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Favoris 1   [+4]    #1 04/09/2020 07h46

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Bonjour à la communauté,

Depuis bon nombre de semaines, je me suis aperçu que beaucoup d’investisseurs, souvent jeunes, arrivent sur le forum avec l’idée de devenir rentier.

Outre l’utilisation de l’effet de levier, qui, sous certaines conditions, peut permettre de devenir rentier sans avoir vraiment beaucoup d’argent, la composante essentielle d’un futur rentier est son revenu, souvent tiré du fruit d’un travail salarié.

Certains, une fois la présentation faite, se prennent une douche froide par les membres du forum plus expérimentés. En effet, quand on gagne 2300 € net de tout chaque mois, et que l’on épargne 700 € par mois, le rêve de devenir rentier peut paraître inatteignable. A titre d’exemple, il faudra 31 ans à ce profil pour atteindre le million d’euros, s’il fait travailler son argent à 8% l’an net.

Je tenais donc, à ouvrir ce sujet, pour aider les membres dans ce cas, et aussi pour leur dire qu’il y a des moyens, rapides, pour augmenter fortement ses revenus pour arriver rapidement (avant 30 ans) à une force d’épargne de 24 K€ l’an. Bien entendu, cela demandera du travail sur soit, une dose de sacrifices, et une gestion stricte de son budget.

J’aimerai donc, à travers ce sujet, synthétiser comment certains membres de ce forum ont fait pour augmenter considérablement leurs revenus. Il serait aussi intéressant de parler des compétences qui selon vous sont indispensables pour réussir, compétences techniques mais aussi les compétences douces (la façon d’être, de se comporter, …).

Vous l’aurez compris, ce sujet est un sujet bienveillant, de partage d’expériences, dans le seul but d’avoir comme une marche à suivre pour augmenter ses revenus.
Je reviendrai et partagerai mon expérience d’ici quelques temps sur cette file en fonction des retours que nous aurons reçu.

Au plaisir de vous lire,
Loop’

Dernière modification par LoopHey (04/09/2020 07h51)

Mots-clés : augmenter ses revenus, augmenter son salaire, expatriation, salaire


Mon interview sur le blog du projet lynch : http://leprojetlynch.com/2020/12/loophe … -debutant/

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[+1]    #2 04/09/2020 08h23

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Dans mon entourage, les personnes qui avaient un revenu inférieur à 2000€ par mois en étant salarié et qui ont pu accéder à de grosses sommes d’argent rapidement sont tous passés par l’achat revente de leurs résidences principales.

Achat à bon prix, bon emplacement, travaux réalisés par soi même ou bien négocié, bonnes prestations.

Résultat grosse plus value.

Certains ont renouvelé plusieurs fois l’opération, jusqu’à atteindre de très belles sommes en une dizaine d’années environ.

Après, il y a la création d’entreprise en proposant un produit qui cartonne avec forte marge ou vendu en grande quantité mais il faut la structure derrière et surtout le plus dur, l’idée du produit…

Dernière modification par Rick (04/09/2020 09h42)

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[+1]    #3 04/09/2020 09h02

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Petit retour et réflexion personnelles pour les ingénieur en informatique (qui peut sans doute s’appliquer dans d’autres domaines).

Expérience personnelle (30 ans)

A ma sortie d’école, j’avais plusieurs offres (CDI) dont je me souviens:
- 27k SSII industrie en province
- 30k startup robotique à Paris
- 32k SSII industrie à Paris
- 36k SSII finance à Paris
- 42k client final finance à Paris <-- choix

2013: CDI 42k entreprise A
2014: (prime ~ 1500€)
2015: augmentation à 44k (prime ~ 1500€)
2015: augmentation à 46k (prime ~ 1500€)
2016: CDI 50k entreprise B (Finance, client final) (prime ~ 0€ / démarrage fin année)
2017: (prime ~ 6000€)
2018: augmentation à 65k (prime ~ 8000€)
2019: (prime ~ 10000€)
2020: augmentation à 78k (prime à venir)

Expérience collègue/amis

Ami 1 (31 ans):
2012: 36k Sofia Antipolis (Industrie)
2013: 42k Paris (Finance, client final)
2017: 55k Paris (Finance, SSII)
2020: 65k Paris (Finance, SSII)

Ami 2 (30 ans):
2013: 37k Paris (Finance, client final)
2017: 60k Paris (Startup, avec responsabilité)
2020: ~100k Paris (Finance, indépendant)

Ami 3 (31 ans):
2014: 42k Paris (Finance, SSII)
2017: 60k Paris (Finance, client final)
2019: ~100k Paris (Finance, indépendant)

Pour la rémunération en indep, je parle en équivalent salarié.
On est plutôt sur du CA à 130-140k.

Réflexion

Quand un recruteur cherche à me débaucher, et qu’il entend ma rémunération, il part en courant 9 fois sur 10.
Il ne reste que les recruteurs spécifique à la niche dans laquelle je suis qui peuvent me proposer mieux.. ou bien ceux qui veulent me faire passer CTO.

1/ Il est possible d’atteindre une rémunération sympa en salarié, mais il faut bien chercher.
   a) soit en allant vers un domaine de pointe
   b) soit en allant vers le management
2/ Il est plutôt simple d’atteindre les 100k en indépendant
3/ Pour atteindre nettement plus, il faut arrêter d’échanger du temps contre de l’argent, et vendre/exploiter un "produit"
4/ Autre option: partir aux USA (dans mon domaine, je suis convaincu de pouvoir y toucher 300k$ et de pouvoir monter à 500k$ en 3 ans)

Dernière modification par redbee (04/09/2020 10h27)

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[+2]    #4 04/09/2020 09h21

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Expérience personnelle 27 ans :
- 2016, 23 ans : 37 K€ à la sortie de l’école d’ingénieur
- 2018, 25 ans : ~100 K€ suite à mon expatriation en Suisse
- 2020, 27 ans : ~110 K€

Réflexion :

Très difficile en France de vite dépasser les 5 K€ net de tout par mois (avant 30 ans), surtout en dehors du secteur informatique/finance.
Il faut bien souvent prendre du galon dans une entreprise, ce qui prend du temps (10 ans probablement) et une fois le statut de cadre sup’ atteint, on passe sa vie au boulot. Ne jamais oublier que le temps représente beaucoup d’argent. Si vous préfèrez attendre deux ans avant de changer de poste pour gagner 15 % de plus, c’est de l’épargne en moins pendant deux ans, qui ne compilera pas sur la prochaine décennie. L’attente est AMHA, la pire des choses dans la phase de constitution, surtout au début. Les discours "je vais me laisser un an ou deux pour prendre une décision" vous feront, à long terme, perdre beaucoup d’argent.

J’ai donc choisi de déménager et de trouver un emploi en Suisse tout en continuant de vivre en France pour exploiter le Gap financier.

Hard skills :
- Anglais obligatoire
- Très bonne connaissances en gestion de projets industriels

Soft skills :
- Federer
- Savoir se vendre, vendre un projet
- Positive attitude
- Apprendre à écouter les autres
- La persévérance (probablement le plus important)
- Savoir se remettre en question et accepter ses échecs

AMHA, il faut savoir saisir les opportunités et aussi penser à soit. J’étais dans une zone de confort, dans une entreprise pépère. J’ai choisi de changer récemment pour augmenter mes revenus de 30 %.

Je dirai qu’il faut abandonner les taches sans valeur ajouté. J’ai des collègues qui dépensent leur énergie sur des choses qui rapportent peu. Essayez de travailler efficacement sur les sujets qui sont véritablement rémunérateur pour l’entreprise.

Dernière modification par LoopHey (20/09/2020 15h09)


Mon interview sur le blog du projet lynch : http://leprojetlynch.com/2020/12/loophe … -debutant/

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[+1]    #5 04/09/2020 10h25

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En effet, je n’étais pas clair. Je parle en équivalent salaire employé.
je vais éditer mon message.

Avec un TJM à 600, et des mission longue (banque) Il est facile d’atteindre un chiffre d’affaire de 132k€ (en gardant autant de congé qu’un cadre RTT+5 semaines).

Sans entrer dans le détail des différentes structures, j’estime que c’est environ équivalent à un 100k salarié.

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[+1]    #6 04/09/2020 11h07

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Bonjour et merci pour les partages intéressants.

Ce qui serait encore mieux, ce serait de connaitre le rapport au temps dépensé.

Pour chaque témoignage de salaire, dire quel temps hebdo/mensuel/annuel REEL cela vous coûte : temps de travail + temps perdu au déjeuner sur place le midi + transport + heures supp ou travail à la maison… Connaitre le temps dépensé contre la rémunération obtenue permet de relativiser un peu les chiffres je pense. Au final cela permet même d’en déduire une rémunération horaire réelle (modulo la fiscalité mais on peut l’estimer rapidement).

Dans ma boite, le mérite n’a quasiment aucune influence, ce qui compte c’est :
- l’ancienneté : pour grimper année par année, dans les listes d’avancement… et pouvoir prétendre à une augmentation.
- les mutations : un accélérateur de carrière, mais pas toujours. Cela dépend aussi de l’honnêteté du management (cela me rappelle un passage du livre de Philippe qui traite aussi du sujet de cette file).

De ce fait, j’essaie d’optimiser mon salaire horaire net réel, n’ayant pas envie d’agir sur d’éventuels leviers sur les € qui remettraient en question mon temps, je me concentre sur la quantité d’heures dépensées…

Je ne sacrifierai pas mon temps libre présent pour gagner plus. Mon fils ne m’attendra pas pour grandir, aucune somme d’argent ne peut compenser le temps que je passe avec lui aujourd’hui. Et cela me va comme ça smile (mais chacun ses objectifs/aspirations bien entendu wink).

Dernière modification par bibike (04/09/2020 11h08)


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[+1]    #7 04/09/2020 11h12

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Concernant les augmentations de salaire, c’est beaucoup plus facile en changeant d’entreprise qu’en négociant en interne. Mon plus gros gap (+ 20 % pour le même poste) ça a été en changeant de boîte.

Ne pas négliger les petites entreprises : les salaires sont certes plus faibles à poste équivalent, mais on peut accéder à des fonctions plus élevées, et au final, ça augmente quand même la rémunération (et peut servir de tremplin pour travailler ensuite dans de grosses structures).

Il faut aussi viser la province si possible pour ne pas faire exploser son budget.

Songer aussi à l’expatriation : le must, c’est de travailler dans un pays à haut niveau de vie (Suisse, Norvège …) et de passer sa retraite dans un pays où le coût de la vie est bas (Europe de l’est …).

Recommandation pour les plus jeunes : faire des études scientifiques, avoir un double diplôme, parler anglais et ne pas surtout pas hésiter à être mobile.

Cas perso :

Je travaille dans l’industrie pharmaceutique (secteur rémunérateur et acyclique), j’ai une double compétence scientifique/marketing (2 masters) et je gagne environ 70 k€ brut par an (avec en plus une voiture de fonction). Je suis en télétravail ce qui me permet d’optimiser mon temps (je peux bosser 4 heures par jour avec plus de productivité que 8 heures au bureau) et je suis en province, du coup j’économise sur mon budget.

Mon projet est d’apprendre l’allemand (ça prendra quelques années) pour travailler en Suisse et doubler ainsi mon salaire. Bien entendu la qualité de vie est primordiale, je ne veux pas me tuer à la tâche, le but c’est de profiter MAINTENANT d’une semi-retraite (et c’est presque ce que je vis actuellement).

A la fin, je pense passer ma retraite dans un pays d’Europe centrale comme la Slovénie ou la Tchéquie (pourquoi pas même la Russie ?).

Dernière modification par Vibe (04/09/2020 11h21)

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[+3]    #8 04/09/2020 11h42

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Bonjour,

Pour ma part le gap de revenus (salariaux s’entend) s’est fait à 30 ans. Je stagnais avec un bac+2 à des niveaux de salaires compris entre 25 et 35 k€ max et même dans de grosses structures l’évolution n’était pas là. Ma seule évolution possible à l’époque était de changer d’employeur tous les 2, 3 ans pour faire des petits gap salariaux.

Je pense que c’est un biais des pays latins, nous n’avons pas la culture anglo-saxone du salaire au mérite, on est plus sur salaire au diplôme. Pourtant je suis un bosseur et j’avais des très bonnes évaluations de mes managers, mais rien n’y faisait, pas d’augmentation substantielle.

Du coup à 30 ans et fort de ce merveilleux constat et d’une bonne introspection, j’ai décidé de reprendre les études afin d’obtenir un accélérateur de revenus salariaux en France, à savoir un Bac+5 (master en management). A noter que je l’ai fait en 2 ans, via une formation en alternance (2 à 3j à l’école) dont les samedis sous la forme formation dite exécutive que proposent les écoles de commerce.

J’avais toutefois suffisamment bien préparé le terrain avec mon employeur de l’époque et la formation a été intégralement payée par les organismes de formations (o.p.c.a. : organisme paritaire collecteur agréé) sous la forme d’un contrat de professionnalisation.

Le bilan :
- 2 ans assez denses avec des week-end un peu sacrifiés (mais bon à l’époque je n’avais pas encore d’enfants donc ça allait), il fallait tout de même le bosser ce diplôme et certains élèves de ma promo ne l’ont pas eu (diplôme obtenu et non acheté…)
- Une formation à 8000 €/an entièrement financée par l’OPCA (réellement aucun coût ni pour l’employeur ni pour moi)
-Un joli diplôme reconnu par l’état

Ce qui a débouché sur une augmentation de salaire de 40% (avec un changement d’employeur).

Je pense qu’en France ce moyen d’évoluer (alternance pour les "adultes") n’est pas assez mis en avant, d’ailleurs je me souviens l’avoir découvert tout à fait par hasard à l’époque. Je ne sais pas si ça a changé depuis mais je le conseille encore à certains jeunes qui sont confrontés au même constat… En France, sans diplôme, point de salut pour des salaires "intéressants", sauf comme dit par d’autres dans ce post, devenir son propre patron ou tomber dans une boite qui travaille "à l’américaine", ce qui est rare avec des sociétés françaises (sauf à ce que le patron soit éclairé sur la question).

Pour conclure par rapport au message d’origine, si c’était à refaire et que je devais commencer une vie professionnelle avec l’objectif d’être rentier le plus tôt possible je me dirais :
- Avoir un diplôme reconnu en France (BAC+5 mini) ou partir à l’étranger
- Changer d’employeur régulièrement mais pas trop pour être augmenté plus rapidement qu’en interne
- Développer une culture de l’épargne mais pas trop non plus, on a qu’une vie et si on en profite pas jeune on regrettera vieux

Bonne journée.


Travailler pour vivre ? Vivre pour travailler ? Ne plus travailler ? Faites votre choix

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Favoris 1   [+1]    #9 04/09/2020 14h10

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Le risque ne paye pas toujours, mais il est quasi obligatoire pour maximiser ses revenus.
Cela vaut aussi bien pour des placements que pour une carrière professionnelle. Chercher la facilité/sécurité  paye moins.

J’ai et je suis toujours un piètre investisseur, et à l’évidence je doute m’améliorer, du coup je me suis focalisé essentiellement sur ma carrière professionnelle.

Le passage en freelance "consultant international" a été un tremplin incroyable pour mon patrimoine. Beaucoup de chance et peu d’erreur de parcours, mais seul le temps permet le recul nécessaire pour juger, j’ai eu comme tout le moment des périodes de doutes.

Aujourd’hui, je gagne plus en une journée de travail que ce que je gagnais en un mois en démarrant dans ma COGIP.

Plutôt que de chercher très vite à maximaliser ses revenus, dans mon cas me forger un bon réseau acquérir les connaissances pluridisciplinaires dans un marché de niche a clairement état plus bénéfique que de changer souvent de poste ou d’entreprises.

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Favoris 2   [+4]    #10 04/09/2020 14h50

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Quelques réflexions toutes simples :

- quand une entreprise vous verse un salaire élevé, elle ne fait que vous rétrocéder une petite partie de ce que vous lui faites gagner. Donc, il faut que ça soit un secteur où les entreprises gagnent beaucoup d’argent. Dans beaucoup de secteurs, il y a une hyperconcurrence (avec la mondialisation, le recours de plus en plus systématique à la mise en concurrence des fournisseurs, etc), ce qui fait que les entreprises doivent bosser pour des tarifs de plus en plus bas, ce qui fait qu’elles pressurent à leur tour leur main d’oeuvre. Allez bosser pou run petit sous-traitant de l’industrie comme il y en tant, et il ne pourra pas payer autant. Les quelques secteurs qui paient bien ont été cités : le développement informatique pour la finance ; le secteur pharmaceutique…

- Ce qui est rare est cher, donc il faut que vous soyez rare. Si on trouve des gens comme vous à la pelle, l’entreprise n’a aucune raison de mettre plus cher pour vous avoir. La vieille règle de l’offre et de la demande. Ca ne nécessite pas forcément des hautes études, car ça peut être un savoir-faire manuel qui est rare et cher. Mais le fait que les salaires vraiment élevés sont presque toujours pour des prestations intellectuelles faisant suite à de hautes études.

- savoir évoluer, continuer à apprendre. Si par exemple vous avez une formation purement technique, vous allez forcément vous voir proposer assez vite un job où vous devez encadrer des personnes et gérer un budget. Vous avez intérêt à apprendre ces compétences. Sinon on va vous dire un truc du genre "vous êtes bon techniquement, mais votre équipe est mal organisée, vous ne vous en sortez pas. Vous ne pouvez pas progresser vers des postes à responsabilité.".

- encore faut-il savoir se vendre. On peut être bon et végéter dans une boîte qui paie mal, parce qu’on "n’ose pas" faire une infidélité à son patron, ou parce que le train-train nous a ôté la volonté de candidater ailleurs. Mais si on a des compétences ordinaires ou bien qu’on exerce dans un secteur qui n’a pas les moyens, on aura beau savoir se vendre, ça ne marchera pas. Les deux premiers tirets (secteur d’activité qui gagne beaucoup et rareté des compétences) sont des préalables indispensables.

- la mobilité géographique est quasi obligatoire. Les secteurs géographiques qui paient le mieux ont été cités : Paris, Suisse, expat pour des boîtes internationales… Mais il y a des gens qui sont mariés avec des gosses et n’envisagent pas le déracinement d’un changement géographique.

Dernière modification par Bernard2K (04/09/2020 14h55)


Qui sait de quoi le futur sera fait ?

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[+1]    #11 04/09/2020 15h53

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Même retour que IH sur le salariat : pour optimiser, il faut changer souvent.

La définition de souvent est propre à chacun, selon les métiers. Un de mes amis très carriériste dit toujours : un an pour découvrir, la 2eme année s’éclater, la 3eme pour faire savoir qu’on a bouffé le poste et que l’on reste disponible pour un nouveau challenge.

Pour ma part, de mes souvenirs de cette époque, obtenir plus de 10 à 12 % d’augmentation était souvent le plafond de verre d’une promotion interne, pour avoir plus, voir ailleurs…La mobilité d’emploi comme géographique sont les moteurs incontournables d’une évolution plus rapide et toute la difficulté consiste à ménager le pro et le perso…

Deuxième plafond, en atteignant certains âges à certains postes, c’est comme l’avancement à l’armée, vous y resterez bloqué ou presque : en France, on aime ranger les gens dans des cases, valables aussi pour le diplôme de base, comme évoqué par d’autres très justement.

En changeant de vie (pour vibrer plus fort avant tout) comme entrepreneur, dans mon cas, c’était une perte sèche de 50% et plus si on inclut les avantages de l’ancien package global. Je passe outre les efforts et les soucis en plus de ce changement qui m’ont ensuite amené à comprendre que pour aller plus vite il valait mieux parfois racheter et faire des économies d’échelle que de créer et partir d’une feuille blanche. Je retiens 3 principes de base pour avancer plus vite : observer, déléguer et contrôler.

Au risque d’être à contre-courant, je conserve le même "salaire" depuis plus de 5 ans, alors même que le double ne serait ni indécent, ni une charge insurmontable pour mes affaires.
Je fais le choix de soigner les fonds propres pro, comme une tirelire en cas de crise et aussi comme promesse de rente à venir, plus très loin désormais…

Édit // pour donner quelques marqueurs 175 kFràncs net a 23 ans, 32 ke net a 30 ans, 50 ke a 39 ans avant changer d’air, plus très significatif ensuite car bridé par choix comme explique à 100ke avec madame à deux tout en dégageant environ 200 à 250 ke d’EBE selon les années (mix optimisé dans notre cas).

Dernière modification par serenitis (04/09/2020 19h47)

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Favoris 1   [+1]    #12 04/09/2020 17h33

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Quelques réflexions rapides sur ce sujet, issues de mon expérience personnelle:

En tant que Salarié, il y a plusieurs données qui comptent:

1- vos diplômes ( pour la France) : Bac +5 est recommandé pour avoir une meilleur chance d’avoir un meilleur salaire (c’est une évidence, c’est juste pour rappel).

2- le secteur d’activité comme déjà dit aussi : La finance et l’informatique, ou le consulting, pour faire simple, vous attribueront un bien meilleur salaire que, disons, l’industrie ou le retail.

3- votre fonction: un métier technique gagnera bien moins qu’un métier orienté commercial. Et un poste de management vous rapportera plus qu’un poste de contributeur individuel (mais pas toujours).

4- les compétences "spéciales" que vous avez développées. Par exemple la gestion de Grands Comptes internationaux, votre maitrise de l’anglais, votre connaissance des process dans les grands groupes, etc…

On peut ensuite affiner et "mixer" les critères. Par exemple dans l’IT, si vous êtes commercial en région chez un intégrateur/revendeur de PC et serveurs en charge d’un territoire de petits comptes, vous allez gagner bien moins (2 à 3 fois moins !) que si vous êtes "global account manager" en charge de grands comptes chez un grand éditeurs de logiciel dans le domaine de la sécurité informatique basé à Paris par exemple.

Je rappelle aussi qu’être chef d’entreprise n’est pas synonyme de très haut revenus.
Le salaire médian d’un patron de PME (tout le monde ne peut pas diriger une boite du CAC40) est de  8861 € bruts/mois (source : Salaire chef d’entreprise - Encyclo salaires 2019).

Ça peut paraitre élevé, mais un bon commercial  sur le bon créneau gagne bien plus que cela.
Exemple à 12500 € bruts/mois (et il y a plus haut en terme de salaire) : C-Line Consulting hiring GLOBAL ACCOUNT MANAGER ESN - Comptes nationaux et/ou internationaux (H/F) in Boulogne-Billancourt, Ile-de-France, France | LinkedIn

Donc pour évoluer en terme de revenus, il faut penser "multi-dimensionnel" : diplôme/secteur/métier/type d’entreprise/taille de l’entreprise/ sous-secteur/localisation/ compétences particulières/  etc…

Et se former tout au long de la vie et prendre des risques de sortir de sa zone de confort (surtout après un certain âge/durée de carrière).


L'Investisseur Individuel, mon blog orienté "Dividendes Pérennes": http://investisseur-individuel.com/

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[+3]    #13 04/09/2020 17h54

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Je me permet de mettre mon petit grain de sel, je dois dire que vos rémunérations me font sauter au plafond (oui, vraiment!)

A croire que aucun membre de ce forum ne gagne en dessous de 50K à 30 ans..

Attention, aucune jalousie, juste que ce soit ma situation personnelle ( technicien dans le bâtiment avec déjà plus d’une dizaine d’employeurs à mon actif à 27 ans ) ou celle de mon entourage, personne ne dépasse les 30K annuels, même un ami qui bosse en Allemagne reçoit du 3K mensuel pour un poste " bien payé " à 35 ans on table donc sur du 40K annuel avant impôts..

Ma situation personnelle pour résumer, je suis quelqu’un qui déteste les études.

Concernant mon parcours scolaire, j’ai effectué un BEP chauffagiste / sanitaire, je voulais m’arrêter la mais j’ai tout de même effectué un BAC PRO pour avoir un diplôme de niveau BAC en poche. Révisé la veille, je l’ai eu avec mention assez facilement, on va dire que je suis un personne qui apprends vite, mais malheureusement pour moi (ou heureusement?) l’école et les études ce n’est vraiment pas fait pour moi.

Après plusieurs changements d’employeur, mon (modeste) salaire à évolué de cette manière :

20 ans : 15K
25 ans : 20K
27 ans : 25K

Malgré le fait d’avoir changé d’employeur, d’être plus compétent et performant comblé avec le fait que je ne supporte pas les études, je suis arrivé à un point ou je suis capé niveau revenus, les seuls choix qui s’offrent à moi désormais sont :

Travailler dans un autre pays : je n’en ait vraiment pas envie, sauf éventuellement la Suisse, j’ai déjà effectué de nombreux allers/retours en voiture pour me rendre personnellement sur place et postuler, je n’ai jamais eu de retour positif (ni de retour tout court d’ailleurs)

Créer ma boite : c’est une idée qui me travaille de plus en plus

Avoir un business à coté de mon boulot : mon rêve depuis de nombreuses années, j’ai essuyé de nombreux échecs mais je ne baisserais jamais les bras pour atteindre cet objectif

Merci de m’avoir lu.

Dernière modification par michaelstaudi (04/09/2020 18h00)

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[+1]    #14 05/09/2020 09h41

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Ernest soulève un aspect effectivement non négligeable car non imposable …

Il y a encore 20 ans, il était courant de négocier non pas un véhicule de fonction, mais une indemnité kilométrique packagee pour les gros rouleurs dont je ne m’étendrai pas sur les paramètres, mais on rentrait vite dans la zone grise ou l’employeur grattait des charges, et où le salarié complice arrivait à un net net de l’équivalent d’un KE par mois. J’ai même bossé dans une boîte redressée régulièrement de bon cœur, car le dir financier nous avait fait la démo que payer les redressements Seulement sur ce que le contrôleur avait réussi à démonter…coûtait moins cher A la boîte que de faire dans les règles.

Les meilleures choses ayant une fin, les gros bénéficiaires ont réorienté leur carrière ailleurs quand les voitures de fonction ont été imposées par la nouvelle direction.

Quand je lis le lien d’Ernest, j’ai une pensée pour les forçats de la route des pays de l’Est vivant dans leur petit camion sur nos routes nationales a qui l’Europe semble enfin s’intéresser (Indemnité imposée Cet été  que leurs employeurs essayent de convertir en tente quechua par lobbying) après avoir fait tant de mal au transport routier français. 

Sur les moyens de dégager du cash, l’achat revente de RP avec travaux m’a bien servi également, mais faire grandir des enfants dans un chantier permanent à vite ses limites aussi.

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[+2]    #15 05/09/2020 10h48

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@serenitis : les sociétés de transport des pays de l’est ont toujours une longueur d’avance, elles ont maintenant des milliers de camions de moins de 3,5T ( souvent immatriculés en Pologne ), qui ne sont soumis à aucune réglementation et dont les esclaves chauffeurs n’ont droit à aucune indemnité ( ils dorment dans un petit espace au dessus de la cabine de conduite ).

Economie | Petit camion, grande flexibilité


Parrain Interactive Brokers ( par MP ) -- La bible des obligations

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[+1]    #16 05/09/2020 12h16

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@Oblible :

On parlait bien de la même chose, mais depuis votre article la réglementation a changé cet été, que les esclavagistes et leur lobbying essaient d’infléchir, étonnant !, avec une toile de tente par véhicule fournie par l’employeur…

Le paquet routier

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[+2]    #17 06/09/2020 09h54

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Les diplômes sont certes un moyen de gagner plus, mais cela n’est pas nécessairement la solution miracle.

Je fais partie de cette caste comme la surnomme certains et mon âge me donne le privilège de constater les écarts de rémunération sur 30 ans. Ceux qui s’en sortent très bien (et dont tout le monde parle), ont soit des parcours dans de grandes entreprises avec des promotions régulières soit des personnes qui ont créé/racheté une entreprise qui a généré des gains réguliers, les rémunérations sont pour la plupart entre 100 et 200k€. Et les autres ? beaucoup sont restés au niveau à leur sortie d’école ou devenus "petit chef de service" (ce qui n’est pas péjoratif), salaire revalorisé régulièrement fonction de leur entreprise et touchent 50k€ environ… et il y en a aussi d’autres qui ont choisi (ou subir) une stagnation de leur parcours accompagné d’une baisse de leur rémunération suite à de mauvais choix de changement d’entreprise ou une mauvaise adaptation au monde économique. J’ai pas mal d’amis rencontrés (ayant le même diplôme que le mien) qui ont fini dans l’éducation nationale en collège, naturopathe, moine… en conséquence de tout cela, un diplôme bac+5 donne facilement un écart de rémunération de 5 au bout de 20 ans de vie pro (30 à 150 k€). Le diplôme est certes un sésame à la sortie de l’école mais devient vite caduque au bout de 3 à 5 ans lorsqu’il faut grimper dans la hiérarchie ou changer de société. Les états de services seront largement privilégiés après 10 ans de vie active. Et ce n’est pas parce que vous gagnez plus que vous êtes plus riche. Certains très bien leur vie et dépensent tout, d’autres arrivent à être économes malgré des revenus limités.

Je pense que dans tout cela, on oublie de parler de la motivation/courage et de l’environnement famillial. Entre celui qui se limite à 35h de travail hebdomadaire et celui se fixe des objectifs sans compter ses heures, vous aurez une très grande différence de résultat après quelques dizaines d’années. A aujourd’hui, je conseillerai à un jeune qui ne veux pas faire de longues études de se lancer dans l’artisanat avec pour objectif de créer sa société à court/moyen terme et surtout d’apprendre les bases de gestion financière personnelle. Pour les autres, le bac+5 est devenu un standard, donc prévoyez bac+6,8 …


Faire et laisser dire

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[+1]    #18 06/09/2020 10h44

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Expérience personnelle:


Diplôme d’ingé à 22 ans => je ne trouve rien en France qui me convienne (que des jobs développeurs ce que je ne souhaitais pas). Je trouve au Luxembourg.

A titre perso:
2009 : Démarrage à 35k€ / an hors bonus
2012 : Changement d’employeur (48k => 50k)
2014 : Changement de nouveau (55k => 63k)
2019 : Changement pour domain finance (88k =>85k + 20k variable/an)
2019 : La finance est une erreur (trop chronophage à mon goût), changement de nouveau pour un job bien plus sympa pour mon domaine d’expertise + compétence (88k)

Ainsi mes grosses augmentations ont plutôt été dans les 5 ans de 2014 à 2019 en interne.

Je plafonne maitenant autour de 85 / 90k€ brut / an  et si je souhaitais augmenter énormément cela équivaudrait à viser : CIO, CTO ou CISO dans le domaine financier.
Mais cela signifie au détriment du temps personnel de manière quasi certaine…

Du côté de ma femme, diplômé en 2012 (Bac+3):
- 2012 : 24k brut / an avec pas mal de responsabilité d’une structure petite enfance. Quasi impossible d’avoir une augmentation dans le domaine même en changeant d’employeur.
- 2014 : congé mat + création de sa première structure (SARL)
- 2015 : 20k€ / nets (les charges RSI étant déduitent dans le compte de résultat)
+ Loyers sur l’immo : 11k€ / an. Ce n’est pas du salaire en tant que tel, mais sans la SARL, nous n’aurions pas ce revenu de créer.
- 2016 : 20k€ net et ouverture d’une seconde structure
+ Loyers : 11k€ + 19k€
- 2017 : 28k€ nets + généralement 6k€ net de primes dirigeante, soit 34k€ nets / an
+ Loyers : 30k€ / an

L’augmentation a été notable par l’entreprenariat et le montage immobilier à côté de cela.

A côté de cela, j’ai créer une petit société SAS de logiciels dans le domaine:
- 2016 : 0€ lancement
- 2020 : on va être sur 36k€ de CA et un dividende de 13K€ nets / an soit 1000€ / mois :-)

Ainsi, comme beaucoup d’autres postes ici, mais nous avons jouer de la combinaison:
- Etranger
- Changements d’employeurs
- Création de sociétés (entreprenariat)

afin de passer en 2009 de 30k€ de patrimoine et et 35K€ / bruts par an de revenus soit 2900€ bruts / mois  à (en 2020) 1,5M€ brut de patrimoine (600k€ nets) et 165k€ bruts de revenus / an soit 137050€ bruts / mois.
Nous n’avons pas compté les heures de boulot en 11 ans, mais maintenant nous sommes plus posés et l’adage "l’argent appel l’argent" est assez vrai je trouve.

Et pour être très sincère, mon questionnement à titre perso sur vouloir continuer à évoluer / changer versus le temps disponible perso est vraiment en cours, car à côté de cela mon taff actuel est très bien payé, intéressant et challenging, j’ai beaucoup de flexibilité et cela me permet de faire grossir la SAS logicielle tranquillement mais sûrement à côté. Avoir cette année dépassé le cap des 1000€ nets / mois de revenus sur cette activité sans pour autant y passer un temps conséquent est une grande satisfaction. (nous avons ainsi pu nous faire plaisir l’année dernière avec l’achat d’un véhicule sympathique).

De côté de ma femme, elle n’a pas tant que cela de responsabilités en plus que son poste salarié, mais étant gérante, nous avons toutes les clés pour décider. Par ailleurs, idem elle travaille certainement plus qu’avant (35h est inconnu pour un patron) mais différemment et si nous voulons prendre du jour au lendemain une semaine de congés, on prends :-)

C’est aussi pour cela que j’ai arrêté de procrastiner cette année sur le PEA et les actions. Nous sommes arrivés à un stade ou faire grandir encore plus les revenus signifiera presque quasi certainement plus de temps à bosser (on est déjà pas mal pris quand même) et donc moins de temps perso / enfants.
Les actions, c’est quand même le luxe de faire bosser son argent (donc les autres) pour soi.

En revanche, même si nous faisons attention aux dépenses, nous sommes plutôt éloigné du côté frugal / minimaliste d’autres membres du forum. Nous n’avons qu’une vie et on peut tout à fait se faire plaisir dès maintenant (maison avec de belles surfaces, voitures si on aime, R.S., vins, activités X ou Y etc.) sans trop entâmer la petite fortune familiale.

Setanta

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Favoris 1   [+6]    #19 07/09/2020 19h08

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Bonjour à tous,

Sujet très intéressant … ne serait-ce que parce que plusieurs réponses se recoupent, ce qui met en valeur des facteurs qui n’étaient pas forcément "évidents" pour qui n’y avait pas réfléchi. Je ne m’étais par exemple jamais fait la réflexion de l’importance de la marge dans le secteur pro, alors qu’elle est très logique.

Expérience personnelle :


- Faire des gaps salariaux en changeant de boîte : +10 à 15%
Amplement discuté dans les réponses précédentes donc je ne développe pas plus, je me contente de confirmer.

- Se débarrasser du "syndrôme de la bonne élève" = apprendre à dire non : +30%
J’appelle "syndrôme de la bonne élève" : penser qu’en travaillant dur, sans compter ses heures, en faisant les tâches données (voire plus) sans se plaindre ni faire de vague, on méritera et obtiendra "la réussite".
Cette réalisation a constitué un avant et un après dans ma manière de négocier. J’étais en VIE (en gros, un CDD à l’étranger) sur un poste, et devais basculer en contrat local payé quasiment le double sur ce même poste. Je savais combien les 3 collègues précédents étaient payés sur ce poste (le même montant), combien avait été proposé à un autre collègue qui avait finalement refusé le poste (le même montant) le mois précédent donc la somme était bien budgeté, mon travail était reconnu et j’étais très appréciée de mes collègues comme du management, …
Le RH m’a proposé la bouche en coeur un montant 30% inférieur à mes collègues, en pensant que je serais ravie de l’augmentation vs mon VIE. Aucune raison qu’il a pu avancer n’était valable (un collègue avait 4 ans d’expérience de plus que moi, un 2 ans de plus, un 2 de moins, et on leur avait directement proposé ce même montant), … On a eu un dialogue de sourd pendant une demi-heure, où ses "compromis" n’en étaient pas et il me soutenait que ma demande était impossible. J’ai fini par lui dire honnêtement que certes j’adorais le taff et mes collègues, mais il n’était pas question que je sois payée moins pour le même taff, donc s’il ne s’alignait pas, c’était très simple, je rentrais en France.
Il s’est aligné.
Dans ma boîte suivante, j’ai négocié sans scrupule. A mon arrivée, ma manager a fait un scandale car j’étais payée presque autant qu’elle (alors qu’elle avait 10 ans d’expérience de plus que moi et était très reconnue) : elle a obtenu une augmentation de +20% dans la foulée, et a conclu "il ne faut jamais réclamer, il faut juste bien faire son taff et l’augmentation finira par arriver". J’en ai conclu exactement l’inverse.
Cela peut paraître évident pour beaucoup, mais c’est très difficile de l’entendre pour ceux touchés par le "syndrôme de la bonne élève", donc je me permet d’insister. Notamment pour les quelques femmes (plus concernées) qui peuvent lire ce sujet ; mais pas que smile Ce n’est pas "sale" de vouloir être bien payé pour son taff, au contraire, ça montrera simplement que vous êtes conscients de votre valeur.

- Passer indépendante : +100%
Apparemment cas fréquent sur le forum smile
J’ajouterai juste que le domaine de l’informatique recrute particulièrement : je voulais à l’origine sonder le marché en contrôle de gestion (mon domaine d’activité de l’époque) et j’ai été presque immédiatement recrutée en AMOA (en gros, de l’informatique), alors que je n’avais aucune expérience/formation là-dedans. J’avais en revanche déjà travaillé dans la boîte, et une bonne lettre de recommandation (en contrôle de gestion).
Pour moi, l’augmentation est telle qu’elle compense largement les quelques malus : même en bossant pour une boîte qui paye peu et particulièrement impactée par la crise (donc pas de paye 5 mois sur 12), je vais quand même gagner plus que si j’avais bossé en tant que salariée toute l’année… Les inconvénients principaux selon moi : il est compliqué de louer un appart ou d’obtenir un emprunt les 2 premières années d’activité, ou de passer manager (mon plus grand regret).

Parlons peu parlons chiffres (en net mensuel avant impôt) :


- 2013 : 1er emploi en marketing à Paris : 1,9k ; cadre à 40-50h/semaine
- 2014 : VIE à Stockholm en contrôle de gestion : 2,1k ; 35-40h/semaine
- 2016 : CDI à Paris en contrôle de gestion : 3,?k ; cadre à 40-45h/semaine
- 2018 : indépendante en informatique à Paris : environ 6k annualisé ; 35h/semaine
- 2020 : idem, mais négociation de +10% dans le cadre de renouvellement de mission chez le même client

Au final, très contente de mon évolution, qui me permet de gagner plus, en bossant moins d’heures, sur des sujets qui m’intéressent ; et en ayant de l’expérience dans plusieurs domaines de manière à avoir un "plan B" si besoin.

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[+1]    #20 07/09/2020 20h29

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Bonjour,

Personnellement mon employeur à bien compris que pour des raisons diverses j’étais coincé chez lui ; du coup je n’ai plus de possibilité d’évolution depuis 10 ans environ.
J’ai tourné la chose dans tous les sens et fait quelques opérations à la marge, dans le respect des lois etc détaillées sur le forum par le passé (en synthèse achat vente RP et division, bénéfice à comparer avec des revenus pro bien taxés ?).
Mais bon, comme je l’ai en travers, j’ai trouvé comment gagner plus : en faisant en 20h00 ce qui prends le double à mes collègues. Et surtout en n’en faisant rien transparaître. Intellectuellement j’y vois une stimulation salvatrice.

Du coup j’ai pas mal de temps pour mes proches et mes loisirs, ce qui finalement rentre bien dans le sujet de cette file et surtout dans l’esprit du forum (ou alors j’ai loupé une marche !).

Edit : attention, moralement je suis plutôt sérieux travailleur etc (hélas) et en arriver là n’est pas "facile" vis à vis de mes valeurs, mais aller bosser avec la colère au ventre était encore moins supportable.

Dernière modification par Iqce (07/09/2020 20h47)


Tant que t'as pas vendu t'as pas gagné. Mais t'as pas perdu. Mais t'as pas gagné. Mais…Oh zut fait @*

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Favoris 1   [+1]    #21 21/09/2020 19h19

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LoopHey, le 04/09/2020 a écrit :

Manu99 a écrit :

Parlant allemand et français, j’ai tâté le terrain avec un poste en Suisse il y a 18 mois. J’avais demandé 130 000 francs suisse…. Le DRH avait tiqué un peu mais m’a dit qu’une proposition pas si loin me serait faite. J’avais calculé en déduisant les impôts, les avantages que je perdais (voiture de fonction ici), le coût de la vie en Suisse par rapport à la Pologne pour une famille avec 2 enfants, et le fait que ma femme ne pourrait pas travailler là-bas à court terme (elle ne parle que anglais), on avait un reste à vivre en Pologne plus important qu’en allant en Suisse. Je n’ai donc pas donné suite.

Il n’y a pas vraiment d’intérêt à vivre en Suisse si ce n’est le super cadre de vie. L’avantage majeur de la Suisse (un peu comme au Luxembourg), c’est que l’on peut rester vivre en France pour exploiter le GAP financier entre les deux pays. C’est un sacrifice en temps de trajet, c’est sur, mais le jeu en vaut la chandelle.

Bonjour,

Je ne partage pas votre avis. Ayant été expatrié pendant plus de 2 ans à Genève, et ayant vécu dans Genève, j’ai trouvé un cadre de vie exceptionnelle et une rémunération me permettant de vivre très confortablement dans ce pays. A l’inverse, je trouve dommage de vivre dans les cités-dortoirs pour expatriés et de faire la route pour gratter quelques euros. Il faut profiter de la vie ! Et le temps passé sur la route, ainsi que le risque y afférent, ont un prix.

Pour répondre au sujet, j’ai augmenté mes revenus en changeant d’employeurs très régulièrement.

Petit résumé (salaires packagés tout compris)
2012: Sortie d’école avec DEC (Expert-comptable) et diplôme d’école de commerce
2012-2015: Auditeur financier à Paris 40k€ > 45k€
2015-2016: Conseil financier à Paris 55k€ > 65k€
2016-2019: Conseil financier à Genève 110k CHF > 135k CHF (120k€)
Depuis 2019: CFO à Paris 100k€

Le retour à Paris a été motivé par une faible émulation professionnelle (c’est un euphémisme) à Genève, malgré un cadre de vie exceptionnel.
Aussi, pour remettre les choses en perspective, le salaire suisse n’inclut quasiment aucune cotisation retraite ni maladie donc il n’est pas comparable en l’état avec un salaire français.

En conclusion, je ne pense pas que l’on puisse être riche en étant salarié sauf à des postes très spécifiques. L’entrepreneuriat/l’exercice en indépendant est la piste que je privilégie pour l’avenir.

Bien cordialement,


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[+1]    #22 21/09/2020 22h22

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De mon côté ça donne ceci:

23 ans: 30k avant impôts
26 ans: 48k avant impôts
30 ans: 82k de base + 48k variable + 8k RSU (actions d’entreprise) avant impôts.

Quelques points importants pour moi:

1) accepter une rémunération plus faible au début est une bonne idée si l’expérience permettra une bonne revalorisation dans le futur. J’avais obtenu 4 offres avant d’être diplômé et j’ai choisi la 2ème la moins rémunératrice.

2) je suis également passé par la case changement d’emploi pour booster la rémunération. Direction un leader d’une industrie de niche dans le médical à hautes marges.

3) négocier est un art qu’il faut absolument apprendre. J’ai fait mes armes dans des brocantes et souks au point d’être capable de négocier il y a peu de temps un poulet dans un supermarché (-30%). C’est fun et ça rapporte.

4) développer des activités entrepreneuriales en dehors du travail afin de maximiser ses revenus futurs.

5) se rendre compte que même en faisant partie du 1er décile de rémunération, on ne vit pas une vie de prince. Donc soit il fait revoir ses envies à la baisse, soit il faut absolument développer d’autres activités, voir point 4).

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Favoris 2   [+1]    #23 22/09/2020 09h45

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J’ai été bon pendant tout le processus de recrutement:
1) j’ai refusé de parler de mon salaire ou de mes prétentions avant la fin du processus de recrutement
2) j’ai prouvé mon expertise dans le domaine en question pendant les entretiens, notamment en excellant les études de cas
3) j’ai subtilement créé une connexion personnelle avec la direction
4) j’ai créé un sens de l’urgence dès le début du recrutement en expliquant que j’étais à un stade avancé de recrutement dans une autre entreprise
5) j’ai fait jouer la concurrence pour améliorer l’offre qui m’a été faite, tant sur la rémunération que sur le titre du poste à pourvoir.

RSU: restricted stock units. Pendant 4 ans, j’ai pour 8k d’actions de la société qui me sont donnés par an. C’est une pratique assez courante,  avec les stock options, pour les postes de cadre dans des groupes cotés en bourse (Nasdaq dans ce cas).

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Favoris 1   [+4]    #24 22/09/2020 13h32

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Auto-modération. Apparemment, ce que j’écris apparaît à certains comme des attaques personnelles et du hors-sujet. Désolé pour le dérangement.

Dernière modification par Bernard2K (22/09/2020 16h57)


Qui sait de quoi le futur sera fait ?

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[+1]    #25 05/12/2020 13h24

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Bonjour Rudge,

Rudge a écrit :

Cela signifie que, toutes choses égales par ailleurs, un employeur paierait mieux un nouvel intégrant qu’un employé arrivant au même poste par évolution interne ?

Oui, je confirme.

Cela s’explique assez simplement : un employé déjà dans la boîte à qui on propose un nouveau poste ne prend pas réellement de risque. Il acceptera probablement le job même avec une augmentation minime (disons 2%), les RH & management le savent, s’il demande plus on lui opposera l’argument de la loyauté qu’il a du développer envers la boîte et la chance qu’on lui propose ce super nouveau poste qui correspond à ses desiderata, c’est une récompense en soit ! …

En revanche, un employé d’une autre boîte, a priori bien installé et reconnu dans celle-ci, prend le risque de changer d’entreprise, dans une nouvelle culture et sans connaissance de l’entreprise, avec une période d’essai et sans contact interne facilitant sa prise de fonction. Le risque, c’est bien… à condition d’être rémunéré. Il ne prendra pas ce risque sans récompense financière - minimum 5%, plus vraisemblablement 10-15%, les RH & management le savent aussi et l’acceptent.

Si l’employé avait mal négocié son poste actuel et est actuellement payé en-dessous du marché, il peut très bien mentir et rattraper son retard s’il change de boite, ce n’est pas possible s’il reste dans la même.

Vous me direz : dans ce cas, pourquoi l’entreprise ne recrute pas que des personnes en interne, qu’elle peut payer moins cher pour le même job ?
C’est généralement le cas autant que possible : l’entreprise va favoriser ses ressources en interne, … sauf si aucun candidat ne fait l’affaire / n’a les compétences requises. (Avoir vu comment ça se passe ailleurs et apporter un "regard frais" peut être une de ces compétences.)

Je connais des personnes qui aiment beaucoup une entreprise, et y ont pas mal travaillé, … mais en allant régulièrement bosser ailleurs, puis en revenant, et en négociant à chaque fois, ce qui leur a permis d’être bien mieux payé que si elles n’avaient jamais bougé.

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