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#1801 09/11/2017 10h54 → Situation économique de la France et avenir de la France

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Pour revenir à la baisse puis modification du CICE évoquée par Carignan99 :

Baisse du CICE de 7 à 6% en 2018, avec impact en 2019 (car le crédit d’impôt est perçu à N+1) largement compensé par sa transformation la même année. En 2019, les entreprises bénéficieront donc du CICE de l’exercice 2018 et de sa transformation en allègement de charges. Premier gain pour les entreprises, ponctuel, certes, mais gain quand même.

Pour tout ceux qui évoquent sa suppression, il n’est pas réellement amené à disparaître, il est transformé en "allègement de charges", au même titre que les allègements dits "Fillon" aujourd’hui. Donc le "cadeau" ne s’évapore pas (totalement) il change juste d’emballage. Comme dit Carignan99, ce changement a pour effet de réduire les charges de personnel et d’augmenter mécaniquement les résultats des entreprises, donc leur impôts sur les sociétés. Impact négatif, ok.

MAIS, vous omettez que cet allègement de charges de 6% (ex-CICE) sera boosté pour les salariés percevant un salaire < 1,6 SMIC, l’allègement pouvant aller jusqu’à 10,1%, soit beaucoup plus que l’actuel CICE.

Même en passant sous silence la potentielle future peut-être et éventuelle baisse de l’IS, la question de l’impact de la transformation du CICE sur les entreprises se pose, et il n’est pas forcément négatif. Certes, pour les boites à forte valeur ajoutée ou personne ne touche un salaire <1,6 SMIC, alors c’est -6% de charges de personnel au lieu d’un crédit d’impôts de 7% des charges. Mais pour toutes les autres, où le salarié type est à 1200 €/mois, ça peut être très bénéfique.

Le calcul est à faire au cas par cas en fonction des spécificités des entreprises. Actuellement, l’impact est impossible à estimer clairement car les modalités de calcul, notamment pour la dégressivité des 10,1% d’allègement au niveau du SMIC aux 6% à 1,6 SMIC, n’est pas encore définie clairement. Bien qu’on puisse imaginer que le calcul sera proche de celui de l’allègement Fillon.

Dernière modification par Dicci (09/11/2017 10h57)

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#1802 09/11/2017 10h55 → Situation économique de la France et avenir de la France

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On peut se poser la question si la jeunesse qui a manifesté contre la Loi Devaquet en 1986 était manipulée ou non


Ericsson…!  Qu'il entre !

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#1803 09/11/2017 11h00 → Situation économique de la France et avenir de la France

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@GillesDeNantes

pour être clair, je n’ai pas dit que c’était le problème principal mais ’L’un des paramètres qui pose de gros problème’, dans une réflexion sur l’échec en 1er cycle universitaire et des amphis bondés.

Le Bac pro était un simple exemple (basé sur une Université où je sais que leur taux de réussite avoisine les 0,1%) - ce que je voulais illustrer avec est cette mentalité ’open bar’ : on va où on veut, sans nécessairement penser et réfléchir ce qu’on veut réellement faire. C’est un facteur très important d’après moi des taux d’échec constatés en 1er cycle universitaire. Certainement pas marginal ni circonscrit aux bacs pros.

Votre post soulève un point intéressant : le nb d’inscrits vs le nombre présent aux examens. En fait, certaines Universités restituent maintenant aux Crous (sur leur demande) des mesures d’assiduité (présence TD, examens et seuils minimaux de notes). Ceci pour lutter contre un autre fléau, les bourses étudiantes appréhendées comme un ’RSA’ - en gros, s’inscrire à la fac pour la sécu + les bourses. L’ampleur de ce phénomène est inconnue et varie sans doute beaucoup entre les endroits. Peut être n’est-il pas majeur ou peut être l’est-il. Mais il n’en demeure pas moins que ces personnes prennent des bourses à de ’vrais’ étudiants et mobilisent des ressources administratives.
Une autre conséquence de l’open bar.

Mais je conviendrai facilement que ce n’est pas le seul problème.
Ni que tout est noir. Par exemple, le système universitaire français sait très bien monter des formations performantes, qui vont de l’apprentissage jusqu’au Doctorat, en passant par les IUT, les filières généralistes et la formation continue. Ca c’est très rassurant. Mais l’engorgement à l’entrée grippe le système.

Le tirage au sort n’a été que le symptôme visible d’un problème que je maintiens être majeur, le système d’inscription libre et d’un besoin de responsabilisation qui soit clair et objectif.

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#1804 09/11/2017 11h03 → Situation économique de la France et avenir de la France

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"l’idéologie égalitariste - que l’on retrouve malheureusement dans beaucoup d’autres domaines que l’enseignement - est ancrée chez nous, et va achever de nous faire couler."

Exactement, une de mes fille en GEA, à pu consulter les stats de départ des élèves à l’étranger.  5% partaient il y a moins de 10 ans, aujourd’hui, c’est 30% et beaucoup ne reviennent pas. N’étant pas de mère Française elle a déjà pas mal voyagé, elle se rend compte à quelle point on lui a tenté de lui insérer cette pensée égalitaire dans le cerveau depuis le primaire. En cours de création d’entreprise, on lui explique que si elle a une idée géniale, si elle arrive à passer tous les barrages et difficultés de la création d’entreprise en France, alors, avec un peu de chance ça pourra peut être marcher. On en est là!

Cordialement

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#1805 09/11/2017 11h37 → Situation économique de la France et avenir de la France

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Le risque des concours à l’entrée des universités étant la sur-sélection. Et une sélection qui forcément privilégiera les connaissances plutôt que les capacités à les acquérir. Perso après un bac STI électronique (technologique donc), j’ai fait une licence d’économie puis un master économie/RH et je n’y connaissais rien à la sortie de mon bac (ceci dit, est-ce que les bacheliers ES sont vraiment formés à l’économie?). Bien content de n’avoir eu aucun concours à passer à cette époque. Un bachelier pro qui postule dans une autre filière, c’est que ce qu’il a appris durant ses deux années de bac ne lui plait pas et qu’il souhaite se reconvertir. Il ne faut pas le cantonner à faire ça toute sa vie parce qu’il s’est trompé à 15 ans et a "perdu" 2 années à apprendre autre chose. Je suis pour lui donner une chance de se rattraper sans avoir à retaper 2 années d’un autre bac et finir ses études à 27 ans.

A l’inverse, un ami bac ES a arrêté dès la première année, son niveau/sa volonté ne suivait pas. Sachant que le taux de réussite au bac avoisine les 90%, et qu’il ne remplit déjà plus son rôle de "filtre". Je ne vois pas pourquoi on privilégierait certains bacs à l’entrée de certaines filières universitaires.

Comme solution, je verrais plutôt un élargissement de l’accès aux cours en développant les cours à distance (vidéo), ou encore les amphithéâtres "clone" qu’on peut déjà trouver dans certaines universités où le prof n’est pas présent physiquement mais en vidéo en direct d’un autre amphi. La sélection se fera ensuite naturellement et équitablement aux partiels.

Concernant les étudiants juste là pour gratter 400/mois de bourse, j’en ai croisé pas mal en première année. Généralement, on les voit uniquement aux TD (2-4h/semaine), souvent entrain de dormir. N’ayant pas eu de bourse, ça fout quand même les boules de voir ça.

Dernière modification par Dicci (09/11/2017 11h38)

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#1806 09/11/2017 11h38 → Situation économique de la France et avenir de la France

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Dicci a écrit :

Pour revenir à la baisse puis modification du CICE évoquée par Carignan99 … MAIS, vous omettez que cet allègement de charges de 6% (ex-CICE) sera boosté pour les salariés percevant un salaire < 1,6 SMIC, l’allègement pouvant aller jusqu’à 10,1%, soit beaucoup plus que l’actuel CICE…Le calcul est à faire au cas par cas en fonction des spécificités des entreprises.

Oui, je m’étais bien gardé de chiffrer quoique ce soit - parce que je ne suis pas intime avec l’ensemble de ces dispositifs.

Le fond de l’affaire est qu’on est dans une configuration où on promet des hausses maintenant (ex. : CICE en baisse de charge et donc hausse mécanique d’IS pour les emplois ’qualifiés’ comme vous le soulignez, hausse de csg/crds qui va impacter les primes d’intéressement, sans doute surcoûts pour les indépendants) et des baisses plus tard.

Un décalage déprimant.

Déprimant pour les chefs d’entreprise comme moi (TPE, moyens intellectuels trop moyens pour modéliser les effets de la fiscalité sur le business) et pour pas mal de salariés. Mes collaborateurs se sont aperçus que 1) leur prime d’intéressement va baisser (hausse csg/crds) et 2) que à 1.8/2k€ p/mois + primes ils sont riches et continueront à payer la taxe d’habitation.

Une taxation du travail déprimante.

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#1807 09/11/2017 11h57 → Situation économique de la France et avenir de la France

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carignan99 a écrit :

Déprimant pour les chefs d’entreprise comme moi (TPE, moyens intellectuels trop moyens pour modéliser les effets de la fiscalité sur le business) et pour pas mal de salariés. Mes collaborateurs se sont aperçus que 1) leur prime d’intéressement va baisser (hausse csg/crds) et 2) que à 1.8/2k€ p/mois + primes ils sont riches et continueront à payer la taxe d’habitation.

Une taxation du travail déprimante.

Ce qui est également déprimant c’est l’effet pervers du dispositif (CICE actuel tout comme sa future forme) : un salarié qui touche un salaire de 3700€ bruts mensuels, s’il est augmenté de 1€ (ou pire, s’il fait une heure supp dans l’année) coûtera 6% plus cher en charges patronales à son employeur TOUTE L’ANNEE, soit 222€/mois, 2664€ par an, soit une heure supplémentaire très cher payée.

Sympa comme "plafond de verre", heureusement je pense que les employeurs ne regardent pas toujours à ça pour des salaires de ce niveau.

Dicci a écrit :

MAIS, vous omettez que cet allègement de charges de 6% (ex-CICE) sera boosté pour les salariés percevant un salaire < 1,6 SMIC, l’allègement pouvant aller jusqu’à 10,1%, soit beaucoup plus que l’actuel CICE…Le calcul est à faire au cas par cas en fonction des spécificités des entreprises.

Pour nuancer mes précédents propos et donner un exemple, je viens de chiffrer pour mon entreprise l’impact (prévisionnel) de la transformation du CICE en 2019 par rapport au dispositif qui sera en vigueur en 2018 (taux à 6%).

Avant :
- CICE à 6% (2018) : 3.000 k€, nets d’impôts.

Après :
- Allègement de 6% de charges : 3.000 k€, soit plus ou moins 2.000 k€ après impôts.
- Allègement supplémentaire sur les salaires <1,6 SMIC : 40 k€ (LOL), soit 26 k€ après impôts.
Impact total : - 974 k€.

Par rapport à 2017, avec le CICE à 7%, enlevez encore 330 k€, soit un impact final de -1.304 k€.

Dernière modification par Dicci (09/11/2017 16h32)

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