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[+1]    #1 07/01/2011 21h16

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Pour 2011, je me fixe la répartition d’actifs suivante :

55 % actions - 35 % "obligations" - 10 % monétaire.

Actuellement le portefeuille est sous-pondéré dans sa partie Actions et Obligations, et je pratique l’investissement progressif pour réallouer.

Actions
=====

Pour les actions j’y vois assez clair. Je poursuis ma stratégie sur les moyennes/grosses capitalisations versant un dividende et/ou ayant de bonnes perspectives d’avenir, tout en restant dans les 15 lignes à peu près, et en diversifiant EUR/GBP/USD.

En portefeuille :

Air Liquide
Allianz
Areva*
BAE Systems
Casino Guichard
Colgate Palmolive
GlaxoSmithKline
Integrys Energy Group
Lottomatica*
MacDonald’s
Philip Morris
Sanofi-Aventis*
Total*
Veolia Environnement*
Unilever

(EDIT : j’ai rajouté une ’*’ lorsque la ligne est détenue dans mon PEA)

Je complète ceci avec une assurance-vie en UC avec deux fonds en actions pour investir sur les marchés émergeants : NOBC Chine Sélection (commercialisé par ma banque) et Magellan.

Obligations
=======

Pour cette partie je suis par contre davantage dans le flou aujourd’hui. Je mets "obligations" entre guillemets car j’ai placé une partie de mon épargne sur des fonds EUR d’assurance-vie.

J’ai toujours des doutes sur le devenir des rendements de ceux-ci en période déflationniste, si cela devait se produire. Avec un rendement du marché monétaire proche de zéro, les assureurs pourraient "proposer mieux" avec 2 à 3 %, tandis qu’en réalité les obligations pourraient monter de 30 % dans un tel contexte, et les assureurs se le garderaient pour eux.

Pour se protéger et tirer le meilleur profit de ce genre de période, rien ne vaut les obligations en direct, et là c’est déjà plus difficile d’investir.

Je possède des obligations EDF que j’avais acheté au moment de l’émission (marché primaire). Mais depuis, je n’ai pas vu beaucoup d’émissions obligataires de grosses capitalisations ouvertes au public comme cela. Acheter des OAT sur le marché secondaire où les rendements ont déjà baissé n’est pas très attrayant.

Pour compléter par rapport au fonds EUR, j’ai un fond obligataire à distribution (BNP Oblig. Revenu) qui distribue pour l’instant un coupon de ~ 4 % en quatre fois. Mais ça reste un pis-aller.

Monétaire
=======

Du classique - livrets défiscalisés (A et LDD), livrets "promotionels" (celui de la caisse d’épargne à 3 % brut qu’on vous propose quand votre livret A est plein et le reste) et le livret à 2 % de Boursorama.

Je me pose une question de prendre sur ces 5 % de monétaire pour acheter de l’or. Oui, je sais que Warren "Guru" Buffet dit que cela ne sert à rien, mais je le vois comme une protection, cette fois en cas d’inflation galopante ou de système monétaire compromis ou en difficulté. Néanmoins j’attends encore de me renseigner, car concernant l’achat d’or on entend de tout et n’importe quoi.

Bonne année 2011 à tous, et bons profits :-)

Dernière modification par Derival (07/01/2011 21h23)

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[+1]    #2 20/10/2012 15h20

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Quelques nouvelles !

Je suis toujours en excès de liquidités par rapport à mon allocation cible. Les raisons sont principalement dûes à l’incertitude fiscale ainsi qu’au niveau actuel des marchés.

Heureusement j’avais anticipé que cela allait durer longtemps, et ces "liquidités" sont en fait sur un fonds EUR d’un contrat d’AV qui a de l’antériorité fiscale, et où la compagnie m’a garanti un taux de 3,375 % jusqu’à la fin 2013.

Mais la réelle nouveauté c’est que j’ai mis fin à ma fonction opérationnelle dans ma société. Vu qu’il s’agissait de ma seule activité et de mes seuls revenus d’activité, je peux donc m’attribuer le statut de rentier !

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[+1]    #3 21/10/2012 10h25

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J’ai 36 ans, il serait présomptueux de dire que je ne vais plus jamais travailler.

Si je reprends une activité, j’ai la possibilité de ne plus y investir tout mon capital financier, et surtout mon capital temps, qui ne peux pas augmenter, lui. Après 14 ans avec en tout et pour tout un mois et demi de congés mis bout à bout, j’en connais la valeur.

Cela donne le choix. C’est pour cela que, plutôt qu’utiliser le terme de "rentier", l’idée "d’indépendance financière" me paraît pertinente.

Ma rente sera suffisante pour les prochaines années en prenant des hypothèses conservatrices.

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[+2]    #4 24/03/2013 11h24

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MISE A JOUR ! PUBLICATION DU PORTEFEUILLE

Voici mon portefeuille d’actions en direct (dans lequel j’ai intégré mes parts de tracker), dont la constitution a été débutée en 2007, mais plus sérieusement à partir de 2008 et 2009.

Il s’agit d’un portefeuille "composite", en réalité tout n’est pas détenu chez le même courtier, et tout n’est pas détenu sur le même type de compte. Une partie de ces titres sont dans un PEA, et une autre partie sont en fait sur le CTO d’une SAS d’investissement que j’ai récemment créée (et dont je détiens 100 % des actions) et enfin il y a un peu d’assurance-vie Boursorama pour les parts de tracker.



Les PRU indiqués sont mes PRU réels, qui sont différents des PRU "fiscaux". Notamment, quand je rachète une ligne d’actions dans la SAS, après l’avoir vendue depuis mes comptes personnels, le PRU présenté change.

Je n’ai pas fait figurer de liquidités, car cela ne fait pas vraiment sens vu que certains des comptes bancaires ne sont pas "captifs" (j’entends par là : il y a des rentrées d’argent qui ne proviennent pas de ces titres).

Le calendrier des dividendes :



On voit que c’est plutôt irrégulier ! D’où la nécessité (à mon sens) pour un rentier de toujours avoir une épargne de précaution, qui va donc malheureusement plomber le rendement global, pour combler ces "trous".

Après inutile de s’emballer, il s’agit de montants bruts, fortement amputés par l’IR et notamment par le prélèvement à la source nouvellement instauré (36,5 %).

Néanmoins grâce à la SAS, je redécouvre le plaisir de toucher des dividendes bruts !



Vous pouvez vérifier, le compte est bon ! Mes autres titres Total sont dans le PEA. J’ai placé les lignes à plus fort rendement en priorité dans les structures "capitalisantes", bien que cela m’ait coûté un peu de frais.

Après cela demande un peu de gestion personnelle, notamment pour "dépenser" cet argent - en faisant des frais dans la SAS - afin de ne pas payer trop d’IS.

Il m’est toutefois aussi possible de payer l’IS (à 15 %) et de récupérer cet argent en remboursement de compte courant.

L’allocation par secteur est intéressante :



Un secteur est largement sur-représenté, et ça c’est fait plutôt à mon insu. Le parcours boursier, ces dernières années, des valeurs de ce secteur y a contribué. J’ai profité de l’arbitrage de la ligne Casino vers ma SAS pour alléger (je détenais 939 titres personnellement, je n’en n’ai racheté que 620 via la SAS), mais c’est insuffisant.

Il va sans doute falloir me résoudre à me séparer d’une de ces belles valeurs, pour faire rentrer une valeur d’un secteur sous-représenté, notamment les technologies de l’information. Je pense initier une position sur Intel, rare valeur de ce secteur à faire partie de mon univers d’investissement, et qui présente désormais un rendement plutôt attractif dans le contexte actuel.

***

A côté de cela, en ce qui concerne les actions, je détiens aussi quelques vieux fonds "classiques" (pas des trackers) achetés en 2007, que je n’ai pas mentionnés dans le portefeuille, car je ne compte pas les conserver. Ils sont à l’équilibre à peu près. Pour l’instant je les ai gardés car le contrat d’assurance-vie dans laquelle ils sont détenus (pas celui de Boursorama) ne propose pour l’instant pas de trackers. Cela représente environ 280 k€.

La poche "actions" est complétée par des sociétés non cotées, dont notamment ma PME dans le secteur des télécommunications.

Les lecteurs avertis qui connaissent ma répartition d’actifs pourront estimer ce que cela représente, une fois que j’aurai publié mon portefeuille d’obligations dans un prochain post !

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[+1]    #5 25/03/2013 16h32

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Voici la partie obligataire, fraîchement arrivée !




Quelques mots à propos de ce portefeuille. Il est détenu dans un contrat de capitalisation souscrit auprès d’une compagnie d’assurance luxembourgeoise. Pour détenir des titres vifs, il est nécessaire de monter un fonds privé dans la compagnie, qui est ensuite détenu sous forme d’UC dans le contrat. Les frais de gestion sur les UC du contrat sont de 0,6 %.

Un gérant est nommé pour administrer ce fonds. En pratique il s’agit de gestion conseillée, notion subtile. Le gérant ne prendra aucune décision sans mon accord, mais il veille toutefois au respect des conditions que fixe l’assureur sur le choix des titres, et sur la globalité du portefeuille (contraintes telles que : dix lignes au moins, un minimum en investment grade, pas plus de 5 % en spéculatif, émissions de plus de 500 M€, …).

Aussi, au contraire d’une réelle stratégie subtile de "bond picking" comme pourraient le faire les bonders du forum, l’approche est moins sexy et beaucoup plus mathématique. A partir d’une liste de titres éligibles, les décisions d’achat sont faites en fonction du TRI attendu, fonction du rendement et de la durée d’investissement.

Cela veut dire entre autres que si je trouve un titre obligataire qui me plaît, je ne suis pas sûr de pouvoir l’acheter. Par contre, si un titre ne me plaît plus, je peux le vendre quand je veux, et fixer un cours limite.

J’essaye tout de même, à partir des listes fournies, de faire une diversification sur les notations et les secteurs économiques. Ce n’est pas évident, car dans les grosses émissions, les secteurs financier et industrie lourde sont naturellement sur-représentés.

Le rendement sur PRU de ce portefeuille est de 5,37 %.

Dernière modification par Derival (25/03/2013 16h34)

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[+1]    #6 28/07/2013 09h36

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xav92 a écrit :

Trois petites questions sur la SAS (une formule que j’envisage moi aussi ayant atteint le plafond de mon PEA depuis longtemps) :

- combien cela vous coûte en frais divers annuellement (comptabilité,…)

Environ 2500 €/an.

xav92 a écrit :

- en terme de fiscalité vous mentionnez le taux favorable de 15% (pour un résultat inférieur à 38K si ma mémoire est bonne) mais ne devez vous pas intégrer les plus-values latentes dans le résultat ? Auquel cas il me semble que ce n’est pas le taux réduit que vous allez régler.

Plusieurs sources m’ont confirmé qu’il n’est pas nécessaire de comptabiliser les plus-values latentes sur les actions, et sur les OPCVM investis en permanence à plus de 90 % en actions.

xav92 a écrit :

- pourriez-vous en dire plus sur le remboursement de compte d’associé (comment ça marche ? en quoi  réside un éventuel intérêt fiscal ?)

Le CCA est une dette de la société vis-à-vis de l’associé, remboursable à tout moment sauf dispositions particulières. Lorsque cette dette est remboursée (tout ou partie), il ne s’agit pas d’un revenu pour l’associé. Cela n’augmente donc pas le RFR servant de calcul à son IR et au plafonnement de son ISF.

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[+1]    #7 14/01/2014 18h41

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Je ne connais pas la performance sur 2013, je ne maintiens pas de valeur de part dans xlsPortfolio car je fais des mises à jour trop irrégulières.

En revanche je maintiens un tableau précis du capital total investi, depuis que j’ai débuté ce portefeuille d’actions en 2009. C’est exactement 1,332 M€ (= 1,2 M€ + un PEA au plafond !). A noter que lorsque je réinvestis les dividendes, je ne compte pas cela en "capital investi".

La stratégie suivie est en effet, dans l’esprit, celle de IH et de son livre, ainsi que des premiers articles publiés sur le blog. C’est à dire : un nombre raisonnable de lignes mais où est maintenue la diversification sur la devise, la zone géographique et le secteur économique. Même si j’ai probablement acheté quelques valeurs qu’il ne conseillerait pas dans le livre.

Les achats, sur ces 4 ans et plus, ont été faits progressivement, généralement par tranches de 10 k€, hors quelques cas exceptionnels où j’ai passé des ordres de 30 ou 40 k€ (Total vers 33 € et Sanofi vers 49 € notamment). J’avais des revenus (dividendes de société non cotée) qui tombaient une fois par an, et ces fonds étaient placés sur des livrets et investis progressivement. En toute logique je divisais par 12 la somme et m’astreignait à passer un ou deux ordres par mois, règle que je n’ai pas toujours respectée cependant. :-)

Je n’ai pas reçu d’état détaillé du portefeuille obligataire. Je sais juste qu’il vaut 1,52 M€ dans sa globalité (liquidités comprises) : le site Internet de l’assureur ne me montre que les UC du "fonds privé" qui détient en réalité les titres. Le montant investi au total est 1,4 M€. J’ai commencé à le constituer fin 2012. Les coupons sont, pour l’instant, réinvestis quand il y a une opportunité de le faire.

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[+1]    #8 06/09/2014 11h48

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MISE A JOUR

J’avais évoqué dans ce fil la possibilité d’apporter une bonne partie de mon portefeuille titres à ma société d’investissement.

GBL m’avait fait remarquer qu’il était peut-être tout aussi judicieux de céder massivement les titres sur une seule année. En effet, le taux d’imposition réel sur la plus-value dégagée décroît avec le revenu de l’année, comme je l’avais calculé et illustré sous forme d’un graphique sur cet autre fil.

J’avais loué le pragmatisme de cette solution, et bien m’en a pris. Après avoir pas mal travaillé dessus (j’ai fait souffrir quelques feuilles Excel) j’en suis arrivé à la conclusion qu’il vaut mieux payer beaucoup d’impôts aujourd’hui afin d’en payer beaucoup moins à l’avenir.

Donc depuis le début du mois de juin, j’arbitre massivement. C’est aussi l’occasion d’allouer différemment le capital.

Nouvelles entrées dans le portefeuille

* Centrica - je la suivais depuis la newsletter #1, merci à IH pour avoir pointé son radar dessus. Je me suis décidé à acheter lorsqu’un investissement dans une société non cotée (et plus petite) similaire que j’avais envisagé n’a finalement pas pu se faire.

* Thermador - merci à l’équipe de l’Investisseur Français pour leurs articles sur cette société qu’ils m’ont fait découvrir.

* Consolidated Edison - un dividend aristocrat avec un rendement attractif, plus classique et en ligne avec mon univers d’investissement habituel.

Autres arbitrages

Une partie des fonds issus des cessions d’actions sur le CTO est partie sur le fonds Eurossima (il faudra bien payer cet impôt sur la plus-value l’année prochaine), mais aussi sur le tracker Lyxor MSCI World (contrat d’AV Boursorama).

Résultat de l’opération

L’opération va me coûter (l’année prochaine) environ 50 à 55 % de la plus-value latente de mon portefeuille, soit environ 150 k€.

Mais désormais, environ 43 k€ de dividendes annuels sont désormais encaissés par la SAS. Parallèlement à cela, le solde de mon compte courant (CCA) a sensiblement augmenté. Si j’enlève les quelques frais courants, je passe sous les 38 k€ de profits annuels, soit donc 32 k€ net environ. Pour rembourser complètement le CCA à partir de ce revenu annuel, il me faudra plus de 28 ans.

Le remboursement du CCA se faisant sans imposition, cela signifie que durant cette période, je passe donc de dividendes imposés à 75 % à des dividendes imposés à 15 %. En pratique je n’aurai sans doute pas besoin de faire de tels remboursements chaque année.

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[+1]    #9 13/08/2015 11h53

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QUELQUES NOUVELLES…

Le portefeuille est globalement stable en termes de sociétés détenues. Je n’arrive plus à mettre à jour mon fichier xlsPortfolio (sûrement plusieurs mises à jour manquées) donc j’ai fait une capture d’écran de mon application de Bourse sur téléphone (Ministocks, pour ceux que ça intéresse), pour montrer les sociétés que je détiens aujourd’hui.



Il s’agit d’une application de cours de Bourse, pas de gestion de portefeuille. Les nombres en gris sont juste les volumes de la journée, pas la valeur des positions. big_smile

La stratégie est toujours la même depuis 2008, et est inspirée des premiers billets du blog de IH. Il s’agit d’un portefeuille de leaders mondiaux ou de sociétés bien installées dans leur secteur. J’ai parfois été chercher, pour le rendement sur dividendes au moment de l’achat, des sociétés estimées comme étant de "moindre qualité", mais faisant tout de même partie des leaders mondiaux. L’exemple caractéristique est Veolia Environnement.

Je me suis également laissé convaincre certaines fois par des sociétés de moindre importance, mais dont la qualité avait été mis en lumière par les intervenants du forum (que je remercie pour l’avoir fait).

Mouvements

Par rapport à ma dernière intervention, j’ai acheté pour environ 75 k€ d’actions IBM et Marine Harvest. J’ai vendu pour environ 50 k€ d’actions Areva (avec une perte totale d’environ 15 k€ - une partie sera déductible de l’IS de ma société, une partie non car détenues dans un PEA). Areva était un leader mondial en lequel je croyais beaucoup, mais les petits conflits d’intérêt des politiciens auront conduit à son démantèlement.

Mon meilleur investissement, est à ce jour, Activision Blizzard. Le montant que j’y ai investi a été multiplié par 3. Je détiens toujours la société via mon CTO historique chez Boursorama toutefois, donc je ne peux pas raisonnablement vendre, même en partie.



Mais en fait, dans un sens, mon risque que cette plus-value latente retombe jusqu’à 25 % de sa valeur actuelle est sans doute assez réduit. smile

Allocation d’actifs

J’ai également acheté quelques obligations dans ma société à l’IS, en plus du portefeuille que je détenais déjà dans le contrat de capitalisation luxembourgeois. En confondant la holding avec moi-même, au niveau de ma répartition d’actifs je suis environ à :

- actions : 53,75 %
- obligations : 27,5 %
- immobilier : 8,75 %
- cash : 10 %.

Concernant mes revenus en pratique, ils proviennent essentiellement de mes rachats de contrat d’AV, sur le fonds € exclusivement (que je considère comme du "cash" et non des "obligations"). Je n’ai pas fait de remboursement significatif de mon CCA auprès de ma société d’investissement. En récupérant essentiellement du capital (et peu d’intérêts) sur ces fonds €, je limite l’imposition.

Dernière modification par Derival (13/08/2015 11h56)

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[+5]    #10 04/10/2015 14h57

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Je profite de ce dimanche ensoleillé (que je passe donc devant l’écran big_smile) pour faire un point sur les frais liés à ma société financière (holding), vu qu’on me pose régulièrement la question.

Je ne détaille que les frais minimaux. Je passe d’autres frais sur la société, mais ils ne sont pas indispensables. D’autres le sont (par exemple, il y a un certains nombre de courriers papier à envoyer régulièrement, …) et sont ainsi mentionnés.

FRAIS GENERAUX

La société est une SAS (SASU) enregistrée en France. Elle ne remplit pas tous les critères qui imposent la nomination d’un commissaire aux comptes, donc je n’en ai pas. Je n’ai également pas d’expert-comptable (ce n’est pas non plus une obligation). Je ne fais toutefois pas la comptabilité moi-même (bien qu’ayant vu en 3 ans la plupart des opérations, je pourrais).

Les montants sont HT et par an :

- comptabilité : ~ 2200 €
- frais de greffe : ~ 150 €
- frais de télédéclaration de l’IS et de la TVA : ~ 250 €
- frais postaux : ~ 60 €
- fournitures : ~ 100  €

TOTAL : 2760 €/an environ.

FRAIS BANCAIRES

Je n’ai qu’une seule banque, LCL. J’ai trois comptes ouverts, mais au niveau des frais c’est considéré comme un compte unique. Il y a environ 2500 k€ d’encours titres et 350 k€ de cash.

Montants HT annuels, sauf pour les frais de Bourse ou c’est par ordre :

- frais de compte, comprenant l’accès par Internet : ~ 55 €
- moyens de paiement (CB, chèques) : ~ 140 €
- droits de garde (fonction de l’encours) : ~ 1600 €
- virements externes : gratuits jusqu’à 30000 € par période de 7 jours, au-delà je dois rédiger un courrier signé (scanné et envoyé par e-mail), avec une confirmation par téléphone ; il y a alors des frais de 3 € environ par opération ;
- frais de Bourse, pour un ordre de 50 k€ :
  * Actions France : ~ 160 €
  * Actions UK : ~ 280 €
  * Actions Allemagne : ~ 40 €
  * Actions USA : ~ 40 €
  * Actions Norvège : ~ 35 €
  * Actions Suisse : ~ 80 €
  * Obligations Europe : gratuit

TOTAL : 1795 €/an de frais fixes.

TAXES DIVERSES

Etant donné que le chiffre d’affaires de la société est faible, un certain nombre de taxes ne s’appliquent pas. En pratique je n’ai guère que la CFE à payer, et la TTF quand j’ai passé des ordres d’achat sur des sociétés française :

- contribution foncière des entreprises (CFE) : ~ 160 €
- TTF : environ 100 € pour un ordre de 50 k€

TOTAL GENERAL : environ 4715 €/an de frais obligatoires.

Il y a pas mal d’avantages à détenir un compte-titres à l’IS :

- la TVA est déductible, bien que la plupart des prestations bancaires ne soient pas soumises à TVA ; ce n’est pas le cas des droits de garde ; il est possible de déduire de son IS un crédit de TVA ;

- les frais d’achat sur titres peuvent être déduits dès l’année en cours sur l’IS, ils ne rentrent pas dans le prix de revient des titres ; il n’est pas nécessaire de matérialiser une plus-value pour les déduire ;

- la TTF est elle-même un impôt déductible des autres ;

- les autres frais du compte (moyens de paiement, …) sont également déductibles.

Le principal inconvénient et que cela reste bien plus cher qu’un PEA dans une banque en ligne !

Au sujet des prix, on ne s’intéresse pas trop au "PRU" sur les CTO à l’IS. On parle plutôt de "PMF" (prix moyen fiscal). Le PMF et le PRU peuvent devenir assez différents avec le temps (cas des scissions/fusions etc., j’en ai parlé sur le forum).

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[+6]    #11 08/11/2019 19h53

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MISE A JOUR (après un peu plus de quatre ans)

Le portefeuille d’actions dont j’avais mis les captures d’écran de l’application Android n’a pratiquement pas changé : j’ai vendu les actions IBM et Centrica, je n’ai pas racheté d’autres sociétés par suite.

Le plus intéressant me semble être de faire un récapitulatif des événements marquants en ces presque 12 ans de pratique de l’investissement financier :

- mon meilleur investissement reste à ce jour Activision Blizzard : +450 % environ (soit cinq fois et demi la valeur initale investie) - au moment où j’ai investi la société était déjà numéro 2 mondial du secteur des jeux vidéos, il est donc possible de faire des très bonnes performances avec des sociétés qui sont déjà des leaders

- dans le même ordre d’idée j’ai fait une très bonne opération au moment de l’augmentation de capital d’Air Liquide, que j’aime bien résumer en disant que j’ai acheté des billets de 100 € pour 75 €

- j’ai acheté vers 2011 un tracker sur l’indice MSCI World, je n’y ai pas touché et désormais la valeur des titres a doublé, et ceci ne compte pas dividendes touchés puisqu’il s’agit d’un fonds à distribution - pas de fournisseur exotique, c’est Lyxor - tout cela fait beaucoup réfléchir sur la manière de penser son patrimoine et au temps qu’on y consacre

- la société qui a été, à un moment, le meilleur investissement de mon portefeuille (+100 % de PV latentes environ) n’existe plus aujourd’hui, il s’agissait d’Areva - fort heureusement j’ai pu vendre avant que la cotation ne soit suspendue, mais pas au plus haut

- le montant global des dividendes reçus du portefeuille d’actions n’a cessé d’augmenter - pour certaines sociétés le rendement dépasse les 7 % / an par rapport à mon prix d’achat

- j’ai pratiqué une diversification dans des sociétés beaucoup plus petites que ce sur quoi j’investissais jusqu’à présent : une seule a été un bon investissement (Thermador) mais il a compensé les pertes de tous les autres - j’en retiens que pour investir sur ce segment de marché il faut davantage de patrimoine et un portefeuille bien plus diversifié

- le marché obligataire, ça devient très compliqué - je n’y investis plus depuis 2 ans, j’attends les remboursements au fur et à mesure - ce qui fait que mon patrimoine est de plus en plus constitué d’actions, plus de 70 % - et cela atteindra les 85 % d’ici quelques années.

A côté de cela, ma PME télécom a été rachetée au début de l’année 2019 par un certain M. Martin B., qui l’a payée environ 14 fois son résultat. Son groupe détient 100 % de la société, donc c’est une aventure qui s’est terminée pour moi après 19 ans !

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