-makers et les marchés mondiaux (et mon humble personne).

Ensuite, il ne faut pas confondre le vote rural avec celui des “bouseux” comme le dit si élégamment l’un de nos géniaux contributeurs. Au passage je le remercie de prendre ma défense car je suis aussi bouseux à mes heures perdues. Le vote rural est celui des petites agglomérations et communes, les agriculteurs (à peine 300k au RU) y ayant certainement une part mais non déterminante. J’ajoute que le typique électeur du Brexit est non seulement rural mais aussi vieux, il a du mal à comprendre ce qui se passe et s’est laissé bercer par une campagne anti-immigration. Car s’il y a racisme, ce n’est pas dans l’article un peu polémique que j’ai cité mais bien dans le vote Brexit. Ceci dit je ne nie pas que les migrations sont l’un des plus importants problèmes que l’Europe doit affronter, ce que je conteste c’est que la réponse soit dans la fermeture des frontières.

Maintenant que la poussière commence à retomber, on s’aperçoit d’ailleurs de la grande improvisation des partisans du Brexit qui semblent encore plus surpris du résultat que leurs opposants. Parmi les conséquences négatives :

- Coût du détricotage de 42 ans de normes communes.
- Coût de la reconstruction de liens commerciaux qui s’étendra sur des décennies.
- Coût actuel boursier avec dégradation de la note UK et baisse de la livre.
- Coût entrepreneurial administratif avec toutes les incertitudes qui seront liées à la mise en oeuvre du Brexit.
- Départ possible de l’Écosse.
- Hésitation des entreprises à s’implanter ou rester au RU qui ne permettra plus d’accéder au marché unique.
- Aveuglement total des brexiteurs sur la possibilité de trouver un accord favorable avec l’UE sans céder sur la liberté de circulation.
- Conséquences politiques incalculables - si c’est vraiment envisageable - du renvoi de populations dans leur pays.

La liste n’est pas close, et peut-être est-ce par esprit partisan mais je n’arrive pas à trouver quels sont les avantages du Brexit. Pour ma part j’étais plutôt pour le Brexit parce que je considère que le RU n’a jamais vraiment adhéré au projet. Mais j’étais un peu comme Boris Johnson, le (futur?) premier ministre, je n’avais mesuré aucune des graves conséquences que ce vote a et aura durant de longues années.

Pour les juristes :

Article 50

1.   Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.

2.   L’État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.

3.   Les traités cessent d’être applicables à l’État concerné à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l’État membre concerné, décide à l’unanimité de proroger ce délai.

4.   Aux fins des paragraphes 2 et 3, le membre du Conseil européen et du Conseil représentant l’État membre qui se retire ne participe ni aux délibérations ni aux décisions du Conseil européen et du Conseil qui le concernent.

La majorité qualifiée se définit conformément à l’article 238, paragraphe 3, point b), du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.

5.   Si l’État qui s’est retiré de l’Union demande à adhérer à nouveau, sa demande est soumise à la procédure visée à l’article 49.

Dernière modification par sat (28/06/2016 18h12)

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#95 28/06/2016 20h03 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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RT (Russia Today) publie sur se chaîne Youtube des extraits vidéos intéressants depuis le Brexit. Hier ils ont publié les questions à David Cameron lors de la première session du parlement UK (ou vous pouvez retrouver la totalité sur www.parliamentlive.tv) qui était instructive, et aujourd’hui ils ont publié la prise de parole de Nigel Farage au parlement Européen. C’est pas très long (moins de 7 minutes), pour ceux que ça peut intéresser:

‘You are not laughing now, are you?’ Nigel Farage at European Parliament (FULL SPEECH)

Il parle réfugiés, du non respect des votes Français et Hollandais de 2005 pour la signature de la constitution Européenne, et de pourquoi il pense que les gens ont voté non. Il prédit que la GB ne sera pas le seul pays à partir, et il dit que si les autres pays de l’UE refusent de négocier un accord de libre échange acceptable, les conséquences seront pire pour ces derniers que pour la GB… Tout ça reste son avis, mais il y a une part de vrai. (et c’est dit dans le pur style "Farage", je n’en dit pas plus, je laisse les intéressés regarder la vidéo)

Dernière modification par Mevo (28/06/2016 20h10)

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#96 29/06/2016 00h24 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Pour être complet il faudrait aussi ajouter comment Farage a été interpellé sur ses fausses et démagogiques promesses de campagne, comment il a insulté et été insulté, et surtout, mais je crois que c’est un débat que je n’arriverai pas à lancer (et qui d’ailleurs déborde un peu le cadre de ce forum), l’énorme coût que représente et représentera le Brexit.

Le débat de la House of Commons hier était en effet très intéressant, je l’avais suivi sur le site que vous indiquez. Au passage on ne peut qu’aimer et admirer cette démocratie parlementaire. Je remarque tout de même que Cameron, assez brillant et en pleine forme d’ailleurs, ne semble pas avoir un soupçon de début de commencement de remords sur son rôle dans cette affaire et sur les conséquences qu’elle aura. Et il considère tout à fait normal de profiter encore 4 mois du 10 Downing Street après le désaveu qu’il a subi.

Je reconnais qu’il est trop tôt pour tirer un bilan définitif, mais je le répète le Brexit va avoir un énorme coût au RU comme en Europe et dans le monde.

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#97 29/06/2016 01h28 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Bonsoir Sat

Moi aussi j’ai essaye de suivre BBC et le débat parlementaire en direct … dans l’espoir de comprendre..
Suis pas tres impressionnee par Boris et Farage etc…

Mais je ne suis pas aussi pessimiste que vous!
De toute façon les UK n’étaient ni dedans ni dehors …Il vont trouver une autre formule…
et puis …malgré ce qu’ils disent les politiciens de l’EU ont la trouille… et vont tout faire pour que "ça" marche (on ne sait pas encore quoi ni comment…) There is too much at stake!

Mes voisins Brits ne s’inquiètent pas … Et ce ne sont pas des naïfs ou des ignorants … les 2 en affaires, mi-quarantaine … Choc passager disent-ils dont les UK et la livre vont se remettre… Ils en profitent pour acheter des actions a tres bas prix - Ils ont vote Remain donc surpris mais pas catastrophes… Pour eux les Uk vont trouver une formule avec l’Europe mais pouvoir développer d’autres marches SANS les contraintes de Bruxelles - donc renforcer la City. Et dans les faits ça ne change RIEN pour les expats pour le moment.

Fanfan a la trouille ca se voit.. Puis elections en Allemagne et en France en 2017…faut soigner l’image… Et alors Juncker …
Curieusement ça s’est bien passe les élections en Espagne…

Dernière modification par sissi (29/06/2016 01h57)

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#98 29/06/2016 01h30 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Sat, effectivement, le parlement UK est autre chose que le Français, déjà rien que par sa disposition. Et c’est même agréable à regarder/écouter, alors que je ne tiens pas 10 minutes devant le Français. Je vous rejoins totalement, Cameron était tout à fait impressionnant. Quelle aisance. Après je n’ai pas la sensation que Cameron ait des remords à avoir. Ca serait déjà penser que le Brexit est mauvais, ce qui n’est pas garanti (même si beaucoup de points semblent pointer dans cette direction), et après, comme il se plaît à le répéter: C’était la promesse de campagne sur laquelle il a été élu, et en théorie, les élus sont supposés représenter leur concitoyens, donc ici, on leur a demandé directement, et ils se sont prononcés. Point.

Farage a potentiellement raison sur un point qu’il ne cesse de répéter ces derniers jours: L’UE exporte plus de biens et services vers la GB que la GB n’en exporte vers l’UE. Donc un accord de libre échange est en fait dans l’intérêt premier de l’UE.

Je viens par contre de penser aujourd’hui à un élément: La directive Européenne "mère-fille" qui exonère de retenue à la source les dividendes au delà d’une certaine participation entre sociétés Européennes. Celle-ci va sauter. Tous ceux qui ont créé des holdings au Royaume-Uni pour détenir des sociétés d’autres pays de l’UE vont être contents si des retenues à la source sont appliquées au départ ! Surtout que le RU avait un avantage pas mal utilisé en terme de holding: Ne pas avoir de retenue à la source à la sortie (de manière générale), ce qui n’est pas si courant que ça parmi les différents régimes de holding en Europe. Donc pour les gens qui voulaient par exemple sortir vers une société plus "exotique" hors UE, le RU était une place de choix pour domicilier la holding.

Et ça, ils n’ont pas trop de levier comme avec les tarifs de douane. En plus, ces holdings, c’est typiquement des sociétés qui se déplacent facilement…

EDIT: Sissi: Je suis globalement d’accord avec vous, sauf qu’il y a un paradoxe au niveau de: "malgré ce qu’ils disent les politiciens de l’EU ont la trouille… et vont tout faire pour que "ça" marche"

Il n’y a globalement AUCUNE difficulté à faire marcher la chose, et ils savent très bien le faire s’ils veulent (et ils le savent). Leur soucis quand vous y réfléchissez, c’est qu’il ne faudrait pas que ça marche trop bien (et surtout pas trop facilement), sinon d’autres vont vouloir partir aussi ! C’est une situation assez cinglée.

Dernière modification par Mevo (29/06/2016 01h59)

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#99 29/06/2016 02h06 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Mevo

Alors la… tout a fait d’accord avec votre dernier paragraphe !!!
Autant en rire quand on les ecoute … ça me rappelle la menace de punition quand on n’était pas sage a l’école!
Le gros cinema … juste pour en décourager d’autres!

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#100 29/06/2016 05h06 → Situation économique du Royaume-Uni et avenir du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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C’est une formidable partie d’échecs qui se joue sous nos yeux.

Les Britanniques ont l’avantage d’une balance commerciale déficitaire vis-à-vis de l’U.E.
Bel atout dont il ne vont pas se priver d’exploiter certes, mais insuffisant face à l’adversaire d’en face.

En face, nous avons toujours affaire à la première zone commerciale au monde. L’accès au marché unique à toujours été conditionné à la libre circulation des individus du continent (plus un soutien financier au budget de l’U.E.) que ce soit pour la Suisse ou la Norvège. C’est un pilier non négociable. N’oublions pas que le thème principal des pro-leave a été celui de l’immigration. Première faiblesse.

Deuxième faiblesse : le temps.
1) Les décisions d’investissement sont gelées jusqu’à ce que l’on sait ce qui va se passer.
Pire, l’Ecosse est prête a larguer les amarres pour de bon cette fois pour rester dans l’U.E.
Ce potentiel referendum pourrait faire sauter le prochain Prime Minister.
2) Les Européens ont compris le petit jeu des Anglais qui sont paniqués et ne veulent pas déclencher tout de suite la demande de sortie pour essayer d’allonger la durée potentielle de négociation de 2 ans et essayer de sauver les meubles dans leur pays au niveau politique. Cameron refile aussi la patate au prochain habilement et ne fera rien du sale boulot dans l’été. Plus ces négociations traîneront, plus le Royaume-Uni sera affaibli dans sa position de négociation à cause de la clause des deux ans.
En gros, il vaut faire vite pour stabiliser l’économie mais pas se précipiter pour ne pas perdre la main dans les négociations de manière contradictoire.

Troisième point : il faut un exemple qu’une sortie de l’U.E coûte cher pour calmer les populismes en Europe. Si la Grande-Bretagne coule tout en limitant les conséquences pour le continent, l’UE sera protégée politiquement à moyen terme. C’est assez cynique à dire mais les gens ne comprennent vraiment les choses que quand ça se passe mal et pas avant.
C’est pour cela que je pense que les Européens ne vont pas faire de cadeau et faire d’une sortie de l’U.E. quelque chose de non anodin. Les dirigeants semblent déjà confirmer ce sentiment. Ils ont les cartes en main et ils le savent.
Les Anglais ont l’excédent pour eux mais en perdant leur pouvoir de veto, la législation européenne va pouvoir évoluer pour défavoriser la City.

Je pense que probablement, l’histoire se finira pas un statut à la norvégienne ou à la suisse. Les Anglais se feront hara kiri sur l’immigration européenne pour garder l’accès au marché unique ou bénéficier d’un accord avantageux. Ils auront perdu quasiment toute influence sur la politique européenne, tout en donnant l’impression d’avoir sauvé la face en étant officiellement hors de l’UE.

Politiquement, le Royaume-Uni est complètement marginalisé au niveau européen. Le pays est divisé entre Ecossais, Irlandais et les autres. Un conflit générationnel vient également de s’ouvrir.


“prediction is very difficult—especially if it is about the future.” Niels Bohr

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