Suivez les discussions sur : Twitter Facebook RSS   Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter : Newsletters   Utilisez la recherche :
PlanèteMembres  |  Mission

Forums de la communauté des investisseurs heureux

Discussions courtoises et réfléchies sur l’investissement patrimonial pour s’enrichir, générer une rente et atteindre l’indépendance financière

Invitation Vous n'êtes pas identifié : inscrivez-vous pour échanger et participer aux discussions de notre communauté !

Attention Cette page affiche seulement les messages les plus réputés de la discussion.
Flèche Pour voir tous les messages et participer à la discussion, cliquez ici.

Favoris 1   [+1]    #1 06/08/2011 15h35

Administrateur
Top 20 Réputation
Réputation :   2749  

L’Etat est mort, Vive l’Etat de Charles Gave.

Cet essai pédagogique de 160 pages, publié en 2010, se lit en quelques heures. Charles Gave, proche des économistes Autrichien dans sa manière de pensé pose en quelques graphiques et vérités simples le constat que la France vit ses dernières années d’Etat-providence et qu’elle se doit de se réformer vite, avant que ce ne soit le marché qui ne l’impose dans la douleur.

Son hypothèse forte est que les taux courts d’un pays doivent être proches du taux de croissance de celui-ci sinon cela entraine des dérèglements. Des taux courts trop faibles par rapport aux taux de croissance favorisent le sur-investissement (comme en Espagne) et des taux courts trop haut / la croissance favorisent les rentiers et l’utilisation improductive de l’argent - ex : immobilier anciens - (comme en France).

De cette hypothèse il découle que l’Euro et de la politique de taux unique par la BCE ne peut provoquer que des désordres économiques et des déséquilibres.

Un autre postulat (argumenté lui aussi par des graphiques) est que plus la part de l’économie étatique (fonctionnaires etc) dans le PNB augmente, plus la croissance diminue et l’endettement augmente.

D’autres graphs montrent l’état calamiteux des finances publiques françaises.

En dernière partie, Charles suggère des lignes de réformes (essentiellement privatisation ou mise en concurrence des services publiques non régaliens), réformes qui ont déjà eu lieu il y a longtemps en Suède et au Canada.

Mitterrand, Trichet, Keynes et les politiques en prennent aussi pour la grade, donc un bon moment de lecture, qui donnera aussi les bases économiques de l’école autrichienne d’économie.

Mots-clés : débuter, développement personnel, finance, investissement, livre, meilleur, économie

Hors ligne Hors ligne

 

[+3]    #2 15/08/2012 16h10

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   271  

J’ai trouvé ici une recommendation du Petit livre pour réussir en bourse de Pat Dorsey de Morningstar.

J’achève actuellement la lecture de son autre livre, The Five Rules For Successful Stock Investing: Morningstar’s Guide To Building Wealth And Winning in the Market.

Pour ceux que l’anglais ne rebute pas, c’est de très loin le meilleur livre d’investissement que j’ai lu jusqu’ici, notamment parce que ses recettes sont applicables au monde d’aujourd’hui (car malgré tout le respect que j’ai pour Ben Graham, sa méthode commence à dater wink).

Le livre est essentiellement une version plus approfondie du Petit Livre pour Réussir en Bourse. Il décrit la marche à suivre pour réussir en bourse, et des techniques pour notamment:
- évaluer le "moat" d’une entreprise
- lire et comprendre les différents financial statements (j’ai recu une éducation en comptabilité, et je regrette de ne pas avoir lu ce livre avant, car en quelques pages Pat Dorsey m’a plus apporté qu’un semestre de cours)
- s’assurer que le management d’une entreprise soit bon et honnête
- estimer le prix d’une entreprise

La dernière partie du livre est également très instructive, puisque chaque secteur est passé au crible (healthcare, utilities, consumer goods, …). L’auteur explique le fonctionnement de chaque secteur, et quels sont les chiffres à regarder en priorité pour déceler les gagnants des perdants.

Bref, je le recommende très vivement aux personnes qui ne l’ont pas lu, car cet ouvrage m’a permis d’acquérir une approche vraiment structurée dans mes investissements, et m’ont permis de vraiment comprendre à quel point quelques heures passées à analyser une entreprise peuvent être bénéfiques!

Hors ligne Hors ligne

 

[+3]    #3 25/11/2013 19h14

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   503  

Je termine à peine le très rigolo The Bed of Procrustes: Philosophical and Practical Aphorisms de Nassim Taleb, un intuitif recueil d’aphorismes originaux, cinglants et percutants.



Mes préférés: (1) "Demander à la science d’expliquer la vie est comme demander à un Bescherelle d’expliquer la poésie"; (2) "L’ignorance consciente, si vous la pratiquez, vous ouvre un nouveau monde, car elle rend toute chose infinie".

Ci-dessous, mon petit best-of (je garde la version originale, et prie ceux qui ne lisent pas l’anglais de bien vouloir me pardonner):

Nassim Taleb a écrit :

Academia is to knowledge what prostitution is to love.

Nassim Taleb a écrit :

In science you need to understand the world. In business you need others to misunderstand it.

Nassim Taleb a écrit :

Education makes the wise slightly wiser, and the fool vastly more dangerous.

Nassim Taleb a écrit :

An erudite displays less than he knows; a journalist or a consultant, the opposite.

Nassim Taleb a écrit :

If you know, in the morning, what your day looks like with any precision, you are a little bit dead - the more precision, the more dead you are.

Nassim Taleb a écrit :

Nobody wants to be perfectly transparent. Not to others, and certainly not to himself!

Nassim Taleb a écrit :

They will envy you for your success, for your wealth, for your looks, for your status - but never for your wisdom.

Nassim Taleb a écrit :

Nothing is more permanent than "temporary" arrangements, deficits, truces, and relationships; and nothing is more temporary than "permanent" ones.

Nassim Taleb a écrit :

The opposite of manliness isn’t cowardice, but technology.

Nassim Taleb a écrit :

A good listener is someone with skilfully polished indifference.

Nassim Taleb a écrit :

People reserve compliments for those who do not threaten their pride; the others they often praise by calling "arrogant".

Nassim Taleb a écrit :

A friendship that ends was never one.

Nassim Taleb a écrit :

We call narcissistic those individuals who behave as if they were the central residents of the world. Those who do exactly the same in a set of two we call lovers or, better, "blessed by love".

Nassim Taleb a écrit :

Most people fear being without audiovisual stimulation because they are too repetitive when they think and imagine things on their own.

Nassim Taleb a écrit :

Asking science to explain life is equivalent to asking a grammarian to explain poetry.

Nassim Taleb a écrit :

You exist if and only if you are free to do things without a visible objective, with no justification and, above all, outside the dictatorship or someone else’s narrative.

Nassim Taleb a écrit :

To be completely cured of newspapers, spend a year reading the previous week’s newspapers.

Nassim Taleb a écrit :

You don’t become free by just avoiding to be a slave. You also need to avoid becoming a master.

Nassim Taleb a écrit :

What fools call "wasting time" is often the best investment.

Nassim Taleb a écrit :

Decline starts with the replacement of dreams with memories.

Nassim Taleb a écrit :

Modernity: we created youth without heroism, age without wisdom, and life without grandeur.

Nassim Taleb a écrit :

You can tell how uninteresting a person is by asking him whom he finds interesting.

Nassim Taleb a écrit :

People focus on role models. It is more effective to find antimodels - people you don’t want to resemble when you grow up.

Nassim Taleb a écrit :

It is as difficult to change someone’s opinions as it is to change his tastes.



Nassim Taleb a écrit :

The twentieth century was the bankruptcy of the social utopia. The twenty-first will be that of the technological one.

Nassim Taleb a écrit :

For so many, instead of looking for "cause of death" when they expire, we should rather be looking for "cause of life" when they’re still around.

Nassim Taleb a écrit :

The three most harmful addictions: heroin, carbohydrates, and a monthly salary.

Nassim Taleb a écrit :

Men destroy each other during was. Then they destroy themselves during peacetimes.

Nassim Taleb a écrit :

We are hunters. We are only truly alive in those moments when we improvise. No schedule, just small surprises and stimuli from the environment.

Nassim Taleb a écrit :

Charm lies in the unsaid, the unwritten, and the undisplayed. Every fool can control noise, but it takes great mastery to control silence.

Nassim Taleb a écrit :

It is much less dangerous to think like a man of action than to act like a man of thought.

Nassim Taleb a écrit :

The sucker’s trap is when you focus on what you know and others don’t know, rather than the reverse.

Nassim Taleb a écrit :

The calamity of the information age is that the toxicity of data increases much faster than its benefits.

Nassim Taleb a écrit :

Fine men tolerate others’ small inconsistencies though not the large ones. Weak men tolerate others’ large inconsistencies though not small ones.

Nassim Taleb a écrit :

Art is one-sided conversation with the unobserved.

Nassim Taleb a écrit :

Weak men act to satisfy their needs, strong men their duties.

Nassim Taleb a écrit :

In a crowd of a hundred, 50% of the wealth, 90% of the imagination, and 100% of the intellectual courage will reside in a single person - not necessarily the same one.

Nassim Taleb a écrit :

When conflicted with two choices, take neither.

Nassim Taleb a écrit :

Robust is when you care more about the few who like your work than the multitude who dislike it (artists). Fragile is when you care more about the few who dislike your work than the multitude who like it (politicians).

Nassim Taleb a écrit :

The imagination of the genius vastly surpasses his intellect; the intellect of the academic vastly surpasses his imagination.

Nassim Taleb a écrit :

Conscious ignorance, if you can practice it, expands your world - it takes things infinite.

Nassim Taleb a écrit :

Do not call heroes those who had no other choices.

Nassim Taleb a écrit :

Pure generosity is when you help the ingrate.

Nassim Taleb a écrit :

Saying the "mathematics" of uncertainty" is like saying the "chastity of sex".

Nassim Taleb a écrit :

A mathematician starts with a problem and finds a solution. A consultant starts with a solution and creates a problem.

Nassim Taleb a écrit :

Mediocre man tend to be outraged by small insults but passive, subdued, and silent in front of very large ones.

Nassim Taleb a écrit :

A verbal threat is the most authentic certificate of impotence.

Nassim Taleb a écrit :

Half the people lie with their lips; the other half with their tears.

Nassim Taleb a écrit :

They are men who surround themselves with women for ostentation. Others do it for consumption. They are rarely the same.

En bref, un parfait petit manuel pour briller dans les diners en ville!

Hors ligne Hors ligne

 

[+4]    #4 14/06/2015 16h00

Membre
Réputation :   16  


Bonjour,
voici un résumé du livre Unconventional Success, a fondamental approach to personal investment de David Swenson qui a été chief investment officer du Yale Endowment depuis 1985 et qui pèse aujourd’hui 24milliards de dollars. C’est pour moi un des meilleurs livre sur l’investissement avec a random walk down wall street de Malkiel.

•    90% of the variability of returns stems from asset allocation, leaving 10% to security selection and market timing
o    long-term investors build portfolios with a pronounced equity bias. Equity ownership drives long term returns.
o    careful investors fashion portfolios with substantial diversification
o    sensible investors create portfolios with concern of tax considerations
•    Equity Bias: 1 dollar invested in the stock market at the outset of the nineteenth century, with all gains and dividends reinvested, grows to $8.8 million at the beginning of the twenty-first century (1802 to 2001). Jeremy Siegel’s Stocks for the long run. US stocks produce an 8.3% compound annual return from 1802 to 2001. Jeremy Siegel: 8.3%. Ibbotson: 10.4%. No other asset class possesses such an impressive record of long-term performance. Arnott’s study: out of 7.9% equity return, 5% come from dividends, 1,4% from inflation, 0,8% from real dividend growht, and 0,6% from rising valuation. ==> importance of dividends to hitorical returns (at odds with conventional wisdom that suggests that stocks provide growth first and income second).
•    Market timing: available evidence points to a pattern of excessive allocation to recent strong performers, offset by inadequate allocation to recent weak performers for individual investors. Overweighting assets that produced strong past performance and underweighting assets that produced weak performance provides a poor recipe for pleasing prospective results. Indeed, market exhibit mean-reverting behavior, a tendency for good performance to follow bad and bad performance to follow good. Investors who fail to rebalance their portfolios to long-term targets end up with outsized exposure to recently appreciated assets that prove most vulnerable to poor future results.
•    For the investment community as a whole, security selection plays a return-reducing role in investment performance.
•    The expectation that after retirement, an individual will be in a lower tax bracket contains important implications for current financial planning
•    A well diversified, equity-oriented portfolio: 30% US equity, 15% foreign developed equity, 5% emerging market equity, 20% real estate, 15% US treasury bonds, 15% US treasury inflation-protected securities
•    Unanticipated deflation boosts bonds, while undermining stocks. US treasury bonds provide a unique form of portfolio diversification, serving as a hedge against financial accidents and unanticipated deflation. No other asset comes close to matching the diversifying power created by long-term, noncallable, default-free, full-faith and credit obligations of the US government.
•    Diversification = to reduce risk, not a tactic to chase perfomance
•    Some measure of foreign exchange exposure adds to portfolio diversification
•    Ibbotson associates: stocks returns = 10,4%, government bonds return = 5,4%. Real estate returns = 5,4+2,5  = 7,9%. Real estate sits somewhere betwee, stocks and bonds in risk and return characteristics.
•    For individual investors, publically traded real estate securities generally provide reasonably low-cost exposure to relatively high-quality pools of real estate asset. Unfortunatelly, privately offered retail real estate partnerships (SCPI) provide exposure to real estate at such obscenely high cost that the individual investor stands no chance of earning fair returns. ==> Gaining real estate exposure through public securities makes the most sense.
•    Bond (corporate bonds) investors can expect more bad news than good on credit conditions. (la gaussienne va moins loin dans le positive upside que pour les equities)
•    Sensible investors avoid corporate debt, because credit risk and callability undermine the ability of fixed-income holdings to provide portfolio protection in times of financial or economic disruption.
•    Since improving credit fundamentals frequently go hand in hand with rallying stock prices, investors face better odds by owning unlimited-upside stocks as opposed to constrained-potential bonds.
•    Junk bonds (high yield): a poor choice. Magnified credit risk, greater illiquidity, more valuable call options pose a triple threat to bondholders seeking high risk-adjusted returns. The relativelly high cost of junk bond financing provides incentives to stock-price-driven corporate managements to diminish the value of the bond positions in order to enhance the standing of share-owners.
•    Sensible investors avoid currency speculation. Top down (macro) bets on currencies fail to generate a reliable source of excess returns, because the factors influencing economic conditions, in general, and inerest rates, in particular, prove far too complex to predict with consistency. 
•    Leveraged buyouts: While the value added by operationally oriented partnerships may, in certain instances, overcome the burden imposed by the typical buyout fund’s generous fee structure, in aggregate, buyout investments fail to match public market alternatives. After adjusting for the higher level of risk and the greater degree of illiquidity in buyout transactions, publicly traded equity securities gain a clear advantage.
•    in the absence of truly superior  fund selection skills (or extraordiary luck), investors should stay far, far away from private equity investments. (Cambridge Associates PE funds average returns: 11.5%, while 12.2% over the same 20 year period ending in 2003 for the S&P500).
•    The large majority of buyout funds fail to add sufficient value to overcome a grossly unreasonable fee structure.
•    Buyout funds: Unless invesors command the resources necessary to identify top-quartile or even top-decile managers, results almost certainly fail to compensate for the degree of risk incured.
•    Unfortunately for investors, the promise of venture capital exceeds the reality. Over reasonably long periods of time, aggregate venture returns more or less match marketable equity returns. Therefore, venture investors fail miserably on a risk-adjusted basis.
•    Non-core asset classes provide investors with a broad range of superficially appealing but performance damaging investment alternatives.
•    Because of the enormous difficulty in identifying an engaging superior active managers, prudent investors avoid asset classes that derive returns primarily from  market-beating strategies.
•    Buying yesterday’s winners and selling yesterday’s loosers inevitably hurts tomorrow’s performance.
•    Regression to the mean, one of the most pwerful influences in the world of finance, explains the tendency for reversal of fortune.
•    Sensible investors avoid the speculative opportunity of the moment, whether promoted by a high-flying fringe operator or middle-of the road companies like Merril Lynch.
•    By emphasizing asset types and mutual funds that have done well, Schwab and Morningsar encourage investors to buy high and sell low, providing a poor recipe for wealth accumulation.
•    Sensible investors avoid fads, behaving in a disciplined independent fashion. Fidelity to asset allcoation targets requires regular purchase of the out of favor and sale of the in favor, demanding taht investors exhibit out of the mainstra, contrarian behavior.
•    The psychology of rebalancing: contrarian behavior lies at the heart of most successful investment strategies.
•    In the world of investment, failure sows the seeds of future success. The attractivelly priced, out of the favor strategy frequently provides much better prospective returns than the highly valued, of the moment alternatives. The discount applied to unloved assets enhanced expected returns, even as the premium assigned to favored assets reduces anticipated results.
•    Sensible taxable investors reach an obvious conclusion: invest in low-turnover, passively managed index funds.

Dernière modification par Hidalgo04 (14/06/2015 16h04)


Bogle: "you get what you don't pay for."

Hors ligne Hors ligne

 

[+3]    #5 09/04/2016 18h34

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   882  

Je viens d’achever The Fives Rules For Successful Stock Investing de Pat Dorsey déjà cité par Philippe il y a… quelques années (woah le temps passe).

Je confirme l’opinion de Philippe, c’est un excellent livre résumant très bien à la fois les pièges de l’investissement, les règles de base, les principes des moats, les fondamentaux de la comptabilité ainsi que de la valorisation et un résumé de tous les secteurs de l’investissement (santé, services aux consommateurs, B2B, banques, etc.) ! Incroyable pour un livre de seulement 350 pages. On pourrait penser que tant de sujets en si peu de pages sont forcément bâclés, je pense au contraire que Pat Dorsey et son équipe maîtrisent l’art de la concision. Je recommande donc fortement ce livre aux débutants ou faux-débutants.

Pour d’évidentes raisons de droits d’auteur, je ne peux trop détailler mais j’ai apprécié en sus leur "10-minute test" que je m’impose désormais (en ayant ajouté qqs points et enlevé 2 points). Je suis d’accord avec eux sur de nombreux aspects (importance du free cash flow et quasi-inutilité du compte de résultats, prêter une grande attention au type d’allocation de capital de la boîte, etc.). Un peu moins d’accord sur d’autres points (notamment leur amour des grandes capitalisations et leur peur des faibles liquidités et small caps qui, pourtant, pour un petit investisseur fait rater l’un des seuls -si ce n’est le seul- avantage comparatif démontré par la littérature).

Je peux tout de même détailler un peu, ce que j’ai retiré de nouveau à la lecture du livre (je connaissais déjà beaucoup de ce qui était écrit, c’est rassurant wink). De plus, comme je ne lis pas si souvent l’intégralité des rapports annuels (oui oui bouh bouh pan sur les mains), cela m’a permis aussi d’ajouter des points que je cherche désormais automatiquement dans les rapports annuels (script + Ctrl+F). En vrac :
- porter plus d’attention à l’évolution du ratio accounts receivables / sales si possible sur 10 ans (c’était déjà calculé dans ma table mais je n’y prêtais pas plus attention que ça)  + évolution du ration allowance of doubtful accounts / accounts receivables
- chercher la règle qu’applique l’entreprise (particulièrement pour les boîtes technos ou industriels) pour reconnaître une vente (eh oui parfois c’est à l’expédition, osé, ou à la livraison ou après le SAT et ça peut engendrer de grosses différences…)
- rechercher "one-time charges" ou "non-recurring charges" dans au moins 5 rapports annuels => si abus du recours à ce système, grosse alerte
- idem avec "off-balance sheet leases", "lease commitments", "future minimum payments" (surtout utile pour les entreprises de services aux consommateurs)
- j’ai enfin compris comment lire un rapport annuel d’une banque ou d’une compagnie d’assurance (en fait pas si dur une fois pris par la main avec netteté)
- "other compensation" ainsi que "related-party transactions" et là si je trouve dans le paragraphe des trucs louches (et il y en a beaucoup genre de curieux frais de jets privés, entreprise du beau-frère du PDG qui refait les peintures, etc. etc.), c’est direct poubelle
- "tax benefits from employee stock plans" qui peut parfois gonfler le free cash flow artificiellement (même si le FCF reste beaucoup plus difficile à manipuler)

L’avantage de lire un livre de 2004 qui prend des risques dans ses recommandations, c’est que l’on a douze ans et deux grandes crises comme recul. Alors certes toutes les moats ne traversent pas l’épreuve du temps, après tout c’est normal, toute douve finit par être soit asséchée, soit traversée par un pont ennemi, mais ce n’est pas si ridicule. C’est le cas dans les domaines qui m’intéressent. Et comme j’aime les small et mid caps, j’ai repéré l’une des rares mid caps qui a passé le 10-minute test même en 2016 et qui est depuis dans ma watchlist : Linear Technology.


Do your homework! Parrain pédago pour Bourso, Binck et Bourse Directe : écrivez-moi en MP :-) et  mon portif

Hors ligne Hors ligne

 

[+2]    #6 26/11/2016 19h12

Membre
Réputation :   7  

Bonjour,

Je ne l’ai pas trouvé dans ceux déjà cités : The Millionaire Fastlane (MJ DeMarco)

L’auteur se permets quelques pics sur les usuels Rich Dad/Poor Dad ou La semaine de 4 heures, en expliquant qu’il ne gagne pas sa vie avec ce livre (sûrement un peu tout de même) car il l’avait gagné avant.

Il ne vend pas que du rêve mais propose une "carte routière" et surtout raconte sa propre expérience. Le tout sur un style enjoué et très imagé avec des références au monde de l’automobile (Son déclic a été de voir un jeune homme sortir d’une Lamborghini et d’être allé lui demander ce qu’il faisait…)

Bonne lecture.

Hors ligne Hors ligne

 

[+4]    #7 28/03/2017 22h55

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   882  

PoliticalAnimal a écrit :

J’ai coutume de dire que tout est dans Proust (la modernité comme l’histoire de France), eh bien la Bourse et les erreurs à ne pas commettre, ne dérogent pas à la règle.

Les règles cardinales énoncées par IH comme nombre de membres aguerris et avertis sur ce site sont toutes enfreintes par le narrateur de A la Recherche qui va perdre, ni plus ni moins, que 80 % de sa fortune dans l’aventure !

Ne jamais investir tout d’un coup, diversifier intelligemment et au maximum ses investissements, laisser ses émotions le plus possible de côté et désinvestir en ayant une stratégie claire (quand et pourquoi vendre).
Aucune de ces règles de base n’a été respectée par le héros sad parce que fou amoureux… le désastre est total avec une perte de 4/5ème… il investit très vite et sur un coup de tête, au même moment, sur quelques rares valeurs "dont on lui a parlé" et "qui ne peuvent pas s’effondrer" (voir La Prisonnière) et revendra de la même façon… précipitée.

Le résultat est sans appel dans le pénultième volume du roman, A la recherche du temps perdu, tome 6 : Albertine disparue :

Marcel Proust a écrit :

Depuis sa mort je ne m’étais plus occupé des spéculations que j’avais faites afin d’avoir plus d’argent pour elle. Or le temps avait passé; de grandes sagesses de l’époque précédente étaient démenties par celle-ci, comme il était arrivé autrefois de M. Thiers disant que les chemins de fer ne pourraient jamais réussir. Les titres dont M. de Norpois nous avait dit: « Leur revenu n’est pas très élevé sans doute, mais du moins le capital ne sera jamais déprécié », étaient le plus souvent ceux qui avaient le plus baissé. Il me fallait payer des différences considérables et d’un coup de tête je me décidai à tout vendre et me trouvai ne plus posséder que le cinquième à peine de ce que j’avais du vivant d’Albertine.

En un mot, l’exemple à ne pas suivre wink

Je rebondis sur ce (vieux !) poste pour citer quelques autres exemples dans La Recherche prouvant que pas grand-chose n’a changé dans l’investissement : l’exemple ci-dessus résume en quelques mots toutes les erreurs à ne pas faire (pas de diversification, all-in sur une action dont on a juste "ouï dire", etc.).

Mais on a aussi dans d’autres exemples intéressants dans divers volumes de la Recherche. A propos de la cyclicité des actions et du choix entre… pétrolières et Suez (OK le canal mais c’est l’ancêtre après tout d’Engie !) :

Proust a écrit :

"— Avez-vous donné l’ordre de bourse pour mes Suez ?

— Non, l’attention de la Bourse est retenue en ce moment par les valeurs de pétrole. Mais il n’y a pas lieu de se presser étant donné les excellentes dispositions du marché. Voilà le menu. Il y a comme entrée des rougets. Voulez-vous que nous en prenions ?"

Ou à propos de l’investissement dans les… diamants (oui, oui) :

Proust a écrit :

Bloch qui, comme tous les gens qui tiennent de près à la Bourse, accueillait avec une facilité particulière les nouvelles sensationnelles, ajouta : «  tandis que les hommes de la Bourse achetaient sans arrêter des diamants, non pour leurs femmes mais parce que, ayant perdu toute confiance dans le crédit d’aucun peuple, ils se réfugiaient vers cette richesse palpable, et faisaient ainsi monter la de Beers de mille francs.


Do your homework! Parrain pédago pour Bourso, Binck et Bourse Directe : écrivez-moi en MP :-) et  mon portif

Hors ligne Hors ligne

 

Favoris 1   [+10]    #8 02/07/2017 14h20

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   1108  

Bonjour,
J’ai compilé toutes (j’espère…) les recommandations de ces 18 pages dans ce fichier accessible à tous.

J’ai compté -1 quand j’estimais que c’était plutôt une non recommandation.

J’espère ne pas trop en avoir oublié, un peu longue à lire la file….

Et voici le classement des plus cités :


J’ai considéré "version française" "Le petit livre pour réussir en Bourse"  de Pat Dorsey pour "The Five Rules For Successful Stock Investing" mais ce n’est pas exact, à priori la partie du livre VO sur les secteurs est absente du livre français.

Bonne lecture


Parrain InteractiveBrokers IngDirect SENZYDB Bourse Direct Boursorama Degiro Fortuneo 12470190 iGraal eBuyClub Poulpeo

Hors ligne Hors ligne

 

[+7]    #9 25/07/2017 22h45

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   1108  

Bonjour à tous,

Ma petite contribution sous forme de table des matières approfondie sur Beating The Street - Battre Wall Street - Peter Lynch.

Mes morceaux choisis ne sont pas exhaustifs, ma synthèse personnelle du livre fait 20 pages sur Word et mon résumé 100 pages…

Ce livre est excellent du fait de très nombreux exemples approfondis d’achats de Lynch, on y retrouve même des extraits financiers simplifiés des dites sociétés.
Tout semble si simple en lisant les "thèses" de Lynch. Contrairement à ce qu’il dit, il a quand même quelques avantages que nous n’avons pas (mais ils parlent aux Américains à la base) :
- il vit aux USA, terrain de chasse gigantesque (par rapport à la France)
- il vit sur place et est payé pour visiter les sociétés, tester les produits/services par lui même
- il a au téléphone et rencontre/dine régulièrement avec le management des sociétés
- les USA sont propices à une croissance interne exponentielle, le terrain Français est largement plus limité sans passer par l’international
- il ne travaillait pas seul
- et bien sûr il est naturellement doué smile

Peter Lynch (parfois reformulé/paraphrasé) a écrit :

Préface

Personne n’a jamais dit sur son lit de mort « je regrette de ne pas avoir passé plus de temps au bureau ».

Préface à l’édition en livre de poche de l’ouvrage

Ceux qui jouent à la bourse Casino ne devraient pas acheter d’actions.

Investissez uniquement sur plusieurs années (pas à court terme) car la volatilité est imprévisible.

Les krachs sont aussi routiniers que des tempêtes de neige.

A long terme les actions surperforment les obligations.

Introduction – s’échapper de la servitude des obligations

Ce n’est pas le cerveau mais l’estomac qui détermine le sort d’un stock picker.

1) Le Miracle de Sainte Agnès (histoire de portefeuille construit par des étudiants qui faisaient mieux que le marché et nombre de gérants)

N’investissez jamais dans un domaine que vous ne pourrez pas illustrer simplement avec l’aide d’un crayon.

Si c’est bien d’acheter des actions de distributeurs d’eau gaz ou électricité pour leurs dividendes, c’est avec leurs valeurs de croissance que vous gagnez vraiment de l’argent.

Vous ne devriez pas acheter une action parce qu’elle est bon marché, mais parce que vous en savez beaucoup sur elle.

Ne détenez pas plus d’actions que vous avez de temps à y consacrer pour rester informé sur chacune d’elles.

Il est bon de considérer la solidité financière et la structure de la dette pour voir si quelques mauvaises années pourraient faire obstacle à la progression de l’entreprise à long terme.

Le fait de comprendre les raisons qui expliquent la croissance des ventes dans le passé vous aidera à vous forger un bon jugement sur la perspective de voir le taux de croissance des ventes passées se prolonger dans l’avenir.

2) L’inquiet du weekend

La clé du succès pour gagner de l’argent avec les actions c’est de ne pas avoir peur de les garder.
L’individu qui ne prend pas la peine de se demander où va l’économie, qui se fiche allègrement des conditions de marché, et investit en suivant un calendrier régulier s’en tire mieux que celui qui étudie le marché et essaie en permanence d’avoir le bon timing pour ses investissements.

3) Une visite guidée d’une société de gestion de fonds

Les investisseurs privilégient à tort les revenus (obligations) sur la croissance (actions). Idem rendement dividende versus croissance.

Seul un fonds actions qui surperforment le marché peut mériter ces frais d’entrée. 75% des fonds sous-performent le marché.

Lynch se demande s’il ne vaut pas mieux se contenter d’une stratégie lazy ETF indicielle.

Les types de fonds : appréciation du capital, valeur, croissance de qualité, croissance entreprises émergentes (Small & mis caps), situations spéciales.

Choisir un gagnant
Il est inutile de passer trop de temps à examiner les graphiques de performances passées, il vaut mieux certes choisir un fonds ayant de bonnes performances sur le long terme, performance régulière constante et rester fidèle à ce fonds sans essayer d’épouser toutes les vagues.

Fonds trop gros pour réussir contre exemples Magellan et BRK

Les fonds d’obligations convertibles (un petit cours sur ces dernières)

Les fonds fermés
Je n’ai pas encore vu d’étude définitive qui nous montrerait que les fonds fermés en tant que groupe font mieux que les fonds ouverts, il y a des bons et des mauvais dans les deux groupes, et pas un ne se détache.

Les fonds pays
Lors de la chute du mur de Berlin, les deux fonds pays Allemagne ont pris 25% sur du vent, résultat quelques mois plus tard ils ont dévissé.

Ne pas acheter sur du vent, sur de l’espoir.

4)    Gérer Magellan – Les premières années

L’extravagance d’un siège social est directement proportionnelle à l’aversion du management à récompenser ses actionnaires.

C’est un fait que je n’ai jamais eu de stratégie globale.

Une pratique malheureusement trop courante consistant à « arracher les fleurs et arroser les mauvais herbes ».

Sur les repas avec les chefs d’entreprise au sein des locaux Fidelity : « Ma règle personnelle était qu’il fallait que je fasse tout pour avoir au moins une fois par mois une rencontre avec le représentant de chacun principaux grands secteurs de l’économie, juste pour me protéger contre le risque de passer à côté du retournement de l’un ou de l’autre des grands secteurs, ou d’un autre développement qui serait passé inaperçu à Wall Street. C’était un système d’alerte précoce très efficace."

« Quel est le concurrent que vous respectez le plus ? »

C’est pour cette raison que Lynch préconise aux employés d’un secteur, d’investir dans leur domaine, qu’ils connaissent bien de ce fait.

5)    Magellan – Les années de la maturité

Concentrez vos efforts sur les entreprises, pas sur le prix des actions.

Peter Lynch avait pour collègues une armée d’analystes sur tous types d’entreprises, ce qui lui donnait un large choix d’opportunités qu’il n’aurait jamais trouvé tout seul.

Si vous êtes prêt à investir dans une entreprise, alors vous devriez être capable de l’expliquer avec un langage suffisamment simple et compréhensible d’un élève de CM2 et suffisamment vite pour qu’un élève de CM2 ne s’ennuie pas (1 min 30).

Quand les rendements sur les obligations d’Etat à long terme dépassent les rendements de dividendes sur les actions du S&P500 de 6% et plus, vendez alors vos actions et achetez des obligations.

Quelle que soit votre impression, vous laissant penser que vous comprenez bien une affaire, il se passera toujours quelque chose qui vous surprendra.

6)    Magellan – Les dernières années

Vous devez vous accorder quelques heures par semaine à vous tenir au courant des derniers développements sur chaque titre que vous possédez. Vous devez lire tous les rapports annuels et trimestriels ainsi qu’appeler directement les entreprises concernées pour des mises à jour périodiques. 

Sur les 900 actions composant notre portefeuille en 1983, quelque 700 représentaient moins de 10% de la valeur totale des actifs du fonds.

Il était plus facile de suivre l’évolution d’un titre à partir du moment où vous en déteniez déjà un certain nombre et que vous receviez directement l’information de la société.

Les gestionnaires de fonds attachent une importance démesurée à la « liquidité » :
Dans le domaine des actions comme dans celui des histoires d’amour, la capacité à pouvoir divorcer facilement n’est pas une base saine pour construire un engagement qui dure.

La meilleure action à acheter peut-être celle que vous détenez déjà.

Avoir General Electric à hauteur de 2% de son portefeuille revient à parier contre GE car la pondération boursière de GE était de 4% du marché.

Il n’y a pas de honte à prendre ses pertes sur une action. Cela arrive à tout le monde. Ce qui est honteux par contre c’est de s’accrocher à un titre, ou pire encore, d’en acheter plus, quand ses fondamentaux se détériorent.

Ne jamais parier sur un comeback qui n’arrivera jamais (Kodak, TV cathodique).

Quand les obligations d’une entreprise en difficulté s’échangent pour presque rien, c’est que l’action vaut encore moins.

Les cycliques c’est comme le blackjack, restez à la table trop longtemps et c’est la banque qui va vous prendre tous vos gains.

7)    L’art, la science et le travail sur le terrain

Le stock-picking est à la fois un art et une science, trop de l’un ou de l’autre est dangereux. Si vous pouviez deviner l’avenir à part d’un bilan, alors mathématiciens et comptables seraient aujourd’hui les gens les plus riches de la terre.

Il ne sert à rien d’accumuler des logiciels si vous n’avez pas fait vos classes pour connaitre les entreprises. Croyez-moi, Warren Buffett n’utilise pas tous ces trucs-là.

Le marché surévalué : graphique cours / bénéfice corrélé

Spécial InvestisseurHeureux : Vous pourriez très bien gagner votre vie rien qu’en achetant des actions qui sont sur la liste des valeurs à leurs plus bas en novembre et décembre, au moment de la vague des ventes pour raison fiscale, et en les conservant jusqu’en janvier, au moment où les prix donnent l’impression de toujours rebondir. Cet effet janvier est particulièrement puissant sur les petites capitalisations.

Lynch ne préconise pas le Buy and Hold de nombreuses sociétés, pour lui cela a peu de chances de rapporter de bons résultats.

Quand une compagnie qui a une tradition de revalorisation de ses dividendes commence à indiquer publiquement qu’elle pourrait bien cesser cette pratique, simplement pour faire des économies dérisoires, c’est là un avertissement qui doit être pris en considération.

8)    Chercher les actions à acheter- le secteur de la grande distribution

P. Lynch visite les malls pour découvrir de futurs investissements dans la distribution.

Si vous aimez le magasin, il y a de fortes chances pour que vous adoriez l’action.

Les affaires de ce type ne marchent pas toujours mais au moins il est facile de suivre leurs progrès, c’est une autre caractéristique intéressante qu’elles partagent toutes.

“Les ventes sur les boutiques ouvertes depuis plus d’un an sont l’un des deux ou trois facteurs clefs permettant d’analyser les opérations de vente au détail. ».

Vous avez tout intérêt à éviter les chaines de magasins qui se développent trop vite, surtout si elles se financent par l’emprunt. Etant donné que Body Shop était une opération de franchise, elle était capable de faire financer son développement par les franchisés.

Toute valeur de croissance qui s’échange à 40 fois ses bénéfices de l’année courante est valorisée à des niveaux qui deviennent dangereux voire extravagants. Quel est le PER d’Amazon ?

Une règle de base consiste à dire qu’une action devrait s’échanger à ou au-dessous de son taux de croissance courant, le taux de croissance annuel de ses profits. Même les entreprises qui partagent les plus forts taux de croissance ne peuvent que rarement parvenir à atteindre un taux de croissance de 25%, et un taux de 40% est une véritable rareté. Une croissance aussi exceptionnelle n’est pas soutenable bien longtemps, et les entreprises qui croissent trop vite courent le risque de s’autodétruire.

Une valeur ayant un PER élevé et un fort taux de croissance devrait en fin de compte faire mieux qu’une autre ayant un PER moins fort et un taux de croissance moins fort aussi.

La meilleure façon de gérer une situation où vous adorez une entreprise mais pas ses cours présents, c’est d’y engager un petit investissement et d’accroitre ensuite votre investissement à la prochaine correction.

La particularité la plus fascinante de toutes ces « success stories » boursières concernant des sociétés de vente au détail, c’est le temps que vous avez pour vous accrocher aux wagons. Vous pouvez vous permettre d’attendre que les choses se clarifient avant d’investir dessus.

Si un jour quelqu’un vous dit qu’une action qui a déjà été multipliée par dix ou par cinquante ne peut aller plus haut, montrez lui un graphique de Wal-Mart.

Dans une société de distribution ou dans une chaine de restauration, la croissance qui propulse les profits et le prix de l’action est avant tout tirée de l’expansion. Tant que les ventes par magasin sont en hausse d’une année à l’autre (voir rapports annuels), que l’entreprise n’est pas paralysée par un endettement excessif, et qu’elle poursuit ses plans d’expansion comme décrit aux actionnaires dans les rapports annuels, il est habituellement payant de rester fidèle à la valeur.

9)    Prospecter quand les nouvelles sont mauvaises - ou comment "l’effondrement" du marché de l’immobilier m’a amené à m’intéresser à Pier 1, Sunbelt Nursery et General Host

Il est souvent judicieux d’attendre que l’opinion dominante pense qu’un secteur de l’économie est dans la tourmente avant passer acheteur sur les entreprises les plus solides de ce secteur.

Cette technique n’est pas 100% infaillible. Il est absurde d’investir dans une entreprise complètement déprimée à moins qu’un certain nombre de faits vérifiables vous indiquent que la situation s’améliore.

Pier Import + pépiniéristes

Profit collatéral à la reprise du marché immobilier (ameublement maison et jardin)

Lynch parle de plusieurs méthodes de valorisation : la valeur comptable (price to book) et la valeur des sociétés comparables dette nette.

Le rachat d’actions par l’emprunt : Quand une entreprise rachète des actions qui auparavant payaient des dividendes et qu’elle emprunte de l’argent pour ce faire, cela lui permet de capter un double avantage. Les intérêts payés sur l’emprunt qui finance l’opération sont déductibles fiscalement, et l’entreprise réduit ses débours en termes de dividendes qui ne sont plus distribués sur les actions rachetées, des sommes qui devaient être payées en dollars qui avaient été soumis à l’impôt. Il y a quelques temps, Exxon avait été tellement déprimée qu’elle donnait un rendement de 8-9% sur ses dividendes. A l’époque, Exxon arrivait à emprunter à un taux de 8-9% pour financer les rachats de toutes ces actions payant des dividendes. Etant donné que les intérêts sur le prêt étaient déductibles des revenus, Exxon ne payait en fait que 5% pour épargner 8-9% sur les dividendes. Cette simple manœuvre permettait d’accroitre les bénéfices de l’entreprise sans avoir à raffiner la moindre goutte de pétrole.

Quand vous pouvez acheter un petit morceau d’une entreprise pour moins cher que ce que l’entreprise elle-même avait payé, c’est une affaire qui mérite que l’on se penche dessus.

C’est également bon signe quand les « initiés » ont payé plus cher que les cours actuels pour leurs titres. Les initiés ne sont pas forcément tous infaillibles mais il y a beaucoup de gens très intelligents dans les entreprises qui savent souvent parfaitement ce qu’ils font et ne sont pas enclins à gaspiller leur argent en pure perte. Ils sont également prêts à travailler très dur pour rentabiliser au mieux leurs propres investissements.

Chaque fois que la valeur d’actif augmente, je me pose la même question que nous nous posons à chaque fois quand on va au cinéma : est-ce basé sur une histoire vraie ou est-ce que ce n’est qu’une fiction ? =  étude du bilan

Lynch explique sa "méthode" de lecture de bilan en 3 minutes (les chiffres les plus importants).

L’entreprise doit avoir un plan concret pour se développer. Ne pas seulement compter sur la conjoncture.

10)     Rasé de près chez Supercuts (chaine de coiffeurs)

Les cheveux poussent de 1.2 cm par mois, et alors que les coiffeurs indépendants sont en train de disparaitre, quelqu’un devra bien les remplacer (comme pour Service Corporation International avec les pompes funèbres).

Business peu capitalistique (peignes/ciseaux), développement en franchise sans endettement pour la société.

11)    Des bourgeons dans le désert - De belles entreprises dans des secteurs difficiles

En une phrase : celles qui gaspillent le moins, qui optimisent le plus.

Sun Television & Appliances (petit électroménager discount)

Dans un secteur médiocre, de ceux dont la croissance est faible voire inexistante, le faible décroche et le survivant capte une plus grande part du marché. Une entreprise qui arrive à capter une part de plus en plus forte dans un marché qui stagne est dans une position bien meilleure que celle qui doit se battre pour protéger une part de plus en plus restreinte dans un marché en pleine ébullition.

Southwest Airlines (compagnie aérienne)

Pendant les années 80 toutes les compagnies aériennes faisaient faillite. Southwest Airlines fût un 10 bagger en 5 ans, grâce à toutes les erreurs qu’elle avait évitées.

Ils n’avaient pas de vols directs sur Paris, ils ne servaient pas de repas gourmets, ils n’avaient pas trop emprunté pour acheter trop d’avions, ils n’avaient pas surpayé leurs dirigeants et ils n’avaient pas donné à leurs salariés de bonnes raisons d’en vouloir à la compagnie.
Ils avaient le plus bas coût opérationnel par mile passager. Des bureaux vétustes (donc pas d’argent gaspillé). Les hausses de salaires des cadres n’étaient pas supérieures en % des autres employés….

Green Tree Financial (crédits hypothécaires pour mobile-home)

Dillard (enseigne vêtements, à l’époque Macy se restructurait déjà)

Crown Cork & Seal (fabrication de canettes de soda, seaux de peinture, boites pour alimentation animale, capsules de bouteilles, pots de produits antigel, laveuses de bouteilles etc

Toutes choses égales par ailleurs, investissez dans l’entreprise qui aura le moins de photos en couleurs dans son rapport annuel. (BRK)

12)     C’est un achat fantastique (La faillite des caisses d’épargne)

Les deux types de caisses : les méchants et les gentils.

La corrélation du cycle du marché immobilier et des caisses d’épargne

Comment évaluer une caisse d’épargne

13)     Un examen plus approfondi des caisses d’épargne

Multiples cas réels et particularités de chacun.

Le cash dans le tiroir de la cuisine : la magie du passage du statut de banque coopérative à banque

14)        Master Limited Partnerships - Une affaire avec un rendement

Introduction intéressante aux MLP avant leur transformation en 1998, à voir avec un œil de résident fiscal français.

EQK Green Acres (un REIT avec un centre commercial)

Cedar Fair : 2 parcs d’attraction : il est possible que dans 8 jours quelqu’un découvre un médicament contre le SIDA mais personne ne pourra jamais nous surprendre et installer un parc d’attraction concurrent tout proche.

Sun Distributors (majoritairement vitrages automobiles)

Tenera Limited Partners
(softwares et consulting)

L’adage boursier « acheter au son du canon et vendre au son du clairon » est un mauvais conseil quand les mauvaises nouvelles s’empirent.

15)     Les cycliques - On récolte ce que l’on sème

Quand les PER des cycliques sont très faibles, c’est souvent le signe que ces valeurs sont arrivées au bout d’une période prospère.

Quand une foule commence à vendre une même action, son prix ne peut aller que dans une seule direction. Et quand le prix tombe, le PER tombe aussi, ce qui rend la valeur cyclique encore plus intéressante aux yeux des non-initiés. Voilà une idée fausse qui peut coûter très cher.

Si vous êtes plombier de profession et que vous suivez de près les cours des tuyaux de cuivre, vous aurez de biens meilleures chances de gagner de l’argent sur une valeur comme Phelps Dodge qu’un MBA frais émoulu qui déciderait de placer du Phelps Dodge dans son portefeuille parce que « cela à l’air bon marché ».

Phelps Dodge (cuivre)

Utilisation de la somme des parties et d’une table de sensibilité aux variations de cours des matières premières.

General Motors / Ford / Chrysler

Les valeurs automobiles cycliques sont souvent assimilées à tort à des Blue chips.

Du buy and hold sur ces valeurs est une erreur.

Le lien avec les durées de crédit / leasing automobile.

L’évolution des prix des véhicules d’occasion.

Un indicateur encore plus fiable est celui des « demandes à satisfaire ».

16)     Le nucléaire à la dérive - CMS Energy

Les utilities ou société de services publics ont été les valeurs de croissance des années 50, aujourd’hui elles sont des valeurs de rendement.

Les sociétés, comme les gens, changent de nom pour l’une des deux raisons suivantes : soit parce qu’elles se sont mariées, soit parce qu’elles ont été impliquées dans une sorte de fiasco qu’elles espèrent ainsi faire oublier du public.

Les sociétés de service public sont régulées par les autorités. Elles peuvent faire faillite ou ne plus verser de dividendes, mais tant que les gens auront besoin d’électricité, les autorités trouveront toujours un moyen pour que celle-ci continue de fonctionner.

Les 4 phases liées aux catastrophes s’abattant sur ces sociétés.

Stratégie gagnante plutôt simple : achetez les sociétés de service quand elles suppriment leurs dividendes et gardez les jusqu’à ce qu’elles les restaurent.

CMS Energy : histoire de la construction d’une centrale nucléaire qui n’a pas obtenu de licence d’exploitation.

17)     Le vide-grenier de l’Oncle Sam - Allied Capital II

Les privatisations : Quoi que vende la reine, achetez-le.

Dans les sociétés démocratiques, les acheteurs d’industries privatisés sont aussi des électeurs, et les gouvernements ont déjà assez de difficultés à se faire réélire, sans avoir à faire face aux rancœurs d’investisseurs mécontents parce qu’ils auraient perdu des sous sur la privatisation de la société nationale des téléphones ou de l’électricité.

Les privatisations permettent souvent à l’Etat outre de se renflouer immédiatement, d’arrêter de verser des aides financières de plusieurs milliards de $ par an (Conrail aux USA sous Reagan).

Peut-être qu’un jour ils vendront les jardins de la Maison Blanche ou les chutes du Niagara, qui sait.

La Resolution Trust Corporation : l’Etat rachète sur ses fonds publics les actifs douteux des banques (c’est ce qui s’est également passé en 2008).

Allied Capital II : société de capital-risque ayant profité de la RTC.

18)     Mon journal sur Fannie Mae

Freddie Mac et Fannie Mae sont des Mortgage Reit et construisent des MBS « Mortgage Backed Security » des pools de prêts hypothécaires résidentiels.

Certains de ces MBS seront plus tard mieux connus sous le nom de subprimes.

Le chapitre permet d’appréhender le fonctionnement des Mortgage Reit, leurs business, financements, garanties, risques (comme les newsletters de l’IH).

En novembre 1990, le Wall Street Journal publiait un article « les créanciers de Citicorp se lamentent » qui décrivait comment le taux de non recouvrement de prêts de cette banque s’était alourdi, passant de 2.4% à 3.5%. Cela n’avait rien à voir avec FM mais le cours de l’action (et autres titres liés aux créances hypothécaires) étaient tombés « par sympathie ».

Quel dommage pour tous ces actionnaires qui s’intéressaient à la vision d’ensemble plutôt qu’à ce qui se passait dans l’entreprise et qui vendirent leurs actions à cause de la récession qu’ils voyaient se profiler sur les marchés de l’immobilier.

1992 : FM était toujours une valeur conservant un rythme de croissance de 12 à 15% et qui était toujours sous-évaluée, comme cela avait été le cas depuis huit ans. Certaines choses ne changeront jamais.

19)     Un trésor dans son jardin - Le groupe Colonial de gestion de fonds

Pendant un certain nombre d’année je suis passé complètement à côté de l’industrie de la gestion de fonds. Un peu comme ces gérants de shopping malls qui étaient passés à côté de valeurs comme Gap bien qu’ils aient été aux premières loges pour apprécier leur succès.

Pendant les périodes où les fonds de placement ont le vent en poupe, un investissement dans les compagnies qui les commercialisent peut s’avérer en général plus rentable que d’investir directement dans leurs produits, les fonds eux-mêmes.

Ce qui me rappelle que durant la ruée vers l’or, ce sont les gens qui vendaient les pelles et les pioches qui s’en sont mieux tirés que les prospecteurs.

Si surprise il y a, ce serait que personne n’ait encore eu l’idée de lancer un fonds de placement spécialisé dans les fonds de placement.

20)     Les actions des chaînes de restauration - De la parole aux actes   

Une chaine de restaurant, comme une chaine de distribution, a entre 15 et 20 années de croissance rapide devant elle quand elle commence à s’étendre C’est supposé être un secteur très concurrentiel mais un restaurant qui vient de naitre est protégé de la concurrence beaucoup plus que ne le serait une société technologique ou un fabricant de chaussures. Si nous voyons apparaitre un nouveau Fish & chips en Californie et un meilleur à NY, quel impact croyez-vous que la chaine de NY aura sur celle de Californie ? Aucun.

Il faut du temps pour s’étendre dans tout le pays, et pendant ce temps une chaine de restauration n’aura pas à se préoccuper d’aucune concurrence déloyale étrangère. Pizza Hut n’a jamais eu à se préoccuper des importations sud coréennes à bas coûts.

Vous suivrez l’évolution d’une chaine de restauration comme vous suivez celle d’une chaine de distribution. Les éléments clés sont : le taux de croissance, l’endettement et l’évolution des ventes dans le même point de vente ouvert depuis plus d’un an. Il sera bon de voir les ventes d’un même PDV augmenter tous les trimestres. Le taux de croissance en termes d’ouvertures ne devrait pas être trop élevé : au-dessus de 100 nouveaux PDV par an la société est en zone de danger potentielle. L’endettement devrait être aussi faible que possible vous inexistant.

C’est un secteur qui sera bientôt sans croissance, mais les opérateurs dotés de bilans robustes vont continuer à prospérer dans l’avenir. Tant que les américains continueront à prendre la moitié de leurs repas en dehors de chez eux, il y aura toujours de nouveaux 20 baggers qui apparaitront dans les aires de restauration des centres commerciaux ou dans votre voisinage, et les clients dotés d’un sens de l’observation sauront les repérer.

Si je devais choisir entre investir sur une toute nouvelle puce électronique ou un tout nouveau bagel, je prendrais le bagel à tous les coups.

Chaque fois que vous pourrez trouver une boite qui a un taux de croissance de 25% et qui se négocie à 20 fois les profits, il faut l’acheter.

21)     Le checkup des six mois (checkup de toutes les sociétés du livre)

Checkup obligatoire tous les 6 mois même pour les Blue Chips à partir des rapports trimestriels voir contact avec la société. Les fondamentaux doivent toujours être favorables.

Le Buy and Hold peut être dangereux exemples : IBM, Sears, et Eastman Kodak.

2 questions de base :

1-    Est-ce que l’action est toujours à un prix intéressant par rapport à l’évolution de ces profits ?

2-    Qu’est-ce qui pourrait faire en sorte que les profits de cette entreprise s’améliorent ?

Peu importe le temps que vous passez à imaginer ce qui pourrait arriver et mettre en péril telle ou telle société, en général il se passera toujours un évènement auquel vous n’aurez pas pensé.

Sunbelt autre pépinière perdait de l’argent depuis janvier à cause de pluies dans le South West qui avaient tempéré l’enthousiasme des gens pour aller jardiner. L’action qui avait valu 8.50$ se vendait 4.50$ dont 1.50$ de cash. Donc on obtenait toutes les boutiques pour 3$, un jour il arrêtera de pleuvoir.
Je ne me chargeais pas pour autant car le leader du secteur Calloway’s, anciennement survalorisée était maintenant à un prix accessible (divisé par 2) pour les mêmes raisons de pluies. Ils ont 13 pépinières, 0.50$ de cash par action et autant de bénéfices attendus en 1993. Cela donne l’action à un PER de 10, Calloway’s n’est suivie par aucun analyste et la boite rachète ses actions.

Quand la meilleure compagnie dans un secteur s’échange à un très bon prix, il est alors généralement payant d’acheter ses actions plutôt que d’investir sur une concurrente moins bonne qui serait accessible moins cher.
(Simon Property Group versus DDR/CBL)

Sur les chaines : J’ai déjà vu nombre de franchises prometteuses ruinées par des conquistadors d’école de commerce qui ont visé trop haut. « Si vous avez le choix entre atteindre votre objectif en quinze ans ou en cinq ans, mieux vaut choisir quinze ans. »

Si toutes les actions s’appréciaient au même rythme, nous n’aurions plus vite plus rien à acheter et cela signifierait la fin des stocks-pickers. Fort heureusement ce n’est pas le cas. Il y aura toujours un petit retardataire sur lequel nous pourrons nous reporter une fois que nous aurons vendu une valeur trop en avance sur ses fondamentaux.

Décider de rejeter une valeur simplement parce que son prix aurait doublé, triplé, voire même quadruplé par le passé récent peut s’avérer être une grossière erreur. Le fait que des millions d’investisseurs auraient gagné ou perdu beaucoup d’argent sur l’action Chrysler le mois dernier n’a aucune incidence sur ce qui va se passer ce mois-ci. J’essaie d’évaluer chaque investissement potentiel sans me préoccuper de l’historique du cours. Ce qui compte c’est de voir si l’action est chère ou bon marché aujourd’hui à son prix courant, en me basant sur le BNPA attendu.

25 Règles d’or

Souvent, il n’y a aucune corrélation réelle entre le succès des opérations d’une entreprise et le comportement de ses cours de bourse pendant des mois et même parfois des années. Par contre, à long terme, il y a une corrélation parfaite entre la réussite d’une entreprise et la performance de l’action. C’est cette disparité à court terme qui représente un facteur clé pour gagner en bourse : il est payant d’être patient et de détenir des entreprises qui réussissent.

Il faut que vous sachiez ce que vous détenez, et pourquoi vous le détenez.

Si vous ne parvenez pas à trouver une entreprise qui vous semble attrayante, gardez votre argent sur un compte bancaire jusqu’à ce que vous en trouviez une.

N’investissez jamais le moindre sous dans une entreprise dont vous ne comprenez pas parfaitement la situation financière. Les plus lourdes pertes en bourse proviennent d’entreprises aux bilans fragiles. Regardez toujours le bilan de l’entreprise pour voir si elle est solvable avant d’y investir votre argent.

Evitez les valeurs à la mode dans les secteurs à la mode. C’est parmi les superbes entreprises dans des secteurs à la traine et dans des industries matures que nous trouvons régulièrement nos plus beaux coups.

Pour ce qui est des petites entreprises, vous vous en tirerez mieux si vous attendez qu’elles dégagent des profits avant de prendre position.

Si vous envisagez d’investir sur un secteur qui rencontre des problèmes, achetez les entreprises les plus insubmersibles. Attendez également de voir apparaitre sur le secteur des signes de reprise. Ni les fouets de cochets ni les tubes cathodiques n’ont jamais connu de reprise.

Si vous investissez 1000$ sur une action, vous ne risquez pas de perdre que 1000$, mais vous êtes positionné pour gagner 10 000$ voire même 50 000$ avec le temps si vous êtes patient. L’investisseur moyen peut se concentrer juste sur quelques bonnes entreprises, tandis que le gestionnaire de fonds professionnel est forcé de se diversifier. En détenant trop de titres, vous perdez cet avantage tiré de la concentration. Et il suffit d’une simple poignée de gros gagnants pour couronner toute une vie d’investissement.

Vendez une action parce que les fondamentaux de l’entreprise se détériorent, et pas parce que le ciel risque de vous tomber sur la tête.

Nul ne peut prévoir ce que feront les taux d’intérêt, ni quelle sera la direction future de l’économie ou de la bourse. Ecartez toutes les prédictions de ce genre de concentrez-vous sur ce qui se passe dans les entreprises sur lesquelles vous avez investi.

Si vous ne faites pas vos devoirs sur les fondamentaux des entreprises, vous vous trouvez dans la situation de celui qui se trouve à une table de poker et parie sans regarder ses cartes.

Le temps joue en votre faveur quand vous détenez les actions d’une entreprise de qualité supérieure. Vous pouvez vous permettre d’être patient : même si vous étiez passé à côté d’un Wal-Mart pendant les cinq années qui ont suivi son introduction en Bourse, vous auriez quand même eu des résultats fantastiques en ayant détenu l’action au cours des 5 années suivantes. Le temps joue contre vous quand vous détenez des options.

Investir sur 6 fonds action ayant le même style de gestion, ce n’est pas de la diversification.

Les impôts sur les plus-values pénalisent les investisseurs qui passent en permanence d’un fonds à l’autre. Si vous avez investi sur un ou plusieurs fonds qui ont eu de beaux résultats, faite en sorte de ne pas sauter en marche à la légère. Tenez bon.

Vous pouvez tirer parti des économies à forte croissance en investissant une partie de vos actifs sur des fonds étrangers qui accumulent de bonnes performances.

Post-scriptum

Chaque fois qu’une valeur à la mode subit une forte chute de ses cours, Wall Street doit fabriquer une explication à ce déclin pour permettre aux gestionnaires de trouver des excuses. La véritable raison du déclin de ces actions est quelles étaient devenues beaucoup trop chères par rapport à l’évolution de leurs bénéfices courants.

A mon avis, le prix d’une action le facteur P dans le PER, ne peut pas trop s’éloigner des bénéfices, le dénominateur E de l’équation, sans que quelque chose ne cède.

Le check up des 24 mois (même principe que le chapitre à six mois)

Fannie Mae n’est toujours pas apprécié à sa juste valeur par WS malgré ses 2Mds$ de profit pour 3000 salariés dans un marché en plein boom. Peu d’affaires sont aussi prévisibles et mesurables. WS est constamment à la recherche de ce type de société. C’est à se demander ce qui cloche avec ce titre.

La dernière inquiétude sur FM consiste à dire que les taux d’intérêts trop bas vont étouffer les bénéfices à mesure que des millions de propriétaires vont faire refinancer leurs crédits hypothécaires à meilleur compte. Il y a quelques années, c’est les taux d’intérêts élevés qui inquiétaient les gens et aujourd’hui c’est l’inverse. A partir du moment où le gros de la dette est remboursable par anticipation, la firme peut profiter d’un déclin des taux d’intérêts pour réduire ses coûts de financement. Les économies sur la dette balanceront les pertes de revenus dues au refinancement des crédits. Les profits paraissent ainsi immunisés.

Aujourd’hui leur prêt moyen est de moins de 100 000$ et en Californie de tels prêts ont un ratio prêt / valeur de 68% (= 32% d’apport exigé ?), soit le plus conservateur de tous les prêteurs de l’Etat.

Bonne lecture !


Parrain InteractiveBrokers IngDirect SENZYDB Bourse Direct Boursorama Degiro Fortuneo 12470190 iGraal eBuyClub Poulpeo

Hors ligne Hors ligne

 

[+2]    #10 03/08/2017 10h03

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   1108  

Bonjour à tous,

Un petit mot pour vous parler du livre : Un investisseur en Chine de Jim Rogers.

Jim Rogers a écrit :

Si le XXe siècle fut celui de l’Amérique, le XXIe siècle appartient à la Chine.

Sommaire

Investir : de Mao aux marchés
Risque : les dangers du succès
Entreprises : la naissance de milliers de marques
Énergie : tout n’est pas si noir
Transports : ouvrir la voie
Tourisme : toujours plus haut et plus loin
Agriculture : qu’attendez-vous pour investir ?
Santé, éducation, logement : au service des masses
L’émergence de la Chine : la République populaire de demain
Annexes

Le livre mixe micro et macroéconomie sur la Chine principalement pour en déduire les secteurs économiques d’avenir dans lesquels il sera rentable d’investir en Chine.
Ce n’est pas du tout un livre de stock picking (aucune analyse financière même succincte), tout le contraire de Peter Lynch.

Jim Rogers évoque les grands secteurs économiques dans lesquels il croit, chiffres à l’appui, chaque chapitre est ensuite subdivisé en parties plus concises, chacune zoomant sur un sous-secteur.

A la fin de chaque sous chapitre est proposé une liste d’entreprises (entre 4 et 10) afin d’illustrer par du concret la vision macro-économique. Les entreprises sont à majorité chinoises (c’est le but) mais il mentionne parfois des entreprises internationales (même françaises) pour investir indirectement dans la croissance Chinoise.
Plus d’une centaine d’entreprises sont citées dans les fiches de Jim dont voici un exemple :

Jim Rogers a écrit :

China Aerospace International Holdings
HKG (Bourse de Hong Kong) : 0031, actions H ; OTC : CAIF


Tendance sur trois ans : bénéfices en hausse de $15.1 millions après une perte de $17.7 millions, CA en hausse de 40.5%

Il est prévu que les budgets militaires aient des taux de croissance à deux chiffres pendant au moins ces 5 prochaines années. De nombreuses entreprises bénéficieront de cette débauche de dépenses par et pour l’Armée de Libération du Peuple. Mais la plus grande partie de l’industrie de défense chinoise est composée de onze entreprises d’Etat qui ne sont pas cotées ; excepté les filiales de China Aerospace International Holdings qui dont engagées dans la recherche, le développement et la production de missiles.

Le dernier chapitre évoque succinctement quelques secteurs absents des chapitres sectoriels du livre comme autres pistes plus ou moins précoces d’investissement (comme l’édition par exemple, le sport ou les cartes de crédit).

Les annexes sont des liens internet sur les cotations chinoises sur tous les marchés, des listes d’OPCVM, d’ETF, sur les joint-ventures.

Critiques :
Des chiffres sortent parfois dont ne sait où sans source ou sans temporalité :

Jim Rogers a écrit :

les Big Five construisent des parcs d’éoliennes et ont investi globalement plus de 1.24 milliards de dollars.

De quand à quand ?

Jim Rogers a écrit :

Ce groupe assurait quelques 500 vols vers diverses destinations.

Ok formidable.

10 ans après la publication, il est facile de vérifier les performances boursières des entreprises citées et ce n’est pas la panacée mais le timing était très mauvais (2007), Jim Roger parlait d’une bulle à l’époque et qu’il fallait se préparer à attraper les bonnes entreprises, et les entreprises citées ne sont pas des conseils d’investissements mais des exemples sur le secteur, il est clair là-dessus dès le début du livre, il ne veut pas donner les « bons tuyaux d’hier » et estime qu’il y a trop de suiveurs.

Parfois une traduction bizarre :

Jim Rogers a écrit :

l’entreprise rapporte 116 millions de dollars d’actifs

Mais qui globalement n’empêche pas de comprendre les grandes lignes du livre.
Cela dit il y a des phrases magnifiques,

Jim Rogers en parlant du marché immobilier a écrit :

La Chine a déjà connu une hausse de la valeur comparable à celle qui a eu lieu dans le monde entier au cours de la récente période de développement mondial et de pression démographique.

A vos souhaits les amis !

Parfois des incohérences flagrantes dans les chiffres annoncés :

Jim Rogers a écrit :

La facture médicale annuelle est passée de 1,7 Mds$ en 1980 à 92 Mds$ en 2004.

Jim Rogers 5-6 pages plus tard a écrit :

les coûts médicaux en Chine totalisent plus de 38,5 Mds$

Autre exemple :

Jim Rogers a écrit :

La majorité des actions de Y sont détenus par X et 20% des actions de Y sont détenues par A.

Relative notion de « majorité ».

Peut-être est-ce dû à la traduction, mais cela casse un peu l’ambiance.

Une fois le livre terminé, j’ai la nette impression que tous les secteurs en Chine méritent investissement…

Bons points :
Permet de découvrir la Chine, son histoire (récente et très ancienne) + Google c’est très intéressant pour ceux que cette incroyable civilisation attire.

Permet de découvrir un paquet d’entreprises chinoises, d’aller sur leur site internet, de voir leur parcours financier dans xlsValorisation depuis la publication du livre.

Permet d’appréhender les différents types d’actions, les différents marchés financiers chinois et leur composition sectorielle : cela m’a au moins permis de comprendre la surexposition de certains secteurs dans les trackers indiciels chinois !

Conclusion : le livre est plutôt intéressant et offre une large vision sur les perspectives de la Chine avec un recul de 10 ans, c’est l’avantage de lire ce type de livre à retardement.
Si vous le pouvez, préférez la version originale A Bull in China, vous y lirez sûrement moins de bizarreries que dans la version française.

J’aime bien la phrase de fin :

Jim Rogers a écrit :

Comme je l’ai déjà dit : faites vos recherches, choisissez les entreprises qui vous plaisent et achetez les ; ou bien restez chez vous et regardez la TV.


Parrain InteractiveBrokers IngDirect SENZYDB Bourse Direct Boursorama Degiro Fortuneo 12470190 iGraal eBuyClub Poulpeo

Hors ligne Hors ligne

 

[+4]    #11 18/08/2017 01h03

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   1108  

Bonjour,
Suite à ma question #450 j’ai terminé L’investisseur intelligent - Benjamin Graham après avoir lu l’intégralité du parcours visite guidée de notre blog des Daubasses par Benjamin Graham.

Vous pouvez lire ici le résumé concis du livre écrit par Serge.

Sommaire
Préface de Warren Buffett
Introduction: Quel est le but de ce livre ?
1.    Investissement ou spéculation ?  A quoi peut-on s’attendre
2.    L’investisseur et l’inflation
3.    Un siècle d’histoire des Bourses : le niveau des marchés au début 1972
4.    Politique de gestion de portefeuille : l’investisseur défensif
5.    L’investisseur défensif et les actions simples   
6.    Politique de gestion de portefeuille pour l’investisseur entreprenant : la mauvaise approche
7.    Politique de gestion de portefeuille pour l’investisseur entreprenant: la bonne approche
8.    L’investisseur et les fluctuations des marchés
9.    Investir dans un fonds d’investissement
10.    L’investisseur et ses conseillers
11.    Analyse de titres pour le néophyte : l’approche générale
12.    Ce qu’il faut prendre en compte en ce qui concerne les bénéfices par action
13.    Comparaison entre quatre sociétés cotées
14.    Sélection de titres chez l’investisseur défensif
15.    La sélection d’actions pour l’investisseur entreprenant
16.    Les titres convertibles et les warrants
17.    Quatre études de cas extrêmement instructives
18.    Huit cas de comparaisons d’entreprises
19.    Actionnaires et management : politique de distribution des dividendes
20.    Concept essentiel pour une décision d’investissement : la marge de sécurité

J’ai comme beaucoup, fortement apprécié ce livre mais il est clair qu’il n’est pas fait pour les débutants. Trop de termes financiers ou comptables, bien trop de détail sur les obligations US (plus d’actualité pour certaines et qui de toute façon ne nous seraient même pas accessibles je pense) et dans la version française du livre, trop d’approximations de traduction pas toujours simples à interpréter. Ou bien c’est peut-être le fait qu’il a été écrit il y a de nombreuses décennies.

J’ai été étonné de lire régulièrement Graham évoquer les méthodes d’actualisation de flux, malgré son scepticisme sur toute notion de prévision, aussi mathématique et rationnelle fût-ce t’elle.

Sa préférence reste quand même la valorisation type Book Value. La manière la plus cohérente pour lui de percevoir la notion de valeur, car la BV (nette) représente réellement l’argent qui revient aux actionnaires.

On retrouve la vision de Graham sur la valorisation selon les actifs courants nets ou fonds de roulement net (notion chère aux Daubasses…). Un certain scepticisme sur la valorisation des intangibles.

J’apprécie son approche mécanique des choses. Pas d’interprétation, pas de sentiment, uniquement des calculs bornés et un résultat binaire !

Le livre vaut effectivement le détour même après avoir lu Les Daubasses. Il renforce vraiment ma perception et l’importance de la marge de sécurité. Concrètement c’est ce qui nous permet de dormir peu importe la moins-value latente pourvu que l’on ait réellement un horizon de placement long terme.

Préface de Warren Buffett

Warren Buffett a écrit :

Ce qu’il faut pour réussir en bourse, c’est acquérir le cadre intellectuel adéquat permettant de prendre les meilleures décisions et arriver à maitriser ses émotions pour ne pas sortir du cadre.

Introduction: Quel est le but de ce livre ?

Les grands principes et attitudes que devront acquérir les investisseurs.

Benjamin Graham a écrit :

Ceux qui ne se rappellent pas le passé sont condamnés à le répéter.

1.    Investissement ou spéculation ?  A quoi peut-on s’attendre

Benjamin Graham a écrit :

Un investissement se définit comme une opération qui, après une analyse rigoureuse, promet la sécurité du capital investi et un retour adéquat sur ce capital.

Le chapitre expose également les résultats que peuvent espérer atteindre un investisseur passif et un investisseur actif et présentation de stratégies qui fonctionnaient par le passé.

2.    L’investisseur et l’inflation

Plus que les dégâts de l’inflation sur l’épargne, ce chapitre évoque surtout le rapport (en l’occurrence la non corrélation) entre l’inflation et les profits des entreprises.

Graham évoque aussi les placements "exotiques" ou sur matières premières :

Benjamin Graham a écrit :

Comment croire que payer 67 500 dollars pour une pièce d’un dollar argent datée de 1804 est une opération d’investissement ?

3.    Un siècle d’histoire des Bourses : le niveau des marchés au début 1972

Graham étudie dans ce chapitre le comportement du Dow Jones et du S&P 500 de 1900 à 1970.

Ces analyses indicielles à postérieuri ne sont pas trop mon dada, la sélectivité et la rigueur d’évaluation peuvent permettre de passer outre et d’investir avec plus de sécurité.

4.    Politique de gestion de portefeuille : l’investisseur défensif

On retrouve l’approche mécanique de l’investissement indiciel en direct.

5.    L’investisseur défensif et les actions simples   

L’avantage des actions simples (ordinaires) sur les obligations : l’effet boule de neige du réinvestissement des profits.
4 règles de sélection d’actions pour l’investisseur passif :
- diversification
- big caps correctement financées
- aristocrates des dividendes
- prix maxi selon 2 mesures de PER

+ la méthode d’investissement mensuelle en moyennant par le bas : plus le cours baisse, plus on achète d’actions, et plus le cours monte, et moins on achète d’actions.

Ne pas confondre risque (perte irréversible de capital) et volatilité.

6.    Politique de gestion de portefeuille pour l’investisseur entreprenant : la mauvaise approche

Eviter les IPO, les entreprises aux bénéfices plantureux non pérennes, les titres convertibles en fin de marché haussier… avoir au minimum les mêmes règles de sélection que l’investisseur passif.

7.    Politique de gestion de portefeuille pour l’investisseur entreprenant: la bonne approche

Acheter bas revendre haut : en fonction de la valeur obtenue par rapport au prix payé.

Attention aux actions de croissance dont le prix ne repose que sur l’espérance, pas sur du tangible.

Situations spéciales type arbitrage, spinoff etc… compliqué pour l’investisseur non professionnel.

Attention aux moyennes capitalisations et plus petites :

Benjamin Graham a écrit :

Si le destin des entreprises secondaires est d’être normalement sous-évalué, l’investisseur peut-il logiquement espérer tirer profit de telles situations ? Et si ces situations durent indéfiniment alors ne peut-on pas en déduire qu’il est impossible d’en tirer profit ? La réponse n’est pas simple.

Investir dans les net-nets : entreprises dont la valeur des actifs courants retranchée de toutes les dettes est supérieure à leur capitalisation boursière

Benjamin Graham a écrit :

Se comporter en semi-professionnel (entre investisseur défensif et agressif) est à notre avis un compromis qui a le plus de chance de provoquer échecs et déceptions.

8.    L’investisseur et les fluctuations des marchés

Chapitre sur la volatilité et la manière de la percevoir.

Différence entre timing et pricing.

J’ai apprécié l’analogie faite à un investisseur dans le non côté qui ne s’occupe pas toutes les 30 secondes de connaitre la valeur de marché de son investissement, comme un investisseur immobilier également.

Benjamin Graham a écrit :

Les formules de calcul permettant de prévoir les évolutions de marché ont au moins deux torts : si tout le monde les suit elles sont auto-réalisatrices plutôt que prédicatrices et arrive toujours un mouvement de marché nouveau dont ne tient pas compte la formule (comme pour la formule de Dow).

9.    Investir dans un fonds d’investissement

Les fonds font moins bien que le marché mais ils ont au moins le mérite d’éviter à nombre d’épargnants de faire pire eux mêmes.

10.    L’investisseur et ses conseillers

Conseiller n’est pas payeur, faites vos devoirs.

11.    Analyse de titres pour le néophyte : l’approche générale

Analyse d’obligations et d’actions : mesure du coût de l’endettement, ratio de distribution du dividende, pérennité et historique, ne pas projeter le futur (les analystes chevronnés n’y arrivent déjà pas),

Graham évoque la sensibilité des taux dans l’actualisation des flux de trésorerie. Il considère avec circonspection la « qualité du management »  car il n’existe pas de tests objectifs, quantifiables et raisonnablement fiables à appliquer. Si on considère la capacité à faire des bénéfices croissants alors il y a toutes les chances pour que la « qualité du management » soit déjà intégrée au prix de l’action.

Pour les entreprises en croissance, Graham donne une formule pour estimer leur valeur de manière conservative :

Valeur = Bénéfices normalisés actuels x PER = (8,5 + 2 x taux de croissance annuel attendu)

5% de croissance attendue alors  PER = 8.5 + 2 x 5% (=10) = 18.5

20% de croissance attendue alors  PER = 8.5 + 2 x 20% (=40) = 48.5

Suivant le PER actuel d’une action on peut déduire par cette même formule le taux de croissance implicite attendu par le marché :

PER de 25 = 25 - 8.5 = 16.5 / 2 = 8.25% de croissance espérée.

12.    Ce qu’il faut prendre en compte en ce qui concerne les bénéfices par action

De nombreux exemples (dont certains sont toujours d’actualité) sur les méthodes de maquillage des bénéfices, c’est assez édifiant.

Ayant lu des articles similaires sur le blog des Daubasses (notamment celui sur la méthode de valorisation des stocks) je n’ai pas trop été surpris, mais il y a à peine 15 jours je n’avais pas en tête que tous ces artifices étaient possible et qu’il fallait vraiment prendre les chiffres avec des pincettes.

Je suis pourtant contrôleur de gestion et roi de la poussière sous le tapis et du coup de baguette d’Harry Potter….. Comme quoi les cordonniers sont vraiment les plus mal chaussés.

13.    Comparaison entre quatre sociétés cotées

A partir des données financières des 4 sociétés, Graham en sélectionne 2 sur les principes value.

14.    Sélection de titres chez l’investisseur défensif

7 critères de mesure pour l’investisseur défensif (ou passif) :

Benjamin Graham a écrit :

-    Une taille adéquate (au moins 100M$ de CA pour une industrielle ou 50M$ d’actifs pour une compagnie de distribution électrique)
-    Une bonne santé financière : l’actif circulant doit couvrir au moins deux fois le passif à moins d’un an, les dettes long terme ne devraient pas représenter plus que le BFR et pour les sociétés de distribution, l’endettement ne devrait pas être supérieur à deux fois les capitaux propres.
-    Des versements de dividendes ininterrompus depuis les 20 dernières années
-    Pas de pertes durant les sept dernières années
-    Croissance du bénéfice supérieure à 33% pendant la dernière décennie (en utilisant les moyennes à 3 ans en début et fin de période)
-    Prix de l’action inférieur à 1,5 fois le prix de l’actif net de dettes
-    PER inférieur à 15 fois les bénéfices moyens durant les 3 dernières années
Cependant un multiple des bénéfices inférieur à 15 pourrait justifier un multiple des actifs plus élevé et inversement. Comme règle approximative nous suggérons que le produit du multiple des bénéfices et du ratio cours/actif ne soit supérieur à 22.5 (= PER de 15 x 1.5x l’actif net). Exemple : PER de 9 x 2.5x l’actif net = 22.5.

Un portefeuille défensif devrait avoir un ratio bénéfice/cours (inverse du PER) d’au moins le taux offert sur les obligations de 1ère qualité. Soit un ratio PER maximum de 13.3 dans le cas d’un rendement obligataire AA de 7.5%.
Ces conditions n’assurent pas forcément un résultat boursier supérieur, mais que l’acquéreur en a pour son argent.

Le portefeuille défensif doit être changé de temps en temps, quand les valorisations des titres sont trop élevées et qu’ils peuvent être remplacés par d’autres. Hélas, il y aura des impôts sur les plus-values à régler, ce qui, pour beaucoup d’investisseurs, revient à payer le Diable. L’expérience, notre vieille alliée, nous dit qu’il vaut mieux vendre et payer ses impôts que de ne pas vendre et s’en repentir.

15.    La sélection d’actions pour l’investisseur entreprenant

Benjamin Graham a écrit :

Aujourd’hui où nous avons des milliers d’experts étudiant les multiples facteurs de valeur cachés dans un titre, il est tout naturel de s’attendre à ce que les prix courants en viennent à refléter l’opinion consensuelle et informée. Ainsi, toute préférence marquée pour un titre n’est autre que le produit d’une certaine partialité ou de l’optimisme naturel de tel ou tel analyste. Ce jugement, résultant d’un biais, n’aura pas plus de chances d’être exact ou faux.

Plus de détail sur les stratégies d’arbitrages, les liquidations, les opérations de couverture croisées, les net-nets.

+ une série de critères quantitatifs de sélection

16.    Les titres convertibles et les warrants

Par warrants il faut comprendre Bons de Souscription d’Actions, ce chapitre m’a permis de mieux comprendre ces derniers (je n’ai jamais pris la peine de me former auparavant), de comprendre la différence entre une dette senior et une junior, et le chapitre met évidemment l’accent sur le problème de dilution que posent ces titres convertibles (obligations, actions préférentielles et BSA).

17.    Quatre études de cas extrêmement instructives

4 cas extrêmes à Wall Street : faillites, magouilles comptables, surévaluations, serial acquéreurs etc

18.    Huit cas de comparaisons d’entreprises

8 cas de comparaisons de deux entreprises, l’une est toujours hyper surévaluée (perspectives de croissance déjà pricées) ou surendettée ou sous-évaluée par rapport à son actif et sa capacité bénéficiaire ou possiblement fortement diluée du fait du nombre de titres convertibles en circulation. Chapitre assez peu intéressant à mon goût et redondant (mais c’est parce qu’à ce stade j’ai déjà bien intégré les leçons de ce chapitre, cela dépend de l’avancement de chacun!).

Une phrase que j’ai bien aimé :

Benjamin Graham a écrit :

Le fait que l’action Block ait encore progressé de 35% à partir d’une valeur apparemment exagérée, démontre combien il faut être prudent avant se lancer dans une vente à découvert même sur des niveaux de cours paraissant complètement surévalués.

Graham utilise ce chapitre pour illustrer le fait qu’il vaut mieux investir dans les sociétés que l’on considère sous-évaluée avec assez de certitude, plutôt que dans les sociétés prometteuses ou le prix est basé sur l’espoir.

19.    Actionnaires et management : politique de distribution des dividendes

Graham donne son avis sur les politiques d’allocation des bénéfices, entre dipiresifications et dividendes. Il explique aussi la différence comptable entre un split d’action et un dividende versé en actions (ainsi que l’avantage fiscal de ce dernier par rapport à un dividende cash + un BSA).

20.    Concept essentiel pour une décision d’investissement : la marge de sécurité

Benjamin Graham a écrit :

La marge de sécurité remplit la fonction essentielle, à nos yeux, de nous laisser un droit à l’erreur tout en rendant inutile une estimation précise de l’avenir.

C’est le fil conducteur du livre, décrit et résumé en une 15 aine de pages : la marge de sécurité sous toutes ses formes (capacité bénéficiaire, actifs tangibles etc) et maîtrise de l’endettement : qu’il ne soit pas une épée de Damoclès attendant le moindre pépin pour plomber définitivement l’entreprise.

Le super-investisseur de Graham-and-Doddsville

Discours de Warren Buffett à la Columbia University en 1984.
L’histoire des 225 millions d’orangs outangs de génie qui jouaient à pile ou face et qui créèrent 215 millionnaires en 20 jours.

Warren donne son avis sur la marge de sécurité, l’analyse technique, le beta, le modèle de Sharp et autres dérivés statistiques, le rapport entre la taille de l’encours d’un fonds et sa performance, l’inefficiente des marchés, etc.

Warren Buffett a écrit :

Le cours coté n’est que le prix marginal déterminé suivant les cas soit par l’opérateur le plus cupide soit par le plus anxieux ou le plus déprimé, il est difficile de prétendre que le marché fixe les prix de façon rationnelle. De fait les prix de marché n’ont bien souvent aucun sens.

La nouvelle spéculation boursière

Benjamin Graham a écrit :

Le concept des perspectives futures, et plus particulièrement l’attitude qui consiste à croire que la croissance sera prolongée dans l’avenir, est une invitation à l’utilisation de formules mathématiques complexes afin de calculer la valeur actualisée des titres favoris de la Bourse. Mais la combinaison de formules précises et d’hypothèses vagues pourra toujours être utilisée pour établir, ou plutôt pour justifier, n’importe quel niveau de prix dès qu’il s’agira d’un titre de qualité.

Une étude de cas : Aetena maintenance Co

Retour sur un cas de spéculation illustré dans l’ouvrage.

Benjamin Graham a écrit :

A ses plus hauts, atteints rapidement après l’IPO, un public insouciant payait beaucoup plus par dollar de bénéfices ou d’actifs que pour nos entreprises les plus grandes et les plus saines.

Les sots qui ont acheté le titre à plus de 8$ connaissent-ils quelque chose des antécédents de la société ? Connaissaient-ils ses performances des cinq dernières années ou bien encore sa valeur comptable nette par action (dérisoire) ? Avaient-ils la moindre idée de ce qu’ils allaient obtenir de leur argent ? Tout cela les intéressaient-ils au moins ?

L’investissement dans des sociétés technologiques

Le succès phénoménal d’IBM a entrainé une vague d’IPO de qualité médiocre dont la majorité a rapidement fait faillite.

Prochain livre : Philip Fisher Actions ordinaires et profits extraordinaires ! D’ailleurs Graham lui même le recommande dans L’Investisseur Intelligent au chapitre 11 (j’ai une version actualisée début des années 1970).


Parrain InteractiveBrokers IngDirect SENZYDB Bourse Direct Boursorama Degiro Fortuneo 12470190 iGraal eBuyClub Poulpeo

Hors ligne Hors ligne

 

[+3]    #12 20/12/2017 12h20

Membre
Réputation :   22  

Living Off Your Money (the modern mechanics of investing during retirement with stocks and bonds) de Michael H. McClung (2016), décrit, compare et sélectionne des méthodes d’allocation et de consommation d’un patrimoine financier en phase de retraite.

Nous évoquons sur ces forums principalement comment investir en actions en phase d’accumulation (i.e. avant la retraite) mais arrivés à la retraite (précoce ou pas) il nous faut gérer la phase de consommation, càd vivre de notre capital. Arrivés à cette période, non seulement nous ne percevons plus de revenus à investir mais en plus nous devons tirer un revenu du capital (sous forme de dividendes, coupons ou directement du capital), et cela quelle que soit la situation des marchés financiers et sur une durée indéterminée. Il s’agit donc d’utiliser des stratégies permettant de tirer un revenu régulier et stable, sur une durée longue (30 ans), voire très longue (50 ans), sans finir dans le dénuement et sans mourir le plus riche du cimetière et tout cela face aux aléas du marché et de la vie.

L’auteur présente les principales stratégies et sélectionne les meilleures en fonction du risque (risque au sens de perte du revenu et non de perte de capital).  Il s’agit pour un rentier de maximiser le revenu tout en assurant la pérennité jusqu’à sa mort.
Le livre est technique, s’appuie sur beaucoup de recherche, de simulations (backtests sur plusieurs marchés : 2 jeux US, 1 GB, 1 Japon, des marchés fictifs) et d’analyses. L’auteur reprend d’autres travaux plus académiques et plus difficiles à aborder, il les compare, les évalue dans des situations US et non-US et les stresse par des simulations dures.

Cet ouvrage comporte plus de 300 pages, beaucoup de graphiques et de tableaux, mais ça reste très digeste. C’est américain, par son auteur et sa cible première mais les stratégies sont applicables partout.
Il est orienté investissement passif, mais même un investisseur actif pourra en tirer des idées.
Un extrait gratuit est disponible pour se faire une idée de la forme (et du niveau d’anglais) et du fond.

Je présente ici rapidement l’essentiel du contenu ; une description et discussion plus détaillées des stratégies proposées mériterait une file à part entière.

- stratégies de récolte de capital (income harvesting strategies)
Il s’agit ici de récolter les fruits d’un investissement (on ne parle ici que d’actions et d’obligations).
La stratégie plus connue est celle du rebalancement : un ratio actions/obligations est choisi et on s’y tient. Lors d’un rebalancement annuel les évolutions des marchés ont fait varier ce ratio et l’excédent d’une poche d’allocation est transférée dans l’autre pour rétablir l’équilibre choisi. On profite ainsi des hausses d’un marché pour investir plus bas sur l’autre marché : on récolte d’un côté pour semer de l’autre.
Une variante de cette stratégie est d’augmenter au fil du temps la poche obligations pour assurer un patrimoine stable en fin de vie.
L’auteur présente donc ici une dizaine de stratégies différentes (et avec des allocations fluctuantes), les compare avec des simulations, explique les échecs (càd un capital épuisé avant la fin de vie) et pousse les meilleures options dans leurs retranchements avec des cas extrêmes.
La stratégie retenue est appelée "Prime Harvesting" : elle consiste à allouer en début de retraite une poche en actions et de ne plus l’alimenter (!), ensuite dès que cette poche a cru au-delà de 25% de sa valeur initiale (ajustée de l’inflation), ces 25% sont retirés et versés dans la poche obligataire. Les retraits de la poche obligataire constituent le revenu. Si la poche obligataire est vide, on pioche dans la poche actions.
Les autres stratégies étudiées se nomment : Bonds First, Age-Based, Guyton PMR, Parker, Weiss, OmegaNot, Three Buckets, Enhanced Two-Buckets, Rational.
Ce chapitre est disponible gratuitement en téléchargement.

- stratégies de retrait variable de capital (variable withdrawal strategies)
Il s’agit ici de tirer un revenu de son capital.
La stratégie la plus connue est celle du montant fixe (choisi en début de retraite) réévalué de l’inflation, ce montant étant classiquement 4% du capital initial. Elle est associée à la Trinity Study et à son fameux 4% Ssafe Withdrawal Rate. Cette étude est remise en cause par la communauté financière (taux trop élevé et durée d’étude trop courte). Et effectivement l’auteur démontre le peu de robustesse de cette stratégie (même en réduisant le taux, des cas aux limites provoquent un échec et dans le cas général elle ne permet pas de maximiser le revenu) et il préconise un montant de retrait variable (principalement en fonction de la valeur du portefeuille et de l’espérance de vie).
Les stratégies étudiées se nomment : Fixed percent withdrawals, 95% rule, Decision rules, Floor-to-ceiling, Sensible withdrawals, Endowment formula, Mortality Updating Failure percentage (MUFP), Enhanced MUFP, Enhanced Conservative MUFP, Delta Prime.
Les 3 dernières sortent du lot.
Pour illustrer l’honnêteté du travail de McClung : la dernière stratégie (Delta Prime) est de son crû et est la meilleure dans tous les scénarios, sauf dans un cas à l’extrême limite ; au vu de cette très relative faiblesse et surtout du manque de recul, l’auteur rejette donc sa méthode et en préconise une plus sûre.

- construction du portefeuille
McClung s’appuie sur la Théorie Moderne du Portefeuille pour construire une métrique pour évaluer la qualité d’un portefeuille (en terme de performance / volatilité).
Des portefeuilles classiques sont analysés et comparées. Des allocations sont proposées (basées sur des fonds Vanguard principalement).

Le livre s’achève sur un très gros chapitre consacré aux revenus garantis.
L’auteur fait un point sur l’offre existante (pour le coup c’est très orienté US) : Bond ladder, annuities, I-Bonds, … et sur les meilleures stratégies d’achat de ces garanties.
McClung juge que ces revenus garantis sont optionnels (les stratégies décrites précédemment étant très robustes) mais peuvent être utilisées en complément selon le tempérament de l’investisseur pour permettre de mieux encaisser des situations de marché extrême (càd pires que celles envisagées par ses analyses).

Des critiques de Living Off Your Money sont chez Monevator (positive) et chez les Bogleheads, (les avis y sont plus nuancés et des simulations ont même été rejouées !)

Je répète qu’un extrait du livre est disponible gratuitement sur le site de l’auteur. On y trouve aussi une feuille de tableur qui implémente les stratégies recommandées.
La version électronique de l’ouvrage complète n’est disponible que là-bas.

Au final un livre impressionnant par le volume de recherche nécessité à son élaboration, la méthodologie, et la robustesse des stratégies sélectionnées.

Quant à moi, je revois de ce pas mes stratégies.


Je ne joue plus

Hors ligne Hors ligne

 

Favoris 1   [+5]    #13 23/01/2018 08h42

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   1108  

Bonjour,

Quelques mots sur Le gestionnaire et les états financiers D-Claude Laroche préconisé par IH. Je vais vous parler de la version de 2011 mais il existe une version 2017 actualisée qui fournit en plus le livre version numérique et d’autres options.

Au début ce livre ne me donnait pas envie, assez cher neuf, très populaire sur Amazon avec ses zéro commentaire, une couverture bizarre, bref… Finalement une bonne occasion à 15 € m’a décidé à l’acheter.

Ce livre s’appuie sur les normes IAS/IFRS* donc tout à fait adapté à la Bourse.
*Etat de situation financière = bilan
*Etat du résultat global = compte de résultat + résultat global (= flux latents non matérialisés)

Personnellement j’y ai appris beaucoup de choses malgré mon BTS Gestion/Compta et mon métier de contrôleur de gestion, alors j’imagine qu’il est encore plus enrichissant pour quelqu’un n’ayant aucune formation dans le domaine (tout en étant très clair et facile d’accès).

Le chapitre 8 sur les flux de trésorerie est très pédagogique car il reprend par l’exemple poste par poste avec une série de transactions (financières ou non), et explique le lien avec tous les états financiers. Il construit entièrement un tableau de flux de trésorerie d’une entreprise X. Cela permet de bien intégrer la gymnastique.

Ce livre est LE mode d’emploi pour l’analyse des états financiers et des ratios dans xlsValorisation ! On sent bien l’inspiration entre les cartouches du logiciel et le livre ;-)

Quelques points ou j’ai vraiment amélioré mes connaissances, voir appris des choses nouvelles :

Les formes d’entreprises
La différence entre un résultat net et un résultat global
Les impôts différés (actif et passif)
La différence entre un amortissement et une dépréciation
Les tests de dépréciations
Un bon rappel sur les méthodes d’amortissements et leurs impacts + méthode des unités d’oeuvre + l’approche par composante + la réévaluation + la durée finie ou indéterminée des incorporelles
Les méthodes d’évaluation des coûts caractéristiques et différences
Certains critères fondamentaux pour comptabiliser ou non charges / produits
Autres créances et autres actifs courants
Méthodes de comptabilisation des placements mobiliers et immobiliers
Produits différés
Effets à payer
Des précisions sur les provisions pour risques et charges
Les différentes formes d’emprunts courants et non courants
L’état de variation des capitaux propres : contenu
Composantes des capitaux propres
Les contrats de location-financement / crédit bail
La consolidation : intérêts minoritaires, quote-part de résultats, je connaissais les grands principes mais le livre va plus loin dans le détail et les différents cas

L’interprétation de ratios que je n’utilisais pas jusqu’à présent (rentabilité et rotation de l’actif).
Une meilleure considération de certains : pour le ratio de délai de règlements fournisseurs, je n’avais pas intégré que le dénominateur "coûts des ventes" était une mesure approximative des achats à défaut d’avoir le véritable montant.
D’ailleurs au sujet des ratios de règlement clients et fournisseurs, j’ai appris qu’il y avait possiblement des effets négatifs à une amélioration des ratios.

Le chapitre 11 permet de comprendre comment sont enregistrés quotidiennement les mouvements au sein de l’entreprise et comment ils passent des journaux, aux grands livres (général et auxiliaires), à la balance puis enfin aux états financiers que l’on trouve dans les rapports annuels
C’est également un excellent rappel sur les deux conventions de signe utilisées, qui régissent les règles des débits et des crédits selon qu’il s’agisse d’un compte d’actif ou de passif (personnellement j’avais carrément oublié, et je ne suis même pas sûr d’avoir vu cela en cours).

Ce livre est une merveille, et j’y ai probablement plus appris qu’en deux ans de BTS AG PME/PMI et que dans mes cours d’analyses financières en école de commerce (pas que l’intervenant était mauvais, mais parce qu’une classe de branques immatures empêche d’avancer…).

C’est incroyable ce que l’on peut apprendre en quelques jours grâce aux bons livres.

Je vous détaille ci-dessous le sommaire pour que vous puissiez avoir un aperçu de la richesse du livre, sachant que certaines sous parties type "Le passif courant" sont encore détaillées en sous-sous parties (poste par poste).

Le gestionnaire et les états financiers

Sommaire a écrit :

1.    La comptabilité et l’entreprise   
1.1.    La comptabilité : un système d’information financière   
1.1.1.    L’utilisation de l’information financière   
1.1.2.    La lecture des états financiers   
1.2.    Les états financiers, leur utilité et le processus inhérent à leur publication   
1.2.1.    La présentation des états financiers   
1.2.2.    L’utilité des états financiers   
1.2.3.    Le processus de publication et ses intervenants   
1.2.4.    La technologie comme support de publication   
1.2.5.    Ce que les états financiers ne sont pas   
1.3.    Les types et les formes d’entreprises   
1.3.1.    Les types d’entreprises   
1.3.2.    Les formes économiques de l’entreprise à but lucratif   
Conclusion   
Annexe 1.1 Les formes juridiques de l’entreprise à but lucratif   
2.    Les états financiers : un aperçu   
2.1.    Introduction   
2.2.    L’état de la situation financière et l’identité fondamentale   
2.3.    L’état du résultat global   
2.4.    L’état des variations des capitaux propres   
Conclusion   
3.    Le processus de normalisation internationale et le cadre conceptuel   
3.1.    La raison d’être des normes comptables internationales   
3.2.    Le cadre conceptuel international   
3.3.    Les objectifs   
3.4.    A la base des états financiers : le concept d’entité et l’hypothèse de la continuité de l’exploitation
3.4.1.    Le concept d’entité   
3.4.2.    L’hypothèse de la continuité de l’exploitation   
3.5.    Les caractéristiques qualitatives de l’information financière utile   
3.5.1.    Les caractéristiques qualitatives essentielles   
3.5.2.    Les caractéristiques qualitatives auxiliaires
3.6.    La contrainte du coût   
3.7.    L’évaluation   
3.7.1.    Le coût historique   
3.7.2.    Le coût actuel   
3.7.3.    La valeur de réalisation   
3.7.4.    La valeur actuelle   
3.7.5.    La juste valeur   
3.7.6.    Que conclure de ces diverses méthodes ?   
3.8.    La comptabilisation   
3.8.1.    Les critères généraux   
3.8.2.    Les actifs et les passifs   
3.8.3.    Les produits   
3.8.4.    Les charges (et le rattachement des charges aux produits)   
3.9.    Le jugement et les considérations éthiques   
4.    Les composantes de l’état de la situation financière : les actifs   
4.1.    Présentation général de l’état de la situation financière   
4.1.1.    La société Thomson Reuters Corporation   
4.2.    La nature des actifs   
4.2.1.    L’actif courant   
4.2.2.    L’actif non courant   
5.    Les composantes de l’état de la situation financière : les passifs   
5.1.    La nature des passifs   
5.1.1.    Le passif courant   
5.1.2.    Le passif non courant   
6.    Les composantes des capitaux propres, de l’état du résultat global et les notes aux états financiers   
6.1.    La nature des capitaux propres   
6.2.    Les composantes des capitaux propres   
6.2.1.    Le capital-actions   
6.2.2.    Le surplus d’apport
6.2.3.    Les résultats non distribués   
6.2.4.    Le cumul des autres éléments du résultat global   
6.2.5.    Les participations ne donnant pas le contrôle (intérêts minoritaires)   
6.3.    L’état de variations des capitaux propres   
6.4.    L’état du résultat global   
6.4.1.    La présentation du résultat global   
6.4.2.    Les composantes de l’état de résultat global (méthode CRD)   
6.5.    Les notes complémentaires aux états financiers   
6.5.1.    Les engagements contractuels non comptabilisés (hors bilan)   
6.5.2.    Les évènements postérieurs à la date de clôture (IAS 10)   
6.5.3.    L’information relative aux parties liées (IAS 24)   
7.    La comptabilisation et l’interprétation de certains postes particuliers   
7.1.    Les frais de recherche et développement   
7.2.    La rémunération fondée sur des actions
7.3.    Les contrats de location   
7.3.1.    Le contrat de location-financement (= crédit bail)   
7.3.2.    Le contrat de location simple   
7.3.3.    Exemples de contrats de location   
7.4.    L’impôt sur le résultat   
7.5.    Les avantages du personnel   
7.5.1.    Les prestations de retraite   
7.6.    Les participations dans d’autres entités   
7.6.1.    La comptabilisation d’une participation dans des entreprises associées   
7.6.2.    La comptabilisation d’une participation dans une filiale   
7.6.3.    L’état de résultat global consolidé   
7.6.4.    L’était de la situation financière consolidée   
7.6.5.    La comptabilisation d’une participation dans une coentreprise   
7.7.    Les effets des variations des cours des monnaies étrangères   
7.7.1.    La conversion de transactions effectuées en monnaies étrangères   
7.7.2.    La conversion d’états financiers en monnaies étrangères   
7.8.    Les secteurs opérationnels   
8.    Le tableau des flux de trésorerie   
8.1.    Les flux de trésorerie – liens avec les divers états financiers   
8.1.1.    Les flux de trésorerie   
8.1.2.    La comptabilité d’engagement (et la notion de spécialisation ou d’indépendance des exercices)   
8.1.3.    La conversion des divers états financiers en flux de trésorerie   
8.2.    L’établissement des flux de trésorerie   
8.2.1.    Les composantes du tableau des flux de trésorerie   
8.2.2.    Les flux de trésorerie liés aux activités d’exploitation   
8.2.3.    Les flux de trésorerie liés aux activités d’investissement et de financement   
8.3.    La présentation du tableau des flux de trésorerie   
8.3.1.    La trésorerie et les équivalents de trésorerie   
8.3.2.    La présentation des composantes du tableau des flux de trésorerie   
Conclusion   
Annexe 8.1 Le tableau des flux de trésorerie de Thomson Reuters Corporation   
9.    L’analyse des états financiers   
9.1.    Les interrogations suscitées par l’analyse   
9.2.    Les sources d’information   
9.2.1.    Les communiqués de presse, les déclarations de la direction, le rapport annuel et les prospectus   
9.2.2.    Les états financiers trimestriels et annuels   
9.2.3.    Le rapport de l’auditeur   
9.2.4.    Les bases de données statistiques
9.2.5.    Les analyses spécialisées et les articles de journaux   
9.3.    La démarche d’analyse   
9.3.1.    La définition de l’objectif de l’analyse   
9.3.2.    La collecte des données   
9.3.3.    Le traitement de données
9.3.4.    L’interprétation des résultats obtenus par le traitement des données   
9.4.    L’importance de l’examen des états financiers et des activités de l’entité   
9.5.    L’analyse verticale et l’analyse horizontale   
9.6.    Les ratios : analyse approfondie   
9.6.1.    L’analyse des résultats
9.6.2.    L’analyse de l’actif   
9.6.3.    L’analyse du financement   
9.6.4.    L’analyse des flux de trésorerie   
9.6.5.    La synthèse des ratios   
9.7.    L’incertitude inhérente à l’analyse des états financiers
9.7.1.    Les limites de l’analyse   
9.7.2.    Les limites inhérentes aux états financiers   
10.    Les normes pour les entreprises à capital fermé   
10.1.    La pertinence de l’information financière pour les entreprises à capital fermé   
10.2.    Le cadre conceptuel   
10.3.    Les états financiers   
10.3.1.    L’état des résultats   
10.3.2.    Les capitaux propres   
10.4.    Les postes particuliers   
10.4.1.    Les placements   
10.4.2.    Les immobilisations   
10.4.3.    L’impôt sur le résultat   
10.4.4.    Les contrats de location   
10.4.5.    Les avantages du personnel   
10.4.6.    Les frais de développement (actifs incorporels générés à l’interne)   
Conclusion   
11.    L’application de l’identité fondamentale : les débits et les crédits   
11.1.    Les deux conventions de consignation des opérations   
11.1.1.    La première convention   
11.1.2.    La deuxième convention
11.2.    Le grand livre général et le journal général   
11.3.    Les journaux spécialisés   
11.3.1.    Le journal des ventes   
11.3.2.    Le journal des achats   
11.3.3.    Le journal des encaissements   
11.3.4.    Le journal des décaissements (ou débours)   
11.3.5.    Le journal des salaires   
11.4.    Les grands livres auxiliaires   
11.4.1.    Le grand livre auxiliaire des clients   
11.4.2.    Le grand livre auxiliaire des fournisseurs


Parrain InteractiveBrokers IngDirect SENZYDB Bourse Direct Boursorama Degiro Fortuneo 12470190 iGraal eBuyClub Poulpeo

Hors ligne Hors ligne

 

[+2]    #14 01/04/2018 20h59

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   882  

Amusant que le dernier post soit justement sur Joel Greenblatt ! Mon lien est, à mon avis et oui avec sens de la mesure, l’une des meilleures lectures gratuites sur l’investissement.

Lu déjà une grande partie ce WE : je trouve ça mieux même que les bouquins (payants !) de Greenblatt big_smile

Il s’agit des notes prises par plusieurs étudiants et compilées sur le cours de Greenblatt concernant les situations spéciales à la Columbia Business School de 2002 à 2006.

Régalez-vous : https://focusedcompounding.com/wp-conte … -Class.pdf


Do your homework! Parrain pédago pour Bourso, Binck et Bourse Directe : écrivez-moi en MP :-) et  mon portif

Hors ligne Hors ligne

 

[+2]    #15 19/09/2018 11h29

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   882  

Wawawoum a écrit :

Soit ça, soit il est possible de faire du trading de manière intelligente, mais je suppose que c’est une possibilité que vous ne souhaitez même pas aborder. 35% depuis 1990, c’est un sacré coup de bol tout de même. Personnellement, la démarche de Jim Simons me semble parfaitement raisonnée et les résultats suivent. Chacun y verra ce qu’il veut.

Pour ceux qui parlent anglais et qui sont intéressés par le trading et Simons, 2 liens (cela permet également de recadrer le débat sur les lectures) :
TED interview 2017 : Hedge Fund Manager Jim Simmons- Quant who is anti Efficient Market Hypothesis - YouTube
Un article du New Yorker sur Simons : Jim Simons, the Numbers King | The New Yorker

Message édité par l’équipe de modération (31/07/2018 00h24) :
- suppression de la citation du message immédiatement précédent (respect de notre charte)

Toujours passionnant d’écouter et de lire Jim Simons, merci pour ces liens. Je me souviens d’un long article du NYT captivant sur Renaissance Technologies.

Ce mec est un pur génie et d’une intelligence rare, difficile de le contredire sauf… qu’il s’auto-contredit sur un point : l’inefficience des marchés. Au fil des interviews, Jim Simons a toujours rappelé à quel point ils embauchaient les meilleurs. Renaissance est l’une des plus importantes concentrations de "brain power" au monde avec des moyens colossaux et une énorme motivation (les bonus à Renaissance c’est qch !) et même eux n’arrivent à exploiter les anomalies que "quelques fois". Il le dit d’ailleurs dans l’entretien "you have to keep on top of the business" ; à mon sens justement parce que le marché est de plus en plus efficient. Dans un autre article Simons reconnaissait aussi qu’ils pouvaient utiliser moins souvent qu’avant les "anomalies" découvertes. Idem, je pense que ça va dans le sens d’une "quasi efficience", par définition jamais parfaite, jamais à jour mais de plus en plus rapide.

D’ailleurs même si les montants sont colossaux, pour eux, rapportés en pourcentage des milliers de milliards d’actifs dans le monde, ça reste une goutte d’eau. Tout ça pour dire que le trading intelligent ne va dès lors concerner que la poignée d’entreprises au top (pour l’instant américaines mais ça peut changer) avec les meilleurs PhD au monde, la fibre optique juste à côté du backbone et les supercalculateurs au sous-sol… donc rien d’accessible pour nous ou même pour une "bonne" boîte de trading/arbitrage mais pas la crème de la crème. Ou alors il faut faire comme ABC Arbitrage et aller sur des mini-niches n’intéressant pas les plus gros.

L’article du New Yorker, surtout la création de l’institut, est intéressant. J’interprète un peu mais on sent que, le crépuscule de sa vie arrivant, Simons veut réaliser quelque chose ayant plus de sens que "juste" accumuler des milliards sans avoir créé de valeur ajoutée. Amusant aussi de noter que, et je l’avais déjà lu, Simons a toujours voulu devenir riche. D’après ses propres mots, c’était même une obsession depuis sa plus tendre enfance / adolescence, etc. Le plus riche possible.

J’étais venu ici surtout pour partager avec le forum un lien passionnant sur toutes les checklists des plus grands investisseurs. Alors, la mise en page est la pire que vous puissiez imaginer, le sommaire est hasardeux mais ce travail est colossal et fantastique ! Cela fait plusieurs semaines que ça traîne sur ma table de chevet, je ne pense pas que ça puisse se lire d’une traite mais plutôt en picorant (et ça fait un excellent somnifère ! je devrais le conseiller à Musk big_smile ). Je pense tjs à mon portif en les lisant et ça m’a déjà fait creuser des points et mener à des allègements ou des renforcements (j’en parlerai sur ma file portif).

Toutes les checklists des plus grands y sont en gardant uniquement la substantifique moelle : Munger, Fisher, Greenblatt, etc. Tiens une de Munger pour la route : "Don’t overlook the obvious by drowning in minutiae"

investment_principles_and_checklists_ordway.pdf - Google Drive


Do your homework! Parrain pédago pour Bourso, Binck et Bourse Directe : écrivez-moi en MP :-) et  mon portif

Hors ligne Hors ligne

 

[+2]    #16 01/11/2018 13h48

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   174  

N’ayant pas eu de retour, j’ai finalement lu le bouquin en question.

Plutôt rébarbatif à lire, on enchaine les statistiques et les références à de précédentes études (UFC-Que Choisir, INSEE, Jean FOURASTIÉ, etc.). Le chapitre I est bien documenté avec beaucoup d’éléments factuels. C’est évidemment une grosse charge contre l’INSEE et ses méthodes de calcul du pouvoir d’achat : invention de l’effet qualité et sous-évaluation du coût du logement (6% selon eux). Gros travail de synthèse dans le chapitre II avec l’évolution des prix sur 50 ans (aspirateur, TV, gigot d’agneau, camembert, place de cinéma, etc.). Le chapitre III apporte quelques pistes concrètes (programme politique).

Je partage majoritairement les opinions de l’auteur et c’est finalement ce qui me gène le plus car son précédent livre (février 2018) s’intitule J’achète du bitcoin.

Bref, je conseille pour les novices qui s’intérèssent à l’économie.


Who’s the more foolish, the fool or the fool who follows him?

Hors ligne Hors ligne

 

[+4]    #17 08/12/2018 16h24

Membre
Réputation :   77  

J’ai lu récemment le livre de Francisco Garcia Parames (Investir à long terme) qui avait été cité par WH dans une de ses interview.

Higgons a écrit :

Je partage aussi la même approche que Franciso Garacia Paramès, l’ex-gérant du fonds espagnol Bestinver

Voici quelques citations relevées en plus des classiques (le value surperforme, les small superforment, les sociétés familiales surperforment etc…)

Parames a écrit :

p222: Il vaut mieux investir dans les sociétés cotées que non cotées car elles sont plus enclines aux aberrations découlant des phases de panique et d’euphorie.

p247: Investir dans les actions n’est pas chose aisée. Cela suppose d’acheter ce que personne ne veut et de vendre ce que tout le monde tente d’acheter. Cela suppose de lutter contre notre nature.

p260: Buffett juge que la théorie d’un marché toujours efficient est erronée. Effectivement, le marché est en général efficient, mais cela ne se vérifie pas toujours et c’est cette petite nuance, capitale, qui nous permet d’en tirer avantage. De plus, le risque ne consiste pas dans le Béta, autrement dit la volatilité du cours de l’action sur le marché. On peut même dire que la volatilité est l’amie de l’investisseur à long terme.

Pour ses nouveaux fonds chez COBAS, il aurait bien fait de mieux suivre son conseil p.304 pour limiter les dégâts sur ARYZTA (mais c’est toujours facile de dire cela après coup!):

Parames a écrit :

Pour conférer plus de poids à une valeur en particulier au sein d’un fonds, il faut être bien sûr de son investissement et ne jamais le faire avec les titres de sociétés endettées.

Par ailleurs, je note que contrairement à WH qui a son fond investi à 90%-100% mais qui personnellement met du cash de côté (juin 2017: "Soit vous n’investissez pas, ce que je fais pour une partie de mes fonds personnels, en attendant une hausse des taux d’intérêt et un krach immobilier"), Parames semble mettre toutes ses billes dans ses fonds et gère la liquidité beaucoup plus activement en fonction du niveau de valorisation du marché.

Enfin j’ai découvert Roy Spencer le climatosceptique qui fait dire à Parames p.329:

Parames a écrit :

Il est évident que les émissions de CO2 des 20 dernières années n’ont pas d’incidence sur la température du globe.

Pour conclure, une lecture pas indispensable mais que de bonne qualité car j’y ai appris des choses.

Dernière modification par zeboulon (08/12/2018 16h36)


Employé, Assistant maternel, Commis de cuisine, Maraîcher, Investisseur

Hors ligne Hors ligne

 

[+3]    #18 06/02/2019 11h44

Membre
Réputation :   28  

Bonjour,

Voici un livre que j’ai trouvé très intéressant bien qu’il ne se rapporte pas aux domaines couramment abordés.
Il s’agit de « L’art d’avoir toujours raison » d’Arthur Schopenhauer.
Il est gratuit et disponible ici :
L?Art d?avoir toujours raison - Wikisource
C’est un petit livre qui se lit rapidement et qui aborde différents stratagèmes permettant lors d’une controverse avec une personne, d’emporter l’adhésion du public même si bien évidement on est en tort et c’est l’autre qui est dans le vrai.
Lors de sa lecture j’ai retrouvé des stratagèmes couramment mis en œuvre par les gens et par moi-même lors de débats mais de manière quasi inconsciente.
Le fait de les voir tous listés, détaillés avec exemple est vraiment instructif.
Sur un forum comme celui-ci plutôt bien géré où il y a couramment des débats assez animés, je pense que la lecture de ce livre peut être fort utile.

Hors ligne Hors ligne

 

[+3]    #19 29/10/2019 12h32

Membre
Top 150 Réputation
Réputation :   128  

La critique que Piketty se prend pour Marx est justifiée, c’est parfaitement evident. La critique qu’il fait de moins en moins d’économie et de plus en plus d’idéologie l’est aussi et d’ailleurs je l’ai dit dans mon compte rendu.

J’aurai pu l’écrire de façon satirique, mais je ne l’ai pas fait car je crois que c’est un peu trop facile.

Il y a quand même un travail scientifique qui a été publié dans des revues internationales d’économie à comite de lecture. 2 des 3 derniers prix de la banque de Suède en l’honneur d’Alfred Nobel sont ses coauteurs. C’est loin d’être nul. Et la dedans il y a des vrais faits, qui comme tout les faits sociaux qui ne sont pas des faits bruts triviaux du genre Madame Michu achete son pain au supermarché parce qu’il est moins cher et Madame Trucmuche à la boulangerie parce qu’il est meilleur, sont construits.

Il a aussi livré à la critique des textes de 1000 pages. Et la critique pourra s’y ébattre si elle le juge bon,   il y a des centaines de points litigieux, de questions à penser.  Et on peut presque toutes les relier aux plus intéressantes discussions dans cette section du forum ou dans les posts remarquables de Scipion sur l’économie de la monnaie.

Dans le lancement en fanfare de son livre dans le Monde, il y a au moins une critique, de J. K. Galbraith,  qui n’est pas complaisante. Il défend l’econometrie conventionnelle des inégalités qui met l’accent sur le revenu plutôt que le patrimoine et juge comme un complément certes très utile les indicateurs utilisés par Piketty. C’est un débat scientifique qui n’est pas évident à trancher (un de ses aspects est si c’est le revenu disponible ou le patrimoine qui déterminent la qualité de la position économique d’un ménage et sur ce site la position majoritaire est comme Piketty en faveur du patrimoine ) et c’est notamment à ca que je fais allusion quand je dis que certaines questions me dépassent.

Sur le fond, il n’y a rien d’evident à ce que la structure des inégalités soit partout et toujours le principal paramètre à examiner lorsqu’on étudie une situation économique ou politique. En revanche, l’approche par l’histoire socio- economique à pour moi bien des aspects convaincants. Et elle enseigne que les inégalités sont au coeur des grandes crises politiques modernes, celles qui font que la capitalisme doit muter périodiquement pour échapper à la prediction de Marx.

L’attitude "Circulez, y a rien à voir" que vous semblez défendre, pvbe, me parait un aveuglement idéologique du même calibre que celui de Piketty. Qui, lui, semble savoir ce qu’il fait quand il produit de l’idéologie. 

C’est en lisant les productions de l’adversaire idéologique qu’on comprend ses actes et motivations. Raymond Aron que je respecte infiniment pour son sérieux connaissait bien mieux Marx que 99,9% des marxistes.

Je précise aussi que je ne voterais pas pour un parti pikettyste si ca devait exister. Pour une version française d’ Elisabeth Warren, peut être, dans certaines circonstances au moins.

Je précise également que je sors de la même grande école que Piketty, l’une de ces institutions éducatives ultra couteuses pour le contribuable que chérit la gauche brahmane.

Je ne prends  pour argent comptant aucun texte issu des chers collègues de sciences humaines surtout s’ils sont médiatiques. Le faux monnayage intellectuel je sais le répérer, j’ai été entrainé durement à ce sport.   

De ce que je connais de la littérature scientifique en économie, il n’y a pas 10% que j’admets sans réticence. Piketty n’en fait pas partie.   Ni Keynes. Ni Gary Becker. Ni Allais. Ni Debreu. Et la microéconomie mathematisée ne m’impressionne pas un instant, c’est pour le coup une construction idéologique avec un rapport encore plus lointain aux faits que ce que fait Piketty, et un sujet de plaisanteries pour les mathématiciens. Or, son instrumentation a joué un rôle idéologique très marqué lors de la dernière mutation du capitalisme. Regardez le palmarès du Prix Nobel d’Economie dans les années 1970-1980.  Ou l’histoire de cette fameuse courbe de Laffer qui est le modèle même de l’absence totale de rigueur scientifique.  C’est effarant. 

C’est aussi malheureusement la seule contribution utile que je peux faire à ce forum que d’expliquer comment lire avec profit des textes idéologiques ayant une coloration scientifique ou des textes scientifiques ayant une coloration ideologique.

Je suis bien incapable de faire une analyse sérieuse d’une big cap ou même seulement d’une scpi et ca m’embête bien de ne pas avoir d’autonomie intellectuelle pour ça.

Dans une discussion récente, Scipion nous a encouragé à nous cultiver en économie et à lire divers auteurs dont Piketty. C’est un des auteurs les plus difficiles a lire avec profit si on n’applique pas une méthode de lecture qui filtre drastiquement l’idéologie. Le lire en étant par exemple dans l’adhésion ideologique au premier degré est hautement toxique, le lire en étant dans un déni idéologique des faits rapportés est inutile. En ceci on est tout à fait dans la tradition des lectures inexpertes de Marx.

Édit:

Stouf a écrit :

Je souhaite qu’on mette davantage en avant les approches multidisplinaires, surtout dans les universités. Beaucoup de professeurs sont brillants dans leur domaine mais sont également des "Fachidioten".

C’est malheureusement vrai. Et il est difficile d’échapper à ce sort, croyez moi. D’ailleurs y echappé-je?

Je suis très d’ailleurs dubitatif sur la pluridisciplinarité pour la pluridisciplinarité.  Vous pouvez (devez?) accepter de moi un argument d’autorité si je parle de maths, vous pouvez avoir à peu près  confiance si je vous parle d’informatique ou de physique, vous avez intérêt à douter si je vous parle philosophie ou économie!

Je pense que c’est pour ça que j’apprécie l’économie comportementale qui fait le lien entre économie et psychologie. D’ailleurs des prix Nobel ont été décerné dans ce domaine récemment: Richard Thaler (2017) et Robert Schiller (2013).

Oui, les choses vont dans le bon sens, mais ca prendra du temps à effacer les  erreurs de la science économique des années 1950-1980 et leurs traces institutionnelles.

Dernière modification par Caratheodory (29/10/2019 12h56)

Hors ligne Hors ligne

 

Favoris 2   [+3]    #20 04/01/2020 20h52

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   179  

Bonjour,
Découverte de fin d’année 2019, il s’agit de l’auteur MJ Demarco, entrepreneur de son état qui a choisi la voie de l’entreprenariat pour devenir financièrement indépendant. Très honnêtement, ses deux ouvrages sont très intéressants et apportent un éclairage assez différent par rapport à ce que l’on peu voir généralement. L’auteur est par ailleurs plutôt iconoclaste et la lecture de ses écrits plutôt rafraîchissant/énergisant. Par exemple, il explique pourquoi il n’est généralement pas sage de miser sur le comportement des marchés pour faire croître son capital (en évoquant le sujet du "contrôle" qui est très juste, et inexistant sur les marchés, à l’inverse de nos businesses).
Ses ouvrages sont les suivants:
The Millionnaire Fastlane: Crack the code to wealth and life rich for a lifetime
UNSCRIPTED: Life, Liberty, and the pursuit of entrepreneurship

Dans l’idée, lire les deux livres dans l’ordre est bien, mais pas obligatoire, ceux-ci ayant été écrit de manière à ce qu’ils soient autosuffisants.

Long story short, sur le second ouvrage, dans la partie dédiée au "money management" (constitution de rente), j’ai retrouvé des ressemblances frappantes avec le modèle prêché par notre hôte. Voici les clés (traduites):

Principe #1: Le principe de rente
Le principe de rente stipule que chaque fois que vous cédez le contrôle de vos actifs, vous devez demander une rente et non pas une promesse inconditionnelle basée sur un pile ou face (dividende versus appréciation)
> Ceci met à mal le principe de capitalisation mais plus j’avance, plus je suis d’accord avec ça (quitte à avoir un frottement fiscal plus élevé). IH fait de même

Principe #2: Le principe du claquement de doigts
Le principe du claquement de doigt stipule que les actifs qui génèrent votre rente doivent pouvoir être liquidés en un claquement de doigts
> Les actions utilisées par IH respectent ce principe

Principe #3: Le principe de l’apocalypse
Le principe de l’apocalypse édicte que le seul risque de catastrophe que vous devez tolérer et qui pèse sur vos actifs doit être celui d’un écroulement complet du système financier
> Il faut donc mettre sont argent dans des actifs de type "Blue chips" et/ou des fonds "too big to fail"

Principe #4: Le principe du 3 ans en 3 mois
Le principe du 3/3 indique que si un investissement s’apprécie de l’équivalent de 3 ans de dividendes en 3 mois ou moins, il faut liquider la position et prendre ses profits.
Le rachat du même actif peut être considéré lorsque 66% des gains auront été effacés dans le prix.
Exemple: Achat de l’action XTZ @43 ayant un dividende annuel de 2,3 > vente @50 (43+3*2,3) > Rachat @45 [50 - (50-43)*0,66]

Principe #5: Le principe de l’amiral Ackbar
Le principe de l’amiral Ackbar explique qu’il faut savoir différencier un investissement dans la rente d’un investissement spéculatif. Ce principe doit nous prémunir d’acheter des actions du type "Rallye" temporairement avec un rendement très haut relativement au cours mais qui a été douloureusement rattrapé par la patrouille.
Globalement, un actif avec un rendement significativement supérieur au rendement moyen de son indice de référence (S&P 500 pour le NYSE, CAC40 pour les actions françaises…) se fera remettre à sa place tôt ou tard.

Principe #6: Le principe du 1%
Ce principe interdit de mettre ses actifs dans des véhicules ayant des frais de gestion supérieurs à 1% (sans compter les charges d’intérêt)

Principe #7: Le principe de l’autruche
Ce principe indique qu’il faut éviter d’investir dans des entreprises dont le business est manifestement en bout de course, disrupté, et dont le management ne montre pas de signe probant de transformation adaptative

Disclaimer: MJ a fait fortune avec l’entreprenariat. Pour lui les marchés ne sont qu’un système financier pour transformer son capital en rente. Toutefois, il indique bien qu’il a mis en place ce système bien avant de toucher le jackpot. Cela peut donc s’appliquer aux apprentis rentiers que nous sommes.

L’auteur n’a pas la langue dans sa poche, c’est assez plaisant à lire. je recommande pour contrebalancer un peu notre culture dirigée vers les marchés alors que l’entreprenariat est un levier autrement plus puissant.
Preneurs de vos retours pour ceux qui l’auraient déjà lus.

Dernière modification par Dooffy (04/01/2020 20h54)


Bien à vous, Dooffy

Hors ligne Hors ligne

 

[+3]    #21 29/03/2020 22h41

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   1108  

Bonjour,

11 ans plus tard, je viens de relire le livre de Loïc Abadie : La crise financière 2008 - 2010 : mode d’emploi pour la décrypter et l’exploiter.

L’édition que je possède a été imprimée en janvier 2009 (avec mise à jour), livre signé par l’auteur en mars 2008.

J’avais envie de relire ce livre entièrement pour le challenger 11 ans plus tard, et surtout pour la partie sur les différentes phases du cycle économique et avec quelle allocation d’actifs les passer.

Voir aussi ce que le livre "prédisait" pour les années post 2009 et ce qui s’est réellement passé.
Le livre est très intéressant, mais j’ai l’impression que l’action des banques centrales a "un peu" modifié les règles du jeu, puisque les taux sans risques, historiquement bas et sur période de plus en plus longue, modifient le rendement attendus des autres actifs et donc leur valorisation (donc les PER historiques, et le rendement locatif de l’immobilier, d’ailleurs dans le livre n’est pas pris en compte le taux de l’emprunt, c’est un taux de rendement brut…).

La plus value du livre se situe sur la macro-économie*, pour ce qui est du stock picking il y a nettement meilleur ouvrage. *Il vaut la peine d’être lu pour cela malgré mes critiques sur les autres parties.

Ce livre se lit rapidement, il est écrit en gros caractères et certains graphiques prennent des pages… Certains chapitres sont très courts, il y a aussi des erreurs (comme utiliser le CAC hors dividendes pour dire que le plus haut de 2000 n’a même pas été atteint pré-subprimes, et sans parler des changements de mode de calcul entre les deux dates ! Capi flottante seulement, depuis 2003…), ou encore il utilise des données historiques de rendement des dividendes des indices sans évoquer du tout l’expansion des rachats d’actions* au fil des décennies (* notion pas du tout abordée dans le livre).

Une bonne partie des urls sources du livre fonctionnent encore 11 ans après.
Permis de construire aux USA et récessions


Taux d’épargne des ménages américains

Partie I : l’ennemi n°1 de l’épargnant : le comportement moutonnier

1) Le marché est irrationnel
2) De la peur à l’euphorie… la vie classique d’un marché
3) Le comportement grégaire, les bulles spéculatives
4) Les grands décideurs économiques : aussi grégaires que les débutants !

Partie II : Devenir indépendant : les cycles économiques

le plus intéressant, avec une présentation des différentes phases d’un cycle économique, basé sur les travaux des économistes Nicolae Kondratieff et Hyman Minsky, des indicateurs avancés et des sources web pour les suivre (ce que je faisais en 2009/2010 mais j’ai vite lâché l’affaire, trop chronophage). Le livre vaut le détour rien que pour cette partie très intéressante !
1) Pourquoi s’intéresser aux cycles ?
Chapitre décevant, il tire des conclusions en prenant les graphiques des actifs aux plus mauvais extrêmes (du plus haut vers le plus bas) comme si on investissait one shot et au pire des moments. Les chapitres suivants sont les meilleurs.
2) La phase 1 du cycle économique : inflation faible et croissance
3) La phase 2 du cycle économique : l’accélération de l’inflation
4) La phase 3 du cycle économique : l’inflation ralentissant (désinflation)
5) Le signal de récession, le "placement de protection" : ce chapitre est particulièrement intéressant avec 3 indicateurs avancés des récessions. Pour 2020 seulement un des trois indicateurs est validé mais un second le sera bientôt quand les données seront dispos (chômage US). Il faut dire que la crise est avant tout sanitaire avant d’être économique ! Vraiment très intéressant chapitre et les sources fonctionnent toujours.
6) La phase 4 du cycle économique : crédit crunch et déflation
7) Tableaux de synthèse des différentes phases du cycle

Partie III : Faire fructifier son patrimoine à chaque étape du cycle

1) Sélectionner des actions et fonds actions performants : de bons (mais simplistes) conseils sur les fonds mais il y a de bien meilleurs ouvrages sur le thème du choix des actions… et l’auteur a des repères particuliers… choisir des valeurs de croissance avec PER < 9… euhh… Ce n’est pas le top de l’analyse financière, il y a vraiment beaucoup mieux dans les lectures du "par où commencer" et les newsletters archivées d’IH. Il y a aussi de très mauvais conseils sur la recherche des hauts rendements… De bons principes sur la recherche des petites valeurs décotées mais les risques (et il y en a) ne sont pas abordés. Des encouragements à la concentration sont aussi dangereux..
2) Les valeurs minières et pétrolières
3) Bien investir dans l’immobilier : le bear trap de Friggit au final… 20 ans de bulles dans une vie ça fait beaucoup trop long pour attendre le krach… Ce dernier a bien eu lieu aux USA mais pas dans une ampleur suffisante pour assainir le marché. Les taux pâquerettes ont vraiment changé la donne. Facile à dire après coup j’avoue. P119 quelques indicateurs intéressants pour cerner un retournement de marché.
4) Compléments sur les placements d’abri (phase 4 du cycle économique ou signal de récession survenant pendant les autres phases) : une belle erreur de jugement sur le caractère non liquide des fonds euros des assurances vie.

Partie IV : Où en est on aujourd’hui ? Que prévoir pour les prochaines années ?

1) La plus grande bulle de crédit de toute l’histoire… Chapitre intéressant pour le descriptif des différents prêts accordés aux ménages américains. Impensable en France. Il explique aussi les dérivés (CDO et CDS..) et l’ampleur qu’ils ont pris sur la 1ère décennie du 21ème siècle.
2) Etats-Unis, Europe : une croissance artificielle… Très intéressante l’explication du mortgage equity withdrawal
3) Les signaux d’alarme sur la récession à venir
4) Vers une crise hors du commun ? Les conséquences pratiques à attendre pour les épargnants
5) Que faudra t’il faire ? (divers produits baissiers + cash avec analyses graphiques du VIX et VIXN)
6) Les fausses bonnes idées (or, argent et valeurs minières associées, émergents, entre autres)
7) Les scénarios alternatifs
8) Environnement social et politique : que faut-il anticiper ?
9) Les opportunités d’après crise

Annexe 1 : les sources avec les url, rappels d’utilisation / fonctionnement (page 211)


Annexe 2 : Mise à jour avec les données de fin 2008

1) Une crise exceptionnelle
2) Les réactions des gouvernements (QE…)
3) Les conséquences pour les épargnants
4) La crise en 2009 et au delà, mise à jour des stratégies possibles.

L’auteur est trop bearish et l’est toujours en 2020 avec le COVID, mais l’ouvrage vaut le coût/coup rien que pour la partie II, même si les banques centrales semblent avoir "déréglé" le fonctionnement du cycle avec les injections de liquidités massives. Je pense aussi que la mondialisation de nos économies n’y est pas étrangère. L’histoire est intéressante, les indicateurs aussi et qui sait peut-être vivront nous une autre phase de cycle prochainement..

Le livre est dispo sur Amazon en occasion pour 3x moins cher que ce que je l’ai payé à l’époque !

Dernière modification par bibike (30/03/2020 11h36)


Parrain InteractiveBrokers IngDirect SENZYDB Bourse Direct Boursorama Degiro Fortuneo 12470190 iGraal eBuyClub Poulpeo

Hors ligne Hors ligne

 

[+3]    #22 07/04/2020 22h30

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   1108  

Une brève histoire des crises financières : des tulipes aux subprimes

Je crois que le livre est de circonstances … (enfin presque)

Le livre tourne autour des crises financières d’origines spéculatives/bancaires, aujourd’hui c’est une crise sanitaire en premier lieu, qui entraîne une crise économique et un krach.

Le livre est intéressant et met en relief la folie des hommes, son prix est étonnement faible comparé à son contenu, il a dû nécessiter un travail de recherche titanesque pour écrire cet ouvrage. On découvre l’origine très ancienne de produits financiers dérivés, qui ont réussi l’exploit de provoquer des dégâts plusieurs fois dans l’histoire (options, futures, CDO…)! Au passage, j’étais étonné de constater en 2017 que la titrisation de dettes existait toujours, chez Carrefour-banque de mémoire (carte pass & co) l’homme n’apprend jamais.

Souvent on retrouve le même cocktail explosif, innovations financières non maîtrisées + boom de crédits spéculatifs non contrôlés + manque de régulation.

Les banques systémiques existaient déjà en 1929, le ROE des banques US en 1935 tournait autour de 7/7.5%.

Le triangle d’instabilité de Roosvelt : la rentabilité des banques (modérée), le crédit peu cher pour soutenir l’économie, et la stabilité financière. Mettre en marche les trois sommets les uns après les autres a permis aux USA de bénéficier d’un système financier mis au service de la croissance.

La fin du chapitre 5 propose une synthèse chronologique de la crise de la dette européenne, intéressante, mais cela ne donne pas envie de détenir des actions bancaires ! Egalement un schéma synthétique d’une crise financières, de ces causes et événements logiques au fil de son avancée.

Le chapitre 6 sur la régulation montre tout ce qui a changé depuis les subprimes, je comprends mieux les accords de Bâle III. Avec les nouveaux ratios de capital imposés, le changement de considération des actifs "hybrides", les baisses de levier maxi je comprends mieux la faiblesse des ROE de nos banques versus la période pré-subprimes…!

Livre un peu compliqué pour ma petite tête… (macro éco, banques, politiques pfffiouutt).

Sommaire détaillé

Introduction. Le bateau ivre
Les non-leçons des économistes
Les leçons de l’expérience
Un schéma commun des crises
Réguler la finance

1.    La spéculation sur les tulipes entre vérité et légende

ce chapitre est très intéressant et parfois cocasse
1.1.    Aux enchères d’Alkmaar
1.2.    Une spéculation de riches
1.3.    Le « commerce du vent »
1.4.    Un krach qui n’affole pas les autorités publiques
1.5.    Une crise de société

2.    John Law, un aventurier aux finances

2.1.    Duel, tables de jeux et autres aventures
2.2.    Un problème de dette publique
2.3.    Les belles idées de Lass
2.4.    La création de la Banque générale
2.5.    Débuts et mise en œuvre du système
2.6.    Avantages et inconvénients de la spéculation
2.7.    L’effondrement
2.8.    Les dernières années de Law

3.    La panique de 1907

3.1.    Les frères Heinze, des pirates dans la finance
3.2.    L’effet domino
3.3.    Un contexte défavorable
3.4.    Une innovation mal régulée : les trusts
3.5.    La panique s’installe
3.6.    John Pierpont Morgan à la manœuvre
3.7.    Quatre plumes d’or pour une banque centrale

4.    1929 : la crise qui a changé la face de la finance

un peu décevant à mon goût vu ce que j’avais déjà lu/vu de cette crise
4.1.    La mentalité spéculative à l’œuvre
4.2.    Fraudeurs à la barre, acte I : Ponzi entre en scène
4.3.    Fraudeurs à la barre, acte II : Kreuger, le roi de l’allumette
4.4.    Le prix des innovations
4.5.    Explosion de l’endettement
4.6.    Une crise de la finance mondialisée
4.7.    L’impact de la commission Pecora
4.8.    Une demande de régulation
4.9.    Quatre ans de batailles politiques
4.10.    Un «Glass-Steagall Act» qui n’existe pas !
4.11.    Comment Roosevelt a manipulé Carter Glass
4.12.    Les trois leçons de Roosevelt

5.    5. Qu’est-ce qu’une crise financière ?

très bon chapitre
5.1.    Au départ, une simple perte d’équilibre
5.2.    Des innovations non contrôlées
5.3.    Une déréglementation subie ou voulue
5.4.    Les effets secondaires de la course aux profits, acte I: la bulle de crédits
5.5.    Les effets indésirables de la course aux profits, acte II : une mauvaise gouvernance des risques
5.6.    Les effets indésirables de la course aux profits, acte III : comment la fraude s’empare de la finance
5.7.    Les inégalités, carburant de la crise
5.8.    Lien de causalité ou causes communes ? - L’influence politique des riches - Le rôle des économistes
5.9.    L’aveuglement au désastre
5.10.    Comment les États ont sauvé la finance
5.11.    La zone euro dans le piège des dettes publiques

6.    6. Le temps de la régulation

pas mal également, il explique bien ce qui a changé dans la régulation du système financier
6.1.    Maîtriser les innovations
6.2.    Comment réguler les produits dérivés ?
6.3.    Et la titrisation ?
6.4.    Une nouvelle gouvernance mondiale de la finance
6.5.    Empêcher les bulles de crédit : rendre la spéculation plus chère
6.6.    Mieux surveiller les bulles de crédit
6.7.    Un mot sur les fonds spéculatifs
6.8.    Éviter les blocages : contrôler la liquidité
6.9.    Faire payer les banques, première voie : une taxe
6.10.    Faire payer les banques, deuxième voie : utiliser les cocos
6.11.    Faire payer les banques, troisième voie : les testaments
6.12.    Faut-il scinder les banques ?
6.13.    La gouvernance des banques, trou noir de la régulation
6.14.    Fraudes, la politique de l’autruche
6.15.    Bonus mal contrôlés
6.16.    Les économistes peuvent-ils changer ?

Conclusion. Tirer les leçons de la plus grande crise financière de l’histoire

Le rôle essentiel des régulateurs
De Mills à Minsky en passant par Zola
Postface. À quand la prochaine crise financière ?
On peut maîtriser la finance
La crise est pour demain
Les cinq risques de la finance mondiale


Parrain InteractiveBrokers IngDirect SENZYDB Bourse Direct Boursorama Degiro Fortuneo 12470190 iGraal eBuyClub Poulpeo

Hors ligne Hors ligne

 

Favoris 3   [+6]    #23 30/04/2020 16h32

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   1108  

L’art de ne pas travailler d’Ernie Zelinski.

Il existe plusieurs versions, j’ai lu celle de 1998, il y en a une autre de 2006.

Un livre excellent, rafraîchissant, écrit avec beaucoup d’humour, dont l’objectif est à la fois de déculpabiliser les aspirants rentiers sur leur potentielle vie de loisirs et également de challenger les peurs de s’ennuyer sans activité professionnelle, un hommage à la créativité et à l’ouverture d’esprit.

Le livre est ponctuée de citations, dont certaines sont très croustillantes, cela se lit bien, cela détend, parfait pour le confinement…

L’apologie des loisirs, du temps qualitatif, du travail choisi (en nature et en quantité).

C’est clairement un livre anti rat-race et une invitation à la dé-consommation. J’étais assez étonné de lire cela dans un livre qui a déjà plus de 20 ans…. Le terme rat-race apparaît pour la 1ère fois au chapitre 4, et voici la définition du livre :

Ernie Zelinski a écrit :

En Amérique, nous utilisons l’expression the rat race’ (la course de rats), pour décrire la course à l’avancement. Je trouve cela désobligeant pour les rats. Un rat ne se fourvoierait jamais si longtemps dans un tunnel où il n’y a pas de fromage. Ce sont plutôt les rats qui devraient parler de human race, lorsqu’ils voient les hommes faire des choses aussi stupides
que de se précipiter toujours dans les mêmes tunnels vides*.

*en référence à un passage du livre sur une expérience entre un rat, plusieurs tunnels et un bout de fromage représentant la satisfaction.

L’auteur évoque aussi toutes les raisons qui font que l’on puisse avoir envie de ne plus travailler, il évoque aussi tous les besoins autres que pécuniaires, que le travail comble et qu’il faudra assouvir dans une vie sans travail.

Il prône les mini-retraites dont Tim Ferriss s’est fait le défenseur.
J’ai retrouvé également des idées communes avec André Muller sur l’atteinte des objectifs et l’organisation de soi-même.

L’auteur distingue ce qu’il considère comme étant des loisirs passifs de ceux actifs, qui n’ont pas du tout la même valeur d’accomplissement et de satisfaction du plaisir.

Herma Bornbeck a écrit :

Si un homme regarde trois matchs de foot d’affilée, il devrait être déclaré mort cliniquement.

Ce livre est une éloge aux temps de loisirs actifs et enrichissants.

Il parle aussi beaucoup du rapport à l’argent, comment le considérer, comment ne pas en être esclave que ce soit par une mauvaise gestion ou le "besoin" d’en acquérir toujours plus.

Le livre contient de nombreux exercices tout au long des chapitres, ce qui en fait une lecture active et pas seulement passive, on est amené à réfléchir tout au long du livre, il y a une forme d’interaction avec l’auteur. Quand il corrige les exercices en général il explique sa vision de la solution et plusieurs solutions possibles mais il reste très ouvert sur l’étendue des possibilités de réponses et sur le fait qu’il n’y a pas de réponse unique.

Enfin il termine sur un résumé des principes mis en avant tout au long du livre pour profiter pleinement de sa vie, du temps et de ses loisirs.

A la base j’avais acheté ce livre simplement parce que le titre m’intriguait, pour le fun, mais en fait j’y ai trouvé une lecture vraiment enrichissante, des confirmations de ce que je pensais, un autre point de vue également sur certaines composantes du temps, du travail et des différentes manières de profiter de la vie.

Je vous recopie ci-dessous le sommaire simplifié et une sélection perso de citations issues du livre.

Chapitre 1 : Etes-vous prêt pour une vie de loisirs ?
Chapitre 2 : Le monde est tel que vous le voyez
Chapitre 3 : La morale du travail est une morale d’esclaves
Chapitre 4 : L’abus de travail est dangereux pour la santé
Chapitre 5 : Chômeur, découvrez qui vous êtes vraiment
Chapitre 6 : Quelqu’un m’ennuie, je pense que c’est moi
Chapitre 7 : Réchauffez votre flamme, plutôt que de vous réchauffer à celle d’un autre
Chapitre 8 : L’inertie active ne mène nulle part
Chapitre 9 : Vivre le moment présent
Chapitre 10 : Mieux vaut être seul que mal accompagné
Chapitre 11 : Vivre comme un prince pour moins de cent francs par jour
Chapitre 12 : La fin ne fait que commencer

Malgré le fait qu’il soit écrit par un nord américain, le livre ne souffre pas du story telling US, très peu présent dans le livre, ce qui est vraiment appréciable.

Ed Howe a écrit :

Certaines personnes ne font rien d’autre dans la vie que vieillir.

Henry David Thoreau a écrit :

Il n’est pas d’erreur plus fatale que de passer sa vie à la gagner

Charlie McCarthy a écrit :

Travailler dur n’a jamais tué personne, mais pourquoi prendre le risque ?

? a écrit :

Parfois, je suis pris d’une envie de travailler aussi dur que vous les gars, alors, je m’allonge, jusqu’à ce que ça passe. Après ça va mieux !

Danny McGoorty a écrit :

Je n’ai jamais aimé le travail, pour moi c’est une ingérence dans ma vie privée.

Barbara Ehrenreich a écrit :

Personnellement je n’ai rien contre le travail, surtout quand il est fait calmement et discrètement par quelqu’un d’autre.

George Horace Lorimer a écrit :

Certes il est bon d’avoir de l’argent et les choses qu’il permet d’acheter. Mais il est bon aussi, une fois de temps en temps, de vérifier qu’on a pas perdu en route les choses qu’il ne permet pas d’acheter.

Teddy Bergeron a écrit :

Il doit y avoir quelque chose qui cloche avec ma vue, je n’arrive pas à voir l’intérêt d’aller travailler.

Anonyme a écrit :

Le succès c’est avoir ce que l’on veut, le bonheur c’est vouloir ce que l’on a.

Rita Rudner a écrit :

Je faisais un boulot vraiment ennuyeux : je nettoyais les fenêtres des enveloppes.

Tom Watson a écrit :

Si vous voulez doubler votre taux de réussite, il suffit de doubler celui de vos échecs.

Jack Parr a écrit :

Ma vie est remplie d’obstacles. Le plus grand c’est moi.

Socrate a écrit :

Employez votre temps à vous améliorer grâce aux écrits des autres, ainsi vous apprendrez facilement ce qui leur a demandé beaucoup de travail.

Ernie Zelinski a écrit :

S’abrutir pendant des heures devant la télévision est le plus sûr moyen de sombrer dans l’ennui et de se sentir fatigué, physiquement et intellectuellement. Tuer le temps ne sert qu’à hâter sa propre mort.

Horace Mann a écrit :

Perdues, hier, quelque part entre l’aube et le crépuscule, deux heures en or, chacune sertie de soixante minutes précieuses. Pas de récompense elles ont disparu à jamais.

Le temps c’est du plaisir, arrêtez de courir.

Menu du Ritz Diner à Edmonton a écrit :

Si vous n’êtes pas servi dans 5 minutes, eh bien, vous serez servi dans 8, 9 ou peut-être 12 minutes… DETENDEZ-VOUS !

Mark Twain a écrit :

Je suis un vieil homme, et j’ai connu beaucoup de problèmes, dont la plupart ne sont jamais arrivés.

Sydney Harris a écrit :

C’est précisément quand on n’a plus le temps pour ça, qu’il faut songer à se détendre.

James Byrnes a écrit :

Trop de gens pensent en termes de sécurité plutôt qu’en termes d’opportunités. Ils semblent avoir plus peur de la vie que de la mort.

J. Brotherton a écrit :

Ma fortune ne consiste pas dans l’étendue de mes biens, mais dans la modestie de mes besoins.

Anonyme a écrit :

L’argent ne fait pas le bonheur, mais il en achète l’illusion.

L’auteur a écrit :

Remettre l’argent à sa place, c’est comprendre que "plus" n’est pas nécessairement synonyme de "mieux".

Proverbe Bouddhiste a écrit :

Désirez ce que vous avez, et vous aurez toujours tout ce que vous désirez.

Théodore Roosevelt a écrit :

Il n’y a rien de brillant ou d’extraordinaire dans mon parcours, excepté peut-être une chose : je fais ce que j’estime devoir être fait. Et quand j’ai décidé de faire quelque chose, j’agis.

Fred Allen a écrit :

On ne vit qu’une fois. Mais si on le fait bien, cela suffit.

Dernière modification par bibike (01/05/2020 15h14)


Parrain InteractiveBrokers IngDirect SENZYDB Bourse Direct Boursorama Degiro Fortuneo 12470190 iGraal eBuyClub Poulpeo

Hors ligne Hors ligne

 

Favoris 3   [+2]    #24 24/11/2020 09h53

Membre
Top 150 Réputation
Réputation :   124  

Ribeiro a écrit :

Auriez-vous une recommandation pour un autre ouvrage (même en anglais) qui va un peu plus loin concernant les critères de sélections et les éléments d’analyses sur cette stratégie "income"?

La plupart des livres, et même des blogs, traitent de la partie dividendes exclusivement, ce qui est réducteur, et souvent même de DGI (Dividend Growth Investing).

Vous avez ce livre, Preferred stock investing, sur lequel je suis tombé en parcourant l’excellent "Innovative Income Investor".
Il traite des actions préférentielles, a l’avantage d’être gratuit, mais parait un peu daté. Je précise que je ne l’ai pas lu, mais seulement feuilleté. Il donne quelques bases pour bien comprendre cet univers.

Comme la littérature "income" est assez rare, j’ai pris l’habitude de m’inspirer de façon différente. Je cherche des sites de gérants de fonds actifs "multi assets" orientés income. Cela me permet d’étudier leur répartition en terme de classe d’actifs, d’avoir accès à leurs "insights", parfois à leur méthode de sélection et à quelques idées de sociétés, fonds, ou bien obligations, actions préférentielles, etc…
C’est inspirant car leur approche est souvent globale, c’est à dire qu’ils associent plusieurs classes d’actifs et ne se limitent pas au fixed income ou bien aux actions.

Quelques exemples :
- la société Vontobel.
- Cette pagede JP Morgan AM, présentant son fond "global income".
- Les UIT de la société guggenheim: par exemple ce fondsqui a vraiment une approche globale. Voici la factsheetpour l’ensemble des positions.
- plusieurs sites d’Investment trusts anglais. J’indiquais hier sur une autre file, ce document édité par Janus Henderson pour leur fonds "Henderson Far east Income" sur les tendances dividendes en asie.

Comme ce ne sont pas des livres, je suis conscient d’être Hors sujet par rapport à cette file, du coup je terminerai par un ouvrage qui, au premier abord, n’a rien à voir avec l’income : créer et piloter un portefeuille d’ETF, de fructif.
Pourquoi ? parce que les ETF obligataires offrent une possibilité très intéressante de diversifier ses revenus en ayant accès à un univers pas forcément accessible à l’investisseur individuel.
Et les principales maisons comme ishares ou invesco offrent plein d’ETF obligataires UCITS avec des rendements sympas, le tout sans le prélèvement à la source que l’on a pour les actions :
- High Yield US (les fallen angels US sont à plus de 6%), High yield mondial, dette corporate émergente, sovereign émergents (en devise locale ou en USD),…
Si vous regardez le lien que je vous fourni plus haut sur l’UIT de guggenheim, vous verrez que les ETF sont pleinement intégrés à leur portefeuille.
Donc, pour en revenir au livre de fructif, il donne les bases pour se repérer dans l’univers des ETF. Ce qui permet ensuite de faire son choix en toute connaissance de causes dans la liste des ETF disponibles.

Pour résumer, je dirai qu’il faut être dans un état d’esprit ouvert, ne pas se limiter à un univers, car nous avons tous à lutter contre l’effet moutonnier, contre le dogmatisme, contre les biais, contre la fiscalité, contre les réglementations douteuses, etc…
et donc être d’en une recherche permanente de nouvelles opportunités : Chercher, s’inspirer (des professionnels comme des amateurs), digérer ce que l’on découvre, prendre du recul, expérimenter, adapter tout cela à son propre style et à sa situation, améliorer, etc…

Hors ligne Hors ligne

 

Favoris 2   [+1]    #25 08/12/2020 11h40

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   198  

Je ne l’ai pas vu mentionné mais pour les anglophones (il y quelques livres en français mais rares), il y a la possibilité d’emprunter les classiques (Lynch, Boggle, etc) légalement sur archive.org:

Free Books : Download & Streaming : eBooks  and Texts : Internet Archive

Pour ceux qui ont des petits moyens ou comme moi une grosse consommation de livres, c’est très utile!

Dernière modification par Liberty84 (08/12/2020 12h28)

En ligne En ligne

 

Attention Cette page affiche seulement les messages les plus réputés de la discussion.
Flèche Pour voir tous les messages et participer à la discussion, cliquez ici.

Pied de page des forums

Parrains Faites-vous parrainer
Apprendre le bonheur