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Favoris 1   [+10]    #1 28/11/2021 10h22

Membre (2021)
Réputation :   30  

Bonjour à tous

Entrepreneur fauché pendant des années (les salaires doivent être payés quoi qu’il arrive…), j’ai appliqué diverses stratégies pour réduire radicalement mes dépenses.
Le poste alimentaire étant facilement important dans le budget d’une part, et littéralement vital d’autre part, je me suis lancé dans la production assez rapidement.

Je suis aidé par le fait de vivre à la campagne, et j’ai ainsi placé quelques liquidités dans des terres agricoles (je suis désormais l’heureux propriétaire de quelques bâtiments et 4ha de terrains dispersés dans les km autour de chez-moi)

Ce qui me pousse à créer ce fil est que j’ai lu le mot permaculture dans une discussion, et j’ai par ailleurs lu BEAUCOUP d’âneries sur internet au sujet de cette discipline.

Donc, laissez moi vous le dire tout de suite : vous NE GAGNEREZ RIEN à vous lancer dans une démarche de production alimentaire "sans effort", ces stratégies de production nécessitent beaucoup d’espace, de l’investissement, et ne sont à priori pas rentables au moins à court terme.

donc mon petit retour d’expérience :
Je suis producteur de nourriture à usage d’autoconsommation (principalement,je troque un peu) depuis 2010, et par ailleurs je produit mon bois de chauffage avec mes forêts.
Je suis très loin d’utiliser toute la surface à ma disposition mais je continue d’accumuler toutes les petites parcelles délaissées par les agriculteurs du coin (ils commencent même à m’utiliser comme source de cash, deux sont venus me voir sans poster d’annonce l’an dernier :-) )
J’ai principalement pratiqué la culture potagère / maraîchère et de petits élevages. Je fais très peu de fruitiers, dune part parce que ça demande un investissement conséquent aujourd’hui pour une production optimale après plusieurs années, et d’autre part parce que les petits vieux du village ont plein d’arbres fruitiers et que la plupart sont trop vieux pour ramasser leurs fruits donc on s’arrange :-)
Je produit aujourd’hui environ 30-40% de ma nourriture (selon les années, sachant que je fais pas de pommes de terre sinon je pourrais approcher des 50), sachant que nous sommes 5 à la maison (équivalent 3,5 adultes). Cela prend à mon épouse et moi quelques heures par semaine sur 6 mois.

Je vais pas détailler tous les essais de production de méthode de travail etc, je vais aller directement aux conclusions qui peuvent vous intéresser, si jamais vous avez envie d’en savoir plus, demandez :-)

Donc :
- le rapport temps / quantité de nourriture produite est très clairement du coté du petit élevage. Élever quelques lapins, poulets, cailles ou pigeons peu prendre quelques minutes par jour si vous êtes bien organisés. Mais ce gain de temps nécessite l’utilisation de matériel adapté (grandes mangeoires grands abreuvoirs en métal, abris en métal, clôture à l’épreuve des renards …)  ainsi que l’achat d’aliments en semi-gros pour gagner du temps. Tout ceci grève la rentabilité financière. Ce genre d’élevage sera rentable pour vous en fonction de ce que vous achetez comme nourriture. Un poulet fait chez vous coûtera bien plus cher qu’un poulet bas de gamme du supermarché, mais sera rentable par rapport à un poulet bio sur le marché. En plus vous savez ce que vous avez mis dans leur nourriture, contrairement au poulet "bio". De mon coté je poursuit pour 3 raisons : 1 c’est marrant, 2 la viande est clairement meilleure que ce que je pourrais acheter, 3 j’y vois un tampon contre l’inflation potentielle

- le rapport argent investi / coût économisé est du coté des légumes au potager. Reste la question du temps à passer. J’organise ma production en prévision du temps que j’estime avoir pendant la belle saison. Quelques légumes demandent très peu d’efforts si ils sont plantés dans le bon sol et si vous avez possibilité d’arroser facilement en cas de canicule. En ce qui me concerne avec mon climat et mon sol le champion est la courgette pour laquelle chaque pied planté me rapporte plus de 30 kg de fruit…
D’autres sont la pomme de terre, le navet, le topinambour. Tout ce qui est assez robuste pour pas trop avoir de maladies et demande peu de désherbage / arrosage. Je ne produit pas que ça, je fais aussi de la carotte, du chou, de la tomate, du poivron… mais je ne le conseille pas dans un premier temps, ce sont des productions plus techniques et plus chronophages, mais que je fais pour les trois raisons exposées ci dessus

- la production fruitière, si elle est intéressante en routine (se réserver deux dimanches pour ramasser 150 kg de fruits) nécessite beaucoup de travail en initialisation (préparer les sol, planter les arbres, les protéger des cervidés et autres ravageurs, arroser, arroser, arroser et réarroser les jeunes arbres des années durant)

N’hésitez pas à me cuisiner !

Dernière modification par Sisiphe (28/11/2021 10h27)

Mots-clés : charges, permaculture, potager

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#2 28/11/2021 11h31

Membre (2019)
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Bonjour ,
A part votre production ( 30 à 40 % de votre nourriture ), vous vivez de quel revenu ?

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#3 28/11/2021 12h04

Membre (2021)
Réputation :   42  

Dans vos calculs de rentabilité fait maison vs achat, comptez vous l’amortissement de l’acquisition des terrains et des taxes ?

L’élevage contraint-il à être sur place 365 jours/ an ?

Dernière modification par Granite (28/11/2021 12h04)

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#4 28/11/2021 13h31

Membre (2021)
Réputation :   30  

oui je compte l’amortissement, mais la variable la plus importante est le temps passé, dans mon cas le coût d’achat au m2 est très faible (terre agricole en campagne = moins de 1€ / m2)

si 1m2 produit annuellement 30kg de légume l’amortissement est négligeable

évidement il faut adapter ça à chaque situation, plus votre revenu est important et plus les terrains sont chers, moins à priori l’autoproduction est intéressante

edit : j’ai oublié une des questions : la plupart des élevages en extérieur contraignent en effet d’être présents 365 jours par an, notamment les poules très sensibles aux prédateurs, de mon coté j’ai des arrangements avec des voisins au RSA qui sont ravis de s’occuper de mes poules quand je pars en échange de la récolte d’oeufs (en été elles me font une douzaine par jour). je leur prête aussi une partie de mon matériel (couveuse notamment)

un élevage en intérieur (lapins, cailles) laisse la possibilité de partir 3 ou 4 jours après avoir bien tout nettoyé et s’être assuré que l’eau et la nourriture sont en quantité suffisante, mais pas plus pour raisons sanitaires

dans cette optique la meilleure production est le pigeon, peu sensible aux prédateurs nocturne dans sa volière car ses nids sont en hauteur et très autonome, le fait de l’avoir en volière extérieure permet qu’il salisse moins le sol, si vous avez une solution pour l’eau et a nourriture (distributeur automatique), vous pouvez les laisser 15 jours voire plus j’imagine…

nivelle a écrit :

Bonjour ,
A part votre production ( 30 à 40 % de votre nourriture ), vous vivez de quel revenu ?

J’ai une activité de consultant indépendant en système d’information et de temps en temps je travaille "gratuitement" pour des entreprises en échange de participation (du moins sur le principe, comptablement c’est un peu plus subtil)

mes dépenses très faibles me permettent de réinvestir pas mal de mes revenus ou de passer plus de temps sur le projets de type entreprenariaux, mais je ne compte pas dessus, en cas de mauvaise récolte, 2 ou 3 jours au TJM du marché me permettent de compenser :-)

Dernière modification par Sisyphe01 (28/11/2021 13h44)

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#5 28/11/2021 21h37

Membre (2021)
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Bonsoir Sisyphe,
En ce qui concerne votre bois de chauffage que vous faites, et au regard du prix du stère actuellement (75-85€ le stère livré),  comment estimez-vous la rentabilité de vous chauffer au bois? J’imagine également que vous troquez du bois de chauffage en excédent également…

Personnellement, j’ai investi dans une tronçonneuse électrique avec batteries pour un montant de 350€ tout matériel compris. J’aurais rentabilisé mon investissement avant la fin de l’hiver pour me chauffer!

En ce qui concerne le maraîchage pour son auto-consommation, il est clair qu’il faut du temps et de l’énergie. Le systèmes d’arrosage programmables font quand même gagner du temps. Malheureusement, difficile pour un actif à temps complet + enfants de s’y investir complétement. Mais je reste toujours très étonné de constater que des personnes qui ont un potager et  du temps à y consacrer (retraités), sont capables de produire des quantités de fruits et légumes impressionnantes! Avec 300m2 de terres, les quantités peuvent nourrir >50% des besoins de 6-7 personnes.


L'investissement, c'est ce que l'on fait de son temps et de son énergie

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#6 28/11/2021 22h12

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@ColombC:
nous avons acheté notre propre forêt que nous exploitons dans une optique de gestion durable. La vente de bois d’œuvre couvre un peu plus que le prix d’exploitation (bûcheron, grumier) du bois de chauffage. En terme de rentabilité (en prenant le prix local du stère sec), ça nous fait du 2,5%. Rien d’exceptionnel donc. Cette forêt remplit pour nous deux fonctions: a) une modeste contribution à une gestion durable de la forêt b) une couverture en cas d’augmentation des prix de l’énergie.

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[+1]    #7 28/11/2021 22h21

Membre (2021)
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INTJ

Bonsoir,

J’ai pour ma part des arbres fruitiers environ une vingtaine (pruniers, pommiers, cerisiers, poiriers).

Je confirme que pour avoir une production de fruit intéressante il faut environ 5 années si vous vous occuper de vos arbres (taille, engrais et arrosage l’été).

Je suis à chaque fois parti de scion que vous pouvez trouver aux alentour de 10€ (cela dépend beaucoup de la variété et du fruit).

Comme dit par Sisyphe, cela devient vraiment intéressant niveau temps/production au bout de 8 ans.
Si vous êtes en plus capable de transformer votre production un minimum (jus, fruits séchés et conserves)

alors vous augmentez la valeur de ce que vous produisez, c’est personnellement un passe temps qui me prend environ 1h par semaine au Printemps, et environ 5h par arbres pour les récoltes et 1h30 par arbres pour la taille l’hiver (arbres qui ont entre 10 et 15 ans).

Question pour Sisyphe, combien vous ont couté les équipements pour l’élevage ?

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[+1]    #8 28/11/2021 22h43

Membre (2021)
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à propos du bois de chauffage, l’investissement complet (poêle, tubage, prix du technicien, tronçonneuse, parcelles de forêts) sera rentabilisé en 4 ans d’économie de chauffage (gaz).

Le prix du stère est plus aux alentours des 50 euros chez moi, quand j’ai pas le temps j’en achète un peu pour combler (j’ai quelques bâtiments à chauffer…).

Les équipements pour l’élevage ont représenté environ 3000 euros pour une capacité d’une vingtaine de poules en simultané + une vingtaine de poulets et de quoi héberger environ 30 pigeons ou 50 cailles.

Ma stratégie depuis quelques années est de calculer une rentabilité annuelle et de la réinvestir totalement dans l’équipement, n’ayant pas spécialement besoin de liquidités.

Ces investissements nous permettent de conserver une production constante en diminuant le temps passé. Ce n’est ici clairement pas une question de rentabilité mais de confort de vie.

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#9 29/11/2021 09h06

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Bonjour Sisyphe,

comme vous disposez de pas mal de bois, en utilisez-vous une partie pour faire du BRF (Bois Raméal Fragmenté) ?

C’est conseillé en permaculture pour enrichir le sol, mais personnellement je n’ai expérimenté que pour le paillage des fraisiers et des arbustes avec des bons résultats : meilleure production, moins d’arrosage et moins de désherbage.

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#10 29/11/2021 09h30

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Le BRF fait partie des trucs "à la mode" préconisés un peu partout

ça a un intérêt indéniable dans certains cas particuliers… mais des effets pervers (déséquilibre azote / carbone) dans d’autres. Perso j’ai "hérité" d’un très bon potager, ayant racheté la parcelle d’un voisin âgé dont le potager n’intéressait pas la famille.
Des décennies à pratiquer une culture raisonnée sur le même sol, avec rotations et semi de culture intermédiaires (céréales enfouies) en font un très bon sol, et je n’ai pas eu besoin de l’amender pour augmenter le taux de matière organique.

En règle générale, les sols autours des habitations ont un net déficit en matière organique, et en apporter sous quelque forme que ce soit est bon pour le sol sur le long terme (engrais verts, BRF, sciure, paille, déchets de tonte, compost, fumier, etc etc)

J’ai tout de même expérimenté le BRF sur une parcelle en conversion pelouse => futur champ de patates, mais pour l’instant rien de formidable par rapport à n’importe quel autre apport

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Favoris 1   [+1]    #11 29/11/2021 10h21

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ENTJ

Cet "héritage" est une vraie chance, les anciens considèrent qu’il faut une 20ne d’années pour réaliser un bon terrain à potager, bien joué…wink

NB : à titre professionnel, je signale d’ailleurs que le code de l’urbanisme permet de repérer et préserver ces jardins "remarquables" si les élus, les habitants, sont conscient de cet état de fait.
NB 2 : je gère une 100ne de fruitiers sur 2ha dans le Sud (très sec), je n’ai pas les mêmes retours sur investissement, à ce niveau il faut du matériel et le retour sur investissement est pour ainsi dire impossible. Je met le broyat en surface, le résultat est bon. Pour les espaces interstitiels, nous avons semé de la luzerne. Nous plaçons beaucoup d’espoir dans une tentative de…Trufficulture avec des plants de chênes kermès. A suivre.


Tant que t'as pas vendu t'as pas gagné. Mais t'as pas perdu. Mais t'as pas gagné. Mais…Oh zut fait @*

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#12 29/11/2021 10h25

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INFP

Dans un petit livre sur le paillage dont le nom m’échappe, il apparaissait qu’en fait le foin est un mode de paillage dont la biodégradation et l’absorption par le sol reste optimale.

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[+2]    #13 29/11/2021 10h33

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Bonjour à tous,

Merci à  Sisyphe01, pour la création du topic que je trouve intéressant.

Pour ma part, je fais un peu de bois de chauffage en automne/hiver à raison d’une 50ene de stères par ans.  Il s’agit principalement de têtes de chêne acheté (10€ le stères) par ci par là à des particuliers possédant un bois.

Il faut compter pas mal d’huile de coude, de temps et de récupération pour mener à bien ce "travail" qui à mon sens est très difficile. Le bois à long terme c’est usant pour le corps.

L’investissement financier est assez conséquent pour faire du bois environ 5 000€ pour commencer à pouvoir travailler correctement ( tracteur, tronconneuses, benne).

Pour vous montrer le gain, l’année dernière, j’ai fais 100 stères avec mon père. Sachant qu’un stère vaut 70€ dans mon secteur ca fait 7 000€ auxquels nous devons déduire les frais inhérents à la coupe du bois ( essence, huile, chaines, réparations diverses et variées) et les têtes achetées, on sort avec un "bénéfice" net d’environ 5 500€. Après libre a nous d’en vendre une partie ou de tout garder pour vous chauffer.

Aussi, pour parler récoltes d’arbres fruitiers, mon père dispose d’un champs avec une quarantaine de pommiers plantés il y a environ 40 ans. Nous avons récolté environ 15 tonnes de pommes revendues à une coopérative pour environ 1 200€.

La aussi, je trouve ca intéressant financièrement car cela nous a pris 4jours pour ramasser ca avec une machine qui vaut environ 4 000€. Donc rapidement amortie. Au delà de ca, il n’y a rien a faire pour entretenir les pommiers.

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#14 29/11/2021 13h10

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Je me suis posé pas mal de questions pour réduire mes dépenses et produire ma propre nourriture.

Cependant, j’habite en plein centre ville et ma parcelle fait moins de 199 m2 (maison dessus).

Sur le plan production animale, j’ai essayé : poules, cailles et canes.

La reproduction des poules et des cailles est une source de nuisances sonores avec le chant des mâles. J’ai rapidement abandonné. Je me suis donc orienté uniquement sur la production d’oeufs.

- J’ai abandonné les cailles, car l’élevage nécessite pour être performant des installations adaptées (cage, biberons, etc.) et une nourriture spécifique or je voulais des animaux élevés à l’air libre pour qu’ils puissent gratter le sol.

- Les canes (de barbarie) ne font pas de bruit, mais pondent moins bien que des poules. Leurs oeufs sont plus gros et avec peu de blanc, ce qui est un avantage pour la pâtisserie, mais aussi un inconvénient (pas de blancs montés en neige). Elles ont besoin d’un point d’eau et souillent leurs nourritures, donc j’ai abandonné l’usage des mangeoires automatiques, ce qui entraîne une perte énorme car je nourris tous les oiseaux du quartier. Par contre, elles sont rustiques et n’ont pas besoin d’un abri important. Je ne renouvellerai pas l’expérience. Les coureurs indiens seraient plus productifs, mais aussi plus peureux or le centre ville est bruyant.

- Les poules sont idéales, un peu bruyantes, mais bonnes pondeuses. Pour disposer d’une bonne autonomie et gagner du temps sur l’entretien, j’utilise une mangeoire automatique et de grands bacs d’eau. Pour le poulailler, après avoir connu les poux et ne voulant pas utiliser de produits toxiques, je l’ai refait avec quelques parpaings et une tôle de récupération, ce qui me permet de détruire les parasites au chalumeau (éradiqués à ce jour). Aujourd’hui, cela ne représente que quelques minutes d’entretiens par semaine.

Depuis aout 2016, nous sommes autonomes en oeufs (famille de 4 personnes) et en plus nos animaux recyclent nos déchets (restes de repas, épluchures) et je composte le reste. Nous avons réduit nos poubelles. Nous avons eu jusqu’à 4 poules et 2 canes. Aujourd’hui, il ne nous en reste plus que deux et je n’imagine même pas acheter un oeuf. Si nous n’avons plus d’oeufs, nous attendons.

Je n’ai pas calculé la rentabilité. Je paye 8 euros mes 25-30kg de blé à la ferme. Mes oeufs ne sont pas bio, mais nos poules mangent la même chose que nous et je peux vous dire qu’il y a une différence avec les oeufs achetés au supermarché.

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#15 29/11/2021 14h08

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Les oeufs bio ce n’est pas un gage de qualité, ça peut être de l’élevage hors sol mais nourri avec des graines bio (du moins étiquetées comme telles)

Même l’élevage en plein air n’est pas vraiment un gage de qualité, de nombreux éleveurs "plein air" se contentent d’ouvrir les bâtiment le temps minimal nécessaire (de mémoire 3 heures, mais je dit peut être une ânerie)
J’ai même entendu un éleveur conseiller de nourrir les animaux pendant cette période pour éviter qu’ils ne sortent et gagner du temps …

Évidement il existe des éleveurs (surtout petits) qui travaillent en vrai plein air …

Selon mes calculs le coût d’un oeuf du jardin est équivalent à celui d’un oeuf "plein air" du supermarché pour une qualité incomparable

Dernière modification par Sisyphe01 (29/11/2021 14h08)

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[+1]    #16 29/11/2021 14h47

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Quelques retours de mon côté, même si mon expérience est plus parcellaire.

Niveau légumes
Déjà, je trouve qu’il manque un légume phare, qui représente la majorité de ma production : les courges (potirons, potimarron, butternut, etc).
C’est pour moi le légume parfait : elle sont un peu sensible au démarrage, et à la sécheresse.
Mais si on les protège un peu au début et qu’on arrose régulièrement, il n’y a rien à faire et les productions sont souvent importantes!
Le 2nd avantage est que ce sont des légumes qui peuvent se conserver!
Du genre, j’ai cuisiné en automne, des butternuts de 2020, soit 1 an de conservation sans problème.

C’est le gros avantage sur la courgette où la conservation n’est pas toujours aisé. La courge bien mûr se conserve très bien.
Par contre, c’est très gourmand en espace.

Depuis 2/3 ans, je cultive les courges en mix avec des pois à rame, qui sont assez simple à produire également (comme les courges, à protéger au démarrage).


Pour le reste il y a la problématique climatique, cette année, par exemple, les tomates ce ne fut pas pertinent. (du genre 1kg récolté sur une 60aine de pied…)
Les légumes racines, je n’ai pas encore trouvé le truc, ma terre doit être trop lourde, donc je continue à l’enrichir et l’aérer.

Niveau BRF
Le BRF est pas mal pour démarrer une parcelle.
Je suis sur du verger, donc pas de potager, donc pour démarrer une parcelle, 3/4cm de BRF, c’est nickel!
Et laisser mariner un an ou 2. (enrichir en azote est aussi pas mal pour accélérer la décomposition du BRF et passer à la mise en culture).
Après, en paillage léger, ça fait aussi l’affaire,

Niveau chauffage
Je chauffe également au bois, entre bois familiaux et récup de coupe d’arbre (là j’ai 20/80 en répartition).
la récup contre coup de main est assez efficace, car ça ennuie beaucoup de monde de faire des trajet à la déchetterie!
L’installation est assez peu couteuse, le plus cher est le tubage.
La cuisinière à bois nous a couté 80€ d’occasion + 30€ de matériel (joint principalement)
Nettoyer, entretenu, elle fait le boulot!

Niveau élevage
j’avoue que là je ne mange pas la viande de mes animaux.
Principalement, car je n’ai pas la connaissance pour abattre et découper les animaux, donc je me limite aux oeufs pour le moment;

Niveau Verger
c’est pour moi le point le plus intéressant, car une fois l’arbre implanté, l’effort est faible comparé à la production.
Sur ce point, j’ai pas mal retaillé l’hiver dernier, donc les pommiers ont majoritairement fait grève cette année (bon 15 ans de taille en retard, ça pique un peu)
Je plante en moyenne 3 arbres/ans, simplement, pour pouvoir assumer l’arrosage en canicule (ils sont loins des points d’eau, donc c’est à la main.

mes problématiques
Pour moi il y a 3 grosses problématiques liés au potager :
- la gestion de la pluie. Car certaines périodes sont dévastatrices pour les cultures (cette année avec les tomates par exemple)
- la gestion de l’arrosage : pas encore optimisé chez, moi, mais ça devrait plus tarder!
- le temps : entre la gestion des gosses, des locations, du quotidien, le temps restant pour le potager et la mise en place est assez limité.
C’est mon principale point de blocage!
Et surtout mon temps disponibles varient non linéairement, donc je peux me retrouver avec quasiment pas de temps en pleine sécheresse et plein de temps en pleine période de pluie… (comme cette année en fait)

Sinon c’est clair que c’est productif pour un coût limité!
Surtout si on fait ses graines!

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#17 29/11/2021 19h23

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Bonsoir Sisyphe01,

Comment trouvez-vous ces petites parcelles ? Je serai éventuellement intéressé par l’achat d’un petit morceau de forêt par exemple (quelques hectares), mais je ne trouve rien sur leboncoin et je n’ai pas identifié d’autres méthodes pour trouver un vendeur éventuel.

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#18 29/11/2021 19h29

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alors ça c’est l’astuce magique du campagnard:nulle part

c’est EXCLUSIVEMENT du bouche à oreilles. Il n’y a pas d’annonces

Le vendeur typique va :
- en parler à sa famille
- au bout d’un petit moment, en parler aux voisins
- venir voir l’original du village réputé pour acheter n’importe quel terrain (aka votre serviteur)
- aller voir son notaire
- mettre un post it au commerce du village
- et en dernier recours demander à un petit neveux qui sais utiliser un ordinateur de faire une annonce

je caricature A PEINE

le fait d’être sur place, de fréquenter le bistrot du village (j’avoue tout), d’aller à la fête patronale etc. me donne un énorme avantage

le pire c’est que y’a souvent pas de mise en concurrence, les "prix du marché" donnés par le notaire son un espèce d’étalon indépassable

fait amusant : un agriculteur voisin m’a dit que je payait mes terrains "bien trop cher"… et quand je lui ait proposé de me vendre 10 hectares au même tarif il a baragouiné un truc et a changé de sujet

edit : ha oui, dans 2 cas j’ai aussi tout simplement demandé à quelqu’un en passant "ha ce terrain est à vous ? et vous voudriez pas le vendre" et la personne a tout simplement répondu "pourquoi pas", puis notaire, estimation, vente, et voilà !

Dernière modification par Sisyphe01 (29/11/2021 19h43)

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#19 29/11/2021 19h44

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Bonsoir ,
Sisiphe 01 a écrit
-Selon mes calculs le coût d’un oeuf du jardin est équivalent à celui d’un oeuf "plein air" du supermarché pour une qualité incomparable
-----------
Incomparable : vous êtes sûr ? avez vous fait une dégustation à l’aveugle mais vraiment à l’aveugle ?

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#20 29/11/2021 19h55

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Non en effet, je n’ai pas fait d’étude randomisée en double aveugle, vous pouvez considérer cette phrase comme une opinion subjective

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#21 29/11/2021 20h06

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Sisyphe01 a écrit :

Les oeufs bio ce n’est pas un gage de qualité, ça peut être de l’élevage hors sol mais nourri avec des graines bio (du moins étiquetées comme telles)

Même l’élevage en plein air n’est pas vraiment un gage de qualité, de nombreux éleveurs "plein air" se contentent d’ouvrir les bâtiment le temps minimal nécessaire (de mémoire 3 heures, mais je dit peut être une ânerie)
J’ai même entendu un éleveur conseiller de nourrir les animaux pendant cette période pour éviter qu’ils ne sortent et gagner du temps …

Évidement il existe des éleveurs (surtout petits) qui travaillent en vrai plein air …

Types d’œufs

En terme de confort, le bio est supérieur au plein air, même si loin d’être parfait. Il faut aussi noter l’absence d’antibiotiques en prévention pour les élevages bio.

Il existe des labels supérieurs à Bio, mais je ne l’ai ai jamais vu en GS ou en magasin bio.

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#22 29/11/2021 20h38

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Sisyphe01 a écrit :

alors ça c’est l’astuce magique du campagnard:nulle part

c’est EXCLUSIVEMENT du bouche à oreilles. Il n’y a pas d’annonces

Je confirme les propos de Sisyphe01, il est très difficile d’acheter des parcelles de bois. Les biens restent très souvent dans la famille et si ce n’est pas le cas, le droit de préférence s’applique pour les parcelles inférieures à 4ha. Le propriétaire est tenu d’informer aux propriétaires des parcelles contiguës son intention de vendre. Sachant qu’en France la superficie forestière moyenne détenue par un propriétaire est inférieure à 3 ha…

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#23 29/11/2021 21h25

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ESTJ

Je regrette pour ma part d’être un aussi piètre jardinier, ce qui a toujours amusé mon père qui lui était le sage du village, consulté pour ses choix de dates de semis et tailles, fonction du calendrier lunaire et des maximes des anciens qui cadençaient son travail.

Pour autant, il m’a appris des bases que j’espère pouvoir approfondir depuis les notes qu’il m’a laissées : un œillet d’Inde près d’une ligne de tomates pour éloigner des nuisibles, de l’herbe à rat également, du purin d’orties à la saison, un amendement du terrain sur un mélange crottin de cheval et fumier chèvre et vache selon la nature du terrain, etc…

Le motoculteur a cède la place à la grelinette sur une zone du terrain, le compost a remplacé les cendres des feux de végétaux interdits désormais.

Au portugal, je reste amuse par la méthode de (non) travail bien différente de chez nous  pas de tuteur aux tomates qui traînent à même le sol par exemple, peu d’arrosage et pourtant ça marche …et plutôt bien mieux que je ce que j’en ferai !

Sur le bois de chauffage, sujet qui recoupe l’investissement qui nous occupe tous, avant 2000 ou plutôt la tempête de 1999, le stère en 50 cm valait moins de 35 euros et encore, on regardait la proportion de résineux pour discuter du prix final…faute de main d’œuvre sans doute, les choses ont changé : avant cette tempête, pour couper chez un propriétaire le coupeur prenait 1/3 du volume, après le ratio s’est inversé …j’ai passé mes congés d’été sur cette activité cette année la et la suivante, ce qui amusait beaucoup mes collègues de l’époque qui me prenaient pour un fou, et pourtant ce pécule conséquent était non négligeable au final…


Trop vieux pour être FIRE, trop jeune pour être retraité…just in time pour profiter pourtant !

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#24 29/11/2021 22h21

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elo90 a écrit :

Le propriétaire est tenu d’informer aux propriétaires des parcelles contiguës son intention de vendre. Sachant qu’en France la superficie forestière moyenne détenue par un propriétaire est inférieure à 3 ha…

Oui il y a cette question de la préemption. Pour mon premier achat forestier j’ai eu la chance de sortir des clous (parcelle mixte forêt + prairie = formalités simplifiées de mon point de vue… mais pas de celui du notaire)

Il y a divers organismes hormis les voisins qui peuvent préempter selon si on parle de terre agricole ou forestière. Vivre dans une zone où la pression sur le foncier est faible est un avantage indéniable, car les organismes capable de préempter ne le font pas, si bien que j’en oublie facilement cette "formalité".

ne pas oublier que pour les parcelles agricoles louées, le fermier peut préempter également. J’ai soigneusement évité cette situation en ne me positionnant jamais sur ce type de parcelles… pour l’instant

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Favoris 1    #25 29/11/2021 23h39

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J’ai planté une vingtaine d’arbres fruitiers depuis 2003, date à laquelle j’ai hérité d’un champ en Bretagne. J’ai également planté des arbres d’agrément divers.
Quelques réflexions/conseils :
Choisissez des formes qui ne nécessitent pas de taille suivie (gobelet, demi-tige ou tige).
Mélangez les variétés précoces et tardives afin de consommer sur une période plus longue.
Pensez aux variétés modernes moins sensibles aux maladies (Tentation ou Jubilé pour les pommes)
L’emplacement et la variété doivent déterminer le choix. J’ai testé divers figuiers par exemple : le meilleur, c’est la Grise de Tarascon dans mon cas à cause de l’automne précoce. Je n’ai pas de cerisiers à cause des oiseaux…
Ne négligez pas les petits fruitiers robustes (myrtilliers, framboisiers et ronces)
Si vous avez de la place, le noyer et le châtaignier sont idéaux. Très peu de travail après la plantation et à terme, il fournissent en plus un bois de valeur.

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