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#1 06/08/2020 16h44

Membre (2020)
Réputation :   73  

ESFP

Bonjour à tous, je m’explique.

M’adressant plutôt à ceux qui ont un portefeuille <10k€, quoique, je voulais savoir quel pourcentage de votre portefeuille vous gardez généralement en cash, sans valeur dessus. Ceci afin de renforcer sans souci, dénicher une opportunité, etc…

Considérons que vous êtes limités à un dépôt par mois, donc que le moment venu vous ne pouvez pas renflouer votre compte au jour près.

Il me paraissait de bonne facture de garder entre 10 et 20% de cash dans le PEA/CTO, c’est quand même difficile de s’y tenir on est plutôt proche de 5% voire moins.

Mots-clés : cash, cto (compte-titres ordinaire), liquidité, pea (plan d'epargne en actions)

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#2 06/08/2020 17h24

Membre (2020)
Réputation :   57  

Bonjour Rodin,
Je m’étais dit que je garderais 10-15% à la création de mon PF pour pouvoir saisir des opportunités. Mais en fait cela revient pour moi a essayé de timer le marché et je ne suis a priori clairement par le meilleur à cela.
Je préfère donc être investi et j’ai personnellement 5% (qui correspond en fait à 1 mois de dépôt sur mon PEA) "d’avance" en liquidités.

Cela me permet de m’éviter de me faire des nœuds au cerveau, évite un peu le FOMO et vu la volatilité en ce moment …


"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité […] finit par perdre les deux." B.Franklin

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#3 07/08/2020 00h09

Membre (2018)
Top 20 Dvpt perso.
Réputation :   127  

Bonjour,

Mon porte-feuille vaut environ 20k. J’investis en buy and hold sur du très long terme. Je suis novice. Je vise des valeurs de fond de portefeuille que j’espère être très stables.

Pour l’instant, j’ai constitué mon porte feuille. Je ne voulais pas tout investir d’un coup, de peur de faire des erreurs (et j’en ai fait). Donc j’avais tout sur un livret d’épargne et chaque mois je transferais 1/12 ème vers mon PEA pour investir au maximum sur une ou deux valeurs. Entre ce qu’il me restait (trop petit par rapport au prix de l’action que je visais), et la réserve que se garde Bourse Direct, il y avait toujours un reliquat de 2 à 5 % en liquidités.

Maintenant, je transfère vers mon PEA que lorsque j’ai des économies pour cela et j’essaie d’investir au max. Et j’ai toujours un reliquat de 2% environ.

Bref, j’essaie d’être investi au maximum, ne pas avoir de liquidité, mais le fait est que j’ai toujours 2% environ qui lambinent sur le PEA.

🌾🌻🌾🌾

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#4 07/08/2020 01h05

Membre (2017)
Réputation :   99  

Avec un compte sur marge vous pourriez en permance être investi à 100% de votre capital, puis utiliser temporairement 20% de levier pour être investi à 120%. Bien sûr le fléchage fiscal de l’enveloppe PEA interdit ce mécanisme.

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[+1]    #5 07/08/2020 02h50

Membre (2019)
Réputation :   36  

Bonjour à tous,

Perso, je suis toujours investis à 100% pour 2 raisons :
- Comme beaucoup ici, quand j’essaye de timer le marché, cela finit « c’est pas l’homme qui prend la mer mais c’est la mer qui prend l’homme »
- Le fameux coût d’opportunité : psychologiquement, j’ai l’impression que je vais rater la hausse du titre que je souhaite acheter

Bien cordialement,

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[+1]    #6 07/08/2020 08h44

Membre (2014)
Réputation :   204  

Probablement que la question initiale est plus quelle part de liquidités conserver à terme dans son PEA/CTO en fait.

Je rejoins plusieurs amis forumeurs ci-dessus sur le fait que garder une poche de liquidités "au cas où" est une dérivée de market timing.

Dire "je garde 10% de liquidités au cas où" revient à dire "j’accepte que 10% de mon capital soit improductif".
Par ailleurs, que se passe-t-il une fois que cette poche a été vidée (pour le meilleur comme pour le pire)?
Il est très probable que vous ne puissiez plus investir pendant des mois voire des année le temps de reconstituer ladite poche. 10% de 400 k€ font quand même 40 k€, ce n’est pas rien. Lissés sur une année cela revient à mettre en cash 3,3 k€ par mois sans jamais les injecter sur le marché. Il peut se passer beaucoup de choses en une année…
Finalement, en allant au bout de la démarche, investir d’un bloc les n%, c’est aussi s’interdire de faire de futurs achat sur une période toujours assez longue.

La question mérite aussi d’être contextualisée:
- Sommes nous en phase de capitalisation ou en phase de consommation ?
- Sommes nous en plus value potentielle sur les portefeuilles ?
- Quel est le niveau de diversification ?
etc.

Par ailleurs, avoir n% en cash "au cas où" fait courir le risque assez élevé d’investir massivement à un moment (le fameux "au cas où") et se rater statistiquement une fois sur deux en fait.
Ça m’est arrivé sur Unibail Rodamco, Société Générale et Derichebourg récemment (l’avenir nous dira si je me suis réellement trompé ou si c’était un heureux "au cas où" :-))

Investir religieusement son petit paquet mensuel est probablement la meilleure approche. Les "au cas où" sont synonymes de "je suis capable de faire un coup".
Là encore on investit pour du gain en capital, ce qui n’est pas la bonne approche (la bonne étant d’investir pour la cash flow, en tout cas me concernant, et normalement pour tous les lecteurs du forum, s’agissant de rentier en devenir).

En ce qui me concerne je suis (actuellement) à 21,6% de cash, c’est beaucoup trop mais c’est probablement dû au différentiel entre ma capacité d’épargne mensuelle (à laquelle s’ajoute le flux de dividende - si si il y en a encore malgré la tourmente actuelle) et les investissements un peu plus limités en montant mensuels ces derniers mois (voire années).

Le problème est qu’à la différence d’un Berkshire, d’un Microsoft ou d’un Apple, ce cash qui dort et s’accumule, je ne saurais probablement pas en faire un bon usage (i.e. "un coup").
Par conséquent, je vais augmenter mes achats mensuels pour lisser cet investissement à l’avenir.

[EDIT]: Je viens de lire un excellent post (comme bien souvent, s’agissant des interventions de Scipion8) dans lequel une analyse du risque de rester cash est faite, c’est très instructif, mais lisez plutôt.

Déontologie : je détiens une position acheteuse/vendeuse sur une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.

Dernière modification par Dooffy (07/08/2020 08h55)


Bien à vous, Dooffy

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#7 07/08/2020 10h46

Membre (2014)
Top 20 Vivre rentier
Top 20 Immobilier locatif
Réputation :   388  

Je ne garde pas de liquidités non rémunérées sur PEA ou compte titre, mon liquide est mieux placé sur un livret ou une assurance-vie.

La part de liquide dépend de votre répartition patrimoniale et de votre aversion au risque. Elle peut aussi être ajustée en fonction du niveau des indices boursiers.

Pour moi, c’est proche de 30 % de liquide en ce moment et 70 % d’actions par exemple. Ce n’est pas parce que je ne suis pas confiant dans l’avenir de l’économie mondiale, c’est parce que je ne suis pas à l’aise quand mon portefeuille perd 100 000 € en 1 mois. Cela veux dire aussi que je suis attentivement la performance de mon portefeuille. Peut-être de trop près.

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#8 11/08/2020 16h28

Membre (2019)
Réputation :   9  

Bonjour,

Je me suis également posé cette question, ce qui m’a fait penché la balance à réunir le PEA, la banque et les livrets aux mêmes endroits (Chez boursorama).

Ce qui permet en quelques clics d’avoir du cash disponible à mettre sur le PEA

Et ça me facilite gestion et suivi.

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#9 15/08/2020 12h30

Membre (2020)
Réputation :   73  

ESFP

Dooffy, le 07/08/2020 a écrit :

Je viens de lire un excellent post (comme bien souvent, s’agissant des interventions de Scipion8) dans lequel une analyse du risque de rester cash est faite, c’est très instructif, mais lisez plutôt.

J’entends bien tout ce que vous avez dit. Ne pas en avoir permet effectivement de se soustraire de l’envie de faire du market timing.

De mon côté, j’ai un petit problème, j’aime bien me reposer sur des experts, ou à minima des amateurs que je juge bien plus expérimentés que moi sur les sujets,comme vous ou Scipion8 par exemple.

Pour beaucoup, surtout les plus déterminés, dans le caractere "je sais que j’ai raison", c’est difficile à avoir comme manière, pas pour moi j’ai assez d’humilité pour ça.

Le grand inconvenient de cette démarche est que je teste peu de choses par moi même, finalement je ne fais que suivre une pensée dominante, sans vraiment essayer, car d’autres l’ont fait. Donc maintenant que vous avez dit ça, je ne vais plus rien garder en liquide 😂

Dernière modification par Rodin (15/08/2020 12h32)

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[+1]    #10 16/08/2020 09h23

Membre (2014)
Réputation :   204  

Les experts (dont je ne pense pas faire parti encore, un simple qualificatif d’investisseur averti ou éveillé suffiront très largement à me qualifier je pense) ont tous une démarche similaire reposant sur la logique suivante:
- Formation
- Confrontation
- Consolidation
- Formation
- Confrontation
- Consolidation
- Repetita
L’étape de confrontation consiste à mettre en application et à passer à l’action. C’est aussi ce qui permet à des experts de débattre et d’ajuster leur schéma de raisonnement (car ils apportent chacun un système de valeurs et/ou des hypothèse différents).

Le problème avec les experts c’est que dès lors qu’ils s’associent eux-mêmes avec cette étiquette, l’ego prend le pas sur la quête d’apprentissage, c’est un piège redoutable, il vaut mieux, comme vous faites, se baser sur le tangible via les résultats (ici les interventions - credentials et plus elles sont désintéressées plus elle sont sincères et valorisables).

Combien d’experts croisons-nous de nos jours qui ont arrêté d’apprendre des années en arrière si bien que leur expertise en est même devenue obsolète ? Voir par exemple les experts en assurance qui n’ont jamais construit quoi que ce soit de leur mains (je ne jette pas la pierre je constate juste). Ce qu’ils peuvent apporter ce sont les abaques, le nombre de cas couverts qui font qu’à un moment le "à dire d’expert" devient effectivement la somme des expériences passées et le risque de se tromper diminue d’autant, sans toutefois jamais être nul.

Enfin, toujours utile de se rappeler aussi que les conseilleurs ne sont pas les payeurs.

Bref je suis un peu fâché avec le mot "expert", ou plutôt l’usage dévoyé qu’on en fait de nos jours.

Ceci dit, par rapport à la peur de manquer des opportunités en bourse du fait d’avoir du cash qui se trouve sur d’autres supports (Livrets, AV) que les comptes titres, je dirai que cela n’a pas d’importance pour l’investisseur de long terme. Vu sous cet angle, on pourrait aussi proposer la thèse selon laquelle tout le cash disponible ne devrait en fait qu’être du cash de sécurité (les 3 à 6 mois de dépenses) qui ne sera jamais utilisé pour autre chose que faire face aux urgences (donc absolument pas pour investir, et encore moins en bourse à cours terme).
Selon cette analyse, la part de cash est donc le rapport entre les 3/6 mois de dépense et le patrimoine global. S’agissant d’un bloc intouchable j’aurais tendance à le sortir de l’équation. On se retrouve avec une réponse qui est: La meilleure proportion de cash dans un portefeuille est proche de zéro (c’est d’ailleurs assez proche du modèle de l’IH finalement).

Rappelons-nous que le cash ne vaut rien en fait, c’est un morceau de papier qui prend sa "valeur" dans la confiance qu’on donne à un ou plusieurs État et franchement, de plus en plus on peut mettre en doute tout ceci (en fait depuis que Richard Nixon à désindexé le USD du référentiel de l’or…)
C’est pourquoi certains grands investisseurs sont littéralement cash free. Par exemple notre ami Robert Kiyosaki place son excédant de trésorerie de cash sur des matières premières (c’est dire si le cash est honnis). D’autres préfèrent se dépêcher de mettre ce cash dans des apports de projets immobiliers, etc.

Finalement, le cash "à destination des investissements" devrait être assez rapidement mis au travail. La seule raison pur laquelle un investisseur pourrait en accumuler de temps en temps serait pour préparer un gros investissement (apport en immobilier, IPO, ou à notre plus petite échelle en bourse, atteinte d’un plancher d’optimisation de fais de courtage - accumulation de 100 € mensuels pendant 10 mois pour acheter 1 000 € d’un ETF ou d’un titre).

En tout cas merci pour la réflexion car cela me prendre conscience que je suis largement trop liquide. Ceci dit, comme rien n’est jamais trop tranché, le fait que j’ai été bien liquide m’a permis de ne pas trop sous performer en S1 2020 (mais c’est tout à fait indépendant de ma volonté en fait et probablement dérisoire eu égard à l’horizon de place dont on se parle).
C’est finalement une question sommes toute personnelles et relative qui répond à la question suivante:
Quel niveau de stresse sur les marché suis-je prêt à encaisser au détriment de la performance espéré de mon portefeuille?
Le curseur est à trouver entre ces deux extrêmes qui représentent réellement la situation des investisseurs boursiers actuellement:
1) Je ne veux pas de stress et j’accepte des performance médiocre, je suis 100% cash ou assimilés (i.e. Livrets voire maintenant AV même si ce sont des fonds en euros, n’oublions pas que de notre point de vue ce sont des créances en devise € sur un assureur (qui normalement place en obligation, mais finalement on en sais jamais vraiment rien))
2) Je veux les meilleures performance et je suis insensible au stress et turpitudes de la bourse, je suis 0% cash
2)


Bien à vous, Dooffy

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