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Forums des investisseurs heureux

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[+4]    #1 12/12/2014 00h01 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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Bonjour,

Je fais ce que tout investisseur néophyte ne devrait pas faire : je vois les cours du pétrole chuter, je vois un secteur entier qui s’effondre, je constate que tout ce que je pensais du pétrole jusque là est erroné (peak-oil ?) et plutôt que de m’enfuir en courant, je me dis :

Le marché subit une correction. Le sujet est médiatiquement porteur. Il faut investir sur la peur.

J’ai déjà acheté quelques lignes (pas grand chose mais je suis tenté ce soir par BP et statoil) et là un sursaut salvateur me fait penser : mais qu’en pensent les investisseurs heureux ?

Je n’ai pas vraiment trouvé de discussion synthétique sur comment les différents intervenants du forum abordent cette crise pétrolière.

J’ai trouvé plusieurs graphiques :
http://www.wtrg.com/oil_graphs/oilprice1947.gif

et par exemple:
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/0f/Brent_Spot_monthly.svg/2000px-Brent_Spot_monthly.svg.png

qui montrent que globalement le prix historique du baril (disons à la grosse louche et en prenant en compte l’inflation) est situé entre 30$ et 40$.

L’histoire qui a été racontée est que :
- ou la la un avion s’est crashé dans les tours à New York, le prix du pétrole est tendu => 45$
- puis c’est l’histoire du peak-oil : ou la la il n’y a presque plus de pétrole => 140
- puis c’est la crise financière: ou la la la demande baisse => 45$
- puis on ne sait plus trop : c’est un peu la reprise, un peu la guerre, un peu le gaz de schiste => 110$
- puis tout s’écroule: oh la la c’est 80$, 70$, 60$

donc grosso modo il est très crédible que çà descende à 40$ puisque ce prix a convenu depuis longtemps aux même qui ont encore beaucoup de pétrole aujourd’hui (il ne savent même pas trop combien il leur en reste)

Alors bien sûr, entre les 40$ de 2005 et les 110$ de 2014, il y a beaucoup d’entreprise qui ont cru qu’elles pouvaient augmenter leurs coûts de production. Certains n’ont pas vraiment regardé à la dépense tellement il y avait de la marge.

Et maintenant il y a un risque de squeeze massif.
* Ceux qui produisent trop cher perdent de l’argent.
* Ceux qui ont prêté à ceux qui produisent trop cher vont perdre de l’argent.

Donc la question qui se pose c’est qui est capable de gagner de l’argent avec un baril à 40$ ?

* ceux qui ont des coûts au plancher
* ceux qui sont assis sur les plus grosses réserves déjà équipées
* ceux qui ont les meilleures techniques d’extraction
* ceux qui connaissent bien leurs coûts et ont la lucidité d’arrêter les coûts de production.
* ceux qui ont resisté mieux que les autres lors de la baisse qui a eu lieu entre 1997 et 1999 ?

* BP a annoncé des réductions de coûts. C’est plutôt sain comme annonce.
* Statoil est une entreprise d’un pays en pointe historiquement dans l’extraction (norvège), pays qui a beaucoup de réserves
* .. ?

C’est la fin de l’année, la demande de pétrole est j’imagine déjà censée tourner à plein régime pour les fêtes de fin d’année (transport, industrie, www.eia.gov/totalenergy/data/monthly/pd … energy.pdf )

donc ce n’est probablement pas une augmentation de la demande qui va stopper la baisse.

sur cette image
http://www.eia.gov/forecasts/steo/uncertainty/images/uncertainty_fig1.png

on voit que le prix du baril baisse d’entre 5$ et 10$ par mois depuis le mois de Juillet.

on était à 70$ début décembre, 60$ mi-décembre donc on peut se dire qu’on finira décembre à 55$ et que le plancher sera atteint mi-janvier entre 45$ et 50$.

Entre temps, les gens doivent partir en vacance, les traders ont leur bonus en fonction des positions au 31/12 donc encore du monde va vouloir arrêter les compteurs et couper les pertes avant les fêtes.

Voilà je vous ai raconté une belle histoire et çà a suffit pour me bercer donc je vais aller me coucher.

Si vous aussi vous pensez que ce secteur ne fait que vivre un retour à la "normale" et que vous avez des idées sur les entreprise "normales" du secteur çà m’intéresse.

Une façon peut-être aussi de trouver des sociétés intéressantes est de regarder les valorisations que ces sociétés avaient en 1995-1996 et en 2002-2003, qui sont 2 moments où le baril était à environ 40$ sur plusieurs mois consécutifs. Moyennant une règle de 3 à trouver pour transposer ces valeurs en 2014, cela peut peut-être donner des points d’entrée pour detecter des titres que la peur a particulièrement massacrée.

Pour info:
je suis rentré en pure spéculation contrariante, avant de faire cette analyse du marché, et tant pis pour moi si çà me pince les doigts sur:  BHP Billiton à 17,865€ et sur MPI à 2,98€

Mots-clés : bp, brent, pétrole, total

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[+1]    #2 12/12/2014 09h40 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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Microfinance a écrit :

Selon le journal "Le Temps" de Genève en Suisse, l’extraction non conventionnelle (forage horizontal avec fracturage hydraulique) aux Etats-Unis a besoin d’un pétrole entre USD 60 et USD 80 le baril pour être profitable.

Pour  avoir eu l’occasion récemment d’échanger avec des personnes bien placées pour connaître l’industrie (membre du board de ConocoPhillips), pour les shales oil Américains on serait actuellement plutôt réparti entre 35$ et 70$.

Avec 2 choses à garder en tête :
    - l’E&P aux U.S, ce n’est pas 1 ou 2 majors, comme certains se l’imaginent parfois vu d’Europe. C’est plus de 6000 compagnies. Parfois des petites compagnies familiales de 20 personnes, avec des coûts de fonctionnement bien inférieur à ceux des majors, et une réactivité supérieure.
     - Les techniques se sont améliorées par rapport à il y a 5 ans et l’innovation a drainé les coûts d’extraction vers le bas. Ce n’est potentiellement pas terminé.

Dernière modification par julien (12/12/2014 10h20)

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[+1]    #3 12/12/2014 11h48 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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Microfinance a écrit :

Selon le journal "Le Temps" de Genève en Suisse, l’extraction non conventionnelle (forage horizontal avec fracturage hydraulique) aux Etats-Unis a besoin d’un pétrole entre USD 60 et USD 80 le baril pour être profitable.

Si on tient compte le coût de forage des nouveaux puits (chaque puits ayant une durée très courte) le seuil de profitabilité est certainement plus élevé http://www.bloomberg.com/news/2014-02-2 … costs.html - plus de liens ici : http://gautiersblog.blogspot.ch/2014/12 … ate-1.html.
En gros cette industrie n’a fait qu’accumuler des dettes année après année, même avec un baril à 100$. Tant que les investisseurs se ruaient sur ce secteur avec la promesse de "l’indépendance énergétique des USA" et de la "renaissance industrielle", cela marchait bien…

Microfinance a écrit :

Je me demande jusqu’où le pétrole va baisser avant de remonter?

C’est difficile à dire, mais ce serait surtout intéressant de savoir quel(s) pays gros consommateur(s) de pétrole est (sont) brutalement entré(s) en récession depuis cet été… Les sociétés ayant beaucoup investi dans ce(s) pays consommateur(s) auront peut-être quelques soucis bientôt…

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[+1]    #4 12/12/2014 20h37 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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Nathanael a écrit :

(alors que la conso mondiale diminue)

2014 sera l’année record de la conso mondiale de pétrole (environ 92,5 kM barrils) et tout laisse à croire qu’à ce rythme on sera au dessus de 93,5 pour 2015.

Il n’y a juste une croissance de la demande moins forte que potentiellement anticipée.

A 60 usd je pense le prix n’a pas encore intégré le côté irrationel des marchés. Les ventes à découverts, les appels de marges, les gens qui pensent/savent qu’ils auront le temps d’acheter.

Ma Source : IEA Pétrole : l’IEA abaisse ses prévisions de demande mondiale

Dernière modification par AleaJactaEst (13/12/2014 15h22)

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[+1]    #5 16/12/2014 23h50 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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Je possède également ERA, il y a quelques mois j’avais arbitré Bristow contre ERA, comme concurrent il y a également Phi inc.

Si le secteur des opérateurs d’hélicoptère à destination des plateforme pétrolière va perdre quelques pourcents de son CA du fait de la réduction des activités suite à la baisse du prix du baril.

Les vols en hélicoptère sont très gourmand en carburant et ce qu’il perde en CA est plus que compensé par la réduction des frais en carburant.

La baisse du prix du pétrole à fait s’envoler le cours des compagnies aérienne et un hélicoptère consomme bien plus qu’un avion.

La baisse du pétrole a fait baisser tout le secteur pétrolier sans distinction. Mais le sous-secteur du transport par hélicoptère bénéficie plus qu’il ne perd de la chute du prix du baril.

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[+1]    #6 07/01/2015 10h19 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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Bonjour

Cher Kiwijuice

Je comprends votre raisonnement, et sans avoir totalement tort, vous n’avez pas totalement raison non plus.

Mais mettez vous à la place d’un banquier, qui voit arriver un entrepreneur lui demandant de financer ses investissements pétroliers. Celui-ci affirme qu’il produira à un coût inférieur à celui de ses concurrents (quelles que soient les raisons). Faut-il le croire ? Pouvez-vous lui prêter ?

Heureusement, bien informé, vous avez la courbe des coûts de production, que je joins ci-contre (je l’ai posté sur mon compte Twitter il y a 2 ou 3 jours).
Et si les prévisions de coûts de cet entrepreneur s’écartent de trop de ces données standards, en bon banquier prudent, vous ne lui prêterez pas.

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/2814_petrole_cost_curve_07012015.png

Bien sûr il y a de grands écarts concernant les productions en cours, mais je pense que ce qui est le plus important, ce sont les exploitations à venir. Et de ce point de vue, les extractions de pétrole non conventionnel me semblent plutôt pénalisées.
Hélas, je n’ai plus les chiffres détaillés à jour par pays et pas type de production.
Mais il est tout à fait possible que des champs de pétrole brut conventionnel soient aussi touchés par un prix du baril trop bas.

Je pense que les cartes vont être rebattues au cours de l’année 2015, et qu’il est encore trop tôt pour y voir clair, mais je ne serais pas surpris que nombre d’acteurs du secteur disparaissent.

Espérant que ces quelques infos me rendront plus précieux à vos yeux. :-)


Sur Twitter @Boursovision et Facebook /Boursovision Suggestions gratuites de valeurs pour investir

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[+2]    #7 07/01/2015 17h45 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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La chute est certes violente mise en regard des dernières années.

Après, si on la met en perspective d’un historique très long terme, ça peut devenir moins évident wink :

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/2133_oil-historical-prices.jpg

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[+1]    #8 07/01/2015 17h58 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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Julien: Votre graphique est incomplet. Prolongez mentalement la courbe des prix jusqu’à 50$ (le prix actuel), la chute vous sautera surement aux yeux. D’autant plus que le prix d’extraction augmente constamment.

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[+1]    #9 08/01/2015 11h29 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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sergio8000 a écrit :

Ce qui est particulièrement brutal sur ce coup là, c’est surtout que le prix d’extraction + investissements nécessaires au renouvellement des réserves (ajout) a triplé sur les 12 dernières années… Donc, en $ d’aujourd’hui ramené au nouveau coût d’extraction + ajout, la chute est réellement impressionnante (en tout cas pour moi - même si j’étais indirectement en position short sur le pétrole, je suis clairement surpris par l’ampleur)

Je suis d’accord que le graph serait plus pertinent avec $/(coût d’extraction + renouvellement des réserves) en ordonnée. J’ai fait avec ce que j’ai pu trouver, et il n’est pas parfait…
Il lui reste malgré tout le mérite de porter un message de prudence, en montrant que le rebond quasi-immédiat comme nous l’avons eu en 2009 n’est pas qqch de systématique après chaque chute historique.

Investisseurheureux a écrit :

Non seulement cela, mais quand on regarde l’évolution des pétrolières ces deux dernières années, elles sont plutôt allées vers l’amont, délaissant l’aval.

Si les cours se maintiennent au niveau actuel, quel horrible timing !

A l’opposé et dans le genre bon timing, on peut souligner la fermeture par la maison Amiral de son fonds Sextant Peak oil alors qu’il trustait la 1ère place des classements, avec une note de clairvoyance dans la lettre ayant accompagné cette décision :

http://www.amiralgestion.com/documents/ … %20oil.pdf

Dernière modification par julien (08/01/2015 11h32)

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[+1]    #10 12/01/2015 17h16 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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Il y a probablement de nombreuses opportunités à saisir dans le secteur en ce moment pour l’investisseur discipliné et patient, mais bien malin qui peut dire quand la chute du baril va s’arrêter…. Si le faible prix du baril venait à durer quelques années, un certains nombres d’acteurs vont mettre la clé sous la porte et le secteur pourrait continuer d’être déprimé un moment… Bilan ou business model solide ou non…

Le phénomène actuel de baisse marquée du pétrole ainsi que les nombreux investisseurs qui y voient des opportunités à saisir me font penser à cette phrase :

«les marchés peuvent rester irrationnels beaucoup plus longtemps que vous ne pouvez rester solvable»

Personnellement je ne touche pas au secteur. J’ignore presque tout des dynamiques de l’offre et de la demande en jeu, le tout dans un secteur hautement géopolitique.

Dernière modification par Thomas (12/01/2015 18h04)


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[+1]    #11 17/01/2015 11h14 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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Bonjour,

Si l’on en croit à l’étude d’Alphavalue, ça n’est sans doute pas une bonne idée de revenir sur les valeurs du secteur pétrolier en ce moment:

http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplaye … 46860.html 

http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplaye … 90239.html

L’étude Alphavalue datant de 2012 avait souligné que le pétrole avait de grandes chances se retrouver à 50$ en 2015.
Bien sûr comme le dit avec humour Stéphane Soummier, avant d’être déclarer gourou il faut avoir raison 2 fois… Mais les arguments paraissent solides et cohérents.

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[+5]    #12 31/01/2015 12h56 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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Etant sous-traitant de l’industrie pétrolière sur un secteur de niche (environ 70% de mon CA sur l’oil&gas), permettez-moi un commentaire vu de l’intérieur.

Désolé, ce n’est que qualitatif, mais cela vous donnera un aperçu de l’ambiance dans le secteur.

Au niveau des majors occidentales, mais aussi des étatiques du moyen-orient, les coupes tant capex qu’opex liées à la baisse des cours du brut sont impressionnantes de par leur brutalité et leur rapidité, à un niveau que peu de personnes dans l’industrie avaient envisagé ou déjà vécu. Cela correspond en plus à une fin de trend sur les nouveaux projets (les investissements en nouveaux projets sont assez cycliques dans le secteur, avec une périodicité de quelques années relativement commune à toutes les majors), qui va être catastrophique pour les parapétrolières. Ma société était par exemple positionnée comme sous-sous-traitant sur un projet downstream de US$ 7md au Qatar, tout simplement abandonné par le client final. Toutes les études pour les quotations par les différents bidders passées par pertes & profits, des mois de boulot sans aucun gagnant. Sur les projets existants, certains ne s’en tirent pas trop mal (gaz, avec des contrats long terme, quoique souvent rentables uniquement par les condensats associés), pour d’autres (ud offshore, cela risque de faire très mal, avec un effet ciseau entre les demandes du management de prolonger la durée de vie des installations encore plus longtemps que ce qui était prévu, alors que les opex fondent).

Par ailleurs, l’impact global sur l’ensemble de l’industrie (hors o&g) me semble mal appréhendé. Par ses investissements colossaux, le secteur de l’oil & gas rayonne de manière très importante sur des pans entiers de l’industrie lourde, et sur la chaîne de sous-traitance associée. Même le transport aérien me semble dépendant du secteur, le voyageur pétrolier représentant une manne importante avec un revenu/voyage des plus élevés (cela reste un des seuls secteurs où les déplacements en business sont largement acceptés) vers des destinations à marges élevées, par exemple l’afrique pour AF. Idem pour les ingénieries et constructeurs d’infrastructures BTP ; une clientèle très bonne depuis plusieurs années est celle des pétrodollars (métro d’AD etc). Ces débouchés risquent de se tarir, pour plutôt aller dans la consolidation de l’existant.

Sur l’industrie lourde, une bonne partie des paiements ne se fait au FOB des machines. L’impact CA ne se fera donc bien sentir que dans quelques trimestres, le temps d’écouler les projets en cours. Sur les ingénieries, cela devrait être plus rapide, avec un carnet de commandes qui va aller en se tassant pendant encore des trimestres.

En définitive, si je devais m’exposer de nouveau au secteur, ce ne serait clairement pas avant encore plusieurs trimestres, sauf à savoir jouer le zig-zag des cours qui me semble le scénario le plus probable dans les mois à venir.

lct

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[+2]    #13 23/03/2015 09h42 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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Mind map du secteur pétrolier (Crédit Suisse).

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/416_image.png

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[+1]    #14 20/06/2015 12h08 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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En complément un graphe vaut mieux que des mots parfois. Après cela ne présage pas de la ou ca peut aller…

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/3322_era.jpg

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[+1]    #15 19/07/2015 08h39 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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C’est peut-être (à demi?) hors-sujet, mais je recommande à tous les investisseurs intéressés par les pétrolières de jeter un œil à cette extraordinaire (et ancienne) présentation aux actionnaires, signée de feu Ken Peak, CEO de Contango Oil & Gas Company.

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[+1]    #16 01/08/2015 15h54 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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Suivi de mon précédent message…

Les majors ont publié leur T2-2015 et finalement, c’est Total qui s’en sort le mieux grâce à une super performance de l’aval !

Royal Dutch Shell et BP limitent la casse, Chevron est dans les choux et je n’ai pas été impressionné par Exxon Mobil.

Ces résultats sont plutôt à l’inverse des recommandations de Morningstar mais en phase avec celles de RBC Capital Markets.

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[+1]    #17 18/08/2015 09h59 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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Un récapitulatif des cours des principales pétrolières vs estimés de valorisation d’après Morningstar et RBC Capital Markets :
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/2_petroliere-20150818.gif
Sources : Morningstar, RBC Capital Markets, Bloomberg, xlsPortfolio

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[+1]    #18 27/10/2015 21h53 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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Une analyse intéressante d’Alexandre Andlauer qui a le mérite, par rapport à d’autres analystes, d’avoir prédit la baisse des cours (cela dit, je ne suis pas allé vérifier…) : Pétrole de schiste : une révolution déjà finie ? (Alexandre Andlauer)

Point important, il estime le seuil de rentabilité des acteurs du schiste à 50$.

Alexandre Andlauer a écrit :

On peut estimer que le point d’inflexion, d’un cercle vertueux vers un cercle vicieux, s’enclenche aux alentours de 50 $ par baril de WTI. Seul un rebond franc au-dessus de ces prix permettra ainsi aux acteurs du schiste américain d’enrayer leur baisse de production (sous réserve que les ouvriers ne quittent pas la région).

Mais il souligne un autre point, parfaitement logique : quand bien même les acteurs du schiste feraient faillite, la simple existence de ces nouvelles techniques devrait "caper" les prix du pétrole durablement.

Alexandre Andlauer a écrit :

L’OPEP, qui se réunit le 4 décembre à Vienne, a donc gagné la première bataille avec un baril à 40 $ (ayant entraîné une baisse de la production américaine) mais perdra la suivante avec un baril à 60 $ : les budgets de ses pays membres ne seront toujours pas équilibrés tandis que les acteurs américains du schiste seront eux bien de retour.

Dernière modification par PierreQuiroule (28/10/2015 13h19)

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[+3]    #19 27/11/2015 16h34 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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Pour ceux qui s’intéressent au secteur du oil & gas (enfin, surtout oil), un peu de lecture : www.islainvest.com/wp-content/uploads/2 … _Final.pdf
Il s’agit d’une lettre aux investisseurs d’un gestionnaire de fond value, qui a décidé de tout miser sur des entreprises US du secteur pétrolier (ce qui est un peu osé, quand même).
On y apprend des choses intéressantes, notamment sur l’offre et la demande aux US, en Chine…

Je cite un passage que j’ai trouvé particulièrement intéressant concernant le risque pour l’arabie Saoudite de continuer à produire autant de pétrole:

Otherwise, all countries in the Middle East, including Saudi, are currently producing near
maximum levels. According to IEA and others, this has left very little spare production capacity
remaining in the region. This represents a different kind of risk than implied in the original
question, though, so I’ll save that for a bit later.
Saudi can’t pump high forever because, in short, to do so would mean they run the serious risk
of permanently damaging their oil fields. The oilfields in Saudi are made of carbonate rocks,
and one of the dangers associated with producing at maximum levels from carbonate reservoirs is that you start producing larger amounts of water – and the science around carbonate
reservoirs suggests that once you start producing larger amounts of water, the reservoir will
forever produce larger amounts of water - even at reduced production levels.
Which means an already extremely daunting engineering challenge – coaxing oil out of the
ground – becomes significantly more difficult, not to mention expensive. Wells decline and
deplete faster, efficiencies worsen dramatically, and corrosion can become a very serious
problem. Saltwater, as you can probably imagine, can be lethal to oilfield equipment.

Dernière modification par Aelthen (27/11/2015 16h36)

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[+1]    #20 25/01/2016 15h17 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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Un effet inattendue (?) de la baisse du pétrole, les grosses compagnies ferroviaires US (Union PacificKansas City Southern, CSX, Norfolk Southern), qui avaient le vent en poupe ces dernières années, notamment suite au rachat via Berkshire Hathaway par Warren Buffett de Burlington Northern Santa Fe en 2009 sont au "tapis"…

En effet, le charbon, qui constituait une partie de leur fret a diminué, car il est moins utilisé par les producteurs d’électricité au profit du gaz.

Évolution des cours de bourse dividendes réinvestis sur un an :
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/2_ferroviaires-20160125.gif

Sur 5 ans :
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/2_ferroviaires-20160125bis.gif

Ici l’efficience des marchés à l’oeuvre… Le PER projeté est curieusement monté à plus de 20 fois les profits en 2015 (complètement en dehors de la tendance historique) pour être divisé par deux en un an :
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/2_ferroviaires-20160125ter.gif

Rappelons que les compagnies ferroviaires reçoivent bcp de cash :
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/2_ferroviaires-20160125quattro.gif

Mais que celui-ci est "mangé" par de lourds investissements de maintenance (erreur sur le graphique pour Union Pacific au dernier trimestre ?) :
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/2_ferroviaires-20160125cinco.gif

Et les possibilités de croissance sont faibles, sinon en rachetant leurs propres actions.

Du coup, plus de 20 fois les profits pour des sociétés comme celles-ci, c’était folie.

Les prix actuels sont plus raisonnables, et même légèrement en dessous de la tendance historique.

À ce titre, il vaut peut-être la peine de s’intéresser à ces sociétés à présent.

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[+1]    #21 28/01/2016 16h18 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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Ce qu’il y a de sûr, c’est que le pétrole n’est pas un produit économique comme les autres, qui serait régi par des mécanismes économiques, et notamment par la loi de l’offre et de la demande.

Le pétrole est une arme géopolitique, et depuis longtemps : le premier choc pétrolier (1973) a été déclenché par les pays arabes, pour protester contre les Etats occidentaux qui "soutiennent Israël", en pleine guerre du Kippour.

Les USA ont un intérêt politique à ce que le prix du pétrole baisse, pour mettre à mal les ressources économique de certains pays "non-amis", comme l’Iran et la Russie. Il est à peu près sûr qu’ils ont donné la consigne, ou au moins encouragé l’Arabie Saoudite à pratiquer sa politique de prix bas, en 2013 ou 2014.

Est-ce que cet intérêt politique est encore suffisamment fort pour qu’ils acceptent de sacrifier le pétrole de schiste ? Ou bien, est-ce qu’à un moment, ils ont dit à l’Arabie Saoudite "bon, ça a assez baissé maintenant", et que l’Arabie a fait la sourde oreille et continué sa politique de prix bas à l’encontre des consignes US ?

Je n’en sais rien, et bien peu de gens doivent être dans la confidence.

A partir de là, tout ce que je peux dire, c’est qu’il est dangereuex de faire des choix d’investissement sur un secteur dont l’évolution ne dépend pas seulement de mécanismes économiques connus voire prévisibles, mais aussi de stratégies géopolitiques, d’accords secrets et de décisions politico-militaires dont nous n’avons pas connaissance.

Dernière modification par Bernard2K (28/01/2016 16h20)


Surtout, ne pas nuire à l'ambiance générale.

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[+1]    #22 18/04/2016 11h47 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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Je pense que l’on deviendra indépendant du pétrole et du gaz que lorsque leurs coûts d’extractions et leurs prix auront atteint un tel niveau que les énergies de transition seront viables à grande échelle et sans subvention . C’est  grâce aux pics pétroliers qu’on a pu accélérer la transition et les investissements nécessaires.

Les centrales thermiques tournent généralement soit au gaz soit au fioul soit au charbon . Le thermique à flamme est de loin la 1ère source de production d’électricité dans le monde donc il est évident que les transports automatisés électriques auront du mal à changer quoique ce soit à la dépendance énergétique actuel aux énergies non renouvelables , seul les avancées technologiques peuvent nous sortir de l’ornière et pour le moment elles ne font que compenser légèrement  l’extinction des énergies fossiles . Le nucléaire est un allié de taille dans cette guerre énergétique mais il a trop mauvaise réputation et c’est bien dommage…

Conduire une voiture qui roule grâce à de l’énergie électrique produite par des centrales au charbon ce n’est pas très écolo ^^

J’investis actuellement dans le charbon en partie car je pense que l’on en aura toujours besoin pour faire tourner toutes ces voitures électriques , et entre le charbon et le gaz de schiste écologiquement parlant je trouve qu’il n’y pas tant que ça de différence .

Dernière modification par vbvaleur (18/04/2016 12h05)

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[+1]    #23 04/12/2016 09h47 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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Bonjour,

En quoi la baisse du baril est un cadeau que l’Arabie saoudite faisait aux USA ? Je ne comprends pas.
De mon point de vue, c’est bien le contraire. Avec l’émergence des gisements non conventionnels, rentables avec un prix du pétrole élevé, les USA sont devenus indépendants. L’effondrement du prix du pétrole en inondant le marché par les pays du Golfe était une attaque directe pour que les puits US fassent faillite et que les USA redeviennent dépendants.

Par contre, comme ça fait plusieurs années que cette guerre économique est en place, il y a un moment où l’équilibre budgétaire et social de ces pays les poussent à prendre des décisions plus pacifiques. D’autant plus qu’aux USA, la réactivité pour fermer les puits non rentables, et les ré-ouvrir dès que cela redevient intéressant me parait très élevée.

De toutes façons, ce n’est pas après un rallye qu’il faut acheter, il fallait le faire il y a quelques mois, quand tout le monde criait sur un baril à 20$. Facile à dire, évidemment.

Pour ma part, j’avais prix un peu d’OPCVM russie (pas assez….) , que je suis en train de vendre avec toutes ces bonnes nouvelles et la hausse du rouble, et je garde les OPCVM Commodités et Minières, achetées il y a trop longtemps à un niveau trop haut.

Vu qu’actuellement, on hurle sur la hausse des taux avec la baisse "inéluctable" des REITs qui va en découler, je dirige mon regard là-dessus.
Je verrai bien si je trouve quelque chose d’intéressant où investir et si je suis capable de supporter la volatilité (un vrai travail sur soi, comme toujours).

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[+2]    #24 26/12/2016 21h48 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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Le baril sera finalement passé de 37 à 53$ au cours de l’année 2016 ; on est donc très loin des prévisions apocalyptiques formulées en début d’année par d’éminents analystes qui le voyaient descendre jusqu’à 20$, avant de remonter tout doucement jusqu’à 75$ à la fin de la décennie. Il est toujours amusant de constater qu’il se trouve des employeurs pour verser des salaires à ces prévisionnistes, salaires sans commune mesure avec les pauvres minima sociaux perçus par ceux de nos concitoyens que la droite "républicaine" traite d’assistés…..

On demanderait à un RSAste de prévoir les cours du pétrole, il ne ferait sans doute pas plus mal que les analystes car personne n’en sait rien et prétendre savoir quelque chose est déjà une forme de sophisme.

En cette fin d’année, les mêmes doctes esprits qui voyaient le pétrole plonger das les abysses expliquent que les cours vont désormais se stabiliser et évoluer dans une étroite fourchette couvrant au plus large la bande de 50 à 60$ : le pétrole de schiste serait en effet redevenu rentable et l’abondance de l’offre découragerait toute velléité haussière ; à l’opposé, la sagesse des pays OPEP et de nos très chers amis Saoudiens serait un gage de régulation "du robinet" pour réduire si besoin la production et éviter toute nouvelle baisse des cours. On ne savait pas que ceux qui manient le sabre avec dextérité pour couper les têtes sont aussi capables de délicatesse dans la régulation des robinets…..bref le baril évoluera cette année entre 50 et 60$, on nous le dit et on est prié de le croire……c’est bien connu il n’y a que la foi qui sauve !

On veut bien croire, mais l’observation des cours du baril semble plutôt indiquée des évolutions assez heurtées à la hausse comme à la baisse, les périodes de stabilité tranquille étant plutôt rares.

N’ayant pas envie de me faire couper la tête, fût-ce par le bourreau le plus adroit de la péninsule arabique, je me garderai bien de prédire si le pétrole évoluera à la hausse ou à la baisse en 2017 ; en revanche, au risque de passer pour apostat, il m’étonnerait que les cours restent stables tout au long de l’année.

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[+1]    #25 27/08/2017 14h34 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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FrancoisOlivier a écrit :

Mon avis est basé sur le fait que l’offre (la production de petrole) est toujours de plus en plus abondante : tous les pays ne veulent pas (ou plutot ne peuvent pas et meme l’arabie saoudite ) reduire de 20-xx% leur production.
Pourtant c’est ce qu’il faudrait. Avec à coté du petrole de schiste nord américain exploité à fond la caisse .
Bien que la demande soit en augmentation reguliere (plutot des pays en voie developpement ou tiers monde), l’offre est trop abondante.
Je remarque aussi que les progres techniques sont significatifs, et que on a abaissé le cout d’exploitation d’un puit ou qu’on sait pomper plus de petrole.

Maintenant si on regarde le passé, cela fait plus de 2ans que j’entend dire que le petrole va remonter fortement.
Et il stagne dans une fourchette grosso modo de 40-60$ depuis mai 2015.
Avec ces 2 dernieres années, des que les seuils de 50-55$ sont atteints, on voit une reouverture de puits (surtout petrole de schistes ) et les stocks de petrole remontent fortement après.

Une guerre peut toujours arriver certe, un interdiction de l’exploitation du petrole de schiste. A moyen terme, je ne vois pas de changement de paradigmes.

L’offre n’est pas toujours plus abondante sans investissements en capital, qui ont été réduits depuis trois ans. Il y a un délai de plusieurs années entre fin des investissements et baisse de la production car les gros projets pétroliers mettent plusieurs années à produire.

Les projets techniques sont significatifs mais pour le Shale surtout. Comme le Shale représente 5% de la production mondiale, même si le shale double sa production (Alors qu’il stagne depuis deux ans), cela ne compense que la baisse à venir due a la baisse des investissements notamment en offshore, et en champs traditionnels. Le Shale compense pour le moment, jusqu’où cela ne suffira plus et il faudra aller chercher en eau profonde. A ce moment la demande de services et pièces va augmenter, le couts des services va aussi augmenter ainsi que le prix de revient des producteurs.

A coté de cela la demande augmente, Inde, Chine, Afrique, c’est pas fini. Le marché est déjà en equilibre et on s’amène vers des déficits. Je pense donc que les prix finiront par remonter (Sauf grosse crise économique mondiale).

Quand aux prix passés, ils ne présagent pas des prix futurs.

Les marchés financiers pensent actuellement que les services pétroliers sont une industrie cyclique. Je pense que c’est une industrie en croissance structurelle qui a vécu un cycle baissier unique due à la découverte du pétrole de chiste et le déséquilibre de l’offre conséquent. A moins que l’on fasse une deuxième révolution comme cela ailleurs que dans les USA, c’est un cas unique.

Je suis donc investi non pas sur les pétrolières car c’est plus compliqué d’analyser les producteurs mais sur tout ce qui est services pétroliers diversifiés (holdings) et pays impactés (Brésil et Afrique).

Dernière modification par BulleBier (27/08/2017 14h35)

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[+1]    #26 02/07/2019 18h21 → Crise du pétrole : faut-il investir maintenant sur les pétrolières ? (bp, brent, pétrole, total)

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BulleBier a écrit :

Je suis donc investi non pas sur les pétrolières car c’est plus compliqué d’analyser les producteurs mais sur tout ce qui est services pétroliers diversifiés (holdings) et pays impactés (Brésil et Afrique).

Je rebondi là-dessus, pour justement présenter une petite vidéo qui présente l’évolution de la production par pays et par année:



Et aussi la consommation de pétrole par pays sur la même période:



Quant aux réserves connues, et contrairement à certaines idées reçues, elles ne cessent d’augmenter:



Cela montre un peu mieux de quoi on parle, et que parler de morosité, ce n’est ni dans la demande, ni dans l’offre… clairement !

Dernière modification par WhiteTiger (02/07/2019 18h24)


“The pessimist complains about the wind; the optimist expects it to change; the realist adjusts the sails.” W.A Ward

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