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Forums des investisseurs heureux

Discussions courtoises et réfléchies sur l’investissement patrimonial pour s’enrichir, générer une rente et atteindre l’indépendance financière

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[+1]    #26 07/01/2017 23h00

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Hello,
on pourrait discuter ici des différents ou de certains éléments présents dans nos checklists respectives lorsque nous effectuons un investissement.
Voici certains de mes points:
- est ce que la management est respectueux de l’actionnaire minoritaire? Même si l’entreprise a un super business, je m’interdis d’être copropriétaire car je ne veux pas "deviner" la prochaine décision qui pourrait défavoriser un minoritaire. En anglais, on dirait "second guessing".
- est ce que le management a une bonne allocation de capital?
- est ce que je comprends le business?
- est ce que je peux expliquer rapidement la thèse d’investissement?
- est ce que je suis en forme pour prendre une décision d’investissement? Cela peut-être un peu bizarre comme point mais il y a des jours où je ne suis pas à 100% et j’évite d’agir lors de ces moments là.
- est ce qu’il y a des opérations récurrentes d’achats/ventes d’entreprises qui implique que le périmètre de l’entreprise change souvent? L’analyse est plus complexe et je ne suis pas fan d’entreprises qui complexifient le dossier.
- c’est très subjectif mais c’est important pour moi: est ce que cela correspond à mon style d’investissement?
- est ce que l’entreprise faut l’objet de nombreuses discussions sur des forums, des journaux ? Le moins le mieux.
- est ce que le prix est bon?
- est ce que la décision d’investissement n’a pas trop été influencé par des lectures externes? La décision d’investir doit véritablement venir de soi.
- est ce que je serais prêt à conserver longtemps l’entreprise? C’est une forme d’engagement et permet de tester ma capacité à être un actionnaire à long terme.

Cheers

Jeremy

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[+1]    #27 08/01/2017 09h47

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Excellent sujet…

Dans le même esprit, je regarde :
1- la probité des dirigeants : je préfère les boîtes familiales - vision à LT ; je vérifie l’absence d’entourloupes !
2- le site internet , les vidéos de l’entreprise, des dirigeants (pas seulement le boss !) , les interviews
3- j’étudie le business (résilience et récurrence du couple marchés / produits, facteurs clés de succès, portefeuille et dépendance clients , fournisseurs, poids et évolution des MP, sous jacents - ex : SIPH et le cours du caoutchouc, le pricing power et les concurrents ; les moyens d’exploitation et les actifs hors exploitation.
4- le prix : je passe beaucoup plus de temps sur les rapports financiers pour déterminer l’EBE normatif et la VE corrigée que sur les méthodes  : je n’utilise plus que VE corrigée / EBE normatif ; j’applique ensuite la méthode des comparables - excellent article au passage sur l’évolution des valos dans les Echos de mardi dernier (le montant moyen des transactions est passé à 9.1X en 2016) ; je n’accepte de payer que jusqu’à 6…sauf exceptions (éditions de logiciels pour l’exemple)

@+
Bons trades
Stan

Dernière modification par stanny (08/01/2017 10h04)


stock picker de small et micro caps - France - compartiments B, C et Alternext

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[+3]    #28 04/06/2019 16h01

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A tout hasard, je poste ici les ratios d’endettement moyens des sociétés cotées, en fonction de la notation de leur dette :

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/2_moody-metrics.gif

Ainsi, si la dette d’une entreprise n’a pas de notation, en fonction de ces ratios, vous pouvez avoir une idée de ce qu’elle pourrait être.

Pour le calcul de l’IH Score, il y a un critère sur la couverture des intérêts qui doit être supérieure à 6, grossièrement équivalent de la notation BBB.

Dans le PDC complet, vous avez cette synthèse par industrie : www.researchpool.com/download/?report_i … _data=true

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#29 24/07/2019 07h08

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Bonjour, j’aime bien les approches dans ce topic qui ressemble à ma manière d’aborder ce sujet.

Avez vous établi un fichier xls reprenant ces éléments?

Ou est ce que le fichier xlsValorisation permet d’effectuer ces calculs d’indice?

Merci.

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#30 10/11/2019 10h27

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Bonjour,
Je reviens preque 5 ans après le message #16 de ce fil (sur le cas de l’Oréal).

spiny a écrit :

L’Oréal est une entreprise de grande qualité. Y investir aujourd’hui alors que le PER est de 30 me semble comporter un risque significatif : Mr le Marché n’appréciera pas du tout le moindre grain de sable (ne serait-ce qu’un léger ralentissement de la croissance). L’Oréal est-elle capable de maintenir ce niveau de croissance sur la prochaine décennie ?
Payer trop cher une entreprise, quelle que soit sa qualité, est un risque réel dans le cadre d’investissement en actions.

Au moment de l’écriture du message l’action cotait 171 €. Presque 5 ans plus tard elle en vaut 264 (sources site l’Oréal).
Ce qui montre que dans certains cas (et il semble que le luxe soit un bon exemple) un PER élevé ne soit pas synonime de risque sur le cours.
Comme quoi même avec toutes les précautions qu’on veut, on ne sais jamais de quoi l’avenir sera fait.

Il me semble qu’un site avait été mentionné dans le forum (je n’ai pas retrouvé le fil correspondant) qui proposait une méthode fondamentale plutôt intéressante et robuste (car multi factorielle) pour détecter les points d’entrée sur les actions.
Je remets le lien ici.
Je souhaiterai faire l’exercice sur ma short list d’actions pour identfier des points d’entrée.
> Je n’arrive pas à comprendre comment l’auteur construit son grahique numéro 7 dans la rubrique "Ma méthode de valorisation des actions".
Quelqu’un a-t-il une idée ?

Déontologie : actionnaire d’une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.


Bien à vous, Dooffy

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#31 10/11/2019 10h37

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Dooffy a écrit :

Ce qui montre que dans certains cas (et il semble que le luxe soit un bon exemple) un PER élevé ne soit pas synonime de risque sur le cours.

Facile à dire à posteriori smile ce qui a marché ces 5 dernières années ne fonctionnera peut être pas sur les 5 prochaines.

De quel graphique parlez-vous ? Je n’en vois que deux dans la rubrique citée.

Si c’est le graphique noir avec les objectifs de cours sur Novo, il explique avant quels sont ses prix d’achat maxi en fonction de chaque ratio.
Il calcule les cours d’achat par ratio à partir des fondamentaux sur ZoneBourse actuels et prévi, et il met le cours actuel en face.

Dernière modification par bibike (10/11/2019 10h41)


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[+2]    #32 10/11/2019 13h07

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@Dooffy : Perso, j’ai tendance à penser que beaucoup plus d’argent a été perdu par une utilisation mal avisée de filtres value - conduisant à l’élimination d’entreprises de qualité, perçues commes "trop chères" - que par leur omission.

Quand on parcourt les files de portefeuilles du forum, notamment celles où il y a un historique suffisamment long, on voit très rarement (ou jamais ?) des remarques du style "X est une entreprise de qualité mais je l’ai achetée trop cher". Impossible de trouver des actionnaires LVMH, Safran, Vinci ou Air Liquide mécontents - quel que soit leur niveau d’entrée sur ces valeurs. Evidemment, un achat bien timé, à l’occasion d’une (rare !) correction sur des valeurs de qualité, améliore encore la performance, mais à mon sens les valeurs de qualité sont achetables presque à chaque instant (ou même toujours ?).

On me rétorquera qu’il y a un biais du survivant, que les valeurs de qualité à l’instant "T" ne sont pas nécessairement celles de l’instant "T+n années"… Mais la réalité empirique reste que les erreurs de stock-picking semblent le plus souvent dues à une erreur d’analyse sur les fondamentaux (= percevoir X comme une valeur de qualité alors qu’elle ne l’est pas), et non à un risque de valorisation (= surpayer X, valeur de qualité).

En revanche, il est très fréquent de lire des remarques du type "J’ai X en watchlist, c’est une belle valeur, mais elle est trop chère et j’attends un meilleur point d’entrée" généralement suivies quelques mois plus tard (sauf coup de bol / timing chanceux) de regrets "Je cours après X, j’aurais dû acheter".

Perso, je regarde bien sûr toujours les niveaux de valorisation (à l’origine mon approche était GARP même si elle est de plus en plus croissance), mais j’évite de définir des niveaux d’achat sur cette base, pour éviter ces regrets. A la place, j’utilise 2 tactiques et un "truc" psychologique :

1) Constituer ses lignes progressivement : si j’identifie une valeur de qualité avec un degré raisonnable de certitude, ma première "louche" suivra rapidement, quel que soit (quasiment) le niveau de valorisation. En revanche, pour les "louches" suivantes je serai plus exigeant sur les ratios de valorisation.

2) Avoir une buylist de krach / correction majeure : je maintiens en permanence une liste d’achat de mes 10-15 valeurs préférées (qui sont déjà en portefeuille, mais pas encore pour les volumes cibles), en cas de krach ou de correction majeure. Il s’agit de valeurs de grande qualité, mais souvent "chères" (LVMH, Visa, Mastercard etc.) du point de vue des ratios de valorisation. Etre déjà placé sur ces valeurs de conviction, tout en sachant que je les renforcerai en cas de krach, m’offre un certain confort psychologique (sans aller jusqu’à "espérer" un krach !)

3) Se référer au comportement d’un ETF : c’est un bon "truc" psychologique pour "déculpabiliser" avant l’achat d’une valeur de qualité - donc "chère" du point de vue des ratios de valo. L’ETF va bêtement acheter ces valeurs, même "chères", et plus leur cours augmentera plus il en achètera… et sa performance en bout de compte sera excellente ! Si l’on veut comparer sa performance à un indice, il est donc naturel de comparer ses propres choix avec le comportement de l’ETF correspondant. Dans mon cas, cela m’incite par exemple à augmenter ma position LVMH (pondéré à 11,5% dans le CAC 40), sur laquelle je suis déjà placé mais avec une pondération bien inférieure - même si moi aussi je la trouve un peu "chère"…

S’agissant de l’approche que vous mentionnez, elle me semble intéressante, même si elle a de nombreux biais (mais bon, si une approche de stock-picking était parfaite, ça se saurait). Par exemple :

a) L’accumulation de capitaux propres est à mon sens un indicateur ambivalent : bien sûr elle reflète l’accumulation de profits, mais des capitaux propres excessifs peuvent aussi indiquer un manque d’opportunités d’investissements (= entreprises matures) et/ou une politique de distribution un peu chiche envers les actionnaires (= pas assez de dividendes ou de rachats d’actions). Voire annoncer des investissements massifs mal avisés, du type M&A surpayé. Ou indiquer un recours insuffisant au levier de la dette (parfois pour cause de difficultés dans les relations avec les banques ?). Bref, ce n’est pas un indicateur qu’on peut prendre dans un screener sans aucune analyse.

b) L’utilisation de ratios de valorisation uniformes conduit à une sélection adverse, bénéficiant aux secteurs ou entreprises matures ou déclinants. Evidemment c’est l’argument clef contre les ratios du type PER, VE/EBITDA ou P/S. Perso je préfère toujours les mettre en rapport avec le potentiel de croissance (PEG, VE/EBITDA/G, P/S/G etc.), même si ça soulève d’autres difficultés techniques (difficile d’isoler la croissance organique passée, utilisation de prévisions par essence incertaines etc.).

c) L’utilisation d’une extrapolation linéaire pour les résultats trimestriels (= résultat annuel estimé = résultat du 1er trimestre * 4, par exemple) est problématique pour les secteurs avec une cyclicité annuelle. Normalement il est préférable de calculer des PER (par exemple) TTM (trailing twelve months) prenant en compte les 12 mois (ou 4 trimestres) passés, afin de neutraliser ce biais cyclique. Des sites du type Morningstar fournissent habituellement des PER TTM et PER forward (sur la base de la prévision de résultats pour l’exercice en cours, ou pour le prochain exercice).

Dernière modification par Scipion8 (10/11/2019 13h10)

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