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#51 06/09/2020 11h02

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Bonjour,

Il y a déjà de très bons conseils pour augmenter ses revenus.
Dans le cadre du salariat, j’ajouterais qu’il faut être capable d’identifier des entreprises en croissance d’effectif, ou basculer dans une équipe qui se développe Cela permet tout simplement d’accéder à de nouvelles opportunités de management, et donc à des salaires plus élevés.
Mon premier vrai poste de manager a été obtenu en changeant de voie dans une entreprise de distribution pour rejoindre le dépt e-commerce appelé à se développer. Un peu de chance avec une opportunité qui se crée et la reconnaissance de mon travail ont fait le reste.
Cette première étape est cruciale pour développer son salaire, car sinon on reste cantonné à des postes d’executant, contributeur individuel dans la novlang du management.
J’ai commencé à 33k€ en début de carrière et j’ai quadruplé depuis.

Le réseau compte: mes 2 mobilités sont liées à d’anciens managers qui m’ont contacté. Il suffit de voir l’importance qu’a pris LinkedIn, et même sans LinkedIn, le bouche à oreille reste très important, notamment dans les campagnes.

Le secteur est crucial: pas de fortune à attendre dans les secteurs à faible marge, ou là où la concurrence entre postulants est rude. On gagne plus chez Google que chez Carrefour…

Enfin, je trouve que l’on jette toujours la pierre aux fameuses « castes », mais il faut pas oublier qu’avant d’entrer dans une école, ingénieur ou commerce, il faut tout de même avoir travaillé pour avoir un bon parcours scolaire avec potentiellement 2 ans de classe prépa aux concours.
Je connais quelques « emmerdeurs«  pendant ma scolarité
qui ont passé plus d’heures au babyfoot du café du coin qu’à faire leurs devoirs. :-)

Par ailleurs, la France est réputée pour ses ingénieurs, dont le rapport qualité/coût études est plutôt bon!

Dernière modification par FastHand (06/09/2020 11h04)

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#52 06/09/2020 12h00

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FastHand a écrit :

Le secteur est crucial: pas de fortune à attendre dans les secteurs à faible marge, ou là où la concurrence entre postulants est rude. On gagne plus chez Google que chez Carrefour…

Non seulement le secteur est important en terme d’évolution salariale, mais il contribue aussi pour le fameux Plan d’Epargne Entreprise : il vaut mieux avoir des actions EssilorLuxottica avec abondement, que des actions Société Générale

Des cadres moyens sans dons particuliers ont pu développer un patrimoine important rien qu’avec leur PEE, en travaillant pour la bonne société, dans le bon secteur.

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#53 06/09/2020 12h49

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Pour ma part, et comme pour tous les fonctionnaires, la seule possibilité d’augmenter ses revenus d’activités est de passer les concours (soit en interne , ou en externe).

C’est même la raison de mon choix pour la fonction publique, la possibilité de monter dans la hiérarchie, et également d’avoir une possibilité de mobilité géographique et fonctionnelle.

Beaucoup vont dire que les salaires dans la fonction publique sont vite plafonnés, pour ma part, je vise un concours A+ me permettant de finir ma carrière avec une rémunération proche de 6 000 nets ( avant impôts), ce qui me suffirait largement.

Bien évidement ce mode de promotion a ses limites, seule la réussite aux concours est valorisée, la qualité du travail de tous les jours n’a aucun impact ( on ne gagne pas plus à bien travailler qu’à être faignant, ce qui est une véritable aberration).

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[+1]    #54 06/09/2020 21h12

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Je suis également un membre de la caste des plus hauts diplômés. Et même du top  puisque j’ai été payé pour faire mes études dans les toutes meilleures formations françaises,  en l’échange d’un engagement de 10 ans au service de l’Etat. 

J’ai fait un choix de carrière dont je savais pertinemment qu’il ne serait pas extremement rémunérateur parce qu’il impliquait d’être plus de 45 ans au service de l’Etat dans un secteur où il est le plus souvent en mode "limitation des coûts" .Je ne regrette pas mes choix, disons que j’en assume les conséquences,  mais j’avoue que le système universitaire français me pèse(*). Plus finalement que le salaire brut à 5 chiffres faibles primes incluses, qui serait un problème à Paris mais pas en province.  L’expatriation n’était pas possible sans faire voler en éclats la vie de famille. 

Le diplôme pour lequel j’ai le plus de respect -et de très loin- est le doctorat.
En France, c’est un point noir sur les CV. Ce n’est pas le cas dans d’autres pays européens comparables,qui ne vont pas plus mal et ou les systèmes universitaires vont beaucoup mieux.

Bien sur, 10 ans après l’obtention du diplôme, celui ci perd une partie de sa signification. Pas tout.

Le diplôme n’existe que comme certificat d’une capacité à effectuer un certain type de travail et à acquérir rapidement  un certain type de capacités professionnelles.   Parce qu’on n’apprend vraiment les choses qu’en les faisant. 

Le processus de transition études/vie pro est facilité par les stages ou l’alternance, mais c’est au prix de la qualité de la formation initiale. Qu’on le veuille ou non.

Ca peut toutefois se rattraper partiellement avec de la formation continue - qui est aussi recommandable avec une formation initiale classique et une petite expérience professionnelle. Ça demande beaucoup d’efforts au salarié.  Les entreprises ont des budgets pour ça (quand ça va bien) mais il y a un gros risque pour elles qui est de voir rapidement partir les salariés dont elles ont financé ou cofinancé la formation.   
Moyennant quoi , la fc est un jeu ou tout le monde gagne globalement. Mais qui demande beaucoup d’efforts.

Une chose qui dure plus que 10 ans est le réseau des anciens élèves, qui permet d’avoir une vision transversale du système socio-économique dans lequel on opère  et d’avoir vent d’opportunités. C’est un atout assez considérable en milieu franco-français.

Cependant il existe des structures de cooptation des élites similaires  ailleurs, notamment en Grande-Bretagne (où elles ont un côté particulièrement oppressant) aux États-Unis et en Extrême-Orient (qu’est-ce que le PC chinois?). 

Le système socio-économique français se caractérise aussi par une redistribution fiscale massive qui limite les possibilités d’enrichissement pour les salariés qualifiés.   Les effets sont à mon avis plus puissants que ceux des castes.

(*) Une petite voix venue de l’enfance, qui récitait à la petite école  un poème de Robert Desnos,  me sussure: "Un fonctionnaire français atteint de phobie administrative, ça n’existe pas, ça n’existe pas. Et pourquoi pas?"

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#55 07/09/2020 03h41

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Tomalegrand a écrit :

Pour ma part, et comme pour tous les fonctionnaires, la seule possibilité d’augmenter ses revenus d’activités est de passer les concours (soit en interne , ou en externe).

C’est même la raison de mon choix pour la fonction publique, la possibilité de monter dans la hiérarchie, et également d’avoir une possibilité de mobilité géographique et fonctionnelle.

Beaucoup vont dire que les salaires dans la fonction publique sont vite plafonnés, pour ma part, je vise un concours A+ me permettant de finir ma carrière avec une rémunération proche de 6 000 nets ( avant impôts), ce qui me suffirait largement.

Bien évidement ce mode de promotion a ses limites, seule la réussite aux concours est valorisée, la qualité du travail de tous les jours n’a aucun impact ( on ne gagne pas plus à bien travailler qu’à être faignant, ce qui est une véritable aberration).

Dans l’EN/ESR c’est quand même très difficile pour arriver à 6000 net ou plus. 

Il faut supposer une rémunération Hors échelle A +30% de primes ou d’heures supplémentaires.  Les profs de maths en sup ou spé  sont les seuls à y pretendre.

Sinon il y a:   Hors échelle É + 15% de primes (PU classe ex 2 étant de plus VP statutaires d’une université ou président d’université, recteurs, hauts-fonctionnaires), Hors échelle F voire  G ainsi que les PUPH. On n’accède pas du tout aux emplois en question par les voies que vous décrivez.

PU Ex2 avec la Pedr (ce qui n’est pas garanti du tout) 5600, sans Pedr 5250. +3% à Paris. Il faut un très bon dossier recherche ou en matière d’administration universitaire. Pour ça il vaut mieux n’être pas complètement feignant. Les promotions sont au mérite. Pour les avoir "vite", c’est même un peu le parcours du combattant.

Il y a moins de 2% de l’EN/ESR qui finit au dessus de 5000 net et moins de 1% au dessus de 5500. Dans ce lot, vous aurez du mal à trouver  des feignants.

Il y a un peu plus de monde qui finit au dessus de 4000 net (essentiellement les agrégés, les enseignants-chercheurs et quelques cadres). Dans ce lot-là, où effectivement la promotion à l’ancienneté est la modalité dominante, il y a des feignants ou pour être plus exact des gens totalement démotivés.

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Favoris 1   [+6]    #56 07/09/2020 19h08

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Bonjour à tous,

Sujet très intéressant … ne serait-ce que parce que plusieurs réponses se recoupent, ce qui met en valeur des facteurs qui n’étaient pas forcément "évidents" pour qui n’y avait pas réfléchi. Je ne m’étais par exemple jamais fait la réflexion de l’importance de la marge dans le secteur pro, alors qu’elle est très logique.

Expérience personnelle :


- Faire des gaps salariaux en changeant de boîte : +10 à 15%
Amplement discuté dans les réponses précédentes donc je ne développe pas plus, je me contente de confirmer.

- Se débarrasser du "syndrôme de la bonne élève" = apprendre à dire non : +30%
J’appelle "syndrôme de la bonne élève" : penser qu’en travaillant dur, sans compter ses heures, en faisant les tâches données (voire plus) sans se plaindre ni faire de vague, on méritera et obtiendra "la réussite".
Cette réalisation a constitué un avant et un après dans ma manière de négocier. J’étais en VIE (en gros, un CDD à l’étranger) sur un poste, et devais basculer en contrat local payé quasiment le double sur ce même poste. Je savais combien les 3 collègues précédents étaient payés sur ce poste (le même montant), combien avait été proposé à un autre collègue qui avait finalement refusé le poste (le même montant) le mois précédent donc la somme était bien budgeté, mon travail était reconnu et j’étais très appréciée de mes collègues comme du management, …
Le RH m’a proposé la bouche en coeur un montant 30% inférieur à mes collègues, en pensant que je serais ravie de l’augmentation vs mon VIE. Aucune raison qu’il a pu avancer n’était valable (un collègue avait 4 ans d’expérience de plus que moi, un 2 ans de plus, un 2 de moins, et on leur avait directement proposé ce même montant), … On a eu un dialogue de sourd pendant une demi-heure, où ses "compromis" n’en étaient pas et il me soutenait que ma demande était impossible. J’ai fini par lui dire honnêtement que certes j’adorais le taff et mes collègues, mais il n’était pas question que je sois payée moins pour le même taff, donc s’il ne s’alignait pas, c’était très simple, je rentrais en France.
Il s’est aligné.
Dans ma boîte suivante, j’ai négocié sans scrupule. A mon arrivée, ma manager a fait un scandale car j’étais payée presque autant qu’elle (alors qu’elle avait 10 ans d’expérience de plus que moi et était très reconnue) : elle a obtenu une augmentation de +20% dans la foulée, et a conclu "il ne faut jamais réclamer, il faut juste bien faire son taff et l’augmentation finira par arriver". J’en ai conclu exactement l’inverse.
Cela peut paraître évident pour beaucoup, mais c’est très difficile de l’entendre pour ceux touchés par le "syndrôme de la bonne élève", donc je me permet d’insister. Notamment pour les quelques femmes (plus concernées) qui peuvent lire ce sujet ; mais pas que smile Ce n’est pas "sale" de vouloir être bien payé pour son taff, au contraire, ça montrera simplement que vous êtes conscients de votre valeur.

- Passer indépendante : +100%
Apparemment cas fréquent sur le forum smile
J’ajouterai juste que le domaine de l’informatique recrute particulièrement : je voulais à l’origine sonder le marché en contrôle de gestion (mon domaine d’activité de l’époque) et j’ai été presque immédiatement recrutée en AMOA (en gros, de l’informatique), alors que je n’avais aucune expérience/formation là-dedans. J’avais en revanche déjà travaillé dans la boîte, et une bonne lettre de recommandation (en contrôle de gestion).
Pour moi, l’augmentation est telle qu’elle compense largement les quelques malus : même en bossant pour une boîte qui paye peu et particulièrement impactée par la crise (donc pas de paye 5 mois sur 12), je vais quand même gagner plus que si j’avais bossé en tant que salariée toute l’année… Les inconvénients principaux selon moi : il est compliqué de louer un appart ou d’obtenir un emprunt les 2 premières années d’activité, ou de passer manager (mon plus grand regret).

Parlons peu parlons chiffres (en net mensuel avant impôt) :


- 2013 : 1er emploi en marketing à Paris : 1,9k ; cadre à 40-50h/semaine
- 2014 : VIE à Stockholm en contrôle de gestion : 2,1k ; 35-40h/semaine
- 2016 : CDI à Paris en contrôle de gestion : 3,?k ; cadre à 40-45h/semaine
- 2018 : indépendante en informatique à Paris : environ 6k annualisé ; 35h/semaine
- 2020 : idem, mais négociation de +10% dans le cadre de renouvellement de mission chez le même client

Au final, très contente de mon évolution, qui me permet de gagner plus, en bossant moins d’heures, sur des sujets qui m’intéressent ; et en ayant de l’expérience dans plusieurs domaines de manière à avoir un "plan B" si besoin.

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[+1]    #57 07/09/2020 20h29

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Bonjour,

Personnellement mon employeur à bien compris que pour des raisons diverses j’étais coincé chez lui ; du coup je n’ai plus de possibilité d’évolution depuis 10 ans environ.
J’ai tourné la chose dans tous les sens et fait quelques opérations à la marge, dans le respect des lois etc détaillées sur le forum par le passé (en synthèse achat vente RP et division, bénéfice à comparer avec des revenus pro bien taxés ?).
Mais bon, comme je l’ai en travers, j’ai trouvé comment gagner plus : en faisant en 20h00 ce qui prends le double à mes collègues. Et surtout en n’en faisant rien transparaître. Intellectuellement j’y vois une stimulation salvatrice.

Du coup j’ai pas mal de temps pour mes proches et mes loisirs, ce qui finalement rentre bien dans le sujet de cette file et surtout dans l’esprit du forum (ou alors j’ai loupé une marche !).

Edit : attention, moralement je suis plutôt sérieux travailleur etc (hélas) et en arriver là n’est pas "facile" vis à vis de mes valeurs, mais aller bosser avec la colère au ventre était encore moins supportable.

Dernière modification par Iqce (07/09/2020 20h47)


Tant que t'as pas vendu t'as pas gagné. Mais t'as pas perdu. Mais t'as pas gagné. Mais…Oh zut fait @*

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#58 21/09/2020 18h26

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Merci pour vos retours à tous, c’est assez intéressant.

Je souhaiterai juste préciser un point concernant les salaires annuels, en école d’ingénieur, on parle en salaire annuel brut. Pour un premier poste, disons qu’on vise plus ou moins 30k€/an , ça fait 2500€/mois.
Soit 1875€ net/mois.
Le salaire net médian en France est de 1789€ net/mois dans le secteur privé. Soit 28,7 k€ brut/an. (en tant que cadre).

Donc en fait 30k€ brut/an ce n’est pas incroyable du tout, sachant que le salaire médian est de 28,7k€.
Sachant que les études d’ingénieur c’est 5 ans après le bac. Ce n’est pas forcément la voie la plus rapide vers l’indépendance financière.

Il faut aussi regarder le salaire horaire. Car avoir le même salaire mensuel en faisant 35 h ou 45 h par semaine ce n’est pas du tout la même chose.
A cela ajouter le temps de trajet.

Si vous faites 40h/semaines mais seulement 30 minutes de trajets par jour, il vous reste du temps pour les loisirs, ou pour faire un autre job, comme rénover votre maison.

Personnellement c’est un peu la question aujourd’hui que je me pose, faire un boulot moins payé en France (par rapport à la Suisse), mais j’en profite pour m’installer dans une région où l’immobilier est moins cher et où les loyers sont correctes. Disons une rentabilité de 5% net contre 2% net proche de la Suisse.
Et rénover sa résidence principale puis la revendre. Cela permet de ne pas faire la même chose toute la journée derrière un pc en général.

Voilà quelques éléments (sachant que je pense le meilleur moyen de devenir indépendant financièrement est d’être frugal, mais c’est hors-sujet ici :p)

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#59 21/09/2020 18h34

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Mon école annonce 39k de salaire en sortie d’école et
- c’est pas la meilleur
- ça monte quasi systématiquement les premières années

Ingénieur c’est pas médecin, mais je vous trouve un peu négatif..

Il y a une limite aux coupes qu’on peut faire dans son budget, mais "aucune" limite aux revenus qu’on peut chercher.

Message édité par l’équipe de modération (21/09/2020 22h41) :
- suppression de la citation du message immédiatement précédent

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Favoris 1   [+1]    #60 21/09/2020 19h19

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LoopHey, le 04/09/2020 a écrit :

Manu99 a écrit :

Parlant allemand et français, j’ai tâté le terrain avec un poste en Suisse il y a 18 mois. J’avais demandé 130 000 francs suisse…. Le DRH avait tiqué un peu mais m’a dit qu’une proposition pas si loin me serait faite. J’avais calculé en déduisant les impôts, les avantages que je perdais (voiture de fonction ici), le coût de la vie en Suisse par rapport à la Pologne pour une famille avec 2 enfants, et le fait que ma femme ne pourrait pas travailler là-bas à court terme (elle ne parle que anglais), on avait un reste à vivre en Pologne plus important qu’en allant en Suisse. Je n’ai donc pas donné suite.

Il n’y a pas vraiment d’intérêt à vivre en Suisse si ce n’est le super cadre de vie. L’avantage majeur de la Suisse (un peu comme au Luxembourg), c’est que l’on peut rester vivre en France pour exploiter le GAP financier entre les deux pays. C’est un sacrifice en temps de trajet, c’est sur, mais le jeu en vaut la chandelle.

Bonjour,

Je ne partage pas votre avis. Ayant été expatrié pendant plus de 2 ans à Genève, et ayant vécu dans Genève, j’ai trouvé un cadre de vie exceptionnelle et une rémunération me permettant de vivre très confortablement dans ce pays. A l’inverse, je trouve dommage de vivre dans les cités-dortoirs pour expatriés et de faire la route pour gratter quelques euros. Il faut profiter de la vie ! Et le temps passé sur la route, ainsi que le risque y afférent, ont un prix.

Pour répondre au sujet, j’ai augmenté mes revenus en changeant d’employeurs très régulièrement.

Petit résumé (salaires packagés tout compris)
2012: Sortie d’école avec DEC (Expert-comptable) et diplôme d’école de commerce
2012-2015: Auditeur financier à Paris 40k€ > 45k€
2015-2016: Conseil financier à Paris 55k€ > 65k€
2016-2019: Conseil financier à Genève 110k CHF > 135k CHF (120k€)
Depuis 2019: CFO à Paris 100k€

Le retour à Paris a été motivé par une faible émulation professionnelle (c’est un euphémisme) à Genève, malgré un cadre de vie exceptionnel.
Aussi, pour remettre les choses en perspective, le salaire suisse n’inclut quasiment aucune cotisation retraite ni maladie donc il n’est pas comparable en l’état avec un salaire français.

En conclusion, je ne pense pas que l’on puisse être riche en étant salarié sauf à des postes très spécifiques. L’entrepreneuriat/l’exercice en indépendant est la piste que je privilégie pour l’avenir.

Bien cordialement,


https://ipalio.com/ - Simulateur immobilier 100% gratuit et sans inscription !

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#61 21/09/2020 19h30

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ipalio a écrit :

Aussi, pour remettre les choses en perspective, le salaire suisse n’inclut quasiment aucune cotisation retraite ni maladie donc il n’est pas comparable en l’état avec un salaire français.

Ceci est un point intéressant à relever effectivement. Une comparaison "à niveau de protection équivalent" serait nécessaire (cotisation chômage, retraite, santé).
Toutefois elle reste assez compliquée en pratique et surtout très largement spécifique aux besoins personnels et/ou familiaux.


Bien à vous, Dooffy

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#62 21/09/2020 19h37

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Mon école (INP) vise 36 k€/an.

Mais d’après les retours que j’ai, et en incluant large, disons que 30k€/an est un minimum.

Et je ne suis pas négatif, j’essaie juste de comparer les chiffres entre-eux. Quand je parle à des gens qui ne sont pas ingénieur ils ne parlent pas en salaire brut annuel, mais en salaire net mensuel.
Je fais cela pour qu’on se comprenne mieux smile

Sur les gens que je connais, qui ne cherchent pas spécialement l’argent, ils arrivent aux alentours de 45 k€ à la trentaine, voir 60k€ à la fin de la trentaine.

(Aller voir ici mrmoneymustache.com pour la frugalité smile

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[+1]    #63 21/09/2020 21h20

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J’ai remarqué que bien souvent le critère de salaire en sortie de l’école est évoqué dans les plaquettes marketing. Un autre critère potentiellement plus important à mes yeux est le taux d’étudiant ayant décroché un CDI avant le diplomation et/ou sous 3 mois suivant la diplomation.

Quand on lit les notes de bas de page, on se rend aussi compte que chaque école à sa façon de présenter ces chiffres. Les comparaisons iso-périmètres sont impossibles (sans parler des écoles multi spécialités et/ou généraliste qui mettent tout le monde dans le même sac voire qui ne font de la pub que sur les sections qui sont le mieux payées (et généralisent par omission).

INP est à considérer comme une bonne école CCP (à mon époque) - ne serait-ce parce qu’elle est à Grenoble :-)
Les 36 k€ évoqué en 2020 (soient 15 après ma diplomation - la vache) me parait être le bon salaire. Ne pas oublier aussi qu’un diplômé d’INP qui prend un poste à Paris, surtout s’il entre en conseil pourrait avoir une meilleur rémunération.
A l’inverse, il y a de nombreuses écoles "de province", moins bien cotées, avec un emploi à la clé en province, à 27 k€.
On conviendra ensemble que c’est honnête pour un début de carrière (comprendre zéro expérience, tout à apprendre et pas humble pour un sous la plupart du temps :-)). Et pas de crédit de 30 000 € d’école de commerce à rembourser.
La première paye est équivalente (voire supérieure) à celle de plus de la moitié de la population française en âge de travailler (et il s’agit du point de départ). Ce n’est pas rien.

Sur les concepts de bruts annuels: Je vous rejoins, quand on prend l’ascenseur social et qu’on s’interroge sur les prétentions salariales en sortie de cursus, on parle annuel, brut (et parfois même package). Ça change de notre net mensuel pour lesquels on a eu l’habitude de passer nos mois d’été et nos stages.

Pour l’anecdote: je me souviens d’une soirée d’intégration de mon ancienne école ou l’on avait rencontré une classe de spécialité qui suivait un cursus bien particulier (déjà ils étaient en alternance - en école d’ingé en alternance à l’époque ? -, et en plus ils faisaient de la métallurgie/chaudronnerie - les bougres). Comme ils étaient localisés sur un site distant on ne les voyait presque jamais. Au détour d’une conversation alors qu’on se moquait (gentiment, après tout on était tous futurs ingénieurs) un des collègues a remis l’église au milieu du village d’un coup en indiquant qu’il touchait 2 000 net/mensuels en formation et était assuré de commencer à 3 000 nets en sortie d’école (dans un an) dans leur niche. C’est ce qui s’appelle organiser la rareté.
Après un rapide calcul (pas si rapide après l’apéro) on disait: "ouais bon ok mais en fait ça fait presque autant que nous avec 36 k€"
Et le type de rigoler et de se fendre d’un rapide cours sur les salaires chargés (et aussi sur le fait qu’on était tellement dans l’informatique qu’on pensait que 36k€ écrit sur un bout de papier glacé équivalait à 36 k€ garantis quoi qu’il arrive si une fois le diplôme en poche.
Et le compère d’aller ensuite à sa voiture (car oui le gars avait largement de quoi être véhiculé décemment - nous on était venu en bus à la bonne franquette), nous sortir sa fiche de paie pour nous expliquer comme ça se passe dans la vraie vie (brut vs net), avec des fiches de paie et pas des études statistiques sur combien le type de l’an dernier dont on ne sais pas ce qu’il fait d’ailleurs "déclare" toucher comme salaire). On a refait nos petits calculs, on était virtuellement dans les choux :-)
#backonearth

A partir de cette journée/soirée:
- Je prêche l’alternance comme modèle d’étude chaque jour qui passe
- Je ne me moque jamais de quelque profession que ce soit (surtout quand je ne sais pas de quoi il retourne précisément, ce qui est pratiquement le cas à chaque fois, soyons honnête)
- Accessoirement je bois plus ni Pastis, ni Ricard mais cela n’a rien à voir avec le sujet

Quand je relate cette soirée, c’est probablement un des principaux enseignements que je retire de mes 3 années d’école (bon, les deux stages à l’étranger étaient pas mal non plus, hein).


Bien à vous, Dooffy

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[+1]    #64 21/09/2020 22h22

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De mon côté ça donne ceci:

23 ans: 30k avant impôts
26 ans: 48k avant impôts
30 ans: 82k de base + 48k variable + 8k RSU (actions d’entreprise) avant impôts.

Quelques points importants pour moi:

1) accepter une rémunération plus faible au début est une bonne idée si l’expérience permettra une bonne revalorisation dans le futur. J’avais obtenu 4 offres avant d’être diplômé et j’ai choisi la 2ème la moins rémunératrice.

2) je suis également passé par la case changement d’emploi pour booster la rémunération. Direction un leader d’une industrie de niche dans le médical à hautes marges.

3) négocier est un art qu’il faut absolument apprendre. J’ai fait mes armes dans des brocantes et souks au point d’être capable de négocier il y a peu de temps un poulet dans un supermarché (-30%). C’est fun et ça rapporte.

4) développer des activités entrepreneuriales en dehors du travail afin de maximiser ses revenus futurs.

5) se rendre compte que même en faisant partie du 1er décile de rémunération, on ne vit pas une vie de prince. Donc soit il fait revoir ses envies à la baisse, soit il faut absolument développer d’autres activités, voir point 4).

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#65 22/09/2020 08h52

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Bonjour capital, comment avez vous fait pour augmenter à ce point la rémunération en peu de temps? Qu’entendez-vous par 8K RSU?

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Favoris 2   [+1]    #66 22/09/2020 09h45

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J’ai été bon pendant tout le processus de recrutement:
1) j’ai refusé de parler de mon salaire ou de mes prétentions avant la fin du processus de recrutement
2) j’ai prouvé mon expertise dans le domaine en question pendant les entretiens, notamment en excellant les études de cas
3) j’ai subtilement créé une connexion personnelle avec la direction
4) j’ai créé un sens de l’urgence dès le début du recrutement en expliquant que j’étais à un stade avancé de recrutement dans une autre entreprise
5) j’ai fait jouer la concurrence pour améliorer l’offre qui m’a été faite, tant sur la rémunération que sur le titre du poste à pourvoir.

RSU: restricted stock units. Pendant 4 ans, j’ai pour 8k d’actions de la société qui me sont donnés par an. C’est une pratique assez courante,  avec les stock options, pour les postes de cadre dans des groupes cotés en bourse (Nasdaq dans ce cas).

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#67 22/09/2020 10h07

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redbee, le 21/09/2020 a écrit :

Mon école annonce 39k de salaire en sortie d’école et
- c’est pas la meilleur
- ça monte quasi systématiquement les premières années

Ingénieur c’est pas médecin, mais je vous trouve un peu négatif..[/i]

Les écoles sont en générales très optimistes sur les salaires avancés. Certainement parce qu’elles comptent les salaires parisiens, provinces et étrangers, ce qui n’est pas du tout représentatif de ce que vous obtiendriez en moyenne en province.
Donc si votre école annonce 39k, c’est plutôt ce que vous trouverez à Paris, mais qui correspond plutôt à un 30-35k en province selon le coût de la vie locale.

De plus 39k en sortie, on est globalement sur de l’école de groupe A, pas forcément les meilleures, mais pas si loin, ou alors domaine de niche ou chiffre très gonflé wink

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#68 22/09/2020 10h37

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Kromoz0hm a écrit :

Les écoles sont en générales très optimistes sur les salaires avancés. Certainement parce qu’elles comptent les salaires parisiens, provinces et étrangers, ce qui n’est pas du tout représentatif de ce que vous obtiendriez en moyenne en province.

En effet, c’est un mélange Paris/Étranger/Province.
Mais il me semble que c’est un autre débat: est-ce que le surcoût de Paris est compensé par le salaire + important ?

Si on en reste sur le sujet "comment augmenter ses revenus", on peut dire l’inverse: 39k c’est une moyenne qui inclut province, donc on doit pouvoir chercher + en montant à Paris ou en allant à l’étranger.

Pour mon exemple, il s’agit d’une école du top 20 "école d’ingénieur" de l’étudiant, accessible sur dossier en post-bac. C’est du domaine du possible pour beaucoup de lycéen.

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Favoris 1   [+4]    #69 22/09/2020 13h32

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Auto-modération. Apparemment, ce que j’écris apparaît à certains comme des attaques personnelles et du hors-sujet. Désolé pour le dérangement.

Dernière modification par Bernard2K (22/09/2020 16h57)


Mes deux formations : "rentier immobilier en un clin d'œil" et "marchand de biens en claquant des doigts".

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[+1]    #70 22/09/2020 22h17

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Je vais parler d’investissement et non de salariat:

1/ Multiplier les compléments de revenus.

Un complément de revenus, comme son nom l’indique, est un additif au salaire, au revenu principal. Pourquoi ne pas multiplier, tout simplement, les compléments de revenus?!
Les avantages sont multiples:
- Un ticket d’entrée faible dans le monde de l’investissement.
- Une possibilité d’erreur qui ne nous coutera pas trop.
- Apprendre à investir.
- Retarder (dans l’immobilier) la problématique du taux d’endettement.
- Diversifier les revenus et les sécuriser.

Petit à petit, nos revenus liés aux investissements augmentent et nous pouvons investir plus gros ensuite.

2/ Arbitrer et optimiser

Arbitrer ses actifs est primordial. Après, tout dépend de la stratégie et de l’objectif.
Personnellement, je peux vendre durant une période donnée mon actif le plus cher car j’ai besoin de fonds sur un prochain gros investissement. Mais à d’autres périodes, je vais vendre l’actif qui a la moins bonne rentabilité afin d’optimiser au mieux mes rentabilités. Enfin, concernant l’immobilier, je peux vendre un produit qui est en fin de crédit car fiscalement, il devient moins intéressant avec l’absence d’intérêts d’emprunt .

J’aime avoir une gestion dynamique pour optimiser au mieux mes actifs.

3/ Eviter, si possible, tout intermédiaire.

Un intermédiaire est couteux. En conséquence, je les squeeze bien volontiers. Dans mon cas, j’économise plusieurs centaines d’euros par mois.

Je fais de la gestion en direct de tous mes actifs. Oui, parfois cela peut prendre du temps mais j’économise d’un autre coté. Par exemple, ce matin, j’ai géré toute une matinée la location d’un de mes studios. J’ai enchainé près de 20 appels téléphoniques en 1 heure. J’économise 7% d’agence immobilière.

Autre exemple parmi d’autres, je cible mes investissements immobiliers dans des petites copros avec syndic bénévole. Je suis moi même responsable de syndic pour alléger la note et prendre le contrôle des dépenses.

4/ S’adapter aux niches rémunératrices

Chaque période a sa frénésie, son engouement sur certains actifs. Du fait de mon age, j’ai connu la fièvre du blogging, des parkings, des locations saisonnières ou autres. Je pense que la prochaine fièvre sur le net sera la location de voitures. J’y suis du reste. Surtout que si le carsitting se met en place, les investisseurs vont arriver en masse.

5/ J’avais un point 5 et j’ai oublié …. alzheimer? smile
Dès que je le retrouve, je réédite.

Bien à vous,

jérome


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#71 23/09/2020 12h00

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Businesslife33, tout d’abord merci pour le partage de votre point de vue, je me permet de rebondir sur ce que vous dites concernant le fait que chaque période à son intérêt pour certains actifs ( sujet qui méritais même une nouvelle discussion! )

Sans parler de bourse ou d’immo, je pense personnellement que l’intérêt dans les prochaines années se portera sur :

- L’achat / vente de business web ( drop, e-commerce, blog, affiliation, application mobile etc.. )
- La location de véhicule électrique

Quand vous parlez de location de voiture, vous pensez voiture de luxe? Ou entre particuliers?

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[+1]    #72 24/09/2020 15h21

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Salut à tous,

Sur les conseils de redbee, je viens apporter mon petit grain de sel à ces échanges fort intéressants.
Il est bien évident qu’une bonne remu permet d’atteindre (bcp) plus vite le statut de rentier.

Quand je regarde mon entourage, j’ai bien l’impression que tout se joue au tout début de sa vie pro. L’enjeu est d’être bien informé quand on est encore étudiant pour pouvoir s’orienter vers ces métiers rémunérateurs. Compliqué de bien gagner rapidement quand on est ingé par exemple, métier vers lequel on tend naturellement quand on est plutôt câblé scientifique.
L’autre clé étant bien sûr d’être assez bon à l’école pour avoir le choix.

Les potes/famille qui gagnent le plus sont ceux qui ont fait les bons choix de diplôme ou formation. Et les métiers les plues rémunérateurs sont bien connus (notaire, dentiste, finance, etc…). Ensuite il y a certains métiers qui proposent de super ratios temps libre/remu…. (ne serait ce que dans la fonction publique…)
Encore faut-il les connaître et savoir comment y réussir !
Ce qui est bien dommage est que quand on vient d’un milieu modeste et peu qualifié, on part clairement avec un handicap car notre entourage ne sera pas là pour nous informer quand on a les choix à faire. Personnellement c’est le hasard qui m’a orienté…😅
C’est à nous maintenant de partager activement avec nos enfants.

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#73 25/09/2020 16h48

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- Michaelstaudi: Concernant la location de voitures, je l’effectue par un intermédiaire, une plateforme. Je loue des voitures à des particuliers et ce sont effectivement des voitures d’occasion. Le profil de mes locataires est très variable : L’été, ce sont uniquement des touristes. Hors saison, cela peut être des vacanciers mais pour des courts week-ends et la semaine pour des personnes en formation ou stage, qui n’ont pas de voitures, en déplacement professionnel, pour faire des économies, etc

Concernant la mode des investissements, nous avons pu avoir quelques exemples ces dernières années sur des supports différents avec la location saisonnière dans l’immobilier, la cryptomonnaie ou le blogging. Ces prochaines années, il y en aura d’autres. Si je savais lesquelles, je serai milliardaire ! smile

Personnellement, je vais tenter le dropshipping qui peut être une bonne option pour vendre ses propres produits sur le net à moindre coût. Après, il faut créer des produits, les valoriser puis les vendre. Au final, c’est du marketing, beaucoup de marketing.

Bien à vous,

Jérome


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Favoris 1    #74 05/12/2020 01h26

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J’aimerais revenir sur un point partagé par de nombreux intervenant: l’avantage d’un changement d’entreprise face à une évolution interne.

Vibe a écrit :

Concernant les augmentations de salaire, c’est beaucoup plus facile en changeant d’entreprise qu’en négociant en interne. Mon plus gros gap (+ 20 % pour le même poste) ça a été en changeant de boîte.

serenitis a écrit :

Pour ma part, de mes souvenirs de cette époque, obtenir plus de 10 à 12 % d’augmentation était souvent le plafond de verre d’une promotion interne, pour avoir plus, voir ailleurs

Lollip a écrit :

- Faire des gaps salariaux en changeant de boîte : +10 à 15%
Amplement discuté dans les réponses précédentes donc je ne développe pas plus, je me contente de confirmer.

Nefaste a écrit :

il faudra souvent changer d’entreprise pour monter plus rapidement en grade et salaire.

Cela signifie que, toutes choses égales par ailleurs, un employeur paierait mieux un nouvel intégrant qu’un employé arrivant au même poste par évolution interne ?
J’ai du mal à m’expliquer ce qui est derrière ce phénomène. D’autant plus que la connaissance de l’entreprise devrait en principe avantager l’employé déjà présent.

Il est évident qu’en s’ouvrant à tout un marché on accède à beaucoup plus d’opportunités, mais ce n’est pas le point discuté ici. Vous parlez bien, si ma compréhension est bonne, d’un avantage salarial à postes égaux chez un employeur externe.

Evoluant dans une multinationale comptant des dizaines de milliers d’employés à travers le monde, le nombre de postes ouverts en permanence est assez conséquent et semble permettre une carrière en interne, ce qui m’amène à ce questionnement.

Je conclus par ce message qui semble être le seul à contre courant sur ce point, afin d’alimenter la réflexion:

Evariste a écrit :

Souvent les postes vraiment intéressants dans les grosses boîtes s’obtiennent plutôt en faisant ses preuves en interne, et là le salaire peut décoller beaucoup, mais c’est un investissement davantage long terme.

Changer souvent d’employeurs permet de monter vite au début, mais ça ne permet pas forcément de capitaliser pour la suite car il faudra le temps de refaire ses preuves à chaque fois.

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#75 05/12/2020 01h53

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Effectivement je suis un peu à contre-courant, mais seulement partiellement.

Je suis entièrement d’accord sur le fait qu’à poste égal changer de boîte est probablement le meilleur moyen d’augmenter son salaire.

En revanche, je suis beaucoup plus mitigé sur le fait que changer de boîte permette d’atteindre des meilleurs postes (et donc des meilleurs salaires) à long terme, et je pense même le contraire quand on est déjà dans une très grosse structure. Il me semble alors plus difficile de montrer en grade en changeant d’entreprise, il faut refaire ses preuves, le nouvel employeur ne va pas forcément prendre le risque de donner plus de responsabilités en se basant sur trois entretiens d’embauche.

En tout cas c’est l’impression que je tire de ma modeste expérience de mon cas personnel et de celle de mes connaissances. Ceux qui ont plus souvent changé ont un meilleur salaire sur le même poste mais un "moins" bon poste à moyen terme. Après je suis conscient que ça dépend pas mal de l’industrie et de la culture de la boîte, et puis si on n’est pas bon dans son boulot ça ne marche pas, dans cas il vaut mieux effectivement tenter ailleurs.

Dernière modification par Evariste (05/12/2020 01h59)

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