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[+2]    #76 29/01/2021 00h29

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Je suis un petit nouveau sur le forum et agréablement surpris de voir un topic sur l’IEF, même avec des avis si tranchés.

Je suis moi-même impacté par ce projet de loi avec ma petite famille. Mon épouse et moi-même faisons l’IEF pour notre enfant de 3 ans. Loin de moi l’idée de convaincre qui que ce soit de l’importance de l’IEF. Je vais juste expliciter en quelques mots notre position:

- Ma femme et moi n’avons pas eu de soucis à l’école, hormis la vague impression d’avoir perdu du temps qui aurait pu être mieux utilisé. Bac +8 et ingénieur respectivement.
- Avant la naissance de notre petite, nous n’avions aucune envie de faire l’IEF (ni même la connaissance que cela était possible). Nous avions un devis en crèche 8h-16h.
- A la naissance de notre enfant, le choc total. Cette naissance nous a changé profondément, à la fois notre rapport à la vie mais aussi au temps. Nous avons organisé beaucoup de changements, notamment mon épouse qui a quitté son travail pour s’occuper de notre enfant jusqu’à ses 3 ans.
- Entre temps, nous avons beaucoup étudié sur les récentes publications en neurosciences et sur les sciences éducatives, études qui montrent dans l’ensemble:

--> l’importance du sommeil et du respect des cycles de sommeil (ne pas réveiller un enfant qui dort)
--> l’importance des apprentissages alternatifs, qui passent avant tout par le jeu, l’expérimentation et encore plus en extérieur. Du concret, rien que du concret.

- Arrivé à ses 3 ans, nous avons sauté le pas et nous nous sommes déclarés en IEF! Comment est-il possible de respecter le sommeil de notre enfant et de lui apporter un apprentissage alternatif autrement ? Notre premier contrôle de l’inspection aura lieu dans 1 mois. Notre approche est de prévoir l’IEF jusqu’à ce que notre enfant nous demande d’aller à l’école. Aucun dogmatisme là dessus, c’est l’enfant qui décide.

Dans notre entourage, il y a eu beaucoup de résistance à notre choix, principalement pour des raisons de socialisation de notre enfant. Même si le COVID n’aide pas, nous organisons des journées le plus souvent possible dehors, à la rencontre du monde et des autres, notamment les enfants de tout âge. Aujourd’hui, les résistances de l’entourage se sont évaporées devant l’ouverture aux autres et la joie de vivre de notre enfant.

A nos yeux, ce projet de loi est une atteinte à nos libertés. Il n’est pas question de dire que les parents peuvent faire n’importe quoi avec leurs enfants, les contrôles sont à mon sens nécessaires (comme pour l’exercice de toute liberté). Mais l’interdiction de cette liberté est un outrage fait à ces parents qui adaptent leur vie pour le bien de leurs petits et qui le font bien.

Les études comparatives entre enfants IEF et enfants scolarisés existent (tapper simplement homeschooling versus school dans GOOGLE SCHOLAR). Les résultats sur les enfants, lorsque les parents font les choses bien, sont positifs.

En conclusion, j’ai beaucoup de peine pour les familles qui ne pourront pas s’adapter en cas de passage en force de la loi. Nous essayons de notre côté de sensibiliser nos députés à nos libertés mais n’excluons pas le départ dans un pays limitrophe pour garder intact notre liberté (même si nous n’avons aucune envie de quitter notre pays).

Pour ceux qui liront ce message, je ne vous demande pas de reproduire ces choix vous-même, mais juste de tolérer que l’instruction n’est pas qu’une affaire Étatique et que cette liberté, dans la mesure de contrôle objectif, peut être une chance pour les enfants.

Dernière modification par Menethil (29/01/2021 00h41)

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#77 29/01/2021 09h46

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Préambule: je suis contre l’interdiction de l’IEF, et j’ai envisagé d’y recourir.

Menethil a écrit :

Notre approche est de prévoir l’IEF jusqu’à ce que notre enfant nous demande d’aller à l’école. Aucun dogmatisme là dessus, c’est l’enfant qui décide.

Un enfant de 3/5/8 ans est-il capable d’avoir une décision sur ce sujet ?
- comment avoir l’idée d’aller à l’école alors que tout sa vie est faite en IEF ?
- peut-il comprendre ce qu’est l’école, ce qu’il gagnera et perdra à choisir l’école ?
- sait-il faire la différence entre ses envies et ce qui est bon ?

Honnêtement, je vous trouve trop influencé par vos lectures, n’hésitez pas à remettre en question leur importance.

Entre temps, nous avons beaucoup étudié sur les récentes publications en neurosciences et sur les sciences éducatives, études qui montrent dans l’ensemble:

--> l’importance du sommeil et du respect des cycles de sommeil (ne pas réveiller un enfant qui dort)

Sur le principe, on ne peut qu’être d’accord, mais quel est le but ? Par exemple, je suis obligé de réveiller mon fils deux fois par nuit, toutes les nuits. C’est très dur pour lui comme pour moi.
En quoi pensez vous que votre enfant sera "mieux" que le mien grâce au fait que vous le laissez dormir à volonté ? (aucune agressivité dans ce propos: les livres vous ont vendu des bienfaits, mais lesquels, et quel impact sur la vie de mon fils)

Prudence avec les lectures. J’ai de bons amis qui ont fait le choix d’une éducation absolument sans violence. Ce sont des gens bienveillants à tout point de vue, mais au final leur enfant leur en a fait baver, tellement que parfois les parents cherchaient à fuir leur enfant !
Je comprends qu’une fessée puisse avoir un impact sur la psychologie… mais le fait qu’un parent s’éloigne de l’enfant me parait mille fois pire.
Idem dans ma famille éloignée: un enfant laissé "libre" n’a mangé que des pâtes "alphabet" et du jambon pendant plusieurs années… ce n’est pas par mauvaise volonté ou inconscience des parents.
Ces lectures sont intéressantes (j’ai lu pas mal d’ouvrages quand ma femme était enceinte), mais à prendre avec recul.

De manière générale, l’IEF pose la question de savoir ce qu’on souhaite pour l’avenir de son enfant. Cherche-t-on à lui laisser une liberté maximale, à en faire un clone, en faire une machine à réussir, un adulte bien intégré, un adulte responsable capable de se mettre en marge de la société, le protéger d’une société brutale, en faire un leader, etc ?
J’ai choisi de le confronter progressivement à la société pour faciliter son intégration progressive dans le vrai monde (il se fait occasionnellement voler des jouets à l’école par exemple, c’est une leçon importante, difficile à apprendre en IEF)

Dernière modification par Faith (29/01/2021 09h57)


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#78 29/01/2021 11h03

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La description des contrôles que vous dépeignez Gunday me fait froid dans le dos. Naivement, j’imaginais ces inspections réalisées par des fonctionnaires débonnaires et un peu blasés, pas l’inquisition espagnole (à laquelle on ne s’attend pas…).

Tout ça me fait réfléchir, et pourtant je ne suis pas vraiment croyant*, à élever mes futurs enfants dans la religion : les enfants juifs sont devenus tellement radioactifs pour l’EN qu’ils ne s’amuseront probablement pas à se plaindre qu’ils savent parler chinois à 3 ans au lieu de savoir que leur genre est fluide ou les 5 piliers de l’Islam, de peur de se les récupérer et devoir gérer des situations potentiellement génératrices de vagues.

Je me demande si tout le brouhaha actuel sur l’inceste n’est pas aussi une attaque sous-marine de plus contre la famille nucléaire : essayer de rendre les parents suspects par défaut, comparés aux braves éducateurs certifiés élevés au grain de l’EN qui sont forcément au dessus de tout soupçon, eux. Je ne pense pas que le Président ait jugé utile de s’exprimer là dessus sans raisons (et il ne découvre pas le sujet avec ce bouquin…).

On voit déjà un embryon de ça dans cette discussion sur l’IEF, où les parents sont jugés par certains forcément moins aptes à instruire des enfants de 3 ans qu’un éducateur et potentiellement monstrueux. "Laissez faire les professionnels !". Bientôt ils pourront aussi dire : "Pourquoi vous tenez tellement à les garder sous la main ? Vous avez des penchants ?".

Moi ce que je ne comprend pas, c’est cette passion qu’ont certains de vouloir se méler de la vie des enfants des autres, ou plus drôle encore de vouloir les considérer sous l’angle pervers d’une future ressource pour la Société au lieu d’individus qui vivent pour eux-même. Plus terrifiant, leur volonté de fermer les portes de sortie. C’est un peu comme les communistes qui refusent de laisser partir ceux qui ne veulent pas vivre dans leurs sociétés défaillantes, au point d’ériger des rideaux de fers ou d’installer des snipers dans l’Himalaya. De peur que tout le monde parte et qu’ils ne reste personne à controller ?

(*) quand je m’étais amusé à faire le tour des religions, par curiosité, au final c’est l’Eglise Vaudoise que j’ai trouvé la plus sympa.

Dernière modification par doubletrouble (29/01/2021 11h04)


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#79 29/01/2021 11h35

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Les contrôles IEF l’inquisition espagnole? Ok mais alors une inquisition espagnole inefficace et incapable de faire les contrôles prévus par la loi…et avec un niveau de sanctions anecdotique, y compris dans des cas graves (les sources sont ici).

Quand à ce passage : Moi ce que je ne comprend pas, c’est cette passion qu’ont certains de vouloir se méler de la vie des enfants des autres

Ce n’est me semble t-il pas limité aux enfants des autres. A mon sens, l’IEF n’a pas grand chose à voir là-dedans.
Ça s’inscrit simplement dans une tendance plus large, qui consiste (au mieux et pour simplifier) à renforcer petit à petit l’État Nounou et/ou (au pire) dû aux pulsions d’un État bouffi et imbu de lui même qui ponds de la norme au kilomètre et veut tout contrôler, tout réglementer, dire ce qui est bon et pas bon, bien et pas bien (ce qui est un produit essentiel ou ne l’est pas, prélever l’impôt avant même qu’il n’arrive dans la poche du contribuable - on appelle ça l’impôt à la source, la taille des concombres, des formulaires administratifs en pagaille pour tout savoir sur tout, pas fumer, pas boire etc. etc.). Avec de préférence des messages paternalistes ou infantilisant ("les français se sont bien comportés pendant les fêtes", "prenez soin de vous" etc.).

Bref, une sorte de dérive à la SOS Bonheur qui est un plaisir à lire en BD mais peut rapidement tourner au cauchemar dans la vraie vie.

Dernière modification par carignan99 (29/01/2021 11h47)

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#80 29/01/2021 11h49

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carignan99 a écrit :

Quand à ce passage : Moi ce que je ne comprend pas, c’est cette passion qu’ont certains de vouloir se méler de la vie des enfants des autres

Ce n’est me semble t-il pas limité aux enfants des autres. A mon sens, l’IEF n’a pas grand chose à voir là-dedans.
Ça s’inscrit simplement dans une tendance plus large, qui consiste (au mieux et pour simplifier) à renforcer petit à petit l’État Nounou

Une vision différente du même phénomène est de considérer que c’est la tendance plus large qui consiste à considérer qu’un enfant n’est pas la propriété de ses parents mais un citoyen en devenir, et que la nation a un devoir de protection envers lui qui dépasse les désirs de ses parents.


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#81 29/01/2021 11h56

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La tendance que vous décrivez est très très très inquiétante.

Rappelons (si besoin est) qu’il existe un concept fondamental : l’autorité parentale. Celle-ci appartient aux parents jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne (principe consacré par le Code Civil). L’autorité parentale n’appartient pas à l’État mais aux parents.

La seule chose qui peux contrevenir à cet état de fait ce sont des décisions judiciaires. Mais c’est un autre sujet.

Par contre, je ne sais pas où vous êtes allé pêcher cette idée selon laquelle un enfant serait la ’propriété’ de ses parents? C’est bizarre comme réflexion.

Dernière modification par carignan99 (29/01/2021 12h09)

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#82 29/01/2021 12h28

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@Faith : Historiquement, cette vision de l’enfant comme propriété de l’Etat (parce que s’il n’est pas la propriété de ses parents, en attendant sa majorité il a forcément un "propriétaire" - même si je préfère les mots plus adaptés de "responsable" ou de "tuteur"…) est plutôt associée aux dictatures socialistes (Hitlerjugend - oops, Godwin smile - ou Komsomol) ou réservée à ceux qui n’ont pas le choix : les orphelins (pupilles de la Nation).

Cela dit, je vais éviter d’empoisonner le puits comme aiment le faire les progressistes : cette idée me répugne a priori mais je suis prêt à revoir ma position si vous avez de bons arguments à y opposer. Après tout, mon opinion est surtout basée sur un sentiment viscéral que les parents (avec tous leurs défauts) ont malgré tout davantage les intérêts de leur enfant à coeur que l’Etat (avec tous ses défauts), pour lequel il est au mieux une ressource utile, au pire une statistique - mais pas vraiment sur des faits.

On dresse souvent les parents indignes (qui secouent leurs bébés, boivent pendant la grossesse, les battent, les violent ou "simplement" les négligent) comme épouvantail mais l’Etat ou les institutions ont-elles un meilleur bilan ? La proportion de parents indignes est-elle suffisante pour faire peser une présomption de culpabilité/incompétence sur tous ? Et pourquoi les citoyens sans enfants ou les éducateurs de l’Etat, peut-être eux-même parents, seraient plus vertueux ?

Dernière modification par doubletrouble (29/01/2021 12h35)


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#83 29/01/2021 12h59

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Honnêtement, cette file commence à me faire flipper. On parle maintenant de propriété…concept en principe réservé aux choses dont on peut jouir et disposer d’une manière absolue. Je sais bien que ce n’est pas le fond de votre pensée mais ça devient troublant.

On cherche même des mots genre ’tuteur’, ’responsable’ etc., habituellement réservé à des situations qui relèvent d’accidents de la vie.

Pourquoi vouloir réinventer la roue? C’est pourtant très simple : les enfants ont des parents (pas des tuteurs, des responsables et encore moins des propriétaires) et ces parents éduquent leurs enfants (ce qui n’est pas contradictoire avec l’idée de déléguer une partie de l’instruction à l’école).

Sur l’épouvantail des enfants battus etc. Les autorités devraient (selon moi, amha) se concentrer là dessus plutôt que d’aller em*merder des parents qui ont décidé d’apprendre à lire et à écrire à leurs rejetons par eux-mêmes, en le leur interdisant (ou pas, je ne sais pas où en est cette histoire législative).
@doubletrouble : de fait, l’État (et surtout la justice) sera plus vertueux de ce point de vue - en tout cas, il ne peux pas l’être moins qu’un couple qui met son gamin dans la machine à laver…

Dernière modification par carignan99 (29/01/2021 13h00)

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#84 29/01/2021 13h08

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@carignan99 : Je partage votre point de vue, mais @Faith parlant de propriété (en gras dans le texte) je suis obligé d’argumenter sur son terrain. S’il part du point de vue que les parents sont actuellement "propriétaires" alors qu’ils ne le devraient pas, et que ce rôle devrait être assumé par l’Etat, je demande simplement pourquoi l’Etat ? Il doit y avoir une raison.

Quant au mot tuteur, voici sa définition :

Google a écrit :

tuteur
nom
1.
Personne chargée de veiller sur un mineur ou un incapable majeur, de gérer ses biens, et de le représenter dans les actes juridiques.
Le tuteur et son pupille.
2.
Enseignant qui suit et conseille un élève.
nom masculin
Tige, armature fixée dans le sol pour soutenir ou redresser des plantes.

Avant son utilisation moderne dans un contexte juridique, on y trouvait surtout des connotations de veiller sur quelqu’un, le protéger, le soutenir et l’instruire qu’on ne trouve pas du tout dans le mot "propriétaire" - qui me semble inapproprié pour parler d’être humains, mais bon, les collectivistes nous considèrent plus comme des unités de production autonomes (en attendant de meilleurs robots) que des humains doués du libre arbitre.

Pour l’exemple de la machine à laver, récemment on a eu dans les journaux une jeune fille qui s’est pendue suite à la cruauté psychologique d’une prof (actuellement impunie), on pourra trouver des faits divers horribles d’un côté comme de l’autre. S’attacher aux faits divers ne mène à rien, il faudrait avoir de vraies statistiques sur le bien être des enfants issus des différentes options : IEF, privé, public… Je pense que la question peut vraiment être posée, il n’est pas du tout évident que les enfants confiés à l’EN soient plus épanouis que ceux qui sortent de l’IEF - ils sont juste plus nombreux, donc considérés "normaux" par défaut. La normalité c’est bien, le bonheur c’est mieux ?

Dernière modification par doubletrouble (29/01/2021 13h21)


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[+1]    #85 29/01/2021 13h54

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carignan99 a écrit :

Rappelons (si besoin est) qu’il existe un concept fondamental : l’autorité parentale. Celle-ci appartient aux parents jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne (principe consacré par le Code Civil). L’autorité parentale n’appartient pas à l’État mais aux parents.

Notez bien que l’article en question précise: "L’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques." Ce qui signifie, aucune fessée ni claque, mais également pas de coin, de va-dans-ta-chambre, pas de confiscation non plus…
L’autorité parentale dans se cadre me semble plus être de la responsabilité parentale"…

Anecdote triste: je lisais un livre sur l’éducation sans violence où l’auteur expliquait fièrement la façon dont elle a réagit quand son fils lui a jeté sa locomotive au visage. Pas de cri, pas de fessée, non… elle a pris son train, qui était son jouet préféré du moment, et l’a mis hors de portée de son gosse, mais bien visible pour qu’il "repense à son geste".
Dans le genre torture psychologique, j’ai trouvé ça sympa !

Par contre, je ne sais pas où vous êtes allé pêcher cette idée selon laquelle un enfant serait la ’propriété’ de ses parents?

J’ai dit le contraire.
Par contre, j’ai dit qu’un parent exigeant d’avoir son enfant 24/24 à ses cotés, qui soit éduqué exactement selon ses principes, avec les contacts qu’il choisit est un parent qui se comporte comme si l’enfant était sa propriété, comme si c’était un animal de compagnie.
Je précise que c’est juste mon point de vue: rien de légal (ou autre) là dedans.

A noter que dans cette discussion, certains parents ont dit qu’avec l’IEF, il est possible d’ouvrir l’enfant à une certaine diversité grâce aux sorties de groupe (entre autres), encore faut-il que ces sorties ne soient pas trop étroitement encadrées.

Doubletrouble a écrit :

parce que s’il n’est pas la propriété de ses parents, en attendant sa majorité il a forcément un "propriétaire" - même si je préfère les mots plus adaptés de "responsable" ou de "tuteur"…

Je fais une différence très claire entre celui qui se comporte en propriétaire de son enfant et celui qui en est responsable.
J’ai refusé pour mon enfant l’IEF, parce que j’estime que je l’aurais trop enfermé dans ce que moi je juge bon, dans ce que moi je pratique. Car même en lui laissant une illusion de choix d’activité, ça reste des activités que j’aurais pré-orientées (volontairement ou non)

Mais je le répète, je reste favorable à la possibilité d’IEF pour tous: je n’interviens pas pour condamner ce système, juste pour dire que ses avantages supposés ne me semblent pas aussi évidents que certains le présentent.

Dernière modification par Faith (29/01/2021 13h56)


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[+2]    #86 29/01/2021 14h48

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carignan99 a écrit :

Les contrôles IEF l’inquisition espagnole? Ok mais alors une inquisition espagnole inefficace et incapable de faire les contrôles prévus par la loi…

oui et non.
ils ne font pas le boulot où il faut et le font de manière exagéré où il ne faut pas.
Dans le cas de mon amie, contrôle négatif, contestation du contrôle puis déclaration en IP.
Tout ça qui s’est terminé sans suite, mais après plusieurs très longs mois de procédure, et pas mal d’argent perdus (prendre un avocat, se défendre, etc)

Et surtout la plupart des contrôles sont hors la loi.
Les exemples de séparation des enfants de leurs parents pour leurs demander s’ils sortent, s’ils vont au cinéma (cas lu hier), etc
Alors un ado, ça passe, il sait répondre, mais un enfant de 5/6 ans, face à un adulte inconnu, dans un lieu inconnu, sans aucune référence familière va finir sous le stress par répondre n’importe quoi.
C’est logique.
D’ailleurs, les associations ief conseillent à tout leur membre d’imposer la loi comme cadre du contrôle!
Dis autrement, c’est au citoyen d’imposer la loi à l’état et non l’inverse!

carignan99 a écrit :

Ça s’inscrit simplement dans une tendance plus large, qui consiste (au mieux et pour simplifier) à renforcer petit à petit l’État Nounou et/ou (au pire) dû aux pulsions d’un État bouffi et imbu de lui même qui ponds de la norme au kilomètre […]

je ne l’aurais pas aussi bien formulé, mais j’adhère beaucoup à cette vision.
Exemple récent : hier, chez moi, j’ai utilisé la tronçonneuse pour couper un arbre tombé sur le grillage. Sans permis tronçonneuse, je suis dans l’illégalité…

doubletrouble a écrit :

@Faith : Historiquement, cette vision de l’enfant comme propriété de l’Etat (parce que s’il n’est pas la propriété de ses parents, en attendant sa majorité il a forcément un "propriétaire" - même si je préfère les mots plus adaptés de "responsable" ou de "tuteur"…) est plutôt associée aux dictatures socialistes (Hitlerjugend - oops, Godwin smile - ou Komsomol) ou réservée à ceux qui n’ont pas le choix : les orphelins (pupilles de la Nation).

Blague d’humour noir des milieux ief : notre président parle des "enfants de la république" (2 octobre 2020), donc la propriété des enfants est déjà passé dans le giron de l’état.

doubletrouble a écrit :

Pour l’exemple de la machine à laver, récemment on a eu dans les journaux une jeune fille qui s’est pendue suite à la cruauté psychologique d’une prof (actuellement impunie)

Moins médiatique, mais tout aussi impressionnant, le témoignage d’une mère confronté à la violence d’une instit.
Son ainé (qui a eut la même instit) lui a confirmé qu’il y avait aussi une tête de turc dans sa classe.
Malgré signalement au directeur et à l’académie, aucune conséquence, elle a donc décidé d’écrire un livre pour relater l’histoire


Au final, dans les groupes ief, rares sont les pures adeptes de l’ief.
Un grand nombre avec une école de qualité abandonnerait l’ief par simplicité!
Il ne faut pas oublier qu’ief signifie généralement 1 salaire en moins, des aides sociales en moins (l’ARS par exemple, mais aussi souvent, les chèques jeunes, ou autres aides aux enfants scolarisés), des dépenses en plus (matériel éducatif, types montessori, cours par correspondance, etc) et beaucoup de temps à consacrer aux enfants (donc un vrai métier à la maison).

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[+1]    #87 29/01/2021 15h43

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Faith a écrit :

carignan99 a écrit :

Par contre, je ne sais pas où vous êtes allé pêcher cette idée selon laquelle un enfant serait la ’propriété’ de ses parents?

J’ai dit le contraire.

Vous évoquiez une tendance à considérer qu’un enfant n’est pas la propriété de ses parents. Cette tendance ne peut exister que si ce concept de propriété d’un enfant pré existe.

Faith a écrit :

Par contre, j’ai dit qu’un parent exigeant d’avoir son enfant 24/24 à ses cotés, qui soit éduqué exactement selon ses principes, avec les contacts qu’il choisit est un parent qui se comporte comme si l’enfant était sa propriété, comme si c’était un animal de compagnie.
Je précise que c’est juste mon point de vue: rien de légal (ou autre) là dedans.

Je vous trouve bien extrême sur le coup des animaux de compagnie (même si j’imagine que vous forcez le trait à dessein). Mais je crois comprendre maintenant votre point de vue. Et je ne le rejoins pas : amha, l’autorité parentale est totale et n’est pas négociable : il s’agit d’un droit fondamental. Par nature, les parents savent mieux que les autres ce qui est bien pour leur enfant. C’est la vie.
(note : bien entendu, mes propos excluent tout ce qui est inacceptable du point de vue social et/ou légal - violences, enfermer son gamin dans une cave pendant 15 ans etc. etc. Ou encore les cas très particuliers de parents atteints de problèmes très particuliers et spécifiques et qui ne ne sont pas aptes à exercer leur autiorité parentale. Mais c’est un autre sujet).

De là, si des parents jugent que l’instruction à la maison c’est mieux pour leurs enfants, fort bien. Et il n’existe aucune bonne raison de les en empêcher (surtout pas dans le cadre d’une loi sur les séparatismes…). Pour la simple raison que les parents savent mieux que les autres ce qui est bien pour leur gamin.

Perso, je me retrouve complètement dans ce que vous mettez en avant en gras : avec mon épouse, ce sont nos enfants (pas ceux d’autres), nous les éduquons (aussi bien qu’on puisse…pas certain qu’on fasse tout bien…) selon nosprincipes et leurs contacts, c’est nousqui les choisissons.
Je n’ai pas l’impression que ce soit les traiter comme des animaux de compagnie…

Dernière modification par carignan99 (29/01/2021 15h56)

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#88 29/01/2021 15h57

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Merci @Faith pour ces précisions, en fait j’ai l’impression que nous avons les mêmes craintes mais dirigées vers des acteurs différents : je suis inquiet d’un Etat agissant en "propriétaire", et vous de parents agissant en "propriétaires", donc au final dans les deux cas d’enfants contraints de se conformer à un moule oppressant.

Personnellement, je suis si insistant sur l’IEF entre 3 et 6 ans car ce sera l’occasion pour mes enfants de prendre connaissance d’un héritage chinois et juif qu’ils ne pourront jamais "apprendre" à l’école. Je considère qu’une fois "l’âge de raison" atteint, il est temps pour eux d’apprendre ce que la société exige d’eux et de faire eux-même la part des choses en allant à l’école avec leurs pairs, quitte à rejeter tout ou partie de leur héritage par la suite.

Suites aux réponses de @carignan99 et @gunday, je suis entre autre sidéré qu’on puisse demander à un enfant de moins de 6 ans "s’il va au cinéma" et qu’une réponse négative puisse être retenue contre les parents. Et s’il n’a pas d’iPhone, c’est un mauvais point aussi ? Je n’ose pas imaginer ce qu’il se passe s’il avoue regarder des films chinois piratés en streaming avec ses parents, là ça doit direct être le placement avec visionnage forcé de la Reine des neiges façon Orange mécanique ?! smile

Je m’interroge aussi sur la leçon du vol des jouets à moins de 6 ans. Quelle est la réaction souhaitée ? Qu’il accepte avec le sourire, comme on est censé accepter les squatteurs ? Qu’il dénonce son petit camarade à la maîtresse ? Qu’il négocie avec son vocabulaire d’enfant de 4 ans pour récupérer son bien ? (c’est plus vers ça que je pencherais) Qu’il vole les jouets des autres puisqu’on vole les siens ? Qu’il règle ça "entre hommes" avec le voleur à la récré ? A cet âge, est-ce qu’une socialisation avec des enfants choisis et sous supervision d’adultes n’est pas plus constructive ? Apprendre à partager, et si un enfant essaie de prendre par la force, lui faire comprendre que voler c’est mal en essayant de jouer sur son empathie naissante ?


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#89 29/01/2021 16h25

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En relisant mon message précédent, je trouve que j’ai pas été clair.

Je vais être précis :
- je suis pour l’ief
- je suis pour le contrôle pédaogique
- je suis pour l’application de la loi lors de ce contrôle


Pourquoi je précise ?
Car m’est revenu en tête 2 histoires.
La 1ère de mon département, contrôle d’un 10 ans, question posée : "connaissez vous la marseillaise ?"
Heureusement la mère était présente (avait refusé la séparation parent/enfant) et est intervenu : la révolution française n’a pas été étudié encore (je crois que c’est dans le cycle 4).
En parallèle, une de mes amies, profs de collège  dans une autre région fait de temps en temps support civique lors des contrôles. Il est courant d’avoir des âges collégiens qui ne connaissent pas les concepts de liberté ou d’égalité.

Le 1er réalisé dans une zone rurale, sans difficulté particulière : contrôle poussée.
Le 2nd réalisé en zone urbaine dans un collège  sensible : on laisse passer des gros problèmes.
Donc ce qui m’énerve particulièrement, c’est que les contrôles sont très partiaux.

Donc c’est pas inquisition, c’est juste du pifométre total.
Comme un des contrôle de quelqu’un du département voisin. Début du contrôle : l’inspectrice début par "je suis contre l’ief, ça ne fonctionne, l’école devrait être obligatoire".
Comment un agent du service publique peux être neutre après avoir énoncé SA vérité personnelle ?
L’amie dont je parlais précédemment, contrôle très respectueux cette année, mais ses 2 grands ont l’âge de recadrer l’inspectrice, car suite au contrôle abusif, ils connaissent parfaitement la loi…

@carignan99, je sais que vous citez régulièrement le rapport disant que seulement 60% des contrôles sont effectués.
Mais est ce que citoyen de payer les manquements de l’état ?

Si on compare avec les morts sur la route, 1 tiers des morts sont liés aux excès de vitesse, et 29% sont liés à l’alcool.
Les 2 étants interdits, que fait l’état pour interdire l’utilisation des voitures ?
Vu le manque de moyen de l’état pour surveiller tout le monde, c’est la seule solution de résoudre le problème des milliers de morts tout les ans!

doubletrouble a écrit :

Personnellement, je suis si insistant sur l’IEF entre 3 et 6 ans car ce sera l’occasion pour mes enfants de prendre connaissance d’un héritage chinois et juif qu’ils ne pourront jamais "apprendre" à l’école. Je considère qu’une fois "l’âge de raison" atteint, il est temps pour eux d’apprendre ce que la société exige d’eux et de faire eux-même la part des choses en allant à l’école avec leurs pairs, quitte à rejeter tout ou partie de leur héritage par la suite.

Je ne comprends pas bien en quoi l’age de 6 ans change grand chose ?
En quoi 6 ans est un age de raison spécialement ?
Ce seuil n’est il pas dépendant de chaque enfant ?
D’ailleurs un voisin est en ief niveau lycée, suite à une phobie scolaire, donc vu qu’il a passé l’age de raison, devrait il se conformer aux attentes de la société ?

Votre présentation de l’ief, me donne l’impression que vous assimilez l’ief aux enfants sauvages décrit par nos ministres (ils ne manquent pas de superlatifs pour les enfants en ief…).
Comme ne se soumettant à aucune contrainte.
Mais savez vous que 94% des enfants en ief ont des activités extra-éducatrice (sport, art, etc) ?
(source)
Donc qui dit activité dit contrainte (horaire, de type d’activité, d’activité collective, etc)

Pour finir, qu’est ce que la société attend d’eux ?
Et qu’est ce que la société attend de vous ? Et de chacun de nous ?
C’est une question qui me semble un peu complexe, et qui d’ailleurs ferait un bon sujet de philo! wink

Pour ce que cherchais l’inspecteur avec ses questions, aucune idée, c’est selon la sensibilité de l’inspecteur, son idéologie et son image de l’intégration au sein de la société.
Comme je le disait, rien de factuelle, que du partial.

Dernière modification par gunday (29/01/2021 16h26)

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[+2]    #90 29/01/2021 16h33

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@Gunday

à votre question (directe) : "@carignan99, je sais que vous citez régulièrement le rapport disant que seulement 60% des contrôles sont effectués. Mais est ce que citoyen de payer les manquements de l’état ?"

la réponse est donnée de façon plus ou moins implicite dans le post que j’ai commis et auquel vous vous référez - je le concluais de la façon suivante :
" Le système des IEF ne fonctionne simplement pas comme il devrait. A la lecture des rapports et du machin mis au vote au Sénat, j’ai un peu l’impression qu’ils ont flippé devant la montée des hors CNED et de l’inaptitude de l’EN à gérer l’IEF > suppression du système.

Pour vous la faire courte : amha, l’IEF semble payer l’incurie de l’EN et du fait que la progression  des IEF hors CNED ai flanqué la trouille à nos représentants parlementaires. C’est injuste mais que voulez vous que je vous dise?

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#91 29/01/2021 17h36

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Gunday a écrit :

Je ne comprends pas bien en quoi l’age de 6 ans change grand chose ?
En quoi 6 ans est un age de raison spécialement ?
Ce seuil n’est il pas dépendant de chaque enfant ?
D’ailleurs un voisin est en ief niveau lycée, suite à une phobie scolaire, donc vu qu’il a passé l’age de raison, devrait il se conformer aux attentes de la société ?

Votre présentation de l’ief, me donne l’impression que vous assimilez l’ief aux enfants sauvages décrit par nos ministres (ils ne manquent pas de superlatifs pour les enfants en ief…).
Comme ne se soumettant à aucune contrainte.

Effectivement 6 ans c’est arbitraire (tout comme 3 ans dans la loi…) mais disons qu’autant je suis révolté par l’obligation à 3 ans, autant à 6 je peux être relativement résigné. L’esprit critique d’un enfant de 3 ans et de 6 ans est tout de même sans comparaison. Après effectivement il y a tout un tas d’autres raisons d’aller vers l’IEF, et la phobie scolaire me semble l’une des plus tristes : l’enfant est déjà amoché (par les professionnels, pour le coup). Disons que je ne me sens pas aussi immédiatement concerné par ces raisons là, tandis que l’obligation à 3 ans peut devenir un problème concret plus rapidement dans mon cas. J’y suis donc égoistement plus attentif.

Pour le reste, je pense que n’ai pas été assez précis sur ce que j’entendais par "la société exige d’eux". Comme vous dites, c’est compliqué mais un mélange de "culture générale" générationnelle et de conformité - mais je ne compte pas faire élever mes enfants par les loups, rassurez-vous. Toutefois votre exemple me sidère, je n’aurais pas pensé à enseigner la Marseillaise à un enfant de 3 ans (et je vous rassure, pas non plus l’hymne Chinois). Mais ça fait partie des choses arbitraires qu’ils pourront apprendre à l’école, avec les modes de cours de récré et les fantaisies pédagogistes du moment. Peut-être aussi leurs premiers quolibets et comment les gérer, en espérant leur avoir assez instillé de culture et de morale pour qu’ils n’aient pas honte de leur apparence ni de leur identité (les "asiats" c’est après tout la seule minorité envers laquelle on peut être ouvertement raciste sans risquer quoi que ce soit en France wink )

Dernière modification par doubletrouble (29/01/2021 17h52)


Parrain Stockopédia ✯ Mangia bene, caca forte, e non aver paura della morte.

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#92 29/01/2021 20h24

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Faith a écrit :

Un enfant de 3/5/8 ans est-il capable d’avoir une décision sur ce sujet ?
- comment avoir l’idée d’aller à l’école alors que tout sa vie est faite en IEF ?
- peut-il comprendre ce qu’est l’école, ce qu’il gagnera et perdra à choisir l’école ?
- sait-il faire la différence entre ses envies et ce qui est bon ?

Merci pour votre intervention. Comment mon enfant peut avoir l’idée d’aller à l’école ? Bien simplement car faire l’IEF n’implique pas que de voir son papa et sa maman toute la journée. Ma fille est inscrite dans un grand nombre de clubs ou d’événements réguliers en nature où se mélangent enfants IEF et non IEF. Si une envie vient à germer d’aller à l’école pour suivre ses copines/copains, nous la soutiendrons. Je précise que la majorité des familles qui font l’IEF ne le font que quelques années, certains enfants voulant entrer au collège, d’autres encore au lycée, au CP ou jamais. Le prisme de votre message me donne l’impression que je vis dans une bulle ? Pas de bulle chez nous, sauf celles de savon. Nous vivons en plein dans notre société.

Faith a écrit :

Honnêtement, je vous trouve trop influencé par vos lectures, n’hésitez pas à remettre en question leur importance. Par exemple, je suis obligé de réveiller mon fils deux fois par nuit, toutes les nuits. C’est très dur pour lui comme pour moi.
En quoi pensez vous que votre enfant sera "mieux" que le mien grâce au fait que vous le laissez dormir à volonté ? (aucune agressivité dans ce propos: les livres vous ont vendu des bienfaits, mais lesquels, et quel impact sur la vie de mon fils)

Quand je parle de lecture, je ne parle pas de livre. Je parle de publications scientifiques, c’est un prisme professionnel que je partage avec mon épouse mais les questions qui nous turlupinent, nous cherchons les réponses dans la science. Concernant le sommeil, cette étude INSERM précise que:

En revanche, une privation régulière de sommeil, liée à des emplois du temps inadaptés, nuira au développement psychologique et physiologique de l’élève. Malheureusement, l’école maternelle ou primaire débutant tôt le matin, trop de réveils sont provoqués. Ainsi, par exemple, pour les 6-7 ans, 46 % des « gros dormeurs nocturnes » (11 h 17 à 12 h 13 de sommeil) et 20 % des « petits dormeurs nocturnes » ont un réveil provoqué en période scolaire

C’est une des nombreuses sources sur lesquelles nous basons nos choix. Ca ne fait en rien de mon enfant un enfant supérieur au vôtre (dont je souhaite le meilleur). Chaque enfant est différent et je pense que vous faisons tous du mieux que l’on peut. Respecter l’IEF, ça n’est qu’une tolérance envers les choix autres que les siens. 

De manière générale, l’IEF pose la question de savoir ce qu’on souhaite pour l’avenir de son enfant. Cherche-t-on à lui laisser une liberté maximale, à en faire un clone, en faire une machine à réussir, un adulte bien intégré, un adulte responsable capable de se mettre en marge de la société, le protéger d’une société brutale, en faire un leader, etc ?

J’ai choisi de le confronter progressivement à la société pour faciliter son intégration progressive dans le vrai monde (il se fait occasionnellement voler des jouets à l’école par exemple, c’est une leçon importante, difficile à apprendre en IEF)

Je prends cette question sous un angle différent. Mon choix n’a qu’un objectif: lui donner du temps. Temps pour rencontrer les autres, temps pour se connaitre, temps pour développer des passions, temps pour explorer le monde, dans ses bons comme ses mauvais côtés. Il rencontrera les mêmes catégories de gens qu’à l’école, rencontrera les mêmes adversités qu’un enfant à l’école. Mais il aura au moins eu du temps pour se construire.

Savez vous que, pour la primaire, l’équivalent de savoir d’une journée de 7 heures à l’école est transmis en 1h à 1h15 en IEF ? Cette différence là est pour moi toute la richesse de l’IEF, et paradoxalement, je suis convaincu que mon enfant passe plus de temps avec d’autres gens dans une semaine (en excluant sa famille) qu’un enfant à l’école.

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#93 29/01/2021 21h01

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Menethil a écrit :

Concernant le sommeil, cette étude INSERM précise que:

En revanche, (…) ont un réveil provoqué en période scolaire

Lire une étude nécessite de prendre du recul sur celle ci, et surtout de ne pas se concentrer sur les parties qui vont dans notre sens. La phrase juste avant le paragraphe que vous citez dit:

INSERM a écrit :

C’est  ainsi  qu’il  a été montré que,  dans  la  semaine traditionnelle française (4 jours et demi de classe, dont le samedi matin), les nuits du mardi au mercredi et du samedi au dimanche sont plus longues que les autres nuits de la semaine, dans la mesure où les enfants, en congé, peuvent se lever plus tard dans la matinée (Testu, 2000). Grâce à ce processus de régulation, un manque occasionnel de sommeil n’aura pas, ou peu, de conséquences sur  les  comportements  scolaires.

Vous êtes libre de vos lectures, je ne commente ici que parce que vous m’avez donné un exemple.

Savez vous que, pour la primaire, l’équivalent de savoir d’une journée de 7 heures à l’école est transmis en 1h à 1h15 en IEF ? Cette différence là est pour moi toute la richesse de l’IEF, et paradoxalement, je suis convaincu que mon enfant passe plus de temps avec d’autres gens dans une semaine (en excluant sa famille) qu’un enfant à l’école.

Ca n’est en rien spécifique à l’IEF. J’instruis mon enfant par moi-même à raison d’une quarantaine de minutes par jour, presque tous les jours. Il vient de passer une classe, et est en avance supplémentaire de un à deux ans sur les programmes de maths et français.

Mais 7 heures d’école n’apportent pas que des savoirs, surtout en primaire. Se limiter à cette part de l’instruction à l’école est réducteur.

doubletrouble a écrit :

Je m’interroge aussi sur la leçon du vol des jouets à moins de 6 ans. Quelle est la réaction souhaitée ?

Il n’y a pas de réaction souhaitée. Il y a la réaction qu’il a, les sentiments qu’il ressent, et la présentation des différentes réactions possibles, pour qu’il puisse avoir davantage de choix la prochaine fois.
Ca permet aussi de mieux comprendre son enfant par la façon dont il réagit la première fois puis les suivantes.

Qu’il accepte avec le sourire, comme on est censé accepter les squatteurs ? Qu’il dénonce son petit camarade à la maîtresse ? Qu’il négocie avec son vocabulaire d’enfant de 4 ans pour récupérer son bien ? (c’est plus vers ça que je pencherais) Qu’il vole les jouets des autres puisqu’on vole les siens ? Qu’il règle ça "entre hommes" avec le voleur à la récré ?

Je lui a effectivement mentionné toutes ces possibilités, mis à part la première… car c’est celle qu’il a adopté par lui-même, à mon grand dam.


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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#94 29/01/2021 21h20

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Faith a écrit :

Lire une étude nécessite de prendre du recul sur celle ci, et surtout de ne pas se concentrer sur les parties qui vont dans notre sens.

De quel recul me parlez-vous ? Le chapitre pris dans son ensemble:

Toujours à propos du sommeil, il faut souligner chez les êtres humains et plus particulièrement chez les jeunes enfants, la faculté de réguler leur durée de sommeil nuit par nuit. C’est ainsi qu’il a été montré que, dans la semaine traditionnelle française (4 jours et demi de classe, dont le samedi matin), les nuits du mardi au mercredi et du samedi au dimanche sont plus longues que les autres nuits de la semaine, dans la mesure où les enfants, en congé, peuvent se lever plus tard dans la matinée (Testu, 2000). Grâce à ce processus de régulation, un manque occasionnel de sommeil n’aura pas, ou peu, de conséquences sur les comportements scolaires. En revanche, une privation régulière de sommeil, liée à des emplois du temps inadaptés, nuira au développement psychologique et physiologique de l’élève. Malheureusement, l’école maternelle ou primaire débutant tôt le matin, trop de réveils sont provoqués. Ainsi, par exemple, pour les 6-7 ans, 46 % des « gros dormeurs nocturnes » (11 h 17 à 12 h 13 de sommeil) et 20 % des « petits dormeurs nocturnes » ont un réveil provoqué en période scolaire.

Je ne sais pas le recul qu’il faut pour comprendre qu’un nombre certain d’enfants souffrent de ces réveils matinaux. Mais peu importe cette publication ou les autres, je n’ai pas la vérité absolue et vous non plus. On ne fait que choisir en fonction des éléments à notre disposition.

Faith a écrit :

Ca n’est en rien spécifique à l’IEF. J’instruis mon enfant par moi-même à raison d’une quarantaine de minutes par jour, presque tous les jours. Il vient de passer une classe, et est en avance supplémentaire de un à deux ans sur les programmes de maths et français. Mais 7 heures d’école n’apportent pas que des savoirs, surtout en primaire. Se limiter à cette part de l’instruction à l’école est réducteur.

Vous semblez être pleinement investi pour votre enfant et je ne peux qu’être en phase avec cela. Mais votre enfant a donc sa journée d’école et une session complémentaire le soir ? Quel temps lui reste-t-il pour les loisirs ? A ces jeunes âges, ces moments sont essentiels. Je ne vous juge pas, je ne fais que poser une question (car vous l’aurez compris, le temps pour soi est une valeur importante pour moi).

Dernière modification par Menethil (29/01/2021 21h24)

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#95 29/01/2021 22h05

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Menethil a écrit :

Je ne sais pas le recul qu’il faut pour comprendre qu’un nombre certain d’enfants souffrent de ces réveils matinaux.

D’après ma compréhension de ce passage, seulement ceux qui ne peuvent pas compenser avec les 3 nuits où ils n’ont pas école le lendemain en souffrent.

Mais votre enfant a donc sa journée d’école et une session complémentaire le soir ?

Il a sa journée d’école, jusqu’à 16h30, gouter, les devoirs pour l’école dans les 20 minutes, puis mes devoirs dans les 40 minutes.

Quel temps lui reste-t-il pour les loisirs ?

Il a 1h avant le repas, 2h après… et surtout, il a 8 heures d’école.

Je ne vous juge pas, je ne fais que poser une question (car vous l’aurez compris, le temps pour soi est une valeur importante pour moi).

Merci de soulever le point, c’est en effet important.
De mon point de vue, l’école est un endroit où on profite énormément de son temps pour jouer et profiter de ses amis.


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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[+1]    #96 29/01/2021 22h17

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Menethil a écrit :

Savez vous que, pour la primaire, l’équivalent de savoir d’une journée de 7 heures à l’école est transmis en 1h à 1h15 en IEF ? Cette différence là est pour moi toute la richesse de l’IEF, et paradoxalement, je suis convaincu que mon enfant passe plus de temps avec d’autres gens dans une semaine (en excluant sa famille) qu’un enfant à l’école.

Magnifique. L’IEF c’est génial : on apprend 7 fois plus vite qu’à l’école. Et en plus, les enfants sont plus socialisés que ceux qui vont à l’école. A ce niveau, ce n’est plus de l’efficacité. C’est de la magie noire.

A mettre en regard avec les extrémistes de l’autre coté : les enfants en IEF sont isolés, asociaux, voire traités comme de petits animaux de compagnie (si si, j’ai trouvé des proses de cet ordre, sur Internet).

Les deux argumentaires se valent sans aucun doute. Et chaque coté produira évidemment des études scientifiques à l’appui de leurs thèses. Comme on dit, ils vont ’sourcer’ leurs posts, les étayer.

Sinon, le sujet de la file n’est pas ’l’IEF : c’est génial ou nul? / supérieur ou inférieur à l’école?’ mais ’l’IEF : une liberté menacée?’.

Dernière modification par carignan99 (29/01/2021 22h40)

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#97 29/01/2021 22h39

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Pardon Carignan99 si mon témoignage ne nourrit pas la file. L’IEF n’est en rien de la magie noire, c’est un engagement complexe pour des raisons financières évidentes, mais aussi parce que cela demande un engagement total pour les parents (surtout dans les jeunes années), parents qui ont une grande responsabilité sur les épaules. Ca n’est pas simple du tout, ça ne convient pas à tous, et de loin.

Mon but était d’exposer mes raisons de penser que l’IEF est une richesse et les possibilités offertes par cette liberté, afin de rééquilibrer un peu la balance que nos gouvernants font pencher dans l’autre sens (lors du vote en commission spéciale, nous avons eu le droit à "enfant sauvage" pour désigner nos enfants).

Pour revenir au projet de loi, les amendements qui seront vu en séance sont disponibles depuis quelques heures. On se dirige lors des votes du 1er au 15 février en séance plénière vers de légères améliorations du texte dans les tuyaux, avec:

- De la part de la rapporteuse Brugnera, une possibilité de recours offerte aux parents en cas de refus par l’administration,
- Des amendements MODEM, avec le soutien d’une partie des LREM, pour supprimer les exceptions à la demande d’autorisation. La demande d’autorisation serait possible pour chaque famille, sans restriction, et les conditions d’acceptation seraient définies avec le Conseil d’Etat.

Les amendements de suppression de l’article 21 n’engagent, d’après les décomptes que j’ai vu, que 194 députés (avec plus de 80 LR et 24 LREM quand même).

A noter que M.Blanquer était censé travailler sur un amendement sur l’article 21, qui devait préciser d’avantages certaines exceptions à l’interdiction. Mais il n’est à l’heure actuelle pas encore déposé…

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#98 29/01/2021 22h47

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Franchement, quand vous nous expliquez que l’IEF ça permet d’apprendre 7 fois plus vite qu’à l’école (et suggérez de façon plus ou moins explicite qu’un enfant en IEF est mieux socialisé qu’un enfant à l’école), le fait que ça nourrisse ou pas la file n’est même plus le sujet. Ça apporte juste de l’eau au moulin des quelques anti IEF qui doivent traîner ici et là.

L’expression "d’enfant sauvage" que vous soulignez (je n’en avais pas entendu parler dans le contexte parlementaire mais puisque vous le dites, je vous crois sur parole) n’est jamais que le pendant de vos affirmations. Ça relève du même tonneau.

Triste.

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#99 29/01/2021 23h19

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Mon enfant n’apprend pas 7 fois plus vite, cela prend juste moins de temps à un adulte de transmettre la même quantité de savoir à 1 enfant qu’à 30 enfants, sans faire la police et en ayant des supports adaptés à ses besoins et rythmes propres. Nous sommes sur un forum qui partage des optimisations diverses et variées, je m’étonne qu’un tel argument vous semble à ce point fallacieux.

Concernant la socialisation, c’est certainement dû à ma définition de cette dernière; je considère que la vraie altérité est de rencontrer l’ensemble des strates de notre société (jeune, vieux, enfants) et l’IEF offre cette possibilité (en menant une vie normale et avec quelques activités extérieures chaque jour). A l’école, la structure est un adulte et des enfants du même âge, vu que c’est la façon avec laquelle on définit les classes. A mes yeux, cette structuration de l’éducation est avant tout pour faciliter le travail des enseignants que pour un quelconque intérêt des enfants.

Encore une fois, la liberté et le libre choix doivent primer, quelque soit votre avis. Je respecte pleinement les gens qui sont contre l’IEF, tant qu’ils ne m’empêchent pas d’exercer cette liberté. Mais que vous mettiez mes propos dans le même tonneau que l’insinuation "d’enfant sauvage" fait par le ministre de l’éducation en exercice à nos enfants me gêne quand même.

Dernière modification par Menethil (29/01/2021 23h36)

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[+1]    #100 30/01/2021 00h39

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En fait, je comprends ce que veux dire Menethil, mais il ne faut pas le voir avec une approche scolaire ou évaluatrice.

J’amène une citation antérieur (#74)

doubletrouble, le 18/01/2021 a écrit :

Qu’il puisse explorer une passion soudaine pour l’égyptologie sans passer pour un "zarbi" ou un intello.

On ne parle pas vraiment de vitesse d’acquisition mais de passion et donc de concentration sur un sujet.

Pour un cas plus courant pour les jeunes parents : vous accompagnez votre enfant à l’acquisition de la marche, mais vous ne le forcez pas à marcher!
Cet apprentissage par lui-même accompagné par ses parents est bien plus efficace que le forcer à marcher de la façon et au moment où on lui dit de le faire!
D’ailleurs, je crois (et j’espère) que personne n’irait forcer son enfant à marcher, car il vient de souffler sa bougie, donc c’est le moment!

Donc pourquoi la marche, qui est un acte quotidien et omniprésent est considéré comme un non apprentissage, alors que la découverte de l’écriture, de la lecture, de la musique, etc devrait être professionnalisé systématiquement et légalement ?

Par exemple, l’apprentissage de la lecture ou de l’écriture est passionnant pour un enfant!
Mettez vous à sa place, du jour au lendemain, il transforme ses gribouillis en histoire et n’a plus besoin de papa/maman pour lire une histoire!
Par contre, contraignez le à apprendre à un moment où il n’est pas en phase (car d’autres passions en tête), et ça fait des réticents à l’écriture ou à la lecture.


Pour l’anecdote, on parle maintenant de burn out scolaire.
A priori la performance a tout prix, dés la maternelle tend à aggraver le phénomène.



Coté perso, je vais être clair : d’après la sacro-sainte norme, mon schtroumpf a des retards, et des points d’avances. Un peu comme tout les gosses qui n’avancent pas linéairement.
D’ailleurs, il tourne en bourrique notre pédiatre en validant certains compétence des 3 ans sans valider les étapes initiales…
Mais bon, la sacro-sainte norme, il nous a appris dés sa naissance, qu’elle était décorative, culpabilisante, agressive et au final, inutile!


Pour finir, je suis d’accord avec carignan99.
Le concours de la plus grosse c’est vite lassant!

Par contre, côté ief, y a quand même un ras le bol des insinuations et dénigrement permanent du gouvernement!
Pour la citation des sauvages :

M. BLANQUER le 22/01/2021 devant l’assemblé nationale a écrit :

La première des libertés de l’Homme, c’est d’interagir avec les autres hommes.
Quand il n’y a pas cette liberté-là, on devient un enfant sauvage.

Bien sûr cette remarque parait anodine, mais rajoutez le sous entendu récurent que les enfants en ief, sont asociaux et ne voyent jamais personne, ça fait tilt!

Allez pour le fun, je rajoute la réponse d’un de nos députés : le député de la Marne Charles de Courson (qui d’après ce que j’ai trouvé sur lui a un historique familiale contre les nazis).
Il répondait à la comparaison du gouvernement sur le fait que l’ief est strictement interdit en Allemagne. (enfin cette citation et d’autre, mais le site de l’assemble, c’est plus sérieux)
Donc c’était tout à fait possible en France 

Charles de Courson le 22/01/2021 a écrit :

Et connaissez-vous le cas allemand ? C’est le régime nazi, en 1938, qui a supprimé l’instruction en famille […]. Donc, surtout, n’évoquez pas le cas allemand

Donc on attribut le point godwin à l’initiateur de la comparaison, M. BLANQUER.

Voilà pourquoi du côté ief, on commence à saturer : à chaque fois que le gouvernement parle du sujet, c’est pour insinuer, dénigrer, mentir, etc.
Edit : d’ailleurs, les associations ief attendent toujours les chiffres de l’ief sur lequel le gouvernement se base pour sa loi.
Pour le moment, c’est une loi sans chiffre, donc sans cause, donc juste à la tête du client…

Les seuls chiffres disponibles sont ceux issus des associations ief, dont voici l’infographie :

Dernière modification par gunday (30/01/2021 09h19)

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