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Forums des investisseurs heureux

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[+1]    #1 27/12/2010 11h23

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Tout à fait d’accord avec Kapital sur la notion de soutenabilité, le rejet du court-termisme, du capitalisme de prédation et des dérives de l’ingénieurie financière.
Je pense que la question sur l’éthique dans les placements est kapitale ;-) mais très complexe.

capitale car nous voulons (à peu d’exceptions près!) tous un monde meilleur et il est admis que de nombreuses entreprises:

=>violent dans certains pays les droits de l’homme (recours au travail des enfants, esclavagisme moderne des adultes…),
=>Ne respectent pas ou peu l’environnement
=>Ont recours à la corruption pour obtenir des marchés

Une fois cela entendu que faire de son argent ? fuir les entreprises ? le placer sur une assurance vie ou un fonds et fermer les yeux en ne sachant pas ou il sera investi ?

Investir en produits "ISR" ?
Toutes les grandes banques ont parfaitement intégré la demande croissante de produits orientés "developpement responsable et durable" et proposent des fonds "éthiques". Le problème c’est que Vigéo, l’organisme de réference qui estampille en France les entreprises "éthiques"  permettant aux banques d’utiliser le label ISR est un organisme cofinancé par la majorité des entreprises du CAC40.

Toutefois de nombreuses entreprises semblent faire des efforts réels en matière de "soutenabilité". De nombreux projets existent autour de la "responsabilité societale et environnementale" des entreprises. Au meme titre que les normes IFRS ont investi le plan comptable, ces normes "sociétales" sont de plus en plus souvent évoquées et pourraient faire leur apparition d’ici quelques années. Il y a la un enjeu pour les entreprises, lié à la demande croissante des investisseurs mais aussi des consommateurs. Etre éthique entretient l’image de marque et constitue un argument de vente. Les entreprises y sont donc sensibles. (cf fondation total)

Devant le peu de moyen dont dispose l’investisseur il faut peut etre simplement essayer de faire preuve de bon sens et soutenir les entreprises qui accordent de l’importance à la responsabilité qu’elles occupent dans la société. Meme s’il s’agit pafois surtout de communication, cela fait avancer les choses et les faits suivront car en s’engouffrant dans cette breche on peut présumer qu’a un moment donné elles devront multiplier les actes pour continuer de rendre leur disours crédible.

Par ailleurs, en cherchant bien il est possible de trouver des entreprises dont l’activité même s’inscrit dans le long terme, la responsabilité environnementale ou sociétale. Vous citez à juste titre SUEZ environnement, mais il y a aussi Véolia, GDF Suez, ou de plus petites capitalisations comme recyclex, derichebourg. Il y a aussi le secteur des biotech, certaines boites sont spécialisées dans la recherche de maladies rares, ou chronique, il y a aussi des boites interessantes dans la pharmacie comme stallergenes ou encore boiron.

Investisseur heureux, quand vous indiquez que que vous rejetez "juste" le secteur militaire, je comprends l’idée mais je m’interroge.

Par exemple, je préfère investir dans Thales qui vit pour 50% de son CA dans le domaine militaire/défense (et donc 50% dans le civil…) que dans l’industrie du Tabac, de l’alcool ou la banque d’investissement. En effet les grands groupe de défense investissent massivement dans la R&D (environ 20% des revenus), financent de très nombreux centres de recherches, des universitaires (ex : Albert Fert prix nobel de physique 2007), et les plus prestigieuses écoles d’ingénieurs. De plus, il est fréquent que les avancées du domaine civil soient issus de la recherche dans le domaine militaire (qui bénéficie jusqu’a présent il est vrai de budgets pharaoniques). Ensuite Thales et EADS, développent de nombreux marchés civils (satellites d’observation spatiale météo, télécom, infrastructures ferroviaires, avionique civile, systèmes de billétiques, appareils radiologiques, sécurisation d’infrastructure sensible type musées et sites appartenant aux partrimoines mondiaux..) qui nuancent selon moi largement leur profil a priori "non ethique".
En revanche si l’on parle des entreprises qui ne font que de l’armement pur et dur en violant délibéremment les lois sur l’exportations de matériels "sensibles" on est tout a fait d’accord.

Je ne juge pas des convictions de chacun mais je pense juste qu’il faut se méfier des raccourcis donnant bonne conscience. De même une boite comme Total sait pertinement que le pétrole n’est pas son avenir, et fera peut etre bien plus vite des progrès dans les domaines des energies renouvables pour soutenir son CA dans les prochaines années que s’il fallait attendre que les politiques s’en mêlent. Idem pour St Gobain qui grace à l’essor des batiments HQE devrait dans les prochaines années se développer sur ce créneau "qualitatif" et durable.

Sans être trop utopiste, je pense que les actionnaires ont à leur niveau une "petite" responsabilité concernant les entreprises qu’ils décident de mettre en portefeuille. La prise de conscience naissante sur le fait que nos ressources terrestres sont de plus en plus limitées est selon moi vouée à croitre. A nous d’orienter nos choix en fonction de nos convictions.

Désolé j’ai été un peu long mais merci kapital d’avoir ouvert le sujet à la discussion. J’y attache moi aussi de l’importance. J’essaie de faire en sorte que mon portefeuille ne soit pas qu’une suite de lignes, j’essaie de lui donner un sens meme si j’ai conscience que l’exercice est limité (diversification sectorielle, qualité de l’information…) et qu’on peut parfois ignorer les pratiques condamnables d’une société dont on est actionnaire.

En tout cas je préfère largement investir en direct plutot que de le confier à des professionnels qui vont me taxer et investir sans les mêmes états d’ames.

Warren Buffet conseillait d’investir dans les actions que l’on aime et dont on peut etre fier. Je trouve moi aussi que c’est une excellente idée!

Dernière modification par Thomas (26/04/2015 13h48)

Mots-clés : finance éthique


investment in knowledge pays the best interest -Parrain sympa pour l'Investisseur Francais

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[+1]    #2 19/03/2011 12h10

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Bonjour a tous,

Au file de la lecture, on peut lire les citations de Derichebourg et Recyclex (dont je suis actionnaire).

Comme dit plus haut, tout depends d’ou l’on se place.

Derichebourg c’etait Penauille avant que le pere Derichebourg ne pose son nom sur la plaque a l’entrée du batiment et se fasse verser par sa société des millions d’euros par an pour le droit d’utilisation du nom.

Pensez vous que cette pratique est éthique ?

Personnellement je considère ce Monsieur comme un xxxxx (je m’autoscensure) . Certe sa démarche est légale, mais je la trouve ecoeurante vis à vis de ses salariés et de ses actionnaires. Le but final est bien de s’en foutre plein les fouilles s’en apporter une quelconque valeur ajoutée par rapport à cette démarche.

Recyclex maintenant. Ex Metaleurop. On sait tous comment c’est passé la fin de Metaleurop, dont l’actionnaire principale (Glencore international) logé dans un paradis fiscal suisse (Zoug) gère ses affaires, avec toute l’éthique qu’on lui connait.

Veolia. Et si on ressortait toutes les affaires de corruption d’élus dans les années 70, 80, 90 ?

Bref, l’éthique dans les affaires, je n’y crois absolument pas.

Maintenant, quel niveau d’éthique est on prêt a accepter ? C’est une question personnelle qui met en jeu sa propre conscience et rien d’autres.

Tous les avis sont a confronter à sa propre sensibilité. 

En tous cas, il est interessant d’en discuter.

A+
Zeb


Tout ce qui peut merder, va inévitablement merder.

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[+1]    #3 19/03/2011 13h21

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Marco a écrit :

Pour recentrer sur les investissements éthiques : est-ce que quelqu’un a déjà souscrit un fond "éthique" isr ? novethic ? financière de champlain ? autres ?
De mon côté je n’ai encore rien souscrit mais j’aime beaucoup les produits Financière de Champlain. Cependant, je dois lire de plus près leurs fonds isr novethic car il me semble avoir vu 75000 € montant de départ !
Trop pour moi aujourd’hui.

Comme je l’avais dit en haut de la file, quand on analyse la composition des fonds, on retrouve souvent les valeurs habituelles, que d’ailleurs vous pouvez acheter vous-même de façon individuelle, dans un PEA ou un compte-titre.

C’est moins vrai pour le fonds Performance Responsable de Financière de Champlain, plutôt orienté small caps que big caps et dont vous avez la composition du portefeuille ici :
www.financieredechamplain.fr/uploads/PortefeuillePR.xls

Les notes sont indiquées dans le fichier Excel avec en + les commentaires de la maison de gestion (superbe effort de transparence).

La société qui a la meilleure note et qui fait parti du fonds est ….
ABC Arbitrage ! Une pure financière. :-)

PS : le montant de souscription minimale est d’une part (cf. www.boursorama.com/opcvm/opcvm.phtml?symbole=MP-815091) et non 75 k€. Vous pouvez donc tout à fait souscrire si vous croyez en ce fonds et cette maison de gestion.

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[+1]    #4 20/03/2011 11h07

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CLairement, si on prend Ethique, développement durable,… au sens strict du terme, cela veut dire "qui réponds à telles conditions déterminés par tel organisme". J’espère que les participant de ce forum auront compris que selon moi, ethique veut dire: légalement, socialement et environnementalement responsable.

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[+1]    #5 08/01/2020 13h28

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Est ce qu’une entreprise qui commercialise du lait et du beurre est éthique ? Certains diront oui, d’autres diront non, puisqu’on exploite de pauvres animaux.

Donc difficile de trouver un investissement ou un label qui puisse être éthique pour tout le monde.


Parrain Interactive Brokers ( par MP ) -- La bible des obligations

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[+1]    #6 20/02/2020 12h06

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En plus de la dernière newsletter d’IH qui parle des critères ESG, Heurêka vient de sortir une vidéo sur le sujet :
[PARTENARIAT] Épargner utile : comment s?y prendre ? - Heu?reka & Sycomore AM - YouTube

Conclusion : pas évident d’avoir des labels objectifs. Exemple : niveau environnemental, Amazon (qui ne produit pas directement du CO2 mais qui permet d’acheter tout un tas d’objets inutiles) est mieux classé que Lafage (produire du ciment est une des activités les plus polluantes), pourtant construire des ponts et des écoles est sûrement plus bénéfique que d’acheter des gadgets.

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[+3]    #7 20/02/2020 14h32

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Bonjour à tou(te)s les IH

    Juste pour l’anecdote, et en rire, j’ai trouvé  une "anomalie", au cours de mes recherches…

Fiche Morningstar "G Fund Future For Generations N"
        G Fund Future For Generations N|FR0010289660
        4 Globes,
        ESG : 3 x Moyenne
     
Fiche Quantalys "G Fund Future For Generations N"
     Quantalys
        ESG très forte,car critère de base de son investissement;
        Investissement vert : non
        PEA non

Ce fond est composé à 98,57% de "Groupama Europe Stock M"

Fiche Morningstar de Groupama Europe Stock M
       Groupama Europe Stock M|FR0010627828
        2 globes
        ESG : Moyenne, faible, moyenne
        PEA : oui
        Décomposition sectorielle différente entre ces 2 fonds
(Pas de fiche Quantalys)

Ce doit être les "1,47%" non Groupama, qui font toute la différence  ?

Bonne journée/soirée à tout le monde
Mimizoé1

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[+1]    #8 28/03/2020 10h44

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En matière d’investissement patrimonial, le Coronavirus et ses impacts économiques me font m’interroger sur la capacité de résilience des entreprises dans lesquels investir mes sous. Si on en croit la petite musique qu’on entend ici et là, il existe une probabilité non négligeable qu’on doive vivre avec ce type de crise sanitaire de façon cyclique. La résilience deviendrait donc un indicateur important à prendre en compte dans la sélection des investissements (en tout cas dans une optique défensive).

De ce point de vue, j’ai toujours été un peu obsédé par les aspects financiers, notamment d’endettement (ratio dettes / FP) et de trésorerie.

Il y a évidemment aussi la problématique du secteur d’activité. Quand l’économie s’écroule, l’alimentaire, la logistique (en tout cas terrestre) et les communications continuent autant que puisse se faire de fonctionner.

Je découvre aussi le score ESG, auquel je ne me suis guère intéressé jusque-là.

Le journal Investir se fait l’écho d’un back test de Bank of America Merrill Lynch, qui suggère qu’en pleine crise du coronavirus, les entreprises les plus « sociales » surperforment de 5 à 10 points le S&P 500 (article Investir).
Plus exactement, les actions les mieux classées en termes ESG (premier quintile) ont surperformé le marché. Y compris quand on corrige des ‘biais’ de moindre exposition au secteur de l’énergie ou aux petites capitalisations :
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/10497_1902018_1585309494_esg-sp50.jpg

D’après Bank of America, ce serait le « S » de ESG qui compterait le plus dans la sur-performance. Une bonne qualité sociale permettrait d’être, en moyenne, plus résilient dans un contexte de crise aiguë.

Cela étant dit, peut-être que ça masque un autre effet : les scores ESG seraient corrélés aux modèles économiques les plus costauds. C’est par exemple la thèse de Pictet Management (Pourquoi les entreprises qui jouissent d’une situation financière solide ont également tendance à afficher des scores ESG élevés).

Quoiqu’il en soit, je m’interroge sur le fait de savoir si le Coronavirus est un révélateur des vertus économiques de l’implication sociale, comme un des indicateurs possible de résilience d’une entreprise ? (Sans tomber dans le coté bisounours hein).

Interrogation qui je l’espère sera critiquée (au sens premier du terme) par des plus sachant que moi.

Dernière modification par carignan99 (28/03/2020 10h55)

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