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#151 23/06/2021 18h43

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De mon côté plutôt qu’un pourcentage de dépenses annuelles par rapport au patrimoine à calculer, je regarde plutôt sur combien de revenus passifs je peux compter (loyer perçus, dividendes ou autres, nets de fiscalité et de charge). Le but est d’investir tous les mois jusqu’à atteindre un de ces objectifs :

Objectif intermédiaire : les revenus passifs atteignent le niveau de dépenses mensuels.
C’est déjà une super étape, mais ça reste un peu limite, car il n’y a pas trop de marge pour faire face à des imprévus ou pouvoir se faire plaisir comme par exemple pouvoir se permettre quelques voyages.

Objectif ultime : les revenus passifs atteignent ou dépassent le niveau de salaire.
Si on atteint cet objectif que son salaire ne représente plus que 50% ou moins de ses revenus totaux, alors là oui on peut commencer vraiment à penser à arrêter.

Après à chacun d’ajuster le curseur en fonction de sa situation particulière, âge / célibataire / en couple / avec enfants / sans enfants / locataire / propriétaire RP avec crédit en cours  / propriétaire RP sans crédit…

Dernière modification par Skyfall (23/06/2021 18h46)

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#152 23/06/2021 19h07

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@Faith: Un congé sabbatique ne nécessite pas l’accord de l’employeur? Et dans le cas qui me semble peu probable où celui-ci serait conciliant dans ce domaine, est-il plus probable d’avoir une place qui vous attend au chaud, ou une mise au placard?

@skyfall: Quel-est la nécessité d’avoir des revenus supérieurs au salaire pour envisager une retraite précoce, si le salaire est de 4 fois les dépenses? Je ne vois pas bien le rapport ente indépendance financière et l’ancien salaire. D’autant qu’un salaire augmente avec l’ancienneté. C’est une course sans fin.

Dernière modification par Trahcoh (23/06/2021 20h27)

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#153 23/06/2021 20h20

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Trahcoh a écrit :

@Faith: Un congé sabbatique ne nécessite pas l’accord de l’employeur? Et dans le cas qui me semble peu probable où celui-ci serait conciliant dans ce domaine

Tous les employeurs ne s’évertuent pas à embêter leurs employés !
En l’occurrence, mon employeur n’y verra aucun inconvénient, c’est une grosse entreprise qui a l’habitude de gérer le personnel. Le problème principal concerne mon chef direct, pour qui mon départ sera gênant, mais je l’ai déjà prévenu de se tenir prêt. Il comprend.

Ceci étant, concernant le refus de congés sabbatique, c’est compliqué pour l’employeur. Dans une entreprise de plus de 300 employés, c’est a priori interdit. Dans celles de moins de 300, l’employeur doit justifier sa décision.
En général, il y aura plutôt report du congés que simple refus.

est-ilplus probable d’avoir une place qui vous attend au chaud, ou une mise au placard?

Honnêtement, peu importe: si je devais reprendre le boulot, ce serait purement alimentaire, en attendant soit la reprise des marchés, soit un autre emploi dans une autre entreprise.
Si mon employeur choisissait de me payer pour ne rien produire, c’est lui que ça regarde, je saurai m’en accommoder.


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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#154 23/06/2021 20h30

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Effectivement, il doit exister employeurs coopératifs.

Dans un secteur en tension comme le mien, ce sera plutôt non, nécessité de service, circulez svp.

Mais j’apprécie votre approche intéressante.

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#155 23/06/2021 21h03

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Skyfall a écrit :

Objectif intermédiaire : les revenus passifs atteignent le niveau de dépenses mensuels.
C’est déjà une super étape, mais ça reste un peu limite, car il n’y a pas trop de marge pour faire face à des imprévus ou pouvoir se faire plaisir comme par exemple pouvoir se permettre quelques voyages.

C’est ma situation depuis quelques années maintenant, les revenus passifs financent les besoins essentiels, les revenus ponctuels venant financer les extras (voyages etc.).
C’est vrai que c’est un peu limite si on vise une vie de rentier en mode plage/farniente/cocktail mais on s’en lasse vite (enfin moi je m’en suis vite lassé, assez déstabilisant comme sensation d’ailleurs !) alors on trouve à s’occuper et au passage à générer quelques revenus complémentaires sans effort et avec plaisir.
En ce qui me concerne, sur les 12 derniers mois les revenus ponctuels sont au plancher pour les raisons que vous savez, cela dit et pour les mêmes raisons les voyages n’ont pas coûté cher non plus donc dans l’ensemble on est toujours à l’équilibre.

Faith a écrit :

si je devais reprendre le boulot, ce serait purement alimentaire, en attendant soit la reprise des marchés, soit un autre emploi dans une autre entreprise.

Là dessus j’ai un problème (problème de riche, comme on dit), plus de 3 ans après avoir arrêté ma carrière je continue à être sollicité pour des missions à temps plein avec des tarifs très corrects. Mais impossible de faire comprendre aux clients que je m’accomoderais mieux d’un mi-temps, même un peu moins bien payé. Vous me direz si vous êtes confronté au même problème le moment venu (mais vous êtes déjà à mi temps il me semble ?)

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#156 24/06/2021 10h53

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@Faith
Vous pouvez enchaîner congé sabbatique1 an puis congé création d’entreprise 1an renouvelable, soit au final 3 ans pour voir si cela fonctionne avec la possibilité de revenir sinon dans votre entreprise.
Au passage profitez de ces années sans salaire pour debloquer un éventuel compte épargne temps ( cela limitera l’impact fiscal) et permet de valider des trimestres de retraite, et certaines grandes entreprises proposent une aide en cas de départ volontaire pour création d’entreprise, cela mérite également d’être creusé…

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#157 24/06/2021 11h26

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dangarcia, le 23/06/2021 a écrit :

Skyfall a écrit :

si je devais reprendre le boulot, ce serait purement alimentaire, en attendant soit la reprise des marchés, soit un autre emploi dans une autre entreprise.

Là dessus j’ai un problème (problème de riche, comme on dit), plus de 3 ans après avoir arrêté ma carrière je continue à être sollicité pour des missions à temps plein avec des tarifs très corrects. Mais impossible de faire comprendre aux clients que je m’accomoderais mieux d’un mi-temps, même un peu moins bien payé. Vous me direz si vous êtes confronté au même problème le moment venu (mais vous êtes déjà à mi temps il me semble ?)

Bonjour, j’ai un soucis quelques peu similaire au niveau des besoin du temps de travail, à 45 ans mon patrimoine financier majoritairement en ETF, action, RP payée, patrimoine net de dette +-180k€, rente 520€ mensuel indexé à vie, mon patrimoine financier n’étant pas encore suffisant pour pourvoir vivre de mes rente je suis contraint de continuer à travailler en temps plein (40h/semaine) en plus du temps passé sur la route lors de mon trajet domicile/travail (2h quotidiennement) cela devient extrêmement pesant sur la vie de famille alors que je pourrais réduire mes heures idéalement en 4/5 eme temps soit un 32 heures semaine.

mon objectif premier étant de continuer à travailler en réduisant mon temps de travail afin de pouvoir profiter d’une meilleure vie familiale, la question est de savoir à partir de quel montant je pourrais prétendre a une retraite et surtout comment le faire travailler afin qu’il me ramène un revenu passif de 1500€ mensuel, montant suffisant dans mon cas pour pouvoir vivre correctement.

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#158 24/06/2021 13h35

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Après plusieurs heures de calcul, j’en viens à la conclusion que pour tripler votre rente, il faut tripler votre capital, ou trouver des placements qui rapportent 3 fois plus.

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#159 04/08/2021 09h22

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Je vais avoir un peu de mal à retrouver un débat très intéressant qui date de quelques mois; en France, on peut considérer le droit à la retraite comme une rente.
De mémoire, en moyenne, chacun de nous ayant une retraite complète, partirai avec un équivalent rente compris entre 800.000 et 1.000.000 Euros.

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Favoris 1   [+9]    #160 04/08/2021 17h24

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Neo1408, le 24/06/2021 a écrit :

[
Bonjour, j’ai un soucis quelques peu similaire au niveau des besoin du temps de travail, à 45 ans mon patrimoine financier majoritairement en ETF, action, RP payée, patrimoine net de dette +-180k€, rente 520€ mensuel indexé à vie, mon patrimoine financier n’étant pas encore suffisant pour pourvoir vivre de mes rente je suis contraint de continuer à travailler en temps plein (40h/semaine) en plus du temps passé sur la route lors de mon trajet domicile/travail (2h quotidiennement) cela devient extrêmement pesant sur la vie de famille alors que je pourrais réduire mes heures idéalement en 4/5 eme temps soit un 32 heures semaine.

mon objectif premier étant de continuer à travailler en réduisant mon temps de travail afin de pouvoir profiter d’une meilleure vie familiale, la question est de savoir à partir de quel montant je pourrais prétendre a une retraite et surtout comment le faire travailler afin qu’il me ramène un revenu passif de 1500€ mensuel, montant suffisant dans mon cas pour pouvoir vivre correctement.

Neo1408, je suis dans une situation analogue a la vôtre. Un petit peu plus âgé, patrimoine financier plus important egalement, pas de crédit . Boulot en province, intéressant mais "prenant" et avec pas mal de pression (ingénieur dans l’industrie aéronautique, 45-50h par semaine plus 1h30 de trajets par jour). Une epouse fonctionnaire A mais qui a bien mené sa barque en termes de carrière. La cinquantaine approchant, après plusieurs employeurs et 25 années sans coupure d’un rythme de travail plutot soutenu - avec notamment en debut de carrière des missions de mise en service nécessitant des déplacements sur site assez épuisants - (sans parler de la prépa et de l’école d’ingénieur, pas non plus de tout repos), il faut reconnaître que la fatigue commence à venir plus vite, les semaines de "charette" au banc d’essais deviennent plus pénibles à supporter, tout comme la précipitation et l’urgence permanentes (même si, d’un point de vue strictement technique, j’adore mon travail). Une enfant jeune (que nous avons eue sur le tard) et dont j’aimerai m’occuper plus, des parents âgés résidant à proximité qui déclinent rapidement, et aussi un début de conscience que notre temps de vie "utile" est - très - limité, et qu’à 67 ans, l’âge de ma retraite a taux plein (s’il n’est pas encore reculé d’ici là  ! ), mon épouse sera à la retraite depuis déjà plusieurs années et qu’il me restera bien peu de temps ’utile’ pour profiter réellement de la vie.

J’ai donc commencé, il y a de cela plusieurs années, à mettre en place une stratégie de revenus différés me permettant d’envisager une diminution sensible de mon temps de travail, indolore sur le plan financier. En l’absence de nouveau tsunami économique (j’ai plutôt bien traversé celui de 2020, j’en ai même profité pour renforcer certaines positions pendant le creux du T2, avec un certain succès à ce jour), d’ici 3-5 ans, avec notamment l’arrivée à terme du démembrement d’un portefeuille diversifié de SCPI, je devrais pouvoir compter sur au moins 40 % de mon revenu professionnel en revenus du capital (dividendes, coupons, intérêts et loyers, hors plus-values éventuelles). Idéalement, mon souhait serait de passer aux 4/5, pour finir à mi-temps à la fin de la cinquantaine (soit 8-10 ans avant la retraite), avec bien sûr réduction proportionnelle de mes revenus salariaux.

Il y a 2 ans, suite à une baisse d’activité conjoncturelle (et antérieure au Covid), j’ai saisi l’occasion de passer à 80 % (cerise sur le gâteau :  80 %  payé… 90 % ! Mais même rémunéré 80 %  je n’aurai pas hésité). Une révélation :  j’ai pu m’occuper de ma fille tous les mercredi matin, refaire du sport, consacrer plus de temps à mes investissements… Le week-end, j’étais également beaucoup moins fatigué donc plus disponible. Point de vue boulot, aucun problème non plus, j’ai rempli tous mes objectifs (qui avaient certes été adaptés à mon temps partiel, mais assez peu en fait :  on m’a essentiellement déchargé de tâches secondaires collaborativo-powerpoint - autant dire bullshit - pour me concentrer sur ce qui était réellement important techniquement et où j’apporte le plus de valeur ajoutée;  si ça pouvait faire jurisprudence…).

Un point intéressant à observer  :  à chaque entretien annuel, mon chef m’a demandé - et je pense que c’était réellement par empathie sincère - :  "et financièrement avec le TP, ça va, vous vous en sortez ? ". Je répondais vaguement "ça va, on se débrouille". S’il savait…  Pourtant, mon poste étant strictement technique, mon salaire est assez moyen pour mon ancienneté (attention, ça reste très correct pour l’industrie dans un coin sympa de province). C’est à cette occasion que je me suis rendu compte du fossé qui peut exister en termes d’aisance financière, à revenus comparables, entre une personne qui a depuis toujours un mode de vie "raisonnable" (disons plutôt : un peu en-dessous de ses moyens) - RP relativement modeste et donc remboursée tôt, voitures banales, rarement de destination de vacances en avion - et a épargné et surtout investi depuis 25 ans une part importante de ses revenus (avec un effet cumulatif et "géométrique" assez impressionnant sur le long terme - je precise que je n’ai pas encore hérité et que je ne tiens pas compte d’un seul euro d’héritage dans mes plans), et une autre qui a un gros crédit de 20 ou 25 sur une belle RP avec piscine, de belles voitures allemandes, et place ses économies marginales sur le fond euro d’une AV bancaire. Dans certains cas, le remboursement d’un gros prêt étudiant n’aide pas non plus (ça n’a pas été mon cas, merci Papa-Maman).

Mon problème actuel : dans peu de mois, fini la "belle vie", je repasse à temps plein. Pas le choix :  mon employeur bat le rappel général des troupes, la reprise est bien là (bon, c’est plutôt une bonne nouvelle), la période n’est plus aux temps partiel mais plutôt a l’explosion des heures sups et, pour les ingénieurs au forfait, aux congés refusés et entassés sur le CET jusque… A la retraite (ou la mort) ? J’avoue que la reprise s’annonce rude, pour moi mais aussi pour ma fille à qui j’ai expliqué que je ne pourrai plus l’accompagner a son activité le mercredi matin et qu’elle devrait aller au centre aéré  : -( .

Fondamentalement, en tant que salarié, je suis en train de me rendre compte de 2 choses :  1) en France, il est très mal vu pour le personnel d’encadrement ou assimilé (spécialistes techniques sans fonction d’encadrement comme moi) d’essayer, fusse à la cinquantaine ou même après 60 ans, de vouloir légèrement "lever le pied". D’une part le strict intérêt financier de la boite est de faire travailler un maximum les salariés qui sont rémunérés au forfait, d’autre part l’envie de passer à temps partiel -sutout pour un homme - est très souvent interprétée par la hiérarchie comme une forme de démission, de "traîtrise" vis-à-vis de l’entreprise, de non-adhésion à la philosophie du "toujours plus". Je trouve cela extrêmement dommage :  d’une part mes 2 années à 80 %  prouvent que ce n’est absolument pas le cas (j’ai atteint tous mes objectifs et j’ai même déposé plusieurs brevets), d’autre part certains pays comme les Pays-Bas ont 40 ou 50% de leur population cadre a temps partiel choisi (surtout lorsqu’ils sont parents de jeunes enfants, ce qui est mon cas, même si la plupart de ceux de mes collègues sont étudiants…), ce qui ne les empêche pas d’être redoutablement efficaces à l’export. 2) Demander un temps partiel, c’est aussi suggérer à l’entreprise soit que l’on a des revenus annexes, soit que l’on peut vivre avec un revenu moins élevé (voire les deux). C’est mal vu et dangereux parce que d’une part cela peut vous handicaper vis-a-vis des augmentations auxquelles votre niveau de performance peut vous faire prétendre ("après tout pourquoi le payer plus s’il a manifestement suffisamment pour bien vivre"), et d’autre part cela vous signale comme étant dans une situation d’indépendance financière - au moins partielle - vis-à-vis de votre travail salarié, vous plaçant de facto en-dehors de la course au "travailler (beaucoup) plus pour gagner (à peine) plus" (compte tenu de la progressivité absolument ahurissante de l’imposition des revenus du travail en France) qui semble devenue la norme.

Bref, je suis bien embêté. Je me rends compte que mon projet de diminution du temps de travail va être extrêmement difficile à mettre en oeuvre avec mon statut de salarié qualifié. Le concept de "temps partagé" ne fait pas beaucoup d’emules (même le télétravail n’a pas la côte, a la rentrée tout le monde revient en 100% présidentiel sauf cas particuliers ). Changer d’entreprise (ce qui devient compliqué à l’orée de la cinquantaine dans un pays à la désindustrialisation accélérée) ne m’aidera pas beaucoup tant les à-prioris vis-à-vis du TP décrits plus haut semblent généralisés. Idéalement il faudrait que je me mette a mon compte dans mon domaine d’expertise (consultant indépendant, portage salarial), mais mes compétences quasi exclusivement techniques s’y prêtent mal (notamment pour des raisons de confidentialité industrielle et/ou Défense), j’ai peu de réseau en dehors du monde académique et j’ai zéro talent de commercial. Restent la reconversion - là encore chemin aléatoire :  je me suis énormément investi dans ma spécialité technique pour parvenir à un certain niveau d’expertise, le revers de la médaille étant que je n’ai pas réellement d’autre corde à mon arc, pas de hobby, de passion amateur ou de compétences relationnelles d’un niveau qui les rendent "bankables"), ou l’expatriation dans un pays où cette aspiration serait moins mal perçue (mais ça poserait des problèmes professionnels à mon épouse qui est fonctionnaire).

Je ne peux par ailleurs pas envisager de passer en mode 100 %  rentier, que ce soit pour des raisons financières (j’aurai encore besoin d’un salaire, sauf à passer en mode vraiment frugal que mon épouse n’acceptera pas, et je dois prévoir le financement des études supérieures éventuelles de ma fille, dans une dizaine d’années) ou morales (ce serait injuste vis-a-vis de mon épouse qui devrait continuer à travailler, et je ne souhaite pas donner cet exemple à ma fille).

Bref, la voie semble étroite !  Si certains internautes ont réussi là où j’ai l’impression de me retrouver dans une impasse, et veulent bien relater leur expérience, je suis preneur…

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#161 04/08/2021 20h22

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ESTJ

En vous lisant, il me vient une idée (peut être totalement hors sujet pour vous) à votre problématique :

Avez vous envisagé de prendre des fonctions dans le CSE de la boîte ? Selon sa taille, et des fonctions titulaires ou suppléants, vous aurez des heures de délégation parfois cumulables entre élus sous forme de pool. Il est commun de disposer à minima de 20h mois, à prendre sans rendre de compte à l’employeur et surtout sans délai de prévenance. Des syndicalistes en centrale ont même des décharges complètes de leur poste.

De fait, si vous alliez dans cette voie, votre employeur n’aurait plus qu’à aménager votre poste… avec un peu de provoc, si l’idée ne vous séduit pas, faites comme si et parlez en a votre employeur : peut-être qu’il préférera accéder à votre requête initiale plutôt que le scénario que je vous expose !

Je côtoie aussi des conseillers du salarié …dont je ne voudrai pas être l’employeur tant ils sont très peu en poste, avec quasi aucune visibilité pour la boîte sur leur activité. Pour autant, l’employeur n’a rien à opposer, sauf à commettre un délit d’entrave….

Précision : on peut être à mon sens un excellent représentant du personnel tout en usitant une bonne partie de son quota pour tout autre chose (du développement personnel qui bénéficie à tous en somme)


Trop vieux pour être FIRE, trop jeune pour être retraité…just in time pour profiter pourtant !

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#162 04/08/2021 21h14

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@Serenitis, dans ma boîte le chef du CSE souffrait pas mal avec sa double casquette, beaucoup de boulot au CSE, et peu d’allègements (ou pas réalistes) côté boîte, avec un management étranger qui ignore la problématique. Ça peut être un bon plan, mais faut savoir (im)poser des limites

Pour les grosses boîtes françaises sans travail physique:

Soyez conscient qu’après 50 ans le vieillissement cognitif accélére. Si votre métier ne change pas trop, ça peut tenir, sinon les changements seront de plus en plus durs à assimiler. L’endurance baisse (les journées longues deviennent pénibles), avec des pépins de santé plus fréquents rendant le boulot plus fatiguant (verres progressifs sur écrans multiples, audio conf pourrie avec une audition déclinante, mal de dos etc,).

L’état sait d’ailleurs qu’un accroissement de l’âge de la retraite se traduit par un transfert de charge des régimes de retraite vers la branche maladie, un rapport intéressant ci dessous.

Si vous forcez sur la monture pour tenir, vous allez le payer, insomnie, douleurs, Burnout…

Et la boîte fera tout pour vous virer, sauf expertise irremplaçable, (par exemple techno en fin de vie que les jeunes n’apprennent plus). PSE ou faute plus ou moins réelles. J’ai vu aussi des boîtes qui poussent à la faute en envoyant les plus vieux en travail de nuit, en espérant les faire démissionner.

J’ai bientôt 60, j’ai vécu tout ça. Au début je ne voulais pas admettre mon âge, et je l’ai payé sonnant. Il a fallu trouver le courage de s’avouer qu’on vieillit, et encore un peu plus de courage pour le dire à des collègues. "Désolé, j’ai plus 40 ans, désormais j’ai besoin de finir moins tard". C’est 17h maintenant sauf urgence exceptionnelle (et non urgence quotidienne…). Ou "je ne pourrai pas rendre ça la semaine prochaine" etc. Ça je prends pas, je suis déjà bien chargé, au début le système gueule, crisse, et finalement il s’adapte, intelligemment ou brutalement. Temps partiel et/ou plan social, rupture conventionnelle. N’hésitez pas à signaler du harcelement si nécessaire, et avertir subtilement, mais de façon écrite, la RH.

Globalement, préparer son plan de sortie professionnelle, la carrière est derrière. Vous pouvez me MP,  j’ai coaché des amis et des collègues dans cette "petite mort", je pourrai vous donner quelques conseils.

[url=https://drive.google.com/file/d/1BncEOc_sFL3rp340TtcCsSqlh94HIODF/view?usp=drivesdk[/url]Lien corrigé sur le rapport complet

Dernière modification par Granite (04/08/2021 21h53)

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#163 05/08/2021 09h13

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Polaris, le 04/08/2021 a écrit :

Mon problème actuel : dans peu de mois, fini la "belle vie", je repasse à temps plein. Pas le choix :  mon employeur bat le rappel général des troupes, la reprise est bien là

Tout se négocie. On vous a opposé un refus catégorique ? Vous avez fait remarquer que le fait de vous imposer un mode de vie qui ne vous convient pas ne vous rendra pas plus productif ?
Vous êtes au forfait jour… c’est à double tranchant pour l’employeur, car vous avez contractuellement une grande autonomie dans l’organisation de votre journée. Arrivez donc à 10h30 pour partir à 16h les mercredi. Ou faites en sorte que votre chef comprenne que c’est votre intention s’il vous force à revenir dans un mode qui ne vous convient pas.
D’ailleurs si vous trouvez que vous travaillez trop, sans passer à temps partiel, vous pouvez aussi résister de cette façon. Il ne s’agit pas de compter les heures mais vous avez le pouvoir de dire "ma journée s’arrête maintenant".

Vous n’aviez rien signé pour le temps partiel, pas de modification du contrat du travail ? C’est un peu étonnant, moi j’aurais voulu que ce soit dans mon contrat, pour éviter d’être soumis à l’arbitraire de l’employeur par la suite.

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#164 05/08/2021 09h24

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Polaris, le 04/08/2021 a écrit :

Le concept de "temps partagé" ne fait pas beaucoup d’emules (même le télétravail n’a pas la côte, a la rentrée tout le monde revient en 100% présidentiel sauf cas particuliers ).

Tout le monde revient en 100% présentiel parce que la direction en a décidé ainsi mais qui vous dit qu’il n’y en a pas d’autres dans votre cas qui préféreraient rester à 80% ? 

Polaris, le 04/08/2021 a écrit :

Changer d’entreprise (ce qui devient compliqué à l’orée de la cinquantaine dans un pays à la désindustrialisation accélérée) ne m’aidera pas beaucoup tant les à-prioris vis-à-vis du TP décrits plus haut semblent généralisés.

Avez-vous essayé d’envoyer des candidatures, passer des entretiens où vous expliquez que vous recherchez spécifiquement un temps partiel ?

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#165 05/08/2021 09h28

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serenitis, le 04/08/2021 a écrit :

En vous lisant, il me vient une idée (peut être totalement hors sujet pour vous) à votre problématique :

Avez vous envisagé de prendre des fonctions dans le CSE de la boîte ? Selon sa taille, et des fonctions titulaires ou suppléants, vous aurez des heures de délégation parfois cumulables entre élus sous forme de pool. Il est commun de disposer à minima de 20h mois, à prendre sans rendre de compte à l’employeur et surtout sans délai de prévenance. Des syndicalistes en centrale ont même des décharges complètes de leur poste.

De fait, si vous alliez dans cette voie, votre employeur n’aurait plus qu’à aménager votre poste… avec un peu de provoc, si l’idée ne vous séduit pas, faites comme si et parlez en a votre employeur : peut-être qu’il préférera accéder à votre requête initiale plutôt que le scénario que je vous expose !

Je côtoie aussi des conseillers du salarié …dont je ne voudrai pas être l’employeur tant ils sont très peu en poste, avec quasi aucune visibilité pour la boîte sur leur activité. Pour autant, l’employeur n’a rien à opposer, sauf à commettre un délit d’entrave….

Précision : on peut être à mon sens un excellent représentant du personnel tout en usitant une bonne partie de son quota pour tout autre chose (du développement personnel qui bénéficie à tous en somme)

Pour renforcer ce que dit Serenitis, allez lire cette présentation : ArnvaldIngofson. C’est très inspirant et pourrait résoudre votre problème.

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