Suivez les discussions sur : Twitter Facebook RSS   Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter : Newsletters   Utilisez la recherche :
PlanèteMembres  |  Mission

Forums de la communauté des investisseurs heureux

Discussions courtoises et réfléchies sur l’investissement patrimonial pour s’enrichir, générer une rente et atteindre l’indépendance financière

Invitation Vous n'êtes pas identifié : inscrivez-vous pour échanger et participer aux discussions de notre communauté !

Information Nouveau venu dans cette longue discussion ? Consultez une sélection des messages les plus réputés en cliquant ici.

#26 12/05/2018 17h03

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   491  

J’ai bien compris.
Mais ou est le gain si la valeur de l’actif diminue de autant ?

Je dois pas avoir de logique boursière moi….


Maintenant je profite !!!

Hors ligne Hors ligne

 

#27 12/05/2018 17h15

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   549  

cikei a écrit :

On ne rentre plus trop dans le sujet mais de mon point de vue réducteur peut être c’est qu’investir en bourse c’est prendre des risques pour essayer de faire fructifier son argent.

Je suis le premier à rappeler à mes interlocuteurs que le rendement en bourse est là pour compenser un risque, mais attention quand même à ne pas surestimer ce risque.
Le risque que nous prenons reste un risque sans danger pour nous. Dans le pire des cas, certains d’entre nous devront réduire un peu leur train de vie… voilà un risque bien raisonnable.

cricri77700 a écrit :

On parle de dividende , une entreprise côte 100 et je l’achète.
Sa valeur vaut 98 avant le dividende , qui est dans mon exemple de 3.
Donc l’entreprise côte 95, je perds 5 et j’ai payé 30% sur 3.
Je paie donc un impôt dans cet exemple sur une entreprise qui ne m’a pas fait gagner d’argent.

Je crois que vous ne réalisez pas à quel point ce serait négatif pour tous les investisseurs de ,prendre en compte ce point.
Ici, vous suggérez que l’état prenne en compte la moins value potentielle sur une action pour calculer l’imposition. Si l’état prend les moins values potentielles, il prendra également les plus-values potentielles.
Est-ce vraiment ce que vous appelez de vos vœux ? Etre taxé sur la plus value de votre action Facebook qui a pris 30% dans l’année même si vous ne l’avez pas vendue ?

La situation est telle qu’elle est, à chacun de faire avec. Vu le nombre que nous sommes à investir en actions à dividendes, ça ne semble pas être une grosse gène.


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

Hors ligne Hors ligne

 

#28 12/05/2018 17h26

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   491  

Je comprends votre point de vu.

Dans un etf capitalisant par exemple, le dividende est-il imposé avant d’être imposé ?

Concernant le prélèvement à la source , je sais qu’Il est prelevé avant d’être réinvesti mais le dividende ?


Maintenant je profite !!!

Hors ligne Hors ligne

 

#29 12/05/2018 18h12

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   560  

Bonjour !

Je pense, comme Cricri77700, que les dividendes ne devraient pas être imposés au niveau de l’entreprise émettrice.
Et je comparerais aux obligations :
- Dans les deux cas, il s’agit d’argent avancée (prêtée) à l’entreprise.
- Pour les obligations, le taux des intérêts est souvent fixe (mais pas toujours).
- Pour les dividendes, le taux est fixé par l’assemblée générale.
- Pour les obligations, la durée est souvent limitée (mais pas toujours, notamment les perpétuelles).
- Pour les dividendes, la durée est normalement celle de l’entreprise (sauf rachats d’actions).

Et pourtant :
- les intérêts obligataires sont déductibles (donc non imposés) ;
- les dividendes (intérêts versés aux actionnaires) sont imposés.

Je trouve cette différence de traitement anormale, et défavorable au financement des entreprises.

Et je rappelle qu’il existe des cas où le dividende n’est pas imposé ; par exemple, les SIIC (Europe) ou les REIT américaines.

Il y a une autre raison pour laquelle je suis d’accord avec Cricri77700 : son pseudo montre une belle affinité pour le chiffre 7  ;o)))


M07

Hors ligne Hors ligne

 

#30 12/05/2018 18h21

Membre
Réputation :   60  

Pour ce qui est de la non déductibilité (partielle, certes) de la CSG, le fait est que cela aboutissait à annoncer un taux d’imposition mensonger.
De ce point de vue, le PFU a le mérite de clarifier les choses, ce qui n’est pas du luxe.

Ce qui n’empêche pas les bénéfices distribués d’être imposés deux fois, à l’IS puis à l’IR.

Hors ligne Hors ligne

 

#31 12/05/2018 18h33

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   491  

"Et je rappelle qu’il existe des cas où le dividende n’est pas imposé ; par exemple, les SIIC (Europe) ou les REIT américaines."

La valeur de l’entreprise de diminue pas de x% lors du détachement du dividende ?

Il y a même trois 7 smile


Maintenant je profite !!!

Hors ligne Hors ligne

 

#32 12/05/2018 22h45

Modérateur
Top 20 Réputation
Réputation :   2249  

@cricri : La valeur de l’action diminue certes du montant du dividende a l’instant où ce dernier est détaché. … mais l’entreprise créé (en general) de la valeur, ce qui sur une année augmente la valeur de l’action …. exactement comme les loyers augmentent la valeur d’un investissement immobilier.
Tout ceci va dans le bon sens, pour l’investisseur, qui voit l’immobilisation de son capital rémunéré, sauf lorsque la valeur des actifs dans lesquels ce capital à été immobilisé se déprécie (par ex si la société est active dans un secteur en perte de vitesse, ou l’immeuble situé à un emplacement qui se détériore).

Il n’y a donc pas vraiment de différence aussi importante que ce que vous croyez entre ces différents types d’investissement.


J'écris comme "membre" du forum, sauf mention contraire. (parrain Fortuneo: 12356125)

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #33 14/05/2018 08h06

Membre
Réputation :   12  

Je connais un pays (avancé) où, pour l’impôt (IRPP), les moins-values réalisées sur les actions peuvent être déduites des dividendes perçus, sinon reportables sur les années futures (où encore elles seront déductibles des profits et/ou des dividendes). Cette fisalité permet de faire disparaitre la différence entre distribution et capitalisation, et résoud l’"injustice" que l’initiateur de ce fil soulevait (achat 100, dividende 6, vente 95, gain total cash flow 1, imposition sur 6). Perso je trouve cela logique.

J’ai signalé ceci à ma députée pour le soumettre à la réflexion en commission des finances en France. Espérons…

Hors ligne Hors ligne

 

#34 14/05/2018 08h43

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   245  

Pour compléter les propos de GBL, vous payez des impôts sur des loyers versés par des locataires qui ont eux mêmes (dans 50% des cas) payés des impôts sur leurs revenus auparavant.

Cette double imposition vous choque-t’elle?

Carpediem


«Voir c’est savoir, vouloir c’est pouvoir, oser c’est avoir. »Alfred De MUSSET

Hors ligne Hors ligne

 

#35 14/05/2018 09h07

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   491  

Dans ma tête, les impôts C’est sur des bénéfices.
Dans ce cas , sa fait bizarre de payer un impôt sur une somme qui est soustrait à mon actif.

Après, les arguments évoqués sont compréhensible.

Les doubles impositions ou triple + tout les impôts indirect ect… me choque plus dans ce pays.
Je vais juste la ou c’est lu plus intéressant dans un premier temps.


Maintenant je profite !!!

Hors ligne Hors ligne

 

#36 14/05/2018 09h28

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   560  

Bonjour !

@Carpediem, il y a une grosse différence : la nature des revenus des locataires est d’une nature très différente de celle des loyers. Il s’agit de revenus très différents : d’un côté c’est lié au travail de personnes, et d’autre part c’est relié à un bien immobilier. Alors que les dividendes proviennent directement des bénéfices des entreprises (c’est une partie de ceux-ci, après qu’ils aient été imposés).
Il n’y a donc pas double imposition des loyers.

D’autre part, si à peu près 50 % des foyers paient l’impôt sur le revenus, il se trouve que la proportion est beaucoup plus forte pour les propriétaires que pour les locataires. On peut estimer que moins du quart des locataires sont imposés sur le revenu. Et même, de très nombreux locataires ont un impôt négatif sur leur loyer, via les (fameuses) APL. Au final, non seulement les loyers ne sont pas doublement imposés, mais ils sont (indirectement) subventionnés pas l’impôt.

Et, perso, je trouve aussi cela anormal. Cette mécanique complexe de financement d’un côté, associée à une imposition supplémentaire de l’autre, entraîne une déformation globale du marché.

Dernière modification par M07 (14/05/2018 09h36)


M07

Hors ligne Hors ligne

 

#37 14/05/2018 09h41

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   549  

Quelques points:
- l’état offre une niche fiscale nommée PEA, afin d’inciter les investisseurs à acheter européen. Les dividendes ne sont taxés que si on choisit d’investir sur des valeurs non-éligibles au PEA.
- l’état offre une aide fiscale en permettant d’imputer les pertes sur une actions A à n’importe quelle plus-value d’autres actions, pendant plusieurs années.
- l’état offre une réduction d’impôts sous la forme d’un plafond à 30% sur tous (la plupart ?) les revenus de capitaux

Alors oui, on peut voir le verre au quart vide en se concentrant sur le fait que le dividende d’une action en moins value, logée sur un CTO est imposé. Mais on peut aussi se dire que dans l’ensemble, les investisseurs boursiers bénéficient d’une imposition largement réduite sur ce que serait la "norme française" (oui, d’autres pays taxent moins, mais ce n’est pas le sujet)


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

Hors ligne Hors ligne

 

#38 14/05/2018 10h15

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   350  

@M07
Ce qui est anormal c’est que (comme vous le notez) seuls 50% des foyers français paient l’IR. En principe, tous devraient le payer (il y a même eu une révolution pour ça…) : pauvres, riches, jeunes, vieux, actifs, retraités, expatriés etc.

@Cricri
je ne suis pas certain de comprendre la logique soulevée : dans votre exemple, on achète une action 100, vous touchez 3 de dividendes et dans le même temps, le cours passe à 95. Votre ’gain net’ = 3 - (30% x 3) - 5 (MV) = -2,9.

Votre gain en flux est imposé (PFU sur les +3 de dividendes) mais votre perte en stock (MV de -5) ne l’est fort heureusement pas.

Et sur l’interrogation de départ (double imposition des dividendes), ça m’a effectivement toujours interpellé. Je ne sais pas d’où ça vient mais on voit bien que l’air du temps est plus à la hausse des taxes (CSG en hausse), voire dans certains cas à carrément estimer qu’il s’agit de flux totalement illégitimes et qui doivent être bannis pour une large part (gérants majoritaires de sarl ; avec le serpent de mer des gérants de SAS).

Reste la niche fiscale du PEA et du PEA-PME. Niche toute relative cependant. Quelqu’un qui ouvre cette enveloppe aujourd’hui finira par payer les PS dessus - et dans 5 ans, allez savoir à combien sera cette csg.

Hors ligne Hors ligne

 

#39 14/05/2018 10h17

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   491  

Après c’est de la gestion de patrimoine en fonction des objectifs de chacun.

Il existe toujours des petites failles ou il faut s’engouffrer pour arriver à sortir du lot et avoir de bon rendement/utiliser une fiscalité en fonction de chacun ect..


Maintenant je profite !!!

Hors ligne Hors ligne

 

#40 14/05/2018 11h37

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   549  

carignan99 a écrit :

dans votre exemple, on achète une action 100, vous touchez 3 de dividendes et dans le même temps, le cours passe à 95

Je cite votre message mais ma réponse s’applique à de nombreux autres:
Il y a une grosse confusion entre plus-value latente et plus-value concrétisée.

Que le cours de votre action passe à 95 ne change rien à ce que vous possédez: 1 action.
Il n’y a que lors de la vente effective que vous pourrez dire que vous avez réellement perdu de l’argent. Et ça tombe bien, la concrétisation d’une moins-value est déductible des plus-value en cours et futures.
Le dividende bénéficiant d’exonération spéciales avant 2017, il était plus intéressant de ne pas les comptabiliser en tant que plus-value.

Autre point, j’entends beaucoup de gens se plaindre d’être imposé quand l’action passe à 95. Mais du coup, si elle passait à 105, vous souhaiteriez être imposé sur la plus-value potentielle ?

Si vous regardez la vie complète de votre action, vous aurez été taxé uniquement sur le gain fait:
Année 1: achat à 100
Année 2: dividende de 5, valeur à 92  => taxé sur 5
Année 3: dividende de 5, valeur à 100 => taxé sur 5
Année 4: vente à 102 => taxé sur 2.
Bilan => 12 de bénéfice, taxé sur 12

Année 1: achat à 100
Année 2: dividende de 5, valeur à 92  => taxé sur 5
Année 3: dividende de 5, valeur à 90 => taxé sur 5
Année 4: vente à 88 => -12 à déduire des futures PV.
Bilan => 2 de perte, taxé sur 10-12.


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

Hors ligne Hors ligne

 

#41 14/05/2018 11h56

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   560  

Bonjour !

Faith a écrit :

- l’état offre une réduction d’impôts sous la forme d’un plafond à 30% sur tous (la plupart ?) les revenus de capitaux

Mon cher Faith, vous vous êtes fait avoir par la propagande étatique qui n’extrait qu’une partie de l’équation pour faire une communication trompeuse.

Je prends un exemple : 
- soit un dividende de 100 € versé à un actionnaire.
- l’actionnaire va être imposé à hauteur de 30 €  (30 % de 100 €)
- mais, l’entreprise avait déjà payé 33 % sur les bénéfices qui ont été utilisés pour la distribution. Donc, les 100 € distribués proviennent de 149,25 € de bénéfices imposés pour 49,25 € (taux d’imposition de 33 % sur les 149,25 €)
- au final, le total des impositions a été de 79,25 €, ce qui représente taux d’imposition de 53,1 % sur les bénéfices.

Conclusion : une imposition de 53 % est transformée, pour un besoin d’efficacité de communication (certains préféreront propagande, ou publicité) en 30 %

Dernière modification par M07 (14/05/2018 12h02)


M07

Hors ligne Hors ligne

 

#42 14/05/2018 12h16

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   549  

M07 a écrit :

Mon cher Faith, vous vous êtes fait avoir par la propagande étatique qui n’extrait qu’une partie de l’équation pour faire une communication trompeuse.

Puisque vous semblez d’humeur joueuse, je me demande pourquoi vous partez du bénéfice de l’entreprise comme base de calcul: une entreprise ne faisant pas de bénéfice peut verser des dividendes également.
Pourquoi ne pas partir plutôt du montant facturé aux clients ?
Comme ça vous aurez le plaisir de pouvoir rajouter à votre tirade sur la taxation: la TVA, les charges patronales, les différentes taxes sur le CA, etc.
Ca vous fera un gros chiffre bien plus exact que votre 53% qui me parait étonnamment timoré.

Ne serait-ce qu’en prenant la TVA, on pourrait booster un peu cette valeur: Prenons une entreprise commerciale donc le bénéfice vaux 25% du CA. pour vos 149.25€ de bénéfice, il a fallu vendre pour 597€ de marchandise, ayant généré 119.40€ de TVA.
Soit déjà 268.65€ portant la taxation à 79% de la somme tirée du client.
En ajoutant les charges patronales (et salariales, après tout, ça reste de l’imposition), on doit pouvoir avoisiner les 90%

Voilà, 90% c’est quand même beaucoup plus sympa comme chiffre à annoncer sur le forum. Et puis ça fait vraiment avancer la discussion.


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

Hors ligne Hors ligne

 

#43 14/05/2018 12h52

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   350  

Faith a écrit :

carignan99 a écrit :

dans votre exemple, on achète une action 100, vous touchez 3 de dividendes et dans le même temps, le cours passe à 95

Je cite votre message mais ma réponse s’applique à de nombreux autres:
Il y a une grosse confusion entre plus-value latente et plus-value concrétisée.


Autre point, j’entends beaucoup de gens se plaindre d’être imposé quand l’action passe à 95. Mais du coup, si elle passait à 105, vous souhaiteriez être imposé sur la plus-value potentielle ?

Pas de confusion dans mon esprit ni dans celle de personne me semble t-il. Je reprenais un exemple cité par Cricri, sur une MV latente.
On est bien d’accord aussi sur votre conclusion sur les taxations de PV.

Hors ligne Hors ligne

 

#44 14/05/2018 13h00

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   176  

@M07 à propos des actions vs obligs :
Attention car même si une obligation perpétuelle dont le coupon serait indexé sur le résultat de l’entreprise est juridiquement et incontestablement de la dette, ce n’est pas le cas fiscalement. D’un point de vue fiscal il existe un ensemble de paramètres (nature du coupon, maturité, séniorité…) qui peuvent faire en sorte que les paiements de l’obligation soient considérés comme des dividendes et donc non déductibles. Le fisc français a pendant longtemps gardé un flou artistique sur la question et ce n’est qu’il y a 4 ou 5 ans je crois qu’il y eu un peu de précision afin de pouvoir savoir comment traiter les sukuks (qui structurellement sont de la dette indexée sur les résultats).

Mais pour rester sur le fil de la discussion, c’est effroyable de voir la complexité avec laquelle il faut tenir compte des incitations ou désincitations fiscales selon la nature des investissements ou la nature des cash flows (gains vs dividendes etc) lorsque c’est à titre individuel. Le fait d’investir au travers d’une structure à l’IS a le grand mérite de lisser tout ça. En gros, quelque soit la nature du revenu c’est taxé pareil, et toutes les pertes peuvent compenser des gains. Pour le coup, je trouve que ça permet de plus facilement faire une analyse rationnelle des investissements, sans distortion

Hors ligne Hors ligne

 

#45 14/05/2018 13h03

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   350  

Faith a écrit :

M07 a écrit :

Mon cher Faith, vous vous êtes fait avoir par la propagande étatique qui n’extrait qu’une partie de l’équation pour faire une communication trompeuse.

Puisque vous semblez d’humeur joueuse,
…Ne serait-ce qu’en prenant la TVA, on pourrait booster un peu cette valeur: Prenons une entreprise commerciale donc le bénéfice vaux 25% du CA. pour vos 149.25€ de bénéfice, il a fallu vendre pour 597€ de marchandise, ayant généré 119.40€ de TVA.
Soit déjà 268.65€ portant la taxation à 79% de la somme tirée du client.
En ajoutant les charges patronales (et salariales, après tout, ça reste de l’imposition), on doit pouvoir avoisiner les 90%

Voilà, 90% c’est quand même beaucoup plus sympa comme chiffre à annoncer sur le forum. Et puis ça fait vraiment avancer la discussion.

@ Faith,
votre raisonnement me semble bon du point de vue conceptuel. Je n’ai pas vérifié les calculs mais 80 à 90% doit effectivement être un ordre de grandeur plausible sur la ponction opérée via les prélèvement obligatoires de tout ordre (IS, IR, PS, TVA, CFE, CVAE, les très nombreux organismes de taxation du travail - pas loin d’une dizaine pour une TPE avec 2 salariés etc.).

Hors ligne Hors ligne

 

#46 14/05/2018 13h07

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   560  

Re !

Faith a écrit :

une entreprise ne faisant pas de bénéfice peut verser des dividendes également.

Dans ce cas, il s’agit de bénéfices antérieurs qui ont été entreposés dans des réserves, des actifs, ou de la trésorerie. Il s’agit juste d’un report de la distribution.

Faith a écrit :

Ne serait-ce qu’en prenant la TVA

Vous avez oublié que : les bénéfices sont hors taxes (donc hors TVA), que l’entreprise déduit la TVA sur les achats et les charges. L’entreprise encaisse et reverse le surplus de TVA ; la TVA n’est donc pas une charge pour l’entreprise. Et l’actionnaire ne paye rien sur la TVA, étant en dehors du circuit.

En fait, je reviens à mon argumentation initiale : pour l’entreprise, les intérêts versés pour les emprunts bancaires sont déductibles, les intérêts versés pour les obligations sont déductibles, les intérêts versés pour les crédits fournisseurs sont déductibles…  MAIS les intérêts versés aux actionnaires (dividendes) qui ont apporté de l’argent à l’entreprise ne sont pas déductibles.   C’est cela qui est anormal.

Dernière modification par M07 (14/05/2018 13h21)


M07

Hors ligne Hors ligne

 

#47 14/05/2018 13h20

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   549  

M07 a écrit :

Vous avez oublié que : les bénéfices sont hors taxes (donc hors TVA), que l’entreprise déduit la TVA sur les achats et les charges, que l’actionnaire ne paye rien sur la TVA, étant en dehors du circuit.]

Oh non, je n’ai rien oublié.
Vous avez juste décidé que quand le consommateur paye 120€, les 20€ de TVA n’étaient pas à prendre en compte. Alors que si l’état ne taxait pas la consommation, l’entreprise vendrait ce bien 120€ quand même et aurait 20€ de bénéfice supplémentaire, donc ce sont bien 20€ "retirés de la poche des actionnaires".

Vous m’agressez à coup de post méprisant commençant par "Mon cher Faith vous êtes un gros idiot", alors permettez moi de vous dire que la vision que vous avez décrite de l’imposition, que vous estimez sans doute très pertinente et parfaitement objective, n’est qu’un entre-deux influencé par des les mêmes "propagandes" que vous avez cru dénoncer en me répondant de manière aussi peu cordiale.

M07 a écrit :

En fait, je reviens à mon argumentation initiale : pour l’entreprise, les intérêts versés pour les emprunts bancaires sont déductibles, les intérêts versés pour les obligations sont déductibles, les intérêts versés pour les crédits fournisseurs sont déductibles…  MAIS les intérêts versés aux actionnaires (dividendes) qui ont apporté de l’argent à l’entreprise ne sont pas déductibles.   C’est cela qui est anormal.

Les intérêts versés sont un coût.
Les dividendes sont un transfert de fonds du compte de l’entreprise vers le compte de ses propriétaires. Hors fiscalité, il n’y a aucun perte de valeur lors du versement du dividende.

JAMAIS les dividendes n’ont été des intérêts.

Dernière modification par Faith (14/05/2018 13h24)


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

Hors ligne Hors ligne

 

#48 14/05/2018 13h26

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   560  

Re

Faith a écrit :

Vous avez juste décidé que quand le consommateur paye 120€, les 20€ de TVA n’étaient pas à prendre en compte. Alors que si l’état ne taxait pas la consommation, l’entreprise vendrait ce bien 120€ quand même

S’il n’y avait pas de TVA, l’entreprise vendrait 100 €. La TVA est payée par le consommateur, et l’entreprise n’est qu’un point de passage, de transfert, de cette TVA vers l’Etat

Faith a écrit :

Vous m’agressez à coup de post méprisant commençant par "Mon cher Faith vous êtes un gros idiot

Désolé si vous vous sentez blessé ; excusez-moi si c’est le cas, car ce n’était aucunement mon intention. Et, au passage, je n’ai jamais employé à votre encontre les (derniers dans la citation) mots que vous avez utilisés.

Dernière modification par M07 (14/05/2018 13h28)


M07

Hors ligne Hors ligne

 

#49 14/05/2018 13h38

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   503  

Le dividende est décidé en AG, l’achat et la vente d’un titre est un contrat passé de gré à gré ou sur un marché réglementé entre deux parties.

Vu comme ça, je pense qu’il n’est pas évident que l’égalité suivante :
Prix (t-1) = Prix (t) + dividende net d’impôts + impôts
soit requise, le Prix étant décidé par l’offre et la demande.

Il n’est pas non plus déconnant que :
Prix(t-1) > Prix(t) + dividende net d’impôts + impôts
si l’on suppose que les investisseurs ont un attrait pour le dividende (rationnel ou non, ça n’est pas le problème).
En effet, une fois le dividende détaché, il y a un "coût du temps" avant le versement du prochain dividende.

On a donc :
Prix (t-1) = Prix (t) + dividende net d’impôts + impôts + coût du temps avant prochain dividende

Hors ligne Hors ligne

 

#50 14/05/2018 13h48

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   969  

Faith a écrit :

Voilà, 90% c’est quand même beaucoup plus sympa comme chiffre à annoncer sur le forum. Et puis ça fait vraiment avancer la discussion.

Ce n’est pas non plus 30%, en prenant 47,6% du PIB pour la pression fiscale, on se rapproche de la réalité, même s’il faut pondérer entre dividendes et autres gains/dépenses.
Impôts, cotisations : la pression fiscale en France est la plus élevée d’Europe

En ligne En ligne

 

Information Nouveau venu dans cette longue discussion ? Consultez une sélection des messages les plus réputés en cliquant ici.

Pied de page des forums

Parrains Faites-vous parrainer
Apprendre le bonheur