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Forums des investisseurs heureux

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#2001 17/05/2018 08h45 → Situation économique de la France et avenir de la France

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Réputation :   36 

Yonz a écrit :

D’ailleurs, miracle, c’est bien eux qui votent en AG.

Oxfam pourra dénoncer ce nouveau scandale : il n’y a que les actionnaires qui votent en A.G. !

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#2002 17/05/2018 10h24 → Situation économique de la France et avenir de la France

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Réputation :   45 

Bonjour,

En complément des interventions de Yonz et de monsieur Gonzola, j’aimerais préciser que :

Sur Oxfam :
Oxfam est une association financée par G. Soros et dont le but initial, louable, est de lutter contre la faim dans le monde.
Cette association a été de multiples fois empêtrée dans des scandales retentissants de harcèlement sexuel dans de multiples pays où elle est intervenue, ce qui fait tâche.
Elle s’est dotée d’une présidente en France en la personne de madame Duflot dont l’expertise dans le domaine de la lutte contre la faim dans le monde est contestable, tout comme son efficacité ministérielle, mais pas son carnet d’adresse.

Sur l’étude :
Préciser que les sommes versées aux salariés sont caractérisées par l’intéressement et la participation est incroyable.
Oublier que l’état est actionnaire de plusieurs entreprises cotées en France et fait pression pour que le pay-out ratio soit le plus élevé (cf. Orange) est sans doute un oubli.
L’étude oublie aussi de préciser que les résultats sont assez souvent constitués en dehors de France.
Plus globalement, il est très malhonnête de la part d’Oxfam, et des journaux mainstream français qui reproduisent sans esprit critique, d’oublier que le cout du travail en France avec son cortège de charges sociales est l’un des plus élevés au monde et que le niveau de pression fiscale est lui aussi le plus élevé au monde. du coup, cela minimise la rentabilité et si les entreprises veulent garder leurs actionnaires dans des marchés financiers mondialisés elles sont contraintes de verser une proportion de leurs résultats plus importantes.

L’intéret de cette "étude" tangente donc à mon sens le zéro.

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#2003 17/05/2018 10h37 → Situation économique de la France et avenir de la France

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Réputation :   42 

GillesDeNantes a écrit :

La signataire du rapport au nom d’Oxfam est Manon Aubry, rien à voir avec Duflot.

Ah oui ? Duflot n’a rien à voir avec  Oxfam…?
et bien vous n’êtes pas totalement informé

Dernière modification par FD707 (17/05/2018 10h49)

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#2004 17/05/2018 10h52 → Situation économique de la France et avenir de la France

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FD707 a écrit :

Ah oui ? Duflot n’a rien à voir avec  Oxfam…?

GillesDeNantes mentionnait que Duflot est arrivée très récemment, et suppose que le rapport était déjà en cours avant son arrivée.

Renseignement pris, la chronologie ne lui donne pas forcément raison:
- arrivée de Duflot en Avril (début du mois ?)
- rapport effectué sur des sources mises à jour au 5 mai (écrit dans les premières pages du rapport)
On peut imaginer qu’un mois est suffisant pour commander un rapport, même si ça reste drôlement rapide selon des critères de grosse entreprise.

Ceci étant dit, franchement, ça n’a pas grande importance. Aucun français n’a attendu ce rapport pour cracher sa haine sur les méchants actionnaires.
A ma faible échelle, j’essaye de rappeler sur les forums/commentaires YouTube/etc que je fréquente que le versement d’un dividende appauvrit l’actionnaire (en raison des impôts) et enrichit l’état.
J’essaye également de faire passer l’idée que "rendre les moyens de production aux salariés" peut se faire très facilement en incitant les salariés à acheter des actions pour une part raisonnable de leur salaire (10% pendant 20 ans suffit aux salariés à devenir actionnaire majoritaire de nombreuses entreprises).

Bref, soyons pédagogues, expliquons autour de nous ce que sont vraiment les dividendes afin que chacun ait une opinion un peu plus étayée.


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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#2005 17/05/2018 10h59 → Situation économique de la France et avenir de la France

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Certes ; mais c’est bien beau tout cela car si mon prochain était de bonne composition, ouvert à la discussion etc etc L’histoire de l’humanité ne serait pas ce qu’elle est.
Chronologiquement d’ailleurs, après le conducteur automobile et la vignette, puis le propriétaire foncier (encore un peu vivant, mais on s’en occupe à petits feux avec la loi Elan par exemple), l’actionnaire est le prochain paria social sur la liste des crucifiés de l’imposition.

Dernière modification par Iqce (17/05/2018 10h59)

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#2006 17/05/2018 11h07 → Situation économique de la France et avenir de la France

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Iqce a écrit :

Certes ; mais c’est bien beau tout cela car si mon prochain était de bonne composition, ouvert à la discussion
(…)
l’actionnaire est le prochain paria social sur la liste des crucifiés de l’imposition.

Ce genre de remarques complique particulièrement mon travail de pédagogie.
Je ne sais pas si je suis crucifié de l’imposition, mais je gagne un SMIC en dividendes nets, à partir d’un capital somme tout raisonnable, avec une faible utilisation de niches fiscales comme le PEA ou l’AV.
Je me trouverais malvenu de me plaindre face à un travailleur qui passe 8h par jour dans un boulot pénible pour gagner la même chose.

L’imposition est élevée, d’accord, mais restons raisonnables et n’utilisons pas de mots excessifs comme "crucifier": ça ne peut que braquer le citoyen lambda et l’inciter à taxer encore plus "ces riches qui n’ont aucune pudeur et qui osent parler de se faire crucifier pour une question d’impôts".

Tout notre forum prouve que la fiscalité française n’empêche pas de devenir rentier. Alors ne faisons pas comme si c’était mission impossible.


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#2007 17/05/2018 11h26 → Situation économique de la France et avenir de la France

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Faith a écrit :

Ceci étant dit, franchement, ça n’a pas grande importance. Aucun français n’a attendu ce rapport pour cracher sa haine sur les méchants actionnaires.

Ce qui est très largement entretenu par une grande partie de la presse et des journalistes  pour qui un abattement supp de30% sur l’IR ne pose aucun soucis d’équité…

Faith a écrit :

J’essaye également de faire passer l’idée que "rendre les moyens de production aux salariés" peut se faire très facilement en incitant les salariés à acheter des actions pour une part raisonnable de leur salaire (10% pendant 20 ans suffit aux salariés à devenir actionnaire majoritaire de nombreuses entreprises).

Ce sont des propos que je défends aussi depuis des années mais cela n’arrange pas les politiques qui à droite ne souhaitaient pas que le petit peuple puisse avoir son mot à dire alors qu’ils étaient de connivence avec les détenteurs de la production et à gauche, c’est pire car c’est par pure démagogie. Ils ne l’on pas permis car quelle serait en effet leur utilité si chacun avait eu son mot à dire, si le fait d’être actionnaire donc instruits sur le fonctionnement d’une entreprise avec toutes ses contraintes étaient non seulement maitrisées mais surtout interdépendant… L’entreprise Godin fut un excellent exemple de familistère à Guise  inspiré du phalanstère de Charles Fourier et des Utopistes.
Le modèle était tout prêt mais Mitterrand a préféré nationaliser en vidant les caisses de l’état.

Dernière modification par FD707 (17/05/2018 11h29)

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#2008 17/05/2018 11h45 → Situation économique de la France et avenir de la France

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@Faith : +1
Pour le travail de pédagogie, qui tranche avec les pleurnicheries habituelles qui se contentent d’établir des constats - d’ailleurs discutables- sur le thème de ’les français n’aiment pas l’investissement en action’, ’les français n’aiment pas le risque’ etc., sans agir.

Sur le fond, on pourrait aussi noter le niveau souvent affligeant de certains prescripteurs (banquiers notamment) et la nullité crasse des entreprises cotées pour communiquer sur le sujet des dividendes et sur les bénéfices qu’il y a à investir en actions.

On pourrait aussi rappeler que tous les détenteurs de Livret A / LDD sont en fait d’affreux capitalistes puisque le fonds d’épargne géré par la CDC est partiellement composé … d’actions (bon ok, je force un peu le trait puisque c’est moins de 5% des actifs du fonds d’épargne en 2016, mais quand même…).

Sur la crucifixion fiscale, je lui préfèrerai l’image du supplice de la goutte d’eau : plus subtil, plus long mais aussi douloureux (parait-il) que la crucifixion.
Des pans entiers de la classe moyenne supérieure subissent année après année une pression fiscale sans cesse croissante. C’est vrai que M. Macron est moins brutal que M. Hollande mais je constate que mes revenus fonciers et d’activité (TNS) vont être plus taxés cette année que l’an dernier (hausse PS non compensée). Et je suis inquiet sur la suppression de la taxe d’habitation et ses (sans doute inévitables) conséquences inflationnistes sur d’autres impôts ou taxes. A la longue, cette hausse continue de la pression fiscale devient fatigante.

Dernière modification par carignan99 (17/05/2018 11h48)

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#2009 17/05/2018 11h49 → Situation économique de la France et avenir de la France

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Faith, est il utile d’être "pédagogue" sur ce forum ? Je pense que non, les gens qui sont ici ayant justement potentiellement plus d’ouverture d’esprit que le citoyen lambda.
Donc désolé, outre tout aspect polémique sémantique qui n’apporte rien, je continue à constater que tout simplement l’Etat depuis des lustres prends l’argent là où il est - sans raisonnement très poussé ni autre bien souvent - et si possible de préférence avec un aval électoral au passage. Il aurait tord de se priver…
Il convient de s’y préparer en anticipant si la tendance se confirme ou s’accélère.

Dernière modification par Iqce (17/05/2018 12h24)

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#2010 17/05/2018 12h39 → Situation économique de la France et avenir de la France

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Faith a écrit :

J’essaye également de faire passer l’idée que "rendre les moyens de production aux salariés" peut se faire très facilement en incitant les salariés à acheter des actions pour une part raisonnable de leur salaire (10% pendant 20 ans suffit aux salariés à devenir actionnaire majoritaire de nombreuses entreprises).

Je suis aussi un farouche partisan de l’actionnariat salarié pour l’avoir vécu chez SAGEM dès mon embauche.
Il y a eu un RES (Rachat de l’Entreprise par les Salariés) et l’actionnariat salarié (Participation, Intéressement, PEE avec abondement), primes d’ancienneté si investie, …). Ce RES a souvent été cité comme un modèle de réussite en France.

Cela a plutôt bien fonctionné pendant 20 ans (1985 à 2005) jusqu’à ce que les sommes en jeu soient trop importantes pour que les nouveaux employés puissent racheter aux retraités qui partaient leurs actions (je simplifie un peu le problème, mais globalement, il devenait impossible que les salariés gardent le contrôle de par la progression de la valeur de l’entreprise).

Cela a conduit à la fusion SAGEM SNECMA qui a donné le groupe SAFRAN où l’actionnariat salarié reste important mais moins qu’avant (6,9 % aujourd’hui).

L’autre risque est de mettre un peu trop tous les œufs dans le même panier (salaire et capital dans la même société), quand tout va bien, c’est plus simple que quand la société va mal et que l’on risque le licenciement avec en plus un capital qui chute.

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#2011 17/05/2018 13h08 → Situation économique de la France et avenir de la France

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Il ne faut pas confondre l’actionnariat salarié et les mécanismes d’intéressement/participation. Dans le premier cas, le salarié capte une partie des bénéfices mais aussi les pertes (il est actionnaire). Dans le second, il ne capte que les bénéfices (ou assimilés, en fonction du mode de calcul retenu pour l’intéressement) mais ne supporte pas les pertes (il n’est pas actionnaire). Ce n’est pas du tout pareil.

Cela étant dit, j’ai toujours été frappé de constater que les accords d’intéressement sont assez peu pratiqués dans les TPE ou dans les PME. Alors que ce n’est pas très compliqué à mettre en place et que, malgré le matraquage fiscal (hausse forfait social et PS), ça reste un outil efficace pour motiver les troupes.

Dernière modification par carignan99 (17/05/2018 13h15)

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#2012 17/05/2018 13h17 → Situation économique de la France et avenir de la France

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J’ai oublié de préciser que participation et intéressement étaient investis dans des fonds spécifiques créé pour détenir des actions SAGEM en direct ou indirect (Société  créée pour le RES et société holding de cadres). Je ne confondais donc rien.

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#2013 17/05/2018 13h23 → Situation économique de la France et avenir de la France

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Oui bon, encore des usines à gaz avec des réglementations spécifiques et fluctuantes.
Si un salarié veut être actionnaire de son employeur (coté), il sait comment faire. Au besoin, il se renseigne. Si un employeur veut motiver ses troupes, il augmente la part variable des salaires.

Mais pourquoi faire simple, hein?

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#2014 17/05/2018 13h23 → Situation économique de la France et avenir de la France

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dac.
Original et intéressant comme mécanisme - J’imagine que l’investissement des fruits de l’intéressement / participation pour acquérir des actions Sagem était facultatif.
Je regarderai, par curiosité.

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#2015 17/05/2018 13h43 → Situation économique de la France et avenir de la France

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Yonz a écrit :

Oui bon, encore des usines à gaz avec des réglementations spécifiques et fluctuantes.
Si un salarié veut être actionnaire de son employeur (coté), il sait comment faire. Au besoin, il se renseigne. Si un employeur veut motiver ses troupes, il augmente la part variable des salaires.

Mais pourquoi faire simple, hein?

Motiver ces troupes c’est différent d’une volonté d’avoir un actionnariat salarié. L’abondement que fait l’employeur au sein d’un PEE peut également être obligatoirement investi en action de l’entreprise. Ainsi le salarié ne met pas réellement un copec dans l’entreprise mais devient actionnaire et l’entreprise elle obtient ce qu’elle souhaite. De même, le salarié qui revendra au bout de 5 / 10 / 20 ans aura ce qu’il restera de cet abondement (rien ou beaucoup). Ce qui dans certains cas génère une certaine satisfaction !

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#2016 17/05/2018 14h02 → Situation économique de la France et avenir de la France

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Il y a un point qui est le sous-jacent de la critique d’Oxfam, et de Piketty, et d’autres, c’est que les actionnaires exigeraient un rendement trop élevé pour leurs capitaux.
Quels sont ces actionnaires?
Ce sont principalement les fonds de pensions, pour couvrir leurs engagements de retraites explicites ou implicites : ils veulent résoudre la quadrature de retraites élevées et de cotisations faibles. Le cas le plus topique est celui des villes américaines dont beaucoup de fonds de pensions sont en faillite virtuelle, et les villes également.
Par ailleurs, tout ce qui revient aux fonds de pensions va en fait dans la poche de travailleurs (mais ce ne sont pas les mêmes).

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#2017 17/05/2018 14h31 → Situation économique de la France et avenir de la France

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bet a écrit :

Ce sont principalement les fonds de pensions, pour couvrir leurs engagements de retraites explicites ou implicites : ils veulent résoudre la quadrature de retraites élevées et de cotisations faibles.

"principalement"… je ne crois pas.
Ce sont des acteurs importants mais représentent loin de la majorité de décision.
Je viens de faire un tour sur 6 entreprises de secteurs différents du CAC40, et si les fonds de pension sont toujours présents, c’est au maximum pour quelques pourcents. Ils ne dépassent à première vue pas 10/15% du capital à eux tous.

Ceci dit, votre remarque sur les fonds de pension m’a inspiré un calcul intéressant: comparer la part des retraites dans le fonctionnement du CAC40 aux dividendes versés.
p23 de ce document, je lis qu’en 2009 le CAC40 a payé 211 Mds en charges de personnel et 36 Mds en dividendes.
Comme je viens d’étudier ma fiche de paye, j’ai vu que 22% de mon hyper brut est consacré aux cotisations retraite… 22%*211 = 46 Mds.

Je ne tire pas de conclusion de ce calcul, mais je le trouve intéressant.


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#2018 17/05/2018 14h34 → Situation économique de la France et avenir de la France

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carignan99 a écrit :

… je constate que mes revenus fonciers et d’activité (TNS) vont être plus taxés cette année que l’an dernier (hausse PS non compensée).

Intrigué par cette phrase, je suis allé voir le détail de mes cotisations comme TNS (sur ma.secu-independants.fr/mes-cotisations … uelles.do, après m’être connecté à mon compte).

Je constate qu’en 2017 je payais une cotisation "Allocation familiale" (2.15% de l’assiette)… qui a disparu pour 2018.
Il existe peut-être un plafond au dessus duquel la cotisation n’était pas appliquée (mon revenu TNS est "modeste").
Cette diminution fait plus que compenser la hausse de la CSG (de 1.7%), au moins jusqu’au plafond.
Pour un salarié, il doit en plus y avoir la cotisation chômage salarié qui a disparu.

Donc à ma connaissance, les revenus d’activité d’un TNS sont moins "taxés" que l’an passé, sauf pour ceux avec des revenus bien au dessus du plafond de l’assiette de la cotisation Allocation familiale.

Certes, il doit exister des personnes ayant une forte proportion de leur revenus sous forme de revenus fonciers, qui sont plus taxés en 2018.
Mais … pour contribuable TNS avec des revenus fonciers élevés, averti et disposé à s’adapter à un contexte qui évolue, ça ne doit pas être le cas général, car le PFU à 30% permet de diminuer la "taxation" très significativement, soit sur les dividendes de son patrimoine mobilier existant, soit sur les revenus de son patrimoine foncier existant en l’intégrant dans une société à l’IS (et quand on a de gros revenus foncier, c’était déjà généralement pertinent avant 2018), soit de son activité de TNS en se rémunérant en partie en dividende avec la bonne structure juridique (idem).
Je suis souvent navré de voir des personnes, qui ont fait le choix d’être indépendant, donc pleinement responsable de leurs choix et des leurs conséquences, et un peu moins "guidés" dans ces choix qu’un salarié (lequel subit bien plus les choix de la société ou/et de son employeur au niveau de sa couverture sociale), se plaindre des conséquences d’un choix pas forcément avisé (ou juste se plaindre des inconvénients de ses choix, en oubliant les avantages dont il a aussi bénéficié), ou encore simplement se plaindre de devoir faire des choix (c’est si compliqué !).

Yonz a écrit :

Oui bon, encore des usines à gaz avec des réglementations spécifiques et fluctuantes.
Si un salarié veut être actionnaire de son employeur (coté), il sait comment faire. Au besoin, il se renseigne. Si un employeur veut motiver ses troupes, il augmente la part variable des salaires.

Mais pourquoi faire simple, hein?

Choisir d’inciter ses salariés à devenir un peu actionnaires de leur employeur (par exemple via la participation aux bénéfices, des abondements, etc.) permet aussi de poursuivre d’autres objectifs : aligner un peu plus les intérêts des actionnaires et des salariés, mieux faire comprendre aux salariés (à ceux qui s’y intéresseront un minimum, le jour où ils seront aussi des petits actionnaires de leur employeur) les paramètres qui participent au gouvernement d’une entreprise, etc.
Ce n’est pas "construire des usines à gaz" que favoriser une prise de conscience des salariés sur le fait qu’il existe différents points de vue sur son entreprise, et pas que des antagonismes, et la dictature ou l’exploitation des uns par les autres.


J'écris comme "membre" du forum, sauf si je précise que c'est à titre de "modérateur".

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#2019 17/05/2018 14h39 → Situation économique de la France et avenir de la France

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Kabal a écrit :

Ce qui dans certains cas génère une certaine satisfaction !

Et dans d’autres une certaine insatisfaction, en cas de faillite, par exemple: chômage + pertes.

Pourquoi ne pas laisser les gens choisir ce qu’ils font avec l’argent qu’ils gagnent, plutôt que de les enfermer encore et toujours dans des carcans liberticides. Vous ne voyez jamais des gens qui paient leurs courses avec des tickets resto? (si si, c’est pareil: on vous paie mais on décide ce que vous faites avec l’argent. Au fait, voilà le ticket pour payer le camping cet été *-*)

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#2020 17/05/2018 15h20 → Situation économique de la France et avenir de la France

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GoodbyLenine a écrit :

Donc à ma connaissance, les revenus d’activité d’un TNS sont moins "taxés" que l’an passé, sauf pour ceux avec des revenus bien au dessus du plafond de l’assiette de la cotisation Allocation familiale.

Pour moi c’est l’inverse. Certe la différence n’est pas énorme mais les 1,7% de Csg supplémentaires sont supérieurs au 5,25% de cotisation AF. Je suis bien en dessous, bien sur, du plafond.
D’autre part, petite surprise, la contribution à la Formation Professionnelle(0.25%) sera prélevée 2 fois cette année(cotisation 2017 et 2018) pour ma part car déclaré en tant que Commerçant. Pour mon associé, qui est Artisan cette contribution est initiée pour la 1ere fois et c’est 0,29%.
Résultat pour notre petite Sarl d’environ 160K€ de CA, c’est donc près de 500€ de charges supplémentaires pour 2018 par rapport à 2017.
Même si les montants ne sont pas énormes, c’est comme d’habitude: un affichage médiatique et une réalité bien différente.

Dernière modification par fadouba (17/05/2018 15h49)

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#2021 17/05/2018 16h26 → Situation économique de la France et avenir de la France

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Yonz a écrit :

Kabal a écrit :

Ce qui dans certains cas génère une certaine satisfaction !

Et dans d’autres une certaine insatisfaction, en cas de faillite, par exemple: chômage + pertes.

Pourquoi ne pas laisser les gens choisir ce qu’ils font avec l’argent qu’ils gagnent, plutôt que de les enfermer encore et toujours dans des carcans liberticides. Vous ne voyez jamais des gens qui paient leurs courses avec des tickets resto? (si si, c’est pareil: on vous paie mais on décide ce que vous faites avec l’argent. Au fait, voilà le ticket pour payer le camping cet été *-*)

En cas de faillite, vous avez du chômage mais aucune perte dans le système que je décris. La perte est "la perte des actions" achetées via l’abondement qui lui ne vous a été versée que sous condition (devenir actionnaire).
L’entreprise ne verse pas de somme d’argent sans condition. La condition là est d’être actionnaires. Augmenter le variable ne motive pas tout le monde et la contrepartie c’est la productivité. Perso, je bosse en cibler sur mon variable. Si ca me rapporte moins en net qu’une certaine somme (en mitigeant avec la facilité), je fais le minimum syndical juste pour dire que j’ai quand même participé.

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#2022 17/05/2018 16h43 → Situation économique de la France et avenir de la France

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GoodbyLenine a écrit :

carignan99 a écrit :

… je constate que mes revenus fonciers et d’activité (TNS) vont être plus taxés cette année que l’an dernier (hausse PS non compensée).

Intrigué par cette phrase, je suis allé voir le détail de mes cotisations comme TNS (sur ma.secu-independants.fr/mes-cotisations … uelles.do, après m’être connecté à mon compte).

Je constate qu’en 2017 je payais une cotisation "Allocation familiale" (2.15% de l’assiette)… qui a disparu pour 2018.
Il existe peut-être un plafond au dessus duquel la cotisation n’était pas appliquée (mon revenu TNS est "modeste").
Cette diminution fait plus que compenser la hausse de la CSG (de 1.7%), au moins jusqu’au plafond.

Pour un salarié, il doit en plus y avoir la cotisation chômage salarié qui a disparu.

Donc à ma connaissance, les revenus d’activité d’un TNS sont moins "taxés" que l’an passé, sauf pour ceux avec des revenus bien au dessus du plafond de l’assiette de la cotisation Allocation familiale.

Oui, il existe des effets de seuil, le taux d’AF augmentant de façon progressive jusqu’à 5,25% à partir de 140% du PASS et au delà.
Pour les TNS, la hausse de la csg est compensée par une baisse des AF (jusqu’à 110% du PASS) et d’assurance maladie (jusqu’à 140% du PASS me semble t-il).
Mais mes revenus se situant à plus de 2 PASS, j’ai droit à une hausse nette. Remarquez, ça avait été annoncé à l’automne 2017, le gouvernement ayant alors expliqué que la hausse de la csg serait compensée pour 75% des TNS.

La vraie question étant : pourquoi la hausse de la CSG est-elle -à ma connaissance- compensée pour l’ensemble des salariés et des fonctionnaires mais pour une partie seulement des indépendants? C’est quand même bizarre cette histoire.

Pour l’intéressement, qui fait partie de mes revenus, c’est une hausse plein pot. Mais pour le coup, il n’y a pas de discrimination entre salariés et TNS.

Donc oui, je constate une hausse de la ponction ’fiscale’ sur mes revenus. Mais peut être suis-je le seul en France?

GoodbyLenine a écrit :

Certes, il doit exister des personnes ayant une forte proportion de leur revenus sous forme de revenus fonciers, qui sont plus taxés en 2018.
Mais … pour contribuable TNS avec des revenus fonciers élevés, averti et disposé à s’adapter à un contexte qui évolue, ça ne doit pas être le cas général, car le PFU à 30% permet de diminuer la "taxation" très significativement, soit sur les dividendes de son patrimoine mobilier existant, soit sur les revenus de son patrimoine foncier existant en l’intégrant dans une société à l’IS (et quand on a de gros revenus foncier, c’était déjà généralement pertinent avant 2018), soit de son activité de TNS en se rémunérant en partie en dividende avec la bonne structure juridique (idem).

Peu importe le degré d’exposition aux revenus fonciers, ce n’est pas le propos. La CSG progresse, la pression fiscale sur le foncier grimpe. Je n’avais aps de raisonnement aussi sophistiqué que vous.

Sur le PFU : comme l’immense majorité de la population, je ne suis pas concerné. Pour moi, IR+PS ou PFU, c’est grosso modo pareil (pas de gros revenus fonciers ou mobiliers - l’essentiel de mes revenus provient de mon activité professionnelle).

Soit dit en passant, dans PFU, il y a unique. Oups, en fait, ça ne s’applique aux dividendes de gérant majoritaire. Donc ce n’est pas si unique que ça. Mais rendons à César ce qui est à César : ça, ce n’est pas la faute de LREM. Des responsables LREM sont d’ailleurs d’accord avec le fait que taxer les dividendes des gérants majoritaires dans ces proportions est ’anormal’ … mais ont estimé qu’il n’était pas pertinent ou nécessaire de changer la législation à ce sujet (source : M. Darmanin au Sénat, fin 2017 et lettre de mon député, automne 2017).

GoodbyLenine a écrit :

Je suis souvent navré de voir des personnes, qui ont fait le choix d’être indépendant, donc pleinement responsable de leurs choix et des leurs conséquences, et un peu moins "guidés" dans ces choix qu’un salarié (lequel subit bien plus les choix de la société ou/et de son employeur au niveau de sa couverture sociale), se plaindre des conséquences d’un choix pas forcément avisé (ou juste se plaindre des inconvénients de ses choix, en oubliant les avantages dont il a aussi bénéficié), ou encore simplement se plaindre de devoir faire des choix (c’est si compliqué !).

Quand j’ai fait le choix d’être indépendant en revenant d’expatriation, c’était pour
1) Entreprendre (c’est philosophique, une envie qui me tenait à cœur depuis une bonne 15aine d’année)
2) Créer de l’activité (pour faire simple par patriotisme) et de l’emploi (c’est important pour moi) dans un modèle économique qui me permette (si les affaires marchaient bien) de très bien me rémunérer, ce qui n’était pas viable dans un modèle de salariat (environ 95% de cotisations en sus du net, vs environ 40% en TNS, à protection maladie et retraite grosso modo équivalentes).

Et ce n’était certainement pas pour réfléchir à mon statut en fonction des choix politiques du moment.
Je ne vois pas en quoi ces choix ne ’seraient pas avisés’?


Et vous n’avez manifestement pas bien compris (mais il est vrai que je m’exprime parfois mal - je suis un laborieux à l’écrit) : je ne me plains pas - je râle. La différence est importante : se plaindre = s’apitoyer sur son sort ; râler = protester.

Et je râle en premier lieu contre les inégalités de traitement au plan fiscal ou social, qui semblent devenir la norme. Par exemple, ces histoires de hausse de csg non compensée pour tous les actifs ou encore PFU pas si unique que ça.

Il y a d’autres exemples : l’IR, payé par seulement la moitié des ménages, ce qui est un scandale dans la mesure où la fin des privilèges fiscaux et l’universalité de cet impôt étaient en principe acquis depuis la révolution française.
Ou encore les AF, par nature une allocation universelle. C’est maintenant modulé.

En conclusion sur le sujet (situation de la France et de son avenir) : le système fiscal et social français me semble partir en vrille au moins autant à cause de son caractère de plus en plus discriminatoire que du montant des prélèvements (sans doute excessifs mais c’est un autre sujet). J’ai le très net sentiment qu’une part sans cesse réduite de la population paye pour les autres. Sentiment peut être inexact?

Yonz a écrit :

Oui bon, encore des usines à gaz avec des réglementations spécifiques et fluctuantes.
Si un salarié veut être actionnaire de son employeur (coté), il sait comment faire. Au besoin, il se renseigne. Si un employeur veut motiver ses troupes, il augmente la part variable des salaires.
Mais pourquoi faire simple, hein?

Je ne vois pas en quoi un système d’intéressement (ou participation) est une usine à gaz? Pas compliqué à mettre en place, sans doute moins compliqué à traiter (administrativement) que des rémunérations variables et, surtout, ça rémunère les efforts d’une équipe, pas d’un individu. Assez vertueux en somme.

Dernière modification par carignan99 (17/05/2018 17h28)

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#2023 11/07/2018 06h34 → Situation économique de la France et avenir de la France

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La Banque Mondiale vient de founir les derniers chiffres, la France passe en 7eme position après l’Inde et devrait continuer à perdre une place tout les 4 ans d’ici 2032 date à laquelle pour la première fois la Chine pourrait passer devant les USA.

PIB: la France recule à la 7ème place de l’économie mondiale, derrière l’Inde


Tyrion Lannister - "a Lannister always pays his debt"

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#2024 11/07/2018 07h51 → Situation économique de la France et avenir de la France

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Personnellement je me sens mieux en France qu’en Inde avec un PIB/habitant plus de 6 fois supérieur.


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#2025 11/07/2018 15h31 → Situation économique de la France et avenir de la France

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Idem, je suis bien en France (ne m’en veuillez pas Tyrion…) et le déclin économique de notre pays (si déclin il y a ?) ne changera rien à ma vie à court et moyen terme.
Par contre, comme mes revenus dépendront bientôt en grande partie de ma pension de retraite et que celle-ci sera inévitablement liée à la santé économique de notre pays, j’ai une pointe d’inquiétude pour le long terme !
Bien sur comme nous tous ici j’ai pris en main mes finances et ma vie, mais un peu tard pour ma part. Et je dois lutter au quotidien pour préparer mon avenir, alors que je suis entouré de cigales qui m’encouragent à "profiter de la vie" en dilapidant le maigre capital que j’ai réussi à épargner.
Enfin bref, ce sont mes états d’âme du moment mais avec quand même une sérieuse interrogation sur le long terme : ma pension de retraite et mes revenus annexes suffiront-il quand j’aborderai le 4° âge ?
Donc la situation économique de la France et son évolution m’interpellent et c’est pour ça que je suis cette discussion avec plus d’interrogations que de certitudes.
A+
Yg

Dernière modification par Yg75 (11/07/2018 15h32)

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