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#1 14/08/2014 19h31

Membre (2012)
Réputation :   107  

Les derniers chiffres de l’INSEE faisant apparaître une croissance à 0 % en France pour le premier semestre m’incite à penser que le risque de déflation ne s’éloigne pas.

Nous partageons certaines approches de protection quant à l’inflation en ayant une allocation d’actifs qui nous protège de ce risque inflationniste.

Mais face à un risque de déflation ? Que pratiquez vous ?

Au plaisir de vous lire, je vous laisse la parole

Mots-clés : déflation, rente


Vf = Vi . (1+ρ)α. But cash is king !

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[+1]    #2 14/08/2014 19h52

Membre (2014)
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Réputation :   277  

Bonjour

Question d’actualité…

J’ai trouvé un article qui traite plutôt en détail la déflation :
Déflation, la vraie menace - L’Express L’Expansion

On peut y lire notamment qu’un certain gérant de fonds n’investit que dans des groupes qui conservent le pouvoir de fixer les prix en ces temps difficiles. Il dit notamment :
""J’ai éliminé toutes les valeurs de la grande distribution, l’aérien, l’hôtellerie, l’automobile, les services aux collectivités, la pharmacie, les opérateurs télécoms ou l’électronique grand public"


"A 20 ans c'est pour le choc, à 40 pour le chic et à 60 pour le chèque…" - Portefeuille et Mon blog

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#3 14/08/2014 19h53

Membre (2011)
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On pourrait commencer par avoir une partie de ses actifs dans une poche obligataire, avec des émetteurs solides (souverains et investment grade), de préférence de longue maturité si la déflation pressentie n’est pas qu’un trou d’air.

Des actions, pas de la même zone monétaire par exemple, ou de la même zone monétaire mais dont l’activité (internationale, spécifique…) fait que la déflation n’est pas un problème majeur.

Du cash, toujours.

Dernière modification par Kapitall (14/08/2014 19h54)

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#4 14/08/2014 20h14

Membre (2013)
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De façon logique et quasi-certaine, l’obligataire et le monétaire s’apprécient en période de déflation. Les conséquences plus hypothétiques (négatives) sont pour le marché action et pour le marché immobilier.

Ces tendances sont à prendre avec des pincettes pour envisager votre allocation d’actifs. Il n’y a pas que ces aspects à prendre en compte : transmission, fiscalité, niveau de connaissance d’une catégorie d’actifs, investissement à court ou à long terme, etc.

Personnellement, si cela peut vous aidé : étant jeune et ayant une visée à long terme, la tendance étant plutôt inflationniste historiquement (9 années sur 10 en moyenne sur le dernier siècle), et les performances étant supérieures pour les marchés actions et immobilier par ailleurs, j’ai choisi d’investir (après avoir constitué une épargne monétaire de sécurité : livrets - PEL) massivement en actions et immobilier (80%) et minoritairement en obligataire (20% via des contrats d’AV).

En d’autres termes : je ne fais rien de particulier face à ce risque et conserve ma stratégie à long terme.

A vous de vous adapter, mais ce n’est qu’un aspect parmi d’autres (nombreux et peut-être plus importants) à prendre en compte !

Dernière modification par prudentinvest (14/08/2014 20h18)

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[+1]    #5 14/08/2014 21h54

Membre (2013)
Top 20 Immobilier locatif
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Une déflation est insoutenable à terme pour rembourser des dettes.

Une déflation Europeenne pourrait être contagieuse.

J’aurai tendance à croire que les dirigeants polititques feront un effort important pour gérer une crise déflationniste au même titre de leur mobilisation leur de la crise de l’Euro.

Donc, sur un long terme, parier sur une inflation même faible me semble plus judicieux.

Dans cette période de faible taux, il convient de s’endetter (plus facile à dire qu’à faire). Si l’état est endetté, il faut s’endetter. Mais contrairement à l’état qui s’endette pour financer son train de vie, un investisseur pourrait s’endetter pour acquérir des actifs. Même si le cout réel de la dette en cas de déflation risque d’être de plus en plus important. Mon pari reste l’inflation même minime.

Voilà mon point de vue qui m’amène à vouloir augmenter mon taux d’endettement (mais j’y arrive difficilement) … l’Etat trouvera une solution pour régler facilement ses dettes (outre le levier des impots qui est à son max) et j’espère pouvoir profiter de cette vague.

Ce n’est qu’un avis … s’il n’est pas pertinent j’accepte volontier des contradicteurs.

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#6 15/08/2014 01h12

Membre (2012)
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Déflation et rente

…/…
"La déflation, c’est la victoire du rentier et la mort de l’investisseur",
…/…
En savoir plus sur Déflation, la vraie menace - L’Express L’Expansion
Cette phrase … 
Excellent article introduit par skywalker31 post # 2

Dernière modification par Miguel (15/08/2014 01h29)


'Experience is what you get when you leave the forum Devenir rentier

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#7 18/08/2014 20h36

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Ce n’est pas lié directement avec la déflation, mais une thèse interessante sur l’aggravation des inégalités du fait que les revenus du capital (4% sur le long terme) seront supérieurs à la croissance (1%).

Ceci renforce plusieurs thèses du livre d’IH comme celle concernant la formation et la formation initiale à forciori ; l’intérêt des dividendes.

"Le capital au XXIe siècle" : faites comme si vous aviez lu le best-seller de Piketty - 18 août 2014 - Challenges.fr

Je n’ai pas lu le livre, ; mais la lecture de cet article m’a donné envie de l’acheter.

Dernière modification par Boubouka (18/08/2014 20h48)

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#8 18/08/2014 20h58

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Par quel miracle les revenus du capital peuvent être sur le long terme supérieur à la croissance ?

Sur la déflation, je ne crois pas qu’on puisse s’abriter derrière la volonté politique pour échapper à l’inévitable.

Shinzo Abe a mis toute sa volonté politique (et des pelletés de milliards de Yen) à combattre la déflation, pour quel résultat ?

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#9 18/08/2014 21h09

Membre (2013)
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Comme indiqué, je n’ai pas lu le livre. Mais il est aisé de comprendre la différence.

La croissance des pays riches est affectée par le vieillissement de la population (les personnees agées consomment moins que les jeunes), le chomage de masse, et par les effets démographiques.

Les revenus du capital et à forciori les actions, sont dûs à la mondialisation des grandes entreprises qui tirent profit des parties du monde dont la croissance est supérieure à celle des pays riches plus d’autres mécanismes notamment les gains de productivité et la concentration qui permet d’améliorer les marges.

Donc, pour les pays riches, une croissance à long terme de 1% semble un ordre de grandeur cohérent et un rendement autour de 4% du capital est aussi cohérent.

D’après le peu de j’ai lu, le diagnostique de cet économiste semble solide … même si ses propositions pour réduire notamment les inégalités ne sont pas partagées par tous (pour ne pas dire controversées).

C’est ma perception.

Dernière modification par Boubouka (18/08/2014 21h11)

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#10 19/08/2014 01h44

Membre (2013)
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Petit à petit, la croissance ne suffira plus à couvrir le rendement supérieur du capital, de la même façon qu’une entreprise ne peut croître indéfiniment plus vite que son marché, sauf à atteindre 100% des parts de marché, puis 110%, 120% etc…

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#11 19/08/2014 03h07

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Igorgonzola a écrit :

Par quel miracle les revenus du capital peuvent être sur le long terme supérieur à la croissance ?

Nul besoin de miracle : il suffit que la concentration du capital augmente (et que la rentabilité du capital de ceux qui n’en ont qu’un peu -ou celle du capital des "pigeons"- soit en moyenne plus faible que celle du capital de ceux qui en ont beaucoup), et que la part des revenus associée au travail (dans le total des revenus, du capital et du travail) diminue.


J'écris comme "membre" du forum, sauf mention contraire. (parrain Fortuneo: 12356125)

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#12 19/08/2014 05h33

Membre (2012)
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Il y a confusion entre le stock et le flux : le stock de capital ne devrait pas croître plus vite que l’économie, mais cette croissance s’ajoute aux flux de richesse.

Par analogie a une action : le cours ne doit pas croître plus vite que l’entreprise, mais le dividende continue en parallèle de tomber tous les ans. La combinaison dividende + plus value dépasse logiquement la croissance de l’entreprise.

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[+1]    #13 31/08/2014 02h49

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Ricou a écrit :

Les derniers chiffres de l’INSEE faisant apparaître une croissance à 0 % en France pour le premier semestre m’incite à penser que le risque de déflation ne s’éloigne pas.

Nous partageons certaines approches de protection quant à l’inflation en ayant une allocation d’actifs qui nous protège de ce risque inflationniste.

Mais face à un risque de déflation ? Que pratiquez vous ?

Au plaisir de vous lire, je vous laisse la parole

Lors d’une déflation avérée (ce qui n’est pas encore le cas en France), comme dans le cas du Japon avec une inflation négative, le cours du Nikkei divisé par 4,5 en 15 ans, un marché immobilier divisé par 3 sur la même période à Tokyo, l’ensemble des actifs réels se déprécie par rapport à la monnaie.

Face à cela, il n’existe pas beaucoup de stratégies dans un cadre national puisque l’ensemble des actifs réels se déprécie :
- On peut choisir de rester liquide et privilégier la monnaie, puisqu’elle s’apprécie en termes de contreparties réelles.
- On peut choisir de vendre à découvert pour gagner sur les futures baisses.
- On peut choisir de spéculer sur le marché de change car la monnaie d’une zone en déflation doit normalement être orientée à la baisse
- On peut choisir de déplacer son argent hors de la zone déflationniste pour investir de manière classique.

Le scénario de la déflation à la japonaise reste un scénario possible, car le contexte européen a quelques similitudes avec le Japon. Cependant, il y a quelques grandes différences : la dynamique démographique nettement plus porteuse, l’investissement des institutionnels français dans l’immobilier qui est beaucoup moins exposé que celui des Japonais avec moins d’effets en chaine à prévoir, le taux de défaillance des crédits immobiliers français est faible, enfin et surtout la politique monétaire est beaucoup moins stricte que celle du Japon au début de la déflation.

Pour ma part, j’opterais plutôt pour un scénario d’inflation quasi nulle et une stagnation économique.


Essentiellement investi en immo. Adjudications et divisions.

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