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Forums des investisseurs heureux

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#26 10/12/2014 01h12

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Sans vouloir vous vexer; se baser sur les notations des agences qui ont montré leur perspicacité pendant la crise des subprime puis pendant la crise de la dette en Europe n’est pas forcément l’idéal. En 2009, L’Espagne était AAA, la Grèce A+ en 2007.

Un petit focus sur l’évolution de la note de la Grèce que tout peut aller bien et puis que cela peut s’emballer rapidement.

Sur la richesse de l’Europe, je suis d’accord avec vous. Toutefois on est sur des projections mathématiques ou finalement finalement on repousse chaque année d’un an le retour à la croissance et à l’inflation et ce maintenant 4 ans. Ensuite, nous ne sommes pas à l’abri des secousses d’une crise  -éclatement d’une bulle (style immobilier chinois ou dette japonaise, problème géopolitique, restruction des dettes, crises financières diverses - … Oui nous sommes solvable dans la mesure ou on nous prête pas cher pour nous refinancer et ou les paramètres prévus se réalisent ce qui n’est pas le cas depuis 2008.

Si on fait un focus sur l’Italie; une dette publique à 135,6 %, une dette privée a 200%, un chômage a 26 % dans un pays qui vieilli…  récession en 2014, Croissance nulle en 2015 et comme à chaque prévision rebond l’année d’après… Si je reprends les prévisions de croissance du FMI, on était + 0,7 et maintenant ils sont à - 0,3… 

Vous parlez de stabilité. A cet égard, je trouve que le risque politique augmente de plus en plus. Aucune solution pour remettre les peuples au cœur de la construction européenne. Comment on va gérer la Catalogne ou une majorité de citoyen réclame un référendum dans un pays démocratique ? On a un parlement européen ou 1 élu sur 5 est anti européen et la grande faiblesse de l’Europe c’est la démocratie et des états souverains. 50% et 1 voix sur une élection et c’est terminé le rêve européen.

Comme beaucoup ici, j’espère que l’Europe et l’euro tiendra car c’est notre intérêt. Malheureusement ce n’est pas acquis à 4/5 ans. L’Allemagne, depuis le début de la crise, malgré les discourt a fait jusqu’à présent exactement tout ce qu’elle a dit qu’elle ne ferait pas. Super Mario va peut être même lui faire acheter de la dette souveraine. Personnellement, je trouve que c’est un signe qui ne trompe pas: la situation est gravissime

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#27 10/12/2014 02h12

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Je ne voulais pas parler de la situation de l’Italie, sur laquelle chacun peut avoir son opinion (certains verront plus le verre à moitié plein, d’autres le verront à moitié vide).

Je voulais surtout dire que le raisonnement de foxbat ("S&P abaisse la note de l’Italie" donc "l’Italie sera bientôt comme la Grèce") est complètement erroné.

Sur la richesse (les actifs moins les passifs) de l’Europe, et sa stabilité, dans l’absolu on peut certes discuter (et préférer si c’était mieux), on n’est jamais à l’abri d’une crise, mais quelles sont les (nombreuses ?) zones au monde qu’on peut considérer comme vraiment plus riches et/ou plus stables ?


J'écris comme "membre" du forum, sauf mention contraire. (parrain Fortuneo: 12356125)

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#28 10/12/2014 22h51

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L’Euro ne me semble plus être sous les feux de la rampe. Pourtant, Jean Tirole conclut son interview à l’Express par :

Jean Tirole a écrit :

Et la situation de la zone Euro ?
Je déplore que l’on ait créé des antagonismes entre l’Europe du Nord et celle du Sud. La crise pourrait être devant nous.

Je ne sais pas s’il peut être considéré comme alarmiste… Mais je suis assez surpris car j’avais l’impression que le gros de la crise de l’Euro était plutôt derrière nous.

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#29 13/12/2014 04h14

Banni
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Ce n’est absolument pas notre intérêt que l’Europe survive.Tous les pays du sud sont en crise parce que leurs monnaie est surévaluée par rapport a l’Allemagne, et qu ils ne peuvent devalluer vu que c’est la même monnaie que l’Allemagne. Résultat: l’allemagne récupère des créances énorme sur ces pays. Mais ils ne pourront les regler, et les allemand en prennent conscience. Sauf a réajuster les couts dans les pays du sud par une déflation tres importante qui crée chômage et récession. Ce qu on voit en grece espagne Italie et bientôt France. Led pays du sud européen sont endettés a mort. On rajoute des charges supplémentaire en mettant a des fin politique des pays économiquement inefficace dans l europe genre pzys balte ou balkanique. On obeis a l otan en gonflant ded dépenses militaires inutiles. Et en plus on finance les comptes en suisse d oligarques ukrainiens en prettant de l argent a ce pays qui est un trou noir financier,  pour obeir aux américains et ennuyer les russes ce qui nous donne droit a un embargo déclaré,  et un non déclaré et beaucoup plus pénalisant pour nos exportations:la chute du roubles. Alors oui, je crois que l’Europe va se disloquer a court terme, et que l ’euro est proche de la fin et c’est tant mieux pour nous.

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#30 13/12/2014 09h46

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La Grèce risque de basculer dans le chaos.

L’Euro est un désastre, les pays du sud et la France en souffrent je ne comprends pas cet obsession de sauver une monnaie à tout prix.

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#31 13/12/2014 10h52

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La dévaluation est la voie qui paraît la plus facile, celle qui demande le moins de courage politique. Mais c’est loin d’être la panacée… Et pour les rentiers, s’est surement la pire.

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#32 13/12/2014 11h10

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Demandez-vous juste un instant ce qu’il se serait passé depuis 2008 s’il n’y avait pas eu l’euro. Faites l’exercice sur : la valeur probable des monnaies nationales, les taux d’intérêts sur les dettes souveraines et le rating des dettes souveraines, les décisions que les gouvernements auraient du prendre sous la contrainte brutale des marchés, le prix de toutes ces choses qui font votre quotidien (essence, électronique etc) qui sont importées etc.

Allez-voir un peu ce qu’il se passe, historiquement, dans des pays qui ne sont pas protégés par des monnaies aussi fortes que l’euro… en Asie, en Amérique latine et du Sud, à l’est de l’Europe… Cela vous fait vraiment envie ?

Les gens se plaignent de la situation actuelle, pour partie à juste titre. Je leur suggère néanmoins de faire cet exercice de fiction, les plus honnêtes dans leur démarche relativiseront leur acrimonie.

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#33 13/12/2014 11h20

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alexsince1978 a écrit :

Sans vouloir vous vexer; se baser sur les notations des agences qui ont montré leur perspicacité pendant la crise des subprime puis pendant la crise de la dette en Europe n’est pas forcément l’idéal. En 2009, L’Espagne était AAA, la Grèce A+ en 2007.

Et l’Espagne n’avait aucun problème sérieux avant la crise hormis sa croissance trop dépendante du secteur immobilier, elle était un meilleur élève que la France.

Le downrating a été conjoncturel plus que pour des causes structurelles et les bonnes réformes du budget de l’Etat ont été adoptées. Fitch mentionne même que le retrait du AAA est dû au manque de croissance et non pas à des causes structurelles (comme France, Grèce ou Italie).

alexsince1978 a écrit :

Si on fait un focus sur l’Italie; une dette publique à 135,6 %, une dette privée a 200%, un chômage a 26 % dans un pays qui vieilli…  récession en 2014, Croissance nulle en 2015 et comme à chaque prévision rebond l’année d’après… Si je reprends les prévisions de croissance du FMI, on était + 0,7 et maintenant ils sont à - 0,3…

12,6% pour le chômage (Eurostat), je ne sais pas d’où viennent vos 26% (26% est en Grèce).

Dette publique de 126% (qui n’a jamais dépassé 130%).

La dette privée est de 127% (Eurostat, OCDE et FMI) contre 175% pour la France…

Croissance nulle depuis 14 trimestres en effet.

Merci de vérifier vos affirmations avant d’entraîner tout le monde dans des analyses basées sur des éléments erronés.

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#34 17/12/2014 01h15

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@ GBL

Tout a fait fait d’’accord avec vous. Hormis les USA peut être, il n’y a pas plus riche et plus stable que l’Europe.

Pour recentrer sur votre propos initial, vous preniez l’exemple des régions françaises qui, avant 1968, des couts salariaux différents (le SMIC étaient régional) et cela fonctionne avec de la redistribution.

Toutefois, la zone n’a même pas de budget et n’est pas prêt d’en avoir un vu le budget ridicule de l’UE dont la baisse fait l’unanimité.

La stratégie de convergence est un sujet qui ressort régulièrement et qui passe aux oubliettes rapidement. Le principe étant que chaque état est pour la convergence des politique fiscales et économiques dès lors ou tous les autres états s’alignent sur son système.

A t’on le choix réellement ? La sortie de la zone euro c’est techniquement complétement suicidaire au vu de nos situations budgétaires et de nos liens commerciaux. A moyen terme; j’estime que le statu quo va perdurer; on va conserver ce non sens monétaire à défaut d’avoir la possibilité de s’en débarrasser sans dégâts. L’euro est bel et bien irréversible.

Le risque de sortie de l’euro est politique. La montée des populistes partout en Europe me laissent penser qu’il ne faut pas écarter ce scenarii. Dans le même registre, on a aussi les nationalistes.  On a échappé à l’Ecosse. Il y a la Catalogne, la Belgique ou c’est compliqué; la Ligue Lombarde (affaibli mais qui reviendra), le tyrol  ? La crise qui s’éternisent est un terreau particulièrement favorable à ces gens là.

@Ratpack

C’est sur l’Espagne n’avait pas de problème… avant de découvrir qu’ils avaient produit 3,5 millions de logements qui ne trouvaient pas preneur. Au passage, ils auraient mieux fait de fabriquer des voitures avec une usine de recyclage en face; cela aurait éviter de bétonner leurs côtes…

Sur les chiffres du chômage italien. Méa culpa; je me suis emmêler les pinceaux.

Par contre sur la dette, en tapant dette italie sur google; le 1ier lien:

Source eurostat 1ier trimestre 2014 135,6 %

Alerte rouge sur la dette publique italienne

Ceci dit les dettes de nos pays augmentent si vite en ratio PIB qu’on a collectivement du mal a suivre. On a beau a avoir ajouté la prostitution et la drogue ca marche pas.

et sur la dette privé, je pense que vous prenez le chiffre hors secteur financier…

De toute façon, a mon avis ce n’est pas une question de chiffre.

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#35 15/07/2016 22h55

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Je relance un peu le débat, je me pose actuellement beaucoup de questions par rapport à l’euro. Dont beaucoup ont étais évoque ici et sur la file : "si la zone euro éclate, que faites-vous ?"

J’ai écouté Charles Gave sur BFM, que je trouve très intéressant. J’ai donc fouillez sur son site, est trouvé un dossier sur l’euro ou il explique pourquoi l’euro va mourir.

institutdeslibertes.org/wp-content/uplo … o-IDL3.pdf

J’ai déjà une bonne partie de mon portefeuille en USD (pas à cause de la probable mort de l’euro) donc je ne suis pas inquiet. J’aimerais avoir votre avis sur la question.

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#36 16/07/2016 18h20

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Nous savons qu’une union monétaire durable nécessite des transferts, que nous n’avons pas vraiment pour l’heure en zone EUR.

Alors oui, peut-être que la zone EUR finira par éclater ou peut-être que les transferts entre pays plus "riches" et plus "pauvres" se mettrons en place progressivement au travers de divers mécanismes : dettes européennes (l’achat de dettes par la BCE est un début), dépenses européennes (un possible projet militaire commun est un début), etc.

Peut-être que le futur brexit est l’occasion de resserrer les liens entre les pays fondateurs.

Peut-être que d’un côté, les "vertueux" allemands n’ont pas envie de "payer" pour les cigales, mais peut-être aussi que leur enclavement à l’intérieur de l’Europe ou la culpabilité liée à l’histoire qu’on lui connaît fera que tôt ou tard, ils accepterons la mutualisation, s’ils voient un début d’effort budgétaire des français.

La vérité est que nous n’en savons rien. Mais en attendant, nous vivons en zone EUR.

Donc plutôt que faire des conjectures, le plus simple est d’avoir en portefeuille un peu de tout : USD, GBP, EUR, CAD, CHF… Sachant qu’une partie de cette diversification est déjà faîtes si vous investissez dans des multi-nationales.

Charles Gave est plus pertinent que bien des économistes, mais son discours suppose qu’il n’y ait pas de changement politique/de gouvernance au sein de la zone EUR, ce qui n’est pas une certitude.

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#37 16/09/2020 03h11

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Bonjour,

Je viens ici pour poser une question assez simple dont je n’ai pourtant pas trouvé la réponse. J’espère que l’expérience affûtée de certains d’entre vous permettra de me rassurer / m’éclairer.
Pour de multiples raisons que vous connaissez peut-être, je pense que l’euro est voué à sombrer dans les années à venir. Mais je n’entrerai pas dans les détails de mon raisonnement.

Profitant de l’opportunité, j’ai réalisé quelques investissements majoritairement dans des entreprises proches des matières premières ces derniers temps pour sortir mon cash et aller sur des actifs qui me semblent dignes d’intérêt sur le long terme (pétrole, gaz, terres rares, uranium, or, argent). Parmi les actions que j’ai, il y en a une qui représente une bonne partie de mes investissements : RDSA, qui s’achète à Euronext Amsterdam.

Ma question est assez simple somme toute. Si jamais l’euro éclate, que deviendront mes actions RDSA ? Elles changeront de place de cotation pour revenir à la bourse d’Amsterdam, en étant libellées en florin ? Serai-je obligé de vendre ? Est-ce que je risque de me retrouver avec des actions échangeables seulement de gré à gré ?

Merci beaucoup pour vos réponses ! big_smile

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#38 16/09/2020 08h30

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Bonjour,

Je me permet de résumer votre raisonnement tel que je l’ai compris. Il est fort probable que j’ai loupé un lien de causalité ou deux, n’hésitez pas à me le faire savoir.

1) Vous pensez que l’euro est voué à sombrer dans les années à venir.
2) Sur la base de cette hypothèse, vous estimez avoir été capable d’identifier des opportunités, que d’autres n’auraient donc pas vues. L’une de ces opportunités a consisté en l’achat d’actions RDSA. (ie : acheter RDSA au prix auquel vous l’avez acheté est aujourd’hui une opportunité si l’euro disparaît dans les années à venir.)
3) Vous venez maintenant nous demander ce qu’il se passerait pour vos actions RDSA si l’euro disparaissait. (Donc si votre hypothèse de départ de réalise, hypothèse rendant cet achat une opportunité !)

Je pense très sincèrement avoir loupé une étape, il me semblait que la disparition de l’euro était votre thèse d’investissement à travers laquelle vous identifiiez les "opportunités" : ne vous êtes-vous pas posé la question avant de qualifier l’achat de ces actions d’opportunité ?

Votre présentation qui n’en est pas une nous on dit long sur vous !

Dernière modification par wulfram (16/09/2020 08h31)

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#39 16/09/2020 08h51

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Bonjour,

C’est vrai que ce n’est pas super clair (mais le sujet étant intéressant, je tente de suivre et comprendre). Pour en rester aux bases, si l’euro disparaît, les flux économiques vont s’effondrer avec des replis nationalistes etc et donc la demande en pétrole va chuter.
?


"Quand tu vas commencer à mesurer le fond de la mer, fais bien attention de ne pas trop te pencher, et de ne pas tomber par dessus bord et là où ça sera trop profond, laisse un peu mesurer les autres".

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#40 16/09/2020 10h14

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Je pense qu’avec la production locale, la demande en pétrole va augmenter. La raison: au lieu de transporter les marchandises finales, nous devons transporter les matières premières qui est normalement plus lourdes car contient également le poids du produit final + déchet.

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#41 16/09/2020 10h22

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Je me demande simplement ce que deviendraient des actions étrangères européennes achetées en euros sur Euronext Amsterdam si l’euro disparaît. Je ne sais pas si cela va arriver, mais c’est une hypothèse que je veux penser et qui je crois est simplement un risque sérieux. Rien à voir avec la demande mondiale en pétrole.
Quand je parle "d’opportunité", je parle de l’opportunité donnée par cette crise. Désolé à la relecture je viens de comprendre que cela manquait de clarté. C’est une question purement technique. Que deviendraient des actions hollandaises dans un portefeuille français ?

A l’adresse de Wulfram :

Comment ça en dit long sur vous ? Je pensais qu’il fallait présenter son profil actuel d’investisseur, qui est susceptible de changer au fil des contextes. J’ai pris du temps pour le faire car je pensais qu’il fallait en passer par là. Je vous trouve un peu agressif sans raison. J’espérais plus de bienveillance.
Merci en tout cas pour la bienvenue. C’est toujours agréable et constructif de se faire recevoir ainsi.
Je m’en vais donc supprimer mon post de présentation et vous demande naturellement en retour ce qu’est une bonne présentation.

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#42 16/09/2020 10h27

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Fandebulle a écrit :

Ma question est assez simple somme toute. Si jamais l’euro éclate, que deviendront mes actions RDSA ?

Pourquoi deviendraient-elles autre chose que ce qu’elles sont ? Elles sont et resteront des actions RDSA. Quand le franc a disparu les actions françaises sont restées des actions françaises.

Si votre question est "si l’euro disparaît et que je souhaite vendre mes actions RDSA quelle monnaie vais-je récupérer ?" Et combien ?" : a priori vous recevrez la monnaie qui aura cours au moment de la revente sur la place de cotation où vous avez acheté vos actions (l’actionnaire qui a acheté des actions en francs français dans les années 90 et les a revendues 10 ans plus tard a reçu des euros).

Combien ? Cela dépend de l’impact d’un éventuel effondrement de l’euro sur les marchés actions en général et sur cette valeur en particulier. Et ça, c’est une question pas simple du tout !

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#43 16/09/2020 10h32

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Si vos actions s’échangeaient en monnaie hollandaise, cela ne changerait rien pour l’actionnaire étranger dans un premier temps. Ensuite, l’effet de change pourra influer positivement ou négativement sur le rendement de l’investissement.

A mon avis, vos actions RDSA auront sombré avant l’euro, comme tout le secteur du pétrole.

Dernière modification par Trahcoh (16/09/2020 10h32)

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#44 16/09/2020 10h32

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Trahcoh a écrit :

Si vos actions s’échangeaient en monnaie hollandaise, cela ne changerait rien pour l’actionnaire étranger dans un premier temps. Ensuite, l’effet de change pourra influer positivement ou négativement sur le rendement de l’investissement.

A mon avis, vos actions RDSA auront sombré avant l’euro, comme tout le secteur du pétrole.

Quels sont vos arguments par rapport à l’effondrement du secteur pétrolier ?

Dernière modification par Fandebulle (16/09/2020 10h36)

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#45 16/09/2020 10h40

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LeFrigo a écrit :

Je pense qu’avec la production locale, la demande en pétrole va augmenter. La raison: au lieu de transporter les marchandises finales, nous devons transporter les matières premières qui est normalement plus lourdes car contient également le poids du produit final + déchet.

Vous allez à contre direction de BP qui considère que la demande de pétrole est à son maximum et qu’elle devrait chuter dans les années à venir.

@FandeBulle : RDSA représente quel pourcentage ?
Vous semblez être le profil type du débutant qui est tombé sur quelques vidéos apocalyptiques sur youtube. Je vous conseillerai simplement de ne pas baser vos investissements sur un scénario hasardeux.
Achetez des valeurs de qualité, diversifiez au lieu de vous bloquer sur ce qu’il va passer si un météorite s’écrase sur l’Europe.

Dernière modification par JBeurer (16/09/2020 11h01)

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#46 16/09/2020 11h01

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@Fandebulle

cherchez sur google "un ensemble pays développés est-il plus stable qu’un ensemble d’entreprises qui perdent de l’argent", vous trouverez peut-être déjà des réponses.

Vous pouvez aussi regarder le total return de Royal Dutch Shell sur 10 ou 20 ans, ce qui pourra vous donner une idée du rendement à venir de votre capital.

Dernière modification par Trahcoh (16/09/2020 11h01)

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[+6]    #47 16/09/2020 11h07

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@Fandebulle : il me semble que votre question mélange des dimensions bien distinctes :

1) Effectivement, l’exemple du passage au franc à l’euro en 1999 est pertinent : un changement de devise n’entraîne pas de modification des droits de l’actionnaire sur le versement de dividendes et dans la gouvernance de l’entreprise. Il en serait de même si on repassait de l’euro au franc (ou au florin, à la lire etc.).

2) Euronext n’est pas liée à l’euro. Vos actions RDSA continueront de coter à Euronext Amsterdam quand bien même les Pays-Bas sortiraient de la zone euro. D’ailleurs Euronext contrôle la bourse d’Oslo (hors zone euro, donc).

3) L’éligibilité au PEA est encore une autre question : qu’entendez-vous par "portefeuille français" ? C’est un PEA ? Pour être éligible au PEA, une entreprise doit avoir son siège dans l’Union Européenne ou dans un État de l’Espace économique européen (EEE : Norvège, Islande…). L’UE et l’EEE sont bien distincts de la zone euro : on peut imaginer un pays abandonner l’euro tout en restant dans l’UE, par exemple. Ou quitter l’UE mais rester dans l’EEE. Ou tout quitter (la zone euro, l’UE et l’EEE) : dans ce dernier scénario (catastrophe), vos RDSA deviendraient (dans le cadre actuel) inéligibles au PEA.

4) L’impact d’un bouleversement monétaire sur les actions va beaucoup dépendre de la nature de ce bouleversement. Vous dites que "l’euro est voué à sombrer dans les années à venir. Mais je n’entrerai pas dans les détails de mon raisonnement." Mais selon votre raisonnement, le scénario que vous envisagez pour la zone euro, les conséquences pour vos RDSA pourraient être radicalement différentes.

Je vous donne 3 types de scénarios d’éclatement de la zone euro, en simplifiant et étant entendu qu’il en existe bien d’autres :

a) Une sortie "ordonnée" d’un pays de la zone euro, ou un éclatement "ordonné" de la zone euro : dans ce scénario, l’euro disparaît mais l’UE survit. Les partenaires européens continuent de dialoguer et se mettent d’accord sur un retour ordonné aux monnaies nationales. Cela suppose notamment une négociation sur le traitement des balances TARGET 2 : une solution technique serait, par exemple, de les effacer très progressivement via un rééquilibrage du budget de l’UE au profit des pays créditeurs dans TARGET 2 (Allemagne notamment). Ces négociations seraient très compliquées, mais tant que le dialogue politique n’est pas rompu, on peut toujours trouver des solutions techniques. Dans ce scénario, vos RDSA continueraient d’être éligibles au PEA, cotées sur Euronext Amsterdam et avec le florin comme nouvelle devise.

b) Un éclatement de l’UE : Dans ce scénario, le dialogue entre partenaires européens est rompu et on ne trouve pas de solution pour les balances TARGET 2 (sans aller jusqu’à la guerre, qui est historiquement la solution traditionnelle de recouvrement de créances). Vos RDSA cessent d’être éligibles au PEA. Euronext (société privée) reste en théorie à l’abri des tensions politiques, mais dans la pratique certains pays voudront "renationaliser" leurs bourses. Comme actionnaire étranger de RDSA, en théorie vos droits ne sont pas affectés, mais en pratique cela va dépendre du degré de dégradation des relations intra-européennes : dans un contexte très dégradé, certains pays peuvent être tentés de mettre des contraintes pour les actionnaires étrangers (cf. l’accès réduit des investisseurs étrangers au marché actions chinois, par exemple).

c) Un effondrement des États : Une devise fiat repose avant tout sur la confiance des agents économiques. La monnaie est une construction politique. Quand la confiance dans la monnaie disparaît, la confiance dans l’État et la démocratie s’affaiblit aussi, en général. Dans ce contexte, vous pouvez craindre pour le respect de vos droits de propriété : ils seront menacés tout autant par un État financièrement aux abois (via une fiscalité confiscatoire, par exemple) que par un État dirigé par des démagogues, à l’occasion de la crise monétaire (expropriation via des nationalisations ou des règles pénalisantes pour les investisseurs étrangers).

Bref, si vous craignez sérieusement un scénario de type (b) ou (c), à mon avis, il est déraisonnable d’acheter des RDSA (ou toute autre action européenne, d’ailleurs), et il vaut mieux investir dans de l’or physique et développer des compétences de survie (potager, combat etc.). (Dans le scénario (b), un investissement en actions françaises me semble préférable, pour un investisseur français, à un investissement en actions européennes hors France.)

Si vous craignez (ou espérez) un scénario de type (a), alors les conséquences directes pour vos RDSA (ou autres actions européennes) devraient être limitées.

Mais la ligne entre des scénarios de type (a) et (b) peut être fine : on peut rapidement basculer d’un plan (a), par exemple à l’initiative d’un démagogue arrivé au pouvoir dans un pays important de la zone euro, vers un scénario (b) : "Le triomphe des démagogues est provisoire mais les ruines sont éternelles" (Péguy).

Dernière modification par Scipion8 (16/09/2020 11h46)

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#48 16/09/2020 13h33

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La démarche laisse perplexe … Si l’on anticipe un effondrement de l’Euro (organisé ou pas), outre la suggestion d’acheter de l’or, ou encore des terres agricoles ou des forêts (dans le même esprit de conservation de valeur), pourquoi diable investir dans des actions de cette zone monétaire ? Des actions en zone USD ou en Asie sembleraient mieux à même d’encaisser une "fin de l’Euro" ?

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