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#1 19/03/2021 16h26

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Bonjour,

Voici un article sur les analystes chez Goldman Sachs : 105 h de travail par semaine.

Ils réclament les 80 h !

Source : BFM Business.

Burn out chez Goldman Sachs.

Mots-clés : analystes, bfm business, burn out, goldman sachs


Ouf ça y est vacciné à l'Astrazeneca ( première fois que je trouve un avantage d'être plus ou moins gros ).

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#2 19/03/2021 17h19

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Lien vers la présentation qui circule à la source de ces news - https://assets.bwbx.io/documents/users/ … PaMn0l8fnE

est-ce que GS est une boite suffisamment tordue pour qu’un tel document ne soit qu’une façon de dire au gens de bosser plus ;-) ?

Dernière modification par tikou (19/03/2021 17h20)

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[+2]    #3 19/03/2021 17h22

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C’est vrai que cela semble beaucoup trop ! Le NYT s’en fait également l’écho :

New]How Much Work is Too Much Work? - The New York Times

L’article rappelle toutefois qu’ils émargent à 150 000 dollars la 1ere année. De quoi adoucir un peu leur peine

Dernière modification par Franc23 (19/03/2021 17h29)

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[+2]    #4 19/03/2021 17h52

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Quand j’étais jeune interne, je bossais régulièrement une centaine d’heure par semaine.

Cela correspondait à une semaine normale avec un "VD" (24h de garde le vendredi et le dimanche) et 4 jours de 10-12h.

D’abord ca se fait bien.
Ensuite ça correspond quand même à deux journées de 24 h qui dépassent sur le WE…. Comment ils font ça dans une banque? Je ne crois pas qu’ils aient des gardes… Alors se coucher à 3h du matin tous les jours je vois? Mais ils ont des dossiers toutes les nuits?

Les internes de médecine sont payés (selon leur ancienneté) entre 1400 et 2000€/ mois, auxquels s’ajoutent les gardes (100€ la nuit de garde et 200€ les 24h de WE). Ils sont Bac+6-13 et sont responsables pénalement en cas de boulette…

Par contre, cette enquête sur 13 pinpins dans tout GS, c’est quand même pas facile d’en tirer des conclusions. Combien il y a de salariés dans cette boutique?


L’argent est un bon serviteur et un mauvais maître (A. Dumas )

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#5 19/03/2021 22h34

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Franc23 a écrit :

L’article rappelle toutefois qu’ils émargent à 150 000 dollars la 1ere année. De quoi adoucir un peu leur peine

S’il commençaient à 240k$ la 1ère année, il pourrait passer aux semaine de 168h, ce serait plus efficace!

MisterVix a écrit :

Comment ils font ça dans une banque? Je ne crois pas qu’ils aient des gardes… Alors se coucher à 3h du matin tous les jours je vois? Mais ils ont des dossiers toutes les nuits?

Quelques pistes évoqués dans l’article (ou les slides) : dormir 5h par nuit.
Je suppose 1h chez soi/ trajet, le reste du temps à la banque (et manger sur place, assez classique dans beaucoup de poste, même en France où c’est théoriquement interdit ).
Donc 6 jours, à 18 heures (24-5 de sommeil-1 de divers) = 108h.
Donc rien d’impossible.
Et en plus, dans mon calcul, je suis sympa, je leur laisse le dimanche pour louer le Saigneur!

Dernière modification par gunday (19/03/2021 22h35)

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#6 19/03/2021 23h27

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De nos jours, une bonne partie des employés de GS sont des ingénieurs en informatique.

Publié le 10 février 2017 par La revue du digital a écrit :

Désormais, 9000 employés de Goldman Sachs, soit le tiers des effectifs, sont des ingénieurs en informatique.

Chez Goldman Sachs, 600 traders ont été remplacés par 200 ingénieurs en informatique

Et c’était en 2017.

Donc comme tout bon devellopeur de jeux, ils crunch pour finir a temps, ce qui est le plus grand MMOPRG du monde.
Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’il n’y a pas de fin pour celui ci. smile

Dernière modification par DeadBull (19/03/2021 23h28)

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#7 20/03/2021 07h15

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gunday, le 19/03/2021 a écrit :

je leur laisse le dimanche pour louer le Saigneur!

pitié, assez de sang versé…


Ericsson…!  Qu'il entre !

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#8 20/03/2021 07h52

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Les pauvres, ils sont si mauvais et mal organisés !

La solution est trés simple, il suffit de diviser leur salaire par 4. Après cela, je suis convaincu qu’ils ne seraient pas autant investis.


“The pessimist complains about the wind; the optimist expects it to change; the realist adjusts the sails.” W.A Ward

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[+1 / -1]    #9 20/03/2021 13h33

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S’il y avait la CGT chez Goldman Sachs ils n’en seraient pas la.

On se demande d’ailleurs ce qu’ils attendent pour creer une section syndicale ; ce serait plus efficace que des pleurnicheries ne suscitant rien d’autres que des sarcasmes.

Les pilotes de ligne sont eux aussi tres bien payes, mais ils ont des syndicats puissants tenant en respect les compagnies aeriennes.

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#10 20/03/2021 14h13

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Le "sondage qui a fait le tour des réseaux sociaux" a pris la place des tracts de la CGT (ou de ses homologues) chez ces récents embauchés de GS.

Vu l’exposition médiatique, ca ne semble pas innefficace. On peut aussi supposer que la plupart des 13 analystes concernés ont l’intention de se recycler dans un autre job.


J'écris comme "membre" du forum, sauf mention contraire. (parrain Fortuneo: 12356125)

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#11 20/03/2021 15h48

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MisterVix, le 19/03/2021 a écrit :

Quand j’étais jeune interne, je bossais régulièrement une centaine d’heure par semaine.

Cela correspondait à une semaine normale avec un "VD" (24h de garde le vendredi et le dimanche) et 4 jours de 10-12h.

D’abord ca se fait bien.
Ensuite ça correspond quand même à deux journées de 24 h qui dépassent sur le WE…. Comment ils font ça dans une banque? Je ne crois pas qu’ils aient des gardes… Alors se coucher à 3h du matin tous les jours je vois? Mais ils ont des dossiers toutes les nuits?

Les internes de médecine sont payés (selon leur ancienneté) entre 1400 et 2000€/ mois, auxquels s’ajoutent les gardes (100€ la nuit de garde et 200€ les 24h de WE). Ils sont Bac+6-13 et sont responsables pénalement en cas de boulette…

Par contre, cette enquête sur 13 pinpins dans tout GS, c’est quand même pas facile d’en tirer des conclusions. Combien il y a de salariés dans cette boutique?

Oui et ça ne doit pas servir d’argument pour justifier des durées de travail excessives. C’est anormal qu’en 2021 un interne n’ayant pas dormi depuis 24h puisse prendre en charge un patient en détresse vitale, alors qu’un routier (et énormément d’autres professions) n’a pas le droit de conduire plus de x heures sans pause. Le risque est de plus aujourd’hui parfaitement documenté. Et vous faites bien de rappeler que contrairement aux analystes financiers il y a très peu de contrepartie : salaire de base faible, pas de reconnaissance de la hiérarchie ("à mon époque blablabla"), pas de "perks" (taxi ou resto offerts après 21h par ex).

Dernière modification par NicolasV (20/03/2021 15h51)

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Favoris 1    #12 20/03/2021 17h06

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Mmmmmmmh….

Ce n’est pas un sujet sur les médecins, je ne veux pas faire de hors sujet, mais le coup de "Yaka partagter le travail à plusieurs" m’a toujours fait douter. et ce pour plusieurs raisons… Que je crois valable pour un financier, un infirmier(e) ou un(e) docteur.

1/ On peut dire ce qu’on veut, l’expérience ça compte plus que tout. Bouffer des montagnes (de patients ou de dossiers de financement) il n’y a que ça de vrai. Alors si on bosse moins, on sera moins bon. Je ne regrette pas mes  années à 100 heures, je ne regrette pas mes nuits blanches, elles m’ont forgé.

2/ Être toujours présent ça permet de suivre un dossier/un patient. Avoir un conseiller/docteur toujours dispo qui suit le dossier c’est très important. On voit très bien la catastrophe dès que l’on commence à vous répondre "ah non désolé mercredi il garde ses enfants, et demain non plus elle a posé son RTT". Vous savez d’emblée que les galères vont commencer. Je ne dis pas que c’est mal, je dis que c’est moins bien.

3/ Les infirmiers justement font des 8h (rarement des 12h). Le résultat c’est que leurs roulements impactent 4 WE sur 5. Je préfère sacrement faire 24h (voir 48h sur 3 jours) un WE par ci par là et souffler 3 WE sur 4 chez moi, totalement déconnecté. SI je dois revenir 4 We sur 5 pour 8 petites heures, c’est niet, aucun couple ne peut survivre à ça.

Alors après la question de la sécurité chez des gens qui travaillent "trop", oui certes c’est bien étudié, documenté, mais c’est toujours très axé, très partisan… Je ne suis pas convaincu par ces études parce que je mets en face les avantages ci dessus cités. Je ne dis pas que c’est parfait, loin de là même, mais dans le monde qui est ce qu’il est (personnel formé disponible, motivation, moyens financiers sur la table), je ne crois pas que ça soit réaliste de découper le job entre plus de monde, docteurs ou financiers de haut vol.

Quand aux 1" gus de chez GS, je pense qu’ils ont l’intention de changer de job, sinon ils ont juste fait une grosse boulette, ça m’étonnerait que GS ne trouve pas rapidement un moyen de les soulager de leur surcharge de travail. et pour seulement 100kUSD/an c’est pas des génies, je parie qu’il y a déjà foule pour reprendre le job.


L’argent est un bon serviteur et un mauvais maître (A. Dumas )

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#13 20/03/2021 17h50

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MisterVix, l’article initial m’a également rappelé mon internat.

Je suis également d’accord sur le fait que l’expérience compte énormément et qu’il faut en bouffer, de même pour la continuité des soins.

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[+3]    #14 20/03/2021 21h40

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@MisterVix, je suis obligé d’être en désaccord avec vous!
Car mon expérience m’amène à une conclusion différente!
Ce qui fait la différence entre le bon professionnel et le professionnel basique ou lambda, c’est pas le nombre d’heure travaillé, mais plutôt le sérieux, la motivation et l’implication dans le travail.

Un exemple, le gastro que j’ai vu a une expertise poussé, doit voir des milliers de patients dans son domaine de compétence, mais à part s’inquiéter de mon moyen de payement, je n’ai pas vu son expertise! (heureusement j’ai un généraliste compétent qui a finit le boulot…)

Pour ma conseillère bancaire, pareil, elle est à 80%, a 3 enfants, de temps à autres malades.
Bref, peu dispo en physique (encore moins depuis 1 ans…), mais fait parfaitement son boulot.
Quand je lui envoye un mail, je sais que le mail sera traité, même si c’est dans 15 jours, ce sera fait, j’ai plus à m’en soucier.

De mon point de vue, vos arguments fonctionnent également parfaitement avec un professionnel motivé et impliqué comparé à un professionnel présent uniquement pour le salaire et les CP.

Et recto de mon expérience : pour qu’une personne reste motivé et impliqué pendant des années dans son métier, faire 100h/semaine n’est pas la méthode adéquat!

En fait, j’ai l’impression que l’angle de vue dépend de la durée.
Sur le court terme, il est clairement plus efficace et rentable de pressurer les employés à plus de 100h/semaines.
Mais sur le long terme, cette méthode est clairement irréaliste!

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Favoris 1   [+1]    #15 21/03/2021 04h21

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@gunday : Il faut ajouter le paramètre du salaire ou de l’évolution de salaire. Combien gagne votre conseillère bancaire? Quelle sera son évolution? Quasi nulle. Alors que l’interne est en phase d’apprentissage et aura une rémunération nettement supérieure quelques années après son internat.

Celui qui veut bien gagner sa vie fait des heures, accumule de l’expérience et verra son engagement récompensé (en principe). Après, il y a les inconditionnels des 35h (ceux qui sont à la badgeuse le vendredi à 12h00 avec 35h02). Mais j’estime que c’est leur choix.

En france, on n’accepte pas que les gens réussissent grâce à leur engagement, leur travail. Il y a une mentalité (de m…e) qui consiste à comparer le taux horaire sur une base de 35h hebdo et pleurnicher parce que le voisin gagne plus. Au fil des années, le salaire est devenu un tabou en france car on refuse de reconnaître la compétence et le travail accompli.

Quand au cas GS, c’est une façon comme une autre de sélectionner les meilleurs qui dirigeront le monde de demain. Ca n’est qu’une situation extrême qu’on ne peut constater que dans un pays et une société où tout et possible (ça n’est pas en France). Je trouve très amusant d’imaginer le nombre de lecteurs de cet article qui ont déjà travaillé régulièrement 80h/semaine.

Il y a aussi des exceptions mais ce ne sont pas elles qui font la (mauvaise) mentalité française.


Faire et laisser dire

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#16 21/03/2021 10h29

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Je suis en désaccord profond avec la théorie selon laquelle, en particulier pour les médecins (car plusieurs remarques à ce sujet sur ce fil), il faudrait se tuer au travail afin d’accumuler de l’expérience pour être un bon médecin voire un médecin bien rémunéré. Les études sont suffisamment longues pour que l’expérience nécessaire soit étalée sur l’ensemble du cursus.

En médecine, on en a déjà parlé sur le fil dédié, la grande majorité des généralistes (plus sujets au burn out que les autres spécialités) ne gagnent pas leur vie correctement (taux horaire faible comparativement au travail fourni, la disponibilité et la longueur des études) si l’on compare par exemple à des consultants informatiques qui facturent 150k l’année sans la moindre responsabilité ou disponibilité comparable à celles des généralistes et pour un volume horaire moindre. 

C’est exactement ce type de mentalité des années 1980 qui amène à réaliser un décompte macabre des internes qui se suicident tous les ans car la charge mentale est trop importante.

La médecine des années 80 n’est pas la médecine des années 2021. Et l’on peut probablement dire la même chose de la finance.

L’évolution de la société crée ce type de comportements invraisemblables (nuit de 4h, absence de véritable coupure vie personnelle / vie professionnelle, sur-exploitation…) en particulier la volonté de la population (clients des financiers, patients des médecins) de vouloir TOUT tout de suite et d’être intolérante à la frustration.

La patience n’est pas la qualité première des citoyens du 21e et malheureusement le piège consiste à vouloir absolument répondre à toutes leurs sollicitations (clients, patients) et à s’enfermer soi-même dans un état de pré ou véritable burn-out.


Primum non nocere

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#17 21/03/2021 10h40

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@lachignolecorse, vous êtes le 1er à parler de progression professionnel.
je me contentais de répondre à la remarque : beaucoup d’heure = compétence, disponibilité et repos.

oui, dans certains secteurs, il est possible de faire le choix d’enquiller les heures pour monter en grade.
Sauf que concrètement les secteurs laissant le choix entre 35h+carrière plafonné et 80+carrière qui progresse sont rare.
La norme est plutôt tout l’un ou tout l’autre.

Pour revenir à ma conseillère, on disait que la compétence et la disponibilité était lié aux nombres d’heures de travail effectué.
Sauf qu’avec une personne faisant moins de 35h, j’arrive à avoir les 2!

RadioInvest a écrit :

La patience n’est pas la qualité première des citoyens du 21e

Je crains que le coeur du problème soit ici : la société du tout maintenant impose une disponibilité continue dans beaucoup de profession (voir non profession, quand je vois les relances dans les 12h sur ma boutique en ligne où je suis répertorié comme particulier)

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#18 21/03/2021 11h00

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gunday a écrit :

oui, dans certains secteurs, il est possible de faire le choix d’enquiller les heures pour monter en grade.
Sauf que concrètement les secteurs laissant le choix entre 35h+carrière plafonné et 80+carrière qui progresse sont rare.
La norme est plutôt tout l’un ou tout l’autre.

Sortez de la norme!


Faire et laisser dire

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#19 21/03/2021 11h07

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lachignolecorse a écrit :

Sortez de la norme!

Donc on peux faire un internat en ne faisant que 35h ?
On peux être conseiller bancaire et faire 100h/semaine ?

la solution est alors de changer de métier, mais c’est ce que je dit, il faut alors choisir un métier en fonction du nombre d’heure voulu et non en fonction de son affinité avec le métier.
Donc un métier par défaut au lieu d’un métier voulu. (idéal pour l’implication que je citais auparavant!)

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Favoris 1   [+2]    #20 29/03/2021 15h07

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Je ne sais pas pour Goldman Sachs, mais quand j’étais en cabinet d’audit, les gens faisaient bcp d’heures mais "perdaient" également bcp d’heures en discussions avant et après les réunions ou le midi.

Y compris au niveau des directions informatiques, j’ai vu bcp d’agitations et des personnes pas si bien organisées en réalité, malgré leur fonction.

-

Quand j’étais informaticien freelance, j’ai fait ponctuellement des grosses journées de 12 heures de travail derrière l’ordinateur.

Mais au bout de quelques jours de ce régime, j’avais les yeux rouges et qui pleuraient, mal aux cervicales, mal au poignet, et ma productivité baissait rapidement.

Pour être au maximum de productivité, mon idéal ce sont des sessions d’environ trois heures, sans être dérangé par qui que ce soit, ni mail, ni téléphone, ni aller aux toilettes. Je peux en faire deux par jour, expérimenter le "flow" à chaque fois, mais à la troisième session, je suis rincé.

Bref, soit je suis une chochotte, soit (et c’est plutôt ce que j’ai constaté avec l’expérience), les gens dilapident leur productivité et concentration, et ensuite "compensent" par des horaires à rallonge.

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#21 29/03/2021 20h23

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Je suis du même avis. Je pense qu’en tant que français on a un biais de lecture de ce type d’information. On s’imagine le gars pendant 105h à cravacher derrière son écran comme on peut le faire sur nos 35h de référence. En pratique, pour avoir vécu dans divers pays, je constate que dans ce genre d’analyse, on se réfère plutôt au temps de présence dans l’entreprise. Ca reste énorme dans le cas de GS, mais est à relativiser. Papotage, manque d’efficacité, management déficient, réunions pas préparées, petit dej, douche, se changer au bureau, restos, pause cigarette et j’en passe.

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[+1]    #22 02/04/2021 15h07

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MisterVix, le 20/03/2021 a écrit :

2/ Être toujours présent ça permet de suivre un dossier/un patient. Avoir un conseiller/docteur toujours dispo qui suit le dossier c’est très important. On voit très bien la catastrophe dès que l’on commence à vous répondre "ah non désolé mercredi il garde ses enfants, et demain non plus elle a posé son RTT". Vous savez d’emblée que les galères vont commencer. Je ne dis pas que c’est mal, je dis que c’est moins bien.

J’ai bossé plus de 20h par jour, 6 jours par semaine, plusieurs semaines d’affilé, alternant garde et consultation, au début de ma vie active. 5 ans sur la planning de nuit. A ne pas être là à Noël, à enchaîner les consultations, et manger sur le pouce entre deux portes.

Maintenant que j’ai une vie de famille, j’aspire à une qualité de vie. J’ai assez donné, sans jamais une once de reconnaissance.
Les tranches de vie ne se re-présenteront pas, les instants perdus le sont à jamais.
Alors, non, je ne pourrais pas faire le suivi du cor au pied de Mme Michou mercredi prochain, tant pis. Soit elle attend vendredi, soit elle voit mon confrère. La vie n’est qu’une succession de choix. J’ai fait le mien.

Nous arriverons tous au cimetière, je doute avoir un regret sur le suivi du cor au pied, contrairement à ces années d’enfance de mes petits, qui grandissent si vite.

Avoir un " conseiller/docteur" toujours dispo, ça veut dire qu’il ne l’est plus pour sa vie privée.

Parce qu’il n’y a pas que l’homme en tant que travailleur, il y a celui en tant que père de famille, en tant que compagnon, je veux mettre la lumière sur celles qui sont dans l’ombre, et permettent que ces hommes puissent mener leurs carrières sous les projecteurs :
cet article intéressant, sur les femmes exceptionnelles qui sont en couple avec des hommes aux carrières pro dont voici l’introduction

Introduction a écrit :

L’enquête (cf. encadré) révèle également que la « conciliation »
entre vies professionnelle et personnelle est négociée de manière nettement sexuée : tandis que les femmes ne peuvent pas
s’extraire d’un ensemble de contraintes, en particulier familiales,
les hommes vivant en couple hétérosexuel bénéficient, eux, de
configurations conjugales largement favorables à un intense
investissement professionnel. C’est sur ce second point que
porte la présente contribution, qui s’attache à analyser les mécanismes par lesquels les hommes parviennent à s’investir pleinement dans leur carrière sans avoir à résoudre de problèmes de
conciliation. Alors que l’étude des inégalités professionnelles se
penche généralement sur les difficultés auxquelles les femmes
font face (Pailhé, Solaz, 2009), il s’agit ici de confronter ces difficultés au rapport à la « conciliation » des hommes. Si l’on sait
déjà que pour eux, à l’inverse des femmes, la présence d’enfants
favorise la carrière (Gadéa, Marry, 2000), ce détour par les configurations conjugales éclaire d’un jour nouveau les mécanismes
sociaux par lesquels la « conciliation » continue d’être un problème essentiellement féminin.

"dont voici un extrait a écrit :

La question de l’articulation des différentes sphères de vie éclaire
d’autant plus les inégalités de carrière que l’on s’attarde sur l’expérience de la « conciliation » telle que vécue par les hommes
vivant en couple hétérosexuel. En effet, leur carrière apparaît
beaucoup moins contrainte par les impératifs de la vie familiale.
De manière significative, la planification (ou non) des naissances
est ainsi détachée du calendrier professionnel des hommes qui se
permettent, par exemple, de devenir pères pendant leurs études
ou d’avoir plusieurs enfants au même poste, situations totalement
inédites pour les femmes.
Plus largement, les références à la vie familiale et conjugale
sont très rares dans les récits que font les hommes de leur carrière professionnelle, à l’inverse des femmes qui ne tardent pas
à souligner l’imbrication de leurs trajectoires professionnelle et
personnelle. En comparaison, l’incidence de la vie privée sur la
carrière des hommes semble faible, comme le mettent en lumière les arrangements conjugaux décrits par les hommes rencontrés : très majoritairement en couple hétérosexuel avec enfants, ils peuvent investir pleinement la sphère professionnelle,
et surtout répondre aux exigences de disponibilité horaire, voire
de mobilité géographique, parce que la vie familiale est prise en
charge par leur conjointe.

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#23 02/04/2021 15h25

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Notre vie est faite de nos choix - et ce sont nos choix qui font notre vie.

Et l’on ne peut jamais revenir sur nos choix passés.

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#24 03/04/2021 14h14

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MisterVix, le 20/03/2021 a écrit :

Mmmmmmmh….

Ce n’est pas un sujet sur les médecins, je ne veux pas faire de hors sujet, mais le coup de "Yaka partagter le travail à plusieurs" m’a toujours fait douter. et ce pour plusieurs raisons… Que je crois valable pour un financier, un infirmier(e) ou un(e) docteur.

1/ On peut dire ce qu’on veut, l’expérience ça compte plus que tout. Bouffer des montagnes (de patients ou de dossiers de financement) il n’y a que ça de vrai. Alors si on bosse moins, on sera moins bon. Je ne regrette pas mes  années à 100 heures, je ne regrette pas mes nuits blanches, elles m’ont forgé.

2/ Être toujours présent ça permet de suivre un dossier/un patient. Avoir un conseiller/docteur toujours dispo qui suit le dossier c’est très important. On voit très bien la catastrophe dès que l’on commence à vous répondre "ah non désolé mercredi il garde ses enfants, et demain non plus elle a posé son RTT". Vous savez d’emblée que les galères vont commencer. Je ne dis pas que c’est mal, je dis que c’est moins .

Voici un médecin qui bouffe bien du patient, je crois que les galères vont commencer maintenant….
Il aurait mieux fait de poser des RTT et des mercredis. ….

Vous trouvez qu’il est meilleur depuis qu’il a plus de 2000 patients ? Qu’il a aucun regret d’empiler les dossiers ?.
..

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#25 03/04/2021 23h03

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@ Amoilyon

Je suis d’accord avec vous. Simplement je ne parle pas de la même chose.

Je parle d’acquérir une forte expérience en bouffant des heures de pratique. Ca c’est la phase d’apprentissage. Elle doit bien sûr avoir une fin.
Ensuite je pense que 35h n’est pas compatible avec un poste à responsabilités. 60h dans une semaine "ouvrée", et 168 quand on fait un job qui nécessite de 7/7. Comment peut on prétendre suivre un dossier en étant 50% du temps "de jour" présent? Voir 21% quand on suit le vivant?

Personnellement j’ai lâché du lest quand j’ai eu mes filles, je travaille 50-60h, toujours des nuits ou des WE, je ne rentre pas toujours tôt, mais je suis là souvent. J’ai un bon compromis entre mon job et ma famille (eu égard à tout ce que mon métier apporte matériellement, par rapport à quelqu’un plus présent mais payé au smic)

Il y a un juste milieux à trouver entre sa vie perso et son boulot, mais franchement pour un travail pointu qui nécessite du sérieux et du suivi j’ai du mal à croire que ca soit faisable par une personne aux 35h.

Le Thread Twitter que vous citez est pour moi très caractéristique. Ce jeune médecin s’est brûlé les ailes et a été submergé. Mais ce qui ressort de son thread que je connaissais déjà, c’est:
1/ Il s’est cru plus malin que les autres (c’est lui qui le dit)
2/ Il n’a jamais réussi à dire "non"
3/ Il attache une grande importance à des gens/patients qui sont vraisemblablement de beaux enfoirés.

@IH

Sans doute sommes nous moins efficaces avec le temps. Évidemment.

Toutefois la haute finance, l’accueil touristique (hotellerie), ou la médecine "intensive" nécessitent une présence permanente. On ne peut pas dire après 3h intenses qu’on s’en va. Certes on pourrait être plus nombreux et rouler sans arrêt, mais ce n’est simplement pas le monde dans lequel on vit.

On reproche souvent aux concours (concours médecine ou prépa grandes écoles) de ne pas sélectionner les meilleurs ingé ou docs. C’est vrai ces concours sont frustrants. Mais ils ont cet avantage de sélectionner des gens qui ont la capacité de fournir un travail massif et sur la durée.

Je crois aussi beaucoup dans l’adrénaline. Quand un gamin arrive à 3h du matin parcequ’il vient de se planter en voiture, je suis totalement éveillé bien que je sois là depuis 8h la veille au matin. Je ne prétendrais pas être aussi frais qu’à 8h du matin, mais je pense faire le job correctement.

Je suis absolument d’accord avec les multiples avis qui critiquent le monde du tout tout de suite et tout m’est dû.
Il y a une nuance entre le cor aux pieds et le trauma center.
Il y a une nuance entre les génies de Goldman Sachs et le conseiller en agence à Nior.


L’argent est un bon serviteur et un mauvais maître (A. Dumas )

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