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Discussions courtoises et réfléchies sur l’investissement patrimonial pour s’enrichir, générer une rente et atteindre l’indépendance financière

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#1 30/11/2010 13h22

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En complément de la discussion sur Plombier freelance ou informaticien freelance pour devenir rentier ? je voudrais comparer les cotisations et impôts payé dans divers scénarios, pour un travail générant une même valeur ajoutée.

Supposons donc que Luc, un plombier (ou un informaticien, ou un "autre), travaille en moyenne (avec les congés, etc.) l’équivalent de 150h efficaces par mois que le client final paie 40€ ht (soit 6 000€), et que Luc génère 2000€ de frais divers (voiture, outils, etc.). Il lui reste donc une "valeur ajoutée" de  4000€ par mois. Supposons que Luc a sa propre entreprise, et utilise ces  4000 € comme il veut. Supposons aussi que Luc est célibataire, sans enfant.

Examinons deux scénarios typiques :

A -> Luc utilise les  4000 € pour se verser un "salaire" maximum
                cotisations patronales = 1333 €
                cotisations employé = 667 €
                salaire net versé = 2000 €
                IR =  1688 €/12 (RNF = 90% * 24 000€)
                revenu mensuel disponible = 1859 €    (2000€ - 1688€ / 12)
                les droits que Luc acquiert (retraite, chômage, etc.) sont "associés" à 2667 € brut / mois

B -> idem, avec salaire au SMIC (1350€ brut), le solde subit l’IS puis est distribué en dividendes 
                cotisations patronales = 675 €
                cotisations employé = 337 €
                salaire net versé = 1013 €
                bénéfice avant IS = 23 700€ /an
                IS (à 15%) = 3555 € / an
                dividende distribué = 20 145 € /an 
                IR =  1888 €/12 (RNF = 90% * 1013€ * 12 + 60% * 20 145)
                revenu mensuel disponible = 2534 €   (1013€ + 20145€/12 - 1888€/12) 
                les droits que Luc acquiert (retraite, etc.) sont "associés" à 1350 € brut / mois

Les calculs sont simplifiés et approximatifs (les taux de cotisations sont plutôt maximum, avec une prévoyance "généreuse"), mais ceci n’a que peu d’impact sur les conclusions. D’autres scénarios où Luc se rémunèrerait uniquement avec des dividendes, ou où Luc se rémunèrerait en "indépendant" apportent peu au raisonnement.

Dans le scénario B, Luc dispose de 675 € /mois de plus (36% de plus que dans le scénario A).
Dans le scénario B, Luc disposera cependant de bien moins de "droits acquis" (retraite, chômage, prévoyance, etc.).

Si Luc est simple salarié d’une entreprise où il ne décidera pas, et sera systématiquement dans un scénario proche du scénario A. Il faudra encore retirer de sa valeur ajoutée les coûts de structure (mais on suppose/espère que l’efficacité de l’entreprise est augmentée d’autant pour les justifier), et la rémunération des actionnaires (il aurait aussi du mettre un capital dans sa propre entreprise, lequel devrait aussi être rémunéré). 

On peut penser que n’importe quel Luc, ayant le choix, choisirait systématiquement le scénario B. Ce n’est pas aussi automatique que cela, et tout dépend de la valeur que Luc va attribuer aux droits acquis par ses cotisations.

En tout cas, et c’est à ceci que je voulais en venir, la situation de Luc dans le scénario B ne doit pas être considérée comme équivalente à celle d’un "salarié" qui aurait uniquement un salaire disponible net de 2534€, car les droits acquis ne sont en rien comparables. Il faut se méfier de raisonnements basés uniquement sur le "net disponible", car ils négligent les droits acquis, souvent assez importants pour les salariés, et faibles pour les freelance.


J'écris comme "membre" du forum, sauf mention contraire. (parrain Fortuneo: 12356125)

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#2 30/11/2010 15h45

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Vous faîtes bien de rappeler ces différences, qui sont souvent méconnues des salariés.

Il y a effectivement 2 points :
- Optimisation de la rémunération avec rémunération en dividendes et "revenus"
- Les revenus subissent moins de prélèvements sociaux (et heureusement !) car il n’y a pas entre autre de cotisation chômage (on peut éventuellement compléter par une assurance tierce)

GoodbyLenine a écrit :

On peut penser que n’importe quel Luc, ayant le choix, choisirait systématiquement le scénario B. Ce n’est pas aussi automatique que cela, et tout dépend de la valeur que Luc va attribuer aux droits acquis par ses cotisations.

Je ne crois pas, en tout cas en France ! :-) L’absence de chômage est un des principal motif de refus des informaticiens de passer indépendant. Dans leur majorité, ils préfèrent se faire tondre par une SSII sans aucune valeur ajoutée, uniquement pour avoir droit au chômage et congés payés. En tout cas c’est ce qu’il ressort de très nombreuses discussions avec des collègues.

Un autre avantage non évoqué :
- La possibilité de passer les frais mixtes sur la société. Par exemple, quand j’étais salarié, j’avais déjà un endroit dédié chez moi pour travailler à titre perso (m’auto-former, etc). En freelance, j’ai tjs cette pièce, sauf que cette fois-ci je passe en frais la partie de mon loyer au prorata de la surface utilisée. Idem pour l’ordinateur portable, le téléphone, etc.

Le salarié "en contrepartie" bénéficie d’un abattement de 10% sur son traitement et salaire au niveau de l’IR.

Selon les cas, le freelance peut avoir un net avantage (ou pas !)…

Inconvénients du freelance :
- Difficulté pour louer un appartement (paria des assurances loyers impayés, donc le propriétaire refuse de louer)
- Difficulté pour trouver un crédit (paria des banques)
- A affaire aux services administratifs (RSI, Urssaf, Cipav…), incompétents et peu réactifs car complètement surchargé et informatique obsolète

Pour le dernier point, une solution c’est la SASU. Le président a le statut de salarié et d’après ce que j’ai compris cotise à la sécu "normale" et n’a donc pas à faire au RSI. En contrepartie les cotisations sont plus élevées.

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#3 30/11/2010 17h49

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Non, les cotisations ne sont pas forcément plus élevées.

Bien sûr, en %, cela est plus cher, mais vous avez la possibilité de les moduler librement en fonction de la rémunération de président, dont le montant est libre, le surplus pouvant être appréhendé (avec un an de retard, il est vrai) en dividendes…

Vous pouvez même éviter le payement de toutes charges sociales, en étant président "bénévole" de votre SASU. Dans cette hypothèse, il faut touver un autre moyen d’avoir une couverture santé…

En qualité de travailleur indépendant, cette modulation est impossible…

Et je confirme votre propos, le RSI c’est vraiment merdique…

Dernière modification par stephane (30/11/2010 17h51)

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#4 30/11/2010 18h50

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stephane a écrit :

…/…
Et je confirme votre propos, le RSI c’est vraiment merdique…

Moi aussi (assuré par RSI) je ne peux que confirmer (et mon expert comptable aussi d’ailleurs ;-)).

Un exemple : Quand j’ai changé le gérant de ma SARL de famille (LMP), le RSI a ignoré tous mes courriers, emails, et coups de téléphone. et il a fallu arrêter de payer pour l’ancien gérant pour qu’enfin une personne de chez eux se réveille et daigne s’occuper du dossier, lequel a fini d’être réglé plus de 2 ans après le changement de gérant.

Dernière modification par GoodbyLenine (30/11/2010 18h51)


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#5 01/12/2010 07h54

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Les pbs du RSI sont même officiels !

www.mediateur-republique.fr/fic_bdd/pdf … IATEUR.pdf

« Avant la fin de l’année 2010, le gouvernement s’engage avec l’Acoss et le RSI à ce que les problèmes techniques soient
résolus grâce à une amélioration du processus d’affiliation et de radiation des cotisants (…), à une résolution des
dossiers comportant actuellement des anomalies (…) et (à une évolution de) la collecte des déclarations de revenus 2009
permettant d’asseoir le calcul des cotisations dues en 2010, afin de réduire significativement les taxations d’office. »

Stephane a écrit :

Vous pouvez même éviter le payement de toutes charges sociales, en étant président "bénévole" de votre SASU. Dans cette hypothèse, il faut touver un autre moyen d’avoir une couverture santé…

Je ne sais pas si c’est des légendes urbaines, mais on est alors un peu dans le même esprit que ceux qui font une EURL avec IS et se paient à 100% en dividendes. En cas de contrôle, il "parait" que tout peut être requalifié en "revenu d’activité" (avec Urssaf et compagnie), au motif de l’abus de droit.

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#6 01/12/2010 08h21

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GoodbyLenine a écrit :

En complément de la discussion sur Plombier freelance ou informaticien freelance pour devenir rentier ? je voudrais comparer les cotisations et impôts payé dans divers scénarios, pour un travail générant une même valeur ajoutée.

Supposons donc que Luc, un plombier (ou un informaticien, ou un "autre), travaille en moyenne (avec les congés, etc.) l’équivalent de 150h efficaces par mois que le client final paie 40€ ht (soit 6 000€), et que Luc génère 2000€ de frais divers (voiture, outils, etc.). Il lui reste donc une "valeur ajoutée" de  4000€ par mois. Supposons que Luc a sa propre entreprise, et utilise ces  4000 € comme il veut. Supposons aussi que Luc est célibataire, sans enfant.

Examinons deux scénarios typiques :

A -> Luc utilise les  4000 € pour se verser un "salaire" maximum
                cotisations patronales = 1333 €
                cotisations employé = 667 €
                salaire net versé = 2000 €
                IR =  1688 €/12 (RNF = 90% * 24 000€)
                revenu mensuel disponible = 1859 €    (2000€ - 1688€ / 12)
                les droits que Luc acquiert (retraite, chômage, etc.) sont "associés" à 2667 € brut / mois

B -> idem, avec salaire au SMIC (1350€ brut), le solde subit l’IS puis est distribué en dividendes 
                cotisations patronales = 675 €
                cotisations employé = 337 €
                salaire net versé = 1013 €
                bénéfice avant IS = 23 700€ /an
                IS (à 15%) = 3555 € / an
                dividende distribué = 20 145 € /an 
                IR =  1888 €/12 (RNF = 90% * 1013€ * 12 + 60% * 20 145)
                revenu mensuel disponible = 2534 €   (1013€ + 20145€/12 - 1888€/12) 
                les droits que Luc acquiert (retraite, etc.) sont "associés" à 1350 € brut / mois

Les calculs sont simplifiés et approximatifs (les taux de cotisations sont plutôt maximum, avec une prévoyance "généreuse"), mais ceci n’a que peu d’impact sur les conclusions. D’autres scénarios où Luc se rémunèrerait uniquement avec des dividendes, ou où Luc se rémunèrerait en "indépendant" apportent peu au raisonnement.

Dans le scénario B, Luc dispose de 675 € /mois de plus (36% de plus que dans le scénario A).
Dans le scénario B, Luc disposera cependant de bien moins de "droits acquis" (retraite, chômage, prévoyance, etc.).

Si Luc est simple salarié d’une entreprise où il ne décidera pas, et sera systématiquement dans un scénario proche du scénario A. Il faudra encore retirer de sa valeur ajoutée les coûts de structure (mais on suppose/espère que l’efficacité de l’entreprise est augmentée d’autant pour les justifier), et la rémunération des actionnaires (il aurait aussi du mettre un capital dans sa propre entreprise, lequel devrait aussi être rémunéré). 

On peut penser que n’importe quel Luc, ayant le choix, choisirait systématiquement le scénario B. Ce n’est pas aussi automatique que cela, et tout dépend de la valeur que Luc va attribuer aux droits acquis par ses cotisations.

En tout cas, et c’est à ceci que je voulais en venir, la situation de Luc dans le scénario B ne doit pas être considérée comme équivalente à celle d’un "salarié" qui aurait uniquement un salaire disponible net de 2534€, car les droits acquis ne sont en rien comparables. Il faut se méfier de raisonnements basés uniquement sur le "net disponible", car ils négligent les droits acquis, souvent assez importants pour les salariés, et faibles pour les freelance.

Question subsidiaire:
- Est ce que pour le 700€ d’écarts de revenus net dispo entre les 2 scénario , Luc peut "s’assurer" lui meme contre les risques retraite/chomage pour des prestations équivalentes à celles du régime de droit commun ?
(Je parle d’assurance, mais de l’épargne serait sans doute plus adaptée, nottament pour la partie retraite).

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#7 01/12/2010 09h45

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Je ne saurais vous dire, car "personne" ne le fait. :-)

Pour la retraite, la complémentaire Madelin est une "arnaque" complète car on ne peut pas sortir par anticipation.

Pour le chômage, a priori, si on est indépendant, c’est que l’on croit en soit et que l’on est près à assumer ce risque.

Par contre, un indépendant prend svt une bonne complémentaire santé et parfois une assurance perte de revenu en cas d’arrêt de travail due à un accident. Ça n’est pas mon cas, mais je suis hyper prudent : pas de ski pour moi ou autres activités à risque. Un mois dans le platre = un mois non facturé = pas d’argent. Et plein de copains indépendants font comme moi. Par contre, je connais bcp de salariés qui se sont "niqués" au ski ou ailleurs… Mais bon pas grave, la sécurité sociale est là…

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#8 01/12/2010 19h05

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Oui, je comprends.
Mais pour parler uniquement de la retraite, dans ce cas là: est ce que 700€/mois placés sur une AV permettent d’assurer un complément de retraite équivalent à ce nous aurions cotisé dans le scénario 1 ?

Calcul vite fait:
700€ /mois de 35 ans à 65 ans, placé à 4% : 481.000€
Celà permet normalement de sortir avec une rente viagère d’environ 17000€/ans.

Ca me parait interessant par rapport au 700€ qui dans le régime général auraient rapportés au mieus 75%x700€ mensuel une fois à la retraite.

Edit: oups… J’ai complètement zappé la fiscalité dans mon calcul!

Dernière modification par sorg (01/12/2010 19h05)

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#9 16/06/2011 09h11

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Ce que j’adore, avec l’administration fiscale, c’est que si l’URSSAF se trompe, il vous faudra attendre 6-12 mois pour que l’administration "ait l’honneur" de vous accorder un dégrèvement (sur son erreur), qui évidemment ne donnera lieu à aucun intérêt.

Par contre, si vous avez le malheur d’avoir 1 jour de retard dans le paiement de votre TVA, vous avez 10% de pénalité d’office (donc sur 5000 € de TVA, 500 € de pénalité ce qui n’est pas rien).

Et ce même, si vous aviez prévenu par téléphone que vous auriez un soucis de règlement et que l’on vous a répondu "Ok pas de pb on en tiendra compte".

Ça m’est arrivé pour ma TVA d’Avril 2011 et c’est arrivé à un copain.

Dans mon cas, non seulement j’avais téléphoné mais en + envoyé un courrier. Je vais donc en renvoyer un pour solliciter un dégrèvement sur cette pénalité sur laquelle l’administration s’était "engagé" oralement à ne pas me faire payer.

C’est d’autant plus savoureux qu’en collectant la TVA, je suis agent comptable bénévole de l’administration publique (auquel certains argueront qu’en contre-partie j’ai une avance de trésorerie).

Mais je garde le moral, dans un mois c’est le jour de libération fiscale !

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[+1]    #10 16/06/2011 10h07

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En effet, les voix de l’administration fiscale sont impénétrables.

Sur les 7 derniers exercices fiscaux (IR), j’en suis à 4 proposition de rectification. Toutes gagnées, sans aucune contestation du Tresor Public.

Ce que je peux en tirer comme conclusions :

- Le Tresor Publique ne consulte pas les justificatifs fournis avec les déclaration papier.

- Le tresor Public ne tient absolument pas compte des documents envoyés dans la demande d’informations. J’en conclue, qu’ils font cette demande uniquement pour se couvrir au niveau juridique.

- Mauvaise foi évidente. J’ai eus le cas, ou le Tresor Public me cite un article du code des impots pour justifier la proposition de rectification. Hors la citation était partielle, et bien sur, n’integrait pas la phrase de l’article qui justifiait et validait mon choix fiscal. Il a fallut que ce soit moi qui cite l’article dans son intégralité afin d’obtenir raison.

- Le Tresor Public fonctionne maintenant selon un systeme de statistiques. Les agents doivent faire des stats. Mais les metriques sont tres mal concus. Ils ne tiennent pas compte de la vie d’un dossier. On peut donc en jouer et mettre la pression sur l’agent des impots afin d’equilibrer le rapport de force.

Je m’explique. Lors de la derniere tentative d’extorsion, j’ai assez rapidement compris ou l’agent voulait en venir, par rapport aux documents qu’il me demandait lors de la demande d’informations. Le Tresor Publique etait deja en possession de la totalite des documents (fournis avec les declaration papier), mais comme l’agent ne les a certainement jamais lu, le puzzle n’etait aps reconstitué (3 pieces seulement). Le systeme informatique a craché un dossier, mais l’agent n’a certainement aucun moyen de requalifier le dossier. Donc, je me suis strictement cantonné à la fourniture des documents demandé, documents deja en possession du Tresor Publique, soit dit en passant. Ensuite, tout se passe comme prevu, le 24 decembre, arrive la proposition de rectification. L’agent a donc estimé qu’il y avait quelquechose d’anormale (bien sur, il n’a jamais étudié le dossier).
Donc, a ce moment, je fournis un document extremement détaillé, reprenant tous les documents (en precisant à chaque fois que la reference est en leur possession), en citant integralement les textes et non partiellement comme eux), et en justifiant toutes les sommes et les choix fiscaux.

Au final, l’agent a ete penalisée, puisqu’il a lancé une demande de rectification, et que c’elle ci a echouée, ce qui etait evident. L’agent a donc degradé ses statistiques, ce qui potentiellement peut contribuer à une mauvaise evaluation de son travail.

Ceci dit, j’ai eus aussi a faire a des gens remarquables lors de 2 precedentes affaires (erreur de calcul de taxe d’habitation et changement de coordonnées bancaires faites à l’IR et non aux taxes locales, car ces 2 services ne partageaient pas informations d’un même contribuable d’ou 2 bases de données !).

A+
Zeb


Tout ce qui peut merder, va inévitablement merder.

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#11 04/07/2011 11h56

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Plusieurs réunions d’anciens élèves de mon école avec des Chefs de Projet informatique m’ont montré que grosso-modo ils gagnaient entre 45-50 k€ brut annuel, tandis qu’en Freelance, je suis au-dessus.

En dehors de l’aspect administratif, un inconvénient du freelance est l’absence de chômage.

Mais en fait cet inconvénient se chiffre facilement :

Ainsi pour un salaire brut annuel à 45 k€, l’indemnité mensuel est de 1950 € net environ (source : Calcul du montant de l’allocation chômage)

La durée du chômage étant de 24 mois, le chômage est donc un "cadeau" de 46 800 € s’il est "utilisé" en totalité.

Ainsi, un CdP informatique freelance qui met 46 800 € de coté (en réalité un peu moins est nécessaire, car l’indemnité chômage va être imposée sur le revenu, donc l’indemnité net de chez net est moins élevée que 1950 € mensuelle) s’est constitué la même équivalent indemnité chômage qu’un CdP informatique salarié.

Sauf que :
1) cette trésorerie peut être placée et rapporte
2) tout le surplus au-dessus est "pour" le freelance (tandis que les cotisations chômages du salarié finissent mécaniquement par être "perdue")
3) le freelance n’est pas soumis aux aléas législatifs sur le chômage (changement de la durée max, changement des montants)
4) si le freelance quitte volontairement une mission, il dispose de sa "trésorerie chômage" accumulée, tandis que le salarié qui démissionne n’a rien du tout (sauf s’il négocie un départ par consentement mutuelle)

Au final, l’argument du "je suis salarié pour avoir droit au chômage" doit être franchement relativisé…

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#12 04/07/2011 12h25

Banni
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Les salariés qui vous parlent de protection chômage pensent peut-être loin, pour après leur 50ème anniversaire …

Car si je vous suis, vous avez intérêt à :

- être freelance non salarié tant que vous pouvez obtenir sans problème des missions bien rémunérées; car en étant salarié, votre rémunération est moindre ET vous cotisez pour le chômage, alors que vous avez une probabilité faible de toucher  2 ans d’allocations chômage

- (re)devenir salarié après 50 ou 55 ans, car vous aurez peut-être alors davantage de mal à obtenir des missions bien rémunérées. La protection chômage sera alors plus utile et plus précieuse (jusqu’à 3 ans d’indemnisation avant 58 ans et davantage après, car on est indemnisé jusqu’à l’âge de la retraite à taux plein).

Sauf que dans la vraie vie, il est au contraire facile dans votre métier d’être salarié avant 40 ans et très difficile de redevenir salarié après 50 ans, si on perd son emploi de salarié ou si on a été non salarié jusque-là.

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#13 04/07/2011 12h47

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zParisien a écrit :

La protection chômage sera alors plus utile et plus précieuse (jusqu’à 3 ans d’indemnisation avant 58 ans et davantage après, car on est indemnisé jusqu’à l’âge de la retraite à taux plein).

Très juste, mais vous pensez vraiment que dans 20 ans cette règle sera tjs là ?

Je ne suis même pas sûr que cet avantage soit maintenu dans 5 ans ! Regardons ce qui se passe en Grèce, Espagne, Portugal et même Italie ! Il n’y a que la France qui échappe pour l’instant à de grosses coupes sociales.

zParisien a écrit :

Sauf que dans la vraie vie, il est au contraire facile dans votre métier d’être salarié avant 40 ans et très difficile de redevenir salarié après 50 ans, si on perd son emploi de salarié ou si on a été non salarié jusque-là.

En effet. Un compromis est de jouer la carte du freelance jusqu’à 45-50 ans et ensuite de tout faire pour se faire embaucher chez un client final (et surtout pas par une SSII) pour lequel on fait une mission. Ça a été le cas de collègue dans ma précédente mission.

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#14 04/07/2011 14h03

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Pardonnez cette remarque triviale, mais notre hôte n’a-t-il pas la ferme intention d’être rentier bien avant de se trouver dans la catégorie d’âge où il deviendra difficile de retrouver la relative sécurité du salariat?

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#15 05/07/2011 08h02

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Certes mais ce n’est pas fait et nous parlions dans le cas général, indépendamment de cet objectif.

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#16 17/02/2015 13h54

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Bonjour

Je me permets une remarque supplementaire. Il y a freelancer et freelancer. Ceux en EURL, comme moi, ceux sous d autres regimes…
Pour ceux en EURL, il convient de preciser qu’aujourd hui, le dividende, cette paye moins taxee laissant une poire pour la soif, est taxee comme une remuneration et ne constitue plus un avantage decisif. Elle ne permet plus a l entrepreneur de sauver de la tresorerie comme naguere. Merci Francois Hollande et tous les technocrates qui pantouflent dans la fonction publique.

Je pense vraiment que Freelancer peut donner un avantage financier consequent sur le statut d’employe. A condition d’avoir un temps d’activite egale (10 a 11 mois de travail) et de travailler dans un domaine a forte valeur ajoutee, ou les competences sont plus rares. Un ingenieur salarie dans un domaine de pointe pourrait gagner beaucoup plus en travaillant comme freelance sans ce meme secteur.

Les contraintes sont differentes: Face a la banque; l employe est mieux note. Le freelancer peut avoir a se deplacer pour garder de l activite (et cela peut engendrer des frais supplementaires). Et il n y a pas de chomage. Mais j ai tendance a penser que ce qui manque, ce n est pas le travail, mais les travailleurs.

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#17 11/12/2018 11h43

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Bonjour,

Je cherche à valider une matrice de passage entre CA de profession libérale du conseil et équivalent brut salarié.
En effet je suis souvent démarché pour des internalisations, et jusqu’ici j’ai toujours calculé que financièrement le passage au salarié n’était pas intéressant. Mais les propositions se faisant plus alléchantes, il est important pour moi de valider l’éventuelle perte financière, à mettre en regard des avantages nombreux du CDI (prévoyance, chômage, indemnités de licenciement, etc…) mais aussi de ses contraintes.

L’objet de ce message est donc de valider une matrice de passage en équivalent brut salarié.

J’étais tombé il y quelques années sur la feuille Google suivante :
EURL/SAS/Salarié
Fichier de 2015.

Pour 100 000 de CA et 4 000 de frais, on arrivait sur 54 000 net d’IR.
En essayant d’opérer alors une matrice de passage vers un équivalent brut salarié, il faut ajouter l’IR (par exemple à 30%) sur les 54 000 (/0.73*0.9*0.3) ce qui donne alors 19 972 d’impôts, donc un net à obtenir avec IR de 54 000 + 19 972 = 73 972.
Avec 22% de charges salariales, on arrive alors à 73 972/0.78= 94 837 EUR bruts.

J’en déduisais globalement que pour 100 000 de CA l’équivalent brut salarié représente 95% de ce CA.

Les dernières propositions qui me sont faites représentent 77% de mon CA. On s’approche des 95%.

Je cherche à valider cette matrice de passage en équivalent brut salarié.

Je vais tenter de mettre à jour avec les dernières lois le passage du CA au disponible net de tout.

Dernière modification par misteronline (11/12/2018 11h45)


A la bourse, un mec achète, un autre vend, les deux pensent faire une affaire. Jean Yanne.

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#18 11/12/2018 11h55

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Je ne comprends pas pourquoi vous vous embêtez avec l’IR qui est le même des deux côtés.
Dans les très grandes lignes, vous prenez votre marge brute (pas le CA!) d’indépendant, et c’est ce qu’il faut réclamer comme salaire brut pour tomber à égalité. Ça rejoint votre calcul.
Par contre avec cette égalité vous aurez l’assurance chômage en plus côté salarié.

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#19 11/12/2018 13h20

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Bonjour,

Je prends connaissance de ce fil très intéressant, évocateur dans le cadre de ma nouvelle situation.

Après 10 années de salariat, j’ai signé une rupture conventionnelle avec mon employeur. Je vais donc prochainement toucher les indemnités chômage (par mon ancien employeur, car il ne cotise pas à Pôle Emploi).

Depuis 2 mois, je profite de cette césure pour obtenir un diplôme supplémentaire, me mettre à jour en termes de compétences. Cependant, à côté, j’envisageais de lancer une activité en microentreprise suite à quelques sollicitations (création de site Internet, gestion de réseaux sociaux, création d’univers graphique, audit de présence sur le Web…). Il est vrai que lorsque l’on est salarié (je n’ai aussi connu que cela), il y a des avantages indéniables comme ceux cités plus haut.

J’ai prochainement des rendez-vous sur l’aide à la création d’entreprises. Cela m’aidera peut-être à me décider sur se lancer ou revenir dans le monde du salariat.

De manière générale, je comprends qu’à un certain moment de sa vie professionnelle, il est plus sécurisant de retrouver un emploi dans une entreprise, pour les différents avantages cités plus haut. Aussi, misteronline, c’est sûrement une bonne opportunité pour vous !

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#20 11/12/2018 13h32

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misteronline a écrit :

Je cherche à valider cette matrice de passage en équivalent brut salarié.

Si vous avez une proposition d’emploi en CDI qui vous laisse un net équivalent à ce que vous gagnez en tant qu’indépendant, c’est sans doute que vous ne vous vendez pas assez cher.
Le statut indépendant étant plus risqué par nature il est normal de gagner plus avec ce statut : il y a une prime de risque.
A vous de voir comment vous valorisez cette prime de risque vs la sécurité qu’offre le salariat.

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#21 11/12/2018 14h09

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Vous devez aussi faire vos propres calculs entre EURL et SASU, la dernière forme permet de prendre des dividendes tout en profitante de la flat taxe contrairement à l’EURL. Par contre pour profiter des indemnités journalières maladie et accident du travail, retraite… il faut se verser un salaire plus important que mentionner dans la feuille Google.

Dernier point, en tant que freelance, vous pouvez gérer votre temps et vos congés comme vous le voulez (plus ou moins), il faut aussi mettre en parallèle vos jours de congés payés avec ce que vous avez actuellement. A l’inverse, comme salarié il y a des avantages autre : tickets resto, chèques vacances, PEE…

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