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Forums de la communauté des investisseurs heureux

Discussions courtoises et réfléchies sur l’investissement patrimonial pour s’enrichir, générer une rente et atteindre l’indépendance financière

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[+4]    #1 11/01/2021 22h16

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Bonjour à tous,

J’ai 34 ans, et ma principale richesse est le temps. Non pas que mes journées ne soient pas remplies, c’est loin d’être le cas, mais plutôt que j’ai plus de temps devant moi que derrière - enfin je l’espère smile. Cette richesse j’essaie de l’exploiter dans la construction de mon patrimoine en essayant de valoriser au mieux ce temps que j’ai devant moi. J’ai à ce titre plusieurs investissements en immobilier physique qui permettent un enrichissement au long cours, et ai décidé de construire le portefeuille financier que je vais vous présenter en plaçant cette temporalité au cœur de ma démarche.

Allocation Générale :


25% Sur des valeurs de rendement (plus "income" que "value" même si parfois les deux sont abusivement utilisées en tant que synonymes)
75% Sur des valeurs de croissance ("growth")

J’exclus volontairement l’immobilier physique que je vois comme un moyen d’utiliser l’effet de levier pour construire du capital que je basculerai à terme vers l’allocation designée ci-dessus, après les multiples changements, retro-pédalages et autres accidents de parcours qui arriveront sans doute d’ici là.

-- La valeur --




Je vois la valeur comme le socle de mon portefeuille. Une volatilité limitée, des large caps rassurantes, des noms souvent familiers, un retour à l’actionnaire prévisible à travers le dividende et/ou les rachats d’actions. Pour cette poche, j’ai fait le choix de faire du stock-picking : il y a de nombreuses données disponibles, les business models sont généralement bien établis, les différents ratios sont relativement stables et il est ainsi plus aisé d’en analyser les variations. Je suis à ce titre convaincu qu’avec un minimum de discipline, il est possible de ne pas tomber dans les trappes à valeur, et de faire des choix corrects.

-- La croissance --




De manière générale, la croissance me semble bien plus difficile à capter que la valeur. La raison est pour moi assez simple : lorsque l’on constate la croissance, elle est bien souvent en grande partie derrière nous. Alors, oui, bien sûr, certaines sociétés sont capables de maintenir une croissance forte pendant des décennies, par exemple : Visa, LVMH, Microsoft… Mais pour moi, il y a croissance et croissance. Je m’explique : il y a celle qui monte, et il y a celle qui a déjà bien monté smile

Celle qui a déjà bien monté, que je nommerai "croissance historique", peut selon moi se "stock picker" avec une approche similaire aux actions de type valeur. Le risque est plus élevé, dans la mesure ou la croissance chère payée (P/E élevé) pourrait ne pas se réaliser, mais on dort quand même sur ses deux oreilles avec du Microsoft ou du LVMH dans son portefeuille.

L’autre croissance, que j’appellerai "croissance de disruption", est pour moi beaucoup plus complexe à appréhender, et cela pour une bonne raison : elle ne s’est souvent pas encore matérialisée ! Ainsi, il n’est pas rare que les entreprises hautement innovantes n’aient même pas de produit commercialisé, ou de produit monétisé, et encore moins de produit rentable… mais côtent plusieurs milliards d’euros !

A ce stade, on est en général bon pour remballer nos bons vieux ratios qui ne nous seront pas d’une grande aide… Alors comment faire le bon choix en tant qu’investisseur particulier ? Une analyse fondamentale façon analyste financier ? Pas facile. Il faudrait déjà comprendre le business des entreprises analysées, souvent très technique voire expérimental, et arriver à évaluer le potentiel changement qui pourrait être apporté sur les marchés ciblés… et je ne parle même pas du temps nécessaire…

En plus de cela, l’information n’est pas seulement partielle, elle est aussi partiale. Toute équipe dirigeante d’entreprise cotée a intérêt à vendre son projet, et un management qui vend de la croissance, vend aussi une croyance dans une croissance future et hypothétique. Chez mes deux derniers employeurs, des biotechs du S&P500, je l’ai vu à plusieurs reprises : tandis que le pipeline était "long comme le bras" sur les présentations investisseurs, c’était dans l’entreprise un secret de polichinelle que la moitié des produits n’étaient plus en développement actif, souvent pour cause de résultats intermédiaires décevants… Il n’est pas impossible que les analystes qui ont des contacts réguliers avec le top management aient eu vent de ces résultats, mais notre modèle de petit investisseur individuel en eût été complétement faussé. C’est un exemple biotech, et c’est sans doute de bonne guerre, mais on trouve des exemples de "trop belle histoire" bien pires dans la tech (We Work, Theranos - certes non cotées) ou plus récemment le fameux Nikola avec ses camions sans moteurs - une belle transition énergétique en perspective !

Bref, selon moi, il n’est pas possible de "stock-picker" l’innovation de disruption pour un investisseur individuel sans avoir une expertise profonde du secteur concerné, et beaucoup de temps. J’ai donc choisi une approche plus macro et systématique : l’approche "passive orientée".

L’idée est de choisir des ETF couvrant des "thématiques" dans lesquels je pense qu’il y a de bons espoirs de croissance : technologie, communication, digital, marchés émergents, …il aurait sans doute ajouter la santé (ou au moins sa partie "disruptive"), mais j’y suis largement exposé via les actions de mon employeur.

C’est imparfait, dans la mesure ou l’on récupère au passage des valeurs qui ne sont pas forcément orientées "growth" (des "oldtech" comme Cisco, Intel, …), qu’on suit à bien des égards les "effets de mode", et que l’on fait en grande partie l’impasse sur certaines "méga trends" (transition énergétique, vieillissement de la population, …), mais cela donne déjà une bonne exposition à la "croissance historique" et aux principaux marchés où la "croissance disruptive" est attendue.

-- Le Portefeuille --


Trêve de grands discours, voici le portefeuille constitué à ce jour, pour une valeur de 88,9k€ :



Pour les ETF, dont le nom n’est pas très inspirant :
- Lyxor MSCI World Information Technology
- Lyxor Future Mobility
- Lyxor Disruptive Technology
- Lyxor Digital Economy
- Amundi Russel 2000
- Amundi Global Artificial Intelligence
- Amundi Emerging Markets
- Amundi Emerging Asia
- Amundi Japan Topix


A noter également que j’intègre également dans mon allocation les actions des mon employeur (biotech catégorie "growth").

-- La Suite --


Malheureusement, par manque de rigueur, je n’ai que récemment commencé le tracking de la performance… c’est la bonne résolution 2021 !

J’essaie de me tenir à un apport mensuel de 1000€, et quelques ajouts selon mes réserves. Je vous avoue également que la forte montée des valeurs "growth" (surtout celles liées à la technologie), le tout sous-poudré d’une forme de "momentum social", me fait me poser des questions. En ce sens, l’un des ajouts récents a été la ligne Russel 2000… ainsi que quelques stop loss sur les ETF Lyxor.

Au plaisir d’échanger avec vous !

Piwai

Mots-clés : dividende, etf, growth, portefeuille, value

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Favoris 1   [+3]    #2 31/01/2021 16h37

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1er mois de reporting


Un mois marqué par la volatilité des marchés, et quelques changements dans mon portefeuille. Valeur 95,9k€ à date.

PEA


- Initiation d’une ligne Kering. Dans la famille KHOL, la petite sœur. Valeur de croissance fond de portefeuille, moins "chère" que LVMH, mais un portefeuille un peu moins solide.
- Initiation d’une ligne Stellantis . Le STLA Européen fera t’il aussi bien que TSLA ? Je prends un pari cyclique !

A noter que j’ai arbitré l’ETF RSK2 Russell 2000 car je l’ai désormais sur mon PER Linxea

CTO


- Renforcement de Blackrock - Excellents résultats 2020, et position de leader sur le marché
- Renforcement de Mondelez - Excellent résultats 2020 également, bien que peu salués par le marché.
- Ouverture d’une ligne JP Morgan

ETF


Refonte importante sur cette poche, avec les arbitrages de Becton&Dickinson et de MasterCard, réinvestis dans l’ETF iShares US Medical Devices ainsi que iShares Digitalisation. Les deux actions me semblaient chères payées au regard de leurs performances récentes. Par exemple, le P/E de Mastercard est supérieur à l’ETF d’iShares, qui comprend de nombreux acteur du paiement (Square, Afterpay, Paypal, Visa, Mastercard…)

Arbitrage des ETF Amundi Global AI ainsi que Lyxor Digital Economy. Réinvestis dans le iShares Digitalisation et iShares Automoation & Robotics. Après analyse de la composition de chacun - particulièrement laborieux pour les ETF Amundi et Lyxor - je suis plus à l’aise avec la composition des iShares. Accessoirement, bien plus transparente et facile à analyser. Cela se fait malheureusement avec un petit frottement fiscal.

Ouverture de lignes HSBC Hang Seng Tech et iShares Global Clean Energy. J’ai des convictions fortes sur les deux lignes - même si le timing a été mauvais, et le Global Clean Energy est cher payé.

-- Le Portefeuille --



-- La Suite --

Etre plus rigoureux sur le suivi. Sans doute un "streamlining" de la poche stock-picking avec un transfert vers des ETF ou un renforcement des lignes existantes. Déçu des résultats de Chevron et AO Smith - pas encore trop d’info sur les sociétés françaises à part LVMH au rendez-vous et STEF qui s’en sort correctement.

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[+1]    #3 03/02/2021 20h35

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Bonsoir Piwai,

Je continue sur votre file la discussion initiée sur celle de Corran (cf. ici).

Vos arguments sont convaincants même si pour cet ETF je regrette que certaines belles valeurs européennes n’y soient pas incluses type Revenio ou Carl Zeiss.

En tout cas j’aime beaucoup votre approche "passive orientée".

Bref, selon moi, il n’est pas possible de "stock-picker" l’innovation de disruption pour un investisseur individuel sans avoir une expertise profonde du secteur concerné, et beaucoup de temps

Je n’en fais pas encore le constat mais je pense que vous êtes proche de la réalité.

Je rajouterais même que si c’était le cas, encore faudrait-il savoir vendre au bon moment. Il faut donc être très bon à l’entrée et à la sortie.

Sur une horizon de temps de 30 ans ca m’a en effet l’air compliqué..

Est ce ma lecture hier du chapitre "Illusion of Understanding" du très bon livre de Daniel Kahneman "Think, Fast and Slow" qui me fait reconnaitre cela.. à savoir l’idée fausse d’avoir la sensation d’être l’unique artisan de l’obtention de certains résultats positifs de court terme (ici boursier) alors que souvent ils sont dus à la chance…

Bien à vous,

Dernière modification par Selden (03/02/2021 21h18)

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#4 03/02/2021 20h46

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Selden a écrit :

l’idée fausse d’avoir la sensation d’être l’unique artisan de l’obtention de certains résultats positifs de court terme (ici boursier) alors que souvent ils sont dus à la chance…

Idée très répandue chez bon nombre d’investisseurs individuels avec ce corollaire qui consiste à croire que pour qu’un portefeuille performe il faut y toucher le plus souvent possible, acheter, vendre etc.

Dernière modification par dangarcia (03/02/2021 20h47)

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#5 03/02/2021 20h57

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Je ne peux qu’être en accord sur le fait qu’on ne peut être expert en tout, et que la gestion déléguée, du moment qu’elle est orientée, est un très bon outil.
En ce qui me concerne, j’avoue être totalement incompétent dans le choix des biotechs, je préfère déléguer ça à des ETF ou des fonds qui en possèdent. Idem pour le Japon où la barrière de la langue est trop importante et la cote trop fournie pour que le rapport temps passé/gain soit en faveur d’une sélection active de ma part.
Parfois aussi un ETF ou un fonds couvre parfaitement des valeurs que je souhaite posséder, auquel cas ce n’est pas la peine de se prendre la tête (et de se prendre pour un génie du stock-picking), l’ETF aura toujours un meilleur ratio de Sharpe qu’une réplication avec pondération maison.
Et comme le souligne Selden, le succès en bourse pour un investisseur actif, c’est-à-dire qui fait des choix délibérés (par opposition à quelqu’un qui fait du DCA sur un ETF World ou 2 ou 3 ETF géographiques), c’est 70% de chance, 20% de rigueur et 10% de talent, nonobstant ce que voudraient croire certains surperformeurs smile

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#6 03/02/2021 21h56

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Merci pour vos réflexions. Effectivement, le rapport temps / efficacité est central dans ma démarche… même si j’avoue passer un temps certain à regarder les ETF envisageables, et à identifier les valeurs clés que je souhaite y voir !

J’avais initialement entamé une démarche d’ "ETF maison", en identifiant une bonne vingtaine de lignes par thématique sur laquelle je voulais investir. Un mix de mots-clés, un regard rapide sur les chiffres et un peu de feeling, saupoudré d’une pondération partielle selon la capitalisation ou à nouveau le feeling. Au final, ce n’est jamais plus qu’une version bricolée de ce que font certains ETF thématiques avec un process de sélection assez proche conceptuellement, la rigueur en plus (ex. pour le iShares Digitalisation avec une méthodo intéressante)

Au final, je retrouve quasiment toutes les entreprises que j’avais pré-screenées. Il faut croire que les constructeurs d’indices font bien leur boulot tongue

Bien sûr, on passera toujours à côté de certaines pépites. J’évoquais le biais de la "old tech" présente dans Amundi MSCI World Technology, on pourrait bien sûr penser au biais géographique du iShares US Medical Devices.

Un autre problème auquel je me trouve confronté, c’est une certaine tendance à complexifier les choses. Je suis satisfait de ma sélection sur le thème "tech"… mais j’ai envie d’approfondir mon exposition au secteur de la "nouvelle mobilité" : je ne suis pas satisfait de la transparence du Lyxor MSCI Future Mobility, le iShares Electric Vehicles and Driving Technology est avant tout un florilège de constructeurs auto, et le L&G Battery Value-Chain est entre les deux…

Je vous fais grâce de mes tergiversations sur les opportunités dans les Nordics ou l’idée incongrue du "passif orienté" value dans les minières et autres métaux big_smile

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Favoris 2    #7 03/02/2021 22h56

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Le problème qu’on a actuellement en Europe c’est la pauvreté de l’offre en ETF, que ce soit sur les valeurs européennes mais surtout sur les valeurs US. Cela s’améliore avec l’arrivée d’ETF thématiques UCITS chez Ishares et d’autres, mais la richesse aux US est telle avec tellement de croisements facteurs/secteurs/taille que si j’étais non-EU, je pourrais composer un portefeuille avec 90% des valeurs que je veux ou voudrais posséder (sans le savoir mais parce que la composition de l’ETF rentre dans mes critères) uniquement en ETF. Ca simplifierait considérablement ma gestion et le temps passé, même si j’adore regarder les comptes des entreprises smile

Edit : pour les Nordics prenez EDEN chez Ishares et BNP Paribas Nordic Small cap ou le Xact Swedish Small Caps et vous serez bordé

Dernière modification par corran (04/02/2021 02h19)

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[+2]    #8 10/02/2021 19h26

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L’équilibre impossible




Février est pour moi le mois des évaluations annuelles. Entre autre réjouissances, distribution de bonus et d’actions gratuites (RSU). Avec quelques années passées chez mon employeur (une biotech américaine), et un beau parcours boursier, je me retrouve avec l’attribution de cette année à la tête d’une belle somme : 101k€ à la valeur d’aujourd’hui.

En conséquence, mon portefeuille boursier est complétement déséquilibré, avec plus de 50% sur une entreprise, et près de 55% dans la santé.



NB, voici mes autres lignes dans la santé :
Sanofi, la BigPharma française, que je trouve en toute sincérité "value" à ces niveaux de prix
CVS qui est une "chaîne de pharmacies" aux Etats-Unis (avec un modèle très différent de celui en Europe)
JNJ qui est en quelque sorte un conglomérat de la santé, du dentifrice au thérapeutique contre le myélome multiple
ETF iShares US Medical Devices, qui donne une exposition générale à un segment rentable et croissant de la santé

Et le détail par secteur d’activité (le classement restant parfois subjectif, Ubisoft étant par exemple "Consommation Discrétionnaire" chez Zonebourse, quand Activision est en "Technologie"… alors que les deux sont dans le MSCI World Telecommunications, comme Alphabet d’ailleurs !) :



Le "problème" (de riche, j’en conviens) est que ce déséquilibre ne va faire qu’empirer : le rythme d’accumulation des actions de mon employeur étant plus rapide que mon niveau d’épargne sur les marchés financiers, le déséquilibre n’ira que croissant (au moins le temps que je reste avec mon employeur et qu’il reste aussi généreux !).

J’ai donc deux options :
- accepter cet état de fait, et ajuster le pilotage de mon portefeuille en fonction (ou pas d’ailleurs !)
- arbitrer, avec au passage un "frottement" fiscal, avec de multiples calculs et options selon la date d’attribution initiale (nos énarques se sont amusés sur les RSUs…), mais dans le meilleur des cas : abattement de 50% + imposition à la TMI + prélèvements sociaux sur le gain d’acquisition (valeur de l’action lors de l’attribution) = 50%*41% + 17,2% = 38,25% + 30% sur la plus-value de cession (différence valeur d’attribution / valeur de vente)

Evidemment, le coût fiscal de l’arbitrage étant considérable, l’arbitrage implique une capacité à réinvestir de manière particulièrement performante les fonds ainsi récoltés.



A ce stade, je prends le parti de "HODL". Le raisonnement est simplement que l’horizon d’une biotech, c’est soit d’atteindre une taille critique pour devenir une "Big Biotech" (Amgen ou Gilead en sont arrivés là), soit de se faire racheter. Un jour. Soit au sommet de la gloire, soit après plusieurs années moribondes, mais se faire racheter. Et qui rachète ? Une plus grosse biotech (et rebelotte), ou une Big Pharma. L’option Big Pharma ayant l’avantage certain de permettre une "sortie en rente" via le versement d’un dividende. Un jour donc…

Au plaisir de partager avec vous sur les options pour gérer cette situation !

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#9 10/02/2021 22h29

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Bonsoir Piwai,

Pourquoi avoir pris des valeurs santé individuelles en plus de votre exposition pro et accentué davantage ce desequilibre ?

Au passage, Micheal Burry est positionné  sur CVS, c"est peut être un des élèments qui vous a convaincu ?

Pour votre situation d’actions de remuneration, nul ne pourra répondre mieux que vous : si vous êtes dans la salle des machines d’un train qui va dans la bonne direction (megatrend biotech, innovation etc…) et que vos indicateurs sont au vert, pourquoi descendre en route ?

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#10 10/02/2021 23h33

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Bonsoir Peter Parker,

En fait, pour la sur-surexposition santé, la corrélation entre la pharma/biotech et le reste du secteur santé (medtech, providers, services, …) est discutable selon moi. De manière évidente, la "megatrend" démographique est commune, mais le reste est a bien des égards assez différent. Même pharma/biotech et medtech ont des enjeux très différents sur la partie financement, régulation et brevets.

Au sein de la pharma/biotech même, les laboratoires ont leurs cycles propres liés à l’innovation interne et celle de leur concurrence, et bien sûr du dynamisme de leurs marchés respectifs. Donc à l’arrivée, si Sanofi est la valeur la plus proche de mon employeur (et encore, le vaccin et les Gx n’ont rien à voir avec Genzyme et la collaboration avec Regeneron), pas certain que ce soit très corrélé, en tout cas à moyen/court-terme. A l’arrivée Sanofi reste donc un excellent fond de portefeuille PEA, indépendamment de ma situation.

Le vrai risque sectoriel serait pour moi un risque systémique sur le pricing / remboursement - plus particulièrement aux Etats-Unis (le niveau de pression étant déjà pas loin du maximum voir au delà en Europe : la majorités des labos choisissent de ne pas lancer certains produits faut d’accords avec les autorités de santé… et les US étant en gros les financeurs de l’innovation pharma pour la planète entière avec un cadre de pricing très généreux). La medtech est partiellement touchée, car moins encadrée. Les providers de services divers sont assez décorrélés (tant qu’ils ont encore des clients ou des produits à distribuer du reste).

TLDR: le risque que je prends est plus sur une valeur que sur un secteur dans son ensemble smile

Effectivement, je suis dans la salle des machines, et ça se passe pas trop mal. Mais cela peut dérailler et couter cher big_smile

Dernière modification par piwai (10/02/2021 23h46)

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[+1]    #11 28/02/2021 12h59

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2e mois de reporting


Drôle de mois. Au début, je me disais que la consommation de base semblait injustement dénommée "consumer defensive" en temps de pandémie au regard des résultats. Il aurait fallu appliquer cette dénomination à la technologie : les uns font -5% à l’annonce des résultats, même honorables, les autres +5% ! Deux semaines plus tard, la stratégie de trading s’inversait. Une histoire de taux et de possible retour à l’inflation.

Plus sérieusement, le projet de ce mois-ci : la diversification en Europe autour de trois thématiques
- L’énergie et les matières premières
- L’industrie
- La "healthtech"

PEA

- Renforcement opportuniste de Kering sur l’annonce des résultats, je suis confiant à long terme
- Renforcement opportuniste de GTT sur l’annonce des résultats, idem, confiant à long terme
- Ouerture de ligne Siemens Healthineers, un bon fond de portefeuille et une exécution tout à fait honorable
- Ouerture de ligne Epiroc, leader suédois des équipement miniers, un CAT européen en quelque sorte

CTO 

- Renforcement d’Unilever, avant les résultats corrects à mon goût, mais pas du goût du marché sad
- Arbitrage de la ligne AO Smith - déçu par les résultats, j’ai vendu sur un plus haut historique. Quelques petits dividendes pris au passage. Merci pour le bout de chemin
- Je cherchais pour remplacer notre fabricant de chauffe-eau américain de belles valeurs industrielles, avec une orientation croissance. J’ai trouvé chez nos amis suisses Kardex (leader dans l’intra logistique), et chez nos amis suèdois Epiroc (leader dans les outils de forage & minage)
- Ouerture de ligne Arjo, encore de la santé, axé vieillesse et dépendance
- Ouverture d’une ligne Lonza, leader des CMOs et fond de portefeuille. Encore de la santé, mais pas à un paradoxe près smile
- Arbitrage de Next Era Energy. La société me semble fondamentalement bien gérée, avec un track record solide, et un contexte politique favorable. Mais j’ai du mal à comprendre la valorisation sur un business "utilities", et suis peu à l’aise avec la communication est très "greenwashing" en parlant 95% du temps de "Next Era Energy Ressources", leur branche renouvelables, tout en oubliant la big picture : ils font 2/3 de leur CA sur de l’éléctricité à base de gaz naturel.
- Ouverture d’une ligne BP. Oui, c’est contrarian smile - Comme pour Total, j’achète l’histoire d’une transition. Une histoire pas cher et endettée, pour le moment seulement j’éspère ! A noter que BP a le second cost/barel des majors (derrière Total) et 20% de Rosneft. Sur ce mois, le timing a été heureux (+15% déjà !)
- Le Lyxor Discruptive Tech a pris un stop loss, j’ai rebalancé sur le MSCI World Information Technology, plus transparent et conservateur

-- Le Portefeuille --



Valorisation = 102k€

-- La suite --

J’aimerais approfondir sur les mêmes thématiques le mois prochain, en particulier dans l’Europe du nord. Côté matières premières, j’avais hésité à prendre Eramet. Peut être déjà trop longtemps…

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[+2]    #12 31/03/2021 19h29

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3e mois de reporting


Un mois à nouveau plein de volatilité, et également une activité importante de mon côté :

Renforcements opportunistes : Ubisoft, Prosus, Stellantis, AT&T, Activision Blizzard
Renforcements ETF : Hang Seng Tech, iShares Digitalisation
Ouverture de lignes : Phillips, GN Store Nord, Ossür, Siemens Energy

Plus j’y passe de temps, plus je me rends compte de certains biais liés à mes affinités sectorielles : j’ai plus envie de passer du temps à regarder les présentations investisseurs et/ou les rapports annuels de sociétés qui sont dans des secteurs pour lesquels j’ai un réel intérêt (en particulier la santé, mais également certaines parties de la tech et l’énergie au sens large), plutôt que dans des secteurs qui me laissent indifférents.

Plus particulièrement, j’ai ouvert plusieurs lignes ce mois-ci dans la medtech européenne - faute d’ETF européen. Le secteur me semble à la convergence de nombreuses tendances : vieillissement de la population, en particulier dans les "pharmerging" comme on le dit dans le Rx, avancée technologiques dans les matériaux ou la miniaturisation, avancées technologiques dans les logiciels d’analyse de suivi ou d’interprétation, intelligence artificielle, distanciel et non-invasif… nous ne sommes pas encore dans le transhumanisme, mais je suis convaincu de la profondeur des opportunités à moyen et long terme. Les valorisations sont du reste généreuses.

-- Le Portefeuille --



Valorisation = 113k€

-- La Suite --

J’ai encore quelques belles sociétés medtech/healthtech en watch list. Je passerai sans doute à l’achat. Pour le reste ce sera des renforcements.

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#13 31/03/2021 20h05

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Bonsoir piwai,

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre watchlist de medtech / health tech? (sauf si vous souhaitez la garder confidentielle bien sur smile)

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#14 31/03/2021 20h24

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Bonsoir,

concernant le Heng Seng, vous avez des convictions fortes dessus ?.

Il a pris une bonne claque avec le délisting initialisé par la SEC et le renforcement du gouvernement chinois: Trackers Chine : un bon placement à long terme ? p.3

bonne soirée, merci pour le reporting !

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Favoris 2   [+2]    #15 31/03/2021 20h53

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Piwai si la medtech européenne vous intéresse vous pourriez regarder Medcap (Suède) et, dans une moindre mesure HBM (Suisse) qui sont des private equity investies dans la santé

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[+1]    #16 01/04/2021 08h38

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@Ririsama

Je peux bien sûr partager des idées, un peu en vrac et pas forcément toutes sur des valorisations qui justifieraient un achat…

Large Caps : Coloplast, Demant A/S, Carl Zeiss, Sonova, Straumann, Alcon, Ambu A/S
Mid Caps : Gettinge, Diasorin, Stratec, Amplifon, Dragerwerk, Revenio, Paul Hartmann
Small Caps : Medistim, Xvivio, Gentian Diagnostics, Cellavision, Medartis, Episurf

@Gizgiz

J’ai effectivement des convictions fortes sur la Tech et sur la Chine, et donc sur le Hang Seng Tech. Plus particulièrement, quelques réflexions sur le "risque politique" d’un investissement en Chine :

- l’Etat chinois est effectivement interventionniste… et j’ai en l’occurrence plus confiance dans l’intervention de l’Etat chinois en la faveur de son économie que dans l’intervention des Etats français ou américains par exemple, qui ne sont pas en reste. Alors oui, il y a également des intervention envisageables en faveur du régime (tout comme des interventions électoralistes en occident), mais il me semble que les entreprises chinoises qui réussissent ont bien intégré cette dimension et savent les limites à ne pas franchir

- le durcisement de la "guerre économique" avec les USA et une autre possibilité. Je ne suis pour ma part pas convaincu de l’intérêt d’un "baroud d’honneur" d’une puissance en déclin, mais si cela devait arriver (par exemple delisting des ADR chinoises), cela impacterait éventuellement la valorisation mais à long terme peu la valeur des actions concernées. Cela renforcerait au demeurant les places asiatiques  en tant qu’alternative aux places US

@corran

Merci pour la suggestion pertinente ! La Suisse et les Nordics étant au demeurant très dynamiques sur la thématique !

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#17 30/04/2021 12h34

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4E MOIS DE REPORTING


Beaucoup de vert ce mois-ci, pas facile d’être à l’aise, donc renforcements à dose homéopathique - en espérant que cela puisse avoir de l’effet dans le cas d’investissements !

Renforcements actions : Prosus (encore), Euronext, Hasbro et Unilever
Mouvements ETF : arbitrage de l’ETF Japan Topix car j’ai réussi à transférer un montant proche d’un vieux PERCO d’un ancien employeur sur mon PER Linxea Suravenir - j’en profite pour me débarrasser d’une SICAV médiocre et pleine de frais

Valorisation = 120k€

-- La suite --

Je vais continuer les renforcements sur les valeurs actuelles du portefeuille. Toujours des medtech dans le viseur, j’attends d’avoir les fonds pour dégainer !

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#18 02/06/2021 08h28

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5E MOIS DE REPORTING


Tout cela me semble bien haut : cours de bourse, taux de chômage, dette publique… seuls les résultats de nombre d’entreprises de suivent pas. Avançons à pas de loup en terrain miné !

Renforcements actions : Michelin, GTT, Ubisoft, Euronext
Renforcements ETF : iShares Digitalisation, iShares US Medical Devices, iShares Global Clean Energy

-- Le Portefeuille --




Valorisation = 126k€

-- La suite --


Pas facile de se projeter dans cet environnement. Je me pose des questions sur l’opportunités de la Private Equity (via l’ETF iShares) ou de certaines Holdings (en Suède en particulier) comme des moyen de diversifier sans surpayer - la décote de holding n’a parfois pas encore rattrapé son niveau historique.

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