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[+2]    #1 18/05/2020 21h41

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Voici un aperçu de mon portefeuille titres actuel:

Remaniement depuis 2018 avec les objectifs suivants:
- Réinvestissement de sommes qui étaient avant dans des sicav
- Amélioration du profile de croissance des titres détenus
- Augmentation du poids des USA
- Amélioration de la pondération des secteurs
- A terme réduction du nombre de titres

ongoing process comme on dit

Les initiatives prises en 2020 sont nombreuses:
- Cessions de quelques titres avec fortes plus-values (Axway, Rib Software) pour dégager des liquidités
- Cessions de quelques titres secondaires (Prodways, Française des Jeux, CBO Territoria) pour alléger le portefeuille
- Cessions de quelques titres à perte (Ontex, Wereldhave, Postnl) parce que c’est frustrant de se traîner éternellement des losers
- Réinvestissement 100% discipliné et réfléchi dans des valeurs solides pour renforcer le secteur pharma (Bristol-Myers, Medtronic, Stryker) et dans des valeurs growth pour améliorer le profile du total.

Bilan général
Total investi = 485.733€ 
Valeur au 15.05.2020 = 417.277€

Variation en 2020 (au 15.05.) -19.4%



Mots-clés : actions, portefeuille, vif

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[+4]    #2 25/05/2020 08h46

Membre (2020)
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Portefeuille actions France au 22.05.2020


En parcourant ce site j’ai cru comprendre que la composition détaillée des portefeuilles était un point d’attrait particulièrement fort. Je vais donc présenter mes lignes en détail. Comme j’ai un portefeuille étoffé de 120 titres à l’heure actuelle, je vais commencer aujourd’hui avec la poche France. Je reviendrai sur les autres poches au fur et à mesure.



Après le crash, le portefeuille est bien sur sinistré. Je n’avais nullement anticipé la panique du mois de mars et mes lignes sensibles (finance, industrie cyclique) ont pris une bonne raclée. Maintenant il est trop tard pour vendre et je conserve en attendant des jours meilleurs.

En début d’année (avant le crash) j’avais pris mes bénéfices sur Kering. Racheté depuis 100€ moins cher. J’ai aussi liquidé quelques lignes secondaires (Prodways, Mediawan, Cbo Territoria) afin de dégager des liquidités dans le PEA. Mon objectif pour 2020 étant avant tout d’améliorer la qualité des titres détenus, j’ai réinvesti ces sommes sur L’Oréal, LVMH et Orpea. Hors de prix avant le crash et toujours chers aujourd’hui, mais bon, je suppose qu’on pourrait attendre jusqu’à perpet pour acheter ces titres à un bon prix.

Les rares titres de mon portefeuille qui ont encore une PV latente, sont ceux que je détiens depuis longtemps. Le vétéran étant Rubis, que je détiens sans discontinuité depuis des années. Je sais qu’il ne faut pas trop s’attacher sentimentalement à un titre, mais Rubis je l’aime bien car la société est performante. Et quand tombe le dividende, j’ai la satisfaction d’un yield de 10,9% sur mon prix de revient. Bonne nouvelle: ils ont promis de verser le dividende cette année sans le sabrer. J’envisage même de profiter du réinvestissement en actions. Ca fera certes remonter sensiblement mon PRU, mais  il y aura quelques titres de plus à rémunérer en 2021.

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[+1]    #3 25/05/2020 18h27

Membre (2020)
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@ArnvaldIngofson

Je vois que vous avez l’oeil perçant. Je n’ai en effet pas de constructeurs automobiles en portefeuille. Je ne suis pas très chaud sur les titres très cycliques, ce qui inclus aussi l’acier, les compagnies aériennes… Très mauvais investissements de long terme. A la limite à jouer sur rebond pendant une courte durée. Mais moi je ne suis actuellement pas en mode "risque" mais plutôt en quête de titres pas trop affaiblis par la crise.

Enfin des immobilières, j’en ai quelques unes (Klépierre et Unibail entre autres). Un peu comme tout le monde j’ai l’impression. Et nous sommes mentalement tous solidaires d’une grosse bourde !
Je pense que je vais étudier mon cas un autre jour.

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[+1]    #4 01/06/2020 18h08

Membre (2020)
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PORTEFEUILLES OPCVM et REIT au 30.05.2020


Je termine aujourd’hui le tour d’horizon de mes positions, et tout d’abord mes lignes en gestion collective.



Jusqu’en 2017 j’avais plusieurs grosses lignes de Sicav généralistes sur la France, L’Europe et l’International, dont les performances étaient honnêtes mais inférieures à leur indice de référence. J’ai tout vendu en 2018 pour réinvestir les fonds progressivement en titres vifs.

Au final je n’ai gardé qu’une sélection de lignes spécialisées, présentes sur des niches que j’explore peu en direct (MidCaps par exemple). Le meilleur fond est de loin le "Morgan Stanley US Advantage" que j’ai acheté en 2012 et qui profite largement de son exposition aux grandes valeurs de croissance.

Par contre, il y a dans ma sélection encore un peu de ballast (Sicav sur l’Europe et ETF sur le EuroStoxx50). Ces derniers seront liquidés dans les prochains temps et réinvestis dans un ETF MSCI World, dont j’ai déjà initié une ligne cette année.

Ma poche dans l’immobilier cote (SIIC, REIT)




C’est un peu le cabinet d’horreur, avec de lourdes MV sur tous les titres européens. Dans la tourmente de mars-avril, je n’ai rien renforcé. Aucune visibilité, je n’aime pas beaucoup cela.

Enfin Covivio Hotels à proposé un dividende en actions, là j’ai quand même accepté cette option.

Seule satisfaction, les titres US très spécialisés dans les data centers et les tours téléphoniques, se portent plutôt bien. Crown Castle, je viens en fait tout juste de l’acheter. Ca me paraît être une bonne branche malgré la cherté des titres.

Dans les mois qui viennent, je pense définir une véritable stratégie pour cette poche Reit, en créant une sélection diversifiée sur différents pays et orientations d’actifs. Il y a du travail sur la planche pour mettre cela en forme.

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[+3]    #5 28/06/2020 10h17

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Reporting Juin 2020


Depuis le plongeon historique en mars, mon portefeuille a repris quelques couleurs et affiche un score annuel de -7.3% actuellement, en phase avec mes points de repère que sont le Stoxx600 et le MSCI World. Nettement moins pire que le CAC 40 (-17%) qui est cette année un des traînards en Europe.

4.496€ de dividendes perçus au premier semestre, soit 40% de moins que l’année dernière à la même époque. 2020 n’est définitivement pas une année faste. Mais la crise a aussi du bon : je me pose plus de questions sur la régularité et la résilience des dividendes, plutôt que sur le yield. Et cela a une influence massive sur mes nouveaux choix de titres à acheter.

Beaucoup de volatilité sur les marchés et beaucoup d’incertitudes. Sur les sites financiers je lis régulièrement les avis les économistes et analystes. Les uns pensent que le pire est passé et que le rebond se poursuivra lentement avec les espoirs de reprise économique au S2 et surtout 2021. D’autres attendent une lourde rechute des marchés lorsque tomberont les résultats du 1er semestre, fortement dégradés évidemment. Tous les arguments ont du pour et du contre mais je constate surtout que les professionnels sont prompts à publier des scénarios, mais qu’en fait personne ne sait rien du tout. Pas plus que moi.

Je poursuis donc pas à pas la reconfiguration de mon portefeuille et j’ai été très actif en juin, en prenant parfois aussi des décisions difficiles.



Segment « France »


- Profitant de la forte envolée de début juin, j’ai vendu Ipsos, Coface et Vilmorin avec un résultat légèrement positif sur la période de détention.

- Vente de Natixis et BNP Paribas à perte. Avec les dépréciations d’actifs à venir, les pertes sur créances non recouvrables et les taux d’intérêts faibles, peu de chance de voir bondir ces titres dans les prochains mois.

- Vente de Engie et Spie à perte. Je les trouve fondamentalement sympas, mais la croissance est poussive et les titres tournent en rond depuis des années. Des titres mal aimés des investisseurs tout simplement, dont je me débarrasse une fois pour toutes.

- Petit aller/retour sur Perrier Industrie. Vendu à 62€ début juin et racheté à 56€ trois semaines plus tard. Ca fait toujours 350€ de pris en passant. Et je suis revenu juste à temps pour le versement du dividende.

- Dividendes de Albioma et Rubis réinvestis en actions

- Achat de Interparfums début juin à 31€50. Une société intéressante qui performe bien sur le long terme, mais un titre très cyclique qui s’effondre dans les mauvaises phases avant de connaitre des exagérations haussières avec des PER >40 dans les bonnes années. C’est un titre que je connais bien et que j’avais déjà en portefeuille 2 fois au cours des 10 dernières années. Acheté dans une phase de creux et revendu quelques années plus tard avec des PV substantielles. Je tente donc un nouveau pari. Une semaine après mon achat, la société a annoncé un nouveau contrat de licence avec Moncler et le titre a bondi de 25%. Je ne jubile pas trop quand même, car ce contrat ne contribuera qu’à partir de 2022 et avant cela il faudra franchir le cap des résultats trimestriels qui seront catastrophiques. Mais bon, je me suis positionné à un horizon de MT.

- Achat de Edenred, qui s’est maintenant positionné dans une stratégie de croissance. Après les turbulences de cette année, j’attends donc un rebond à MT. Le titre est malheureusement cher car j’ai raté les soldes de mars, mais la société me paraît intéressante.

- Enfin, renforcement de JC Decaux, Legrand, M6 et Thermador qui me permet de mettre ces titres au même niveau que d’autres lignes.

Segment « Europe »


- Renforcement de Prosus, qui a non seulement une grosse participation dans Tencent, mais des petits tickets dans diverses start ups du e-Commerce. Cela me parait clairement être axé sur le futur.

- Après avoir vendu Unilever dans le PEA, je l’ai remplacé par Philips. La grande époque de la société est lointaine et elle a été un cas de restructuration depuis 10 ans. Mais après la vente de l’électroménager, des téléviseurs et plus récemment de l’éclairage, le groupe est maintenant repositionné exclusivement sur les appareils médicaux. Je prends donc le pari d’une amélioration structurelle de la croissance et des marges à venir.

- Achat de la société anglaise Relx. C’est un éditeur de documentation technique et juridique, avec l’essentiel du business maintenant migré vers un modèle d’accès digital avec des abonnements récurrents. Une simplification des lois et des règlementations n’étant certainement pas à attendre, je pense que la société a encore de beaux jours devant elle.

- Achat de la société Sika, qui me permet de reconstituer un peu ma poche Suisse, qui avait fortement diminué suite à des cessions fin 2019/début 2020. Titre cher, croissance élevée dans le secteur des matériaux BTP. Un fleuron, que Saint-Gobain voulait se mettre sous la dent, mais leur tentative de prise de contrôle hostile a échoué. Ils ont finalement jeté l’éponge en revendant leurs titres. Je profite donc du petit creux pour me positionner.

Segment « USA »


- Renforcement de Becton Dickinson, Comcast, Automatic Data et Cisco.

- Achat de McDonald’s. Un classique relativement défensif qu’on ne présente plus et qui manquait à ma collection. Destiné avant tout à alimenter mon cash flow de dividendes.

Segment « Gestion collective »


- Grand ménage avec la vente de mes Sicav Allianz German Equities, Norden et BNP Paribas Nordic Small Cap. Mon portefeuille de titres vifs européens étant maintenant très fourni, ces Sicav n’apportent en fait pas de diversification ni de contribution significative.

- Vente de l’ETF Lyxor Euro Stoxx 50. Dommage pour le dividende généreux, mais cet indice est peu performant et freine donc mon portefeuille plus qu’il ne contribue.

- Vente de la Sicav Magellan sur les pays émergents, qui sous-performe depuis longtemps. A la place je renforce mes Sicav sur l’Asie, qui me semble être à LT une région qu’il ne faut pas sous-estimer. Au total j’ai maintenant une exposition de 7% du portefeuille sur l’Asie et les émergents, qui correspond en gros à mon objectif.

- Enfin renforcement de l’ETF Lyxor MSCI World, qui est un bon compromis. L’indice performe plutôt bien avec une volatilité réduite et j’ai choisi une part distribuante qui permet donc d’alimenter (un peu) mon flux de dividendes.

Segment « REIT »


C’est mon plus grand chantier actuellement. Le secteur foncier est certes assez risqué et plutôt cyclique, mais les dividendes élevés sont nécessaires pour alimenter mon cash flow de rendement. Après diverses cessions (Vonovia) et OPA partielles (Cegereal, Paref) au cours des dernières années, cette poche est en quelque sorte tombée en désuétude et je me retrouve avec quelques titres disparates. Mon objectif est maintenant de reprendre ce segment en mains et de créer un ensemble diversifié en termes de géographie et de secteurs d’activité.

- Renforcement ce mois-ci de Carmila, Tour Eiffel et Mercialys, ce qui me permet de faire baisser un peu mes prix de revient.

- Dividende de Patrimoine&Commerce réinvesti en actions

- Depuis quelque temps je m’intéresse aussi aux valeurs foncières US un peu alternatives (data centers, towers) qui sont sur un courant plus porteur que les foncières classiques. J’ai renforcé mes lignes Crown Caste et Digital Realty, ce qui me permet d’atteindre une masse critique sur ces lignes.

La mise en forme de ma poche REIT avance donc à petits pas. Il y a encore à faire dans les mois qui viennent. D’ici la fin de cette année je compte bien avoir structuré et équilibré cette catégorie.

Dernière modification par Ankh (28/06/2020 10h22)

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[+1]    #6 07/08/2020 12h08

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@ Lolo 77
1 ADR US Diageo (New York) représente 4 actions Diageo (Londres).

Diageo ADR

1 ADR 135$
1 action  25£

135/4= 33.75$ soit 25£, le compte est bon.

Ceci dit, ce qui doit plus vous intéresser  c’est le yield (en dividende ou en capital gain) et ce sera le même dans les deux cas.

Certains préfèrent détenir l’action plutôt que l’ADR (pour éviter le risque de contrepartie) mais avec l’ADR pas de timbre UK et possiblement des frais de transactions inférieurs (par exemple sur IB)

Dernière modification par Liberty84 (07/08/2020 12h09)


“It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.” M.Twain

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[+2]    #7 20/09/2020 10h40

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@Stratus

En temps qu’actionnaire on est souvent tenté de prendre ses bénéfices sur les titres gagnants parce "qu’un tient vaut mieux que deux tu-l’auras". Et on garde les titres perdants en espérant qu’ils remonteront. L’expérience montre que c’est plutôt le contraire qu’il faut faire.
Je pense beaucoup à un adage qui dit "Mieux vaut une fin dans la douleur, qu’une douleur sans fin" et j’ai donc pris ma décision. Un peu tard je le reconnais, j’aurais dû les vendre il y a deux ou trois mois après le rebond de l’été.

Dans le cas de Unibail et Klépierre, je crains que la remontée tangible des titres n’est pas pour demain. Je préfère donc tirer la chasse d’eau pour éviter de me trainer des canards boiteux éternellement. Dans le cas d’Unibail nous aurons droit à une baisse du CA d’1/3 à un horizon de 3 ans, plus une hausse de 70% du nombre de titres, plus des dépréciations d’actifs. L’ANR baissera donc de manière dramatique d’ici 3 ans.
Au final, mon espoir de retrouver mon prix de revient est nul, ou alors peut-être dans 10 ans.

Dans le cas de Lagardère, je l’avais acheté pour son côté value et parce que la nouvelle stratégie me paraît bonne. Le groupe avait accumulé au fils des ans quelques grosses divisions (livres, travel retail) mais aussi une myriade de filiales et participations qui sont peu rentables (télé, radio) voire déficitaires (sites internet) ou en déclin (presse magazine). Le recentrage en cours va dans la bonne direction. Mais c’est vrai que les problèmes de gouvernance sont un problème, même s’il est logique que la famille Lagardère cherche à garder le contrôle de la société qu’ils ont bâti toute leur vie. Si je vend, c’est avant tout parce que les résultats 2020 seront mauvais (perte probable) et que les perspectives 2021 sont faibles. Au final, je récupère l’essentiel de mon investissement et je pense qu’on peut trouver mieux ailleurs.

@Selden

Sur CTO j’essaye depuis 2 ans de construire une base de sociétés solides (surtout US et foncières) qui versent un dividende régulier et que je compte garder pour le long terme. Dans le lot j’ai privilégié beaucoup de sociétés matures (McDonald’s, Johnson&Johnson, Merck, Verizon…) dont la performance ne fera pas de bulles. Au regard des 20 ans dernières années, on peut espérer une hausse des cours de 8-10% par an en moyenne. Il faudra donc des années pour dégager des PV latentes élevées qui pourraient compenser mes MV réalisées. Et comme dit, je ne compte pas les vendre, sauf dégradation substantielle du business.

Enfin, nous sommes actuellement dans une période de post-crash et de récession économique. En principe nous devrions retrouver après cela une période de croissance et de hausse des cours, qui pourrait durer plusieurs années. Je ne compte donc pas revendre des titres gagnants dans les prochains temps, et surtout pas de belles valeurs comme Visa sur laquelle j’ai une PV latente sympa. Si je reporte des MV, ça pourrait durer des années avant que je ne les compense. Je préfère donc vendre quelques FCP/Sicav maintenant et la question est donc réglée.

Par contre le fonds Morgan Stanley US Advantage que j’ai entre autres vendu (PV +334% depuis mon achat fin 2012) est un bon support. Je compte racheter mes parts prochainement. Optiquement la PV latente aura pratiquement disparu de mes comptes et je repars à zéro, mais concrètement mes gains ne sont pas perdus. Avec les turbulences actuelles des marchés américains, je vais lisser ça et racheter quelques titres chaque semaine pour optimiser le prix de rachat.

Dernière modification par Ankh (20/09/2020 10h58)

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[+1]    #8 03/10/2020 10h38

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@ Navarre

J’ai acheté l’action EUZ (isin DE0005659700)

En Allemagne il y a une plateforme nationale (Xetra) mais aussi des cotations séparées dans plusieurs grandes villes, Frankfort étant la plus grande. Les cours des différentes places peuvent varier à un moment T, mais sur le LT les prix s’équilibrent. Moi j’ai acheté sur Frankfort.

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[+1]    #9 03/10/2020 11h04

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Bonjour Navarre,

Deutsche Borse opère à Francfort deux échanges : Xetra (ETR sur google et IB) pour les actions allemandes, et le Frankfurt Stock Exchange (FRA sur google, FWB2 sur IB) pour les actions internationales (c’est le troisième au monde pour les actions internationales et très utile pour faire des achats en euros de sociétés etrangères mais la liquidité peut être reduite donc à vérifier)

Pour mes EUZ je les ai aussi achetées sur Xetra parce que c’est en euros et avec la meilleure liquidité (70x plus sur Xetra que sur FRA, ce qui est normal puique Xetra est l’échange principal allemand, un peu comme Euronext Paris pour les actions françaises).

Mais j’achète aussi régulièrement des actions sur FRA (scandinaves, japonaises, HK, ces deux dernières imoosant des minimums d’achats sur leur listing local mais pas sur FRA).

Pour checker la liquidité d’une action vous pouvez chercher votre ticker dans gurufocus (gratuitement), ils recensent tous les listings avec les volumes moyens d’échange. Ça peut être utile pour éviter de se faire coincer sur un échange sans liquidité.

Dernière modification par Liberty84 (03/10/2020 11h05)


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[+3]    #10 18/10/2020 09h51

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Stratégie 2025


Comme je l’avais décrit dans des posts précédents, j’ai engagé en 2018 une transformation structurelle de mon portefeuille financier visant à satisfaire mes objectifs de rendement, à améliorer le profile de croissance et à optimiser la pondération des pays et secteurs. L’essentiel de la restructuration est désormais achevé et je me penche maintenant sur l’avenir et la stratégie pour les années à venir.

Retour en arrière (2018-2020)


Avant de passer aux nouveaux objectifs, voici un bilan succinct des points clefs de la transformation :

Mise en place d’un cash flow de dividendes régulier et résilient de 1.000 € net par mois d’ici 2028.
Ce point est bien engagé et devrait aboutir d’ici deux ans environ. Je peux donc maintenant lever le pied sur les valeurs de rendement, mis à part quelques petits renforcement par ci par là.

Amélioration de la qualité du portefeuille.
Au cours des dernières années j’ai éliminé progressivement les titres les plus faibles, fragiles ou trop cycliques. A la place j’ai acheté ou renforcé des titres de qualité supérieure (L’Oréal, LVMH, Kering, Legrand…).

Réduction de la volatilité.
Avant de parler de (sur)performance, je pense qu’il faut d’abord créer un fond de portefeuille solide avec des titres ayant un drawback faible. J’ai ainsi renforcé des lignes comme Air Liquide ou Sanofi en France et développé la même approche sur les titres américains (McDonald’s, Verizon, Johnson’n’Johnson). En gros des titres qui ne brillent pas forcément dans la hausse potentielle, mais qui baissent moins que le marché en cas de crise et qui se rétablissent rapidement.

Equilibrage mondial.
Il y a quelques années j’étais très faible sur les USA et j’ai monté ma pondération à 20% actuellement. Ce sujet reste d’actualité et je continuerai à investir dans cette direction sur les années à venir.

Amélioration du profile de croissance
Pendant le confinement au printemps, j’ai largement eu le temps de me pencher sur cette question. J’ai étudié en détail toutes les entreprises du CAC40 et du Dow Jones pour déterminer une base homogène de comparaison. J’ai calculé un profile de croissance sur 8 ans (2010-2019) qui est une moyenne de la croissance du chiffre d’affaires, du BNPA hors Eléments exceptionnels (non-Gaap aux USA) ainsi que de l’EBITDA (ou à défaut Marge brute d’autofinancement courante). En prenant en compte les modifications les plus récentes des indices, je tombe sur un profile de croissance de 6% p.a. pour le CAC40 et 8% p.a . pour le Dow Jones. Il s’agit d’une médiane sur tous les titres, sans tenir compte de leur pondération dans l’indice. Je me satisfais de cette approximation, car mon propre portefeuille a des lignes à peu près équipondérées et je ne tiens pas compte de la taille d’une entreprise pour constituer mes positions.

Le profile de croissance médian de mon propre portefeuille a évolué comme ça :
2017    5.0% 
2018    5.4%
2019    7.3%
2020    8.4% YTD

Dans ma réflexion, j’ai donc rattrapé progressivement mon retard en termes de croissance pour me positionner légèrement au-dessus de la moyenne.

Il est bien connu qu’un alpha en termes de performance n’est possible qu’avec une sélection de titres ayant une croissance supérieure à la moyenne. Dans le futur je vais donc continuer à veiller sur ce point et privilégier les titres de croissance. Je n’ai pas fait de statistiques sur le S&P 500, car ce serait trop gourmand en temps d’étudier en détail toutes ces sociétés, mais je suppose que la croissance médiane est légèrement supérieure au Dow Jones. Dans ma sélection propre, il ne doit donc pas y avoir de relâchement !

Stratégie 2025


Tous les points clefs cités ci-dessus restent bien-sûr d’actualité. Maintenant que la question du rendement et de la solidité est réglée, je vais me pencher dans les années suivantes à développer méthodiquement mon portefeuille avec 4 axes prioritaires : croissance, santé, technologie et vision.



Croissance et qualité
Je vais continuer à développer le profile de croissance et donc privilégier les sociétés de qualité supérieure. J’ai déjà bien nettoyé mon portefeuille ces derniers temps, mais il reste encore un peu de ballast à expurger progressivement.

Santé
Dans l’indice MSCI World la santé représente actuellement 14% du total. Comme le montre mon graphique, j’avais fin 2017 une sous-pondération notable. Depuis j’ai bien développé cette poche et elle reste un secteur prioritaire.

Technologie et assimilés
C’est bien-sûr le principal moteur de la hausse des cours ces dernières années et j’ai déjà beaucoup œuvré pour rattraper mon retard, mais il me reste des progrès notables à faire puisque ce secteur représente actuellement 22% du MSCI World.

Selon les sources, la classification des entreprises n’est pas toujours la même. Ainsi Worldline, Visa ou FiServ sont officiellement des sociétés de services financiers, mais leur business est quand même très proche d’une société technologique. Même topo pour certaines sociétés classées en consommation discrétionnaire (Alibaba, JD.com) ou dans le secteur Télécommunications (Alphabet). Je les considère en fait proches des technologiques. Pour les avoir à l’œil j’ai créé une catégorie que j’ai nommée « assimilés » et que je considère donc comme prioritaire au même titre que les technologiques officielles.

Vision
A la base, mon portefeuille est fortement orienté vers les entreprises classiques (« boring predictable compagnies » comme dirait Peter Lynch) mais le monde change et les entreprises innovantes apportent souvent un surcroît de performance. Les gérants professionnels cherchent toujours à se faire mousser pour augmenter leur business et tout le monde invente de nouveaux concepts et créé de nouveaux noms. Ce n’est qu’avec plusieurs années de recul qu’on peut juger si tout cela fait sens.

Ecologie, Megatrends, Economie circulaire, Bio, Nouveaux matériaux, Digitalisation, Robotique, Intelligence artificielle, Lutte contre le réchauffement climatique, Innovation, Singularités… Peu importe les noms, il est clair que les enjeux actuels et futurs sont des thèmes d’investissement porteurs.

Pour simplifier le suivi de mon portefeuille et mes progrès, j’ai défini pour moi le terme de « vision » qui regroupe toutes les entreprises qui innovent dans les domaines ci-dessus et transforment notre futur, ainsi que les entreprises matures qui sont des profiteurs de l’évolution du monde.

Dans mon approche « vision » je fais donc un monitoring des sociétés industrielles qui ne tombent pas dans les catégories « technologie » ou « santé ». J’y inclus par exemple Albioma (électricité par biomasse), Encavis (électricité solaire et éolienne), Hannon Armstrong (Investissements verts) ou Digital Realty Trust (REIT dans les centres d’appels). J’y inclus aussi le vénérable Air Liquide, qui est leader dans la production d’hydrogène et à qui pourrait s’ouvrir un gigantesque nouveau marché si l’hydrogène-carburant devait se démocratiser comme le souhaitent les autorités.

En termes de stratégie, j’ai donc l’intention de privilégier les sociétés de type « vision » qui contribuent à transformer notre avenir et/ou qui répondent à des enjeux majeurs.

Voici donc les réflexions-cadre de ma stratégie 2025. Je compte développer progressivement mon portefeuille en privilégiant ces axes porteurs. La théorie est simple, mais la mise en pratique est compliquée, car tous les titres technologiques sont actuellement à des prix exorbitants et il y a un hype majeur sur tout ce qui touche à l’écologie. Par sûr que ce soient des bons points d’entrée. Je reste vigilent, mais attentif aux opportunités !

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Favoris 1   [+1]    #11 14/11/2020 13h21

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@Selden

Je suis d’accord avec vous. Nous sommes actuellement dans un marché très spéculatif, dans lequel la moindre nouvelle ou rumeur fait monter ou baisser les indices.

Tout d’abord le côté positif: depuis des mois on ne parle que de Covid, d’hôpitaux remplis et de milliers de morts un peu partout dans le monde. Pas de vaccin, pas de médicament vraiment efficace (le Remdesivir de Gilead est mieux que rien, mais pas le produit miracle non plus). Et côté privé: le chômage partiel, le confinement à répétition, le travail à la maison, etc. Psychologiquement très négatif pour tout le monde.
Du coup, l’annonce d’un vaccin est une forte lueur d’espoir, enfin de quoi lutter contre un adversaire invisible. Je pense que c’est très important, parce qu’on arrêtera de broyer du noir et qu’on regardera un peu plus la lueur au bout du tunnel.

Mais à CT le marché occulte aussi les problèmes réels. Des pans entiers de l’économie (compagnies aériennes, petits restaurants, cinémas…) sont au bord de la faillite. Et comme le craignent les économistes, la vague de faillites ne fait que commencer. Et du coup aussi la montée du chômage.

Partant de là, je pense comme vous qu’il ne faut pas se ruer sur tout et n’importe quoi à n’importe quel prix. D’un autre côté il ne faut pas non plus rester sur la touche et attendre éternellement que tout ira mieux. Car lorsque ce sera le cas dans 1 an ou 2, il n’y aura plus beaucoup de bonnes affaires, puisque tout aura remonté. Il faut trouver un compromis.

Moi je reste fidèle à ma stratégie: large diversification en termes de secteurs et investissement progressif. Quitte à initier de petites lignes et à les renforcer par la suite. Moi je réfléchis toujours avec un horizon de moyen-long terme. Quels sont les titres qui me paraissent intéressants et qui pourraient continuer à se développer, avec ou sans pandémie? Mais j’évite les titres momentum en surcharge comme Zoom Video ou Teladoc aux USA ou BioMérieux en France, qui ont déjà fait quelques centaines de % de hausse spéculative et qui retomberont quand le monde reviendra à une vie normale. Les derniers entrants sur ces titres hypermédiatisés seront les dindons de la farce. A la limite il faudra les acheter dans 6 mois lorsqu’ils seront redescendus de leur piédestal.

Mais je reste confiant sur des titres comme l’Oréal ou McDonalds. Leur RN 2020 sera très mauvais (on était pas habitué à ça) mais dès que les confinements cesseront, ils retrouveront leur rythme de croisière. Donc il faut rester calme et attendre.

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[+1]    #12 29/11/2020 19h42

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@Liberty84

Tout d’abord la question la plus facile, celle des intérêts. J’ai un PEL très ancien qui me rapporte 3.6% d’intérêts et j’ai deux contrats d’assurance vie en Euros. L’un est de type moderne et s’oriente aux taux de marché et rapporte de moins en moins. L’autre par contre est très ancien et bénéficie d’une clause contractuelle qui me garantit un taux d’intérêt d’au moins 4.5% par an. Je ne peux plus rien verser à ces conditions-là, mais je conserve ces contrats tranquillement car leur rendement est très supérieur à ce qui se fait aujourd’hui.

Il fut un temps où j’avais aussi un portefeuille d’obligations diversifié (OAT, corporate, taux variable et perpétuels) constitué entre 2009 et 2011. Mais aujourd’hui il ne reste presque rien car tous les titres ont été remboursés. Et je ne rachète pas de nouvelles lignes, car elles ne rapportent rien. En fait je n’ai plus que deux lignes de perpétuels (Titres participatifs de Renault et Sanofi) qui affichent un rendement brut de 6% environ. C’est pas mal non plus.

Concernant mon topic Vision 2025, la réponse est plus compliquée. Il y eu de tous temps de l’innovation technique qui a rendu obsolète des produits anciens. En remontant 20 ans en arrière, tout cela concernait avant tout l’électronique et l’informatique. Mais je constate depuis quelques années, que les changements sont de plus en plus nombreux et affectent de plus en plus d’entreprises. Et cela affecte mon propre portefeuille.

Quelques exemples simples:
- arrivée de la voiture électrique = moins besoin de pétrole = disruption à terme pour mes lignes Total, Shell et Rubis
- plus de publicité numérique = gros bénéf chez Google = moins de pub traditionnelle = disruption de ma ligne Publicis

Je ne veux pas faire de longue liste d’entreprises en disruption ou menacées de l’être, mais je me pose de plus en plus de questions sur le monde de demain. Qui sera un gagnant demain? Qui sera un perdant demain? Partant de là j’ai commencé à réduire ou vendre les entreprises qui sont à la peine et je compte renforcer les prédateurs/disrupteurs.

Exemple: j’ai vendu Carrefour (qui était un trainard dans mon portefeuille) et j’ai investi dans Alibaba ou Amazon, qui profitent de l’essor du e-Commerce.
J’ai déjà plusieurs paris dans les énergies renouvelables (Albioma, Encavis) ou dans la mobilité électrique (Alfen) car je pense que ces thèmes resteront d’actualité pour des années.

Cependant, il n’est pas toujours facile de dire quels seront les gagnants de demain. Je me méfie par exemple des petits laboratoires de biotech qui font des pertes. Ils peuvent très bien devenir des big baggers, mais ils peuvent aussi faire faillite si leurs recherches sont vaines. Je me méfie aussi des nombreuses app branchées sur téléphone mobile, qui sont à la mode aujourd’hui mais peut-être dépassées en moins de deux. J’essaye plutôt de trouver des sujets plus sérieux et plus tangibles.

Pour finir, se pose aussi la question du prix. Le renouvelable, la robotique, l’économie circulaire font couler beaucoup d’encre, mais cela génère aussi des prix élevés. Je suis avec intérêt la société Carbios par exemple, qui développe un procédé de biodégradation des plastiques. Mais le titre est très hypé, la société n’a pratiquement pas de chiffre d’affaires, et affiche de lourdes pertes. Un concept hautement intéressant, mais un investissement hautement risqué à l’heure actuelle. Alors pour l’instant je m’abstiens et je continue de regarder smile

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[+1]    #13 01/12/2020 19h44

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@PeakyKarl

Votre question est simple, mais ma réponse est très complexe, car très spécifique à mon cas personnel. Je vais donc décortiquer tout cela en petites tranches.

Tout d’abord un retour en arrière. Fin 2017 mon portefeuille comportait 37% de titres en gestion collective (Sicav ou ETF). Entre 2018 et 2020 j’ai entrepris une très grande restructuration en passant au crible chacun de mes choix d’investissement et chaque ligne pour les aligner sur des objectifs clairs. Environ 50% de mon portefeuille a été renouvelé. Dans la foulée j’ai vendu de très grandes quantités de titres en gestion collective, qui ne représentent aujourd’hui plus que 8% du total. Pour le reste je suis passé sur des titres vifs.

a)    Les Sicav et FCP généralistes sur l’Europe ou le Monde sont aujourd’hui des anachronismes. Avec 2% de frais d’entrée et 2% de frais de gestion annuels, ce genre de titres sous-performe structurellement les indices. Résultante = je les ai vendus

b)    J’avais aussi de grosses lignes de ETF sur l’EuroStoxx 50 et le MSCI Europe. Le premier comporte beaucoup de mastodontes matures avec une faible croissance. Il sous-performe donc structurellement d’autres indices plus dynamiques, et je l’ai vendu.

Ma ligne sur le MSCI Europe faisait déjà beaucoup mieux. Cependant, j’ai aujourd’hui une sélection de titres européens très fournie et très large. J’ai créé en quelque sorte ma propre Sicav. Sur les 10 dernières années, ma propre sélection de valeurs françaises fait mieux que le SBF120 et ma sélection européenne fait mieux que le MSCI Europe ou le Stoxx 600. J’ai donc aussi liquidé cet ETF qui ne m’apporte pas de diversification notable (puisque je suis déjà diversifié) et qui ne m’apporte pas non plus de performance supplémentaire.

c)    J’avais dans le temps aussi un ETF Emerging Markets et un ETF Asia pour faire simple et pour m’exposer à ces régions. La performance de tous les deux était décevante et je les ai vendus. La raison étant que beaucoup de pays sont dynamiques (Brésil, Argentine, Russie, Inde) mais qu’ils sont toujours en proie à des agitations politiques et des dévaluations monstrueuses. Le problème des ETF asiatiques est aussi qu’ils comportent beaucoup de banques et d’industries cycliques, qui sont au crochet des grandes entreprises de l’Ouest.
A la place j’ai sélectionné quelques FCP qui font du stock picking et dont les performances sont meilleures que les ETF généralistes.

d)    En termes de Fonds je n’ai conservé sur l’Europe que « Groupama Avenir Euro » et « Oddo Avenir Europe » qui performent bien et qui jouent la thématique des valeurs Small/MidCap de croissance. Je ne peux pas étudier et suivre des milliers de PME et ce genre de fonds complémente donc très bien ma sélection propre plutôt axée sur les grandes valeurs.

e)    Mon portefeuille US a longtemps été peu étoffé (10% du total en 2017) et j’ai beaucoup travaillé pour le monter à environ 25% du total aujourd’hui. Et il y a encore de la marge à la hausse dans les années à venir. J’ai brassé de grosses sommes ces 3 dernières années, les ventes par ci alimentant les achats par ailleurs. Mais ma restructuration est maintenant achevée et à partir de 2021 je n’aurai plus de liquidités à investir, mais juste une capacité d’apport de 1000 €/mois.

Mon portefeuille étant très important, je ne peux plus me permettre d’initier de petites lignes de 500€ par exemple, qui auraient un poids ridicule de 0,1% dans l’ensemble et donc absolument aucun impact. Je suis obligé d’initier des lignes qui dès la création ont un certain poids. Mon portefeuille étant encore un peu léger sur les technos, en particulier US, j’ai l’embarras du choix sur des dizaines de sociétés large cap et des centaines de MidCap potentielles. Mais je ne peux pas toutes les étudier en détail et certainement pas toutes les acheter. Donc je me reporte partiellement sur deux FCP de niche, qui affichent des performances supérieures au S&P500.

Mon meilleur coup et de très loin, c’est le fonds « Morgan Stanley US Advantage » qui sur ma période de détention 2012-2020 a triplé. Mais j’ai vendu cette ligne il y a quelques mois pour matérialiser ces grosses plus-values et éponger sur CTO mes monstrueuses pertes sur Klépierre, Unibail et Schlumberger que j’ai bazardé. Voilà, et maintenant je recommence à racheter mes parts peu à peu. Mais comme les marchés US sont chers, je ne me presse pas trop.

f)    J’ai initié cette année une ligne ETF MSCI World, que je compte monter à l’avenir. Avantages = diversification sur 1600 sociétés mondiales avec plus de 60% d’USA, ce qui complémente ma sélection vive. Cet ETF a un désavantage, à savoir qu’il contient aussi des banques, des mines, des sociétés ultra-cycliques, que je n’apprécie pas du tout. Mais paradoxalement c’est aussi son point fort dans la phase actuelle de rebond conjoncturel. Les titres qui ont été le plus massacrés, sont ceux qui vont progresser à l’avenir. J’aime donc bien le MSCI World, qui implique mon portefeuille dans des secteurs que je délaisse dans ma sélection vive.

g)    Je suis un fan de « Comgest Monde ». Ils font un FCP Monde avec seulement 50 valeurs en portefeuille (chapeau !) et la performance à CT, MT et LT est très supérieure au MSCI World. C’est du bon boulot. Seul défaut : le prix unitaire élevé qui ne permet pas de faire de petits renforcements.

h)    Pour finir : l’étude et le suivi de nombreux dossiers ne me dérange pas, bien au contraire. Je trouve cela très intéressant et j’apprends des choses que je ne savais pas. Cette année j’ai par exemple découvert qu’il existe de l’hydrogène « gris » (obtenu à partir de gaz naturel et donc polluant) et de l’hydrogène « vert » (obtenu par électrolyse d’eau, et donc clean).

Je compte à l’avenir poursuivre dans ma voie et mon mix titres vifs/OPCVM. J’envisage même d’initier une ligne d’ETF supplémentaire sur le Nasdaq 100, car je suis trop peu présent sur ce segment.

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[+2]    #14 02/01/2021 15h43

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REPORTING DECEMBRE 2020


Une année difficile s’achève et mon portefeuille termine 2020 avec une performance de -1%. Ce n’est évidemment pas très rentable, mais un peu mieux que le CAC40 (-7%) et un peu mieux que les grands indices européens. Les USA ne représentent qu’un quart de mon portefeuille et je n’ai donc pas pleinement profité de la hausse à Wall Street. Mais surtout, la baisse du Dollar de 9% par rapport à l’Euro se fait fortement ressentir sur les valeurs matures qui ne se sont pas envolées comme certaines technologiques.

Je retiens surtout le plongeon historique en mars à une vitesse et puissance inédite. Mais étrangement les marchés ont remonté aussi très vite. Pas comparable aux crises de 2000-2002 ou 2008-2009 où il aura fallu attendre des années pour retrouver le niveau pré-crise.

En fait, je trouve la remontée sur la fin de l’année franchement étrange, alors même qu’on ne parle dans les médias que du nombre de morts, que les confinements à répétition s’enchaînent et que de nombreuses sociétés (aviation, tourisme…) sont au bord de la faillite. L’effet vaccin aura gommé toutes les craintes et tout le monde ne veut voir que le bon côté des choses. Moi je commence à craindre un newsflow un peu plus négatif pour les mois à venir, lorsque tomberont les résultats annuels (pas fameux pour beaucoup de boîtes) et lorsque les mécanismes d’aide d’urgence (chômage partiel) tendront vers leur fin. L’envolée spectaculaire de certaines technos et le syndrome de FOMO (Fear Of Missing Out) qui l’accompagne, m’inquiètent aussi. Quand le dernier gogo s’y met et essaye de rattraper le train qu’il a raté, la correction n’est pas loin. La question est de savoir si celle-ci aura lieu sur les titres surévalués uniquement ou sur le marché en général.



Mouvements du mois


Actions France

-Vente de Imerys (PV +4%) et JC Decaux (MV -16%) qui se sont bien repris depuis le plongeon de mars. J’en profite pour les liquider car ils ne correspondent plus à mes objectifs.

-Allègement de 27 actions Total (PV +4%) et 10 actions Albioma (PV +126%) de manière à générer quelques liquidités.

-Renforcement de 2000€ sur Orange qui n’a toujours pas rebondi depuis le crash

-Achat de IDI, une petite société de private equity. Il est clair que la société est affectée par les marchés baissiers, mais je joue le rebond progressif dans les années à venir.

-Enfin, avec les liquidités dégagées j’ai renforcé  à petites doses de 500-800€ par ordre mes lignes existantes : Danone, Bouygues, Linedata, Stef, Atos et Sanofi.

Actions Europe

-Vente de Aviva (MV -22%) qui tarde à remonter. L’annonce d’une baisse structurelle du dividende et la cession d’activités en Asie et en Europe continentale préfigure une baisse des revenus futurs. Le titre ne répond donc plus aux critères de valeur de rendement.

-Petit renforcement de 500€ sur TeamViewer


Actions Internationales


-Doublement de ma ligne Alibaba début Décembre. La correction suite au report de l’IPO de Ant Financial me paraissait un bon point d’entrée. Mais j’ai eu tort, depuis le titre a encore laissé des plumes.

-Doublement de ma ligne Bristol-Myers Squibb. Encore une valeur pharma qui ne travaille pas sur un vaccin et qui n’intéresse personne actuellement. Espérons donc que l’intérêt du marché reviendra plus tard !

-Achat de Alteryx (US) une petite société qui vend des logiciels d’analyse de données (Big Data). Contrairement à certains profiteurs de la crise, Alteryx en est une victime car les clients ont privilégié d’autres produits dans l’urgence de la crise. Je prends donc le pari d’un retour à la normale à terme.

-Achat de Lumentum (US) petite société spécialisée dans l’optronique qui fabrique entre autres des lasers (robotique) et des systèmes de détection (smartphone, data centers). D’après mon analyse, c’est une cyclique de croissance qui a pâtit cette année mais qui est sur des créneaux porteurs pour le futur.

Fonds

Juste quelques kopecks de renforcement sur des lignes existantes :
8 Morgan Stanley US Advantage
1 Oddo US MidCap

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[+2]    #15 03/01/2021 10h53

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DETAIL DU PORTEFEUILLE AU 31.12.2020


Je suis investisseur boursier depuis 27 ans et j’ai donc vécu (devrais-je dire subi ?) pas mal de crises, corrections et krachs. Et à chaque fois on pense avoir appris la leçon et pouvoir mieux gérer la prochaine crise. Et pourtant chaque crise est différente et en mars j’étais loin d’avoir anticipé l’effet de la pandémie et les dommages collatéraux induis par les restrictions et fermetures à répétition.

Toutefois j’ai commencé l’année 2020 avec 50 k€ de liquidités dans mes comptes, issus de cessions en 2018 et 2019. J’ai donc pu profiter des soldes pour acheter ou renforcer quelques valeurs à bon compte, même si le portefeuille actif a lui bien bu la tasse. J’ai aussi liquidé un contrat d’assurance-vie en mars, qui m’aura permis d’apporter 50 k€ de fonds supplémentaires.

Ma carrière d’investisseur actif à tendance à se terminer et je m’oriente lentement vers la préparation de ma retraite. La part que je dédie au buy&hold et au rendement à donc tendance à augmenter, alors que je réduis les paris spéculatifs ou cycliques au profit de valeurs plus résilientes.

Les soldes au printemps m’ont permis de renforcer significativement mes lignes core, comme par exemple Air Liquide, Thermador, Vinci ou Essilor. Cela aura fait remonter sensiblement le PRU, mais le cours était quand même attractif. J’ai aussi pu créer de nouvelles lignes solides comme LVMH, L’Oréal, Philips, Unilever ou le suisse Sika. Tous des titres que j’avais déjà dans le passé mais que j’avais vendus à un moment ou un autre pour prendre mes bénéfices. A priori, je suis parti cette fois-ci pour les mettre en fond de portefeuille. J’envisage même de les renforcer dans les années à venir par petites touches, en prenant le flux de dividendes à venir pour les réinvestir.

J’ai certes fait quelques achats très profitables fin mars au plus bas. J’ai par exemple aussi renforcé Total à 23€ ce qui aura fait baisser mon PRU sur cette ligne. Mais c’est le genre de titre sur lequel j’ai des doutes sur l’avenir : le pétrole n’est plus vraiment un secteur porteur et la transition du groupe vers plus de gaz et d’électricité, est difficile à appréhender. La stratégie est bonne, mais reste à savoir comment les milliards d’investissements dans la transformation se répercuteront dans les comptes.
Comme beaucoup de gens sur ce forum, j’ai quand même agi avec une certaine prudence. De toutes part on entendait qu’une nouvelle jambe de baisse pouvait survenir et descendre encore plus bas que le niveau de mars. J’ai donc étalé mes ordres sur plusieurs mois. A posteriori à tort, puisque la seconde jambe de baisse n’a pas eu lieu. J’ai donc raté quelques très bonnes affaires, mais dans l’ensemble il ne faut pas se plaindre : en avril et mai, les prix étaient encore corrects.

Quelques satisfactions en 2020 : mon engagement dans le renouvelable a été très profitable (Albioma +82%, Encavis +129%, Hannon Armstrong +94%). C’est du top. Enfin le e-Commerce chinois a aussi été profitable : +123% sur JD.com (Je précise que ces performances sont calculées en Euros et sur la base de mon propre PRU).

Quelques grosses déceptions aussi avec l’effondrement des foncières commerciales ou le pétrole. Mais je ne fais pas de Flop List, car mes pires cauchemars (Unibail, Klépierre, Schlumberger) je les ai expurgés à perte et ils ne polluent donc plus mon portefeuille ! Grosse déception aussi sur des valeurs dites défensives comme Danone, Sanofi ou Orange qui terminent l’année sur un repli marqué.
Comme quoi, on ne peut plus se fier à personne smile







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[+6]    #16 09/01/2021 13h03

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BILAN DE LONG TERME


La fin de l’année me permet de faire un bilan général et de vérifier mes objectifs.

Pour rappel : la vision globale de mon portefeuille se résume aux points suivants :
-    Objectif patrimonial de LT, avec une base de buy&hold importante et quelques prises de position tactiques en gestion active.
-    Large diversification (pays, entreprises, secteurs, styles, risques spécifiques) de manière à équilibrer l’ensemble et traverser au mieux les crises. Je réfléchis notamment à l’impact que peuvent avoir des hausses/baisses de taux d’intérêts, fluctuations de devises ou des changements de politiques ou règlementations.
-    Performance globale attractive, en phase avec les grands indices. Logiquement ce n’est pas avec un portefeuille à biais rendement qu’on peut « battre » un indice axé croissance. Mais ça ce n’est pas mon objectif principal.
-    Cash flow de dividendes réguliers avec un objectif d’au moins 1.000 € nets par mois à atteindre d’ici 2028.


Répartition par pays


En gros mon portefeuille est exposé pour 50% à l’Euro et 50% aux devises étrangères. La surpondération de la France est due avant tout à des raisons fiscales (PEA modérément imposé à la sortie) alors qu’un investissement en valeurs de rendement US par exemple est lourdement imposé, ce qui en réduit l’intérêt (sauf bien-sûr pour les technos de croissance). Cependant j’estime que de grands groupes comme Air Liquide, L’Oréal ou LVMH sont à eux-mêmes une diversification globale, puisque la majeure partie de leurs affaires sont réalisées à l’étranger.

Pour l’avenir je compte encore doper un peu les USA, mais rien ne presse. Avec un Dollar qui décline et les risques politiques liés au nouveau président démocrate, la volatilité risque de rester assez forte en 2021-2022.


Répartition par secteur


Même si mon portefeuille ne compte que 25% de titres US (contre 66% pour le MSCI World) j’ai pris cet indice comme référence. Au cours des 3 dernières années j’ai progressivement rapproché mon portefeuille de ma base de comparaison. Certains secteurs (utilities, consommation défensive, immobilier) sont volontairement surpondérés de manière à profiter des dividendes généreux. Le secteur « finance » est volontairement délaissé, car je sous-pondère les banques et assurances, beaucoup trop cycliques sur le long terme.

Comme tous les portefeuilles axés rendement, j’avais une faiblesse sur le secteur « technologie » mais j’ai déjà beaucoup œuvré pour corriger une partie de ce retard et ne pas rater tous les titres de croissance qui améliorent la performance globale.


Valorisation et performance


J’investis régulièrement depuis une petite trentaine d’années et au fil des ans le portefeuille a pris de l’altitude, malgré les crises et krachs qui ponctuent le développement.

Ma performance TRI (Time weighted) est de 8,3% par an. Ce n’est pas extraordinaire mais solide. Surtout si je tiens compte du fait que les indices sont artificiellement dopés par des calculs hors frais et dividendes réinvestis. Moi en temps que particulier, je subis par contre les frais bancaires et l’imposition (surtout sur le compte titre ordinaire).

Le journal « Investir » avait écrit il y a quelques semaines que le rendement d’un portefeuille d’actions diversifié sur les 30 dernières années était de 7,3%. Dans la même veine, Pictait a calculé 7,9% par an depuis 1926. Enfin si on remonte encore plus loin dans le passé, la performance est encore plus faible car autrefois les obligations rapportaient encore quelque chose et étaient donc un concurrent pour les actions, ce qui n’est plus le cas depuis une dizaine d’années.

Donc en gros je suis satisfait de ma propre gestion. On remarquera sur ma courbe du TRI une forte volatilité liées à des krachs a répétition et la folle envolée de la fin des années 90, qui aura fait long feu. Mais je suis particulièrement satisfait de ma performance des 10 dernières années avec un TRI qui se stabilise entre 8% et 9% par an et qui traduit donc mes efforts pour atteindre une certaine régularité.

Plutôt que de me fourvoyer dans le rat race des plus avides, je préfère m’en remettre à l’adage italien « qui va piano va lontano » smile


Dividendes


L’année 2020 aura apporté environ 13.300 € de dividendes bruts, mais je préfère raisonner en termes de montants effectivement perçus après prélèvements, soit 10.466 €.
Une bonne moitié est sur PEA (pas encore taxé en France) et l’autre petite moitié sur Compte Titre (déjà pleinement imposé). En supposant une taxation de 17,2% sur le PEA en cas de retrait, il resterait un cash flow net de 9.487€ soit 791 € par mois.

Preview
Comme j’ai acheté ou renforcé en 2020 des titres après versement des coupons annuels (Europe) ou sur lesquels j’ai raté 1 ou plusieurs versements trimestriels (Amérique), je prévois une hausse de 10% en 2021 en supposant que les dividendes restent au moins stables et que le Dollar ne continue pas de baisser.

A plus long terme je prévois le réinvestissement de mes dividendes et en imaginant une hausse moyenne des dividendes de 3% par an au-delà de 2022, pas d’inquiétude sur mon objectif de 1.000 € net par mois, qui devrait être atteint déjà avant le deadline.

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[+1]    #17 05/04/2021 08h25

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Bonjour Radioinvest

Tout d’abord, un petit résumé de situation:

- Mon portefeuille est destiné à générer un rendement solide sur le long terme et j’ai donc fait bonne place aux valeurs de rendement
- Je suis toutefois réaliste et je sais que la majorité des valeurs de rendement affichent une faible croissance et sous-performent donc le marché. J’ai donc acheté et renforcé l’année dernière des titres qui offrent peu de rendement, mais qui affichent une croissance solide et devraient donc offrir une performance boursière au moins égale au marché (L’Oréal, LVMH ou Edenred par exemple)
- Néanmoins mon portefeuille a encore des lacunes: un peu beaucoup de sociétés matures et traditionnelles et encore trop peu de technologiques, de santé et d’activités d’avenir.
- Ma watchlist est donc très subjective et vise avant tout les secteurs qui sont encore un peu faiblards dans ma sélection

Dans le détail ça donne cela:
- Matériaux plus écologiques (Carbios, Corbion, Hoffmann)
- Nouvelles énergies comme l’hydrogène (McPhy, Ballard)
- La santé au sens large (Danaher, ThermoFisher, Edwards Lifesciences)
- Quelques sociétés technologiques ou fintech établies (Intuit, ServiceNow, Paypal, Cadence, Synopsys)
- Des petites sociétés technologiques qui jouent un rôle de disrupteur (Coupa, DocuSign, Lemonade, Twilio, Veeva, Crowdstrike)

Tous ces titres ont toutefois les mêmes défauts: prix très élevé, titres trop en vue et donc très spéculatifs. Enfin, les start ups inclues dans ma liste n’ont que peu de bénéfices voire affichent encore des pertes. Il y a donc un risque élevé.

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[+2]    #18 06/04/2021 19h38

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DETAILS DU PORTEFEUILLE FIN MARS 2021


Je n’ai pas posté les détails depuis quelque temps, mais il n’y a pas eu beaucoup de mouvements ce trimestre. La seule différence majeure est que pas mal de lignes on retrouvé le goût du vert.

Au total la plus-value latente est de 19% par rapport au prix de revient.
C’est quand même plus présentable qu’en mars de l’année dernière smile









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[+3]    #19 29/05/2021 11h51

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REPORTING MAI 2021


Performance de +10.4% depuis le début d’année. Certains titres montent, d’autres baissent et au final le portefeuille stagne depuis le mois dernier, victime de la cherté des marchés et des craintes d’un resserrement de la politique monétaire dans les prochains mois.

Mais sous les couvertures, on constate quand même de grosses disparités. Les valeurs cycliques sont toujours en forme alors que tous les moteurs de performance de l’année dernière (renouvelable, technologie, valeurs asiatiques) sont tombés en panne. Mention spéciale pour les valeurs du luxe (bien présentes dans mon portefeuille) qui sont en train d’hyperventiler avec des avancées qui me semblent exagérées.

Avec de nombreux éléments positifs (vaccins, amélioration conjoncturelle) et de nombreux éléments négatifs (inflation, hausse des intérêts) il me semble que les marchés risquent de tourner en rond encore quelques temps et le risque d’une consolidation n’est pas écarté.

Le mois des grandes manœuvres


Pour les titres de ma sélection, de très nombreuses opérations importantes impactent la marche des affaires :

-Veolia et Suez se sont mis d’accord sur un rapprochement, même si Veolia devra se délester de certains actifs français pour ne pas être monopoliste. Moi j’ai une opinion favorable de tout ça et j’envisage de participer à l’augmentation de capital prévue en automne.

-M6 et TF1 ont annoncé leur fusion, afin de pouvoir mieux lutter contre la prolifération des chaînes de streaming étrangères. A priori un mariage de raison, probablement nécessaire pour ne pas se faire larguer. En y regardant de près, l’opération est toutefois fort complexe avec un M6 qui restera coté mais délesté de certains actifs repris par TF1 et deviendra une filiale de TF1. Tout un montage économiquement inutile, mais destiné à respecter la réglementation française qui limite les prétentions des actionnaires majoritaires.
Tout cela ne m’emballe pas trop et j’ai vendu ma ligne M6.

-Le suisse Sonova (équipements pour malentendants) a annoncé le rachat de l’allemand Sennheiser, réputé pour ses casques audio et microphones. L’opération me paraît bonne car elle reste dans le domaine de compétence (l’acoustique) de Sonova et élargit considérablement son marché adressable.

-Coca Cola European Partners a consommé son mariage avec le collègue Coca Cola Amatil, présent en Australie, Nouvelle Zélande et tous les petits pays insulaires du Pacifique. Bonne opération, qui profite d’une meilleure dynamique commerciale dans le Pacifique et mondialise un peu le chiffre d’affaires du groupe, ce qui est positif à LT car la conjoncture sur différents continents peut connaitre des décalages temporels. Dans la foulée la société a été renommée Coca Cola Europacific Partners.

-Enfin, les américains Merck et Beckton Dickinson ont annoncé des spin offs de certaines activités, avec les actionnaires actuels qui recevront des attributions d’actions des nouvelles entités. Moi, ça ne me branche pas trop, car on se retrouve avec des lignes supplémentaires de taille insignifiante, sur des sociétés dont on ne sait pas encore grand-chose. Je vais quand même attendre d’y voir plus clair.



Mouvements du mois


Actions France

-Vente de Sqli avec une MV -8%. Le titre a bien remonté en début d’année, mais commence à retomber. Petite société de services informatiques sans moat particulier et qui ne m’intéresse plus vraiment.

-Vente de Thales avec une MV -9%. Belle société technologique, mais porteuse d’une tare éthique de part ses activités dans l’aviation militaire et la fabrication de missiles. Je préfère me retirer de ce dossier.

-Vente de M6 avec une PV +72%, à quoi s’ajoutent 20% de dividendes perçus. Je profite de l’engouement suite à l’annonce du rapprochement avec TF1 pour prendre mes bénéfices.

-Vente de Interparfums avec une PV +102%. Un très bon choix avec un cours qui a plus que doublé depuis mon achat l’année dernière. Mais la bulle sur les valeurs du luxe commence à me faire peur et Interparfums (PER 70 sur 2021 / PER 50 sur 2022) est particulièrement cher.

-Achat de GTT pour 5000€. Les activités dans le gaz ont le vent en poupe (moins polluant que le pétrole) et l’entrée sur le marché de l’hydrogène me semble prometteur à MT.

-Achat de Amundi pour 5000€. Le rachat de Lyxor en cours me semble positif et permettra de doper le CA futur tout en générant des synergies sur les coûts administratifs.

-J’avais acheté une ligne Orange il y a 2 ans sur le compte titre par inadvertance, ce qui n’est bien-sûr pas un choix idéal pour une valeur de rendement. J’ai rectifié le tir en vendant cette ligne sur CTO et je l’ai rachetée sur le PEA sur lequel la fiscalité est moins mordante.

-Enfin, achat de Pharmagest pour 3000€. Le titre est encore cher, mais il a quand même bien consolidé depuis le début de l’année et il me semble maintenant à un prix à peu près correct.

Actions Europe

-Vente de Swatch avec une PV +6%. Porté par l’amélioration conjoncturelle, le titre est enfin repassé au-dessus de mon prix de revient, ce qui me permet de sortir dans de bonnes conditions. A plus long terme, j’ai l’impression que Swatch n’a plus le lustre d’antan.

-Achat de Euronext pour 4200€. Après le rachat de la Bourse italienne et l’augmentation de capital, le cours a bien baissé. Le moment me semble opportun pour entrer sur le dossier.

Actions US

-Vente de Weyerhaeuser (bois, gestion de forêts) avec une PV +112%. Je l’avais achetée en avril 2020 dans le creux et le titre a flambé depuis, porté par la spectaculaire hausse du cours mondial du bois, qui est aujourd’hui 3x plus cher que la moyenne des 30 dernières années. Le phénomène de reflation est beau, les bénéfices de l’entreprise devraient être très flatteurs cette année, mais tout ça me semble trop beau pour durer. Je préfère sécuriser mes gains avant que le soufflé ne retombe.

-Achat de Physicians Realty Reit (foncière dans les murs d’hôpitaux) et Compass Diversified Holdings (petite holding financière) pour rester dans les valeurs de rendement.

Renforcements

-Renforcement de Fresenius pour 500€

-Renforcement de Edenred pour 500€

-Renforcement de Idi pour 1000€

-Renforcement de Albioma pour 500€

-Renforcement de Compugroup pour 500€

Divers

-Dividende de Edenred réinvesti en actions, soit 2 titres en plus

-Dividende de Mondi réinvesti en actions, soit 4 titres en plus

-Dividende de Carmila réinvesti en actions, soit 32 titres en plus

-Covivio Hôtels a procédé à une augmentation de capital, à laquelle j’ai participé pour 32 titres à 16€

Dernière modification par Ankh (29/05/2021 11h52)

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[+4]    #20 26/06/2021 13h59

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REPORTING JUIN 2021


Je fais mes comptes mensuels avec quelques jours d’avance. Juin avait plutôt mal commencé avec l’annonce par la Fed d’un resserrement monétaire plus rapide que prévu et on a vu une forte volatilité, avec notamment des zig zag entre les valeurs de croissance et les valeurs cycliques. Mais au final, vers la fin du mois, les marchés ont retrouvé le chemin de la hausse.

Mon portefeuille affiche une performance de +13% depuis le début de l’année, ce qui est en phase avec les grands indices, mais en retard par rapport au CAC40. Ce qui me rassure, c’est que certaines valeurs de croissance qui avaient bien baissées en début d’année, semblent retrouver la faveur des marchés. Autre élément positif : la perspective de taux plus élevés aux Etats-Unis a stoppé net la dégradation de la valeur extérieure du Dollar. Un bon point pour la partie US de mon portefeuille.

Actuellement les yeux sont rivés sur la forte reprise économique et la forte inflation, mais je pense que tous les deux vont ralentir en 2022 au plus tard, lorsque l’économie mondiale aura retrouvé un rythme plus normatif. Toutefois la dream sequence des dernières années (croissance modérée sans inflation, intérêts de plus en plus bas) est révolue. Aux USA, la probable hausse de l’impôt sur les sociétés, l’instauration d’une taxation minimale des profits des multinationales et la montée des frais financiers, nourrira un niveau d’inflation supérieur aux dernières années, puisque toutes les sociétés chercheront à répercuter ces facteurs dans leurs prix. Le renforcement de l’électricité renouvelable et l’adjonction de biocarburants dans l’essence par exemple, auront aussi tendance à peser sur l’inflation. D’un point de vue écologique, la décarbonisation de l’économie fait sens, mais elle génère des frais supplémentaires. En Europe apparaissent aussi d’autres surcoûts (taxes et droits de douanes par exemple pour l’import/export avec le Royaume-Uni) qui se retrouveront dans les prix. Lentement mais sûrement, il faut donc s’habituer à un peu plus d’inflation et des taux d’intérêts un peu plus élevés. Mais tant que tout cela reste dans une fourchette modérée, disons de 2-3% par an, il n’y a pas trop de soucis à se faire.

Reste que les marchés actions sont forts chers et que les annonces de la Fed et de la BCE ne manqueront pas de provoquer quelques décrochages de temps à autre. Dans certains ça fera mal, dans d’autres ce sera une occasion de se renforcer. Il faudra décider au cas par cas.



Mouvements du mois


Actions France/Europe


-Vente de Publicis qui a bien remonté cette année, mais qui est quand même très décevant car le titre tournait en rond dans mon portefeuille depuis 4 ans. La grande époque des agences de pub semble révolue. Au final, la vente s’est faite avec une légère MV sur la valeur de la ligne, mais dividendes compris, il y a un petit gain de +6% sur la période de détention.

-Achat de ABC Arbitrage pour la moitié de la sommé récupérée, histoire de compenser le dividende perdu. ABC n’est certes pas un champion de la croissance, mais l’arbitrage a l’avantage d’être à contrecourant des cycles de marché.

-Achat de Corbion (NL) pour l’autre moitié des liquidités, ce qui me permet de pousser un peu mes pions vers des valeurs d’avenir. Officiellement c’est une société de chimie de spécialités, mais avec une présence sur des marchés de niche (acide lactique, oméga3, protéines d’algues…). Le plus intéressant dans tout ça est l’acide lactique, qui est utilisé comme un additif naturel qui améliore la durée de conservation des aliments. Mais Corbion a aussi développé avec ce produit une matière plastique qui est à la fois recyclable (cas idéal) et biodégradable (s’il elle se retrouve dans une décharge). Il y a un certain risque sur le dossier, puisque le plastique PLA ne représente aujourd’hui qu’une demande microscopique dans le monde, mais il y a du potentiel. TotalEnergies y croît, puisqu’ils se sont associés à Corbion pour construire une usine supplémentaire en France.

Actions USA


-Achat de ServiceNow pour 3000$
Un titre fort cher (PER >80) mais la société affiche une croissance soutenue supérieure à 20% par an et devrait continuer sur sa lancée. Le magazine Fortune et la banque Goldman Sachs listent le titre dans leurs favoris de MT. Alors espérons qu’ils ont raison.

-Achat de Citrix pour 3000$
La société est bien connue pour ses logiciels qui permettent l’accès à distance de systèmes informatiques disparates. La société est actuellement dans une passe difficile, car la transition d’un modèle de vente de licences vers un modèle de souscription/cloud pèse sur les résultats. Mais l’essentiel de la transition est fait et la croissance pourrait revenir dans les 2 ans. Citrix vient aussi de racheter Wrike (gestion de projets) ce qui devrait apporter quelques points de croissance en plus.
Si j’ai raison dans mon analyse, Citrix est actuellement un titre value. Ce qui est rare dans le secteur des technologiques.

-Achat de Organon pour 3000$
C’est une société très récente, née d’un spin off de Merck. Dans ce cadre j’ai reçu 6 actions d’une valeur fiscale de 168€. Le genre de micro-ligne avec laquelle on ne peut rien faire. J’ai finalement décidé de compléter ma ligne plutôt que de vendre les fragments. La société se concentre sur les médicaments généralistes sur lesquels il n’y a plus de brevet et les génériques (cash cow sans croissance notable). Les relais de croissance proviennent de spécialités destinées aux femmes (contraception, fertilisation, …) et d’une division biosimilars en devenir. La première année d’une spin off est toujours impactée par les frais de séparation, d’introduction en Bourse et le traditionnel nettoyage de bilan. Donc pas grand-chose à attendre dans l’immédiat. Mais si mes petits calculs sont exacts, le PER sur une année « normale » n’est que de 5-6, soit un vrai dossier value pour une société qui affiche quand même une marge nette de 20%.
L’entreprise vise une croissance modérée de +3/+5% sur le MT. Pas folichon, mais compte tenu du bas prix de l’action, il y a à mon avis au moins du 50% de potentiel à prendre.

Renforcements


-Renforcement de Albioma pour 500€

-Renforcement de Orange pour 500€

-Renforcement de Idi pour 1000€

Réinvestissements de dividendes


-Relx pour 4 actions en plus

-Fortis pour 1 action en plus

-Philips pour 2 actions en plus

-Albioma pour 3 actions en plus

-Rubis pour 17 actions en plus

-Patrimoine et Commerce pour 22 actions en plus (la majeure partie du dividende était par ailleurs un remboursement de capital, donc non taxé, mais imputé en déduction du prix de revient).

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[+2]    #21 17/08/2021 12h49

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MENAGE DE PRINTEMPS D’UN ETE PLUVIEUX


Il y a 2 ans j’avais commencé à acheter quelques valeurs chinoises dans la tech (Alibaba, JD, Baidu et Prosus pour jouer indirectement Tencent) et l’idée paraissait intéressante: bonne dynamique de croissance, secteurs d’avenir…

Mais la situation actuelle me plait de moins en moins: les régulateurs attaquent les grosses sociétés car elles menacent l’économie, on veut réglementer les jeux, on veut protéger les données face à la curiosité des américains, l’Etat veut reprendre le contrôle de géants qui deviennent envahissants…

Et tout ça ne fait que commencer. Ca va pas durer et les autorités vont remettre en cause les taux d’IS très bas sur les tech innovantes et si ça se trouve, on va remettre en cause les montages financiers réalisés dans les fiduciaires aux Iles Bermudes ou Cayman? Parce que les grosses tech chinoises ne sont pas en reste par rapport aux techs américaines, quand il s’agit d’optimiser la fiscalité ! A mon avis, le newsflow négatif est loin d’être fini !

Mais pour en venir à l’essentiel: j’ai liquidé quelques lignes, tant qu’elles sont encore dans le vert. J’ai déjà perdu 30 ou 40 points de performance sur le plus haut et ça baisse toujours…

- Vente de Prosus à 74€. Il me reste quand même une PV +9%

- Vente de JD.com à 71,20$. Quand même une bonne affaire avec une PV de +189%

Maintenant je me détends et j’attends d’y voir plus clair smile

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[+3]    #22 28/08/2021 15h27

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REPORTING AOUT 2021


Grosses frayeurs au mois d’août avec la poursuite de la dégringolade sur les valeurs chinoises et un bon coup de grisou sur les valeurs du luxe, qui pâtissent de craintes sur de possibles reconfinements liés à la prolifération des infections au Covid delta et l’éventuel durcissement de l’imposition des hauts salaires en Chine.

Au final plus de peur que de casse, mon portefeuille a quand même gagné 1 point sur le mois et affiche une performance de +15,4% sur l’année. Un peu décevant quand même, car l’écart se creuse avec le CAC40 (+20,4%) et le Stoxx 600 NR (+20,4%) et je ne parle même pas du redoutable MSCI World (+22,6%).

Mais bon, comme ma sélection surpondère les valeurs de rendement matures et les sociétés pas trop cycliques, l’explication est vite trouvée. Je me console en me disant que mon portefeuille a généralement un drawback inférieur au marché et qu’à la prochaine correction, il devrait donc combler une partie de son retard.

Le portefeuille buy and hold existe-t-il ?

L’objectif premier de mon portefeuille est de délivrer un cash flow après prélèvements et impôts de 1000€/mois au moins, ce qui suppose dans les 16.000€ de dividendes bruts par an. Et le tout avec une bonne régularité et résilience. Bonne nouvelle, l’objectif sera atteint cette année pour la première fois et j’espère pouvoir tenir la barre dans les années à venir. Mais pas facile d’assurer la régularité : j’ai souvent l’impression de devoir chasser continuellement les business models qui se détraquent et les boîtes qui sont victimes de disruption !

Parmi mes valeurs de rendement, l’industrie du pétrole avec ses yields élevés, semblait pendant longtemps une bonne source de dividendes. Mais avec la lutte contre le réchauffement climatique et la montée prévue des véhicules électriques et des centrales électriques à énergie renouvelable, le futur de l’industrie pétrolière me semble de plus en plus compromis. Il fut un temps où j’étais bien engagé dans ce secteur, mais j’ai déjà commencé à réduire la voilure depuis quelques années. En 2015 j’ai par exemple vendu mes lignes National Oilwell (équipementier) et Kinder Morgan (pipelines) avec de petites plus-values. Après-coup je me dis que je n’ai rien perdu, car 5 ans après ma vente, leur cas ne s’est pas arrangé, loin de là. L’année dernière j’ai aussi largué Schlumberger (équipementier) et mon exposition au pétrole devient donc de plus en plus faible.

Ce mois-ci je me suis décidé à réduire encore mon exposition avec la vente totale de ma ligne Royal Dutch Shell malgré une MV -20%. Toutefois après plusieurs années de détention, la perte totale est ramenée à -6% en intégrant les dividendes perçus. Décision difficile je l’avoue, pour une entreprise dont on disait autrefois « never sell Shell » !



Mouvements du mois


Arbitrages


- Vente de Compass Diversified avec une PV +3%. Le titre n’a fait qu’un bref passage de quelques mois dans mon portefeuille. Je l’avais acheté pour le dividende de plus de 5%, rendu possible par le statut de société de capital-développement de l’entreprise, proche du fonctionnement d’un REIT. Dès Septembre le groupe devient une société anonyme classique et a d’ores et déjà annoncé un payout qui baissera à 50-60% du RN, soit un dividende en baisse d’un tiers pour 2022. Ma thèse d’investissement n’étant plus remplie, autant vendre de suite.

-Vente de Royal Dutch Shell, pour les raisons évoquées plus haut.

-Achat de Cigna (USA) une compagnie d’assurance-santé. La branche n’est actuellement pas à la fête, pénalisée par les surcoûts liés au Covid. Mais Cigna me semble maintenant être tombé à un cours attrayant pour jouer le rebond. (Je suis un optimiste et j’espère bien que cette histoire de pandémie finira par se calmer l’année prochaine !)

Renforcements


-Pharmagest pour 1000€

-LVMH pour 619€ (1 action)

-Reckitt Benkiser pour 2500€
Le titre a chuté avec les semestriels faisant état d’une perte. La raison étant une grosse dépréciation sur une division de nutrition infantile en Chine, qui pâtit de pressions des autorités. Cette division est sur le point d’être vendue. A priori a un prix bradé très inférieur à la valeur comptable, puisque le goodwill a dû être déprécié. Moi je vois dans tout cela un élément positif : la piètre performance de cette division ne pénalisera plus les comptes dans le futur.

(Soit dit en passant… Danone connait les mêmes problèmes dans la nutrition infantile en Chine et je ne serais pas étonné que la nouvelle direction ne fasse le ménage tôt ou tard. Mais ça c’est une autre histoire !)

-Physicians Realty Trust pour 2500€, ce qui double ma position existante. Un REIT dans la santé relativement récent, qui est encore peu connu. L’avantage est que le titre est moins cher en termes de PER sur FFO que les titres les plus courus.

Divers


-Réinvestissement du dividende National Grid en actions, soit 14 titres de plus.

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[+2]    #23 22/09/2021 08h15

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Bonjour Nounours

Sur le fond, je suis de plus en plus sceptique sur le secteur du pétrole. Pour l’instant, les véhicules électriques ne représentent qu’une toute petite partie du parc, mais leur nombre augmente vite. Du coup, dans le mix énergétique, leur proportion va augmenter de façon exponentielle dans les 10 ans qui viennent.

La question qui se pose pour Total, Shell et beaucoup d’autres est donc complexe: tout le monde compte sur les gros cash flows tirés du pétrole (du moins dans les années sans crise) pour financer la transition partielle vers l’électrique. Tout cela va coûter des milliards. Enfin il y a des milliards qui sont versés sous forme de dividende chaque année. La question est donc de savoir si une société peut faire tout ça en même temps.

Ma préférence pour Total a plusieurs raisons:

- Le groupe a un endettement faible (gearing de 22%) nettement moins que Shell

- Le groupe a su préserver son dividende en 2020 alors que Shell l’a fortement raboté (Du coup Shell a perdu son statut de dividend aristocrat qui existait depuis 1946)

- Total exploite des champs dans le monde entier, mais se concentre depuis des années sur ceux qui ont des coûts d’exploitation faibles. Ils ont déjà vendu toutes les activités qui sont peu rentables et se tiennent notamment à l’écart du gaz de schiste et des sables bitumeux au Canada qui ont des coûts de production très élevés.

- Total a déjà pris de l’avance dans l’électrique: ils sont actifs dans le solaire depuis des années, ils ont racheté Saft (batteries) en 2016, ils ont une offre d’électricité pour les particuliers… En gros, la transition me semble déjà bien engagée.

- Shell a du retard et doit mettre actuellement les bouchées doubles. Enfin Shell a une stratégie de décarbonisation progressive à l’horizon 2050. Mais il se heurte régulièrement au gouvernement anglais qui veut accélérer la chose. Je n’aime pas trop ces bras de fer avec les autorités.

- Enfin sur un plan plus personnel, j’ai renforcé ma ligne Total en mars 2020 à vil prix et mon PRU est faible, ce qui me donne un rendement brut de 7,4%. Pas facile de trouver mieux !

- Au final je me sens à l’aise avec Total et comme c’est la seule ligne qui me reste sur le secteur pétrolier, le risque pour mon portefeuille est très limité, même si la transition ne devait pas fonctionner comme espéré.

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Favoris 1   [+4]    #24 23/09/2021 21h18

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Bonjour BulleBier

Questions difficiles, mais je vais essayer d’y répondre smile

Ma stratégie

-Je prévois de partir à la retraite dans 7 ans et l’objectif de mon portefeuille est de générer un cash flow après impôts de 1000 €/mois. Ce montant n’est pas arbitraire, il correspond en gros au manque à gagner que j’attends au moment de la retraite par rapport à ce que je gagne aujourd’hui.

-Avec un capital actuel de 800 k€ je pourrais sortir beaucoup plus en ne misant que sur des titres à gros rendement (> 3%). Mais à quoi bon ? je ne cherche pas à maximiser le rendement, je veux juste préserver mon pouvoir d’achat. Enfin, je suis conscient que 99% des valeurs à très gros dividendes sous-performent le marché. Ce qui m’amène donc à mon second objectif = construire un portefeuille dont la performance totale reste en phase avec le marché.

-Partant de là, mon portefeuille n’est pas le fruit du hasard, il n’est pas un ramassis d’idées piquées ici et là, il n’est pas destiné à faire des « coups » (du moins rarement). J’ai une stratégie claire à laquelle je me tiens.

En gros ça donne ça :
a) J’achète un certain nombre de titres à gros rendement (mature, défensif, peu cyclique) pour créer une base de dividendes importante. Et j’accepte que ces titres sous-performent.
b) J’achète des sociétés dont la croissance est au moins égale à la moyenne, qui sont solides et dont la performance boursière est au moins égale à la moyenne (par exemple L’Oréal ou Air Liquide). Sur ces titres je peux attendre un petit rendement (1 ou 2%) mais qui devrait progresser régulièrement.
c) J’achète aussi quelques titres à forte croissance, même s’il n’y a pas de dividende et même s’ils sont chers, de manière à faire de la performance (par exemple Dassault Systèmes ou Visa). Et ce qui importe surtout, c’est d’être présent sur quelques tendances positives comme le software, le cloud, la transition énergétique, etc…

Pour générer un flux régulier de cash, il est indispensable d’avoir une forte dose de buy&hold. Ce n’est logiquement pas en faisant du trading de court terme, qu’on peut avoir un revenu régulier. Mon expérience est que ce qui compte sur le long terme, ce n’est pas de maximiser les plus-values de court terme sur des dossiers spéculatifs ou à la mode. Qui peuvent retomber aussi vite qu’ils sont montés. Moi j’analyse le risque des titres en essayant de limiter le drawback en cas de crise.

Dans un portefeuille de long terme, le principal risque est en fait l’obsolescence, le risque de disruption. J’essaye donc d’imaginer quelles sont les sociétés qui sont sur des marchés porteurs et qui pourraient le rester dans 10 ou 20 ans. Et j’essaye d’éliminer les entreprises qui sont sur le déclin. Juste à titre d’exemple : Cisco a longtemps été une boite spécialisée dans le matériel technologique, mais la croissance baisse, la concurrence monte (notamment asiatique). Depuis quelques années, ils investissent dans la cybersécurité et le software, de manière à renouveler leur offre. Oui, ça c’est bien : une boite doit reconnaitre quand il est nécessaire de se remettre en question.

Pétrole et gaz

-Je pense que le pétrole est en déclin. Aujourd’hui on ne le remarque pas encore trop, mais dès que le nombre de véhicules électriques en circulation sera important, la consommation de pétrole baissera de plus en plus vite.

Deux possibilités sont envisageables à long terme :
a) Les entreprises et pays producteurs continuent de pomper comme maintenant et le prix du baril baisse de plus en plus
b) les pétroliers investissent de moins en moins dans l’exploration donc l’offre baissera à plus long terme, les petites sociétés fragiles font faillite et une poignée de grosses entreprises tirent leur épingle du jeu. Donc en théorie les majors du pétrole peuvent très bien vivre sur le LT. Et s’ils font aussi un peu d’électricité (le mix multiénergies envisagé par Total) c’est tout à fait viable.

-Si j’ai moi-même réduit mon exposition au secteur du pétrole, c’est avant tout pour des raisons ESG. Les secteurs mal notés (énergies fossiles) sous-performent de plus en plus et le risque de la transition est assez élevé. J’ai vendu récemment ma ligne Shell car j’estime que je peux trouver d’autres titres qui font du 3-4% de rendement, mais avec moins d’incertitudes, de risques et de controverses.

-Indirectement je suis quand même aussi présent sur le secteur gaz au travers de GTT et Rubis. Je pense que c’est plus solide, car le gaz est moins polluant et donc une énergie de transition. Ce n’est certainement pas demain que tout sera électrique. Enfin, ces deux sociétés peuvent très bien transformer leur business. Si GTT peut faire des containers pour du GNL, il peut aussi le faire pour de l’hydrogène.

Reckitt

-Dans les années 90 et 2000 Reckitt était le champion de la croissance dans les produits d’hygiène et domaines connexes. La machine s’est détraquée il y a quelques années : rachat de Mead Johnson beaucoup trop cher, trop de produits sur trop de segments, retard dans la vente directe (e-Commerce).

-Fin 2019 le directeur a été renouvelé et le groupe travaille à son renouveau. On a vu les dépréciations
d’actifs (2019 et 2021), les cessions de divisions sous-performantes sont en cours, le portefeuille d’activités est nettoyé, et dans les coulisses on remet de l’ordre dans la machine. Alors oui, je crois à un renouveau après la phase de turn around actuelle. Dans un papier stratégique d’il y a deux ans, le groupe avait annoncé 3 phases : stabilize (2020), Build (2021-2023) et Outperform (> 2023). Si la 3e phase est atteinte, le cours pourrait retrouver une trajectoire montante.

-Reckitt est actif comme Procter&Gamble sur des marchés matures, mais Reckitt est actuellement bien moins cher. Donc il y a à mon avis un meilleur potentiel boursier à MT. Il faut certes avoir un peu de patience.

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[+1]    #25 24/09/2021 18h06

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@BulleBier @Nemesis

En ce qui concerne le pétrole et le gaz, je pense que vous avez raison tous les deux.
A CT la demande reprendra et les prix remonteront (en fait le gaz est déjà à un niveau record) et les pétroliers feront donc de bonnes affaires en 2021.

A LT je reste toutefois sceptique, car la demande va finir par baisser. Et comme le dit Nemesis, il y a des attaques de toutes parts (lutte contre les plastiques, plus de biocarburants, plus de produits d’origine naturelle au lieu de dérivés pétrochimiques….). Il y a plein de dossiers brûlants à gérer.

Moi je garde maintenant mon exposition à Total, GTT et Rubis. Ca doit faire environ 3% de mon portefeuille. Inutile de surpondérer compte tenu des incertitudes du secteur.

En ce qui concerne Reckitt, le groupe a connu une forte croissance dans les années 2000 passant en 10 ans d’un CA de 3 Md£ à 9 Md£, le tout avec de nombreux produits innovants et une multitude de petites acquisitions comme Scholl (produits pour les pieds) ou Durex (préservatifs).

Mais à priori, ces acquisitions n’étaient pas toutes au top. Ainsi Scholl a été revendu cette année avec le motif qu’il n’y a aucune croissance dans le dossier.

Enfin le rachat de Mead Johnson (nutrition) en 2017 a été surpayé, puisque même pas 2 ans plus tard on a passé quelques milliards de dépréciations de goodwill sur le dossier.

Moi je pense que ces rachats trop nombreux et la hausse des dettes ont tout simplement été exagérés. Dans la foulée on a négligé les investissements. Dans la feuille de route actuelle, il est beaucoup question de Capex en hausse pour 2021-2022, de dépenses en recherche en hausse, de dépenses pour moderniser les usines… ce qui conforte donc mon impression, que tout cela a été négligé pendant quelques années.

Maintenant j’ai espoir que les nombreuses initiatives porteront leurs fruits dans quelques années.

Soit dit en passant, il y a eu un investor day hier (rebaptisé seminar series par le groupe). Si le dossier vous intéresse BulleBier, vous pouvez toujours jeter un oeil à la présentation sur le site du groupe.

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