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#3676 25/09/2018 11h18 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Mevo ne précise pas s’il parle de Eddie Lampert en tant que gérant-actionnaire de Sears ou gérant-actionnaire de ESL Investments.

Mevo a écrit :

Mais allez, peut-être avez-vous raison (même si tout le post sent bon la déformation professionnelle). Gardez ces messages bien au chaud, et vous pourrez les ressortir dans quelques années.

Il faudra moins de temps que cela à présent. :-)

Au passage, c’était exactement ce que certaines personnes, qui aujourd’hui ont déserté le forum et ont monté de nouvelles activités autour de l’investissement, disaient il y a quelques années. Time flies.

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#3677 25/09/2018 12h26 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Scipion, je ne crois pas qu’il y ait de mauvaise compréhension de mon coté, mais qu’elle est du votre. Je trouve carrément merveilleux que vous arriviez à enfoncer le clou et redire ouvertement ce que j’avais essayé de faire passer un peu plus subtilement avec la mention à votre spécialité professionnelle.

Je vais faire simple et direct (pas trop, je l’espère), je vais "traduire" ce que vous dites pour que ce soit un peu mieux compréhensible par le commun des mortels (comme j’avais essayé de le faire avec l’exemple de la voiture au-dessus, mais ça ne vous a pas arrêté): Vous dites ("je"=vous, ici):

Scipion traduit par Mevo a écrit :

Mevo, ce que vous appelez un "comportement de trou du c.." est ce que font très souvent les banques centrales, et sur lequel j’ai déjà souvent écrit. D’ailleurs je trouve ça très bien et parfaitement normal et moral (sic!). J’en suis même très fier et je le clame haut et fort dès que j’en ai l’occasion. A notre niveau, on peut d’ailleurs faire tout ce qu’on veut de ce coté là, c’est totalement légal, et de toute façon, au pire c’est le fond de garantie qui paye les clients derrière, avec l’aide du contribuable s’il le faut (bon, maintenant, ça a un peu changé, quand même). Mais je présente toujours les choses comme si je bossais pour le bien de l’humanité et j’étais son sauveur.

Je vois donc tout ce qui m’entoure dans le monde à travers ce prisme: Que tout le monde va pouvoir faire pareil en toute impunité, et que chacun va essayer d’être ce que je trouve "rationnel", à savoir essayer de piquer tout ce qu’il peut pour lui, au détriment des autres.

Je force un peu de trait, et je ne dis pas que toute votre fonction pro est inutile ou ne consiste qu’à être un "trou du c.." (dont j’entends la définition ici, comme étant celle fixée dans mon message précédent). Mais à la rigueur vous ne vous cachez pas beaucoup dans l’ensemble de vos écrits sur le fait que votre fonction consiste également à l’être.

Bref, la notion de "prêteur en dernier ressort" est une notion assez spécifique aux banques centrales, et on est bien là totalement dans la déformation professionnelle. Et NON, si Lampert fait effectivement ce que vous arguez qu’il fait, ça n’est ni légal, ni moral. D’où la diffamation. C’est légal pour une banque centrale, certes. Moral, nous aurons clairement un avis opposé sur la question (encore plus quand c’est fait avec une monnaie créé à partir d’un simple clic de souris, ce qui est également légal pour elle, ainsi que d’acheter des actifs comme elle l’entend avec la dite monnaie, mais tout ça est un totalement autre débat).

Lampert n’est pas une banque (encore moins "centrale"), et a certains devoirs envers ses actionnaires minoritaires. Si la situation est "irrémédiablement compromise", alors il devrait opter pour la faillite, et ne surtout pas chercher à servir ses propres intérêts au détriment des autres. Et ce contre quoi je me suis surtout insurgé, c’est en plus le fait de soutenir qu’il serait "rationnel", normal et moral de le faire ! Le point est celui-là.

Là, c’est votre phrase 2) "extraire les bons actifs de Sears, dont la valorisation a priori dépasse de loin sa participation au capital" qui indique votre incompréhension de ce qu’est une participation dans une entreprise. Lampert possède un très gros % de l’entreprise. Combien elle vaut supposément d’après la cotation boursière, ça lui fait une belle jambe. Ca aurait un intérêt s’il voulait vendre des titres à d’autres sur le marché. Ca ne semble assez clairement pas ce qu’il souhaite faire, et depuis fort longtemps. Il semble d’ailleurs assez constant dans son souhait de faire l’inverse (augmenter sa participation). Peut-être pour mieux s’auto-flouer. Il reste possible que Lampert ait juste perdu la raison. La possibilité existe (je dis même ça assez sérieusement, qu’il ait un peu perdu le sens des réalités, même si je ne le crois pas).

Pour conclure je suis d’accord avec certains de vos points (même dans le message précédent à la rigueur), dont totalement d’accord avec les deux derniers tirets en bas de message. Vous n’avez pas la sensation d’avoir diffamé Lampert parce que vous êtes persuadé que ce serait légal et normal qu’il fasse certaines choses, or ce n’est absolument pas le cas (les règles de l’entreprise ne sont pas du tout celles d’une banque centrale). Ca me désole même franchement qu’on puisse soutenir ce que vous soutenez. (enfiler les minoritaires ? Totalement moral ! Normal en plus, c’est le truc rationnel à faire)

Maintenant, ce que vous dites peut bien être effectif, voire encore pire, c’est de l’ordre du possible, mais alors Lampert aura vraisemblablement de gros problèmes derrières. Et s’il croit qu’il aura le traitement "banquier" avec juste une tape sur la main, il se trompe à mon avis. IH avait déjà mentionné le fait qu’il ne comprenne pas que Lampert n’ait pas eu plus de problèmes juridiques, mais il n’y avait à mon sens pas trop de raisons à cela, jusque là. S’il fait ce que vous trouvez "normal", alors là, il y aura matière.

Et quant à investissement dans Sears en soi, disons que c’est même un autre sujet. Et en plus, j’ai moi-même la sensation de défendre un peu Lampert alors qu’il parait assez indéfendable là. Je comprendrais donc totalement que mon message passe de la sorte. Mais il existe tout de même une possibilité que Lampert ne soit pas du tout en train de flouer les minoritaires. J’écrirais éventuellement un autre jour là-dessus. Mais DANS TOUS LES CAS, ca ne serait pas "bien", ni "moral" si c’est ce qu’il était en train de faire (et tout est basé sur de la supposition qu’il doit bien chercher à récupérer les actifs à un prix au lance pierre, ce qui est de la diffamation en soi. Dans ma vision: Dire que la possibilité existe, c’est ok. L’accuser de le faire sans preuve, ca ne l’est pas. Même lorsqu’on en est convaincu parce que c’est ce qu’on ferait a priori soi-même). Note: Tout le monde est libre d’aller acheter les dits actifs pendant 12 mois avant le "consortium". L’info est publique.

InvestisseurHeureux a écrit :

Mevo ne précise pas s’il parle de Eddie Lampert en tant que gérant-actionnaire de Sears ou gérant-actionnaire de ESL Investments.

Le fait de devoir bosser dans l’intérêt de certaines personnes ne lui donne pas le droit de bosser CONTRE les intérêts des autres personnes dont il est également sensé veiller. Et ca marche dans les deux sens: Les actionnaires de Sears ne peuvent pas s’attendre à ce qu’il surpaye l’immobilier avec les fonds d’ESL non plus. Les gens avec des intérêts dans ESL pourraient toujours s’en inquiéter également …

InvestisseurHeureux a écrit :

Au passage, c’était exactement ce que certaines personnes, qui aujourd’hui ont déserté le forum et ont monté de nouvelles activités autour de l’investissement, disaient il y a quelques années.

Je ne crois pas que ce soit un sujet qu’il soit avisé d’aborder en ces lieux yikes
Je ne suis sûr de rien, et je ne promets rien à quiconque, s’il fallait le préciser (j’ai même plutôt tendance à déconseiller d’aller sur Sears, malgré que j’y sois moi-même). Je suis totalement conscient que je vais possiblement me vautrer et avoir l’air d’un idiot. Ca ne sera pas la fin du monde. Et ça aura au moins l’avantage de donner un pseudo argument à certains pour me basher à l’avenir.

Déontologie : actionnaire d’une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.

Dernière modification par Mevo (25/09/2018 13h07)

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#3678 25/09/2018 13h01 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Je pense qu’il va "sauver Sears".
Comme je l’ai déjà dit auparavant, Sears est en liquidation depuis quelques années.
La dette va atteindre un niveau soutenable et le périmètre sera réduit à un ensemble viable de boutiques et activités (SYW, Sears auto, pharmacies, Innovel).

Par contre certaines activités comme home service ou KCD ne seront plus dans ce périmètre.

Par contre, il ne va pas sauver les actionnaires, dont je fais parti. Ces derniers ont et vont être dilués.

Après, pour dire si tout cela aurait pu être évitable, on pourra regarder les comparables ( JC Penney, Macy).

Et dire combien Sears vaut… j’en sais rien du tout.

Déontologie : actionnaire d’une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.

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#3679 25/09/2018 13h31 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Même principe que ce qui a été réalisé dans les années 80 en France pour "sauver" l’industrie française.

C’est assez éloigné de ce que l’on appelle, dans l’imaginaire collectif, … "sauver une entreprise".

Pour l’instant, ESL apparaît plus comme quelqu’un qui subit et qui a des difficultés à gérer cette entreprise que comme un sauveur qui reprend les choses en main et re-dynamise un business.


“The pessimist complains about the wind; the optimist expects it to change; the realist adjusts the sails.” W.A Ward

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#3680 25/09/2018 15h02 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Scipion, après ça j’en ai fini (je l’espère sincèrement moi-même) sur le sujet, mais je ne voudrais pas passer pour quelqu’un recourant à la diffamation quand je la décrie (et quant à reprocher aux autres ce qu’on fait soi-même, c’est quelque chose qui m’énerve au plus haut point, vous le savez pertinemment. Donc je ne voudrais pas tomber moi-même là-dedans non plus). Je ne me permets en général pas d’avancer quelque chose sans que je sache que je pourrais le justifier et le soutenir derrière, et je ne l’aurais certainement pas fait sur ce coup là. Laissez-moi juste donc vous rafraîchir la mémoire quant à votre -1:

Scipion8 il y a moins de 2 mois a écrit :

c’est mon boulot comme banquier central d’aller chercher tout actif de bonne qualité en d’en prendre le contrôle pour sécuriser le prêt en dernier ressort = ELA = sauver la banque tout en protégeant la banque centrale).

Quand la banque centrale fournit des prêts en dernier ressort (ELA) et les sécurise par des actifs pris en garantie de façon plus ou moins forcée, au détriment (en cas de faillite) des autres créditeurs et déposants, évidemment elle ne le crie pas sur les toits !

Source: Effets potentiels d’une crise systémique sur les ETF/trackers

Sur le supposé service du contribuable et l’intérêt général, je reste toujours persuadé que répéter quelque chose encore et encore ne le rend pas plus vrai pour autant (pour le contexte, Scipion et moi avons un certain historique d’échange de messages privés, dont sur ce sujet).

Bref, le recours au -1 en s’attaquant à la supposée forme quand on n’a plus d’argument, ça aussi c’est fait. Mes félicitations. (Alors que ce qui était entendu par "trou du c.." était clairement défini comme "extraire un maximum de valeur de Sears au détriment des autres parties" au message #3673, et avait en plus été rappelé à nouveau, vu que je le voyais venir votre réaction gros comme une maison)

N’empêche que cet épisode m’a fait pleinement réaliser à quel point on pense que les autres font ce qu’on ferait soi-même dans une situation comparable. Ca parait logique, mais je ne l’avais jamais vraiment réalisé. Je considère donc l’échange comme hautement instructif pour ma part, et je vous en remercie. +1 !

Dernière modification par Mevo (25/09/2018 15h16)

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#3681 25/09/2018 15h38 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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@Mevo : Il y a 2 différences majeures entre une situation d’ELA (Emergency Liquidity Assistance, Apport de Liquidité d’Urgence) par une banque centrale et les prêts d’ESL à Sears :

1) La banque centrale ne fournit de l’ELA qu’à une banque solvable ayant des problèmes temporaires de liquidité. Il ne ferait aucun sens de fournir de l’ELA à une banque insolvable, car cela se traduirait à terme par une liquidation et des pertes possibles pour la banque centrale. Donc, du point de vue de la banque centrale : banque solvable ayant un problème temporaire de liquidité = ELA, banque insolvable / irrécupérable = résolution (la banque centrale ne lui fournit plus de liquidité).

Si on applique cette grille de lecture à Sears, on peut s’interroger sur la pertinence des prêts d’ESL. Si on pense (comme moi) que Sears est condamné à plus ou moins brève échéance, la seule façon de rationaliser les prêts d’ESL est de considérer qu’ils sont collatéralisés (ce qui est bien le cas, effectivement), chers (c’est bien le cas), et avec un traitement conservateur du collatéral (valorisations basses des actifs pris en garantie, décotes élevées : ça, ce n’est pas communiqué, mais Lampert étant des 2 côtés de la transaction, on peut le supposer).

2) L’ELA sert à empêcher une faillite de la banque, donc à préserver les intérêts de ses déposants et créditeurs. En Europe, ça a marché sur presque tous les cas d’ELA (une seule liquidation d’une banque sous ELA, en Irlande, mais elle a été bien préparée et sans dommage pour les déposants). Idem en Afrique, où je travaille maintenant. Donc la captation des actifs par la banque centrale pour collatéraliser l’ELA est quasiment toujours à l’avantage des autres créditeurs et déposants, puisque l’ELA permet de sauver la banque. Le seul problème est en cas de liquidation désordonnée - mais ça voudrait dire que la banque centrale n’aurait pas dû fournir d’ELA.

En revanche, on peut s’interroger si les prêts d’ESL à Sears sont vraiment dans le meilleur intérêt des autres créditeurs et des actionnaires minoritaires. Vous avez peut-être raison : il est possible que Lampert adore les minoritaires et les créditeurs de Sears. Il a juste une façon un peu maladroite de montrer son affection - à coup de -99% pour les actionnaires et de restructurations plus ou moins forcées pour les créditeurs ;-) Ce n’est pas vraiment ma grille de lecture, mais on devrait savoir la fin de l’histoire à plus ou moins brève échéance.

PS : Désolé pour le -1, je n’avais pas compris que "trou du c…" était affectueux en mevoen. Vous nous fournirez un lexique avec la traduction des termes essentiels dans ce language, pour éviter ces problèmes de compréhension ;-) Pour le reste je suis toujours ouvert au débat, même si effectivement on a assez parlé d’ELA, et peut-être aussi de Sears. Je m’abstiendrai donc sur cette file jusqu’à la fin de l’histoire, moment auquel je vous gratifierai d’un +1 pour votre héroique loyauté à Sears, pour vous consoler et aussi pour compenser ce -1 excessif.

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#3682 25/09/2018 16h37 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Scipion, il n’y a pas de différence, c’est identique. Comme indiqué, si la situation est irrémédiablement compromise au niveau d’une société, son management doit en déposer le bilan. Donc c’est exactement pareil. Quant aux actifs, c’est là également totalement pareil. Ca coûte des intérêts au passage, dans les deux cas. Certes a priori élevés dans le cas de Sears.

Vous arguez que la situation de Sears est irrémédiablement compromise et que Lampert est en train de faire des choses condamnables (en les présentant comme normales, morales et "rationnelles", c’était d’ailleurs là mon soucis principal). Bon, il y avait un "votre interprétation" dans le truc, même si ça sentait un peu plus présenté comme des faits que votre opinion. Admettons que ce soit votre opinion. Lampert est vraisemblablement d’une opinion différente quant à la situation, et il a plus d’infos et de données que vous et moi. Ou alors il est en train d’agir malhonnêtement en toute connaissance de cause. J’ai la faiblesse de croire que ça n’est pas le cas. J’ose l’espérer (on en revient au phénomène décrit précédemment: A sa place, je ne le ferais clairement pas, parce que ça lui retombera sur le coin de la tronche le cas échéant). Mais je serais ravi d’être lead plaintiff dans une classe action derrière, s’il s’avère au final que c’est ce qu’il fait.

Scipion8 a écrit :

à coup de -99% pour les actionnaires

Vous parlez de quoi ? Du cours de l’action ? Il n’y a pas de rapport direct entre Lampert et le cours de l’action. Indirect, ok. Direct, non.

Je ne sais pas si vous tenez de moi en ironie là, mais ça commence doucement à ressembler à quelque chose, même s’il y a encore du boulot (loin de moi l’idée de m’attribuer des mérites qui ne me reviennent pas) roll

PS: J’aurais dû parler "d’être moral et rationnel" à la place. Mais bon, si ça se trouve, vous l’auriez là aussi pris au premier degré …

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#3683 25/09/2018 17h45 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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IH a écrit :

Je me parjure en rouvrant la file de Sears…

Eh bah, y aura pas fallu longtemps pour que ça reparte en sucette cette histoire…

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#3684 25/09/2018 18h41 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Je trouve au contraire que cette discussion amène de trés bons points de vue sur SHLD , nettement mieux que lors de la présentation du dossier qui etait un mélange de naïveté et d’eau de rose.

Lampert a pris une companie en santé avec un bon potentiel et a réussi a la couler en une decennie , dur de faire mieux , a sa décharge ses intêrets ne sont pas les mêmes que ceux des petits actionnaires.

Quand a ceux qui croient en sears , bonne chance ….. je vous souhaite qu’il se maintienne en haut de 1$ sinon la descente pourrait être trés rapide.

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#3685 25/09/2018 21h56 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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@Mevo je pense que vous avez en tête des dispositions comme celles de l’article 650 du Code de Commerce en cas de liquidation ("immixtion caractérisée dans la gestion du débiteur => Pour le cas où la responsabilité d’un créancier est reconnue, les garanties prises en contrepartie de ses concours peuvent être annulées ou réduites par le juge"). Est-ce qu’un IH connaît les contraintes équivalentes aux Etats-Unis, si elles existent ?

Edit ou le 652 sur la banqueroute "Avoir, dans l’intention d’éviter ou de retarder l’ouverture de la procédure de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire, soit fait des achats en vue d’une revente au-dessous du cours, soit employé des moyens ruineux pour se procurer des fonds" - vu les taux des prêts ESL.

Dernière modification par kmo (25/09/2018 21h59)

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#3686 25/09/2018 23h44 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Voilà d’excellentes questions Kmo ! Et je crois bien que je vais me retrouver le bec dans l’eau, parce que cette notion  semblerait effectivement ne PAS spécifiquement exister aux US ! (Note: Sears, comme beaucoup de sociétés cotées US est enregistré au Delaware).

Un documents avec pas mal d’infos intéressantes: The Fiduciary Duties of Directors of Troubled U.S. Companies

Put simply, under Delaware law, “deepening insolvency” is no more of a cause of action when a firm is insolvent than a cause of action for “shallowing profitability” would be when a firm is solvent. Existing equitable causes of action for breach of fiduciary duty, and existing legal causes of action for fraud, fraudulent conveyance, and breach of contract are the appropriate means by which to challenge the actions of boards of insolvent corporations.

U.S. directors have the primary duties of “care” and “loyalty.” The duty of care requires that directors exercise the degree of care that “ordinarily careful and prudent men would use in similar circumstances.” The duty of loyalty obligates directors to act in good faith in the best interests of the corporation and its shareholders, and to refrain from engaging in activities that permit them to receive an improper personal benefit from their relationship with the corporation. The duty of loyalty prohibits self-dealing and usurpation of corporate opportunities by directors.

It is well established that the directors owe their fiduciary obligations to the corporation and its shareholders. While shareholders rely on directors acting as fiduciaries to protect their interests…

There are, however, circumstances in which directors are not entitled to the presumption afforded by the business judgment rule. Among other things, when a director has a personal interest in a matter, implicating the duty of loyalty, the director (who ideally would be recused) loses the benefit of this presumption, and the director’s conduct is measured by a much stricter standard: “entire” or “intrinsic” fairness to the corporation. The burden of proof in these cases rests upon the defendant director to show that his or her conduct satisfies the “entire” fairness test.

Source: Insolvency and directors’ duties in the United States: overview

Continuing to trade when there is little prospect of being able to pay when due. There is no duty to discontinue trade in light of looming insolvency (Sanford Fork & Tool Co v. Howe, Brown & Co, 157 U.S. 312, 319 (1895). The case held that such a doctrine would hinder the development of almost any new enterprise

The duty of loyalty mandates that the best interest of the corporation and its shareholders takes precedence over any competing interest possessed by a director, officer or controlling shareholder and not shared by the stockholders generally (Cede & Co., 634 A.2d at 361 (Del. 1993)). That is, directors must avoid any conflict between duty and self-interest (Ivanhoe Partners v. Newmont Mining corp, 535 A.2d 1334, 1345 (Del. 1987) (citing Guth v. Loft Inc, Del.Supr., 5 A.2d 503, 510 ( 1939)), Weinberger v. UOP Inc, Del.Supr., 457 A.2d 701, 710 (1983)).
The duty of good faith requires directors to act at all times with honesty of purpose and in the best interests and welfare of the corporation (re Walt Disney Co Derivative Litigation, 907 A.2d at 754).

Misappropriation of corporate assets. The misappropriation of corporate assets is a breach of the duty of loyalty (see Question 22, Duty of loyalty). (US West Inc v.Time Warner Inc, No. 14555, , at *21 (Del. Ch. June 6, 1996)). Most basically, the duty of loyalty proscribes a fiduciary duty from any means of misappropriation of assets entrusted to a directors’ or officers’ management and supervision.

A director or officer that undervalued a corporate asset in order to reap some personal gain, would be violating the duty of loyalty (see Question 22, Duty of loyalty) (Ivanhoe Partners v. Newmont Mining corp, 535 A.2d 1334, 1345 (Del. 1987); re Walt Disney Co. Derivative Litigation, 907 A.2d 693, 751 (Del. Ch. 2005), aff’ d. 906 A.2d 27 (Del. 2006))

Beaucoup de ces aspects semblent régis par la jurisprudence (le coté common law des US), et par rapport aux obligations du management d’une société et le fait que Lampert n’est pas supposé faire ce qu’il veut comme il veut, si intéressé, ce sont surtout les notions de "fiduciary duties", "duty of good faith", "duties of care and loyalty", et de "fraudulent conveyance" (ainsi qu’éventuellement de "Constructive fraud") qu’il faut rechercher. Mais sur le point de la "situation irrémédiablement compromise", ce que j’ai dit plus haut me semble une bonne grosse ânerie concernant les US. A priori, ils peuvent y aller, et continuer autant qu’ils le peuvent, tant qu’ils le peuvent (tant qu’ils respectent les éventuels covenants ou autres contrats qui peuvent exister, sinon c’est un "breach of contract"). Enfin, tant qu’on ne peut pas leur reprocher de ne pas respecter le "duty of care" (2e citation). En tout cas, de ce que j’en comprends sur ces aspects là. Si quelqu’un connait mieux le sujet, je serais ravi de le lire.

Dernière modification par Mevo (25/09/2018 23h55)

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#3687 06/10/2018 12h51 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

Banni
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Bonjour,

Ma question porte sur l’actionnariat de Sears, j’ai ouvert le dernier rapport annuel mais je ne trouve pas l’information. De nombreux investisseurs value de qualité (1) ont investit dans cette société. Plus particulièrement, Francis Chou de Chou Funds , Bruce Berkowitz de Fairholme et Sergio8000 de Degrancey

Quelqu’un connait-il la pondération de l’action Sears (SHLD) dans ces Hedge Funds ?
Merci pour votre aide

(1) Rendement annualisé élevé sur plusieurs années.

Édit modération: ne soyons pas dupe, il s’agit de vraie-fausse publicité pour relancer une énième polémique dont nous n’avons pas besoin ici…

Dernière modification par Poulain (06/10/2018 12h56)

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#3688 06/10/2018 13h50 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Votre message ressemble à de la publicité un peu déguisée.

D’autre part je ne crois pas que Sergio8000 qui était très investi sur Sears ait finalement maintenu sa performance.

Dernière modification par roudoudou (06/10/2018 13h58)

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#3689 06/10/2018 14h03 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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C’est clairement de la pub ou du troll ! Dans le doute, et même si je suis hameçonné, je préfère préciser : Sergio8000 de Degrancey comme vous le précisez avec un lien pour faire de la pub n’est PAS un investisseur value mais l’homme qui a répété, ressassé avec arrogance et suffisance que Sears était l’investissement du siècle sans risques (!) et que l’on allait multiplier son capital.

Sears a fait, tenez vous bien, -99 % depuis qu’il en parlait. Sergio8000 est donc au contraire un investisseur catastrophique. Voilà pour équilibrer votre horrible pub à peine déguisée.


Do your homework! Parrain pédago pour Bourso, Binck et Bourse Directe : écrivez-moi en MP :-) et  mon portif

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#3690 06/10/2018 14h06 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Vu la performance boursière il faudrait peut-être renommer la file en "Sears: un anti Berkshire Hathaway", non ? smile

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#3691 06/10/2018 14h08 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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PoliticalAnimal a écrit :

C’est clairement de la pub ou du troll ! Dans le doute, et même si je suis hameçonné, je préfère préciser : Sergio8000 de Degrancey comme vous le précisez avec un lien pour faire de la pub n’est PAS un investisseur value mais l’homme qui a répété, ressassé avec arrogance et suffisance que Sears était l’investissement du siècle sans risques (!) et que l’on allait multiplier son capital.

Sears a fait, tenez vous bien, -99 % depuis qu’il en parlait. Sergio8000 est donc au contraire un investisseur catastrophique. Voilà pour équilibrer votre horrible pub à peine déguisée.

Au moins on sait où il est…
Reste à retrouver les complices.!


Parasite assumé, reconnaissant et partageur (un peu moins)

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#3692 10/10/2018 11h12 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Reprise d’un message de BriochePainPerdu :

Sears Hires Advisers to Prepare Bankruptcy Filing

Wall Street Journal a écrit :

Troubled retailer working with boutique firm M-III Partners and could file for court protection ahead of Monday debt payment

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#3693 10/10/2018 11h24 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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En attendant, Sergio continue de faire des opérations astucieuses avec la galaxie Sears comme en témoigne son blog..

Evidemment, il déboucle toutes les opérations avec profits et son timing est toujours impressionnant.

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#3694 10/10/2018 12h42 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Bravo à Sergio, superbe performance grâce à sa connaissance de la Galaxie Sears!

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#3695 10/10/2018 13h08 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Etzanas
Est ce ironique ? Combien a-t-il perdu avec SHLD ?

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#3696 10/10/2018 13h20 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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En même temps, il n’y a guère d’autres issues que la banqueroute…

Quand à Sergio, c’est incroyable qu’il puisse toujours exercer sans avoir été le moins du monde ennuyé. Je pense qu’aux USA il en aurait été autrement. Ainsi va la vie !

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#3697 10/10/2018 13h25 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Il y a de nombreuses personnes qui sont plus riches grâce à Sergio (dont moi et mes moins values):
Valoriser son portefeuille avec ou sans impôts différés
Clin d’œil à parisien :-)

Dernière modification par simplicitaire (10/10/2018 13h48)

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#3698 10/10/2018 15h02 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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On dirait que Lampert souhaite mettre la pression pour faire approuver son plan. Il est bien dit que Lampert pourrait payer encore une fois mais bloque volontairement. Est ce possible ? Faire défaut maintenant sur "seulement" 137 millions serait ironique…
Il y a peut être qque chose à faire avec l’obligation du 15 oct si on ne croit pas à la faillite cette semaine. Rendement de + de 1000% avant ouverture. Mevo, Scipion un avis ?

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#3699 10/10/2018 15h46 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Bonjour Reitner,

Pourriez vous me dire de quelle obligation vous parlez? je n’arrive pas à trouver du 15/10 chez Binck

Sinon de façon plus générique, quelle histoire concernant Sears.  148 pages à décortiquer quand tout sera terminé

Bonne journée à tous

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#3700 10/10/2018 15h48 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Vous parlez d’un rendement annualisé je suppose ?
En réel (5 jours) ça fait pas lourd comme gain.

Déontologie : actionnaire d’une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.


Investisseur value et deep value. Blog : Le projet Lynch. Parrainages Binck et Boursorama.

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