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[+5]    #76 11/12/2019 18h13

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Bonjour Scipion8,

Concernant la mise à jour de mes messages, je privilégie en effet l’approche hétérodoxe consistant à lister mes transactions dans un message unique de "track record" (pour éviter au lecteur d’avoir à balayer l’ensemble des messages pour reconstituer un historique de transactions) Transactions historiques et à lister mon portefeuille dans un unique message à la date de la dernière mise à jour  (pour éviter les multiples versions): Portefeuille d’actions de Vauban

Je ne considère pas la performance de mon portefeuille actuel significative vu la durée de détention des actions s’y trouvant. La performance des transactions (achat / vente), tenant compte de la durée de détention, souvent sur plusieurs années (mais pas dans une optique transgénérationnelle), me semble à l’inverse plus significative.

En réalité et à titre d’illustration de mon propos, mes meilleurs investissements en terme de performance en 2019 sont déjà sortis de mon portefeuille pour rejoindre le track record:

Titre  / Quantité / Date d’achat / PRU / Date de vente / Prix de vente

4239        4300        30/07/2019    560        02/09/2019    997
6256        400        11/03/2019    6000        15/11/2019    11890

Bien entendu, ces 2 transactions particulières ne sont pas représentatives de ma performance. Je note que mon portefeuille a également largement bénéficié de la hausse générale des marchés en 2019.

Concernant la capitalisation des entreprises, je cherche les divergences prix / valeur où elles se trouvent: je n’ai pas d’a priori sur la taille de l’entreprise. Après tout, je pourrais investir sur la ’femto-cap Scipion8" selon les modalités discutées dans votre file ! Il me semble également logique de trouver plus d’aberrations de marché sur ces niveaux de capitalisation, du fait des problématiques de profondeur de marché et du niveau de sophistication des autres acteurs de marché. Le fait que toutes ces entreprises soient obscures, laborieuses et rebutantes avec des fondamentaux solides n’est pas pour me déplaire ! Typiquement pas le genre d’entreprises dont nous discuterions lors d’un cocktail. Je serais à vrai dire bien plus inquiet avec en portefeuille des entreprises bien en vu et séduisantes du fait de leur renommée superficielle mais dont la réalité fondamentale serait à l’inverse bien plus mauvaise.

1) Je travaille en effet à l’étranger. Je n’ai jamais travaillé en France et n’y travaillerai probablement jamais, comme il y a de meilleures opportunités d’un point de vue de la divergence prix / valeur dans d’autres pays ! Mais je n’ai aucun lien avec le Japon (si ce n’est 2 amis y résidant) et ne maîtrise en rien le Japonais. J’ai une connaissance objectivement médiocre du Japon. Néanmoins, après mon "marathon de l’analyse financière" consistant à passer en revue manuellement toutes les données financières des 5 derniers exercices des 3750 entreprises japonaises cotées, j’ai une vision globale intuitive des possibles et de la variabilité de différents paramètres sur cet univers d’investissement.

2) Mon approche de stock-picking peut généralement se résumer à 2 phases distinctes:
a/ Phase quantitative automatisée de présélection d’opportunités potentielles sur base de critères "durs" en balayant largement les marchés cibles.
b/ Étude manuelle des dossiers (critères non quantitatifs) et post-filtrage sur base de critères "mous". Un exemple de critère mou: je n’aime pas les biotechs. C’est un secteur dans lequel je n’investis pas.

Ensuite, il m’arrive de prendre des "tickets de loto" en faible proportion de mon capital investi ou de faire des expérimentations (< 10 % au total), mais c’est plutôt anecdotique. Deux exemples de tickets de loto dans mon portefeuille: BNP et GLE. Pour l’instant, j’ai été chanceux.

3) J’utilise en réalité tout un panel de ratios quantitatifs, par exemple:

Bilan:

Niveau d’endettement: Dettes (court terme + long terme) / total du passif

Décote sur actifs courants: (Actifs tangibles - dettes) / capitalisation boursière

Décote sur actifs tangibles après amortissement: (Actifs tangibles + immobilisations corporelles tenant compte de l’amortissement - dettes) / capitalisation boursière

Décote sur actifs tangibles avant amortissement: (Actifs tangibles + immobilisations corporelles avant amortissement - dettes) / capitalisation boursière

Flux:

Volatilité du FCF

Sur base du FCF moyen à 5 ans, nombre d’années qu’une entreprise mettrait à racheter toute sa capitalisation boursière et toute sa dette

Rachats d’actions

Émission de dette sur les derniers exercices

Marge opérationnelle: Revenu opérationnel / CA

Dépenses R&D

Évolution du chiffre d’affaire

Capex / revenus opérationnels

FCF (5 ans)/ dividende

J’aime les entreprises dont le revenu net et le free cash flow racontent la même histoire.

Conclusion

J’aime les entreprises qui présentent une forte décote sur actifs tangibles (notamment après amortissement des immobilisations corporelles et dont les immobilisations corporelles ont déjà été bien amorties). Si, en plus, l’entreprise a un flux "correct" qui lui permettrait de racheter toute sa dette et sa capitalisation boursière en un faible nombre d’années, c’est un plus ! Le business (et je sais que cela va heurter votre sensibilité d’investisseur souhaitant financer et accompagner un projet entrepreneurial), c’est la cerise sur le gâteau.

Accessoirement et de temps en temps, j’achète des entreprises pour la qualité de leur flux mais je suis dans ce cas beaucoup plus exigeant sur celui-ci (et donc moins sur le bilan). Par exemple:
1/ CA en croissance sur chacun des 5 derniers exercices
2/ Marge opérationnelle peu volatile et supérieure à 20 % (donc un éventuel moat qui se traduit dans les chiffres et non un moat "a priori")
3/ Volatilité et importance du FCF.

Un exemple assez représentatif de ce type d’investissements est Verisign, achetée vers $ 60 et revendue vers $ 90: devenir-rentier.fr/t6939

Verisign est typiquement une entreprise dont vous diriez que j’ai raté l’accompagnement de la croissance d’un "bon" business à long terme mais cela m’a permis en peu de temps de redéployer le capital sur d’autres opportunités.

4) Oui.

5) Je pense qu’il s’agit d’une combinaison des deux aspects mais si je devais en choisir un, je dirais le stock picking. Bien entendu, comme vous le savez, j’ai une tête de mule de paysan alsacien, qui, dans le contexte de l’investissement, me semble également être un avantage. Enfin, avoir une boussole rationnelle dans un contexte qui ne l’est pas aide également à ne pas avoir peur d’avoir "raison contre tous". Par ailleurs, je dirais qu’un autre point fort est que je ne dépends en rien de l’argent investi, qui n’affectera en rien mon niveau de vie. L’argent m’intéresse assez peu fondamentalement et seulement pour deux choses à ce stade, la sécurité financière de ma famille étant "assurée": acheter du temps et créer un moteur qui s’auto-alimente pour les générations futures (d’ailleurs pas forcément une bonne idée tant que la génération suivante n’a pas prouvé sa capacité à se gérer elle-même mais je travaille bien entendu sur ce plan également, par ailleurs, avec pour l’instant des résultats concrets qui me semblent plus que satisfaisants). Pour ce qui est de l’achat d’objets n’ayant pas une divergence prix / valeur avantageuse (voiture de luxe, villa de 500 m2, objets bling bling, etc…), je n’en vois pas l’intérêt et ils ne répondent pas philosophiquement à mes aspirations (coût en temps des possessions matérielles, ennui). Ce qui m’intéresse dans l’investissement, c’est plutôt la compétition, l’optimisation, la quantification, la mathématique, démêler le vrai du faux, etc… Enfin, d’un point de vue risque, il faudrait perdre plus de 80 % du prix pour revenir à mon niveau de 2007 et me placer dans une situation inconfortable, de ce points de vue.

En conclusion, et c’est bateau puisque ce  point fait consensus chez les stock pickers: je pense avoir un profil bien adapté à ce qui est attendu de l’investisseur. Je me sens en phase et en paix avec mes investissements.

6) Il ne s’agit pas d’un choix délibéré mais simplement le résultat du préfiltrage quantitatif. Cela me semble assez logique puisque les acteurs sur ce type de valeurs seront moins sophistiqués que sur d’autres.

7) Mon approche ne me semble fonctionner ni mieux en France ni au Japon. L’arbitrage géographique, c’est plutôt pour moi une question liée aux opportunités à un instant donné. Actuellement, c’est le Japon mais je ne m’y sens pas attaché émotionnellement. Finalement, est-ce que concentrer tout son patrimoine en actions éligibles au PEA n’est pas ce que font la plupart des investisseurs individuels français, ne serait-ce que pour des raisons fiscales ? Investir sur le deuxième marché mondial est-il plus risqué a priori ?

Mon impression est que les variations de prix sur les actions au Japon sont souvent plus tassées qu’en Europe ou aux États-Unis. Mais il ne s’agit que d’un sentiment que je n’ai pas vérifié de manière quantitative. De ce fait, je n’attends généralement pas une augmentation de prix supérieure à x 2 au moment de mon achat d’actions japonaises.

8) Je pense qu’un poids trop important est généralement accordé au côté "noble" macroéconomique (ainsi qu’au côté "noble" de la dimension business).

Concernant l’impact d’une récession japonaise sur mes entreprises, je distinguerais deux aspects:
* Du point de vue de l’économie réelle, mes entreprises me semblent très bien armées pour faire face à une récession ou à une remontée éventuelle des taux d’intérêt (faible endettement, fort niveau de liquidités, immobilisations corporelles largement amorties, flux correct même s’il n’est pas "à la Verisign", etc…).
* Du point de vue des marchés, il y aura un fort impact négatif sur le prix à court terme en cas de krach. À moyen terme, j’anticipe (peut-être à tort) que le marché constatera que ces entreprises performent en réalité correctement du point de vue de l’économie réelle et malgré la récession. Cela se reflètera alors dans le prix des actions.

Donc, je pense en effet qu’il y a une décorrélation à moyen terme en cas de krach (mais je peux me tromper). Enfin, je ne prétends pas nécessairement conserver à très long terme (optique inter générationnelle) mes actions japonaises. Je pense plutôt "faire tourner" mon portefeuille en moyenne tous les 3 ans et bénéficier des divergences prix / valeur là où se trouvent les opportunités les plus intéressantes, de mon point de vue.

Un point sympathique de l’investissement au Japon est que les investisseurs japonais rapatrient leurs capitaux investis à l’étranger dès que les marchés s’agitent, ce qui atténue légèrement l’effet d’un krach.

Enfin, les actions ne sont qu’une branche de mon patrimoine (55 % de mon patrimoine brut).

Cordialement,

Vauban

P.S.: Security analysis n’est pas nécessairement pour moi une bible. Si je respecte l’esprit de certains concepts de Graham, qui me parlent d’un point de vue philosophique (Mr Market, les divergences prix / valeur, les inefficiences de marché, la marge de sécurité, acheter 2 € pour 1 €, les expériences et résultats pratiques de Graham and Dodd’s ville, le prix est ce qu’on paie et la valeur ce qu’on a, etc…), je n’en respecte pas nécessairement la lettre ! Je préfère me faire ma propre idée sur base des données financières actuellement à disposition. Donc je prends le pari que votre lecture de Security Analysis va vous décevoir du point de vue de la divergence prix / valeur ! Votre achat ne m’a donc malheureusement procuré aucun plaisir. Ce qui me procurerait du plaisir, en revanche, comme je vous l’ai déjà écrit et comme nos positions sont en théorie irréconciliables, serait de vous voir "vous faire violence" en changeant d’approche d’investissement si la performance long terme de votre approche actuelle était plus faible en pratique que celle d’une approche valeur. Néanmoins, je n’ai pas nécessairement cette ambition et je ne considérerais pas, sur un autre plan, totalement satisfaisant d’avoir infléchi quelque peu votre destinée puisque cela signifierait que vous tomberiez peut-être dans un travers "gourou / suiveur" ! Donc, il est important que ce cheminement vienne fondamentalement de vous. En réalité, je n’ai pas de doute sur le fait que vous avez une indépendance d’esprit. Enfin, cela se ferait également au prix d’une performance moindre de votre approche, ce que je ne vous souhaite pas, bien entendu. Vous voyez que je suis difficile à satisfaire !

Dernière modification par vauban (10/04/2020 20h19)


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#77 10/04/2020 14h39

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Bonjour Vauban,
Alors, êtes-vous revenu dans le marché suite à votre sortie fin février ? Et surtout, quelles sont vos motivations pour rentrer ou rester à l’écart et quelle procédure adoptez-vous ? Etant donné votre positionnement tout à fait contrarian, je suis curieux de votre process.


Blog : Le projet Lynch. Parrainages Binck : m'écrire.

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[+4]    #78 10/04/2020 21h27

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Bonjour Jérôme,

Pour information, mon portefeuille est à jour sur ce message: Portefeuille d’actions de Vauban

Comme je le proposais fin février 2020, mon niveau d’exposition et ma performance sont listés en fin de ce message: Portefeuille d’actions de Vauban (2/4)

Pour répondre à votre question et en un mot, je suis à nouveau investi à 95 % de mes liquidités.

J’ai racheté des actions qui me semblaient présenter une belle divergence prix / valeur à partir de la fin mars 2020 et jusqu’à aujourd’hui. La plupart me semblent être aptes à passer la crise (endettement faible, niveau de liquidité important, flux positif par le passé qui ne préjuge bien entendu pas du futur).

Au final, je conclue que le market timing à faible fréquence a été pour moi profitable, cette fois, puisque j’ai racheté des actions que j’avais déjà eues en portefeuille à des cours bien inférieurs. Ma performance 2020 sur mes liquidités + actions est de - 3,5 % à ce jour, ce dont je suis satisfait. Mais je n’exclue pas qu’il s’agisse éventuellement simplement d’un hasard. En tous cas, j’ai bien dormi pendant la baisse de mars.

J’avais déjà indiqué les raisons qui m’avaient poussé à sortir du marché (market timing à faible fréquence dans un contexte de niveau des marchés élevé et d’une anticipation d’une poursuite de la baisse car la propagation aux États-Unis n’avait pas encore eu lieu). Les raisons qui m’ont fait revenir sur les marchés sont les suivantes:
1/ Le Japon (ma zone principale d’investissement, actuellement, en raison des nombreuses opportunités d’investissement valeur), à ce jour moins touché que l’Europe et la Chine
2/ La propagation du virus aux États Unis
3/ L’intervention massive des banques centrales
4/ Le niveau de peur est bien retombé (VIX, Google Trends, etc…)
5/ Le climat de "fin du monde" sur les marchés en mars
6/ Le prix des actions au moment de ma vente supérieur à leur prix au moment de mon achat
7/ L’étude fondamentale d’opportunités d’investissement présentant une forte divergence prix / valeur, accentuée par la baisse globale des marchés
8/ Le redémarrage de l’activité en Chine
9/ Fin février, je pensais que les pays de l’hémisphère sud allaient être autant impactés que ceux de l’hémisphère nord. Au final, cela ne me semble pas le cas. Le virus serait-il finalement moins virulent durant les périodes chaudes de l’année, ce qui nous conduirait à une période d’accalmie ?
10/ Coût d’opportunité sur liquidités dormantes (et risques divers associés)

Si je résume mes objectifs:
* Je souhaitais acheter à un prix inférieur à celui de mes ventes => OK
* J’anticipais que la baisse des prix se poursuivrait au moins jusqu’au moment où le virus se propagerait largement aux États Unis => OK
* Je ne souhaitais pas nécessairement avoir une large position cash en liquide à long terme => OK
* Je souhaitais attendre que le niveau de peur/panique retombe => Partiellement OK. Le niveau de peur a bien baissé mais plusieurs facteurs pourraient potentiellement nous faire rebasculer dans un niveau de peur élevé (deuxième vague, deuxième confinement, impact sur l’économie et les résultats des entreprises, etc…).

Conclusion

Je suis content d’être passé liquide sur une partie de la baisse et je suis également content d’être à nouveau pleinement investi. Voyons maintenant la suite du krach et si l’impact sur les résultats des entreprises induit une deuxième phase de peur et de baisse des marchés. Je ne prétends pas nécessairement être entré au plus bas. L’histoire n’est sans doute pas finie…

Finalement, je suis prêt à utiliser à nouveau l’outil de market timing à faible fréquence, même s’il ne me semble pas que cette stratégie soit nécessairement meilleure qu’une exposition en continu à 100 %.

Cordialement

Vauban

Dernière modification par vauban (11/04/2020 13h07)


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#79 28/10/2020 10h01

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Bonjour,

A l’image de ce que vous avez fait fin février en repassant liquide à 90%, avez-vous refait la même chose mi-octobre ?

Merci d’avance, votre opinion sur cette période de reconfinement light à venir me semble intéressante.

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[+2]    #80 28/10/2020 11h32

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Bonjour Ulysse,

Non. Je ne suis pas (encore ?) passé liquide. Peut-être à tort.

Tout d’abord, comme je l’avais indiqué, je souhaite utiliser le market timing à faible fréquence pour une large part de mes actifs. Donc un mouvement aussi radical que la vente de l’ensemble de mes actions (93 % en pratique du fait de problématiques de liquidités) devrait rester un évènement relativement rare.

Mon idée principale en février était que l’impact à la fois réel et psychologique du Coronavirus s’accentuerait encore aux US, vu l’évolution en Europe, avec une continuation à la baisse des prix sur les marchés (ma décision n’était en rien motivée par le confinement en France). Google Trends, entre autres (VIX, nombre de messages postés sur la file "Encore un krach sur les marchés actions" par jour, etc…), m’avait été utile pour "timer" ma sortie et mon entrée:
Error 429 (Too Many Requests)!1&geo=US]Error 429 (Too Many Requests)!1[/url]
Error 429 (Too Many Requests)!1

Je n’exclue pas que cette analyse ait été totalement erronée (je ne prétends pas avoir des analyses pertinentes au niveau macro) et que j’ai peut-être simplement eu de la chance. En tous cas, cela m’a permis de bien vivre la période du krach du début d’année.

Actuellement, je ne vois pas de frémissements psychologiques majeurs ou de panique liés au Coronavirus, au niveau mondial. Bien entendu, un nouveau confinement en France ne serait pas une bonne nouvelle pour l’économie française. Mais je n’ai quasiment aucun instrument financier lié à la France. Je suis principalement exposé au Japon et un peu aux US.

Par ailleurs, j’ai d’autres outils de protection contre une baisse des marchés (moins radicaux qu’un passage à 100 % liquide) que je peux également utiliser :
* Diminution de l’utilisation de la marge. Actuellement, j’ai une exposition à 100 % (hors levier via mes positions longues sur options CALL). J’ai donc des réserves avec ma marge IB pour augmenter mon exposition si la baisse se poursuit.
* Augmentation de la proportion des positions longues sur des CALL par rapport à l’ensemble de mes actifs financiers après une baisse significative des marchés.
* J’ai une forte position en actions Japonaises qui n’est pas hedgée. En période de baisse des marchés, le JPY augmente par rapport à l’EUR et à l’USD.
* La plupart de mes investissements ont une forte divergence prix / valeur, qui peut potentiellement jouer comme amortisseur, étant entendu qu’en cas de krachs, ces actions baisseront également.
* Achats de PUT.

Depuis mon plus haut 2020 à +14,5 %, j’ai pour l’instant perdu un peu moins de 1 % soit une performance 2020 de + 13,7 % à ce jour. Voyons ce que l’avenir nous réserve…

Mes positions sont listées dans ce message: Portefeuille d’actions de Vauban
Mon exposition est visible en fin de ce message: Portefeuille d’actions de Vauban-2#p109645

Cordialement,

Vauban

Dernière modification par vauban (05/11/2020 14h10)


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[+2]    #81 28/11/2020 16h18

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Bnojour Ulysse,

Suite à notre précédente discussion et comme la baisse ne me semblait pas correspondre à un mouvement de panique, j’ai décidé d’augmenter la voilure en vendant des actions par ordre de divergence prix / valeur croissant pour acheter des options CALL peu aggressives sur la maturité. Sur le strike, certaines sont très aggressives (OTM) et d’autres plus douces (ITM), enfin autant qu’une scie sauteuse puisse l’être. Certaines de ces positions sont purement spéculatives et d’autres relèvent de l’investissement.

Je suis débutant dans le domaine des options et j’ai fait quelques tests et erreurs mais il faut bien sortir de sa zone de confort pour apprendre. Si des abonnés des Daubasses qui liraient ce message sont intéressés par mes idées et mon parcours de débutant en options, j’ai commencé à les documenter dans cette file sur le forum éponyme, et je ne me répéterai donc pas ici: il Forum 100% Actions - Les Daubasses - Connexion

Le vent de novembre ou devrais-je dire l’ouragan a soufflé dans notre dos, conditions météorologiques extrêmement favorables, probablement dûes au déréglement climatique ou à la chance du débutant. Mes performances ci-dessous ne sont donc en rien représentatives.

Options vendues et performance

TSLA Oct09’20 365 CALL    10/09/2020    11/09/2020    -23,75
MT AEB Dec20’24 16 PUT @FTA    28/09/2020    29/10/2020    -2,7 (vente de PUT)
DDS Jan20’23 45 PUT @DTB    03/10/2020    29/10/2020    -2,5 (vente de PUT)
STX Jan20’23 35 CALL    30/10/2020    06/11/2020    +28,39
AF SBF (AFR) Jun18’21 5,2 PUT @DTB    05/11/2020    10/11/2020    -32,34
DDOG Jan20’23 90 CALL    09/11/2020    10/11/2020    -13,73
SHOP Jan20’23 950 CALL    09/11/2020    10/11/2020    -12,31
DDOG Jan20’23 90 CALL    10/11/2020    11/11/2020    -24,13

Options actuellement en portefeuille et performance

GLE SBF (SGE) Dec20’24 14 CALL @DTB    11/09/2020        +96,83
GLE SBF (SGE) Dec20’24 32 CALL @DTB    11/09/2020        +139,8
FP SBF (TOTB) Dec20’24 40 CALL @DTB    02/11/2020        +277,42
MT AEB Dec20’24 20 CALL @FTA    02/11/2020        +86,67
ORA SBF (FTE) Dec20’24 12 CALL @DTB    02/11/2020        +47,7
           
IBKR Jan20’23 55 CALL    02/10/2020        +27,6
IBKR Jan20’23 45 CALL    02/10/2020        +4,96
GOOG Jan20’23 1100 CALL    08/10/2020        +46,41
INTC Jan20’23 35 CALL    30/10/2020        +15,38
CSCO Jan20’23 30 CALL    30/10/2020        +61,55
DDOG Jan20’23 90 CALL    11/11/2020        +34,53
SHOP Jan20’23 950 CALL    10/11/2020        +36,55

Hedger mes positions en JPY

Comme j’anticipais une hausse des marchés et que le JPY est une monnaie refuge en cas de baisse des marchés., j’ai hedgé mes positions en JPY en contractant une dette en JPY du montant de mes positions en JPY, en conservant les liquidités générées en EUR.

Performance 2020

Suite à ces transactions, ma performance 2020 à ce jour sur mes actions + options + liquidités grimpe à + 31,93 % avec une exposition de 96 % (levier via les CALL non compté), moyennant une prise de risque plus importante via le levier sur les options CALL.

Je m’approche à 40 K€ près de l’objectif de patrimoine net à 10 ans que je m’étais fixé en 2013.

Bien entendu, il faut prendre ces bonnes nouvelles de manière neutre et factuelle, avec détachement, et ne pas se laisser emporter par l’euphorie actuelle des marchés afin de garder son sens critique pour prendre les bonnes décisions: le vent pourrait souffler en sens inverse, ce qui ne semble pas improbable à court terme après l’augmentation incroyable du mois de novembre, et le levier s’appliquerait également dans ce sens. Mais, à moyen terme, je suis haussier car la plupart des sous-jacents de mes CALL ne me semblent pas encore avoir atteint leur potentiel donc je garde mes positions pour le moment. Je les garde également pour des raisons fiscales mais si c’était la seule raison, je pourrais acheter des PUT pour équilibrer en attendant les 6 mois de détention, seuil à partir duquel mes plus-values sont exonérées d’impôt dans mon pays de résidence fiscale.

J’espère que vous avez bien négocié le virage, en convertissant vos BX4 à temps en actions (voire en CALL): Portefeuille d’actions d’Ulysse (2/2)

Voyons ce que nous réserve l’avenir…

Cordialement,

Vauban

Dernière modification par vauban (29/11/2020 18h14)


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