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Forums des investisseurs heureux

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[+2]    #1 28/11/2011 07h40 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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Je rajoute le classique One Up on Wall Street, de Peter Lynch.

http://cdn.jipaban.com/repo/shops/2889/prod_img/md_1315896743_2889.jpg

Lynch est une légende aux States, et on comprend pourquoi quand on regarde ses incroyables résultats.

Le bouquin ci-dessus est fantastique; l’auteur s’echine tout au long du livre a théoriser le common sense en investissement (vos meilleures idees peuvent vous venir en vous baladant dans un centre commercial, etc.) et surtout, il vulgarise avec brio toute la technique - c’est la grande force du livre.

Les maximes bien connues (type "investir uniquement dans ce qu’on l’on comprend") sont systématiquement illustrées par des exemples pratiques qui laissent le lecteur pantois - "mais c’est bien sur!", s’exclamera-t-il au moins cent fois avant d’avoir fini le chapitre.

Mr. Lynch dévoile sa philosophie d’investissement (proche de Buffet, mais je trouve Lynch moins "vieux grizzli"), explique quels ratios il utilise, et prend le lecteur par la main de la première a la dernière page.

Mr. Lynch défend également une position atypique, a savoir que le particulier a un avantage compétitif sur le professionnel de Wall Street.

On referme son bouquin en se disant qu’on s’est fait un ami, et surtout on en appris un paquet - sur la technique, sur l’industrie, et sur nous-mêmes.

Si il y a vraiment un bouquin "tout en un" au sujet de l’investissement long-terme, pour moi aucun doute, c’est One Up on Wall Street.

Je l’avais survole plus jeune… Je l’ai relu dernièrement, et j’ai été complètement émerveillé.

Ah oui, aussi, la stratégie est plus orientée value que rendements - ce qui personnellement me parle plus.

Total must-have. Enjoy.

Dernière modification par thomz (28/11/2011 07h50)

Mots-clés : débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie

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[+2]    #2 26/03/2012 09h05 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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JB0660 a écrit :

En relisant le topic, j’ai également vu que Investir dans la valeur a été cité plusieurs fois.
Est-ce qu’il apporte quelque chose par rapport à l’Investisseur Intelligent de B. Graham?
Est-ce qu’il vaut le détour?

Merci !

Ce livre est le nouveau testament de l’investissement "value".

Security Analysis = Tables de la Loi
L’Investisseur Intelligent = Ancien testatement
Investir dans la valeur = Nouveau Testament

Il est centré sur la valorisation d’une société et est indispensable pour qui veut progresser dans ce domaine. C’est un niveau au dessus de L’Investisseur Intelligent qui est un peu plus "philosophique" et conceptuel.

Pour ma part, c’est mon préféré.

Dernière modification par spiny (26/03/2012 12h26)

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[+3]    #3 15/08/2012 16h10 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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J’ai trouvé ici une recommendation du Petit livre pour réussir en bourse de Pat Dorsey de Morningstar.

J’achève actuellement la lecture de son autre livre, The Five Rules For Successful Stock Investing: Morningstar’s Guide To Building Wealth And Winning in the Market.

Pour ceux que l’anglais ne rebute pas, c’est de très loin le meilleur livre d’investissement que j’ai lu jusqu’ici, notamment parce que ses recettes sont applicables au monde d’aujourd’hui (car malgré tout le respect que j’ai pour Ben Graham, sa méthode commence à dater wink).

Le livre est essentiellement une version plus approfondie du Petit Livre pour Réussir en Bourse. Il décrit la marche à suivre pour réussir en bourse, et des techniques pour notamment:
- évaluer le "moat" d’une entreprise
- lire et comprendre les différents financial statements (j’ai recu une éducation en comptabilité, et je regrette de ne pas avoir lu ce livre avant, car en quelques pages Pat Dorsey m’a plus apporté qu’un semestre de cours)
- s’assurer que le management d’une entreprise soit bon et honnête
- estimer le prix d’une entreprise

La dernière partie du livre est également très instructive, puisque chaque secteur est passé au crible (healthcare, utilities, consumer goods, …). L’auteur explique le fonctionnement de chaque secteur, et quels sont les chiffres à regarder en priorité pour déceler les gagnants des perdants.

Bref, je le recommende très vivement aux personnes qui ne l’ont pas lu, car cet ouvrage m’a permis d’acquérir une approche vraiment structurée dans mes investissements, et m’ont permis de vraiment comprendre à quel point quelques heures passées à analyser une entreprise peuvent être bénéfiques!

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[+2]    #4 26/01/2013 17h31 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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Bizarrement, je privilégie les lectures concernant le raisonnement, la raison, la réflexion que des ouvrages pure "d’investir en puissance".
Je pense que la raisonnement, c’est la clés de toute décision. Dès lors, j’ai quelques ouvrages à vous conseiller.

Le premier sera The upside of irrationality de Dan Ariely. Ouvrage assez simple dans la forme comme dans le contenu. Assez facile d’accès et de compréhension.
--- > Comprendre l’homme et son raisonnement. Loin d’être évident. Néanmoins, Dan Ariely arrive brillamment à expliquer l’irrationnalité de l’Homme. Et extrait l’essence de la rationalité. Des propos cohérent, parfois évident mais qui en quelque sorte, nous amène a un raisonnement plus tacite sur l’homme et les objectifs a atteindre.
Ouvrage que j’ai trouvé divertissant et useless !
Un registre microéconomique, dans un style a la D. Levitt et son Freakonomics.

Le second sera le chef-d’oeuvre de Naomi Klein La stratégie du choc , où elle dresse un portrait accablant des politiques de chocs. Cependant, elle ne fait pas seulement une critique du système. Elle montre de manière stupéfiante les conséquences de cette stratégie. Les prescriptions faîtes en Amérique-du-Sud ont entraînés un endoctrinement généralisé, des taux d’inflation atteignant les 500% pour certains aliments. Des entreprises internationales avides de nouveaux marchés déréglementés, s’accaparant les ressources minières et pétrolière pour une bouchée de pain.
Cet ouvrage m’a réellement ouvert les yeux sur les intérêts cachés, et la stratégie. Depuis, la lecture de cette dernière, ma vision du monde a complètement changé, je n’essaye plus simplement de voir le monde tel qu’il est censé être (tel que la presse le décrit) mais tel qu’il « est » (et ce par une multitude de canaux d’informations).

Et enfin, le troisième sera celui de  Steven Levitt et Stephen Dubner, Freakonomics. Pour résumer la réflexion de Steven Levitt, on peut reprendre certains de ces propos « les effets les plus considérables résultent souvent de causes lointaines, parfois infimes. La réponse à un problème ne se trouve pas toujours sous notre nez » et «  le propos de ce livre est donc d’explorer la face cachée d’à peu près tout » La démonstration la plus concluante, selon-moi, fut sa réflexion autour de la question, du pourquoi la criminalité aux Etats-Unis a-t-elle fortement diminué ? La réponse commune des mœurs et des autorités est la suivante, la diminution de la criminalité est la résultante de l’augmentation des dépenses étatiques, plus de patrouilles, plus de locaux. En somme, l’amélioration de la situation serait le fruit des dépenses.
Mais, Steven Levitt à une toute autre hypothèse. Sa conclusion fut que la baisse du taux de criminalité dans les années 90 est la conséquence de la loi autorisant l’avortement, du début des années 70. Les classes faisant appel à l’avortement sont souvent les classes les plus modestes donc les plus sujettes aux crimes.
Pour justifier son hypothèse, Steven Levitt dresseras plusieurs justifications cohérentes. Comme, les économistes ont la manie de mettre des chiffres sur à peu près tous. Il montre que plus, le taux d’avortement est élevé dans un Etat, plus la baisse de la criminalité est importante.
Bref, très instructif.

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[+3]    #5 25/11/2013 19h14 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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Je termine à peine le très rigolo The Bed of Procrustes: Philosophical and Practical Aphorisms de Nassim Taleb, un intuitif recueil d’aphorismes originaux, cinglants et percutants.

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/941_bedofprocrustes.jpg

Mes préférés: (1) "Demander à la science d’expliquer la vie est comme demander à un Bescherelle d’expliquer la poésie"; (2) "L’ignorance consciente, si vous la pratiquez, vous ouvre un nouveau monde, car elle rend toute chose infinie".

Ci-dessous, mon petit best-of (je garde la version originale, et prie ceux qui ne lisent pas l’anglais de bien vouloir me pardonner):

Nassim Taleb a écrit :

Academia is to knowledge what prostitution is to love.

Nassim Taleb a écrit :

In science you need to understand the world. In business you need others to misunderstand it.

Nassim Taleb a écrit :

Education makes the wise slightly wiser, and the fool vastly more dangerous.

Nassim Taleb a écrit :

An erudite displays less than he knows; a journalist or a consultant, the opposite.

Nassim Taleb a écrit :

If you know, in the morning, what your day looks like with any precision, you are a little bit dead - the more precision, the more dead you are.

Nassim Taleb a écrit :

Nobody wants to be perfectly transparent. Not to others, and certainly not to himself!

Nassim Taleb a écrit :

They will envy you for your success, for your wealth, for your looks, for your status - but never for your wisdom.

Nassim Taleb a écrit :

Nothing is more permanent than "temporary" arrangements, deficits, truces, and relationships; and nothing is more temporary than "permanent" ones.

Nassim Taleb a écrit :

The opposite of manliness isn’t cowardice, but technology.

Nassim Taleb a écrit :

A good listener is someone with skilfully polished indifference.

Nassim Taleb a écrit :

People reserve compliments for those who do not threaten their pride; the others they often praise by calling "arrogant".

Nassim Taleb a écrit :

A friendship that ends was never one.

Nassim Taleb a écrit :

We call narcissistic those individuals who behave as if they were the central residents of the world. Those who do exactly the same in a set of two we call lovers or, better, "blessed by love".

Nassim Taleb a écrit :

Most people fear being without audiovisual stimulation because they are too repetitive when they think and imagine things on their own.

Nassim Taleb a écrit :

Asking science to explain life is equivalent to asking a grammarian to explain poetry.

Nassim Taleb a écrit :

You exist if and only if you are free to do things without a visible objective, with no justification and, above all, outside the dictatorship or someone else’s narrative.

Nassim Taleb a écrit :

To be completely cured of newspapers, spend a year reading the previous week’s newspapers.

Nassim Taleb a écrit :

You don’t become free by just avoiding to be a slave. You also need to avoid becoming a master.

Nassim Taleb a écrit :

What fools call "wasting time" is often the best investment.

Nassim Taleb a écrit :

Decline starts with the replacement of dreams with memories.

Nassim Taleb a écrit :

Modernity: we created youth without heroism, age without wisdom, and life without grandeur.

Nassim Taleb a écrit :

You can tell how uninteresting a person is by asking him whom he finds interesting.

Nassim Taleb a écrit :

People focus on role models. It is more effective to find antimodels - people you don’t want to resemble when you grow up.

Nassim Taleb a écrit :

It is as difficult to change someone’s opinions as it is to change his tastes.

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/941_1efb7e347f8f2a7dc385dc1484ce0.jpg

Nassim Taleb a écrit :

The twentieth century was the bankruptcy of the social utopia. The twenty-first will be that of the technological one.

Nassim Taleb a écrit :

For so many, instead of looking for "cause of death" when they expire, we should rather be looking for "cause of life" when they’re still around.

Nassim Taleb a écrit :

The three most harmful addictions: heroin, carbohydrates, and a monthly salary.

Nassim Taleb a écrit :

Men destroy each other during was. Then they destroy themselves during peacetimes.

Nassim Taleb a écrit :

We are hunters. We are only truly alive in those moments when we improvise. No schedule, just small surprises and stimuli from the environment.

Nassim Taleb a écrit :

Charm lies in the unsaid, the unwritten, and the undisplayed. Every fool can control noise, but it takes great mastery to control silence.

Nassim Taleb a écrit :

It is much less dangerous to think like a man of action than to act like a man of thought.

Nassim Taleb a écrit :

The sucker’s trap is when you focus on what you know and others don’t know, rather than the reverse.

Nassim Taleb a écrit :

The calamity of the information age is that the toxicity of data increases much faster than its benefits.

Nassim Taleb a écrit :

Fine men tolerate others’ small inconsistencies though not the large ones. Weak men tolerate others’ large inconsistencies though not small ones.

Nassim Taleb a écrit :

Art is one-sided conversation with the unobserved.

Nassim Taleb a écrit :

Weak men act to satisfy their needs, strong men their duties.

Nassim Taleb a écrit :

In a crowd of a hundred, 50% of the wealth, 90% of the imagination, and 100% of the intellectual courage will reside in a single person - not necessarily the same one.

Nassim Taleb a écrit :

When conflicted with two choices, take neither.

Nassim Taleb a écrit :

Robust is when you care more about the few who like your work than the multitude who dislike it (artists). Fragile is when you care more about the few who dislike your work than the multitude who like it (politicians).

Nassim Taleb a écrit :

The imagination of the genius vastly surpasses his intellect; the intellect of the academic vastly surpasses his imagination.

Nassim Taleb a écrit :

Conscious ignorance, if you can practice it, expands your world - it takes things infinite.

Nassim Taleb a écrit :

Do not call heroes those who had no other choices.

Nassim Taleb a écrit :

Pure generosity is when you help the ingrate.

Nassim Taleb a écrit :

Saying the "mathematics" of uncertainty" is like saying the "chastity of sex".

Nassim Taleb a écrit :

A mathematician starts with a problem and finds a solution. A consultant starts with a solution and creates a problem.

Nassim Taleb a écrit :

Mediocre man tend to be outraged by small insults but passive, subdued, and silent in front of very large ones.

Nassim Taleb a écrit :

A verbal threat is the most authentic certificate of impotence.

Nassim Taleb a écrit :

Half the people lie with their lips; the other half with their tears.

Nassim Taleb a écrit :

They are men who surround themselves with women for ostentation. Others do it for consumption. They are rarely the same.

En bref, un parfait petit manuel pour briller dans les diners en ville!

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[+2]    #6 06/04/2014 07h04 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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Bonjour,

J’ai fini par commander et lire le dernier livre de Jeremy Siegel :
Stocks for the Long Run: The Definitive Guide to Financial Market Returns & Long-Term Investment Strategies (5e Edition, sortie récemment)

Pour ceux qui ont lu Les placements de l’épargne à long terme, c’est un peu la même chose, mais beaucoup plus complet et mis à jour.

Il s’agit d’une analyse sur 400 pages du comportement des actions depuis 1802 :
- Il compare la performance et la volatilité par rapport aux obligations et au cash
- Il parle de la performance des fonds actifs et du développement des ETF
- Il décrit le comportant des actions small et/ou value
- Il décrit précisément l’effet janvier, la "saisonnalité" des jours de la semaine et du mois
- Il parle un peu des futures
- Il n’est pas fan de l’analyse technique
- Il explique la dernière "crise
- Il décrit les grands principes de la behavioral finance


Evidemment, c’est en anglais et pour un public américain ; mais franchement c’est une mine d’information. Je le recommande chaudement, et il n’est pas si cher.

Ci dessous 2 exemples qui vous donneront une idée :
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/598_siegel1.jpg

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/598_2014-04-06_065324.jpg

Dernière modification par Fructif (06/04/2014 09h28)

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[+4]    #7 14/06/2015 16h00 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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https://www.devenir-rentier.fr/uploads/8514_unconventinal_success.jpg
Bonjour,
voici un résumé du livre Unconventional Success, a fondamental approach to personal investment de David Swenson qui a été chief investment officer du Yale Endowment depuis 1985 et qui pèse aujourd’hui 24milliards de dollars. C’est pour moi un des meilleurs livre sur l’investissement avec a random walk down wall street de Malkiel.

•    90% of the variability of returns stems from asset allocation, leaving 10% to security selection and market timing
o    long-term investors build portfolios with a pronounced equity bias. Equity ownership drives long term returns.
o    careful investors fashion portfolios with substantial diversification
o    sensible investors create portfolios with concern of tax considerations
•    Equity Bias: 1 dollar invested in the stock market at the outset of the nineteenth century, with all gains and dividends reinvested, grows to $8.8 million at the beginning of the twenty-first century (1802 to 2001). Jeremy Siegel’s Stocks for the long run. US stocks produce an 8.3% compound annual return from 1802 to 2001. Jeremy Siegel: 8.3%. Ibbotson: 10.4%. No other asset class possesses such an impressive record of long-term performance. Arnott’s study: out of 7.9% equity return, 5% come from dividends, 1,4% from inflation, 0,8% from real dividend growht, and 0,6% from rising valuation. ==> importance of dividends to hitorical returns (at odds with conventional wisdom that suggests that stocks provide growth first and income second).
•    Market timing: available evidence points to a pattern of excessive allocation to recent strong performers, offset by inadequate allocation to recent weak performers for individual investors. Overweighting assets that produced strong past performance and underweighting assets that produced weak performance provides a poor recipe for pleasing prospective results. Indeed, market exhibit mean-reverting behavior, a tendency for good performance to follow bad and bad performance to follow good. Investors who fail to rebalance their portfolios to long-term targets end up with outsized exposure to recently appreciated assets that prove most vulnerable to poor future results.
•    For the investment community as a whole, security selection plays a return-reducing role in investment performance.
•    The expectation that after retirement, an individual will be in a lower tax bracket contains important implications for current financial planning
•    A well diversified, equity-oriented portfolio: 30% US equity, 15% foreign developed equity, 5% emerging market equity, 20% real estate, 15% US treasury bonds, 15% US treasury inflation-protected securities
•    Unanticipated deflation boosts bonds, while undermining stocks. US treasury bonds provide a unique form of portfolio diversification, serving as a hedge against financial accidents and unanticipated deflation. No other asset comes close to matching the diversifying power created by long-term, noncallable, default-free, full-faith and credit obligations of the US government.
•    Diversification = to reduce risk, not a tactic to chase perfomance
•    Some measure of foreign exchange exposure adds to portfolio diversification
•    Ibbotson associates: stocks returns = 10,4%, government bonds return = 5,4%. Real estate returns = 5,4+2,5  = 7,9%. Real estate sits somewhere betwee, stocks and bonds in risk and return characteristics.
•    For individual investors, publically traded real estate securities generally provide reasonably low-cost exposure to relatively high-quality pools of real estate asset. Unfortunatelly, privately offered retail real estate partnerships (SCPI) provide exposure to real estate at such obscenely high cost that the individual investor stands no chance of earning fair returns. ==> Gaining real estate exposure through public securities makes the most sense.
•    Bond (corporate bonds) investors can expect more bad news than good on credit conditions. (la gaussienne va moins loin dans le positive upside que pour les equities)
•    Sensible investors avoid corporate debt, because credit risk and callability undermine the ability of fixed-income holdings to provide portfolio protection in times of financial or economic disruption.
•    Since improving credit fundamentals frequently go hand in hand with rallying stock prices, investors face better odds by owning unlimited-upside stocks as opposed to constrained-potential bonds.
•    Junk bonds (high yield): a poor choice. Magnified credit risk, greater illiquidity, more valuable call options pose a triple threat to bondholders seeking high risk-adjusted returns. The relativelly high cost of junk bond financing provides incentives to stock-price-driven corporate managements to diminish the value of the bond positions in order to enhance the standing of share-owners.
•    Sensible investors avoid currency speculation. Top down (macro) bets on currencies fail to generate a reliable source of excess returns, because the factors influencing economic conditions, in general, and inerest rates, in particular, prove far too complex to predict with consistency. 
•    Leveraged buyouts: While the value added by operationally oriented partnerships may, in certain instances, overcome the burden imposed by the typical buyout fund’s generous fee structure, in aggregate, buyout investments fail to match public market alternatives. After adjusting for the higher level of risk and the greater degree of illiquidity in buyout transactions, publicly traded equity securities gain a clear advantage.
•    in the absence of truly superior  fund selection skills (or extraordiary luck), investors should stay far, far away from private equity investments. (Cambridge Associates PE funds average returns: 11.5%, while 12.2% over the same 20 year period ending in 2003 for the S&P500).
•    The large majority of buyout funds fail to add sufficient value to overcome a grossly unreasonable fee structure.
•    Buyout funds: Unless invesors command the resources necessary to identify top-quartile or even top-decile managers, results almost certainly fail to compensate for the degree of risk incured.
•    Unfortunately for investors, the promise of venture capital exceeds the reality. Over reasonably long periods of time, aggregate venture returns more or less match marketable equity returns. Therefore, venture investors fail miserably on a risk-adjusted basis.
•    Non-core asset classes provide investors with a broad range of superficially appealing but performance damaging investment alternatives.
•    Because of the enormous difficulty in identifying an engaging superior active managers, prudent investors avoid asset classes that derive returns primarily from  market-beating strategies.
•    Buying yesterday’s winners and selling yesterday’s loosers inevitably hurts tomorrow’s performance.
•    Regression to the mean, one of the most pwerful influences in the world of finance, explains the tendency for reversal of fortune.
•    Sensible investors avoid the speculative opportunity of the moment, whether promoted by a high-flying fringe operator or middle-of the road companies like Merril Lynch.
•    By emphasizing asset types and mutual funds that have done well, Schwab and Morningsar encourage investors to buy high and sell low, providing a poor recipe for wealth accumulation.
•    Sensible investors avoid fads, behaving in a disciplined independent fashion. Fidelity to asset allcoation targets requires regular purchase of the out of favor and sale of the in favor, demanding taht investors exhibit out of the mainstra, contrarian behavior.
•    The psychology of rebalancing: contrarian behavior lies at the heart of most successful investment strategies.
•    In the world of investment, failure sows the seeds of future success. The attractivelly priced, out of the favor strategy frequently provides much better prospective returns than the highly valued, of the moment alternatives. The discount applied to unloved assets enhanced expected returns, even as the premium assigned to favored assets reduces anticipated results.
•    Sensible taxable investors reach an obvious conclusion: invest in low-turnover, passively managed index funds.

Dernière modification par Hidalgo04 (14/06/2015 16h04)

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[+2]    #8 07/08/2015 16h23 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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The Education of a Value Investor de Guy Spier.
C’est très éclairant, l’auteur, gérant du fonds Aquamarine nous présente ses doutes, erreurs, l’évolution de sa philosophie, de sa personne. Le livre est à la limite du développement personnel, mais celui d’un value investor, passionnant. Je viens de le terminer et je dois dire que c’est la meilleure lecture que j’ai faite depuis un certain temps. A vrai dire, je l’ai lu deux fois tellement il m’a inspiré !

Pour la version vidéo, c’est ici.

---

J’en profite pour signaler l’initiative de Google qui invite des auteurs et praticiens, de toutes spécialités confondues, à venir partager leur expertise dans Talks at Google.

Ici, 14 vidéos d’une heure environ avec des investisseurs, professeurs et auteurs (Pabrai, Marks, Yacktman, Damodaran…) qui viennent parler de leur livre: Investors at Google.

Merci Google.

Dernière modification par spiny (07/08/2015 16h25)

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[+3]    #9 09/04/2016 18h34 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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Je viens d’achever The Fives Rules For Successful Stock Investing de Pat Dorsey déjà cité par Philippe il y a… quelques années (woah le temps passe).

Je confirme l’opinion de Philippe, c’est un excellent livre résumant très bien à la fois les pièges de l’investissement, les règles de base, les principes des moats, les fondamentaux de la comptabilité ainsi que de la valorisation et un résumé de tous les secteurs de l’investissement (santé, services aux consommateurs, B2B, banques, etc.) ! Incroyable pour un livre de seulement 350 pages. On pourrait penser que tant de sujets en si peu de pages sont forcément bâclés, je pense au contraire que Pat Dorsey et son équipe maîtrisent l’art de la concision. Je recommande donc fortement ce livre aux débutants ou faux-débutants.

Pour d’évidentes raisons de droits d’auteur, je ne peux trop détailler mais j’ai apprécié en sus leur "10-minute test" que je m’impose désormais (en ayant ajouté qqs points et enlevé 2 points). Je suis d’accord avec eux sur de nombreux aspects (importance du free cash flow et quasi-inutilité du compte de résultats, prêter une grande attention au type d’allocation de capital de la boîte, etc.). Un peu moins d’accord sur d’autres points (notamment leur amour des grandes capitalisations et leur peur des faibles liquidités et small caps qui, pourtant, pour un petit investisseur fait rater l’un des seuls -si ce n’est le seul- avantage comparatif démontré par la littérature).

Je peux tout de même détailler un peu, ce que j’ai retiré de nouveau à la lecture du livre (je connaissais déjà beaucoup de ce qui était écrit, c’est rassurant wink). De plus, comme je ne lis pas si souvent l’intégralité des rapports annuels (oui oui bouh bouh pan sur les mains), cela m’a permis aussi d’ajouter des points que je cherche désormais automatiquement dans les rapports annuels (script + Ctrl+F). En vrac :
- porter plus d’attention à l’évolution du ratio accounts receivables / sales si possible sur 10 ans (c’était déjà calculé dans ma table mais je n’y prêtais pas plus attention que ça)  + évolution du ration allowance of doubtful accounts / accounts receivables
- chercher la règle qu’applique l’entreprise (particulièrement pour les boîtes technos ou industriels) pour reconnaître une vente (eh oui parfois c’est à l’expédition, osé, ou à la livraison ou après le SAT et ça peut engendrer de grosses différences…)
- rechercher "one-time charges" ou "non-recurring charges" dans au moins 5 rapports annuels => si abus du recours à ce système, grosse alerte
- idem avec "off-balance sheet leases", "lease commitments", "future minimum payments" (surtout utile pour les entreprises de services aux consommateurs)
- j’ai enfin compris comment lire un rapport annuel d’une banque ou d’une compagnie d’assurance (en fait pas si dur une fois pris par la main avec netteté)
- "other compensation" ainsi que "related-party transactions" et là si je trouve dans le paragraphe des trucs louches (et il y en a beaucoup genre de curieux frais de jets privés, entreprise du beau-frère du PDG qui refait les peintures, etc. etc.), c’est direct poubelle
- "tax benefits from employee stock plans" qui peut parfois gonfler le free cash flow artificiellement (même si le FCF reste beaucoup plus difficile à manipuler)

L’avantage de lire un livre de 2004 qui prend des risques dans ses recommandations, c’est que l’on a douze ans et deux grandes crises comme recul. Alors certes toutes les moats ne traversent pas l’épreuve du temps, après tout c’est normal, toute douve finit par être soit asséchée, soit traversée par un pont ennemi, mais ce n’est pas si ridicule. C’est le cas dans les domaines qui m’intéressent. Et comme j’aime les small et mid caps, j’ai repéré l’une des rares mid caps qui a passé le 10-minute test même en 2016 et qui est depuis dans ma watchlist : Linear Technology.


Do your homework! Parrain pédago pour Bourso, Binck et Bourse Directe : écrivez-moi en MP :-) et  mon portif

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[+2]    #10 21/04/2016 23h24 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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Je recommande à la lecture "Comment devenir riche", recueil de textes de Benjamin Franklin, un des pères fondateurs des Etats-Unis.

La frugalité et le travail sont ses maîtres mots !

Extraits:

Précepte I
Pour les affaires importantes, ne dépends que de t*oi-même,
Ne t*e fie pas trop à ton serviteur ou à ton ami:
Tout en ne pensant qu’à lui, ton ami t*e fait de grandes promesses;
Et les serviteurs sont rarement sincères.

Précepte II
Ce qui peut être fait, fais-le dès aujourd’hui,
D’imprévisibles dangers guettent tout délai.
T*es espoirs lointains sont bien fragiles,
Et la Fortune est aussi volage qu’elle est belle.

Précepte III
Ne dédaigne ni la perte minime, ni le gain minuscule;
Les taupinières, quand elles s’accumulent deviennent des montagnes;
Evalue la moindre petite dépense, et ne gaspille rien,
Un penny épargné longtemps, deviendra au bout du compte, une livre.

Un bon payeur est le maître de la bourse des autres. Celui qui est connu pour payer avec exactitude et au moment convenu, peut à tout moment, et en toute occasion, demander à ses amis l’accès à leurs économies. Ceci est quelques fois très utile. Après l’assiduité au travail et la frugalité, rien de contribue plus à l’enrichissement d’un jeune homme que l’exactitude et l’intégrité dans toutes ses affaires.

A un groupe se plaignant des lourdes taxes:

Les impôts sont en effet très lourds, et si nous n’avions à payer que ceux dont le gouvernement nous charge, nous pourrions les trouver moins pesants; mais nous en avons beaucoup d’autres, qui sont bien plus onéreux pour certains d’entre nous. L’impôt de notre paresse nous coûte le double de la taxe du gouvernement; notre orgueil le triple, et notre folie le quadruple; et de ces taxes les commissionnaires ne peuvent nous délivrer en les diminuant. […] Dieu aide ceux qui s’aident eux-mêmes.

A propos des loisirs:

Si vous voulez avoir du repos, employez bien votre temps; et puisque vous n’êtes pas sûr d’une minute, gardez-vous de perdre une heure. Le loisir est un temps que l’on peut employer à quelque chose d’utile. L’homme laborieux se procure ce loisir, mais le paresseux ne l’obtient jamais; car une vie tranquille et une vie oisive sont deux choses fort différentes.[…] Les plaisirs courent après ceux qui les fuient.

Les amateurs de citations (ou de punchlines selon la génération) y trouveront leur compte.
"Si vous achetez ce qui vous est inutile, vous ne tarderez pas à vendre ce qui vous est nécessaire".
"L’orgueil déjeune avec l’abondance, dîne avec la pauvreté et soupe avec la honte".
"Le carême n’est jamais long pour ceux qui doivent payer à Pâques".

Dernière modification par nor (23/04/2016 14h00)

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[+2]    #11 26/11/2016 19h12 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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Bonjour,

Je ne l’ai pas trouvé dans ceux déjà cités : The Millionaire Fastlane (MJ DeMarco)

L’auteur se permets quelques pics sur les usuels Rich Dad/Poor Dad ou La semaine de 4 heures, en expliquant qu’il ne gagne pas sa vie avec ce livre (sûrement un peu tout de même) car il l’avait gagné avant.

Il ne vend pas que du rêve mais propose une "carte routière" et surtout raconte sa propre expérience. Le tout sur un style enjoué et très imagé avec des références au monde de l’automobile (Son déclic a été de voir un jeune homme sortir d’une Lamborghini et d’être allé lui demander ce qu’il faisait…)

Bonne lecture.

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[+4]    #12 28/03/2017 22h55 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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PoliticalAnimal a écrit :

J’ai coutume de dire que tout est dans Proust (la modernité comme l’histoire de France), eh bien la Bourse et les erreurs à ne pas commettre, ne dérogent pas à la règle.

Les règles cardinales énoncées par IH comme nombre de membres aguerris et avertis sur ce site sont toutes enfreintes par le narrateur de A la Recherche qui va perdre, ni plus ni moins, que 80 % de sa fortune dans l’aventure !

Ne jamais investir tout d’un coup, diversifier intelligemment et au maximum ses investissements, laisser ses émotions le plus possible de côté et désinvestir en ayant une stratégie claire (quand et pourquoi vendre).
Aucune de ces règles de base n’a été respectée par le héros sad parce que fou amoureux… le désastre est total avec une perte de 4/5ème… il investit très vite et sur un coup de tête, au même moment, sur quelques rares valeurs "dont on lui a parlé" et "qui ne peuvent pas s’effondrer" (voir La Prisonnière) et revendra de la même façon… précipitée.

Le résultat est sans appel dans le pénultième volume du roman, A la recherche du temps perdu, tome 6 : Albertine disparue :

Marcel Proust a écrit :

Depuis sa mort je ne m’étais plus occupé des spéculations que j’avais faites afin d’avoir plus d’argent pour elle. Or le temps avait passé; de grandes sagesses de l’époque précédente étaient démenties par celle-ci, comme il était arrivé autrefois de M. Thiers disant que les chemins de fer ne pourraient jamais réussir. Les titres dont M. de Norpois nous avait dit: « Leur revenu n’est pas très élevé sans doute, mais du moins le capital ne sera jamais déprécié », étaient le plus souvent ceux qui avaient le plus baissé. Il me fallait payer des différences considérables et d’un coup de tête je me décidai à tout vendre et me trouvai ne plus posséder que le cinquième à peine de ce que j’avais du vivant d’Albertine.

En un mot, l’exemple à ne pas suivre wink

Je rebondis sur ce (vieux !) poste pour citer quelques autres exemples dans La Recherche prouvant que pas grand-chose n’a changé dans l’investissement : l’exemple ci-dessus résume en quelques mots toutes les erreurs à ne pas faire (pas de diversification, all-in sur une action dont on a juste "ouï dire", etc.).

Mais on a aussi dans d’autres exemples intéressants dans divers volumes de la Recherche. A propos de la cyclicité des actions et du choix entre… pétrolières et Suez (OK le canal mais c’est l’ancêtre après tout d’Engie !) :

Proust a écrit :

"— Avez-vous donné l’ordre de bourse pour mes Suez ?

— Non, l’attention de la Bourse est retenue en ce moment par les valeurs de pétrole. Mais il n’y a pas lieu de se presser étant donné les excellentes dispositions du marché. Voilà le menu. Il y a comme entrée des rougets. Voulez-vous que nous en prenions ?"

Ou à propos de l’investissement dans les… diamants (oui, oui) :

Proust a écrit :

Bloch qui, comme tous les gens qui tiennent de près à la Bourse, accueillait avec une facilité particulière les nouvelles sensationnelles, ajouta : «  tandis que les hommes de la Bourse achetaient sans arrêter des diamants, non pour leurs femmes mais parce que, ayant perdu toute confiance dans le crédit d’aucun peuple, ils se réfugiaient vers cette richesse palpable, et faisaient ainsi monter la de Beers de mille francs.


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[+10]    #13 02/07/2017 14h20 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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Bonjour,
J’ai compilé toutes (j’espère…) les recommandations de ces 18 pages dans ce fichier accessible à tous.

J’ai compté -1 quand j’estimais que c’était plutôt une non recommandation.

J’espère ne pas trop en avoir oublié, un peu longue à lire la file….

Et voici le classement des plus cités :
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/11791_pdoium.jpg

J’ai considéré "version française" "Le petit livre pour réussir en Bourse"  de Pat Dorsey pour "The Five Rules For Successful Stock Investing" mais ce n’est pas exact, à priori la partie du livre VO sur les secteurs est absente du livre français.

Bonne lecture


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[+7]    #14 25/07/2017 22h45 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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Bonjour à tous,

Ma petite contribution sous forme de table des matières approfondie sur Beating The Street - Battre Wall Street - Peter Lynch.

Mes morceaux choisis ne sont pas exhaustifs, ma synthèse personnelle du livre fait 20 pages sur Word et mon résumé 100 pages…

Ce livre est excellent du fait de très nombreux exemples approfondis d’achats de Lynch, on y retrouve même des extraits financiers simplifiés des dites sociétés.
Tout semble si simple en lisant les "thèses" de Lynch. Contrairement à ce qu’il dit, il a quand même quelques avantages que nous n’avons pas (mais ils parlent aux Américains à la base) :
- il vit aux USA, terrain de chasse gigantesque (par rapport à la France)
- il vit sur place et est payé pour visiter les sociétés, tester les produits/services par lui même
- il a au téléphone et rencontre/dine régulièrement avec le management des sociétés
- les USA sont propices à une croissance interne exponentielle, le terrain Français est largement plus limité sans passer par l’international
- il ne travaillait pas seul
- et bien sûr il est naturellement doué smile

Peter Lynch (parfois reformulé/paraphrasé) a écrit :

Préface

Personne n’a jamais dit sur son lit de mort « je regrette de ne pas avoir passé plus de temps au bureau ».

Préface à l’édition en livre de poche de l’ouvrage

Ceux qui jouent à la bourse Casino ne devraient pas acheter d’actions.

Investissez uniquement sur plusieurs années (pas à court terme) car la volatilité est imprévisible.

Les krachs sont aussi routiniers que des tempêtes de neige.

A long terme les actions surperforment les obligations.

Introduction – s’échapper de la servitude des obligations

Ce n’est pas le cerveau mais l’estomac qui détermine le sort d’un stock picker.

1) Le Miracle de Sainte Agnès (histoire de portefeuille construit par des étudiants qui faisaient mieux que le marché et nombre de gérants)

N’investissez jamais dans un domaine que vous ne pourrez pas illustrer simplement avec l’aide d’un crayon.

Si c’est bien d’acheter des actions de distributeurs d’eau gaz ou électricité pour leurs dividendes, c’est avec leurs valeurs de croissance que vous gagnez vraiment de l’argent.

Vous ne devriez pas acheter une action parce qu’elle est bon marché, mais parce que vous en savez beaucoup sur elle.

Ne détenez pas plus d’actions que vous avez de temps à y consacrer pour rester informé sur chacune d’elles.

Il est bon de considérer la solidité financière et la structure de la dette pour voir si quelques mauvaises années pourraient faire obstacle à la progression de l’entreprise à long terme.

Le fait de comprendre les raisons qui expliquent la croissance des ventes dans le passé vous aidera à vous forger un bon jugement sur la perspective de voir le taux de croissance des ventes passées se prolonger dans l’avenir.

2) L’inquiet du weekend

La clé du succès pour gagner de l’argent avec les actions c’est de ne pas avoir peur de les garder.
L’individu qui ne prend pas la peine de se demander où va l’économie, qui se fiche allègrement des conditions de marché, et investit en suivant un calendrier régulier s’en tire mieux que celui qui étudie le marché et essaie en permanence d’avoir le bon timing pour ses investissements.

3) Une visite guidée d’une société de gestion de fonds

Les investisseurs privilégient à tort les revenus (obligations) sur la croissance (actions). Idem rendement dividende versus croissance.

Seul un fonds actions qui surperforment le marché peut mériter ces frais d’entrée. 75% des fonds sous-performent le marché.

Lynch se demande s’il ne vaut pas mieux se contenter d’une stratégie lazy ETF indicielle.

Les types de fonds : appréciation du capital, valeur, croissance de qualité, croissance entreprises émergentes (Small & mis caps), situations spéciales.

Choisir un gagnant
Il est inutile de passer trop de temps à examiner les graphiques de performances passées, il vaut mieux certes choisir un fonds ayant de bonnes performances sur le long terme, performance régulière constante et rester fidèle à ce fonds sans essayer d’épouser toutes les vagues.

Fonds trop gros pour réussir contre exemples Magellan et BRK

Les fonds d’obligations convertibles (un petit cours sur ces dernières)

Les fonds fermés
Je n’ai pas encore vu d’étude définitive qui nous montrerait que les fonds fermés en tant que groupe font mieux que les fonds ouverts, il y a des bons et des mauvais dans les deux groupes, et pas un ne se détache.

Les fonds pays
Lors de la chute du mur de Berlin, les deux fonds pays Allemagne ont pris 25% sur du vent, résultat quelques mois plus tard ils ont dévissé.

Ne pas acheter sur du vent, sur de l’espoir.

4)    Gérer Magellan – Les premières années

L’extravagance d’un siège social est directement proportionnelle à l’aversion du management à récompenser ses actionnaires.

C’est un fait que je n’ai jamais eu de stratégie globale.

Une pratique malheureusement trop courante consistant à « arracher les fleurs et arroser les mauvais herbes ».

Sur les repas avec les chefs d’entreprise au sein des locaux Fidelity : « Ma règle personnelle était qu’il fallait que je fasse tout pour avoir au moins une fois par mois une rencontre avec le représentant de chacun principaux grands secteurs de l’économie, juste pour me protéger contre le risque de passer à côté du retournement de l’un ou de l’autre des grands secteurs, ou d’un autre développement qui serait passé inaperçu à Wall Street. C’était un système d’alerte précoce très efficace."

« Quel est le concurrent que vous respectez le plus ? »

C’est pour cette raison que Lynch préconise aux employés d’un secteur, d’investir dans leur domaine, qu’ils connaissent bien de ce fait.

5)    Magellan – Les années de la maturité

Concentrez vos efforts sur les entreprises, pas sur le prix des actions.

Peter Lynch avait pour collègues une armée d’analystes sur tous types d’entreprises, ce qui lui donnait un large choix d’opportunités qu’il n’aurait jamais trouvé tout seul.

Si vous êtes prêt à investir dans une entreprise, alors vous devriez être capable de l’expliquer avec un langage suffisamment simple et compréhensible d’un élève de CM2 et suffisamment vite pour qu’un élève de CM2 ne s’ennuie pas (1 min 30).

Quand les rendements sur les obligations d’Etat à long terme dépassent les rendements de dividendes sur les actions du S&P500 de 6% et plus, vendez alors vos actions et achetez des obligations.

Quelle que soit votre impression, vous laissant penser que vous comprenez bien une affaire, il se passera toujours quelque chose qui vous surprendra.

6)    Magellan – Les dernières années

Vous devez vous accorder quelques heures par semaine à vous tenir au courant des derniers développements sur chaque titre que vous possédez. Vous devez lire tous les rapports annuels et trimestriels ainsi qu’appeler directement les entreprises concernées pour des mises à jour périodiques. 

Sur les 900 actions composant notre portefeuille en 1983, quelque 700 représentaient moins de 10% de la valeur totale des actifs du fonds.

Il était plus facile de suivre l’évolution d’un titre à partir du moment où vous en déteniez déjà un certain nombre et que vous receviez directement l’information de la société.

Les gestionnaires de fonds attachent une importance démesurée à la « liquidité » :
Dans le domaine des actions comme dans celui des histoires d’amour, la capacité à pouvoir divorcer facilement n’est pas une base saine pour construire un engagement qui dure.

La meilleure action à acheter peut-être celle que vous détenez déjà.

Avoir General Electric à hauteur de 2% de son portefeuille revient à parier contre GE car la pondération boursière de GE était de 4% du marché.

Il n’y a pas de honte à prendre ses pertes sur une action. Cela arrive à tout le monde. Ce qui est honteux par contre c’est de s’accrocher à un titre, ou pire encore, d’en acheter plus, quand ses fondamentaux se détériorent.

Ne jamais parier sur un comeback qui n’arrivera jamais (Kodak, TV cathodique).

Quand les obligations d’une entreprise en difficulté s’échangent pour presque rien, c’est que l’action vaut encore moins.

Les cycliques c’est comme le blackjack, restez à la table trop longtemps et c’est la banque qui va vous prendre tous vos gains.

7)    L’art, la science et le travail sur le terrain

Le stock-picking est à la fois un art et une science, trop de l’un ou de l’autre est dangereux. Si vous pouviez deviner l’avenir à part d’un bilan, alors mathématiciens et comptables seraient aujourd’hui les gens les plus riches de la terre.

Il ne sert à rien d’accumuler des logiciels si vous n’avez pas fait vos classes pour connaitre les entreprises. Croyez-moi, Warren Buffett n’utilise pas tous ces trucs-là.

Le marché surévalué : graphique cours / bénéfice corrélé

Spécial InvestisseurHeureux : Vous pourriez très bien gagner votre vie rien qu’en achetant des actions qui sont sur la liste des valeurs à leurs plus bas en novembre et décembre, au moment de la vague des ventes pour raison fiscale, et en les conservant jusqu’en janvier, au moment où les prix donnent l’impression de toujours rebondir. Cet effet janvier est particulièrement puissant sur les petites capitalisations.

Lynch ne préconise pas le Buy and Hold de nombreuses sociétés, pour lui cela a peu de chances de rapporter de bons résultats.

Quand une compagnie qui a une tradition de revalorisation de ses dividendes commence à indiquer publiquement qu’elle pourrait bien cesser cette pratique, simplement pour faire des économies dérisoires, c’est là un avertissement qui doit être pris en considération.

8)    Chercher les actions à acheter- le secteur de la grande distribution

P. Lynch visite les malls pour découvrir de futurs investissements dans la distribution.

Si vous aimez le magasin, il y a de fortes chances pour que vous adoriez l’action.

Les affaires de ce type ne marchent pas toujours mais au moins il est facile de suivre leurs progrès, c’est une autre caractéristique intéressante qu’elles partagent toutes.

“Les ventes sur les boutiques ouvertes depuis plus d’un an sont l’un des deux ou trois facteurs clefs permettant d’analyser les opérations de vente au détail. ».

Vous avez tout intérêt à éviter les chaines de magasins qui se développent trop vite, surtout si elles se financent par l’emprunt. Etant donné que Body Shop était une opération de franchise, elle était capable de faire financer son développement par les franchisés.

Toute valeur de croissance qui s’échange à 40 fois ses bénéfices de l’année courante est valorisée à des niveaux qui deviennent dangereux voire extravagants. Quel est le PER d’Amazon ?

Une règle de base consiste à dire qu’une action devrait s’échanger à ou au-dessous de son taux de croissance courant, le taux de croissance annuel de ses profits. Même les entreprises qui partagent les plus forts taux de croissance ne peuvent que rarement parvenir à atteindre un taux de croissance de 25%, et un taux de 40% est une véritable rareté. Une croissance aussi exceptionnelle n’est pas soutenable bien longtemps, et les entreprises qui croissent trop vite courent le risque de s’autodétruire.

Une valeur ayant un PER élevé et un fort taux de croissance devrait en fin de compte faire mieux qu’une autre ayant un PER moins fort et un taux de croissance moins fort aussi.

La meilleure façon de gérer une situation où vous adorez une entreprise mais pas ses cours présents, c’est d’y engager un petit investissement et d’accroitre ensuite votre investissement à la prochaine correction.

La particularité la plus fascinante de toutes ces « success stories » boursières concernant des sociétés de vente au détail, c’est le temps que vous avez pour vous accrocher aux wagons. Vous pouvez vous permettre d’attendre que les choses se clarifient avant d’investir dessus.

Si un jour quelqu’un vous dit qu’une action qui a déjà été multipliée par dix ou par cinquante ne peut aller plus haut, montrez lui un graphique de Wal-Mart.

Dans une société de distribution ou dans une chaine de restauration, la croissance qui propulse les profits et le prix de l’action est avant tout tirée de l’expansion. Tant que les ventes par magasin sont en hausse d’une année à l’autre (voir rapports annuels), que l’entreprise n’est pas paralysée par un endettement excessif, et qu’elle poursuit ses plans d’expansion comme décrit aux actionnaires dans les rapports annuels, il est habituellement payant de rester fidèle à la valeur.

9)    Prospecter quand les nouvelles sont mauvaises - ou comment "l’effondrement" du marché de l’immobilier m’a amené à m’intéresser à Pier 1, Sunbelt Nursery et General Host

Il est souvent judicieux d’attendre que l’opinion dominante pense qu’un secteur de l’économie est dans la tourmente avant passer acheteur sur les entreprises les plus solides de ce secteur.

Cette technique n’est pas 100% infaillible. Il est absurde d’investir dans une entreprise complètement déprimée à moins qu’un certain nombre de faits vérifiables vous indiquent que la situation s’améliore.

Pier Import + pépiniéristes

Profit collatéral à la reprise du marché immobilier (ameublement maison et jardin)

Lynch parle de plusieurs méthodes de valorisation : la valeur comptable (price to book) et la valeur des sociétés comparables dette nette.

Le rachat d’actions par l’emprunt : Quand une entreprise rachète des actions qui auparavant payaient des dividendes et qu’elle emprunte de l’argent pour ce faire, cela lui permet de capter un double avantage. Les intérêts payés sur l’emprunt qui finance l’opération sont déductibles fiscalement, et l’entreprise réduit ses débours en termes de dividendes qui ne sont plus distribués sur les actions rachetées, des sommes qui devaient être payées en dollars qui avaient été soumis à l’impôt. Il y a quelques temps, Exxon avait été tellement déprimée qu’elle donnait un rendement de 8-9% sur ses dividendes. A l’époque, Exxon arrivait à emprunter à un taux de 8-9% pour financer les rachats de toutes ces actions payant des dividendes. Etant donné que les intérêts sur le prêt étaient déductibles des revenus, Exxon ne payait en fait que 5% pour épargner 8-9% sur les dividendes. Cette simple manœuvre permettait d’accroitre les bénéfices de l’entreprise sans avoir à raffiner la moindre goutte de pétrole.

Quand vous pouvez acheter un petit morceau d’une entreprise pour moins cher que ce que l’entreprise elle-même avait payé, c’est une affaire qui mérite que l’on se penche dessus.

C’est également bon signe quand les « initiés » ont payé plus cher que les cours actuels pour leurs titres. Les initiés ne sont pas forcément tous infaillibles mais il y a beaucoup de gens très intelligents dans les entreprises qui savent souvent parfaitement ce qu’ils font et ne sont pas enclins à gaspiller leur argent en pure perte. Ils sont également prêts à travailler très dur pour rentabiliser au mieux leurs propres investissements.

Chaque fois que la valeur d’actif augmente, je me pose la même question que nous nous posons à chaque fois quand on va au cinéma : est-ce basé sur une histoire vraie ou est-ce que ce n’est qu’une fiction ? =  étude du bilan

Lynch explique sa "méthode" de lecture de bilan en 3 minutes (les chiffres les plus importants).

L’entreprise doit avoir un plan concret pour se développer. Ne pas seulement compter sur la conjoncture.

10)     Rasé de près chez Supercuts (chaine de coiffeurs)

Les cheveux poussent de 1.2 cm par mois, et alors que les coiffeurs indépendants sont en train de disparaitre, quelqu’un devra bien les remplacer (comme pour Service Corporation International avec les pompes funèbres).

Business peu capitalistique (peignes/ciseaux), développement en franchise sans endettement pour la société.

11)    Des bourgeons dans le désert - De belles entreprises dans des secteurs difficiles

En une phrase : celles qui gaspillent le moins, qui optimisent le plus.

Sun Television & Appliances (petit électroménager discount)

Dans un secteur médiocre, de ceux dont la croissance est faible voire inexistante, le faible décroche et le survivant capte une plus grande part du marché. Une entreprise qui arrive à capter une part de plus en plus forte dans un marché qui stagne est dans une position bien meilleure que celle qui doit se battre pour protéger une part de plus en plus restreinte dans un marché en pleine ébullition.

Southwest Airlines (compagnie aérienne)

Pendant les années 80 toutes les compagnies aériennes faisaient faillite. Southwest Airlines fût un 10 bagger en 5 ans, grâce à toutes les erreurs qu’elle avait évitées.

Ils n’avaient pas de vols directs sur Paris, ils ne servaient pas de repas gourmets, ils n’avaient pas trop emprunté pour acheter trop d’avions, ils n’avaient pas surpayé leurs dirigeants et ils n’avaient pas donné à leurs salariés de bonnes raisons d’en vouloir à la compagnie.
Ils avaient le plus bas coût opérationnel par mile passager. Des bureaux vétustes (donc pas d’argent gaspillé). Les hausses de salaires des cadres n’étaient pas supérieures en % des autres employés….

Green Tree Financial (crédits hypothécaires pour mobile-home)

Dillard (enseigne vêtements, à l’époque Macy se restructurait déjà)

Crown Cork & Seal (fabrication de canettes de soda, seaux de peinture, boites pour alimentation animale, capsules de bouteilles, pots de produits antigel, laveuses de bouteilles etc

Toutes choses égales par ailleurs, investissez dans l’entreprise qui aura le moins de photos en couleurs dans son rapport annuel. (BRK)

12)     C’est un achat fantastique (La faillite des caisses d’épargne)

Les deux types de caisses : les méchants et les gentils.

La corrélation du cycle du marché immobilier et des caisses d’épargne

Comment évaluer une caisse d’épargne

13)     Un examen plus approfondi des caisses d’épargne

Multiples cas réels et particularités de chacun.

Le cash dans le tiroir de la cuisine : la magie du passage du statut de banque coopérative à banque

14)        Master Limited Partnerships - Une affaire avec un rendement

Introduction intéressante aux MLP avant leur transformation en 1998, à voir avec un œil de résident fiscal français.

EQK Green Acres (un REIT avec un centre commercial)

Cedar Fair : 2 parcs d’attraction : il est possible que dans 8 jours quelqu’un découvre un médicament contre le SIDA mais personne ne pourra jamais nous surprendre et installer un parc d’attraction concurrent tout proche.

Sun Distributors (majoritairement vitrages automobiles)

Tenera Limited Partners
(softwares et consulting)

L’adage boursier « acheter au son du canon et vendre au son du clairon » est un mauvais conseil quand les mauvaises nouvelles s’empirent.

15)     Les cycliques - On récolte ce que l’on sème

Quand les PER des cycliques sont très faibles, c’est souvent le signe que ces valeurs sont arrivées au bout d’une période prospère.

Quand une foule commence à vendre une même action, son prix ne peut aller que dans une seule direction. Et quand le prix tombe, le PER tombe aussi, ce qui rend la valeur cyclique encore plus intéressante aux yeux des non-initiés. Voilà une idée fausse qui peut coûter très cher.

Si vous êtes plombier de profession et que vous suivez de près les cours des tuyaux de cuivre, vous aurez de biens meilleures chances de gagner de l’argent sur une valeur comme Phelps Dodge qu’un MBA frais émoulu qui déciderait de placer du Phelps Dodge dans son portefeuille parce que « cela à l’air bon marché ».

Phelps Dodge (cuivre)

Utilisation de la somme des parties et d’une table de sensibilité aux variations de cours des matières premières.

General Motors / Ford / Chrysler

Les valeurs automobiles cycliques sont souvent assimilées à tort à des Blue chips.

Du buy and hold sur ces valeurs est une erreur.

Le lien avec les durées de crédit / leasing automobile.

L’évolution des prix des véhicules d’occasion.

Un indicateur encore plus fiable est celui des « demandes à satisfaire ».

16)     Le nucléaire à la dérive - CMS Energy

Les utilities ou société de services publics ont été les valeurs de croissance des années 50, aujourd’hui elles sont des valeurs de rendement.

Les sociétés, comme les gens, changent de nom pour l’une des deux raisons suivantes : soit parce qu’elles se sont mariées, soit parce qu’elles ont été impliquées dans une sorte de fiasco qu’elles espèrent ainsi faire oublier du public.

Les sociétés de service public sont régulées par les autorités. Elles peuvent faire faillite ou ne plus verser de dividendes, mais tant que les gens auront besoin d’électricité, les autorités trouveront toujours un moyen pour que celle-ci continue de fonctionner.

Les 4 phases liées aux catastrophes s’abattant sur ces sociétés.

Stratégie gagnante plutôt simple : achetez les sociétés de service quand elles suppriment leurs dividendes et gardez les jusqu’à ce qu’elles les restaurent.

CMS Energy : histoire de la construction d’une centrale nucléaire qui n’a pas obtenu de licence d’exploitation.

17)     Le vide-grenier de l’Oncle Sam - Allied Capital II

Les privatisations : Quoi que vende la reine, achetez-le.

Dans les sociétés démocratiques, les acheteurs d’industries privatisés sont aussi des électeurs, et les gouvernements ont déjà assez de difficultés à se faire réélire, sans avoir à faire face aux rancœurs d’investisseurs mécontents parce qu’ils auraient perdu des sous sur la privatisation de la société nationale des téléphones ou de l’électricité.

Les privatisations permettent souvent à l’Etat outre de se renflouer immédiatement, d’arrêter de verser des aides financières de plusieurs milliards de $ par an (Conrail aux USA sous Reagan).

Peut-être qu’un jour ils vendront les jardins de la Maison Blanche ou les chutes du Niagara, qui sait.

La Resolution Trust Corporation : l’Etat rachète sur ses fonds publics les actifs douteux des banques (c’est ce qui s’est également passé en 2008).

Allied Capital II : société de capital-risque ayant profité de la RTC.

18)     Mon journal sur Fannie Mae

Freddie Mac et Fannie Mae sont des Mortgage Reit et construisent des MBS « Mortgage Backed Security » des pools de prêts hypothécaires résidentiels.

Certains de ces MBS seront plus tard mieux connus sous le nom de subprimes.

Le chapitre permet d’appréhender le fonctionnement des Mortgage Reit, leurs business, financements, garanties, risques (comme les newsletters de l’IH).

En novembre 1990, le Wall Street Journal publiait un article « les créanciers de Citicorp se lamentent » qui décrivait comment le taux de non recouvrement de prêts de cette banque s’était alourdi, passant de 2.4% à 3.5%. Cela n’avait rien à voir avec FM mais le cours de l’action (et autres titres liés aux créances hypothécaires) étaient tombés « par sympathie ».

Quel dommage pour tous ces actionnaires qui s’intéressaient à la vision d’ensemble plutôt qu’à ce qui se passait dans l’entreprise et qui vendirent leurs actions à cause de la récession qu’ils voyaient se profiler sur les marchés de l’immobilier.

1992 : FM était toujours une valeur conservant un rythme de croissance de 12 à 15% et qui était toujours sous-évaluée, comme cela avait été le cas depuis huit ans. Certaines choses ne changeront jamais.

19)     Un trésor dans son jardin - Le groupe Colonial de gestion de fonds

Pendant un certain nombre d’année je suis passé complètement à côté de l’industrie de la gestion de fonds. Un peu comme ces gérants de shopping malls qui étaient passés à côté de valeurs comme Gap bien qu’ils aient été aux premières loges pour apprécier leur succès.

Pendant les périodes où les fonds de placement ont le vent en poupe, un investissement dans les compagnies qui les commercialisent peut s’avérer en général plus rentable que d’investir directement dans leurs produits, les fonds eux-mêmes.

Ce qui me rappelle que durant la ruée vers l’or, ce sont les gens qui vendaient les pelles et les pioches qui s’en sont mieux tirés que les prospecteurs.

Si surprise il y a, ce serait que personne n’ait encore eu l’idée de lancer un fonds de placement spécialisé dans les fonds de placement.

20)     Les actions des chaînes de restauration - De la parole aux actes   

Une chaine de restaurant, comme une chaine de distribution, a entre 15 et 20 années de croissance rapide devant elle quand elle commence à s’étendre C’est supposé être un secteur très concurrentiel mais un restaurant qui vient de naitre est protégé de la concurrence beaucoup plus que ne le serait une société technologique ou un fabricant de chaussures. Si nous voyons apparaitre un nouveau Fish & chips en Californie et un meilleur à NY, quel impact croyez-vous que la chaine de NY aura sur celle de Californie ? Aucun.

Il faut du temps pour s’étendre dans tout le pays, et pendant ce temps une chaine de restauration n’aura pas à se préoccuper d’aucune concurrence déloyale étrangère. Pizza Hut n’a jamais eu à se préoccuper des importations sud coréennes à bas coûts.

Vous suivrez l’évolution d’une chaine de restauration comme vous suivez celle d’une chaine de distribution. Les éléments clés sont : le taux de croissance, l’endettement et l’évolution des ventes dans le même point de vente ouvert depuis plus d’un an. Il sera bon de voir les ventes d’un même PDV augmenter tous les trimestres. Le taux de croissance en termes d’ouvertures ne devrait pas être trop élevé : au-dessus de 100 nouveaux PDV par an la société est en zone de danger potentielle. L’endettement devrait être aussi faible que possible vous inexistant.

C’est un secteur qui sera bientôt sans croissance, mais les opérateurs dotés de bilans robustes vont continuer à prospérer dans l’avenir. Tant que les américains continueront à prendre la moitié de leurs repas en dehors de chez eux, il y aura toujours de nouveaux 20 baggers qui apparaitront dans les aires de restauration des centres commerciaux ou dans votre voisinage, et les clients dotés d’un sens de l’observation sauront les repérer.

Si je devais choisir entre investir sur une toute nouvelle puce électronique ou un tout nouveau bagel, je prendrais le bagel à tous les coups.

Chaque fois que vous pourrez trouver une boite qui a un taux de croissance de 25% et qui se négocie à 20 fois les profits, il faut l’acheter.

21)     Le checkup des six mois (checkup de toutes les sociétés du livre)

Checkup obligatoire tous les 6 mois même pour les Blue Chips à partir des rapports trimestriels voir contact avec la société. Les fondamentaux doivent toujours être favorables.

Le Buy and Hold peut être dangereux exemples : IBM, Sears, et Eastman Kodak.

2 questions de base :

1-    Est-ce que l’action est toujours à un prix intéressant par rapport à l’évolution de ces profits ?

2-    Qu’est-ce qui pourrait faire en sorte que les profits de cette entreprise s’améliorent ?

Peu importe le temps que vous passez à imaginer ce qui pourrait arriver et mettre en péril telle ou telle société, en général il se passera toujours un évènement auquel vous n’aurez pas pensé.

Sunbelt autre pépinière perdait de l’argent depuis janvier à cause de pluies dans le South West qui avaient tempéré l’enthousiasme des gens pour aller jardiner. L’action qui avait valu 8.50$ se vendait 4.50$ dont 1.50$ de cash. Donc on obtenait toutes les boutiques pour 3$, un jour il arrêtera de pleuvoir.
Je ne me chargeais pas pour autant car le leader du secteur Calloway’s, anciennement survalorisée était maintenant à un prix accessible (divisé par 2) pour les mêmes raisons de pluies. Ils ont 13 pépinières, 0.50$ de cash par action et autant de bénéfices attendus en 1993. Cela donne l’action à un PER de 10, Calloway’s n’est suivie par aucun analyste et la boite rachète ses actions.

Quand la meilleure compagnie dans un secteur s’échange à un très bon prix, il est alors généralement payant d’acheter ses actions plutôt que d’investir sur une concurrente moins bonne qui serait accessible moins cher.
(Simon Property Group versus DDR/CBL)

Sur les chaines : J’ai déjà vu nombre de franchises prometteuses ruinées par des conquistadors d’école de commerce qui ont visé trop haut. « Si vous avez le choix entre atteindre votre objectif en quinze ans ou en cinq ans, mieux vaut choisir quinze ans. »

Si toutes les actions s’appréciaient au même rythme, nous n’aurions plus vite plus rien à acheter et cela signifierait la fin des stocks-pickers. Fort heureusement ce n’est pas le cas. Il y aura toujours un petit retardataire sur lequel nous pourrons nous reporter une fois que nous aurons vendu une valeur trop en avance sur ses fondamentaux.

Décider de rejeter une valeur simplement parce que son prix aurait doublé, triplé, voire même quadruplé par le passé récent peut s’avérer être une grossière erreur. Le fait que des millions d’investisseurs auraient gagné ou perdu beaucoup d’argent sur l’action Chrysler le mois dernier n’a aucune incidence sur ce qui va se passer ce mois-ci. J’essaie d’évaluer chaque investissement potentiel sans me préoccuper de l’historique du cours. Ce qui compte c’est de voir si l’action est chère ou bon marché aujourd’hui à son prix courant, en me basant sur le BNPA attendu.

25 Règles d’or

Souvent, il n’y a aucune corrélation réelle entre le succès des opérations d’une entreprise et le comportement de ses cours de bourse pendant des mois et même parfois des années. Par contre, à long terme, il y a une corrélation parfaite entre la réussite d’une entreprise et la performance de l’action. C’est cette disparité à court terme qui représente un facteur clé pour gagner en bourse : il est payant d’être patient et de détenir des entreprises qui réussissent.

Il faut que vous sachiez ce que vous détenez, et pourquoi vous le détenez.

Si vous ne parvenez pas à trouver une entreprise qui vous semble attrayante, gardez votre argent sur un compte bancaire jusqu’à ce que vous en trouviez une.

N’investissez jamais le moindre sous dans une entreprise dont vous ne comprenez pas parfaitement la situation financière. Les plus lourdes pertes en bourse proviennent d’entreprises aux bilans fragiles. Regardez toujours le bilan de l’entreprise pour voir si elle est solvable avant d’y investir votre argent.

Evitez les valeurs à la mode dans les secteurs à la mode. C’est parmi les superbes entreprises dans des secteurs à la traine et dans des industries matures que nous trouvons régulièrement nos plus beaux coups.

Pour ce qui est des petites entreprises, vous vous en tirerez mieux si vous attendez qu’elles dégagent des profits avant de prendre position.

Si vous envisagez d’investir sur un secteur qui rencontre des problèmes, achetez les entreprises les plus insubmersibles. Attendez également de voir apparaitre sur le secteur des signes de reprise. Ni les fouets de cochets ni les tubes cathodiques n’ont jamais connu de reprise.

Si vous investissez 1000$ sur une action, vous ne risquez pas de perdre que 1000$, mais vous êtes positionné pour gagner 10 000$ voire même 50 000$ avec le temps si vous êtes patient. L’investisseur moyen peut se concentrer juste sur quelques bonnes entreprises, tandis que le gestionnaire de fonds professionnel est forcé de se diversifier. En détenant trop de titres, vous perdez cet avantage tiré de la concentration. Et il suffit d’une simple poignée de gros gagnants pour couronner toute une vie d’investissement.

Vendez une action parce que les fondamentaux de l’entreprise se détériorent, et pas parce que le ciel risque de vous tomber sur la tête.

Nul ne peut prévoir ce que feront les taux d’intérêt, ni quelle sera la direction future de l’économie ou de la bourse. Ecartez toutes les prédictions de ce genre de concentrez-vous sur ce qui se passe dans les entreprises sur lesquelles vous avez investi.

Si vous ne faites pas vos devoirs sur les fondamentaux des entreprises, vous vous trouvez dans la situation de celui qui se trouve à une table de poker et parie sans regarder ses cartes.

Le temps joue en votre faveur quand vous détenez les actions d’une entreprise de qualité supérieure. Vous pouvez vous permettre d’être patient : même si vous étiez passé à côté d’un Wal-Mart pendant les cinq années qui ont suivi son introduction en Bourse, vous auriez quand même eu des résultats fantastiques en ayant détenu l’action au cours des 5 années suivantes. Le temps joue contre vous quand vous détenez des options.

Investir sur 6 fonds action ayant le même style de gestion, ce n’est pas de la diversification.

Les impôts sur les plus-values pénalisent les investisseurs qui passent en permanence d’un fonds à l’autre. Si vous avez investi sur un ou plusieurs fonds qui ont eu de beaux résultats, faite en sorte de ne pas sauter en marche à la légère. Tenez bon.

Vous pouvez tirer parti des économies à forte croissance en investissant une partie de vos actifs sur des fonds étrangers qui accumulent de bonnes performances.

Post-scriptum

Chaque fois qu’une valeur à la mode subit une forte chute de ses cours, Wall Street doit fabriquer une explication à ce déclin pour permettre aux gestionnaires de trouver des excuses. La véritable raison du déclin de ces actions est quelles étaient devenues beaucoup trop chères par rapport à l’évolution de leurs bénéfices courants.

A mon avis, le prix d’une action le facteur P dans le PER, ne peut pas trop s’éloigner des bénéfices, le dénominateur E de l’équation, sans que quelque chose ne cède.

Le check up des 24 mois (même principe que le chapitre à six mois)

Fannie Mae n’est toujours pas apprécié à sa juste valeur par WS malgré ses 2Mds$ de profit pour 3000 salariés dans un marché en plein boom. Peu d’affaires sont aussi prévisibles et mesurables. WS est constamment à la recherche de ce type de société. C’est à se demander ce qui cloche avec ce titre.

La dernière inquiétude sur FM consiste à dire que les taux d’intérêts trop bas vont étouffer les bénéfices à mesure que des millions de propriétaires vont faire refinancer leurs crédits hypothécaires à meilleur compte. Il y a quelques années, c’est les taux d’intérêts élevés qui inquiétaient les gens et aujourd’hui c’est l’inverse. A partir du moment où le gros de la dette est remboursable par anticipation, la firme peut profiter d’un déclin des taux d’intérêts pour réduire ses coûts de financement. Les économies sur la dette balanceront les pertes de revenus dues au refinancement des crédits. Les profits paraissent ainsi immunisés.

Aujourd’hui leur prêt moyen est de moins de 100 000$ et en Californie de tels prêts ont un ratio prêt / valeur de 68% (= 32% d’apport exigé ?), soit le plus conservateur de tous les prêteurs de l’Etat.

Bonne lecture !


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[+2]    #15 03/08/2017 10h03 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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Bonjour à tous,

Un petit mot pour vous parler du livre : Un investisseur en Chine de Jim Rogers.

Jim Rogers a écrit :

Si le XXe siècle fut celui de l’Amérique, le XXIe siècle appartient à la Chine.

Sommaire

Investir : de Mao aux marchés
Risque : les dangers du succès
Entreprises : la naissance de milliers de marques
Énergie : tout n’est pas si noir
Transports : ouvrir la voie
Tourisme : toujours plus haut et plus loin
Agriculture : qu’attendez-vous pour investir ?
Santé, éducation, logement : au service des masses
L’émergence de la Chine : la République populaire de demain
Annexes

Le livre mixe micro et macroéconomie sur la Chine principalement pour en déduire les secteurs économiques d’avenir dans lesquels il sera rentable d’investir en Chine.
Ce n’est pas du tout un livre de stock picking (aucune analyse financière même succincte), tout le contraire de Peter Lynch.

Jim Rogers évoque les grands secteurs économiques dans lesquels il croit, chiffres à l’appui, chaque chapitre est ensuite subdivisé en parties plus concises, chacune zoomant sur un sous-secteur.

A la fin de chaque sous chapitre est proposé une liste d’entreprises (entre 4 et 10) afin d’illustrer par du concret la vision macro-économique. Les entreprises sont à majorité chinoises (c’est le but) mais il mentionne parfois des entreprises internationales (même françaises) pour investir indirectement dans la croissance Chinoise.
Plus d’une centaine d’entreprises sont citées dans les fiches de Jim dont voici un exemple :

Jim Rogers a écrit :

China Aerospace International Holdings
HKG (Bourse de Hong Kong) : 0031, actions H ; OTC : CAIF


Tendance sur trois ans : bénéfices en hausse de $15.1 millions après une perte de $17.7 millions, CA en hausse de 40.5%

Il est prévu que les budgets militaires aient des taux de croissance à deux chiffres pendant au moins ces 5 prochaines années. De nombreuses entreprises bénéficieront de cette débauche de dépenses par et pour l’Armée de Libération du Peuple. Mais la plus grande partie de l’industrie de défense chinoise est composée de onze entreprises d’Etat qui ne sont pas cotées ; excepté les filiales de China Aerospace International Holdings qui dont engagées dans la recherche, le développement et la production de missiles.

Le dernier chapitre évoque succinctement quelques secteurs absents des chapitres sectoriels du livre comme autres pistes plus ou moins précoces d’investissement (comme l’édition par exemple, le sport ou les cartes de crédit).

Les annexes sont des liens internet sur les cotations chinoises sur tous les marchés, des listes d’OPCVM, d’ETF, sur les joint-ventures.

Critiques :
Des chiffres sortent parfois dont ne sait où sans source ou sans temporalité :

Jim Rogers a écrit :

les Big Five construisent des parcs d’éoliennes et ont investi globalement plus de 1.24 milliards de dollars.

De quand à quand ?

Jim Rogers a écrit :

Ce groupe assurait quelques 500 vols vers diverses destinations.

Ok formidable.

10 ans après la publication, il est facile de vérifier les performances boursières des entreprises citées et ce n’est pas la panacée mais le timing était très mauvais (2007), Jim Roger parlait d’une bulle à l’époque et qu’il fallait se préparer à attraper les bonnes entreprises, et les entreprises citées ne sont pas des conseils d’investissements mais des exemples sur le secteur, il est clair là-dessus dès le début du livre, il ne veut pas donner les « bons tuyaux d’hier » et estime qu’il y a trop de suiveurs.

Parfois une traduction bizarre :

Jim Rogers a écrit :

l’entreprise rapporte 116 millions de dollars d’actifs

Mais qui globalement n’empêche pas de comprendre les grandes lignes du livre.
Cela dit il y a des phrases magnifiques,

Jim Rogers en parlant du marché immobilier a écrit :

La Chine a déjà connu une hausse de la valeur comparable à celle qui a eu lieu dans le monde entier au cours de la récente période de développement mondial et de pression démographique.

A vos souhaits les amis !

Parfois des incohérences flagrantes dans les chiffres annoncés :

Jim Rogers a écrit :

La facture médicale annuelle est passée de 1,7 Mds$ en 1980 à 92 Mds$ en 2004.

Jim Rogers 5-6 pages plus tard a écrit :

les coûts médicaux en Chine totalisent plus de 38,5 Mds$

Autre exemple :

Jim Rogers a écrit :

La majorité des actions de Y sont détenus par X et 20% des actions de Y sont détenues par A.

Relative notion de « majorité ».

Peut-être est-ce dû à la traduction, mais cela casse un peu l’ambiance.

Une fois le livre terminé, j’ai la nette impression que tous les secteurs en Chine méritent investissement…

Bons points :
Permet de découvrir la Chine, son histoire (récente et très ancienne) + Google c’est très intéressant pour ceux que cette incroyable civilisation attire.

Permet de découvrir un paquet d’entreprises chinoises, d’aller sur leur site internet, de voir leur parcours financier dans xlsValorisation depuis la publication du livre.

Permet d’appréhender les différents types d’actions, les différents marchés financiers chinois et leur composition sectorielle : cela m’a au moins permis de comprendre la surexposition de certains secteurs dans les trackers indiciels chinois !

Conclusion : le livre est plutôt intéressant et offre une large vision sur les perspectives de la Chine avec un recul de 10 ans, c’est l’avantage de lire ce type de livre à retardement.
Si vous le pouvez, préférez la version originale A Bull in China, vous y lirez sûrement moins de bizarreries que dans la version française.

J’aime bien la phrase de fin :

Jim Rogers a écrit :

Comme je l’ai déjà dit : faites vos recherches, choisissez les entreprises qui vous plaisent et achetez les ; ou bien restez chez vous et regardez la TV.


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[+4]    #16 18/08/2017 01h03 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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Bonjour,
Suite à ma question #450 j’ai terminé L’investisseur intelligent - Benjamin Graham après avoir lu l’intégralité du parcours visite guidée de notre blog des Daubasses par Benjamin Graham.

Vous pouvez lire ici le résumé concis du livre écrit par Serge.

Sommaire
Préface de Warren Buffett
Introduction: Quel est le but de ce livre ?
1.    Investissement ou spéculation ?  A quoi peut-on s’attendre
2.    L’investisseur et l’inflation
3.    Un siècle d’histoire des Bourses : le niveau des marchés au début 1972
4.    Politique de gestion de portefeuille : l’investisseur défensif
5.    L’investisseur défensif et les actions simples   
6.    Politique de gestion de portefeuille pour l’investisseur entreprenant : la mauvaise approche
7.    Politique de gestion de portefeuille pour l’investisseur entreprenant: la bonne approche
8.    L’investisseur et les fluctuations des marchés
9.    Investir dans un fonds d’investissement
10.    L’investisseur et ses conseillers
11.    Analyse de titres pour le néophyte : l’approche générale
12.    Ce qu’il faut prendre en compte en ce qui concerne les bénéfices par action
13.    Comparaison entre quatre sociétés cotées
14.    Sélection de titres chez l’investisseur défensif
15.    La sélection d’actions pour l’investisseur entreprenant
16.    Les titres convertibles et les warrants
17.    Quatre études de cas extrêmement instructives
18.    Huit cas de comparaisons d’entreprises
19.    Actionnaires et management : politique de distribution des dividendes
20.    Concept essentiel pour une décision d’investissement : la marge de sécurité

J’ai comme beaucoup, fortement apprécié ce livre mais il est clair qu’il n’est pas fait pour les débutants. Trop de termes financiers ou comptables, bien trop de détail sur les obligations US (plus d’actualité pour certaines et qui de toute façon ne nous seraient même pas accessibles je pense) et dans la version française du livre, trop d’approximations de traduction pas toujours simples à interpréter. Ou bien c’est peut-être le fait qu’il a été écrit il y a de nombreuses décennies.

J’ai été étonné de lire régulièrement Graham évoquer les méthodes d’actualisation de flux, malgré son scepticisme sur toute notion de prévision, aussi mathématique et rationnelle fût-ce t’elle.

Sa préférence reste quand même la valorisation type Book Value. La manière la plus cohérente pour lui de percevoir la notion de valeur, car la BV (nette) représente réellement l’argent qui revient aux actionnaires.

On retrouve la vision de Graham sur la valorisation selon les actifs courants nets ou fonds de roulement net (notion chère aux Daubasses…). Un certain scepticisme sur la valorisation des intangibles.

J’apprécie son approche mécanique des choses. Pas d’interprétation, pas de sentiment, uniquement des calculs bornés et un résultat binaire !

Le livre vaut effectivement le détour même après avoir lu Les Daubasses. Il renforce vraiment ma perception et l’importance de la marge de sécurité. Concrètement c’est ce qui nous permet de dormir peu importe la moins-value latente pourvu que l’on ait réellement un horizon de placement long terme.

Préface de Warren Buffett

Warren Buffett a écrit :

Ce qu’il faut pour réussir en bourse, c’est acquérir le cadre intellectuel adéquat permettant de prendre les meilleures décisions et arriver à maitriser ses émotions pour ne pas sortir du cadre.

Introduction: Quel est le but de ce livre ?

Les grands principes et attitudes que devront acquérir les investisseurs.

Benjamin Graham a écrit :

Ceux qui ne se rappellent pas le passé sont condamnés à le répéter.

1.    Investissement ou spéculation ?  A quoi peut-on s’attendre

Benjamin Graham a écrit :

Un investissement se définit comme une opération qui, après une analyse rigoureuse, promet la sécurité du capital investi et un retour adéquat sur ce capital.

Le chapitre expose également les résultats que peuvent espérer atteindre un investisseur passif et un investisseur actif et présentation de stratégies qui fonctionnaient par le passé.

2.    L’investisseur et l’inflation

Plus que les dégâts de l’inflation sur l’épargne, ce chapitre évoque surtout le rapport (en l’occurrence la non corrélation) entre l’inflation et les profits des entreprises.

Graham évoque aussi les placements "exotiques" ou sur matières premières :

Benjamin Graham a écrit :

Comment croire que payer 67 500 dollars pour une pièce d’un dollar argent datée de 1804 est une opération d’investissement ?

3.    Un siècle d’histoire des Bourses : le niveau des marchés au début 1972

Graham étudie dans ce chapitre le comportement du Dow Jones et du S&P 500 de 1900 à 1970.

Ces analyses indicielles à postérieuri ne sont pas trop mon dada, la sélectivité et la rigueur d’évaluation peuvent permettre de passer outre et d’investir avec plus de sécurité.

4.    Politique de gestion de portefeuille : l’investisseur défensif

On retrouve l’approche mécanique de l’investissement indiciel en direct.

5.    L’investisseur défensif et les actions simples   

L’avantage des actions simples (ordinaires) sur les obligations : l’effet boule de neige du réinvestissement des profits.
4 règles de sélection d’actions pour l’investisseur passif :
- diversification
- big caps correctement financées
- aristocrates des dividendes
- prix maxi selon 2 mesures de PER

+ la méthode d’investissement mensuelle en moyennant par le bas : plus le cours baisse, plus on achète d’actions, et plus le cours monte, et moins on achète d’actions.

Ne pas confondre risque (perte irréversible de capital) et volatilité.

6.    Politique de gestion de portefeuille pour l’investisseur entreprenant : la mauvaise approche

Eviter les IPO, les entreprises aux bénéfices plantureux non pérennes, les titres convertibles en fin de marché haussier… avoir au minimum les mêmes règles de sélection que l’investisseur passif.

7.    Politique de gestion de portefeuille pour l’investisseur entreprenant: la bonne approche

Acheter bas revendre haut : en fonction de la valeur obtenue par rapport au prix payé.

Attention aux actions de croissance dont le prix ne repose que sur l’espérance, pas sur du tangible.

Situations spéciales type arbitrage, spinoff etc… compliqué pour l’investisseur non professionnel.

Attention aux moyennes capitalisations et plus petites :

Benjamin Graham a écrit :

Si le destin des entreprises secondaires est d’être normalement sous-évalué, l’investisseur peut-il logiquement espérer tirer profit de telles situations ? Et si ces situations durent indéfiniment alors ne peut-on pas en déduire qu’il est impossible d’en tirer profit ? La réponse n’est pas simple.

Investir dans les net-nets : entreprises dont la valeur des actifs courants retranchée de toutes les dettes est supérieure à leur capitalisation boursière

Benjamin Graham a écrit :

Se comporter en semi-professionnel (entre investisseur défensif et agressif) est à notre avis un compromis qui a le plus de chance de provoquer échecs et déceptions.

8.    L’investisseur et les fluctuations des marchés

Chapitre sur la volatilité et la manière de la percevoir.

Différence entre timing et pricing.

J’ai apprécié l’analogie faite à un investisseur dans le non côté qui ne s’occupe pas toutes les 30 secondes de connaitre la valeur de marché de son investissement, comme un investisseur immobilier également.

Benjamin Graham a écrit :

Les formules de calcul permettant de prévoir les évolutions de marché ont au moins deux torts : si tout le monde les suit elles sont auto-réalisatrices plutôt que prédicatrices et arrive toujours un mouvement de marché nouveau dont ne tient pas compte la formule (comme pour la formule de Dow).

9.    Investir dans un fonds d’investissement

Les fonds font moins bien que le marché mais ils ont au moins le mérite d’éviter à nombre d’épargnants de faire pire eux mêmes.

10.    L’investisseur et ses conseillers

Conseiller n’est pas payeur, faites vos devoirs.

11.    Analyse de titres pour le néophyte : l’approche générale

Analyse d’obligations et d’actions : mesure du coût de l’endettement, ratio de distribution du dividende, pérennité et historique, ne pas projeter le futur (les analystes chevronnés n’y arrivent déjà pas),

Graham évoque la sensibilité des taux dans l’actualisation des flux de trésorerie. Il considère avec circonspection la « qualité du management »  car il n’existe pas de tests objectifs, quantifiables et raisonnablement fiables à appliquer. Si on considère la capacité à faire des bénéfices croissants alors il y a toutes les chances pour que la « qualité du management » soit déjà intégrée au prix de l’action.

Pour les entreprises en croissance, Graham donne une formule pour estimer leur valeur de manière conservative :

Valeur = Bénéfices normalisés actuels x PER = (8,5 + 2 x taux de croissance annuel attendu)

5% de croissance attendue alors  PER = 8.5 + 2 x 5% (=10) = 18.5

20% de croissance attendue alors  PER = 8.5 + 2 x 20% (=40) = 48.5

Suivant le PER actuel d’une action on peut déduire par cette même formule le taux de croissance implicite attendu par le marché :

PER de 25 = 25 - 8.5 = 16.5 / 2 = 8.25% de croissance espérée.

12.    Ce qu’il faut prendre en compte en ce qui concerne les bénéfices par action

De nombreux exemples (dont certains sont toujours d’actualité) sur les méthodes de maquillage des bénéfices, c’est assez édifiant.

Ayant lu des articles similaires sur le blog des Daubasses (notamment celui sur la méthode de valorisation des stocks) je n’ai pas trop été surpris, mais il y a à peine 15 jours je n’avais pas en tête que tous ces artifices étaient possible et qu’il fallait vraiment prendre les chiffres avec des pincettes.

Je suis pourtant contrôleur de gestion et roi de la poussière sous le tapis et du coup de baguette d’Harry Potter….. Comme quoi les cordonniers sont vraiment les plus mal chaussés.

13.    Comparaison entre quatre sociétés cotées

A partir des données financières des 4 sociétés, Graham en sélectionne 2 sur les principes value.

14.    Sélection de titres chez l’investisseur défensif

7 critères de mesure pour l’investisseur défensif (ou passif) :

Benjamin Graham a écrit :

-    Une taille adéquate (au moins 100M$ de CA pour une industrielle ou 50M$ d’actifs pour une compagnie de distribution électrique)
-    Une bonne santé financière : l’actif circulant doit couvrir au moins deux fois le passif à moins d’un an, les dettes long terme ne devraient pas représenter plus que le BFR et pour les sociétés de distribution, l’endettement ne devrait pas être supérieur à deux fois les capitaux propres.
-    Des versements de dividendes ininterrompus depuis les 20 dernières années
-    Pas de pertes durant les sept dernières années
-    Croissance du bénéfice supérieure à 33% pendant la dernière décennie (en utilisant les moyennes à 3 ans en début et fin de période)
-    Prix de l’action inférieur à 1,5 fois le prix de l’actif net de dettes
-    PER inférieur à 15 fois les bénéfices moyens durant les 3 dernières années
Cependant un multiple des bénéfices inférieur à 15 pourrait justifier un multiple des actifs plus élevé et inversement. Comme règle approximative nous suggérons que le produit du multiple des bénéfices et du ratio cours/actif ne soit supérieur à 22.5 (= PER de 15 x 1.5x l’actif net). Exemple : PER de 9 x 2.5x l’actif net = 22.5.

Un portefeuille défensif devrait avoir un ratio bénéfice/cours (inverse du PER) d’au moins le taux offert sur les obligations de 1ère qualité. Soit un ratio PER maximum de 13.3 dans le cas d’un rendement obligataire AA de 7.5%.
Ces conditions n’assurent pas forcément un résultat boursier supérieur, mais que l’acquéreur en a pour son argent.

Le portefeuille défensif doit être changé de temps en temps, quand les valorisations des titres sont trop élevées et qu’ils peuvent être remplacés par d’autres. Hélas, il y aura des impôts sur les plus-values à régler, ce qui, pour beaucoup d’investisseurs, revient à payer le Diable. L’expérience, notre vieille alliée, nous dit qu’il vaut mieux vendre et payer ses impôts que de ne pas vendre et s’en repentir.

15.    La sélection d’actions pour l’investisseur entreprenant

Benjamin Graham a écrit :

Aujourd’hui où nous avons des milliers d’experts étudiant les multiples facteurs de valeur cachés dans un titre, il est tout naturel de s’attendre à ce que les prix courants en viennent à refléter l’opinion consensuelle et informée. Ainsi, toute préférence marquée pour un titre n’est autre que le produit d’une certaine partialité ou de l’optimisme naturel de tel ou tel analyste. Ce jugement, résultant d’un biais, n’aura pas plus de chances d’être exact ou faux.

Plus de détail sur les stratégies d’arbitrages, les liquidations, les opérations de couverture croisées, les net-nets.

+ une série de critères quantitatifs de sélection

16.    Les titres convertibles et les warrants

Par warrants il faut comprendre Bons de Souscription d’Actions, ce chapitre m’a permis de mieux comprendre ces derniers (je n’ai jamais pris la peine de me former auparavant), de comprendre la différence entre une dette senior et une junior, et le chapitre met évidemment l’accent sur le problème de dilution que posent ces titres convertibles (obligations, actions préférentielles et BSA).

17.    Quatre études de cas extrêmement instructives

4 cas extrêmes à Wall Street : faillites, magouilles comptables, surévaluations, serial acquéreurs etc

18.    Huit cas de comparaisons d’entreprises

8 cas de comparaisons de deux entreprises, l’une est toujours hyper surévaluée (perspectives de croissance déjà pricées) ou surendettée ou sous-évaluée par rapport à son actif et sa capacité bénéficiaire ou possiblement fortement diluée du fait du nombre de titres convertibles en circulation. Chapitre assez peu intéressant à mon goût et redondant (mais c’est parce qu’à ce stade j’ai déjà bien intégré les leçons de ce chapitre, cela dépend de l’avancement de chacun!).

Une phrase que j’ai bien aimé :

Benjamin Graham a écrit :

Le fait que l’action Block ait encore progressé de 35% à partir d’une valeur apparemment exagérée, démontre combien il faut être prudent avant se lancer dans une vente à découvert même sur des niveaux de cours paraissant complètement surévalués.

Graham utilise ce chapitre pour illustrer le fait qu’il vaut mieux investir dans les sociétés que l’on considère sous-évaluée avec assez de certitude, plutôt que dans les sociétés prometteuses ou le prix est basé sur l’espoir.

19.    Actionnaires et management : politique de distribution des dividendes

Graham donne son avis sur les politiques d’allocation des bénéfices, entre dipiresifications et dividendes. Il explique aussi la différence comptable entre un split d’action et un dividende versé en actions (ainsi que l’avantage fiscal de ce dernier par rapport à un dividende cash + un BSA).

20.    Concept essentiel pour une décision d’investissement : la marge de sécurité

Benjamin Graham a écrit :

La marge de sécurité remplit la fonction essentielle, à nos yeux, de nous laisser un droit à l’erreur tout en rendant inutile une estimation précise de l’avenir.

C’est le fil conducteur du livre, décrit et résumé en une 15 aine de pages : la marge de sécurité sous toutes ses formes (capacité bénéficiaire, actifs tangibles etc) et maîtrise de l’endettement : qu’il ne soit pas une épée de Damoclès attendant le moindre pépin pour plomber définitivement l’entreprise.

Le super-investisseur de Graham-and-Doddsville

Discours de Warren Buffett à la Columbia University en 1984.
L’histoire des 225 millions d’orangs outangs de génie qui jouaient à pile ou face et qui créèrent 215 millionnaires en 20 jours.

Warren donne son avis sur la marge de sécurité, l’analyse technique, le beta, le modèle de Sharp et autres dérivés statistiques, le rapport entre la taille de l’encours d’un fonds et sa performance, l’inefficiente des marchés, etc.

Warren Buffett a écrit :

Le cours coté n’est que le prix marginal déterminé suivant les cas soit par l’opérateur le plus cupide soit par le plus anxieux ou le plus déprimé, il est difficile de prétendre que le marché fixe les prix de façon rationnelle. De fait les prix de marché n’ont bien souvent aucun sens.

La nouvelle spéculation boursière

Benjamin Graham a écrit :

Le concept des perspectives futures, et plus particulièrement l’attitude qui consiste à croire que la croissance sera prolongée dans l’avenir, est une invitation à l’utilisation de formules mathématiques complexes afin de calculer la valeur actualisée des titres favoris de la Bourse. Mais la combinaison de formules précises et d’hypothèses vagues pourra toujours être utilisée pour établir, ou plutôt pour justifier, n’importe quel niveau de prix dès qu’il s’agira d’un titre de qualité.

Une étude de cas : Aetena maintenance Co

Retour sur un cas de spéculation illustré dans l’ouvrage.

Benjamin Graham a écrit :

A ses plus hauts, atteints rapidement après l’IPO, un public insouciant payait beaucoup plus par dollar de bénéfices ou d’actifs que pour nos entreprises les plus grandes et les plus saines.

Les sots qui ont acheté le titre à plus de 8$ connaissent-ils quelque chose des antécédents de la société ? Connaissaient-ils ses performances des cinq dernières années ou bien encore sa valeur comptable nette par action (dérisoire) ? Avaient-ils la moindre idée de ce qu’ils allaient obtenir de leur argent ? Tout cela les intéressaient-ils au moins ?

L’investissement dans des sociétés technologiques

Le succès phénoménal d’IBM a entrainé une vague d’IPO de qualité médiocre dont la majorité a rapidement fait faillite.

Prochain livre : Philip Fisher Actions ordinaires et profits extraordinaires ! D’ailleurs Graham lui même le recommande dans L’Investisseur Intelligent au chapitre 11 (j’ai une version actualisée début des années 1970).


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[+3]    #17 20/12/2017 12h20 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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Living Off Your Money (the modern mechanics of investing during retirement with stocks and bonds) de Michael H. McClung (2016), décrit, compare et sélectionne des méthodes d’allocation et de consommation d’un patrimoine financier en phase de retraite.

Nous évoquons sur ces forums principalement comment investir en actions en phase d’accumulation (i.e. avant la retraite) mais arrivés à la retraite (précoce ou pas) il nous faut gérer la phase de consommation, càd vivre de notre capital. Arrivés à cette période, non seulement nous ne percevons plus de revenus à investir mais en plus nous devons tirer un revenu du capital (sous forme de dividendes, coupons ou directement du capital), et cela quelle que soit la situation des marchés financiers et sur une durée indéterminée. Il s’agit donc d’utiliser des stratégies permettant de tirer un revenu régulier et stable, sur une durée longue (30 ans), voire très longue (50 ans), sans finir dans le dénuement et sans mourir le plus riche du cimetière et tout cela face aux aléas du marché et de la vie.

L’auteur présente les principales stratégies et sélectionne les meilleures en fonction du risque (risque au sens de perte du revenu et non de perte de capital).  Il s’agit pour un rentier de maximiser le revenu tout en assurant la pérennité jusqu’à sa mort.
Le livre est technique, s’appuie sur beaucoup de recherche, de simulations (backtests sur plusieurs marchés : 2 jeux US, 1 GB, 1 Japon, des marchés fictifs) et d’analyses. L’auteur reprend d’autres travaux plus académiques et plus difficiles à aborder, il les compare, les évalue dans des situations US et non-US et les stresse par des simulations dures.

Cet ouvrage comporte plus de 300 pages, beaucoup de graphiques et de tableaux, mais ça reste très digeste. C’est américain, par son auteur et sa cible première mais les stratégies sont applicables partout.
Il est orienté investissement passif, mais même un investisseur actif pourra en tirer des idées.
Un extrait gratuit est disponible pour se faire une idée de la forme (et du niveau d’anglais) et du fond.

Je présente ici rapidement l’essentiel du contenu ; une description et discussion plus détaillées des stratégies proposées mériterait une file à part entière.

- stratégies de récolte de capital (income harvesting strategies)
Il s’agit ici de récolter les fruits d’un investissement (on ne parle ici que d’actions et d’obligations).
La stratégie plus connue est celle du rebalancement : un ratio actions/obligations est choisi et on s’y tient. Lors d’un rebalancement annuel les évolutions des marchés ont fait varier ce ratio et l’excédent d’une poche d’allocation est transférée dans l’autre pour rétablir l’équilibre choisi. On profite ainsi des hausses d’un marché pour investir plus bas sur l’autre marché : on récolte d’un côté pour semer de l’autre.
Une variante de cette stratégie est d’augmenter au fil du temps la poche obligations pour assurer un patrimoine stable en fin de vie.
L’auteur présente donc ici une dizaine de stratégies différentes (et avec des allocations fluctuantes), les compare avec des simulations, explique les échecs (càd un capital épuisé avant la fin de vie) et pousse les meilleures options dans leurs retranchements avec des cas extrêmes.
La stratégie retenue est appelée "Prime Harvesting" : elle consiste à allouer en début de retraite une poche en actions et de ne plus l’alimenter (!), ensuite dès que cette poche a cru au-delà de 25% de sa valeur initiale (ajustée de l’inflation), ces 25% sont retirés et versés dans la poche obligataire. Les retraits de la poche obligataire constituent le revenu. Si la poche obligataire est vide, on pioche dans la poche actions.
Les autres stratégies étudiées se nomment : Bonds First, Age-Based, Guyton PMR, Parker, Weiss, OmegaNot, Three Buckets, Enhanced Two-Buckets, Rational.
Ce chapitre est disponible gratuitement en téléchargement.

- stratégies de retrait variable de capital (variable withdrawal strategies)
Il s’agit ici de tirer un revenu de son capital.
La stratégie la plus connue est celle du montant fixe (choisi en début de retraite) réévalué de l’inflation, ce montant étant classiquement 4% du capital initial. Elle est associée à la Trinity Study et à son fameux 4% Ssafe Withdrawal Rate. Cette étude est remise en cause par la communauté financière (taux trop élevé et durée d’étude trop courte). Et effectivement l’auteur démontre le peu de robustesse de cette stratégie (même en réduisant le taux, des cas aux limites provoquent un échec et dans le cas général elle ne permet pas de maximiser le revenu) et il préconise un montant de retrait variable (principalement en fonction de la valeur du portefeuille et de l’espérance de vie).
Les stratégies étudiées se nomment : Fixed percent withdrawals, 95% rule, Decision rules, Floor-to-ceiling, Sensible withdrawals, Endowment formula, Mortality Updating Failure percentage (MUFP), Enhanced MUFP, Enhanced Conservative MUFP, Delta Prime.
Les 3 dernières sortent du lot.
Pour illustrer l’honnêteté du travail de McClung : la dernière stratégie (Delta Prime) est de son crû et est la meilleure dans tous les scénarios, sauf dans un cas à l’extrême limite ; au vu de cette très relative faiblesse et surtout du manque de recul, l’auteur rejette donc sa méthode et en préconise une plus sûre.

- construction du portefeuille
McClung s’appuie sur la Théorie Moderne du Portefeuille pour construire une métrique pour évaluer la qualité d’un portefeuille (en terme de performance / volatilité).
Des portefeuilles classiques sont analysés et comparées. Des allocations sont proposées (basées sur des fonds Vanguard principalement).

Le livre s’achève sur un très gros chapitre consacré aux revenus garantis.
L’auteur fait un point sur l’offre existante (pour le coup c’est très orienté US) : Bond ladder, annuities, I-Bonds, … et sur les meilleures stratégies d’achat de ces garanties.
McClung juge que ces revenus garantis sont optionnels (les stratégies décrites précédemment étant très robustes) mais peuvent être utilisées en complément selon le tempérament de l’investisseur pour permettre de mieux encaisser des situations de marché extrême (càd pires que celles envisagées par ses analyses).

Des critiques de Living Off Your Money sont chez Monevator (positive) et chez les Bogleheads, (les avis y sont plus nuancés et des simulations ont même été rejouées !)

Je répète qu’un extrait du livre est disponible gratuitement sur le site de l’auteur. On y trouve aussi une feuille de tableur qui implémente les stratégies recommandées.
La version électronique de l’ouvrage complète n’est disponible que là-bas.

Au final un livre impressionnant par le volume de recherche nécessité à son élaboration, la méthodologie, et la robustesse des stratégies sélectionnées.

Quant à moi, je revois de ce pas mes stratégies.

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[+5]    #18 23/01/2018 08h42 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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Bonjour,

Quelques mots sur Le gestionnaire et les états financiers D-Claude Laroche préconisé par IH. Je vais vous parler de la version de 2011 mais il existe une version 2017 actualisée qui fournit en plus le livre version numérique et d’autres options.

Au début ce livre ne me donnait pas envie, assez cher neuf, très populaire sur Amazon avec ses zéro commentaire, une couverture bizarre, bref… Finalement une bonne occasion à 15 € m’a décidé à l’acheter.

Ce livre s’appuie sur les normes IAS/IFRS* donc tout à fait adapté à la Bourse.
*Etat de situation financière = bilan
*Etat du résultat global = compte de résultat + résultat global (= flux latents non matérialisés)

Personnellement j’y ai appris beaucoup de choses malgré mon BTS Gestion/Compta et mon métier de contrôleur de gestion, alors j’imagine qu’il est encore plus enrichissant pour quelqu’un n’ayant aucune formation dans le domaine (tout en étant très clair et facile d’accès).

Le chapitre 8 sur les flux de trésorerie est très pédagogique car il reprend par l’exemple poste par poste avec une série de transactions (financières ou non), et explique le lien avec tous les états financiers. Il construit entièrement un tableau de flux de trésorerie d’une entreprise X. Cela permet de bien intégrer la gymnastique.

Ce livre est LE mode d’emploi pour l’analyse des états financiers et des ratios dans xlsValorisation ! On sent bien l’inspiration entre les cartouches du logiciel et le livre ;-)

Quelques points ou j’ai vraiment amélioré mes connaissances, voir appris des choses nouvelles :

Les formes d’entreprises
La différence entre un résultat net et un résultat global
Les impôts différés (actif et passif)
La différence entre un amortissement et une dépréciation
Les tests de dépréciations
Un bon rappel sur les méthodes d’amortissements et leurs impacts + méthode des unités d’oeuvre + l’approche par composante + la réévaluation + la durée finie ou indéterminée des incorporelles
Les méthodes d’évaluation des coûts caractéristiques et différences
Certains critères fondamentaux pour comptabiliser ou non charges / produits
Autres créances et autres actifs courants
Méthodes de comptabilisation des placements mobiliers et immobiliers
Produits différés
Effets à payer
Des précisions sur les provisions pour risques et charges
Les différentes formes d’emprunts courants et non courants
L’état de variation des capitaux propres : contenu
Composantes des capitaux propres
Les contrats de location-financement / crédit bail
La consolidation : intérêts minoritaires, quote-part de résultats, je connaissais les grands principes mais le livre va plus loin dans le détail et les différents cas

L’interprétation de ratios que je n’utilisais pas jusqu’à présent (rentabilité et rotation de l’actif).
Une meilleure considération de certains : pour le ratio de délai de règlements fournisseurs, je n’avais pas intégré que le dénominateur "coûts des ventes" était une mesure approximative des achats à défaut d’avoir le véritable montant.
D’ailleurs au sujet des ratios de règlement clients et fournisseurs, j’ai appris qu’il y avait possiblement des effets négatifs à une amélioration des ratios.

Le chapitre 11 permet de comprendre comment sont enregistrés quotidiennement les mouvements au sein de l’entreprise et comment ils passent des journaux, aux grands livres (général et auxiliaires), à la balance puis enfin aux états financiers que l’on trouve dans les rapports annuels
C’est également un excellent rappel sur les deux conventions de signe utilisées, qui régissent les règles des débits et des crédits selon qu’il s’agisse d’un compte d’actif ou de passif (personnellement j’avais carrément oublié, et je ne suis même pas sûr d’avoir vu cela en cours).

Ce livre est une merveille, et j’y ai probablement plus appris qu’en deux ans de BTS AG PME/PMI et que dans mes cours d’analyses financières en école de commerce (pas que l’intervenant était mauvais, mais parce qu’une classe de branques immatures empêche d’avancer…).

C’est incroyable ce que l’on peut apprendre en quelques jours grâce aux bons livres.

Je vous détaille ci-dessous le sommaire pour que vous puissiez avoir un aperçu de la richesse du livre, sachant que certaines sous parties type "Le passif courant" sont encore détaillées en sous-sous parties (poste par poste).

Le gestionnaire et les états financiers

Sommaire a écrit :

1.    La comptabilité et l’entreprise   
1.1.    La comptabilité : un système d’information financière   
1.1.1.    L’utilisation de l’information financière   
1.1.2.    La lecture des états financiers   
1.2.    Les états financiers, leur utilité et le processus inhérent à leur publication   
1.2.1.    La présentation des états financiers   
1.2.2.    L’utilité des états financiers   
1.2.3.    Le processus de publication et ses intervenants   
1.2.4.    La technologie comme support de publication   
1.2.5.    Ce que les états financiers ne sont pas   
1.3.    Les types et les formes d’entreprises   
1.3.1.    Les types d’entreprises   
1.3.2.    Les formes économiques de l’entreprise à but lucratif   
Conclusion   
Annexe 1.1 Les formes juridiques de l’entreprise à but lucratif   
2.    Les états financiers : un aperçu   
2.1.    Introduction   
2.2.    L’état de la situation financière et l’identité fondamentale   
2.3.    L’état du résultat global   
2.4.    L’état des variations des capitaux propres   
Conclusion   
3.    Le processus de normalisation internationale et le cadre conceptuel   
3.1.    La raison d’être des normes comptables internationales   
3.2.    Le cadre conceptuel international   
3.3.    Les objectifs   
3.4.    A la base des états financiers : le concept d’entité et l’hypothèse de la continuité de l’exploitation
3.4.1.    Le concept d’entité   
3.4.2.    L’hypothèse de la continuité de l’exploitation   
3.5.    Les caractéristiques qualitatives de l’information financière utile   
3.5.1.    Les caractéristiques qualitatives essentielles   
3.5.2.    Les caractéristiques qualitatives auxiliaires
3.6.    La contrainte du coût   
3.7.    L’évaluation   
3.7.1.    Le coût historique   
3.7.2.    Le coût actuel   
3.7.3.    La valeur de réalisation   
3.7.4.    La valeur actuelle   
3.7.5.    La juste valeur   
3.7.6.    Que conclure de ces diverses méthodes ?   
3.8.    La comptabilisation   
3.8.1.    Les critères généraux   
3.8.2.    Les actifs et les passifs   
3.8.3.    Les produits   
3.8.4.    Les charges (et le rattachement des charges aux produits)   
3.9.    Le jugement et les considérations éthiques   
4.    Les composantes de l’état de la situation financière : les actifs   
4.1.    Présentation général de l’état de la situation financière   
4.1.1.    La société Thomson Reuters Corporation   
4.2.    La nature des actifs   
4.2.1.    L’actif courant   
4.2.2.    L’actif non courant   
5.    Les composantes de l’état de la situation financière : les passifs   
5.1.    La nature des passifs   
5.1.1.    Le passif courant   
5.1.2.    Le passif non courant   
6.    Les composantes des capitaux propres, de l’état du résultat global et les notes aux états financiers   
6.1.    La nature des capitaux propres   
6.2.    Les composantes des capitaux propres   
6.2.1.    Le capital-actions   
6.2.2.    Le surplus d’apport
6.2.3.    Les résultats non distribués   
6.2.4.    Le cumul des autres éléments du résultat global   
6.2.5.    Les participations ne donnant pas le contrôle (intérêts minoritaires)   
6.3.    L’état de variations des capitaux propres   
6.4.    L’état du résultat global   
6.4.1.    La présentation du résultat global   
6.4.2.    Les composantes de l’état de résultat global (méthode CRD)   
6.5.    Les notes complémentaires aux états financiers   
6.5.1.    Les engagements contractuels non comptabilisés (hors bilan)   
6.5.2.    Les évènements postérieurs à la date de clôture (IAS 10)   
6.5.3.    L’information relative aux parties liées (IAS 24)   
7.    La comptabilisation et l’interprétation de certains postes particuliers   
7.1.    Les frais de recherche et développement   
7.2.    La rémunération fondée sur des actions
7.3.    Les contrats de location   
7.3.1.    Le contrat de location-financement (= crédit bail)   
7.3.2.    Le contrat de location simple   
7.3.3.    Exemples de contrats de location   
7.4.    L’impôt sur le résultat   
7.5.    Les avantages du personnel   
7.5.1.    Les prestations de retraite   
7.6.    Les participations dans d’autres entités   
7.6.1.    La comptabilisation d’une participation dans des entreprises associées   
7.6.2.    La comptabilisation d’une participation dans une filiale   
7.6.3.    L’état de résultat global consolidé   
7.6.4.    L’était de la situation financière consolidée   
7.6.5.    La comptabilisation d’une participation dans une coentreprise   
7.7.    Les effets des variations des cours des monnaies étrangères   
7.7.1.    La conversion de transactions effectuées en monnaies étrangères   
7.7.2.    La conversion d’états financiers en monnaies étrangères   
7.8.    Les secteurs opérationnels   
8.    Le tableau des flux de trésorerie   
8.1.    Les flux de trésorerie – liens avec les divers états financiers   
8.1.1.    Les flux de trésorerie   
8.1.2.    La comptabilité d’engagement (et la notion de spécialisation ou d’indépendance des exercices)   
8.1.3.    La conversion des divers états financiers en flux de trésorerie   
8.2.    L’établissement des flux de trésorerie   
8.2.1.    Les composantes du tableau des flux de trésorerie   
8.2.2.    Les flux de trésorerie liés aux activités d’exploitation   
8.2.3.    Les flux de trésorerie liés aux activités d’investissement et de financement   
8.3.    La présentation du tableau des flux de trésorerie   
8.3.1.    La trésorerie et les équivalents de trésorerie   
8.3.2.    La présentation des composantes du tableau des flux de trésorerie   
Conclusion   
Annexe 8.1 Le tableau des flux de trésorerie de Thomson Reuters Corporation   
9.    L’analyse des états financiers   
9.1.    Les interrogations suscitées par l’analyse   
9.2.    Les sources d’information   
9.2.1.    Les communiqués de presse, les déclarations de la direction, le rapport annuel et les prospectus   
9.2.2.    Les états financiers trimestriels et annuels   
9.2.3.    Le rapport de l’auditeur   
9.2.4.    Les bases de données statistiques
9.2.5.    Les analyses spécialisées et les articles de journaux   
9.3.    La démarche d’analyse   
9.3.1.    La définition de l’objectif de l’analyse   
9.3.2.    La collecte des données   
9.3.3.    Le traitement de données
9.3.4.    L’interprétation des résultats obtenus par le traitement des données   
9.4.    L’importance de l’examen des états financiers et des activités de l’entité   
9.5.    L’analyse verticale et l’analyse horizontale   
9.6.    Les ratios : analyse approfondie   
9.6.1.    L’analyse des résultats
9.6.2.    L’analyse de l’actif   
9.6.3.    L’analyse du financement   
9.6.4.    L’analyse des flux de trésorerie   
9.6.5.    La synthèse des ratios   
9.7.    L’incertitude inhérente à l’analyse des états financiers
9.7.1.    Les limites de l’analyse   
9.7.2.    Les limites inhérentes aux états financiers   
10.    Les normes pour les entreprises à capital fermé   
10.1.    La pertinence de l’information financière pour les entreprises à capital fermé   
10.2.    Le cadre conceptuel   
10.3.    Les états financiers   
10.3.1.    L’état des résultats   
10.3.2.    Les capitaux propres   
10.4.    Les postes particuliers   
10.4.1.    Les placements   
10.4.2.    Les immobilisations   
10.4.3.    L’impôt sur le résultat   
10.4.4.    Les contrats de location   
10.4.5.    Les avantages du personnel   
10.4.6.    Les frais de développement (actifs incorporels générés à l’interne)   
Conclusion   
11.    L’application de l’identité fondamentale : les débits et les crédits   
11.1.    Les deux conventions de consignation des opérations   
11.1.1.    La première convention   
11.1.2.    La deuxième convention
11.2.    Le grand livre général et le journal général   
11.3.    Les journaux spécialisés   
11.3.1.    Le journal des ventes   
11.3.2.    Le journal des achats   
11.3.3.    Le journal des encaissements   
11.3.4.    Le journal des décaissements (ou débours)   
11.3.5.    Le journal des salaires   
11.4.    Les grands livres auxiliaires   
11.4.1.    Le grand livre auxiliaire des clients   
11.4.2.    Le grand livre auxiliaire des fournisseurs


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[+2]    #19 19/09/2018 11h29 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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Wawawoum a écrit :

Soit ça, soit il est possible de faire du trading de manière intelligente, mais je suppose que c’est une possibilité que vous ne souhaitez même pas aborder. 35% depuis 1990, c’est un sacré coup de bol tout de même. Personnellement, la démarche de Jim Simons me semble parfaitement raisonnée et les résultats suivent. Chacun y verra ce qu’il veut.

Pour ceux qui parlent anglais et qui sont intéressés par le trading et Simons, 2 liens (cela permet également de recadrer le débat sur les lectures) :
TED interview 2017 : Hedge Fund Manager Jim Simmons- Quant who is anti Efficient Market Hypothesis - YouTube
Un article du New Yorker sur Simons : Jim Simons, the Numbers King | The New Yorker

Message édité par l’équipe de modération (31/07/2018 00h24) :
- suppression de la citation du message immédiatement précédent (respect de notre charte)

Toujours passionnant d’écouter et de lire Jim Simons, merci pour ces liens. Je me souviens d’un long article du NYT captivant sur Renaissance Technologies.

Ce mec est un pur génie et d’une intelligence rare, difficile de le contredire sauf… qu’il s’auto-contredit sur un point : l’inefficience des marchés. Au fil des interviews, Jim Simons a toujours rappelé à quel point ils embauchaient les meilleurs. Renaissance est l’une des plus importantes concentrations de "brain power" au monde avec des moyens colossaux et une énorme motivation (les bonus à Renaissance c’est qch !) et même eux n’arrivent à exploiter les anomalies que "quelques fois". Il le dit d’ailleurs dans l’entretien "you have to keep on top of the business" ; à mon sens justement parce que le marché est de plus en plus efficient. Dans un autre article Simons reconnaissait aussi qu’ils pouvaient utiliser moins souvent qu’avant les "anomalies" découvertes. Idem, je pense que ça va dans le sens d’une "quasi efficience", par définition jamais parfaite, jamais à jour mais de plus en plus rapide.

D’ailleurs même si les montants sont colossaux, pour eux, rapportés en pourcentage des milliers de milliards d’actifs dans le monde, ça reste une goutte d’eau. Tout ça pour dire que le trading intelligent ne va dès lors concerner que la poignée d’entreprises au top (pour l’instant américaines mais ça peut changer) avec les meilleurs PhD au monde, la fibre optique juste à côté du backbone et les supercalculateurs au sous-sol… donc rien d’accessible pour nous ou même pour une "bonne" boîte de trading/arbitrage mais pas la crème de la crème. Ou alors il faut faire comme ABC Arbitrage et aller sur des mini-niches n’intéressant pas les plus gros.

L’article du New Yorker, surtout la création de l’institut, est intéressant. J’interprète un peu mais on sent que, le crépuscule de sa vie arrivant, Simons veut réaliser quelque chose ayant plus de sens que "juste" accumuler des milliards sans avoir créé de valeur ajoutée. Amusant aussi de noter que, et je l’avais déjà lu, Simons a toujours voulu devenir riche. D’après ses propres mots, c’était même une obsession depuis sa plus tendre enfance / adolescence, etc. Le plus riche possible.

J’étais venu ici surtout pour partager avec le forum un lien passionnant sur toutes les checklists des plus grands investisseurs. Alors, la mise en page est la pire que vous puissiez imaginer, le sommaire est hasardeux mais ce travail est colossal et fantastique ! Cela fait plusieurs semaines que ça traîne sur ma table de chevet, je ne pense pas que ça puisse se lire d’une traite mais plutôt en picorant (et ça fait un excellent somnifère ! je devrais le conseiller à Musk big_smile ). Je pense tjs à mon portif en les lisant et ça m’a déjà fait creuser des points et mener à des allègements ou des renforcements (j’en parlerai sur ma file portif).

Toutes les checklists des plus grands y sont en gardant uniquement la substantifique moelle : Munger, Fisher, Greenblatt, etc. Tiens une de Munger pour la route : "Don’t overlook the obvious by drowning in minutiae"

investment_principles_and_checklists_ordway.pdf - Google Drive


Do your homework! Parrain pédago pour Bourso, Binck et Bourse Directe : écrivez-moi en MP :-) et  mon portif

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[+2]    #20 01/11/2018 13h48 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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N’ayant pas eu de retour, j’ai finalement lu le bouquin en question.

Plutôt rébarbatif à lire, on enchaine les statistiques et les références à de précédentes études (UFC-Que Choisir, INSEE, Jean FOURASTIÉ, etc.). Le chapitre I est bien documenté avec beaucoup d’éléments factuels. C’est évidemment une grosse charge contre l’INSEE et ses méthodes de calcul du pouvoir d’achat : invention de l’effet qualité et sous-évaluation du coût du logement (6% selon eux). Gros travail de synthèse dans le chapitre II avec l’évolution des prix sur 50 ans (aspirateur, TV, gigot d’agneau, camembert, place de cinéma, etc.). Le chapitre III apporte quelques pistes concrètes (programme politique).

Je partage majoritairement les opinions de l’auteur et c’est finalement ce qui me gène le plus car son précédent livre (février 2018) s’intitule J’achète du bitcoin.

Bref, je conseille pour les novices qui s’intérèssent à l’économie.


Who’s the more foolish, the fool or the fool who follows him?

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[+4]    #21 08/12/2018 16h24 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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J’ai lu récemment le livre de Francisco Garcia Parames (Investir à long terme) qui avait été cité par WH dans une de ses interview.

Higgons a écrit :

Je partage aussi la même approche que Franciso Garacia Paramès, l’ex-gérant du fonds espagnol Bestinver

Voici quelques citations relevées en plus des classiques (le value surperforme, les small superforment, les sociétés familiales surperforment etc…)

Parames a écrit :

p222: Il vaut mieux investir dans les sociétés cotées que non cotées car elles sont plus enclines aux aberrations découlant des phases de panique et d’euphorie.

p247: Investir dans les actions n’est pas chose aisée. Cela suppose d’acheter ce que personne ne veut et de vendre ce que tout le monde tente d’acheter. Cela suppose de lutter contre notre nature.

p260: Buffett juge que la théorie d’un marché toujours efficient est erronée. Effectivement, le marché est en général efficient, mais cela ne se vérifie pas toujours et c’est cette petite nuance, capitale, qui nous permet d’en tirer avantage. De plus, le risque ne consiste pas dans le Béta, autrement dit la volatilité du cours de l’action sur le marché. On peut même dire que la volatilité est l’amie de l’investisseur à long terme.

Pour ses nouveaux fonds chez COBAS, il aurait bien fait de mieux suivre son conseil p.304 pour limiter les dégâts sur ARYZTA (mais c’est toujours facile de dire cela après coup!):

Parames a écrit :

Pour conférer plus de poids à une valeur en particulier au sein d’un fonds, il faut être bien sûr de son investissement et ne jamais le faire avec les titres de sociétés endettées.

Par ailleurs, je note que contrairement à WH qui a son fond investi à 90%-100% mais qui personnellement met du cash de côté (juin 2017: "Soit vous n’investissez pas, ce que je fais pour une partie de mes fonds personnels, en attendant une hausse des taux d’intérêt et un krach immobilier"), Parames semble mettre toutes ses billes dans ses fonds et gère la liquidité beaucoup plus activement en fonction du niveau de valorisation du marché.

Enfin j’ai découvert Roy Spencer le climatosceptique qui fait dire à Parames p.329:

Parames a écrit :

Il est évident que les émissions de CO2 des 20 dernières années n’ont pas d’incidence sur la température du globe.

Pour conclure, une lecture pas indispensable mais que de bonne qualité car j’y ai appris des choses.

Dernière modification par zeboulon (08/12/2018 16h36)

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[+3]    #22 06/02/2019 11h44 → Vos livres préférés (finance, développement personnel…) ? (débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie)

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Bonjour,

Voici un livre que j’ai trouvé très intéressant bien qu’il ne se rapporte pas aux domaines couramment abordés.
Il s’agit de « L’art d’avoir toujours raison » d’Arthur Schopenhauer.
Il est gratuit et disponible ici :
L?Art d?avoir toujours raison - Wikisource
C’est un petit livre qui se lit rapidement et qui aborde différents stratagèmes permettant lors d’une controverse avec une personne, d’emporter l’adhésion du public même si bien évidement on est en tort et c’est l’autre qui est dans le vrai.
Lors de sa lecture j’ai retrouvé des stratagèmes couramment mis en œuvre par les gens et par moi-même lors de débats mais de manière quasi inconsciente.
Le fait de les voir tous listés, détaillés avec exemple est vraiment instructif.
Sur un forum comme celui-ci plutôt bien géré où il y a couramment des débats assez animés, je pense que la lecture de ce livre peut être fort utile.

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/8683_index.jpg

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