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Forums des investisseurs heureux

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#1 11/11/2015 20h13 → Quelle stratégie patrimoniale adopter à la fin de sa vie ? (epargne, fin de vie, retraite)

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C’est le cas d’un proche bientôt centenaire avec un beau parcours derrière lui et ayant un seul enfant (disposant des procurations sur son compte).

Il vient d’intégrer une maison de retraite mais malgré le coût important, sa retraire et ses différents revenus (majoritairement foncier) lui permette de ne pas toucher à son épargne de précaution.

Son parc locatif est en bon état et le démembrement nu propriété/usufruit a été réalisé (derniers abattements utilisés).
Il dispose d’une assurance vie ouverte avant 1991 et avant 70 ans, au taquet au niveau de l’abattement fiscal de 152 500 € par bénéficiaire.

Les livrets réglementés sont également au plafond.
Le PEL (ouvert juste avant le passage des 2 % brut) est occupé à 50 %
Le CTO d’une banque physique procure un rendement intéressant (les frais de garde beaucoup moins…)

Par ces éléments, quels points serait à faire ou à améliorer, notamment :
- remplir le PEL au maximum ? Il semblerait qu’un PEL n’est pas clôturé mais transféré aux héritiers même s’ils disposent déjà d’un PEL (seul cas particulier où l’on peut en avoir plusieurs) ?
- Le PEA, bien que très intéressant fiscalement, serait clôturé le jour du décès ?
- renforcer le CTO actuel ? Un CTO est visiblement transféré aux héritiers et non clôturé ?
- Mettre en place une assurance vie en ligne ? Uniquement pour le rendement, pas pour l’aspect fiscal déjà utilisé dans la première ?
- autres ?

Merci pour vos retours

Message édité par l’équipe de modération (12/11/2015 08h59) :
- modification du titre ou de(s) mot(s)-clé(s)

Dernière modification par Gamma76 (11/11/2015 20h14)

Mots-clés : epargne, fin de vie, retraite

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#2 11/11/2015 20h22 → Quelle stratégie patrimoniale adopter à la fin de sa vie ? (epargne, fin de vie, retraite)

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Le problème des livrets en plus des immeubles et tout, c’est que ça va faire un paquet de thunes dans l’héritage, donc des droits de mutation élevés.

J’ai déjà donné plein de tuyaux sur l’optimisation d’un héritage dans le fil suivant :
Transmettre un patrimoine de tante à neveux sans impôt ? (2/2)

C’est pour tante à neveu, mais on peut transposer les mêmes recettes.

Dans le cas du CTO, exonération de 75 % sur les actions, avec un engagement sur la durée de conservation.
Voilà un article qui fait la liste des diverses exonérations de successions :
Héritage : les différents biens exonérés totalement ou partiellement de l?impôt sur la succession - Maitre anthony bem

Ce que je n’avais pas listé dans ce message, je crois, c’est aussi la possibilité de transmettre à beaucoup de monde (famille et amis), si possible juste au niveau de l’abattement sur les droits de mutation, abattement dont le montant dépend de la parenté. Par exemple, à 1594 € d’abattement même pour une personne non apparentée, on peut transmettre 159 400 € sans droits de mutation, si on pense à 100 personnes à coucher sur son testament !

Après, cette personne presque centenaire n’a peut-être pas envie de changer ses investissements, ce à quoi il croit, etc. Il n’a pas peut-être pas envie de changer son testament (s’il en a un). Donc, faire de gros arbitrages à la veille de ses 100 ans, ou changer son testament, pour optimiser sa succession ne sera peut-être pas de son goût. Là-dessus, il faut faire attention où on met les pieds et ne pas froisser cette personne.

Dernière modification par Bernard2K (11/11/2015 22h49)

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#3 12/11/2015 07h32 → Quelle stratégie patrimoniale adopter à la fin de sa vie ? (epargne, fin de vie, retraite)

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Bonjour
Sans rentrer dans les détails je pense qu’optimiser à 100 ans à quand même ses limites.
Avec un seul enfant, cela réduit les risques intra familiaux de désaccords et de recours mais aller modifier des clauses bénéficiaires à cet âge, renforcer un CTO ou un PEL se discute quand même …

Il faut quand même garder raison.

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#4 12/11/2015 07h44 → Quelle stratégie patrimoniale adopter à la fin de sa vie ? (epargne, fin de vie, retraite)

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D’accord avec Crown. C’est un peu tard pour optimiser. Par ailleurs, il faut se demander si cette personne est vraiment demandeuse de cette optimisation…

Avec le fils qui a procuration sur les comptes et qui est aussi le principal héritier, toute modification importante sur la répartition des avoirs pourrait sembler suspecte…

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#5 12/11/2015 09h28 → Quelle stratégie patrimoniale adopter à la fin de sa vie ? (epargne, fin de vie, retraite)

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Quid des petits-enfants ?

Ne serait-il pas plus pertinent (s’il y en a) de prévoir une transmission au moins en partie aux petits-enfants ?

Si cette personne a 100 ans, son enfant en a surement entre 60 et 80. Si de plus son enfant a appris de son père et bien géré son propre patrimoine, il n’a pas beaucoup besoin d’argent. Donc pourquoi créer du frottement fiscal avec potentiellement une succession de père à enfant deux fois de suite, plutôt que directement de grand-père à petit-enfant ?

juste une idée.

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#6 12/11/2015 10h09 → Quelle stratégie patrimoniale adopter à la fin de sa vie ? (epargne, fin de vie, retraite)

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Tout à fait, c’est ce que je voulais dire avec "transmettre à beaucoup de monde (famille et amis), si possible juste au niveau de l’abattement sur les droits de mutation, abattement dont le montant dépend de la parenté". L’exemple avec 100 personnes non apparentées était un extrême pour montrer ce que ça peut produire ; mais de façon plus classique, on va plutôt chercher à arroser la famille (petits-enfants, arrière-petits enfants, neveux, etc.). Bien évidemment, on peut aussi dépasser le plafond de l’abattement.

Mais cette répartition implique là aussi une modification de testament (ou d’en faire un, s’il n’y en a pas encore), ce qui est "délicat".

Sinon, une info qui peut servir. Imaginons que le fils ait lui-même 3 enfants. Imaginons que la personne âgée ait laissé son fils seul héritier (parce qu’il n’a pas fait de testament, par exemple). Or, ce fils veut que ses enfants à lui héritent, sans qu’il ait besoin de faire à son tour une donation à ses enfants.

Le fils peut refuser l’héritage. Dans ce cas, le notaire recherche les ayant-droits suivants dans l’ordre de succession, à savoir les petits-enfants. Ceux-ci héritent donc en représentation de leur père. Ainsi, il n’y aura qu’un seul paiement de droits de mutation, et la capacité du père à faire une donation à ses enfants dans la limite de l’exonération de 100 k€ reste intacte.

Le refus d’héritage sert habituellement dans les cas d’héritage "pourri" (plus de dettes que d’actif). Mais il peut aussi avoir cette utilisation "positive", pour que l’héritage saute une génération pour aller directement à ceux qui en ont le plus besoin.

Il faut calculer les droits de mutation avec et sans la renonciation, et voir quelle solution est la plus avantageuse.

Dernière modification par Bernard2K (12/11/2015 10h32)

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#7 12/11/2015 19h39 → Quelle stratégie patrimoniale adopter à la fin de sa vie ? (epargne, fin de vie, retraite)

Modérateur
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Gamma76 a écrit :

C’est le cas d’un proche bientôt centenaire  …/… quels points serait à faire ou à améliorer ?

Que souhaite-t-il faire ? Quels sont SES objectifs ?

Sans cette information, il est difficile de répondre aux autres questions….

PS: Après 70 ans, il est possible de verser 30.5 k€ sur un/des contrats AV, et ces actifs (et tous les gains qu’ils produiront) seront totalement exonérés de droits/impôts lorsque le(s) bénéficiaire(s) les recevront, au décès du titulaire (ceci en plus des 152 500€/bénéficiaire sur les versements effectués avant 70 ans).


Contrôlons la finance: Finance Watch  - Parrain Fortuneo: 12356125, INGDirect: ZKCYANB, Altaprofits: MP

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#8 13/11/2015 01h16 → Quelle stratégie patrimoniale adopter à la fin de sa vie ? (epargne, fin de vie, retraite)

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Gamma76 a écrit :

Il vient d’intégrer une maison de retraite …

En maison de retraite il y a une forte majorité féminine.. que "notre" ami centenaire profite plutôt de cela, on ne sait pas comment c’est après le grand saut  roll     Je plaisante bien sûr mais même si l’optimisation est une préoccupation légitime il ne faut pas être systématiquement obnubiler par cela … en tout ças dans ce genre de situation un peu particulière (en tout cas c’est mon avis)

Gamma76 a écrit :

- Mettre en place une assurance vie en ligne ? Uniquement pour le rendement, pas pour l’aspect fiscal déjà utilisé dans la première ?
- autres ?

Plus sérieusement, il faudrait aussi s’assurer :
- que notre ami quasi-centenaire est bien sain d’esprit,
- que physiquement il n’est pas trop "fatigué" afin que persiste dans le contrat d’assurance vie la notion d’aléa
- qu’il n’y ait pas de risque trop important de requalification en donation, ce qui suppose que "le futur centenaire" "utilise" son contrat notamment par le biais de rachats…etc, etc.….

N’est ce pas bien compliqué pour très possiblement un intérêt économique modéré, une prise de risque quand même, et j’imagine quelque chose qui ne constitue probablement pas la préoccupation première du père de votre ami.

En tout cas recommander leur de continuer à profiter l’un de l’autre, certains moments de vie ne sont pas à rater, voire à regretter.

Crown

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#9 22/11/2015 11h03 → Quelle stratégie patrimoniale adopter à la fin de sa vie ? (epargne, fin de vie, retraite)

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Merci pour tous vos retours.

Cette personne presque centenaire aura finalement fait de très bons choix stratégiques au niveau de son patrimoine, et ce malgré son faible niveau d’études. Il y a très peu de choses à optimiser.

Il semble trop tard (et peu éthique) pour s’engager dans un testament (je ne sais pas s’il en existe un) et malheureusement à cet âge, le cercle familial (+/- de sa génération) et ses quelques amis deviennent très restreint…

C’est un cas particulier avec un seul petit enfant qui a bénéficié par ailleurs de donations de terrains par le passé et est présent sur la clause bénéficiaire d’une assurance vie d’avant 1991, la somme atteint le seuil de l’abattement par bénéficiaire. Par contre, comme le souligne Christof, le fils pourrait très bien renoncer aux "liquidités" de l’héritage, au profit de son enfant, car il est maintenant retraité et à également pu construire de beaux projets durant sa vie d’actif et n’a pas forcément "besoin" de ce capital et pourrait ainsi le transmettre à un degrés inférieur

Le crédo et la philosophie de ce presque centenaire, lui qui a vu naître depuis l’après guerre une flopée de taxes, était d’en échapper au mieux ! Et d’en faire bénéficier ses proches directs (et surtout pas l’Etat), d’autant que ce capital est issu de travaux de dur labeur (comme quoi le travail ne tue pas !). Les questions posées ici ne sont finalement pas si déplacées car cela fait partie de ses volontés.

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