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#76 31/05/2019 11h48

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Ce qui semble être nocif est la superposition/multiplication d’intrants à la production puis à la transformation, pour aboutir aux aliments ultra-transformés, apparemment pas supers bons pour la santé si on exagère dessus (cf. par ex. étude Inra).

Il existe pas mal d’études qui suggèrent que manger bio aurait ou pourrait avoir des effets bénéfiques sur la santé. Mais cette allégation est pour l’instant au mieux à mettre au conditionnel (on ne sait pas trop) et loin d’être établie. Mais au pire, on ingère des machins qui ont moins pollué les sols, un peu plus respectueux de l’environnement.

Donc privilégier du brut (si possible local), des produits de saison, avec éventuellement un label bio ou agriculture raisonnée ou durable etc. ne peut certainement pas nuire. C’est en tout cas du bon sens.

Sinon, je tiens pour acquis que ce qui est particulièrement nocif pour la santé, c’est de ne pas manger à sa faim ou les carences en produits de base comme les protéines animales et fruits/légumes frais.

Dans l’école de mes enfants, on propose un petit-déjeuner en petite section (les parents l’amènent à tour de rôle), pour être certains que tous les gamins commencent la journée avec quelque chose dans le ventre. Et à la cantine, le bio est privilégié autant que peu se faire…mais surtout, les cantinières ont pour instruction de vérifier que les enfants mangent leur ration de viande (ou de poisson ou œufs) et les légumes/un fruit…parce qu’on sait qu’ils n’ont pas tous ce qu’il faut à la maison.

Alors, après, bio ou solidaire ou raisonné c’est très bien - ce sont des priorités. Mais l’urgence (que je distingue d’une priorité) c’est déjà que tout le monde mange à sa faim, avec des rations équilibrées!

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[+1]    #77 31/05/2019 12h48

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Sinon, je tiens pour acquis que ce qui est particulièrement nocif pour la santé, c’est de ne pas manger à sa faim ou les carences en produits de base comme les protéines animales et fruits/légumes frais.

Vous avez bien écrit ’’en produits de base comme les protéines animales et fruits/légumes frais’’ et non ’’protéines animales ou fruits/légumes frais’’ j’ajouterai même légumineuse.
C’est un débat sans cesse remis en cause, je ne pourrais vous dire si la viande est reconnu comme nocive ou non pour la santé (des études vous l’expliquerons mieux que moi), mais étant question de protéines je ne rejoins pas votre avis, en effet les sources peuvent varier quelles soient animales ou végétales mais la conception même du macronutriment -protéine- est composé d’acide aminés (20 il me semble) essentiels ou non essentiels est la même à deux variables près:

Protéines dîtes ’’complètes’’ composé de huit acides aminés ’’indispensables’’ ainsi que les protéines dîtes ’’incomplètes’’ si un ou plusieurs acides aminés venait à manquer.

Alors oui les protéines animales sont caractérisées comme complètes mais  il est tout à fait possible d’avoir tout les acides aminés essentiels avec une alimentation exclusivement d’origine végétale en variant tout simplement afin de les complémentariser.
Tout est une question de macro-nutriments,micro-nutriments est plus encore…
Imaginons que la salade (je donne un exemple végétal comme il aurait pu être animal) donnerai tout les nutriments nécessaires pour faire fonctionner le corps humain alors nous aurions besoin de consommer uniquement de la salade, le reste est une question de goût ou d’éthique.

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#78 31/05/2019 13h18

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J’aime bien votre phrase, je l’ai légèrement remanié pour être anti exploitation animale et végétale. Ça serait quand même plus pratique.

Tout est une question de macro-nutriments,micro-nutriments est plus encore…
Imaginons qu’une gélule (je donne un exemple de synthèse comme il aurait pu être animal ou végétal) donnerai tout les nutriments nécessaires pour faire fonctionner le corps humain alors nous aurions besoin de consommer uniquement cette gélule, le reste est une question de goût ou d’éthique.

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#79 31/05/2019 13h47

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Kabal a écrit :

Imaginons qu’une gélule (je donne un exemple de synthèse comme il aurait pu être animal ou végétal) donnerai tout les nutriments nécessaires pour faire fonctionner le corps humain alors nous aurions besoin de consommer uniquement cette gélule, le reste est une question de goût ou d’éthique.

Ce genre de produits existe déjà.
Mais de facto nous mangeons pour bien d’autres raisons que simplement satisfaire un besoin en micro-nutriments.

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#80 31/05/2019 14h33

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Ce genre de produits existe déjà.

Vous faites allusion aux pilules enrichies comme les vitamines, les minéraux etc..
ou alors les pilules ’’antiobésité’’ qui ne sont en aucun cas un substitut de nourriture juste une histoire de propriété chimique qui fait croire au cerveau que le corps à déjà manger.

Les pilules ou nous en sommes servent à la complémentation.
Si autres j’aimerai bien avoir plus amples informations.
Il y a aussi le plaisir de manger je vous l’accorde, les papilles gustatives sont là pour quelque chose, la preuve est.

Peut-être certain on entendu parler du pranisme, ou inédie, il y a quelque vidéos et reportages qui circulent sur cette tendance, des cas on été reconnu mais ça ressemble plutôt à une fumisterie.
Des personnes ont écrit des livres pour s’initier à cette pratique, qui en général découle d’une capitulation ou de réels problèmes de dénutrition pouvant même allant jusqu’à la mort.
Malgré un côté très terre à terre vis à vis de cette pratique il y a une partie chez moi qui demande qu’à y croire fautes de réelles preuves ou non preuves.

Dernière modification par dreamst (31/05/2019 14h46)

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#81 31/05/2019 14h43

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Si autres j’aimerai bien avoir plus amples informations.

Je parle de produits type feed, soylent, jimmy joy, etc.

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#82 31/05/2019 14h53

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https://www.feed.co/fr/pas-question-de-vous-cacher-des-choses/ a écrit :

Bien que 3 smart food apportent l’ensemble des besoins nutritionnels journaliers, l’objectif de Feed. n’est pas de se substituer intégralement à la nourriture traditionnelle, mais plutôt d’apporter une alternative idéale, de manière ponctuelle, aux personnes qui n’ont pas le temps, la possibilité, où l’envie, de s’alimenter avec un repas classique.

Tout comme les nutritionnistes, Feed. ne partage pas la vision “extrémiste”, qui consiste à remplacer intégralement la nourriture classique, au profit d’un produit unique. Français et gastronomes, il nous apparaissait évident de ne pas opposer nos habitudes alimentaires et la smart food, mais plutôt de les associer intelligemment, dans un souci de nutrition globale cohérente.

Feed. s’adaptera à vous, en fonction de vos besoins et de vos envies



Intéressant cependant on manque de clarté sur le long terme, il faudrait faire des sujets test mais le fond y est.

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#83 31/05/2019 15h17

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Hunsvestisseur a écrit :

Idéalement il faudrait un label qui garantisse l’origine bio+eco-responsable+durable+local+solidaire pour être complètement satisfait…

Quelqu’un veut se lancer ?

Je ne vois pas bien comment ça pourrait exister, sauf à le réserver à une micro-niche ultra-réglementée et protégée. Par contre, je ferais assez confiance à des enseignes comme par exemple Biocoop (liste non exhaustive!) dont la raison d’être est justement de sélectionner des produits qui combinent tous ces éléments - en principe, ils se chargent pour vous de faire le tri en amont des étagères.

Précisions : je ne travaille pas chez ou pour Biocoop et n’y fait que très rarement des courses. Et j’aurais pu citer d’autres enseignes mais ne les connaît pas bien.

Sinon et au risque de faire hurler tous les ’purs’, je fait assez confiance au label ’agriculture raisonnée’ ou assimilés. Plutôt que de balancer 3 ou 4 traitements ’au cas où’, on cherche à ne mettre que ce qu’il faut. Démarche très rationnelle, parfois (souvent?) portée par de jeunes agriculteurs qui sont mieux informés ou sensibilisés que leurs ainés (notamment sur les risques pour leur propre santé). Il reste des résidus de pesticides ou autres intrants dans ces produits mais comme ça n’a sans doute jamais tué personne, ça ne me dérange pas plus que ça.

Dernière modification par carignan99 (31/05/2019 18h58)

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#84 07/06/2019 11h51

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Uniquement ces derniers jours :

1) Une énième affaire sanitaire : Scandale sanitaire en France autour de «steaks» frauduleux distribués aux démunis - Le Soir

2) Interdiction des fongicides à base d’époxiconazole utilisés en agriculture, présumés toxiques : L’Anses interdit 76 fongicides à base d’époxiconazole

Mais s’il est présumé toxique aujourd’hui, il était donc potentiellement toxique hier… Quid des autres substances dont demain nous découvrirons quelles étaient toxiques ?

3) Une étude canadienne qui montre qu’il y a des micro-plastiques absolument partout : dans l’air, dans l’eau. Tout est contaminé : Pollution : nous mangeons et respirons du plastique

4) Une enième étude qui montre une corrélation entre les aliments ultra transformés et une hausse de la mortalité : Aliments ultra-transformés et risques : cause ou symptôme ? - Sciences et Avenir

5) 60 Millions de consomatteurs qui montre que même les aliments bios peuvent contenir des pesticides : Les aliments bio touchés par la pollution | 60 Millions de Consommateurs

Ce serait particulièrement vrai pour les œufs et le laits, puisque les animaux passent plus de temps en extérieur, et pour le bio étranger (huile d’olives bios en provenance de Tunisie).

-

Comme je dis, au jour d’aujourd’hui, on peut s’efforcer de manger mieux (aliments non transformés, locaux et bios), mais manger "parfait" est impossible.

La question est : va-t-on enfin agir pour mettre un terme à tout ce bord## (fongicides, pesticides, herbicides, non-uniformité du label bio, nombreux additifs qui devraient être interdits depuis des lustres, Nutriscore obligatoire, interdiction de la publicité sur les aliments ultra-transformés, etc.) ?

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[+1]    #85 07/06/2019 12h17

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InvestisseurHeureux a écrit :

La question est : va-t-on enfin agir pour mettre un terme à tout ce bord## (fongicides, pesticides, herbicides, non-uniformité du label bio, nombreux additifs qui devraient être interdits depuis des lustres, Nutriscore obligatoire, interdiction de la publicité sur les aliments ultra-transformés, etc.) ?

On le fera peut-être quand on aura interdit la production d’alcool, de charcuterie, de beurre, la voiture, le saut à l’élastique…

Quid des autres substances dont demain nous découvrirons quelles étaient toxiques ?

On fera comme avec les variétés de plantes "naturelles" toxiques (comme les pdt Lenape)

mettre un terme à tout ce bord##

Encore faut-il relativiser: malgré tout ce "bord##", les gens vivent globalement vieux et en bonne santé.


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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[+1]    #86 07/06/2019 12h28

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Faith a écrit :

On le fera peut-être quand on aura interdit la production d’alcool, de charcuterie, de beurre, la voiture, le saut à l’élastique…

Malheureusement vos (contre-)exemples ne marchent pas.

Le saut à l’élastique ou la production d’alcool ne contaminent pas les alentours comme l’agriculture aux pesticides. Donc vous n’avez pas une conséquence collective des comportements.

Quant à la voiture, elle est de plus en plus souvent interdite en centre-ville, justement parce qu’elle est responsable de bcp de pollution et d’une hausse de la mortalité (La pollution de l?air tue 600 000 enfants par an).

Sur l’alcool, il y aurait aussi bcp à dire en terme sanitaire (Risques de l’alcool sur la santé, à long terme - alcoolinfoservice - Alcool Info Service).

Et il est vrai que la charcuterie est maintenant classée cancérigène (OMS | Cancérogénicité de la consommation de viande rouge et de viande transformée) : libre à vous d’en manger, mais en donner aux enfants dans les cantines est douteux.

faith a écrit :

Encore faut-il relativiser: malgré tout ce "bord##", les gens vivent globalement vieux et en bonne santé.

Encore faux ! S’il y a bien un allongement de la durée de vie, l’espérance de vie en bonne santé stagne depuis dix ans en France, d’ailleurs bien moins classée que ses voisins : La France mal classée pour l?espérance de vie en bonne santé

Et ceux qui sont vieux aujourd’hui n’ont pas vraiment connu la malbouffe et la pollution intensive. Nous n’aurons les conséquences en terme sanitaire que dans quelques décennies.

-

PS  : je veux bien échanger, mais les derniers échanges que j’ai eu sur cette file, mes contradicteurs balancent contre-vérités sur contre-vérités (comme le fameux "les animaux d’élevages industriels français ne mangent quasi pas d’OGM").

Please check your facts!

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#87 07/06/2019 12h37

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@IH

Et ceux qui sont vieux aujourd’hui n’ont pas vraiment connu la malbouffe et la pollution intensive. Nous n’aurons les conséquences en terme sanitaire que dans quelques décennies.

Vous rigolez?
Dans ma famille qui a été dans l’agriculture jusqu’au début des années 2000 : l’utilisation des pesticides et engrais était nettement plus intensive du temps de mes arrières grands parents et grands parents que ça ne l’est de nos jours!

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#88 07/06/2019 12h39

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J’apprécie votre travail d’investisseur, mais vraiment pas votre véhémence évangélique.

InvestisseurHeureux a écrit :

Malheureusement vos (contre-)exemples ne marchent pas.

J’ai répondu à une phrase parlant à la fois de pesticides et de nutriscore (et autres). Certains de mes exemples concernent les pesticides (comme la pollution automobile) d’autres le reste de vos exemples.

Croiser les exemples pour détruire mon propos est malhonnête.

faith a écrit :

Encore faut-il relativiser: malgré tout ce "bord##", les gens vivent globalement vieux et en bonne santé.

Encore faux ! S’il y a bien un allongement de la durée de vie, l’espérance de vie en bonne santé stagne depuis dix ans en France, d’ailleurs bien moins classée que ses voisins

"Encore faux" ? Uniquement parce que vous avez détourné le sens de mon message.
Je parle de "vivre vieux et en bonne santé", vous répondez "vivre de plus en plus vieux et en bonne santé".

Please check your facts!

Veuillez commencer par ne pas déformer les propos de vos interlocuteurs.


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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#89 07/06/2019 13h23

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carignan99 a écrit :

@IH

Et ceux qui sont vieux aujourd’hui n’ont pas vraiment connu la malbouffe et la pollution intensive. Nous n’aurons les conséquences en terme sanitaire que dans quelques décennies.

Vous rigolez?
Dans ma famille qui a été dans l’agriculture jusqu’au début des années 2000 : l’utilisation des pesticides et engrais était nettement plus intensive du temps de mes arrières grands parents et grands parents que ça ne l’est de nos jours!

Vous m’intéressez. Vous parlez de quels pesticides, exactement, du temps de vos arrières grands parents?

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#90 07/06/2019 13h27

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InvestisseurHeureux a écrit :

La question est : va-t-on enfin agir pour mettre un terme à tout ce bord## (fongicides, pesticides, herbicides, non-uniformité du label bio, nombreux additifs qui devraient être interdits depuis des lustres, Nutriscore obligatoire, interdiction de la publicité sur les aliments ultra-transformés, etc.) ?

On ? Qui on ?
De votre côté, vous pouvez commencer par arrêter de vous déplacer autrement qu’à pieds (et pieds-nu, encore, la fabrication de chaussure ayant un impact sur la qualité de l’air, du sol, …), ne plus utiliser de matériel électrique (frigo, ordinateur, téléphone, montre, …), ne plus vous habiller qu’avec des vêtements confectionnés à la main à partir de fibre naturelle récupérées dans votre environnement, … mais aussi réduire toute activité physique au strict minimum, pour réduire vos besoins nutritionnels, et donc la nécessité d’augmenter le rendement des espaces dédiés à l’alimentation.

Certaines des entreprises dans votre portefeuille ne vont pas nécessairement dans le sens que vous souhaitez quand à l’amélioration de la qualité des aliments (aucune dans l’absolu), peut-être pourriez-vous également commencer à ne pas mettre votre argent où vos idées ne sont pas ?

On ? Qui, et à quel niveau ?

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#91 07/06/2019 13h35

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Kapitall a écrit :

Vous m’intéressez. Vous parlez de quels pesticides, exactement, du temps de vos arrières grands parents?

Ca dépend de l’âge de ses grands-parents, mais d’après mes recherches (qui ne m’ont offert que les chiffres américains, désolé) l’utilisation de pesticide diminue depuis 1980, pour une production en hausse depuis.


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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[+1]    #92 07/06/2019 13h38

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InvestisseurHeureux a écrit :

Et il est vrai que la charcuterie est maintenant classée cancérigène (OMS | Cancérogénicité de la consommation de viande rouge et de viande transformée) : libre à vous d’en manger, mais en donner aux enfants dans les cantines est douteux.

S’appuyer sur des ’faits’ c’est bien, les interpréter correctement c’est mieux. Qu’un aliment soit classé dans le groupe 1 par le CRIC ne signifie pas qu’il soit recommandé d’arrêter d’en manger ou d’en donner aux enfants (contrairement à ce que peuvent affirmer certains journalistes qui, par paresse ou par idéologie, n’ont pas pris le temps d’aller au delà du titre d’un communiqué de presse).

Vous le savez sans doute, en nutrition et en santé, on analyse le couple bénéfices / coûts.

Par exemple concernant cet exemple de viande rouge transformée classée dans le groupe 1 : ces résultats appellent à limiter la consommation de viande rouge…et que, comme dans le même temps la viande rouge a une valeur nutritive, il convient de réaliser de nouvelles évaluations entre les risques et les avantages de la viande rouge, pour pouvoir formuler les bonnes recommandations (source: Centre international de recherche sur le cancer).

Ou encore :

Pr. Tim Key a écrit :

Ainsi, les auteurs de l’évaluation ne recommandent pas une alimentation végétarienne, relevant que les régimes végétariens et les régimes carnés ont "des avantages et des inconvénients différents pour la santé". La viande, rappellent-ils, fournit des protéines, du fer, du zinc et des vitamines B. "Cela ne signifie pas que vous devez arrêter de manger de la viande rouge ou transformée. Mais si vous en mangez beaucoup, vous devriez peut-être penser à réduire" a estimé le Pr Tim Key, un épidémiologiste au centre britannique de recherche sur le cancer.

(source 1, source 2)

De là, expliquer que proposer de la charcuterie aux enfants est ’douteux’ relève au mieux de la maladresse ou de l’idéologie, au pire de l’alarmisme qui désinforme.

Kapitall a écrit :

carignan99 a écrit :

@IH

Et ceux qui sont vieux aujourd’hui n’ont pas vraiment connu la malbouffe et la pollution intensive. Nous n’aurons les conséquences en terme sanitaire que dans quelques décennies.

Vous rigolez?
Dans ma famille qui a été dans l’agriculture jusqu’au début des années 2000 : l’utilisation des pesticides et engrais était nettement plus intensive du temps de mes arrières grands parents et grands parents que ça ne l’est de nos jours!

Vous m’intéressez. Vous parlez de quels pesticides, exactement, du temps de vos arrières grands parents?

En particulier la bouillie bordelaise, un pesticide ’naturel’. Il y avait ensuite d’autres machins phytosanitaires qui sont arrivés au fur et à mesure au XXème siècle (mon arrière grand-père a tenu l’exploitation jusque dans les année 70), dont les noms m’échappent (et qui ne sont pas nécessairement restés très longtemps) : la chimie à destination de l’agriculture a été très créative dés la fin du XIXème!

Sinon, il y avait aussi les engrais.

Je ne suis pas agronome mais pour avoir participé au défonçage de très vieilles vignes dans les années 90, c’était désolant (pas de vers de terre etc.).

Pour ce que j’en sais, ça s’est beaucoup amélioré depuis - toujours des intrants mais leur utilisation est beaucoup plus ciblée et raisonnée. En moyenne, il semblerait que les terres dans ce coin ont retrouvé un peu de leur jeunesse.

Dernière modification par carignan99 (07/06/2019 14h04)

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[+1]    #93 07/06/2019 14h23

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carignan99 a écrit :

Vous le savez sans doute, en nutrition et en santé, on analyse le couple bénéfices / coûts.

En effet.

Je n’ai d’ailleurs volontairement pas parlé de la viande rouge (classée probablement cancérigène), mais de la charcuterie (classée cancérigène).

Dans la mesure où le bénéfice nutritif de la charcuterie est faible, voire négatif (souvent riche en graisses saturées et en additifs), il n’y aucun intérêt à en proposer dans les cantines.

Je maintiens donc mon propos, qui n’a rien d’infamant. Il ne vient à personne l’idée de donner du vin ou des barres chocolatées à la cantine, donc ça devrait être pareil pour la charcuterie.

-

J’ai également tout à fait connaissance du courant "il faut manger un peu de tout, aucun aliment n’est mauvais, chaque aliment apporte des choses, c’est la quantité qui fait le poison, patati patata" souvent mis en avant par les lobbys ou les experts qui ne veulent pas se mouiller.

Sauf qu’en France, on est à 57% d’hommes obèses ou en surpoids et 17% d’adultes obèses (Prévenir et prendre en charge de l?obésité - Ministère des Solidarités   et de la Santé). A partir de là, soit on fait quelque chose, soit on attend d’être au niveau des USA.

Wulfram a écrit :

On ? Qui, et à quel niveau ?

Ça fait au moins quinze ans que je suis minimaliste, je n’ai même pas de smartphone, et l’ordinateur avec lequel je tape ce message a dix ans d’âge.

Mais c’est vrai que je prends bcp l’avion et que mes investissements ne sont pas en phase avec mes convictions. Je n’arrive pas à résoudre cette incohérence pour l’heure.

Cependant, sur les enjeux environnementaux globaux, il n’y a qu’en légiférant que les choses changent. Le capitalisme ne sait pas gérer les externalités négatives.

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#94 07/06/2019 16h08

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IH
oui, vous avez raison, vous parlez de charcuterie, donc de viande transformée (mea culpa).

Ce qui ne change rien à mon propos, ni sur le fond ni sur la forme. Résumons.

Sur le plan factuel : l’OMS (via CIRC) nous informe que la charcuterie peut être classée comme une substance cancérigène (ce qui ne signifie pas, en soi, que c’est mauvais pour la santé ou qu’il faille arrêter d’en manger). Et toujours le CIRC conclut en expliquant qu’il convient de mieux évaluer le ratio bénéfices / coûts de la viande transformée (donc y compris charcuterie), pour formuler des recommandations adaptées.

Votre interprétation : manger de la charcuterie n’est pas recommandable, surtout pour les enfants.

hummm.

Sinon, je ne vois pas le rapport avec l’alcool.
Bien sûr que l’alcool est cancérigène et que ça ne viendrait à l’idée de personne (de sensé) d’en donner à des enfants. Pas plus que de leur faire manger du plutonium, lui aussi classé dans le groupe 1 des agents cancérigènes.

Sinon, le soleil aussi est cancérigène (rayons solaires classés avec la charcuterie, le plutonium etc.)…ça ne viendrait à l’idée de personne de priver un enfant de soleil (en se protégeant en cas d’exposition prolongée…)!

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#95 07/06/2019 16h36

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Carignan99

En réalité nous sommes exactement du même avis, sauf qu’à nouveau vous avez déformé (ou mal lu ou je n’ai pas été clair) mon propos, puisque je me limitais à la cantine scolaire qui est là entre autre pour apprendre les bonnes pratiques aux enfants (donc on y trouve pas non plus de chips, etc.).

Que les parents donnent de la charcuterie à leur enfants ponctuellement chez eux, who cares?, je ne suis pas fasciste, et comme vous l’avez souligné, une fois de temps en temps n’a pas d’impact sur la santé.

Ceci étant dit, cette histoire est un détail complet par rapport à mon premier message de la journée…

-

Maintenant, ce n’est pas parce qu’il y a des choses qui sont complètement banales aujourd’hui, que cela ne veut pas dire qu’elles ne doivent pas être changées, et il faut cesser de caricaturer toutes démarches de changement ou de mise en exergue d’une information nouvelle (je ne parle pas pour vous, mais pour Faith).

En l’occurrence, je n’ai pas initié cette discussion sur le bio, mais puisqu’elle est là, je continuerai à y poster des éléments factuels sur les sujets liés à l’alimentation et à l’agriculture.

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#96 07/06/2019 17h08

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IH a écrit :

1) Une énième affaire sanitaire : Scandale sanitaire en France autour de «steaks» frauduleux distribués aux démunis - Le Soir

2) Interdiction des fongicides à base d’époxiconazole utilisés en agriculture, présumés toxiques : L’Anses interdit 76 fongicides à base d’époxiconazole

Mais s’il est présumé toxique aujourd’hui, il était donc potentiellement toxique hier… Quid des autres substances dont demain nous découvrirons quelles étaient toxiques ?

3) Une étude canadienne qui montre qu’il y a des micro-plastiques absolument partout : dans l’air, dans l’eau. Tout est contaminé : Pollution : nous mangeons et respirons du plastique

4) Une enième étude qui montre une corrélation entre les aliments ultra transformés et une hausse de la mortalité : Aliments ultra-transformés et risques : cause ou symptôme ? - Sciences et Avenir

5) 60 Millions de consomatteurs qui montre que même les aliments bios peuvent contenir des pesticides : Les aliments bio touchés par la pollution | 60 Millions de Consommateurs

Je ne vois pas bien ce que vous voulez démontrer exactement. Ca ressemble à la politique votre truc : "Tous pourris !"

Le 1) est une fraude. Sans commentaire du coup, c’est complètement interdit à la base même si la DDPP signale que c’est sans impact sur la santé.

Le 2) n’est guère une surprise à part vivre dans une grotte. Tout le monde sait depuis longtemps que les produits phyto / biocides sont des produits plutôt nuisibles aux êtres vivants / végétaux. L’ANSES ne fait que la balance entre leur toxicité et leur efficacité. Il faut quand même noter (même si j’ai un profond respect pour le travail des experts de l’ANSES), que parfois ils sont dans l’hyper protection. Et des avis parfois absurde sont également émis. J’ai eu un cas où une molécule utilisée pour soulager la douleur animale a été fortement challengé pour son coté cancérigène chez l’homme mais par contre, on utilise chez l’enfant de moins de 3 ans… le mien en l’occurrence
Comme le CIRC qui indique que manger de la viande aux barbecues cause des cancers alors que bon, on en magne depuis que l’homme a découvert le feu.

Le 3), je ne sais quoi en penser.

Le 4), je cite :

Science et Avenir a écrit :

L’abus de plats industriels "ultra-transformés" serait lié à une augmentation du risque cardiovasculaire et de décès, suggèrent deux études européennes menées auprès de plus de 120.000 personnes et publiées le jeudi 30 mai 2019. Ces nouvelles études, même si elles ne permettent pas de démontrer un lien direct de cause à effet, renforcent les arguments de travaux précédents liant les plats hautement transformés à un risque accru d’obésité, d’hypertension artérielle, voire de cancers. Les deux études, respectivement conduites sur plus de cent mille adultes français et près de vingt mille diplômés d’universités espagnoles, sont parues dans le British Medical Journal (BMJ).

Donc en gros, ceux qui mangent des produits ultra-transformés sont sujets à des risques cardiovasculaires. Bon ok, mais ils concluent aussi que les travaux n’arrivent pas à savoir si c’est lié au mode de vie ou à l’alimentation. Comme manger bio rend les gens en bonne santé. Donc il est aussi possible que ce soit le manque de sport (ou autre) et pas l’alimentation. De plus, on peut arguer que 120.000 personnes sont statistiquement significatif donc en gros, on peut dire qu’ils ne savent pas vraiment à part qu’il y a un lien.
Du coup, je ne sais pas ce que vous voulez démontrer.

Quant au 5), c’est triste mais oui, le bio est touché par les pesticides et les OGM. J’avais même lu un rapport de la DDPP qui disait que ceux qui faisaient des allégations "sans OGM" avaient 20% de non conformité de plus que ceux qui ne la faisaient pas.

Après le bon sens prévaut mais les gens ne l’utilisent pas. Moi inclus. Même un nutriscore ne changerait rien (cf. le tabac). J’aime bien certaines saloperies et je ne pense pas qu’une tête de mort changerait quelque chose. Après, je mange de la salade aussi à côté.
J’ai discuté avec une marketeuse de produit "gourmand". Elle me disait qu’elle avait un score nutri / Yucca horrible mais ça marche du feu de dieu et elle axe sa com’ sur la déculpabilisation et les gens adhèrent.
Bref, je pense que pas une personne ne dira que les pesticides c’est cool, que les produits ultra-transformés n’ont aucun impact sur la santé. Mais qui s’en préoccupe réellement ? Perso quand j’achète des produits, je ne me pose pas de questions métaphysiques.

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#97 07/06/2019 18h16

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Le Nutriscore a une énorme qualité : il donne une information simple.
Le consommateur achète ou pas. Mais il le fait avec une information minimale à sa disposition.
Cette information était disponible avant, c’est vrai, avec un tableau qui se complexifiait de + en +. Je me souviens d’une époque où il était mention des kcal uniquement pour 100g. Puis il y a eu les glucides/lipides etc etc… puis la distinction entre saturés et non saturés… puis avec l’ajout des mêmes infos pour une portion (une barre par exemple), puis les mêmes avec les %age des AJR recommandés *… au final, un truc imbitable.

* l’ordre des évolutions n’est probablement pas juste, je m’autorise de ne pas chercher l’historique exact vu que cela n’apporterait rien au principe


"We judge a book by its cover ; And read what we want ; Between selected lines"

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#98 07/06/2019 18h42

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Bonjour,

Je pense que tous les nutriscores, les avertissements et autres ne changeront pas les habitudes alimentaires de la majorité de nos concitoyens. C est par l’éducation qu’on pourra éventuellement changer les gens, mais ça risque de prendre du temps.
Quand je vois ce que les gens achètent au petit Utile proche de chez Moi! 50%  des paniers c’est de l’alcool,  des biscuits apéro,  des gâteaux secs, des viennoiseries industrielles, des plats cuisinés et des conserves….on ne se bouscule pas au rayon  fruits et légumes,  par contre il y a du monde aux glaces ou au rayon confiseries.

Mafo

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#99 07/06/2019 20h06

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Perso mon panier ressemble à ça aussi. Je vais au marché pour le frais. Si je trouve pas au marché, je prends en hyper.

La dernière hérésie en date : les galettes de maïs au chocolat au lait. Le truc à la base diététique/coupe faim qui est complètement flingué par le chocolat. J’en raffole !

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#100 07/06/2019 21h30

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Avant 1956, les enfants avaient droit à un demi-litre de vin, de cidre ou de bière. En août de cette année-là, une circulaire de l’Éducation nationale interdit purement et simplement la distribution d’alcool dans les cantines scolaires, mais seulement aux enfants de moins de 14 ans.

Au-delà, l’alcool restait permis ; on distribuait des boissons ne titrant pas plus de trois degrés ou du vin coupé d’eau, mais pas plus d’un huitième de litre. La prudence de la mesure était justifiée dans le rapport par « la psychologie particulière qui existe dans certaines régions viticoles ».

Il a fallu attendre Alain Savary et la circulaire du 3 septembre 1981 pour l’interdiction de toute boisson alcoolique dans les cantines scolaires. «  L’eau est la seule boisson hygiénique recommandable à table ».

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