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[+1]    #1 22/06/2013 10h13

Membre (2013)
Réputation :   13  

Bonjour,

La réponse tient à plusieurs facteurs :
      _Sur quels éléments concrets vous basez vous pour "penser que les taux allemands vont monter à court terme" ?
      _Quelle part de votre patrimoine comptez vous investir ?
      _S’agit-il d’une position de couverture car vous êtes massivement investi sur des obligations allemandes ?

Si votre stratégie est clairement définie sur des paramètres objectifs, alors elle peut être intéressante. Personnellement, je ne ferai pas ce type de démarche car je n’ai aucune idée de l’évolution des taux d’emprunt d’un pays comme l’Allemagne, comme beaucoup de personnes à mon avis, et que cette démarche est spéculative (sauf s’il s’agit d’une couverture une nouvelle fois).

Mots-clés : bund

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[+1]    #2 22/06/2013 11h05

Membre (2013)
Réputation :   11  

Bonjour,

Je pense pour ma part que la réflexion est sensée et que les taux des obligations d’état (qui sont perçus comme allant bien) et de la France et de l’Allemagne en particulier sont amenés à remonter.

Cependant, je vois plusieurs problèmes. Celui de l’effet de levier me parait le plus important, une phrase de Keynes exprime parfaitement cela "le marché peut rester irrationnel plus longtemps que vous ne pouvez rester solvable".

Le deuxième soucis est le "jeu de vase communiquant" qui se met en place pour les dettes. A mesure que la situation des pays plus faibles se dégradent l’argent file vers les pays (les dettes) en meilleure situation, faisant baisser encore (si c’est possible) les taux et vous mettant dans une situation bien périlleuse.

Pour ma part, si je devais shorter une dette (je ne short jamais), ce serait celle de la France qui me parait être celle ou l’écart entre la qualité de la dette et le prix à payer pour celle-ci est à mon avis importante. Le principal soucis, là encore il y en a un, est la situation et le déséquilibre commercial avec la Suisse qui pour rééquilibrer sa balance courante achète de la dette Française. Combien de temps cela peut-il durer ramène à la phrase de Keynes. A cette logique s’ajoute celle du deuxième point.

Pour ces quelques raisons, je reste pour ma part loin de cette stratégie.

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[+1]    #3 22/06/2013 11h12

Membre (2010)
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N’oubliez pas qu’en vendant à découvert des obligations (de façon réelle ou répliquée comme avec un tracker), vous payez les coupons aux détenteurs d’obligations.

En levier 2 et aux taux actuels, toutes choses égales par ailleurs, cela vous coûtera environ 2x1,75% = 3,5%/an, plus les frais de gestion du produit (et moins les bénéfices liés au placement de la trésorerie, négligeables actuellement).
C’est donc une position à coût de portage négatif : vous devez payer des intérêts pour la tenir. Mieux vaut que le scénario se réalise rapidement, car même si vous avez raison dans 1 an, vous risquez d’être perdant à cause du portage.
Personnellement, sans donner d’avis sur le bund précisément, j’évite les situations de portage négatif. Je préfère l’inverse : que le temps joue pour moi.

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[+3]    #4 22/06/2013 16h30

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Pour revenir sur le produit lui-meme : beaucoup d’investisseurs se sont brulés les doigt avec ce genre de produits a cause du "daily rebalancing" (exemple célebre, le x3 Ultrashort financial, ticker SKF, qui aurait du rendre riche les shorteur de banques pendant la crise) : a la fin de la journée, pour retrouver l’exposition 2x prévue, le gérant réduit la pose si le marché a bougé dans le mauvais sens, il l’augmente dans le cas contraire.

Avec de la volatilité sur le sous-jacent cette succession de "buy high / sell low" érode la valeur du fond meme si la stratégie aurait du etre gagnante. Si vous n’avez pas de market timing précis, réfléchissez-y… Exemple - au départ sous-jacent = 100, tracker double short = 100

jour 1  +10% ss-jacent 110 tracker -20% = 80
jour 2  -10% ss-jacent 99 tracker 80+20% = 96
jour 3  +10% ss-jacent 108.9 tracker 96-20% = 76.8
jour 4  -10% ss-jacent 98.01 tracker 92.6 écart entre la cible et le sous jacent 5%

Dans la pratique hors évenements on a plutot une succession de +1% / -1% mais meme apres 1 an, donc 200 jours de trading, le résultat est tres significatif. Ce probleme n’affecte évidemment pas les trackers 1x, puisque pas de rebalancing a la fin de la journée.

Prospectus du fonds proposé en début de discussion : http://www.borsaitaliana.it/etf/prospet … mpleto.pdf

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[+1]    #5 11/05/2015 19h17

Membre (2013)
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Bonjour ,

Par exemple chez CMC :
Euro Bund - Cash .    spread=2  ,  marge=0.25%    (levier théorique 400)   ,    horaires= 08:00 à 22:00  ,
dernier taux de financement à la vente actuel = 5,70% annuel

Edit : "Je ne connais le fonctionnement ni des CFD"
Pour shorter 10 000 € de Bund avec un stop-loss à 10 % de perte , il vous suffit de 1025€ sur votre compte pour ne pas avoir d’appel de marge pendant votre trade (+60€ pour couvrir les FF si il dure un an).

Edit 2 : Je suis bien tenté moi aussi d’en vendre . En cherchant sur ma plate-forme pour vous renseigner , je viens par mégarde d’en acheter un (cfd Bund) . Pas grave pour 154€ …

Dernière modification par langoisse (11/05/2015 19h38)

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[+1]    #6 14/05/2015 19h04

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Jerome a écrit :

Si je comprends bien, pour les CFD il faut être client chez un courtier qui émet des CFD genre CMC. Chez IB on ne peut pas acheter de CFD ?

Vous pouvez trader sur CFD chez IB a condition de vous ouvrir cette possibilité (un compte affecté aux CFD’s avec IB UK).
ICI
L’effet de levier sur les CFD actions chez IB est limité a X 10
Vous pouvez vendre des CFD  en VAD  ça coûte assez cher  (mon expérience).
Il y a aussi des CFD’s sur matieres premieres ---
IB est tres bien placé au niveau des possibilités en CFD’s.

Contracts for Difference (CFDs) | Interactive Brokers

Dernière modification par Miguel (14/05/2015 19h09)


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[+1]    #7 12/04/2016 22h52

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INTJ

Je crois que l’on touche ici ce qui fait la "spéculation", le "trading", et les ventes à découvert en général et qui explique tant d’échecs et de frustration.

La difficulté n’est pas de savoir que le Bund va dégringoler un jour et ses taux remonter en flèche. Nous le savons tous, un collégien comprendrait que cette situation n’est que temporaire.

Même les banquiers centraux qui poussent à cette anomalie des taux négatifs justifient leurs choix en les qualifiants d’exceptionnels, de non conventionnels, donc par définition de non pérennes.

La vraie difficulté de ce "short du siècle", c’est le TIMING.
Trop tôt, vous pouvez tout perdre, soit à coup d’appels de marge (le Bund poursuit sa hausse et vous force à racheter votre position), soit à coup de primes qui expirent toutes avant le krash.
Trop tard, ce n’est plus le trade du siècle, vous pouvez attraper le train en marche pour grapiller des miettes…

Marc Fiorentino en sait quelques chose, il shortait les marchés en 2000, notamment les technos. Il a du fermer sa position (en perte donc) un mois et demi avant le début du krach boursier…

@Durun
A moins d’une position absolument gigantesque, je ne suis pas certain que l’on puisse faire le trade du siècle sur quelques variations intraday, mais plutôt sur une tendance très forte qui a été anticipée (coup de bol wink ) et suivie jusqu’à son terme…


L’argent est un bon serviteur et un mauvais maître (A. Dumas )

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[+1]    #8 13/04/2016 03h34

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@martin
Soit quelque chose m’échappe dans ce que vous avez écrit, soit vous n’avez pas tout compris.
Le spread est la différence entre le bid et l’ask. Si vous vendez et rachetez un ETF, vous payez effectivement juste le spread. Dans le cas d’un "roll-over" d’un contrat future, ce serait considérer que le contrat suivant a les mêmes cotations que la maturité qui expire, ce qui peut être le cas, mais qui ne l’est généralement pas.

Si vous êtes long et que le contrat suivant cote plus cher que celui qui expire, vous allez vendre a un prix plus bas et racheter a un prix plus élevé. Vous payez effectivement la différence, votre PRU augmente. Ce roll over a un coût, mais vous gagnez cette différence si vous roulez une position short. L’inverse peut aussi bien se produire, c’est ce qu’on appelle le "contango" et la "backwardation".

Cette différence entre les différentes maturités prend en considération le coût de financement (les futures étant des produits à effet de levier), et les éventuels frais tels que le stockage ou autres. Dans le cas de futures sur de la dette d’état, les intérêts payés par les obligations sous-jacentes sont également intégrés dans cette différence entre les maturités. (pour les futures sur paires de devises, c’est la différence de taux d’intérêts entre les 2 monnaies qui est reflétée par l’écart entre les différentes maturités)

Par exemple, si vous souhaitez être long sur le pétrole actuellement, ça va vous coûter "relativement cher" parce que les coûts de stockage sont assez élevés, surtout rapportés au prix du baril. Donc vous aller payer cela par l’intermédiaire de la différence à chaque fois que vous roulez votre position longue. Si vous achetez un ETF comme "USO" par exemple, vous n’échappez pas à ce coût, il est intégré dans la variation du prix de l’ETF qui roule les futures pour vous et perd de l’argent à chaque fois, ce qui se reflète dans le prix de l’ETF.

Pour en revenir aux futures sur dette d’état, sujet qui nous intéresse ici, rouler du 10 ans US (en étant long) ne rapporte presque rien actuellement, mais le 10 ans allemand est pas mal en backwardation (normal, mais étonnant qu’il le soit autant vu le taux du Bund): Vous gagnez plus a rouler des futures (en étant long) sur du 10 ans Allemand alors que le taux est pourtant bien plus bas. La faute au coût de financement (et a un problème additionnel d’offre et de demande) qui est plus élevée en USD et négatif en EUR.

Si les obligs Allemandes montent maintenant, vous allez commencer à être payé pour être short. Sauf qu’il faut déduire le coût de placement des euros que vous recevez vu que le taux de dépôt de la BCE est négatif. Les futures ne passeront en contango (=ça rapporte d’être short) que si le taux négatif sur les obligs Allemandes passe en dessous du taux de dépôt de la BCE (au dessus en valeur absolue) + différence additionnelle pour l’offre et la demande. On peut se dire d’un coté, que le risque que les obligs Allemandes montent significativement est plutôt faible, sinon vous commencez à être payé pour attendre, mais il peu très bien y avoir un mouvement brusque très court avec problèmes de margin calls que mentionne MisterVix. C’est même plutôt probable, en tout cas, c’est souvent ce qui se passe dans ce genre de situations.

Martin, les futures, c’est comme tous les produits financier, il faut bien les comprendre avant de vouloir les utiliser. Quant à ce qu’on "devrait" faire ou pas, tout dépend des objectifs poursuivis: Certaines personnes construisent des positions avec l’intention de livrer ou de prendre livraison, d’autres non.

Au cas où c’est moi qui tape à coté, je suis très intéressé par votre "vous ne payez pas la différence de cotation entre les maturités": Ah oui ? Dites-moi s’il vous plaît comment…

Dernière modification par Mevo (13/04/2016 03h41)

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[+1]    #9 13/04/2016 15h56

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Koldoun, j’essayais juste de confirmer que vous aviez conscience de la position sur laquelle vous êtes engagé, à savoir long sur des obligations à 10 ans qui ont un taux de 0.16%. Toutes mes excuses. Vous êtes certainement libre de faire ce que vous souhaitez avec votre argent.

J’avais l’impression que vous ne réalisiez pas totalement d’où provenait cette rémunération journalière, parce que de façon certaine, ça n’est pas de l’état Allemand. Et j’avais également l’impression que vous ne réalisiez pas quels sont les potentiels de hausse et de baisse sur le produit. Mais vu que la logique dit de shorter ce CFD, que c’est ce que la majorité fait et que les taux peuvent rester bas longtemps ou même baisser plus, cette opération peut se révéler très bonne au final pour vous. L’avenir vous le dira.

Ok, c’est "pratique", c’est vrai. Mais ça revient financièrement au même en tout cas. Juste pour info, les dates sont connues largement à l’avance et disponibles sur le net, pas besoin de "surveiller". Mais il ne faut effectivement pas rater l’échéance.

J’étais animé de bonnes intentions, mais je comprend totalement que vous ne souhaitiez plus échanger avec moi sur le sujet (même si je ne comprend pas où vous me voyez "limite agressif"). Restons en donc là. Cordialement.

(Edit: OK, correction, je vois où vous me trouvez "limite agressif", sur la tournure de ma première phrase: Il est vrai que ça faisait 3 messages que j’essayais de vous faire dire que vous saviez que le sous-jacent de votre CFD était des obligations à 0.16% sans que vous ne répondiez à ce point. N’y voyez qu’une insistance de ma part. Et sur la dernière remarque entre (), mais ça fait 2 jours que j’ai l’impression de n’avoir dit que ça message après message sur cette file et vous revenez avec la même chose (vous allez me dire que vous parlez d’un CFD et pas d’un ETF, mais le principe est exactement le même). C’était pas plus méchant que ça non plus, enfin selon moi)

Dernière modification par Mevo (13/04/2016 16h04)

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[+3]    #10 14/04/2016 00h16

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@mevo
Vous êtes taquin!

A votre décharge j’ai sans doute répondu trop succinctement pour un sujet si compliqué. Je vais essayer d’être un peu plus bavard ce soir afin de lever peut-être certains malentendus et, j’espère, permettre à certains d’en apprendre plus sur les futures, et en particulier les futures sur la dette souveraine.

Tout d’abord, précisons que c’est dans le sujet: le moyen classique de shorter le bund, c’est de prendre une position short sur un contrat futures. Et je préfère néanmoins répéter que je n’encourage personne à le faire, j’essaie juste d’apporter quelques informations sur le fonctionnement de ces instruments.

Maintenant, précisons la définition de ‘roll’, car c’est peut-être de là que vient le malentendu: le roll, c’est l’opération qui consiste, lorsque vous avez un contrat futures ouvert sur une maturité donnée, à fermer cette position et rouvrir la même sur une autre maturité. Il y a principalement deux manières de faire cela:

1) en deux ordres: l’un pour fermer la position ouverte, l’autre pour ouvrir la nouvelle;
2) en un seul ordre: il s’agit d’un calendar spread.

La deuxième solution est plus intéressante car moins coûteuse (on traverse un seul spread au lieu de deux - je parle ici de bid-ask spreads), moins risquée (on évite une exposition temporairement nulle ou bien d’être temporairement exposé au double de la position souhaitée), et généralement offre plus de liquidité (c’est-à-dire vous permet de roller de plus grosses positions… sur certains contrats même des positions relativement modestes pour des institutionnels peuvent être concernées par ces considérations).

Ces opérations s’effectuent en général dans les deux dernières semaines (évidemment, il y a tellement de contrats différents que cela peut varier).

La définition étant j’espère bien posée, il est très simple de voir que le coût du roll est de l’ordre d’un bid-ask spread (calendar spread) ou de deux bid-ask spreads (roll en deux étapes). Ceci sans faire d’hypothèse sur la qualité de votre exécution.

Mevo, vous faites référence au ‘roll yield’, dont le montant est en effet identique à la différence des cotations entre les deux maturités du roll. Mais vous ne payez/recevez pas ce ‘roll yield’ en rollant. Vous le payez/recevez simplement en maintenant une position ouverte, et ce de manière étalée dans le temps, chaque jour un petit peu. Prenons l’exemple que vous citez, le pétrole: imaginons que le spot soit à S0 et que les coûts de maintenance (stockage, transport,…) soient de dc par jour. Si un futures à échéance dans un mois cote F0, alors demain si le cours du spot est toujours S0 et en excluant l’effet d’autres paramètres, le futures cotera F0-dc, et donc il y aura un transfert de dc du compte de celui qui est long vers le compte de celui qui est short (à la taille du contrat près).

Il peut être intéressant d’expliquer les cash flows d’un futures:

lorsque vous entrez dans une position longue à F0, vous ne déboursez rien, si ce n’est bien sûr des frais de transaction au broker. Chaque jour, à la clôture, est déterminé un settlement price. Pour simplifier c’est le close. Le lendemain de votre entrée en position, votre futures cote F1. Si F1>F0 vous recevez (F1-F0) * point value, sinon vous payez (F0-F1) * point value. Chaque jour cela recommence. C’est le ‘daily settlement’. ’point value’ c’est la valeur en devise d’un point de cotation.

L’appel de marge, c’est lié mais un peu différent. Pour pouvoir négocier des futures vous devez mettre assez de cash sur votre compte pour couvrir un daily settlement très défavorable (sans vérifier je dirais 2-3% du notionnel pour un futures sur bund). C’est l’initial margin. Ensuite, les daily settlements font que votre compte varie. S’il tombe en dessous d’un niveau appelé maintenance margin, plus bas que l’initial margin, alors il y a appel de marge.

Tout cela est un peu compliqué donc j’ai voulu simplifer en disant qu’en terme de coûts, roller un futures c’est comme si vous aviez un ETF et qu’on vous obligeait à rentrer et sortir de la position périodiquement, par exemple tous les trois mois, c’est à dire vous obligeant à payer quelque chose de l’ordre d’un bid-ask spread et à être exposé aux variations de cours entre l’exécution du premier ordre et du second différemment de ce que vous souhaiteriez.

Concernant la livraison des futures sur l’eurex et le cme, c’est également compliqué car le sous-jacent du futures n’existe pas: une obligation avec un coupon d’ exactement x% à échéance dans exactement y année le jour où le futures arrive à échéance. Pour remédier au problème, le marché autorise la livraison de toute obligation satisfaisant à certains critères (exemple: maturité restante entre 6 et 10.5 ans, échéance à l’origine <= 11 ans). Le jour où vous avez regardé pour le bund, Mevo, il existait semble-t-il trois obligations satisfaisant les critères. En pratique, celui qui doit livrer livre l’obligation qui lui coûte le moins cher (‘cheapest to deliver’). Comme ces obligations sont très différentes de l’obligation théorique du futures, il faut effectuer un rééquilibrage, c’est le rôle du taux de conversion, qui peut être en effet calculé en avance, ce qui est également le cas au cme. La détermination de la ‘cheapest to deliver’ prend en compte ce facteur. Ce qui est difficile pour de nombreux calculs (si on souhaite les réaliser avec une grande précision), c’est que la ‘cheapest to deliver’ n’est pas nécessairement la même tout le temps.

Il peut bien sûr y avoir des raisons d’aller à l’échéance, auquel cas il faut parfaitement en maîtriser les mécanismes, ce que vous avez pu constater douloureusement, mais la majorité des acteurs de ces marchés n’y vont pas.

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[+2]    #11 15/04/2016 16h18

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Bonjour

@Mevo

Je trouve que Martin a été extrêmement aimable avec vous en vous taxant de « taquin ». Moi, je vous trouve désobligeant, limite agressif comme le dit Koldoun, et particulièrement condescendant. Il y a quelques jours, Bifidus a été sanctionné pour condescendance. Il était loin de s’exprimer comme vous le faites.

J’ai relu plusieurs fois mon message pour comprendre en quoi j’avais pu vous vexer. Il m’a fallu du temps pour comprendre que j’avais eu l’outrecuidance de parler de « nous », en vous incluant sans m’en rendre compte dans les amateurs comme moi, par opposition aux professionnels dont probablement vous faites partie. Donc toutes mes excuses pour ce crime de lèse majesté. Et vous avez raison de le souligner, mes connaissances ne sont qu’un minuscule îlot au milieu d’un océan d’ignorance dont vous ne pouvez imaginer l’étendue.

Cependant, le sujet m’intéresse.

En effet, il s’avère que je trade régulièrement deux futures depuis de nombreuses années, en l’occurrence l’Euro-Bund et l’Euro-Stoxx, avec mon propre argent.  Aussi, je me permettrais de revenir sur quelques points de ce semblant de discussion.

Premièrement.
Vous affirmez que les futures sur dettes d’Etats d’Eurex vous semblent mal conçus, et par comparaison, vous indiquez un future sur dette US sur le CBOE. J’ai fait l’effort d’aller voir ce future, et comme il n’y en a qu’un, je vous ai répondu qu’il ne semblait pas porter sur la même chose.
Ce à quoi vous me répondez, « Je parlais évidement de l’équivalent US du future "Euro Bund" ("GBL"), à savoir le contrat "ZN" sur le CBOT ». Tout le monde peut se tromper, mais généralement, on s’excuse. Manifestement, cela vous semble superflu. Dans ce cas, c’était quasiment à moi de le faire pour ne pas avoir compris que quand vous écriviez CBOE, il fallait comprendre CBOT.

Si vous avez écrit aux Allemands avec la même condescendance dont vous faites preuve dans vos messages à mon égard, je comprends qu’ils ne vous ont pas répondu. Et ils ont bien fait.

Deuxièmement.
La procédure de livraison m’intriguait. Comment se fait-il qu’en tant d’années, je n’ai jamais eu à subir cette livraison ?
J’ai donc appelé mon broker pour avoir des explications, que j’ai retransmises ici pour que tous en profite. Il m’a d’abord confirmé que les futures sur indices ne donnaient lieu qu’à un transfert financier (donc sur Euro-Stoxx que je trade aussi). Qu’effectivement, à l’expiration d’un contrat Bund, on recevait une obligation allemande, mais qu’il soldait systématiquement tous les contrats en cours des clients 3 jours avant la date d’expiration car ses clients ne voulaient pas d’obligations. Qu’à priori, très peu de contrats étaient portés jusqu’à leur terme. Et toujours d’après lui, que la plupart des brokers traitant avec des particuliers procédaient de la même manière. Il me semble que c’est le cas pour IB, Lynx, Binck, WHSelfinvest, et probablement beaucoup d’autres.
Enfin, comme je change de contrat lorsque les volumes sur le nouveau contrat dépassent ceux de l’ancien, soit environ une semaine avant la date d’expiration, j’ai compris pourquoi mon broker ne m’avait jamais contacté et que je n’avais jamais eu de problème de livraison.

Troisièmement.
J’ai indiqué « je ne crois pas qu’il y ait vraiment de livraison physique, car je ne suis pas sûr que ça intéresse grand monde ». Je parlais bien sûr des amateurs-particuliers. Sur ce, vous citez les chiffres des livraisons intervenues en fin des 4 trimestres 2015. Lus tels quels, sortis de leur contexte, vous n’avez que raison, ils sont importants. Mais pourquoi ne pas donner tous les chiffres aux membres de ce forum. Ils ne sont pas idiots, et si on explique clairement les choses, sont tout à fait capables de comprendre et de se faire leur propre opinion.
En une journée de trading, il se traite en moyenne entre 400.000 et 700.000 contrats Bund. Vous dites 10.640 contrats ont été livrés fin mars 2015. Mais comme il s’est traité 40.070.000 contrats durant les 3 premiers mois, les livraisons ne représentent que 0,026 % des contrats traités. Pour le deuxième trimestre, 12.508 livraisons pour 45.040.000 contrats traités, soit 0,027 %. Puis 0,053 % au troisième trimestre (20.089 / 37.340.000), et 0,072 % pour le quatrième (26.184 / 35.990.000). Donc oui, je confirme, les livraisons ne représentent quasi rien par rapport au nombre de contrats traités (chiffres Investing.com pour les contrats traités), et mon broker avait raison.

Quatrièmement.
Je conçois parfaitement que dans le cas d’un ETF, les positions font l’objet d’un roll-over. Et je me demandais s’il y avait livraison physique ou non. Mais comme je ne voyais pas quel pouvait être l’intérêt pour l’émetteur d’un ETF de recevoir une obligation, j’exprimais mon sentiment qu’en l’occurrence, il devait y avoir accord entre l’émetteur et son broker pour qu’il n’y ait pas de livraison physique. Sans plus. Et que l’émetteur répercute sur l’ETF le coût du roll-over me paraît évident.

Cinquièmement.
Vous vous focalisez sur l’explication du roll-over, en rendant les choses beaucoup plus compliquées qu’elles ne le sont. Comme l’a indiqué Martin dans son dernier post (je l’en remercie pour son explication très claire), le roll-over se résume à un double bid-ask si les opérations de clôture de l’ancienne position et d’ouverture de la nouvelle sont distinctes, ou d’un simple bid-ask s’il s’agit d’un calendar spread. Et comme les livraisons sont très peu nombreuses au vu du nombre de contrats traités, je pense que si les livraisons ont un impact quelconque sur le roll-over, ce dont je doute, cet impact est négligeable. Mais je comprends très bien qu’un intervenant quelconque poussant jusqu’à la livraison puisse être déçu par l’obligation qu’il reçoit d’Eurex.

Sixièmement.
Oui, je maintiens, l’Euro-Bund, comme beaucoup de futures, est un produit de spéculation. Si pour vous, tout est spéculation, alors la majorité des membres de ce forum, qui investit à long terme (en mois et années) pour encaisser des dividendes et se targue d’intervenir à l’égal d’un chef d’entreprise, appréciera à sa juste valeur le fait d’être étiqueté « spéculateur ». Bien sûr, des professionnels utilisent ce future pour se couvrir, voire pour quelques uns acquérir des obligations allemandes, mais je persiste à croire que la très grande majorité des opérations sur le future Euro-Bund sont à CT et à caractère spéculatif.

Septièmement.
Différence de méthode de trading entre particuliers et professionnels.
Pour les amateurs, il y a énormément de méthodes différentes. La mienne est adaptée aux possibilités financières d’un amateur, car je n’ai pas les moyens de trader comme une banque. Je détecte et trade des micro-tendances plus ou moins longues selon la générosité du marché (mais certains jours, il n’y a rien), et je sors dès qu’elles sont terminées. Je ne suis donc jamais en position overnight (comme la plupart des amateurs) et peut donc dormir normalement, sans risque. Comme je suis des tendances très CT, je peux être indistinctement à la hausse comme à la baisse. Durant les phases haussières à MLT, je ferais plus (mais pas uniquement) d’opérations à la hausse, et inversement durant les phases baissières MLT.

Mais les banques et institutionnels ne peuvent appliquer de telles méthodes, car elles ne rapportent pas assez. D’après ce que j’ai compris, les professionnels préfèrent déterminer à l’avance la tendance à venir et construire peu à peu une position en accumulant les contrats. Si la prévision est bonne et se réalise, c’est le jackpot. Et si la position est énorme, le gain est colossal. C’est la gloire pour le trader, voire le trade du siècle. Mais cette technique implique des capitaux importants.
Cependant, si le marché se retourne, ce peut être la catastrophe. Nick Leeson a coulé la Banque Barings, Kerviel a failli le faire avec la Société Générale, et idem pour beaucoup d’autres dont j’ai oublié les noms.
C’est ce qui explique qu’avoir en permanence un œil sur le niveau du taux d’emprunt allemand est impératif pour les professionnels, nettement moins pour moi. Mais si vous aviez pris la peine d’aller jeter un œil à mon compte Twitter, vous auriez constaté que je poste régulièrement des messages indiquant les taux d’emprunt des Etats, leur endettement, et autres données financières.
Donc vos « Je ne sais pas grand chose du produit, j’achète parce que ça monte et que je suppose que ça va continuer à monter. Ce qu’il y a derrière, pas la moindre idée… » étaient des phrases stupides, condescendantes, mais c’est l’habitude chez vous, dont vous auriez pu vous passer.

Huitièmement.
Je précise que je ne trade jamais de CFD car il n’y a pas de chambre de compensation, que l’on est totalement dépendant d’un broker qui peut décider seul des tarifs, des conditions du trade, voire dans certains cas, prendre des positions inverses à celles de ses clients.

@Mevo
Je n’éprouve aucun plaisir à rédiger un post aussi long pour devoir m’expliquer et me justifier. Vos messages énervent et sont dommageable à la bonne ambiance de ce forum. Vous comprendrez donc que je ne souhaite plus échanger avec vous.

@Autres membres de cette discussion.
J’essaierais de traiter dans un autre message deux questions importantes, pour lesquelles je suis loin d’avoir toutes les réponses, mais qui sont susceptibles d’intéresser certains.
L’Euro-Bund est-il vraiment l’inverse des taux d’emprunt de l’Allemagne à 10 ans ?
Le taux d’emprunt allemand peut-il ou va-t-il vraiment remonter ?


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[+1]    #12 06/07/2016 10h12

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INTJ

Des amateurs pour shorter le bund ?

Maintenant que le paradigme des taux négatifs existent, on finit par penser qu’il n’y a même plus de minima :



Aujourd’hui le taux est à -0,19% pour le bund ! Pourquoi pas -1% ou même -2% au point où on en est ?

EDIT : merci à Facelvega pour les fautes…

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[+1]    #13 26/09/2016 10h50

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Nouvelle idée :

Les taux bunds 10 ans sont aujourd’hui de -0,10%.

Le tracker GGOV de ProShare suit les oblig allemandes (fédérales et des cantons). Maturité de 5 ans et yield à l’échéance de -0,20% (à fin Août).

Le coûts du short est de 0,25% a priori (j’ai un peu un doute vu la taille de l’ETF). C’est assez rare d’avoir un ETF d’oblig euro coté aux USA. L’emprunt est plus cher sur les places européennes (IDEU par exemple à 0,75% edit : en fait ce n’est pas possible il n’y en a pas de dispo pour le short).

Donc on emprunte de l’argent à 0,05% avec un upside si les taux remontent.

Dernière modification par JesterInvest (26/09/2016 11h29)

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Favoris 1   [+2]    #14 10/04/2022 11h52

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En 2021, j’ai pris une position sur un ETF, le  LYXOR BUND DAILY (-2X) INVERSE à 26 Euros, position que j’ai malheureusement revendue avec un faible gain, je me suis repositionné cette année à 30 Euros


Source ; Zone Bourse.

Les taux sont-ils dans la "remontada" en opposition avec ceux qui pensaient les taux à zéro éternels, avec le peu de recul, on se rend compte que les choses peuvent sembler bizarres comme des taux négatifs sur du 30 ans, comme des prix négatifs sur le pétrole….

Nous savons voir les bulles, avec le recul comme nous savons voir leurs contraires (les vides) avec le recul.

Dernière modification par MarsAres (10/04/2022 12h46)

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