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[+1]    #226 29/11/2017 15h25 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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L’argument des 350 millions n’etait pas totalement bidon mais clairement un abus en terme de presentation. C’etait du marketing simplifie et la campagne du brexit etait tres mauvais des 2 cotes d’ailleurs.

Concernant la sante vous voyez ca uniquement d’un point de vue franco francais.
Dans les faits le NHS est sous pression de la demande et des contraintes budgetaires comme c’est le cas du systeme francais.
D’ailleurs contrairement a une idee tres repandu en France, le systeme francais n’est pas le mieux classe au monde, loin de la. Les deux systemes de sante sont bons avec des problemes assez similaires.

Dernière modification par gorn (29/11/2017 15h26)

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#227 29/11/2017 15h51 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Ce dont je parle est du VÉCU, il faut des semaines voire des mois pour le moindre rendez-vous ou opération et ça empire avec les départ des praticiens Européens

Le chiffre de 350 millions de livres n’était pas exagéré, il était tout simplement bidon et Nigel Farage l’a admis ( il a d’ailleurs disparu de la scène politique depuis le vote du Brexit ).

Nigel Farage: £350 million pledge to fund the NHS was ’a mistake’

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#228 29/11/2017 17h26 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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ZeBonder a écrit :

Ce dont je parle est du VÉCU, il faut des semaines voire des mois pour le moindre rendez-vous ou opération et ça empire avec les départ des praticiens Européens

mon vécu au UK : pareil que vous (avant vote du Brexit) ; mon vécu en France : pire. Bilan : bien mieux et efficace au UK si on aprle de médecine généraliste et mieux organisé pour la médecine hospitalière.
La NHS est très rationalisée et on paye via ses cotisations sociales pour un système au moins aussi performant que la France (dans mon vécu et dans les statistiques existantes). Il faut simplement payer un forfait de l’ordre de £5 (à mon époque) pour ses médicaments, que le médoc coûte £5 ou £5,000. £0 pour le médecin ou l’hôpital. En France, il faut raquer la part de la mutuelle. Je ne me suis jamais posé la question de prendre une mutuelle santé au UK. A mon retour en France, j’ai du le faire par la force des choses…

ZeBonder a écrit :

Le chiffre de 350 millions de livres n’était pas exagéré, il était tout simplement bidon et Nigel Farage l’a admis ( il a d’ailleurs disparu de la scène politique depuis le vote du Brexit ).

Tout à fait - cette campagne a été calamiteuse et a mis à jour des fossés générationnels et géographiques importants. Les echos que j’ai de mes anciens collègues britanniques : pas mal de sociétés planifient ou réalisent l’ouverture de bureaux sur le continent, pour avoir des bases de bsuiness dans la zone UE … au cas où ça parte en vrille.

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#229 29/11/2017 17h56 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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La grosse différence entre la Grande-Bretagne et la France est que son système social coûte beaucoup moins cher, les cotisations sont beaucoup moins élevées qu’en France donc peut dire qu’on en a pour son argent smile

Maintenant que la facture du Brexit a été négociée, reste la question de la frontière nord-irlandaise et la situation des citoyens UE, ensuite on passera aux choses sérieuses.
La plupart des sociétés sont donc en stand-by et cette incertitude a des conséquences sur l’économie et l’emploi ( baisse des investissements et des embauches ).

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#230 29/11/2017 18h06 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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On est d’accord bien que je ne sois pas totalement sur que cette histoire de facture soit totalement reglee.

Pour les embauches je ne m’inquiete vu que le chomage est deja au plus bas par contre effectivement il ne faudrait pas que l’incertitude dure trop longtemps en ce qui concerne les investissements des entreprises.

La plupart des societes (dont la banque ou je travaille, 10-20% des effectifs concernes) ont faits des plans pour le brexit et la question est de savoir quand ils seront mis en oeuve, le 1er trimestre 2018 va etre tres important a ce sujet.

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#231 29/11/2017 18h33 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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ZeBonder a écrit :

Le chiffre de 350 millions de livres n’était pas exagéré, il était tout simplement bidon et Nigel Farage l’a admis ( il a d’ailleurs disparu de la scène politique depuis le vote du Brexit ).

Nigel Farage: £350 million pledge to fund the NHS was ’a mistake’

Pour être juste avec M. Farage, il faut toutefois préciser qu’il n’a à aucun moment, pour ce qui le concerne, emboîté le pas à ce battage concernant les 350 millions de livres utilisés pour le NHS. L’article vers lequel mène le lien inséré par ZeBonder permet d’ailleurs de s’en rendre compte immédiatement.

Le fait d’"admettre" que cet argument était mensonger n’équivalait donc en aucune façon au fait de reconnaître avoir agi de manière répréhensible.

Il s’agit au contraire (entre autres) d’une condamnation de la campagne de M. Johnson, que M. Farage n’a jamais sanctionnée.

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#232 29/11/2017 18h43 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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#233 29/11/2017 18h45 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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ZeBonder a écrit :

Maintenant que la facture du Brexit a été négociée, reste la question de la frontière nord-irlandaise et la situation des citoyens UE, ensuite on passera aux choses sérieuses.
La plupart des sociétés sont donc en stand-by et cette incertitude a des conséquences sur l’économie et l’emploi ( baisse des investissements et des embauches ).

Je ne suis pas certain non plus que le dossier de la facture ait été véritablement réglé.

Il faut en outre reconnaître qu’à divers niveaux, de nombreux dirigeants européens se réjouissent de ce que Mme May se trouve dans une position difficile et ne rêvent que de punir la Grande-Bretagne, officiellement pour dissuader d’autres pays de suivre le même chemin et préserver l’unité de l’Europe, mais également pour des motifs plus inavouables.

De ce côté de la Manche, en effet, de nombreux politiques rêvent entre autres de récupérer quelques sociétés britanniques. Leur intérêt est donc de voir les négociations capoter ou, en tout cas, de les voir s’embourber assez longtemps pour décider le plus grand nombre de chefs d’entreprises à quitter le Royaume-Uni.

A ce petit jeu, ils risquent d’être perdants eux-mêmes, car s’ils vont trop loin dans cette voie ou y persévèrent trop longtemps, comme l’écrivait un journaliste de The Economist: [E]ven if a Brexit with no deal is unlikely to happen deliberately, it could do so by accident. (www.economist.com/news/britain/21730123 … lks-sounds)

Ces propos ne me paraissent pas contradictoires, malgré le collage réalisé par The Independent.

Au cours du débat, M. Farage se contente de dire que les sommes dépensées sont bien trop élevées, et que l’argent britannique serait bien mieux employé à soutenir le système éducatif et le système de santé.

J’ajoute enfin que j’ai également expérimenté les deux systèmes et peux témoigner, à l’instar de Carignan99, que les hôpitaux et les cabinets médicaux français ne se portent pas mieux que le NHS. Avec, fréquemment hélas, l’humanité du personnel britannique en moins.

Dernière modification par Ours (29/11/2017 19h09)

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#234 29/11/2017 21h10 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Ours a écrit :

Pour être juste avec M. Farage, il faut toutefois préciser qu’il n’a à aucun moment, pour ce qui le concerne, emboîté le pas à ce battage concernant les 350 millions de livres utilisés pour le NHS. L’article vers lequel mène le lien inséré par ZeBonder permet d’ailleurs de s’en rendre compte immédiatement..

Vous rigolez?
C’était inscrit en énorme sur le bus utilisé par la campagne du Leave…à moins que M. Farage ne soit aveugle?

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[+1]    #235 29/11/2017 21h37 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Voilà la bête de course, rouge bien entendu :

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/748_bus.png

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#236 29/11/2017 21h51 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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carignan99 a écrit :

Vous rigolez?

Pas du tout.

Les anti-Ukip diront que M. Farage était forcément derrière cette idée. Lui le nie :

The Independent (dans un article bien peu favorable à l’ex dirigeant du parti indépendantiste) a écrit :

When it was pointed out that Vote Leave emblazoned the £350 million claim onto the side of a tour bus and drove it around the country, Mr Farage said: "It wasn’t one of my adverts – I can assure you! I think they made a mistake in doing that."

On peut, bien sûr, choisir de ne pas le croire.

On peut aussi choisir de penser que tous les faux chiffres colportés par la campagne du Remain avaient l’aval de M. Cable si l’on est défavorable aux Lib Dems, de M. Blair si l’on n’apprécie pas l’ancien Premier ministre… ou de Mme May - puisqu’elle était officiellement apparentée à ce camp-là avant les résultats du référendum - si l’on veut charger encore un peu davantage la mule (si je puis dire…)

Le point commun entre M. Farage et M. Johnson est que tous deux étaient favorables à une sortie de l’UE. Mais M. Johnson éprouvait un mépris sans bornes pour le chef du UKIP et disposait de moyens dont ce dernier ne pouvait pas même rêver.

Pensez-vous que M. Farage aurait pu l’influencer en quoi que ce soit durant le battage pré-référendum ?

Un homme totalement irréprochable, dira-t-on, aurait dû se démarquer publiquement de M. Johnson et le reprendre vertement avant le vote pour cette promesse et ce bus un peu trop voyant, au risque de saborder l’ensemble de la campagne du Leave.

Mais était-ce vraiment si simple ?

La politique, c’est aussi cela, hélas.

N’est-il pas ?

Dernière modification par Ours (29/11/2017 22h08)

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#237 29/11/2017 22h09 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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oui oui
et Iain Duncan Smith a aussi dit qu’il ne l’avait jamais ’dit’ ni ne mettait ça en avant. Sauf que lui est moins malin : il s’est fait prendre ne photo juste devant le bus.

Bref, cet argument était systématiquement mis en avant tout au long de la campagne, en bien gros (d’abord £50M par jour puis £350M par semaine - plus sexy sans doute) sur les flyers, bus, panneaux et arrières-plans de stands des meetings.

Mais à part ça, tous trouvent que c’était stupide. Je sais bien qu’il est de bon ton en politique de prendre ses adversaires pour des truffes mais il ne faut pas pousser.

Tout ça n’étant pas bien important maintenant. Les britanniques vont vivre quelques années bien compliquées et vont sans doute s’en apercevoir quand leur vie quotidienne sera impactée de plein fouet par la sortie de l’UE. Notez bien que ce n’est pas ce que je leur souhaite (je tiens ce peuple en très haute estime : ils ont quelques travers mais beaucoup de vertus aussi, à commencer par cette culture de donner sa chance aux jeunes gens dont je faisais parti voici quelques temps maintenant!). Mais à mon sens, ils risquent de l’avoir dans le baba.

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#238 29/11/2017 22h22 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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carignan99 a écrit :

Je sais bien qu’il est de bon ton en politique de prendre ses adversaires pour des truffes mais il ne faut pas pousser.

Vous devriez tout de même prendre le temps de considérer l’argument sur la position de M. Cable ou de M. Blair relativement aux contre-vérités diffusées par l’autre campagne.

carignan99 a écrit :

Tout ça n’étant pas bien important maintenant. Les britanniques vont vivre quelques années bien compliquées et vont sans doute s’en apercevoir quand leur vie quotidienne sera impactée de plein fouet par la sortie de l’UE. Notez bien que ce n’est pas ce que je leur souhaite (je tiens ce peuple en très haute estime : ils ont quelques travers mais beaucoup de vertus aussi, à commencer par cette culture de donner sa chance aux jeunes gens dont je faisais parti voici quelques temps maintenant!). Mais à mon sens, ils risquent de l’avoir dans le baba.

Je ne partage pas du tout votre avis. Mais c’est ce qui fait la richesse de notre échange.

L’un des atouts du peuple Britannique est précisément sa capacité à rebondir.

Les Français possèdent également de grandes qualités, que je tiens moi aussi en très haute estime. Souffrirez-vous pourtant que je suggère que celles-ci sont parfois contrebalancées par une propension à présumer de leur position ? Précisément sur cette question européenne, où ils se figurent - ou tentent de se persuader - qu’ils se trouvent toujours sur un pied d’égalité avec l’Allemagne.

Cette union européenne soulève décidément bien des questions. Et je ne souhaite pas non plus à ses partisans d’être témoins de son échec. Mais la sortie de la Grande-Bretagne, si elle venait à ne pas être accompagnée de la tragédie annoncée, pourrait fort bien donner des idées à d’autres nations.

Dernière modification par Ours (29/11/2017 22h27)

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#239 29/11/2017 23h25 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Ours a écrit :

L’un des atouts du peuple Britannique est précisément sa capacité à rebondir.

Certes mais on n’est plus en 1940.

L’immigration issue de l’UE fait fonctionner des pans entiers de l’économie - depuis la matière grise (services financiers, ingénieurs, médecins etc.) jusqu’aux jobs peu qualifiés dans les grands centres urbains où plus un britannique n’accepterait de s’entasser dans des logements pas toujours folichons pour des salaires qui peinent à couvrir le loyer. Si ce point de l’immigration n’est pas réglé, ça va poser des problèmes au quotidien et plus largement d’ordre stratégiques pour les recrutements dans les entreprises à valeur ajoutée.

Un autre besoin de base qui risque de morfler est l’alimentation. Le peu d’agriculture qui reste vit assez largement grâce aux subventions européennes (comme dans les autres pays). Fin des subventions. Quid si des droits de douane apparaissent sur les produits alimentaires venant de l’UE? Dans un pays où la balance commerciale est très largement déficitaire / l’alimentation chère, ça pourrait faire des dégâts sociaux et sur  les circuits de distribution.

On ne sait  pas ce qui va advenir des taux d’intérêt. Et là bas, une petite poussée des taux et ce sont des millions de ménages qui se font serrer le kiki parce que les emprunts immobiliers sont pour l’essentiel à taux variables.

etc.

Notez bien que je ne me prononce pas sur le bien fondé ou non du du Leave vs Remain sur un plan politique. Ca c’est une affaire intime, qui ne concerne que les britanniques. Je me place plutôt sous l’angle économique et de court terme. Vous dites que les anglais ont une belle capacité à rebondir. C’est vrai. maintenant, la dernière fois qu’ils ont rebondi, c’était en 2009/2010. Et ça a été d’une brutalité inouïe. Mais au moins à l’époque, ce n’était pas de leur fait (crise subprimes / Lehman brothers etc.). Ce coup-ci, il se pourrait bien qu’ils se soient tiré eux-mêmes une balle dans le pieds et que le réveil risque d’être douloureux. J’espère que non mais c’est l’impression que ça donne.

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#240 10/12/2017 13h26 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Les conséquences immédiates de la baisse de la livre sterling sont en tout cas, pour l’instant, favorables à l’industrie britannique :

Grande-Bretagne: L’industrie engrange ses plus fortes commandes depuis 1988

Egalement, ces derniers jours, Facebook vient d’ouvrir un nouveau siège à Londres, visiblement aussi plus que jamais confiant dans l’internationalisation du R-U :

Facebook ouvre de nouveaux bureaux à Londres et crée 800 emplois, Actualité des sociétés - Investir-Les Echos Bourse

Dernière modification par kolbuszowa (10/12/2017 13h38)

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[+1]    #241 10/12/2017 14h09 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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La première étape du Brexit est maintenant finalisée, ils vont pouvoir rentrer dans le vif du sujet.

Pour ceux qui seraient tentés par l’aventure UK, ils peuvent s’y installer jusqu’à Mars 2019 et bénéficier encore du régime de liberté de circulation ( ils seront obligés de vous donner la résidence permanente au bout de 5 ans ).

A partir du 30 mars 2019, les Européens devront postuler pour un visa de travail comme le reste du monde.

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#242 10/12/2017 15h05 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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je ne sais que penser de l’article de Boursorama pour être honnête.

Les exportations progressent fort, tirées par une £ faible … ce qui pénalise la demande intérieure, déjà pas bien folichonne. Et quand on gratte un peu plus loin, on voit que la dépense des ménages est portée à bout de bras notamment par les crédits à la consommation (la Banque d’Angleterre s’en émouvait pendant l’été 2017).

Et quand on regarde l’indice manufacturier (indice PMI de l’Institut IHS/Markit), celui du UK tend à stagner (au niveau de la France, lui même ascendant). Comme celui des services, à la traine derrière celui de la France.

Plus fondamentalement, je retiens deux points majeurs sur la situation de l’économie britannique.

D’abord la très forte incertitude dans laquelle le pays se trouve (politique, immigration, économique), en lien avec le Brexit. Et si je me souviens bien de mes lointains cours de faculté, les marchés n’aiment pas l’incertitude.

Ensuite une seconde incertitude, en lien avec l’endettement des ménages et plus particulièrement l’inquiétante progression des crédits à la consommation. Depuis 2012, les ménages les ré-accumulent de façon déraisonnable (l’endettement progresse 10 fois plus vite que les salaires entre 2012 et 2017, croissance due pour une très large part à la dette hors crédit immobilier). Ce qui est manifestement du à la difficulté croissante que les ménages britanniques éprouvent pour joindre els deux bouts. Un signal qui ne trompe pas : le taux d’impayés des taxes d’habitation (council tax) progresse de +12% sur 5 ans.

Si je résume (vision fatalement partielle j’en conviens) :
- Des exportations qui progressent, tirées par l’effet de la £
- Des indices manufacturiers et des services qui stagnent
- Une demande intérieure pénalisée par la £ faible et portée à bout de bras par les crédits à la conso.
- Un risque sérieux de création de bulle en lien avec l’endettement des ménages (hors Crédit immobilier)
- De très fortes incertitudes qui subsistent p/ à l’impact qu’aura le Brexit, effets qui restent à découvrir

Je rate sans doute d’autres paramètres et peut être que certains forumeurs viendront nuancer mon analyse.

Mais en l’état et dans une optique d’investissement, je préfère éviter de m’exposer à l’économie britannique.

Note : pour les données sur l’endettement des ménages, je me suis référé à un excellent article du Guardian (que vous trouverez ici).

Dernière modification par carignan99 (10/12/2017 22h50)

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#243 10/12/2017 22h42 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Bonsoir

Après lecture du rapport conjoint EU/UK (ici) et des avertissements de l’UE selon lesquels l’Europe ne sera pas en mesure de donner plus à UK qu’à d’autres nations (j’imagine Canada, Japon…) à cause des clauses de "nation la plus favorisée" dans les traités bilatéraux avec ces autres nations, on a l’impression qu’il n’y a plus grand chose de positif à tirer d’un Brexit pour le Royaume-Uni. Notamment l’idée dans ces conditions qu’il n’y aura ni frontière Irlande/Irlande du Nord, ni frontière NI/reste de UK me paraît nécessiter beaucoup de créativité une fois qu’on sortira des paragraphes diplomatiques ambigus. Quelqu’un a la même lecture ?

PS notamment après tous les paragraphes affirmant l’absence de frontière, on a quand même:

Rapport EU/UK a écrit :

In the absence of agreed solutions, as set out in the previous paragraph, the United Kingdom will ensure that no new regulatory barriers develop between Northern Ireland and the rest of the United Kingdom, unless, consistent with the 1998 Agreement, the Northern Ireland Executive and Assembly agree that distinct arrangements are appropriate for Northern Ireland.

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#244 11/12/2017 06h58 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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carignan99 a écrit :

Notez bien que je ne me prononce pas sur le bien fondé ou non du du Leave vs Remain sur un plan politique.

C’était pourtant le point de départ de notre enrichissante discussion.

carignan99 a écrit :

Ours a écrit :

L’un des atouts du peuple Britannique est précisément sa capacité à rebondir.

Certes mais on n’est plus en 1940.

Le temps me manque hélas, pour alimenter notre échange de points de vue.

Je me contenterai de citer cet intéressant extrait d’un article du très pro-européen Economist, qui établit un parallèle à première vue improbable entre le retrait de la GB de l’empire britannique et le Brexit :

The Economist a écrit :

America, Britain’s main partner in NATO, was just as alarmed by Britain giving up its worldwide military and political role as the Obama administration was by Brexit. Dean Rusk, the secretary of state at the time, harangued his hapless British counterpart about the dangers of withdrawing into a “little England” obsessed with economising and the National Health Service. Rusk said that he “could not believe that free aspirin and false teeth were more important than Britain’s role in the world.” He might have said something similar about the Leave campaign’s promise to divert EU dues to the NHS.

Je ne peux, du reste, résister à la tentation d’insérer également ce lien vers un article publié en mars par Courrier international.

kmo a écrit :

Bonsoir

PS notamment après tous les paragraphes affirmant l’absence de frontière, on a quand même:

Rapport EU/UK a écrit :

In the absence of agreed solutions, as set out in the previous paragraph, the United Kingdom will ensure that no new regulatory barriers develop between Northern Ireland and the rest of the United Kingdom, unless, consistent with the 1998 Agreement, the Northern Ireland Executive and Assembly agree that distinct arrangements are appropriate for Northern Ireland.

C’est de bonne guerre, et très prudent.

Vu la difficulté de la tâche, la faiblesse de sa position et la puissance des intérêts qui se liguent contre elle, je trouve que Mme May ne se défend décidément pas si mal.

Dernière modification par Ours (11/12/2017 07h01)

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#245 11/12/2017 09h03 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Ours a écrit :

carignan99 a écrit :

Notez bien que je ne me prononce pas sur le bien fondé ou non du du Leave vs Remain sur un plan politique.

C’était pourtant le point de départ de notre enrichissante discussion.

Je pensai naïvement que l’objet de cette file était l’avenir économique du Royaume-Uni. Donc d’échanger sur les scénarios économiques pour ce pays.
Je n’aurai pas l’arrogance de me prononcer sur les choix politiques que font les peuples. Je ne suis en effet ni moraliste, ni philosophe, ni homme politique ni n’ai fait sciences po. Je suis donc incapable de me prononcer sur le bien fondé politique d’un vote souverain.

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#246 11/12/2017 13h02 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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carignan99 a écrit :

Je n’aurai pas l’arrogance de me prononcer sur les choix politiques que font les peuples. Je ne suis en effet [pas] moraliste

Ceci ne vous empêchait pas d’affirmer que M. Farage pourrait être aveugle ou "prendre les gens pour des truffes". Opinion que je ne partage pas, comme je le disais plus haut, même si je n’approuve pas chacune des prises de position de l’ex-dirigeant de UKIP.

Mais peut-on vraiment dissocier l’économie des choix politiques des peuples ? En l’occurrence, le choix de la Grande-Bretagne a été motivé entre autres par des considérations économiques et aura également des répercussions sur ce plan.

Force est de constater que, dans les deux camps de la campagne, des projections économiques erronées ont été communiquées à la population. Même le coût immédiat de l’indemnité de divorce faisait voici quelques mois encore l’objet d’erreurs substantielles. Voir par exemple cette flamboyante tentative de prédiction d’un expert en matière de comptabilité : http://economia.icaew.com/en/opinion/ju … he-numbers.

Il est, à mon sens, bien trop tôt pour parvenir à des conclusions fiables sur les perspectives de la GB.

Laissons le battage (dans tous les sens du terme) médiatique retomber un peu, et nous devrions nous apercevoir que le vaisseau britannique n’est pas en aussi mauvais état que ce que l’on voudrait nous faire croire.

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#247 16/01/2018 20h23 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

Banni
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sissi a écrit :

Question difficile car tout dépend de ce que vous cherchez? P-V ou dividendes aussi?

Perso j’ai des etfs dividendes UK comme IUKD et UKDV et une bonne trentaine de stocks a dividendes : les meilleurs rendements, mais aussi de la bière et des pubs avec Green King!
Pele-mele de memoire: Bp, carillion, bt.a, man group, henderson group, légal and général, standard life, itv, taylor wimpey, just eat, tullow oil, premier oil, virgin money, petrofac, dixon, direct line insurance,card factory, aberdeen asset management, tui, easy jet…glaxosmith, lloyd’s, HSBC…BBA, MARKS and SPENCER, Vodafone, Barratt, talk-talk, RDS…

On espère pour vous que vous êtes restée à l’écart de Carilllion ! Voilà un "stock" qui ne risque plus de vous verser le moindre penny de dividende……

La faillite du géant du BTP Carillion crée un véritable séisme au Royaume-Uni

Ce qui est ici surréaliste c’est de voir une boîte vivant pour l’essentiel de marchés publics arriver à faire faillite, un beau cas d’école pour les étudiants en école de commerce ; l’incompétence du management a dû atteindre ici des sommets.

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#248 16/01/2018 20h31 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Je confirme, le choc est rude, c’est un peu comme si Bouygues ou Vinci faisaient faillite en France.
La société ne se portait plus bien mais ses dirigeants se sont quand même gavés jusqu’au bout.
Elle sera sans doute démantelée et seules les parties les plus rentables reprises.

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[+1]    #249 23/01/2018 11h53 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

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Un excellent article sur la situation de Carillion dans le NYT :

Britain Isn?t Working - The New York Times

Mais le plus impressionnant est que ça ne semble pas être un problème d’incompétence  des dirigeants seulement puisque Interserve et Capita, deux gros alter-egos sont dans une situation à peine meilleure. Ils se sont certes servis sur la bête, mais le problème est plus profond.

Ce type de boîte sous-traitant à nouveau une majeure partie de ses prestations au gouvernement, il va y avoir une cascade de conséquences.

Ca remet en cause la dogma fondamentale des libéraux, à savoir que le privé est plus efficient que le service public. Ca ne sera cette pas une nouvelle pour Stokes et la plupart des économistes atterrés, mais ce point de vue nous a été martelé à fond depuis 50 ans, sans jamais la moindre remise en cause. Et les conséquences sur la continuité de service est assez terrifiante pour des gens qui gèrent des prisons ou des hôpitaux.

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#250 23/01/2018 17h41 → Situation économique et avenir économique du Royaume-Uni (royaume-uni économie)

Banni
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Je n’ai en effet jamais adhéré à cette doxa ; pour autant, il est surréaliste de voir faire faillite une entreprise travaillant pour l’essentiel avec des clients publics.

L’Etat et ses établissements, les collectivités sont pourtant d’excellents clients :  ils finissent toujours par payer, certes parfois en retard, et n’ont aucun intérêt à mettre leurs fournisseurs sur la paille.

Au-delà de Carillion, ce qui transparaît en filigrane de cet article du NY Times, une revue pas franchement bolchevique, c’est la faillite complète du modèle libéral suivi par les gouvernement britanniques tant travaillistes que conservateurs, faillite mesurée par la baisse continue depuis 10 ans des salaires et de la productivité, dit trivialement, des salariés de plus en plus mal payés qui travaillent le plus mal qu’ils le peuvent !

NY Times a écrit :

There’s only one problem. While the Conservatives could point to private sector job creation, and limited deficit reduction, this all unfolded alongside the biggest decline in real wages — measured as pay after inflation — since Watt’s steam engine. Between 2007 and 2015, wages fell 10.4 percent. This year that is expected to continue, with wages in Britain falling more than any other country in the O.E.C.D.

It’s the same story with productivity. In Britain an hour of work creates less output than it did 10 years ago. As with wages, there is no precedent for this in recent history — at least not since Napoleon invaded Russia. No comparable economy in the world today has endured such extraordinary inertia.

Si les travaillistes remportent les prochaines élections, il va sans dire que la politique économique de Corbyn sera plus proche d’Harold Wilson que de Tony Blair.

Dernière modification par stokes (23/01/2018 17h51)

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