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#26 13/10/2014 22h29

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huguesvdb a écrit :

C’est en effet une stratégie brillante qui généralement mène à de gros problèmes.
Après les banques, les hedge funds et autre spéculateurs voici les étudiants en France qui se lancent dans le "carry trade". Ils faisaient ça aux USA en 1999 avec des cartes de crédit. Juste un autre signal d’alarme parmi d’autres …

Je pense que vous caricaturé un peu la notion développé. Ce n’est d’ailleurs pas une stratégie. L’analogie avec le carry trade sur le forex par exemple me parait un peu excessive. Y voir un nouveau phénomène macro économique, franchement, ca me parait disproportionner.

Cette notion d’effet levier est d’ailleurs pas nouvelle et à déjà été évoquée par un intervenant que j’apprécie :
Les chroniques de Super Pognon: L’effet de levier
Les taux actuels étant encore plus bas, l’intérêt des prêts est ravivé.

L’idée c’est surtout de rapeller qu’un prêt à 1% sur 10 ans peut etre à mon sens une opportunité de profiter des taux bas autrement qu’en achetant de l’immobilier en direct.

Emprunter 20k à 1% sur 10ans avec un différé partiel de 5 ans pour acheter un portefeuille équilibré action/foncière ne me parait pas plus dément que d’acheter un studio de 18m² 100K à Paris à 2,9% sur 25ans.

Enfin, en 2010, tout le monde était persuadé qu’on allait sortir de la crise par l’inflation et que le retour des taux hauts était aquise, les gens n’étaient simplement pas d’accord sur "quand" celà allait se produire.
Aujourd’hui on en parle moins, pourtant l’inflammation pourrait revenir, c’est un risque à envisager. Qui en souffrirait ? ceux qui ont prété de l’argent ou ceux qui n’on ni dette, ni patrimoine.

Pour ce qui est de la création d’entreprise comme évoqué par richmc, je ne sais quelles sont les options de financement disponibles. C’est je pense un autre débat mais parfois le prêt étudiant reste une des seules possibilités d’emprunter à taux raisonnable.

Après, effectivement, je le redis, tout investissement en bourse est risqué; et encore plus lorsqu’il y a un levier.

Le meilleur usage du prêt étudiant reste d’investir en soi

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#27 14/10/2014 01h23

Modérateur
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J’ai plusieurs désaccords avec le dernier message, en particulier :

- Non : en 2010, tout le monde n’était pas "persuadé qu’on allait sortir de la crise par l’inflation et que le retour des taux hauts était acquise". C’est peut-être ce que certains média grand public colportaient, mais pas l’avis de tous, très loin de là.
Il me semble même avoir écrit sur ce forum (sur une discussion sur l’inflation, et comment s’en protéger) qu’il y avait autant de facteurs favorisant l’inflation (comme l’augmentation des masses monétaires, des dettes des états, etc.) que de de facteurs favorisant l’inverse (comme une faible croissance, une non utilisation complète des moyens de production, une mondialisation avec plein travailleurs prêts à offrir leurs bras à bas prix et de capitaux prêts à s’investir, les mandats des banques centrales, le vieillissement de la population des pays développés, etc.), qu’ils s’équilibraient largement, et que toute prévision à ce niveau semblait très aléatoire. Plusieurs lecteurs de ce forum avaient trouvé ceci sensé.

- Je pense que la stratégie que vous décrivez ne présente pas forcément un profil bénéfice / risque très favorable, ou même que "ça en vaille la peine".
Dans un scénario favorable, combien d’€uro l’ancien étudiant aura-t-il de plus dans son patrimoine 10 ans plus tard ? Est-ce que ça changera significativement son patrimoine ? Je ne le crois pas.
Dans un scénario défavorable, en particulier si la valeur de l’actif financé a baissé, et que l’ancien étudiant a une situation financière peu confortable (un job payé moins qu’anticipé par ex.), une telle stratégie pourrait devenir un cauchemar.
Mais chaque étudiant peut faire ses choix, selon sa situation, ses objectifs, ses anticipations, etc.

Je suis par contre tout à fait d’accord avec "Le meilleur usage du prêt étudiant reste d’investir en soi".


J'écris comme "membre" du forum, sauf mention contraire. (parrain Fortuneo: 12356125)

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#28 14/10/2014 12h35

Banni
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Le carry trade, ce n’est pas seulement une stratégie FX, c’est toute stratégie qui profite du "(positive) carry"c’est-à-dire un différentiel d’intérêt ou de rendement. Emprunter à faible taux et acheter des foncières payant un dividende, c’est un carry trade , acheter des actions avec ce même emprunt (selon la philosophie IH, pour les dividendes et la croissance et non pas pour faire du trading ) c’est du carry trade.
C’est une stratégie qui a été universellement employée depuis 2009 et qui va exploser à la face de ceux qui y croient encore .   

Je crois que le message qu’on devrait faire passer plus souvent c’est que la dette (en dehors d’usages légitimes comme une hypothèque pour sa résidence principale) c’est un mal, ou en tout cas c’est quelque chose de dangereux. Aujourd’hui on a tout à fait perdu cette notion, et c’est la raison pour laquelle il faut s’attendre à une nouvelle catastrophe économique planétaire, la crise de la dette n’est pas terminée .

Dernière modification par huguesvdb (14/10/2014 12h42)

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#29 14/10/2014 13h13

Membre
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Le couple bénéfice/risque n’est pas optimal, et je n’ai jamais dis le contraire. Comme je le rappelais, la fiscalité sans déduction possible des taux d’intérêt plombe l’espérence de gain.

La seule "thèse" que je défends,  et ce qui m’a incité à posté ici, c’est qu’utiliser un prêt étudiant pour investir n’est pas "immoral" et encore moins illégal. Le reste était des exemples de possibilités, mais il n’y avait aucune incitation. J’avais meme précisé dans mon premier poste qu’ "il était immoral de recommander une telle stratégie".

Ce que je voulais aussi mettre en évidence , c’est que pour qui souhaite emprunter, le prêt étudiant à l’heure actuelle peut être plus avantageux que les autres offres sur le marcher.

Effectivement huguesvdb , pour le carry trade, le champ d’application peut être plus large que les devises. vous me l’apprenez, mais du coup, tout investissement avec emprunt (levier) devient donc du carry trade ?

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#30 14/10/2014 13h26

Banni
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Non le levier peut exister sans qu’il y ait emprunt (ex.dérivés).  Le carry trade implique par définition une certaine durée de détention, c’est une stratégie assez passive, on tient en portefeuille un actif générant un rendement relativement élevé, financé par un emprunt à un taux beaucoup plus bas.
Un des risques particuliers  à cette stratégie c’est que c’est essentiellement une stratégie "Hope&Pray" où l’on croise les doigts en espérant que les conditions du moment ne changent pas rapidement, mais comme beaucoup de gens la pratiquent en particulier après que les politiques monétaires l’aient encouragée, lorsqu’ils se rendent compte que ça ne fonctionne plus aussi bien, ils liquident tous en même temps et on assiste à un massacre. C’est un phénomène classique sur le marché de changes, répété récemment sur le dollar australien et néo-zélandais, cela a mis du temps et beaucoup comme moi ont parié un peu trop tôt dessus mais finalement c’est arrivé. Et maintenant cela pourrait être observé sur d’autres marchés aussi.

Dernière modification par huguesvdb (14/10/2014 13h42)

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#31 14/10/2014 14h17

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Bonjour,

huguesvdb a écrit :

Je crois que le message qu’on devrait faire passer plus souvent c’est que la dette (en dehors d’usages légitimes comme une hypothèque pour sa résidence principale) c’est un mal, ou en tout cas c’est quelque chose de dangereux.

Oui on est bien d’accord. Mais comment faire autrement quand on a pas de capital de départ (tout en étant conscient des risques pris) ?

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#32 14/10/2014 14h49

Banni
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Le livre de IH explique bien que la première étape est de se constituer une épargne en générant un
surplus de revenu, une fois un certain capital constitué, on peut alors investir.
Si vous voulez sauter cette étape et prendre un raccourci comme c’est souvent le cas quand on est jeune, il vous reste la spéculation avec du levier, cela vous demandera beaucoup de travail pour sans doute des résultats décevants alors concentrez-vous d’abord sur la génération d’un revenu. Quand on est jeune on veut devenir riche rapidement mais  la réalité c’est que c’est très difficile, la réalité c’est que ceux qui y parviennent rapidement sont surtout chanceux.

Dernière modification par huguesvdb (14/10/2014 14h53)

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#33 14/10/2014 18h13

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Malheureusement je ne suis plus si "jeune" que ça smile (39 ans), et je n’ai quasi pas de capital, d’où mon empressement si je peux m’exprimer ainsi!
Dans le cas du prêt étudiant, il me semble que le faible taux d’intérêt, combiné à l’inflation, permet d’avoir de l’argent quasi gratuitement, et donc de contrebalancer les risques évoqués…

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#34 14/10/2014 18h32

Banni
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Oui l’argent est presque gratuit en effet mais il faut quand même le rembourser à une certaine échéance. Si vos investissement chutent de 50% et languissent pendant des années à des niveaux déprimés, ce ne sera pas très amusant de rembourser le prêt.

Si vous voulez prendre ce genre de risque, acheter toutes les corrections dans le dollar et utiliser du levier probablement vous offrira un meilleur résultat ces prochaines années.

Dernière modification par huguesvdb (14/10/2014 18h37)

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#35 14/10/2014 19h29

Banni
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Quelle est la durée du prêt à propos ? Si l’échéance est très lointaine, 10 ans et plus par ex cela contribuerait à rendre la chose moins risquée.

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#36 14/10/2014 19h50

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Sauf erreur, le principe d’achat de foncières cotées est d’obtenir un rendement majoritairement via un dividende…Le faire aujourd’hui, en placant sur Cominar ou ARCP qui donne des rendements de 7,8% ou 8,7% Bruts (selon le PRU d’aujourd’hui) ne me parait pas quelque chose de déconnant, dans un contexte où l’on parle d’un réajustement de l’Euro face au Dollar.

Ces deux foncières cotent à leur plus bas annuel, j’ai personnellement pris position sur ARCP la semaine dernière.

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#37 14/10/2014 20h32

Banni
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Il faut parler de quel horizon de placement aussi. Par exemple si c’est pour 5-10 ans, les exemples de Cominar et ARCP, je ne sais pas si ils sont si bons que ça. Avec de tels rendements, il faut quand même se poser quelques questions, par exemple pourquoi ces rendements si élevés sont -ils offerts par Mr Market ? S’il ne fallait pas s’inquiéter des risques, est-ce qu’on ne verrait pas les investisseurs se ruer sur Cominar et ARCP,  faisant ainsi baisser le rendement  ? En fait c’est l’inverse qui se produit, ces deux foncières on peut dire font l’objet d’une distribution. C’est-à-dire que les investisseurs les fuient comme on peut le voir sur les graphiques.  Comme je l’ai dit dans mon message sur l’analyse technique, le graphique de Cominar est horrible. Ces rendements existent pour une raison sans doute.

Pour Mustachio, je pense qu’il serait indispendable d’être diversifié avec sa stratégie, pas question de jouer Cominar ou un titre  offrant ce genre de rendement. Mais même avec les ETF, il y a un risque, l’ETF peut être dissous, les parts remboursées en cas de chute des encours, figeant ainsi les pertes éventuelles.

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#38 16/10/2014 19h36

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Je pense que l’utilisation d’un pret étudiant pour permettre a une personne
de s’initier aux marchés financiers (donc d’étudier la finance, les marchés,
et de s’intéresser a tout ce qui tourne autour) est une excellente utilisation
du prêt étudiant.

Maintenant si c’est uniquement pour avoir la possibilité de "gagner" --- de l’argent,
faire 2 voir 5 % de plus que le taux du prêt --- c’est bien aussi --- car cela donne
de l’expérience ---  surtout si ça ne marche pas.

Cela aussi fait partie du "learning process".


'Experience is what you get when you didn't get what you wanted', Howard Marks.

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#39 29/10/2014 10h35

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L’an dernier, même galère, les fonds étaient distribués en avril (trop tard lors de la demande) et cette année, on ne sait pas si c’est renouvelé et l’on est déjà en mars.

Je viens d’apprendre que le prêt Oséo n’existe plus, maintenant c’est le prêt garanti par Bpifrance

richmc a écrit :

Je suis assez d’accord sur le principe, j’ai créé ma boite avec ce type de montage. En tant qu’étudiant on a l’opportunité de pouvoir souscrire des prêts à taux avantageux, il serait économiquement immoral de ne pas en profiter.

AleaJactaEst a écrit :

Je rejoins Igorgonzola, je ne vois pas en quoi prendre un prêt OSEO - où seule la garantie est fournie par l’état (et encore à hauteur de 70%) -  pour investir serait immoral. Il permet éventuellement a de jeunes étudiants dont les parents ne peuvent se porter garants de bénéficier de l’offre, ce qui les rapproche des étudiants pouvant bénéficier d’un prêt avec caution parentale.

Le banque se rattrapent soit en ’gagnant’ un nouveau client, soit sur l’assurance ad hoc, souvent indispensable pour que le prêt soit accordé (en cas de prêt OSEO).

Pour pousser un peu plus loin : Emprunter 15k via une offre de type OSEO avec par exemple un différé partiel de plusieurs années, en investissant la somme en action/SIIC via un CTO (notamment si le foyer est déjà complet en PEA) génèrera des prélèvements fiscaux. De manière certaine sur les dividendes, voire plus sur d’éventuelles plus values. Cela contribuera ainsi à la solidarité nationale.

Pour la petite histoire, c’est ce que j’ai fais à l’époque. J’ai pris seul les risques et non seulement j’ai remboursé mon prêt mais j’ai aussi reversé à l’état l’équivalent de presque un an de bourse CROUS en impôts (echelon 3-4).

Pour revenir sur les prêts étudiants :

Il existe des offres commerciales intéressantes mais nécessitant une garantie (caution : parent ou tiers, mais il faut souvent une personne en CDI).
Le montant monte généralement jusqu’à environ 21k sans justificatif de l’emploi des fonds. Il peut être supérieur avec un dossier argumenté et justificatifs.
A priori, on ne peut effectuer qu’un seul prêt par établissement bancaire, mais rien n’empêche d’en souscrire plusieurs dans différentes banques.

Exemples : (TAEG entre 1 et 1,9%)
- Prêt Etudiants
- La Caisse d?Epargne propose un crédit étudiant au taux exceptionnel de  1,90 %* (TAEG fixe) et la gratuité de sa carte bancaire pour les 18-25… - Groupe BPCE
- http://www.credit-agricole.fr/credit/automobile/consommation/pret-mozaic-etudiants.html

Mais il existe aussi des prêts dit "commerciaux" sans cautions d’un tiers :
- 16 ans et plus
- http://www.banquepopulaire.fr/Catalogue/Produits/Pages/creditautomobilexyz-etudiant.aspx
- BRED ESPACE
- Le CMPS peut aussi le faire pour les étudiants salariés en profession de santé.

Effet Levier :

Ce qui suit n’est qu’une réponse à la problématique d’investir en bénéficiant des taux bas pour un étudiant sans  patrimoine, ce n’est en rien une incitation à investir avec un effet levier, ce qui serait je pense, immoral.

En souscrivant par exemple une offre OSEO (15k) et une offre sans caution à hauteur de 21k, on peut déjà placer 36k sur 3-4 voir 5 ans en différé partiel. Au passage, cet emprunt à effet levier garantie sur notre revenu futur ne me parait plus immoral, que d’emprunter sur 25 ans à 2,9% pour un achat immobilier. Cela maintient le prix de l’immobilier à des niveaux prohibitifs pour beaucoup de jeune primo accédant…

C’est d’ailleurs, je pense, la meilleur utilisation possible du prêt étudiant.

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#40 27/03/2018 20h36

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Bonsoir les IH,

J’ai depuis quelques semaines un plan en tête, laissé moi vous expliquez la situation:

Attaquant ma dernière année de d’étude supérieure avant la rentrée dans la vie active et au vu des taux d’intérêt actuel, j’avais imaginé faire un prêt étudiant que je réinvestirai directement.

Le prêt : Je suis en mesure d’obtenir un prêt d’un montant maximal avoisinant 50K, au taux de 0,70%, entre 0,10 et 0,15% d’assurance et avec une date de début de remboursement modulable.

Ma stratégie imaginée: Je souhaitais placer cet argent sur différents trackers/ETF tel que le MSCI World, un EM et un ETF Europe. En performance lissée j’espère récupérer 5 à 6% de performance annuelle.

Mes questions sont les suivantes:
Que pensez vous de cette stratégie ?
Voyez-vous d’autre formes d’investissements ?
Quelles sont les plus gros inconvénients de ce genre d’opération mis à part la baisse de ma capacité d’emprunt ?
L’auriez-vous fait à ma place ?

Merci beaucoup par avance pour vos réponses, je vous souhaite une super soirée à tous !

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#41 27/03/2018 20h44

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lerenard18 a écrit :

Que pensez vous de cette stratégie ?

Je la trouve suicidaire. Votre objectif ou espérance de "performance lissée (de) 5 à 6% de performance annuelle" est purement théorique, moyenné, sans garantie aucune.
Vous pourrez faire +15 ou 20%, ou -15 ou 20%. Vous pouvez aussi vous prendre un gadin à -40%, il faudra toujours rembourser l’emprunt, y avez-vous pensé?

lerenard18 a écrit :

Voyez-vous d’autre formes d’investissements ?

A votre âge, je ne vois pas, il faudrait vos projets de vie et même pour vous il me semble non nécessaire de vous mettre ce fil à la patte avec un emprunt. Sur quelle durée serait celui-ci ?

lerenard18 a écrit :

Quelles sont les plus gros inconvénients de ce genre d’opération mis à part la baisse de ma capacité d’emprunt ?

Le "gadin". Si les marchés baissent votre opération est un fiasco. Ils sont hauts de l’avis de tous.

lerenard18 a écrit :

L’auriez-vous fait à ma place ?

Non.

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#42 27/03/2018 21h03

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Investir en bourse est risqué car comme le souligne KC44 en cas de retournement de marché, il y’a un risque de ne pas pouvoir honorer le prêt surtout avec un montant aussi conséquent

Il serait plus prudent de commencer avec un capital moindre, et d’avoir un différé le plus long possible. Après il n’y a pas que les ETF, on peut aussi investir à travers un contrat d’assurance vie dans des SCPI ( ce qui permet d’acheter de petit montant)dans un CTO à travers des REIT, ou encore des actions  des aristocrates du dividende pour pouvoir honorer les échéances du prêt

N’hésitez pas à prendre un peu de recul, de feuilleter différents postes sur le forum, vous n’êtes pas le premier à venir sur ce forum avec ce genre d’envie (profiter des prêts étudiant pour investir)


Parrainage: Boursorama (80€ pour vous) - Hello bank (80€) - BourseDirect (50€)

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#43 27/03/2018 21h03

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Bonsoir,

Votre meilleur investissement en ce moment c’est vous.
Plutôt que de jouer avec de l’argent que vous n’avez pas et sans l’expérience vous permettant d’encaisser la volatilité des marchés, vous allez vous éloigner de votre objectif principal.

Pour l’instant misez sur vous

Bonne soirée

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#44 27/03/2018 21h10

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Emprunter pour investir en bourse, c’est déjà dangereux quand on a des revenus réguliers. (J’ai en ce moment environ 30k€ de dette placée en bourse mais les revenus en face - et la trésorerie - pour faire face à un éventuel "gadin" comme le dit Surin).
Dans votre cas, ça semble intéressant parce que l’espérance de gain est positive (et sacrément intéressante vu le taux de l’emprunt envisagé). Mais il y a trop de variabilité et vous seriez très embêté si la bourse faisait -40% dans les années qui viennent, ce qui n’a rien d’impossible.
Bref, c’est suicidaire. Pas parce que ça n’est pas rentable, mais parce que vous n’avez pas les moyens financiers d’assumer le risque de l’opération. Investissez en ETF, dès maintenant… mais l’argent que vous avez et dont vous n’aurez pas besoin dans les 15 prochaines années.

Dernière modification par sven337 (27/03/2018 22h59)

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#45 27/03/2018 23h58

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KC44: "Sur quelle durée serait celui-ci ?" L’emprunt serait sur une durée de dix ans.

Merci beaucoup pour vos réponses.

Je vais alors mettre une croix sur la bourse, celle ci semble rester trop imprévisible. Je pensais pourtant qu’on pouvait considérer ça comme du long terme et ainsi envisager les performances moyennes des indices (même en cas de downturn).

Qu’en est-t-il par contre si j’utilise le prêt pour financer 50k de travaux, sur les 70k dont j’aurais besoin pour la renovation d’un espace locatif composé de :
- 2 T1 (25 m2 chacun)
- Un Studio (30 m2)

Ces studios auraient pour but une fois rénové d’être mis à la location.

Bonne soirée

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#46 28/03/2018 09h19

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lerenard18 a écrit :

Je pensais pourtant qu’on pouvait considérer ça comme du long terme et ainsi envisager les performances moyennes des indices (même en cas de downturn).

Si vous avez 15 années devant vous après un éventuel krach boursier vous pouvez alors vous baser sur ces performances moyennes, mises en avant pour rassurer l’investisseur novice mais gardez bien en vue que ces moyennes passent par une volatilité parfois extrême. Comment réagissez-vous si 20% de pertes, aurez-vous confiance en patientant 5 ou 10 ans ? Ou 6 mois, nul ne le sait.

lerenard18 a écrit :

Qu’en est-t-il par contre si j’utilise le prêt pour financer 50k de travaux, sur les 70k dont j’aurais besoin pour la renovation d’un espace locatif composé de :
- 2 T1 (25 m2 chacun)
- Un Studio (30 m2)

Ces studios auraient pour but une fois rénové d’être mis à la location.

Ca n’a ni queue ni tête ces interrogations, on ne sait pas de quels studios parlez-vous.

En investissement, on part d’un projet et ensuite on réfléchit à son financement. Vous faites l’inverse, vous partez d’un financement et cherchez un investissement à mettre en face.

Si vous avez un projet immobilier faites-en la description complète si vous voulez des conseils mais avant tout je pense qu’il vous faut poser vos idées calmement et réfléchir soigneusement à ce que vous voulez faire.

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#47 28/03/2018 09h20

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Je vais aller dans le sens contraire mais à votre place je prendrais le crédit (pas 50K€ mais une somme plus raisonnable) pour l’investir en ETF.

L’immobilier est plus risqué que les ETF parce que trop concentré. Si vous tombez sur un locataire mauvais payeur au début vous serez en faillite personnelle après quelques mois. Et c’est un événement qui a une probabilité non négligeable de se produire.
En plus les immobiliers vous bloqueront géographiquement parlant et vous feront rater des opportunités pro.

En revanche, si des ETF judicieusement choisis font -40% en moyenne vous n’aurez peut être plus de crédit à rembourser parce que votre banque aura possiblement fait faillite. -40% c’est déjà une crise comparable à 2008.
Dans tous les cas vous n’aurez de pertes que si vous vendez, et qu’il y ait pertes ou gains vous devrez prévoir d’utiliser votre salaire pour rembourser le crédit.
Donc si vous êtes certain de trouver un job (pas forcément celui de vos rêves mais un qui paye les factures) avant que la banque ne vous demande de rembourser le capital c’est envisageable. N’utilisez pas plus de levier, pas d’ETF agressifs, entrez en petites sommes mensuelles plutôt qu’en une fois, empruntez 5000 ou 10 000€ plutôt que 50 000, ne vendez pas en cas de baisse, apprenez beaucoup et vous aurez de grandes chances d’avoir acquis du capital dans 10 ans.

C’est certes risqué mais je regrette aujourd’hui de ne pas avoir monté un tel investissement quand j’en avais la possibilité.

Entre l’inflation et les conditions du crédit que vous n’aurez plus dans un an, le coût de ne pas investir est considérable. Rien ne permet d’affirmer que "c’est haut" ou que "ca va baisser" donc si vous attendez le prochain crash vous ne serez peut être jamais investi.

Autre idée : est-ce possible de décaler cette opération de 6 mois et de négocier un contrat de travail avant d’avoir le diplôme? Si vous savez quand vous commencez à travailler et pour quel salaire, vous pourrez dimensionner le crédit en conséquence et éliminer beaucoup d’inconnues.

Dernière modification par Martin04 (28/03/2018 09h23)

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#48 28/03/2018 09h31

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J’avoue que certaines de vos hypothèses me laissent sans voix. Vous rendez-vous compte que ce message est du n’importe quoi ?

Combien d’investisseurs ont-ils vu leur dette effacée après faillite de la banque ? Merci de me donner un réponse sourcée.

Autre n’importe quoi: négocier un hypothétique contrat de travail qui débutera dans 6 mois. Mais êtes-vous sérieux ? Donc vous irez voir la banque avec ce bout de papier ? Avec une période d’essai qui débutera dans 6 mois ?
Un contrat de travail tant qu’il n’est pas commencé est l’équivalent d’une poignée de main, c’est une promesse d’embauche mais si les circonstances imposent à l’entreprise de l’annuler, elle aura tout loisir de le faire ou d’interrompre la période d’essai.
Emprunter sur 10 ans sur cette seule base me parait risqué et je ne comprends pas l’intérêt de vos conseils.

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#49 28/03/2018 09h53

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Surin a écrit :

Autre n’importe quoi: négocier un hypothétique contrat de travail qui débutera dans 6 mois. Mais êtes-vous sérieux ? Donc vous irez voir la banque avec ce bout de papier ? Avec une période d’essai qui débutera dans 6 mois ?

Le contrat ne sert pas à aller voir la banque avec ce bout de papier mais à avoir une idée plus précise de la date de début, du revenu et de la somme qu’il pourra allouer au remboursement du crédit. Dans tous les cas le crédit étudiant se négocie sans contrat de travail puisqu’il s’adresse à des étudiants. Sans être une garantie absolue, ca permet de se rendre compte des conditions auxquelles une entreprise est prête à signer, conditions qui sont quand même relativement transposables dans l’hypothèse où l’entreprise changerait d’avis.

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#50 28/03/2018 10h08

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Je comprends mieux votre raisonnement sur ce point.

Globalement, je déconseille cette voix à lerenard18, il va se compliquer l’existence pour pas grand chose.
Vous parlez d’investir en ETF mensuellement donc que fait l’argent du crédit pendant ce temps ? Il dort et coûte de l’argent, même peu ?
Emprunter 5000 ou 10000€ mais au final pour quelle espérance de gain ? Quelques dizaines d’euros ou centaines si tout se passe comme prévu (ou espéré) mais avec une prise de risque non négligeable.

Quant à l’histoire de "pertes que si vous vendez", emmenez vos pertes dans votre tombe tant que vous y êtes et ne gardez que les plus-values.
Non je vois surtout beaucoup d’erreurs de raisonnement, il faut savoir couper ses pertes et rebondir ailleurs, une des bases que doit acquérir tout investisseur.

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