Suivez les discussions sur : Twitter Facebook RSS   Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter : Newsletters   Utilisez la recherche :
PlanèteMembres  |  Mission

Forums de la communauté des investisseurs heureux

Discussions courtoises et réfléchies sur l’investissement patrimonial pour s’enrichir, générer une rente et atteindre l’indépendance financière

Invitation Vous n'êtes pas identifié : inscrivez-vous pour échanger et participer aux discussions de notre communauté !

Information Nouveau venu dans cette longue discussion ?
Flèche Consultez une sélection des messages les plus réputés en cliquant ici.

#51 15/11/2020 17h58

Membre
Réputation :   46  

Merci pour votre réponse précise Ankh.

Concernant vos renforcements sur vos valeurs du CAC40, que pensez-vous des titres Orange et Danone que vous avez en portefeuille sur des PRU plus élevés que les cours actuels ?

Je ne suis pas actionnaire de ces deux titres mais je les regarde et votre avis m’intéresse. J’ai étudié le parcours financier de Danone que je trouve décevant en termes de croissance organique sur les dernières années au regard de la valorisation historique de l’ordre de VE / EBIT > 15x qui mériterait plus de croissance à mon goût (bien qu’à 50 EUR, on soit sur des niveaux de valorisation que je trouve plus raisonnables). Quant à Orange, je trouve la valorisation actuelle intéressante (VE / EBIT de l’ordre de 9x sur 2020) pour une valeur défensive et de rendement, bien que le groupe doive encore optimiser son taux Capex / CA pour que le dividende de 0,70 EUR par action soit couvert par le Free Cash Flow.

Concernant Argan, il me semble qu’à 80 EUR, on est en effet sur un surcote de 15/20% par rapport à l’ANR. Cependant, cette survalorisation ne me semble pas délirante par rapport à celle que je trouve sur certains beaux titres valorisés sur des PER > 30x voire 35x comme Worldline et LVMH. C’est une question de goût !

Dernière modification par levovitch1988 (15/11/2020 17h58)

Hors ligne Hors ligne

 

#52 15/11/2020 21h06

Membre
Réputation :   62  

@Levovitch

Pour Argan, c’est une société a bonne croissance, pas hyper-chère, mais pas donnée non plus. Dans l’immédiat je ne prévois pas de l’acheter, mais qui sait… Peut-être un jour.

Mon avis sur Danone et Orange est le suivant:

Orange
Je l’avais acheté pour le rendement et son profile défensif. Avec une croissance top line de +1% par an depuis des années, il ne faut pas s’attendre à des miracles en termes de performance.

Mais je suis très déçu, car la thèse d’investissement ne colle pas. Non seulement il a réduit le dividende cette année, mais le titre s’est effondré de plus de 30% en mars. Et il ne remonte pas beaucoup.
Actuellement je suis en moins-value et je ne compte pas le vendre, mais attendre que la conjoncture se reprenne. Mais j’envisage de m’en débarrasser lorsque le cours sera revenu proche de mon prix de revient.

Danone
La croissance est un peu meilleure (CA +3% environ par an), mais ici-aussi j’aime le profile défensif. Crise ou pas crise, on mange toujours.
Dans le dossier il y a quelques points négatifs (dettes assez élevées) mais aussi une décélération dans les desserts lactés: plus de gens qui ont une intolérance au lait, tendances végétarienne ou vegan qui se développent. Mais le groupe a très bien réagi en rachetant Whitewave (marque Alpro par exemple) qui fait des produits à base de plantes. Beau coup stratégique. Dans les coulisses ils nettoient aussi les participations minoritaires, ce qui devrait faire baisser les dettes un peu plus vite.

En 2020 la société est toutefois pénalisée par la pandémie, puisque beaucoup de restaurants et cantines sont fermées = pertes des ventes dans ces canaux.

Mais je reste confiant, on finira bien par revenir à la normale. Enfin, le groupe est en train de remodeler sa stratégie et ses structures = il pourrait en sortir redynamisé.

Voilà, je compte garder mes titres en attendant que ça remonte. Je ne prévois toutefois pas de renforcement notable de ma ligne. C’est une société solide, mais pas dans le Top10 du CAC40. Donc pas de raison de surpondérer.

Hors ligne Hors ligne

 

#53 29/11/2020 09h26

Membre
Réputation :   62  

Reporting Novembre 2020


Mois tout à fait exceptionnel avec une remontée fulgurante de tous les indices. Ce qui me frappe le plus, c’est la rotation sectorielle marquée. Pendant des mois tout le monde ne parlait que de valeurs défensives et de tech, et puis du jour au lendemain ces derniers stagnent voire baissent, alors que se réveillent les titres qu’on a encore brûlé hier (banque, assurance, immobilier, pétrole…). A vrai dire, cette soudaine virevolte me fait presque peur. Le marché est rempli de spéculateurs de court terme qui courent à droite et à gauche comme des visons. Et puis après-demain les mêmes changeront encore d’avis.

En ce qui me concerne, je suis plutôt un investisseur de moyen-long terme et j’évite de trader dans tous les sens. L’activisme à outrance, en particulier sur un compte titre ordinaire, n’est généralement pas de bon conseil pour un investisseur particulier. Avec les frais de transaction assez élevés sur les valeurs étrangères et l’imposition des PV exigible l’année suivante, le bénéfice réel du trading est largement amputé par les frais.

Dans l’immédiat je savoure la remontée de mon portefeuille et la performance de -2% depuis le début de l’année est maintenant bien plus présentable qu’elle ne l’était à fin mars. Le newsflow a été très positif en Novembre (élection américaine, vaccins…) et pourrait continuer à apporter de bonnes nouvelles. D’un autre côté, la montée des plans sociaux (par exemple chez Walt Disney ou Danone) nous rappelle que la crise est encore bien vivante. Je crains qu’à partir de fin Janvier 2021 quand tomberont les résultats annuels des entreprises, il y aura aussi de mauvaises surprises au cas par cas. Sans compter le dénouement du Brexit à venir et les très probables hausses de taxes et impôts qui nous attendent l’année prochaine. Au final c’est toujours le contribuable qui paye les pots cassés.

Avec tout ça en tête, j’en reste à ma stratégie engagée en gardant mes équilibres entre valeurs de rendement et valeurs de croissance, avec une petite dose de cycliques en portefeuille. Et je m’oriente à petits pas vers ma « vision 2025 » que j’avais décrite il y a quelques semaines.



Les mouvements en Novembre


- Achat de Amazon. C’est un titre que j’avais déjà en portefeuille dans le passé, mais que j’ai vendu fin 2019 un peu hâtivement pour prendre mes bénéfices. J’aurai mieux fait de la garder. Avec la montée dans le cloud (AWS) et les activités nouvelles (Amazon Advertising), les perspectives restent très bonnes et la rentabilité du groupe devrait poursuivre son mouvement haussier.
Compte tenu du prix très élevé (2994 US$ pièce au moment de mon achat), je n’ai acheté qu’une seule action. Pas facile de gérer ce genre de titres !

- Achat de Microsoft. Encore une sélection pas très originale, mais il faut reconnaître que la société est bien positionnée avec son large éventail d’activités. Les GAFAM ont un poids considérable dans le S&P500 et je pense que j’ai eu tord d’être si peu présent sur ces leaders.

- Achat de Illumina, leader dans le séquençage du génome. Le titre est actuellement à la peine, car les ventes en 2020 ont fortement souffert de la crise. Mais j’espère que la situation se normalisera. Je joue aussi l’aspect spéculatif lié à l’OPA en cours sur Grail qui devrait ouvrir une nouvelle activité dans les tests de dépistage précoce du cancer dans le sang. A court terme l’opération est risquée, mais si les augures ont raison, elle pourrait permettre dans quelques années d’adresser un marché bien plus grand qu’il ne l’est actuellement.

- Achat de Alfen aux Pays-Bas. Je suis la société depuis quelque temps mais j’ai longtemps hésité à acheter un titre qui a déjà flambé cette année. Mais après avoir étudié le dossier en détail, je me laisse tenter par les perspectives. La société fabrique des bornes de recharge pour les voitures électriques, marché natif qui commence à peine à se développer. Enfin j’aime bien aussi la seconde activité dans les petites stations de stockage d’électricité. Il y a de plus en plus de petites centrales solaires ou éoliennes locales (micro grid) et les produits d’Alfen sont bien placés pour jouer ce marché.

- Enfin, petit renforcement de 500€ sur TeamViewer

Arbitrages


- Vente de CVS Health avec un gain rachitique de +1%. Le titre avait difficilement monté de 10% dans mon portefeuille, mais c’est effondré de 8% lorsque Amazon a annoncé se lancer sérieusement dans la distribution de médicaments. C’est une menace que je prends très au sérieux, car Amazon n’a pas l’habitude de bricoler un peu « juste pour voir ». Quand ils montent dans un nouveau marché, ils mettent le paquet et n’hésitent pas à casser les prix pour gagner rapidement des parts de marché. Le titre CVS Health (et les autres acteurs dans ce secteur) risque donc de rester à la peine.

- Pour rester dans le secteur santé, je renforce à la place ma ligne Gilead Sciences. Le titre est actuellement peu en vue car ils ne travaillent pas à un vaccin contre la Covid et les résultats en 2020-2021 sont attendus stagnants en non-Gaap et proches de zéro en publié. Toutefois la société a bâti un solide portefeuille de médicaments dans le Sida qui est actuellement la base de son business. Dans les coulisses ils préparent aussi le monde d’après-demain avec la construction d’une gamme dans l’oncologie, notamment le traitement du cancer du sein. Grosse acquisition cette année et nouvelle acquisition en 2021 : à court terme cela coûte des milliards, mais à l’horizon 2022-2023 les analystes attendent un retour à une croissance soutenue. Le dossier n’est pas sans risques, mais avec un PER de 9 actuellement, Gilead est très bon marché et je prends le pari d’un retour à meilleur fortune dans quelque temps.

- Vente de Colgate avec une PV de +11%. J’avais acheté le titre au printemps pour jouer son profile de rendement très défensif. Le titre a tenu ses promesses puisque le groupe aura même profité de la Covid pour doper ses ventes. Cependant Colgate devrait revenir prochainement dans son rythme de croissance très modéré de l’ordre de +4% par an pour le BNPA. Avec un PER de 28, cette faible croissance est fortement valorisée.

- Je le remplace par Kimberly Clark. Même profile que Colgate avec également une croissance faible mais défensif. Toutefois, le groupe est en train d’achever un important plan triennal (2018-2020) de réduction des coûts, dont les frais (dépréciations, plan sociaux) auront grevé les résultats des dernières années. Dès 2021 les coûts exceptionnels devraient disparaître et le BNPA pourrait croître de 5-6% par an, soit un peu mieux que Colgate. Le tout avec un PER de 18 bien moins cher.

Fonds


Comme prévu, j’ai continué à racheter mes positions que j’avais liquidées il y a quelques mois pour matérialiser mes plus-values.

Achats du mois :
1 Comgest Monde
2 Oddo Avenir Europe
3 Oddo US MidCap
20 Morgan Stanley US Advantage
2 Pictet Global Megatrend

Hors ligne Hors ligne

 

#54 29/11/2020 13h31

Membre
Réputation :   73  

Bonjour Ankh,

Comme discuté, je me retrouve dans votre approche moyen-long terme diversifiée à un niveau tout de même plus modeste.

Concernant votre réflexion:

Compte tenu du prix très élevé (2994 US$ pièce au moment de mon achat), je n’ai acheté qu’une seule action. Pas facile de gérer ce genre de titres !

Avez vous envisagé, à l’instar de ce que vous avez fait sur la partie Europe, d’ouvrir une ligne d’ETF type NASDAQ 100 composé en poids à 40% de GAFAM. Les renforcements seraient d’autant plus aisés.

Après il est vrai qu’il y a aussi 60% de l’indice auquel vous ne voulez peut être pas être exposé ?

Bien à vous

Hors ligne Hors ligne

 

#55 29/11/2020 14h58

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   208  

Bonjour Ankh,

J’ai bien apprécié votre message sur la stratégie 2025!
Pouvez vous partager quels sont vos critères de sélection pour les sociétés que vous faites rentrer/sortir du portefeuille?

Aussi, si je peux vous demander, dans votre profil vous mentionnez 7k annuels d’intérêts, est ce le produit d’obligations?

Au plaisir de partager!

Dernière modification par Liberty84 (29/11/2020 15h02)

Hors ligne Hors ligne

 

#56 29/11/2020 17h05

Membre
Réputation :   62  

@Selden

Merci pour la suggestion. L’achat d’un ETF sur le Nasdaq100 c’est en effet quelque chose à quoi je songe. J’ai malheureusement raté la fenêtre de tir fin mars pour initier une ligne et maintenant le Nasdaq s’est envolé. Ceci étant dit, à court terme je vois encore un petit potentiel de reflux sur cet indice, car les investisseurs redécouvrent actuellement les cycliques. Mais sur un plus long terme, les technologiques restent intéressantes.

Mon propre portefeuille de titres vifs ne contient que quelques sociétés qui sont aussi dans le Nasdaq100. Donc pas beaucoup de redondance, mais au contraire un élargissement de mon univers.

Enfin, comme vous dites, cela permettrait de renforcer une ligne par petite touches. Le temps des grandes manoeuvres se termine pour mon portefeuille et à partir de l’année prochaine il n’y aura plus que de petits apports. J’envisage donc sérieusement de constituer une petite ligne de Nasdaq100 et de la renforcer peu à peu au fils des mois.

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #57 29/11/2020 19h42

Membre
Réputation :   62  

@Liberty84

Tout d’abord la question la plus facile, celle des intérêts. J’ai un PEL très ancien qui me rapporte 3.6% d’intérêts et j’ai deux contrats d’assurance vie en Euros. L’un est de type moderne et s’oriente aux taux de marché et rapporte de moins en moins. L’autre par contre est très ancien et bénéficie d’une clause contractuelle qui me garantit un taux d’intérêt d’au moins 4.5% par an. Je ne peux plus rien verser à ces conditions-là, mais je conserve ces contrats tranquillement car leur rendement est très supérieur à ce qui se fait aujourd’hui.

Il fut un temps où j’avais aussi un portefeuille d’obligations diversifié (OAT, corporate, taux variable et perpétuels) constitué entre 2009 et 2011. Mais aujourd’hui il ne reste presque rien car tous les titres ont été remboursés. Et je ne rachète pas de nouvelles lignes, car elles ne rapportent rien. En fait je n’ai plus que deux lignes de perpétuels (Titres participatifs de Renault et Sanofi) qui affichent un rendement brut de 6% environ. C’est pas mal non plus.

Concernant mon topic Vision 2025, la réponse est plus compliquée. Il y eu de tous temps de l’innovation technique qui a rendu obsolète des produits anciens. En remontant 20 ans en arrière, tout cela concernait avant tout l’électronique et l’informatique. Mais je constate depuis quelques années, que les changements sont de plus en plus nombreux et affectent de plus en plus d’entreprises. Et cela affecte mon propre portefeuille.

Quelques exemples simples:
- arrivée de la voiture électrique = moins besoin de pétrole = disruption à terme pour mes lignes Total, Shell et Rubis
- plus de publicité numérique = gros bénéf chez Google = moins de pub traditionnelle = disruption de ma ligne Publicis

Je ne veux pas faire de longue liste d’entreprises en disruption ou menacées de l’être, mais je me pose de plus en plus de questions sur le monde de demain. Qui sera un gagnant demain? Qui sera un perdant demain? Partant de là j’ai commencé à réduire ou vendre les entreprises qui sont à la peine et je compte renforcer les prédateurs/disrupteurs.

Exemple: j’ai vendu Carrefour (qui était un trainard dans mon portefeuille) et j’ai investi dans Alibaba ou Amazon, qui profitent de l’essor du e-Commerce.
J’ai déjà plusieurs paris dans les énergies renouvelables (Albioma, Encavis) ou dans la mobilité électrique (Alfen) car je pense que ces thèmes resteront d’actualité pour des années.

Cependant, il n’est pas toujours facile de dire quels seront les gagnants de demain. Je me méfie par exemple des petits laboratoires de biotech qui font des pertes. Ils peuvent très bien devenir des big baggers, mais ils peuvent aussi faire faillite si leurs recherches sont vaines. Je me méfie aussi des nombreuses app branchées sur téléphone mobile, qui sont à la mode aujourd’hui mais peut-être dépassées en moins de deux. J’essaye plutôt de trouver des sujets plus sérieux et plus tangibles.

Pour finir, se pose aussi la question du prix. Le renouvelable, la robotique, l’économie circulaire font couler beaucoup d’encre, mais cela génère aussi des prix élevés. Je suis avec intérêt la société Carbios par exemple, qui développe un procédé de biodégradation des plastiques. Mais le titre est très hypé, la société n’a pratiquement pas de chiffre d’affaires, et affiche de lourdes pertes. Un concept hautement intéressant, mais un investissement hautement risqué à l’heure actuelle. Alors pour l’instant je m’abstiens et je continue de regarder smile

Hors ligne Hors ligne

 

#58 30/11/2020 18h11

Membre
Réputation :   62  

DETAILS DU PORTEFEUILLE A FIN NOVEMBRE


Après la belle remontée des cours, de nombreuses lignes sont repassées dans le vert.
Ca fait vraiment plaisir smile







Hors ligne Hors ligne

 

#59 30/11/2020 21h26

Membre
Réputation :   48  

Que conclure du portefeuille SICAV , FCP et ETF par rapport aux portefeuilles de titres vifs ?
Rapport performance / temps passé ?

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #60 01/12/2020 19h44

Membre
Réputation :   62  

@PeakyKarl

Votre question est simple, mais ma réponse est très complexe, car très spécifique à mon cas personnel. Je vais donc décortiquer tout cela en petites tranches.

Tout d’abord un retour en arrière. Fin 2017 mon portefeuille comportait 37% de titres en gestion collective (Sicav ou ETF). Entre 2018 et 2020 j’ai entrepris une très grande restructuration en passant au crible chacun de mes choix d’investissement et chaque ligne pour les aligner sur des objectifs clairs. Environ 50% de mon portefeuille a été renouvelé. Dans la foulée j’ai vendu de très grandes quantités de titres en gestion collective, qui ne représentent aujourd’hui plus que 8% du total. Pour le reste je suis passé sur des titres vifs.

a)    Les Sicav et FCP généralistes sur l’Europe ou le Monde sont aujourd’hui des anachronismes. Avec 2% de frais d’entrée et 2% de frais de gestion annuels, ce genre de titres sous-performe structurellement les indices. Résultante = je les ai vendus

b)    J’avais aussi de grosses lignes de ETF sur l’EuroStoxx 50 et le MSCI Europe. Le premier comporte beaucoup de mastodontes matures avec une faible croissance. Il sous-performe donc structurellement d’autres indices plus dynamiques, et je l’ai vendu.

Ma ligne sur le MSCI Europe faisait déjà beaucoup mieux. Cependant, j’ai aujourd’hui une sélection de titres européens très fournie et très large. J’ai créé en quelque sorte ma propre Sicav. Sur les 10 dernières années, ma propre sélection de valeurs françaises fait mieux que le SBF120 et ma sélection européenne fait mieux que le MSCI Europe ou le Stoxx 600. J’ai donc aussi liquidé cet ETF qui ne m’apporte pas de diversification notable (puisque je suis déjà diversifié) et qui ne m’apporte pas non plus de performance supplémentaire.

c)    J’avais dans le temps aussi un ETF Emerging Markets et un ETF Asia pour faire simple et pour m’exposer à ces régions. La performance de tous les deux était décevante et je les ai vendus. La raison étant que beaucoup de pays sont dynamiques (Brésil, Argentine, Russie, Inde) mais qu’ils sont toujours en proie à des agitations politiques et des dévaluations monstrueuses. Le problème des ETF asiatiques est aussi qu’ils comportent beaucoup de banques et d’industries cycliques, qui sont au crochet des grandes entreprises de l’Ouest.
A la place j’ai sélectionné quelques FCP qui font du stock picking et dont les performances sont meilleures que les ETF généralistes.

d)    En termes de Fonds je n’ai conservé sur l’Europe que « Groupama Avenir Euro » et « Oddo Avenir Europe » qui performent bien et qui jouent la thématique des valeurs Small/MidCap de croissance. Je ne peux pas étudier et suivre des milliers de PME et ce genre de fonds complémente donc très bien ma sélection propre plutôt axée sur les grandes valeurs.

e)    Mon portefeuille US a longtemps été peu étoffé (10% du total en 2017) et j’ai beaucoup travaillé pour le monter à environ 25% du total aujourd’hui. Et il y a encore de la marge à la hausse dans les années à venir. J’ai brassé de grosses sommes ces 3 dernières années, les ventes par ci alimentant les achats par ailleurs. Mais ma restructuration est maintenant achevée et à partir de 2021 je n’aurai plus de liquidités à investir, mais juste une capacité d’apport de 1000 €/mois.

Mon portefeuille étant très important, je ne peux plus me permettre d’initier de petites lignes de 500€ par exemple, qui auraient un poids ridicule de 0,1% dans l’ensemble et donc absolument aucun impact. Je suis obligé d’initier des lignes qui dès la création ont un certain poids. Mon portefeuille étant encore un peu léger sur les technos, en particulier US, j’ai l’embarras du choix sur des dizaines de sociétés large cap et des centaines de MidCap potentielles. Mais je ne peux pas toutes les étudier en détail et certainement pas toutes les acheter. Donc je me reporte partiellement sur deux FCP de niche, qui affichent des performances supérieures au S&P500.

Mon meilleur coup et de très loin, c’est le fonds « Morgan Stanley US Advantage » qui sur ma période de détention 2012-2020 a triplé. Mais j’ai vendu cette ligne il y a quelques mois pour matérialiser ces grosses plus-values et éponger sur CTO mes monstrueuses pertes sur Klépierre, Unibail et Schlumberger que j’ai bazardé. Voilà, et maintenant je recommence à racheter mes parts peu à peu. Mais comme les marchés US sont chers, je ne me presse pas trop.

f)    J’ai initié cette année une ligne ETF MSCI World, que je compte monter à l’avenir. Avantages = diversification sur 1600 sociétés mondiales avec plus de 60% d’USA, ce qui complémente ma sélection vive. Cet ETF a un désavantage, à savoir qu’il contient aussi des banques, des mines, des sociétés ultra-cycliques, que je n’apprécie pas du tout. Mais paradoxalement c’est aussi son point fort dans la phase actuelle de rebond conjoncturel. Les titres qui ont été le plus massacrés, sont ceux qui vont progresser à l’avenir. J’aime donc bien le MSCI World, qui implique mon portefeuille dans des secteurs que je délaisse dans ma sélection vive.

g)    Je suis un fan de « Comgest Monde ». Ils font un FCP Monde avec seulement 50 valeurs en portefeuille (chapeau !) et la performance à CT, MT et LT est très supérieure au MSCI World. C’est du bon boulot. Seul défaut : le prix unitaire élevé qui ne permet pas de faire de petits renforcements.

h)    Pour finir : l’étude et le suivi de nombreux dossiers ne me dérange pas, bien au contraire. Je trouve cela très intéressant et j’apprends des choses que je ne savais pas. Cette année j’ai par exemple découvert qu’il existe de l’hydrogène « gris » (obtenu à partir de gaz naturel et donc polluant) et de l’hydrogène « vert » (obtenu par électrolyse d’eau, et donc clean).

Je compte à l’avenir poursuivre dans ma voie et mon mix titres vifs/OPCVM. J’envisage même d’initier une ligne d’ETF supplémentaire sur le Nasdaq 100, car je suis trop peu présent sur ce segment.

Hors ligne Hors ligne

 

#61 01/12/2020 20h48

Membre
Réputation :   73  

Bonjour Ankh,

Etant donné votre expérience en investissement, ces explications détaillées sur votre démarche et votre process sont extrêmement intéressantes et précieuses.

Je reviens sur quelques points où vous pourrez peut être apporter des éclaircissements.

Les Sicav et FCP généralistes sur l’Europe ou le Monde sont aujourd’hui des anachronismes. Avec 2% de frais d’entrée et 2% de frais de gestion annuels, ce genre de titres sous-performe structurellement les indices. Résultante = je les ai vendus

A la place j’ai sélectionné quelques FCP qui font du stock picking et dont les performances sont meilleures que les ETF généralistes.

En quoi considérez vous que ces FCPs que vous détenez ne sont pas des anachronismes là aussi eu égard à leur frais? Beaucoup de très bons fonds sur la partie Asie (comme le fond Comgest Growth Japan que j’ai découvert grâce à corran) affichent entre 1.7% et 2% de frais de gestion annuelle par exemple.

J’envisage même d’initier une ligne d’ETF supplémentaire sur le Nasdaq 100, car je suis trop peu présent sur ce segment.

Que pensez vous d’un ETF World Information Technology? Je vous avoue que depuis que nous avions abordé ce point il y a quelques jours j’hésite à basculer sur mes AVs l’ETF NASDAQ 100 vers ce type de support plus diversifié géographiquement et plus fournis en nombre de valeurs.

Si on regarde par ex/ celui de Lyxor (LU0533033667) il affiche même des performances supérieures sur 5 ans

Bien à vous

Hors ligne Hors ligne

 

#62 02/12/2020 13h00

Membre
Réputation :   48  

Ankh, le 01/12/2020 a écrit :

@PeakyKarl

Votre question est simple, mais ma réponse est très complexe, car très spécifique à mon cas personnel. Je vais donc décortiquer tout cela en petites tranches.

Tout d’abord un retour en arrière. Fin 2017 mon portefeuille comportait 37% de titres en gestion collective (Sicav ou ETF). Entre 2018 et 2020 j’ai entrepris une très grande restructuration en passant au crible chacun de mes choix d’investissement et chaque ligne pour les aligner sur des objectifs clairs. Environ 50% de mon portefeuille a été renouvelé. Dans la foulée j’ai vendu de très grandes quantités de titres en gestion collective, qui ne représentent aujourd’hui plus que 8% du total. Pour le reste je suis passé sur des titres vifs.

a)    Les Sicav et FCP généralistes sur l’Europe ou le Monde sont aujourd’hui des anachronismes. Avec 2% de frais d’entrée et 2% de frais de gestion annuels, ce genre de titres sous-performe structurellement les indices. Résultante = je les ai vendus

b)    J’avais aussi de grosses lignes de ETF sur l’EuroStoxx 50 et le MSCI Europe. Le premier comporte beaucoup de mastodontes matures avec une faible croissance. Il sous-performe donc structurellement d’autres indices plus dynamiques, et je l’ai vendu.

Ma ligne sur le MSCI Europe faisait déjà beaucoup mieux. Cependant, j’ai aujourd’hui une sélection de titres européens très fournie et très large. J’ai créé en quelque sorte ma propre Sicav. Sur les 10 dernières années, ma propre sélection de valeurs françaises fait mieux que le SBF120 et ma sélection européenne fait mieux que le MSCI Europe ou le Stoxx 600. J’ai donc aussi liquidé cet ETF qui ne m’apporte pas de diversification notable (puisque je suis déjà diversifié) et qui ne m’apporte pas non plus de performance supplémentaire.

c)    J’avais dans le temps aussi un ETF Emerging Markets et un ETF Asia pour faire simple et pour m’exposer à ces régions. La performance de tous les deux était décevante et je les ai vendus. La raison étant que beaucoup de pays sont dynamiques (Brésil, Argentine, Russie, Inde) mais qu’ils sont toujours en proie à des agitations politiques et des dévaluations monstrueuses. Le problème des ETF asiatiques est aussi qu’ils comportent beaucoup de banques et d’industries cycliques, qui sont au crochet des grandes entreprises de l’Ouest.
A la place j’ai sélectionné quelques FCP qui font du stock picking et dont les performances sont meilleures que les ETF généralistes.

d)    En termes de Fonds je n’ai conservé sur l’Europe que « Groupama Avenir Euro » et « Oddo Avenir Europe » qui performent bien et qui jouent la thématique des valeurs Small/MidCap de croissance. Je ne peux pas étudier et suivre des milliers de PME et ce genre de fonds complémente donc très bien ma sélection propre plutôt axée sur les grandes valeurs.

e)    Mon portefeuille US a longtemps été peu étoffé (10% du total en 2017) et j’ai beaucoup travaillé pour le monter à environ 25% du total aujourd’hui. Et il y a encore de la marge à la hausse dans les années à venir. J’ai brassé de grosses sommes ces 3 dernières années, les ventes par ci alimentant les achats par ailleurs. Mais ma restructuration est maintenant achevée et à partir de 2021 je n’aurai plus de liquidités à investir, mais juste une capacité d’apport de 1000 €/mois.

Mon portefeuille étant très important, je ne peux plus me permettre d’initier de petites lignes de 500€ par exemple, qui auraient un poids ridicule de 0,1% dans l’ensemble et donc absolument aucun impact. Je suis obligé d’initier des lignes qui dès la création ont un certain poids. Mon portefeuille étant encore un peu léger sur les technos, en particulier US, j’ai l’embarras du choix sur des dizaines de sociétés large cap et des centaines de MidCap potentielles. Mais je ne peux pas toutes les étudier en détail et certainement pas toutes les acheter. Donc je me reporte partiellement sur deux FCP de niche, qui affichent des performances supérieures au S&P500.

Mon meilleur coup et de très loin, c’est le fonds « Morgan Stanley US Advantage » qui sur ma période de détention 2012-2020 a triplé. Mais j’ai vendu cette ligne il y a quelques mois pour matérialiser ces grosses plus-values et éponger sur CTO mes monstrueuses pertes sur Klépierre, Unibail et Schlumberger que j’ai bazardé. Voilà, et maintenant je recommence à racheter mes parts peu à peu. Mais comme les marchés US sont chers, je ne me presse pas trop.

f)    J’ai initié cette année une ligne ETF MSCI World, que je compte monter à l’avenir. Avantages = diversification sur 1600 sociétés mondiales avec plus de 60% d’USA, ce qui complémente ma sélection vive. Cet ETF a un désavantage, à savoir qu’il contient aussi des banques, des mines, des sociétés ultra-cycliques, que je n’apprécie pas du tout. Mais paradoxalement c’est aussi son point fort dans la phase actuelle de rebond conjoncturel. Les titres qui ont été le plus massacrés, sont ceux qui vont progresser à l’avenir. J’aime donc bien le MSCI World, qui implique mon portefeuille dans des secteurs que je délaisse dans ma sélection vive.

g)    Je suis un fan de « Comgest Monde ». Ils font un FCP Monde avec seulement 50 valeurs en portefeuille (chapeau !) et la performance à CT, MT et LT est très supérieure au MSCI World. C’est du bon boulot. Seul défaut : le prix unitaire élevé qui ne permet pas de faire de petits renforcements.

h)    Pour finir : l’étude et le suivi de nombreux dossiers ne me dérange pas, bien au contraire. Je trouve cela très intéressant et j’apprends des choses que je ne savais pas. Cette année j’ai par exemple découvert qu’il existe de l’hydrogène « gris » (obtenu à partir de gaz naturel et donc polluant) et de l’hydrogène « vert » (obtenu par électrolyse d’eau, et donc clean).

Je compte à l’avenir poursuivre dans ma voie et mon mix titres vifs/OPCVM. J’envisage même d’initier une ligne d’ETF supplémentaire sur le Nasdaq 100, car je suis trop peu présent sur ce segment.

Bonjour merci pour ces précisions.
Concernant les fonds OPCVM, les performances sont nettes de frais de gestion et COMGEST surperforme bien souvent l’indice WORLD. Le fonds ayant effectivement une approche stock picking d’entreprises au niveau Monde.
Il peut être complémentaire au fonds plus offensif MS global opportunity.

Hors ligne Hors ligne

 

#63 02/12/2020 18h12

Membre
Réputation :   62  

@Selden

C’est vrai qu’il n’est pas facile de dépatouiller les ETF et les Fonds/Sicav. C’est particulièrement vrai pour l’Asie, où on trouve des fonds avec et sans Japon, avec ou sans Pacifique (donc surtout Australie et Nouvelle Zélande) et parfois des supports uniquement sur les pays développés ou uniquement les émergents, voire un mix des deux.

Je vais prendre un exemple concret:
(ETF) Amundi EM Asia   Perf. 60,4% sur 5 ans
(Sicav) Schroder Emerging Asia   Perf. 83,1% sur 5 ans

Toutes les grandes banques ont des Sicav généralistes sur l’Asie qui performent très souvent moins bien que l’indice de référence (et donc aussi l’ETF) > ceux-là à mon sens sont sans intérêt, il vaut mieux prendre l’ETF.
Mais il existe des fonds de stock picking qui s’éloignent de l’indice (comme le Schroder Emerging Asia) dont j’ai acheté une ligne et qui font mieux que l’indice. Dans ce cas, ça ne me gène pas qu’ils taxent 1,5 ou 2% de frais de gestion par an. Ces frais devraient d’ailleurs déjà être dans la perf si je ne me trompe.
Si la performance est au rendez-vous, le gérant mérite de gagner un peu quelque chose smile

Même topo dans le cas suivant:
(ETF) Lyxor MSCI World   Perf 48,2% sur 5 ans
(Sicav) Comgest Monde   Perf 67,5% sur 5 ans

Rien à redire sur Comgest: le fonds Monde est excellent
Evidemment personne ne sait comment ça va évoluer dans les 5 prochaines années.

Concernant le Lyxor World Info technology, merci de la suggestion. Je ne le connaissait pas. J’ai jeté un oeil à la perf (155% en 5 ans) très flatteuse. C’est vrai que c’est une alternative au Nasdaq100 qui lui comprend aussi des titres sans rapport avec la techno (Pepsi, Mondelez par exemple).
Par contre le Lyxor World Info à l’air d’être limite sur la liquidité. Aujourd’hui seulement 347 parts échangées.

Hors ligne Hors ligne

 

#64 02/12/2020 19h17

Membre
Réputation :   62  

@Double Trouble

Concernant votre question sur INTERTRUST

- J’ai acheté le titre parce qu’ils ont une activité de niche: gestion fiduciaire, conseils juridiques, aide à la consolidation de filiales étrangères… Ce n’est pas un business très sexy, mais je sais par expérience qu’il y a du boulot récurrent là-dedans. Dans la boîte où je travaille, je perds chaque année beaucoup de temps pour faire valider mes contrats par le service juridique et autres instances de controlling smile

- L’entreprise réalise pas mal de CA au Luxembourg, Jersey et Cayman Islands. Autrement dit des paradis fiscaux. Comme toutes les grandes boîtes cherchent toujours à réduire leur facture fiscale, je pense qu’Intertrust aura toujours à faire.

- Actuellement la société est dans une phase délicate. Ils ont fait une grosse acquisition en 2016 (Elian) et plusieurs autres depuis. Donc dépenses importantes et frais d’intégration. Le rapport annuel 2019 affiche aussi un endettement élevé (Gearing 119% / Leverage 4.7x sur EBITDA). Enfin ils ont lancé un gros programme d’investissement 2019-2020 pour renouveler leur informatique. La crise actuelle tombe donc très mal à propos. Le S1/2020 s’est soldé par une perte, en grande partie due à des dépréciations d’actifs et ils ont supprimé le dividende, qui est normalement attractif (3.5-4% par rapport à mon prix de revient).

- Pour ne rien arranger, ils ont changé de patron il n’y a pas longtemps (2018), qui est maintenant d’ailleurs une patronne. J’imagine qu’elle a pas mal à faire depuis son arrivée !

- Selon le plan stratégique, Intertrust annonce que la nouvelle informatique devrait être en place prochainement et ils comptent ensuite s’attaquer à la réduction des dettes et promettent dans les années à venir une amélioration de la rentabilité. Tout cela me paraît très réaliste et je conserve ma ligne. Le prix de l’action est actuellement très modéré et si le newsflow s’améliore en 2021, il y a certainement un potentiel d’au moins +50% à chercher dans les années à venir.

Dernière modification par Ankh (02/12/2020 19h21)

Hors ligne Hors ligne

 

#65 02/12/2020 23h19

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   555  

Ankh pour World Techno vous avez l’équivalent chez State Street (WTCH à Londres en USD/WTEC à Amsterdam en EUR) ou chez Xtracker (XDWT en USD à Londres ou en EUR sur Xetra ou à Milan) qui est celui qui a le plus gros encours et bénéficie d’une excellente liquidité.
Neanmoins c’est le Lyxor qui performe le mieux (+0.3% sur an vs XDWT et +0.6% vs WTCH), et il est très largement dispo en AV (Avenir, Darjeeling et Digital vie). Je l’ai sur Avenir.

Hors ligne Hors ligne

 

[+2]    #66 02/01/2021 15h43

Membre
Réputation :   62  

REPORTING DECEMBRE 2020


Une année difficile s’achève et mon portefeuille termine 2020 avec une performance de -1%. Ce n’est évidemment pas très rentable, mais un peu mieux que le CAC40 (-7%) et un peu mieux que les grands indices européens. Les USA ne représentent qu’un quart de mon portefeuille et je n’ai donc pas pleinement profité de la hausse à Wall Street. Mais surtout, la baisse du Dollar de 9% par rapport à l’Euro se fait fortement ressentir sur les valeurs matures qui ne se sont pas envolées comme certaines technologiques.

Je retiens surtout le plongeon historique en mars à une vitesse et puissance inédite. Mais étrangement les marchés ont remonté aussi très vite. Pas comparable aux crises de 2000-2002 ou 2008-2009 où il aura fallu attendre des années pour retrouver le niveau pré-crise.

En fait, je trouve la remontée sur la fin de l’année franchement étrange, alors même qu’on ne parle dans les médias que du nombre de morts, que les confinements à répétition s’enchaînent et que de nombreuses sociétés (aviation, tourisme…) sont au bord de la faillite. L’effet vaccin aura gommé toutes les craintes et tout le monde ne veut voir que le bon côté des choses. Moi je commence à craindre un newsflow un peu plus négatif pour les mois à venir, lorsque tomberont les résultats annuels (pas fameux pour beaucoup de boîtes) et lorsque les mécanismes d’aide d’urgence (chômage partiel) tendront vers leur fin. L’envolée spectaculaire de certaines technos et le syndrome de FOMO (Fear Of Missing Out) qui l’accompagne, m’inquiètent aussi. Quand le dernier gogo s’y met et essaye de rattraper le train qu’il a raté, la correction n’est pas loin. La question est de savoir si celle-ci aura lieu sur les titres surévalués uniquement ou sur le marché en général.



Mouvements du mois


Actions France

-Vente de Imerys (PV +4%) et JC Decaux (MV -16%) qui se sont bien repris depuis le plongeon de mars. J’en profite pour les liquider car ils ne correspondent plus à mes objectifs.

-Allègement de 27 actions Total (PV +4%) et 10 actions Albioma (PV +126%) de manière à générer quelques liquidités.

-Renforcement de 2000€ sur Orange qui n’a toujours pas rebondi depuis le crash

-Achat de IDI, une petite société de private equity. Il est clair que la société est affectée par les marchés baissiers, mais je joue le rebond progressif dans les années à venir.

-Enfin, avec les liquidités dégagées j’ai renforcé  à petites doses de 500-800€ par ordre mes lignes existantes : Danone, Bouygues, Linedata, Stef, Atos et Sanofi.

Actions Europe

-Vente de Aviva (MV -22%) qui tarde à remonter. L’annonce d’une baisse structurelle du dividende et la cession d’activités en Asie et en Europe continentale préfigure une baisse des revenus futurs. Le titre ne répond donc plus aux critères de valeur de rendement.

-Petit renforcement de 500€ sur TeamViewer


Actions Internationales


-Doublement de ma ligne Alibaba début Décembre. La correction suite au report de l’IPO de Ant Financial me paraissait un bon point d’entrée. Mais j’ai eu tort, depuis le titre a encore laissé des plumes.

-Doublement de ma ligne Bristol-Myers Squibb. Encore une valeur pharma qui ne travaille pas sur un vaccin et qui n’intéresse personne actuellement. Espérons donc que l’intérêt du marché reviendra plus tard !

-Achat de Alteryx (US) une petite société qui vend des logiciels d’analyse de données (Big Data). Contrairement à certains profiteurs de la crise, Alteryx en est une victime car les clients ont privilégié d’autres produits dans l’urgence de la crise. Je prends donc le pari d’un retour à la normale à terme.

-Achat de Lumentum (US) petite société spécialisée dans l’optronique qui fabrique entre autres des lasers (robotique) et des systèmes de détection (smartphone, data centers). D’après mon analyse, c’est une cyclique de croissance qui a pâtit cette année mais qui est sur des créneaux porteurs pour le futur.

Fonds

Juste quelques kopecks de renforcement sur des lignes existantes :
8 Morgan Stanley US Advantage
1 Oddo US MidCap

Hors ligne Hors ligne

 

[+2]    #67 03/01/2021 10h53

Membre
Réputation :   62  

DETAIL DU PORTEFEUILLE AU 31.12.2020


Je suis investisseur boursier depuis 27 ans et j’ai donc vécu (devrais-je dire subi ?) pas mal de crises, corrections et krachs. Et à chaque fois on pense avoir appris la leçon et pouvoir mieux gérer la prochaine crise. Et pourtant chaque crise est différente et en mars j’étais loin d’avoir anticipé l’effet de la pandémie et les dommages collatéraux induis par les restrictions et fermetures à répétition.

Toutefois j’ai commencé l’année 2020 avec 50 k€ de liquidités dans mes comptes, issus de cessions en 2018 et 2019. J’ai donc pu profiter des soldes pour acheter ou renforcer quelques valeurs à bon compte, même si le portefeuille actif a lui bien bu la tasse. J’ai aussi liquidé un contrat d’assurance-vie en mars, qui m’aura permis d’apporter 50 k€ de fonds supplémentaires.

Ma carrière d’investisseur actif à tendance à se terminer et je m’oriente lentement vers la préparation de ma retraite. La part que je dédie au buy&hold et au rendement à donc tendance à augmenter, alors que je réduis les paris spéculatifs ou cycliques au profit de valeurs plus résilientes.

Les soldes au printemps m’ont permis de renforcer significativement mes lignes core, comme par exemple Air Liquide, Thermador, Vinci ou Essilor. Cela aura fait remonter sensiblement le PRU, mais le cours était quand même attractif. J’ai aussi pu créer de nouvelles lignes solides comme LVMH, L’Oréal, Philips, Unilever ou le suisse Sika. Tous des titres que j’avais déjà dans le passé mais que j’avais vendus à un moment ou un autre pour prendre mes bénéfices. A priori, je suis parti cette fois-ci pour les mettre en fond de portefeuille. J’envisage même de les renforcer dans les années à venir par petites touches, en prenant le flux de dividendes à venir pour les réinvestir.

J’ai certes fait quelques achats très profitables fin mars au plus bas. J’ai par exemple aussi renforcé Total à 23€ ce qui aura fait baisser mon PRU sur cette ligne. Mais c’est le genre de titre sur lequel j’ai des doutes sur l’avenir : le pétrole n’est plus vraiment un secteur porteur et la transition du groupe vers plus de gaz et d’électricité, est difficile à appréhender. La stratégie est bonne, mais reste à savoir comment les milliards d’investissements dans la transformation se répercuteront dans les comptes.
Comme beaucoup de gens sur ce forum, j’ai quand même agi avec une certaine prudence. De toutes part on entendait qu’une nouvelle jambe de baisse pouvait survenir et descendre encore plus bas que le niveau de mars. J’ai donc étalé mes ordres sur plusieurs mois. A posteriori à tort, puisque la seconde jambe de baisse n’a pas eu lieu. J’ai donc raté quelques très bonnes affaires, mais dans l’ensemble il ne faut pas se plaindre : en avril et mai, les prix étaient encore corrects.

Quelques satisfactions en 2020 : mon engagement dans le renouvelable a été très profitable (Albioma +82%, Encavis +129%, Hannon Armstrong +94%). C’est du top. Enfin le e-Commerce chinois a aussi été profitable : +123% sur JD.com (Je précise que ces performances sont calculées en Euros et sur la base de mon propre PRU).

Quelques grosses déceptions aussi avec l’effondrement des foncières commerciales ou le pétrole. Mais je ne fais pas de Flop List, car mes pires cauchemars (Unibail, Klépierre, Schlumberger) je les ai expurgés à perte et ils ne polluent donc plus mon portefeuille ! Grosse déception aussi sur des valeurs dites défensives comme Danone, Sanofi ou Orange qui terminent l’année sur un repli marqué.
Comme quoi, on ne peut plus se fier à personne smile







Hors ligne Hors ligne

 

[+6]    #68 09/01/2021 13h03

Membre
Réputation :   62  

BILAN DE LONG TERME


La fin de l’année me permet de faire un bilan général et de vérifier mes objectifs.

Pour rappel : la vision globale de mon portefeuille se résume aux points suivants :
-    Objectif patrimonial de LT, avec une base de buy&hold importante et quelques prises de position tactiques en gestion active.
-    Large diversification (pays, entreprises, secteurs, styles, risques spécifiques) de manière à équilibrer l’ensemble et traverser au mieux les crises. Je réfléchis notamment à l’impact que peuvent avoir des hausses/baisses de taux d’intérêts, fluctuations de devises ou des changements de politiques ou règlementations.
-    Performance globale attractive, en phase avec les grands indices. Logiquement ce n’est pas avec un portefeuille à biais rendement qu’on peut « battre » un indice axé croissance. Mais ça ce n’est pas mon objectif principal.
-    Cash flow de dividendes réguliers avec un objectif d’au moins 1.000 € nets par mois à atteindre d’ici 2028.


Répartition par pays


En gros mon portefeuille est exposé pour 50% à l’Euro et 50% aux devises étrangères. La surpondération de la France est due avant tout à des raisons fiscales (PEA modérément imposé à la sortie) alors qu’un investissement en valeurs de rendement US par exemple est lourdement imposé, ce qui en réduit l’intérêt (sauf bien-sûr pour les technos de croissance). Cependant j’estime que de grands groupes comme Air Liquide, L’Oréal ou LVMH sont à eux-mêmes une diversification globale, puisque la majeure partie de leurs affaires sont réalisées à l’étranger.

Pour l’avenir je compte encore doper un peu les USA, mais rien ne presse. Avec un Dollar qui décline et les risques politiques liés au nouveau président démocrate, la volatilité risque de rester assez forte en 2021-2022.


Répartition par secteur


Même si mon portefeuille ne compte que 25% de titres US (contre 66% pour le MSCI World) j’ai pris cet indice comme référence. Au cours des 3 dernières années j’ai progressivement rapproché mon portefeuille de ma base de comparaison. Certains secteurs (utilities, consommation défensive, immobilier) sont volontairement surpondérés de manière à profiter des dividendes généreux. Le secteur « finance » est volontairement délaissé, car je sous-pondère les banques et assurances, beaucoup trop cycliques sur le long terme.

Comme tous les portefeuilles axés rendement, j’avais une faiblesse sur le secteur « technologie » mais j’ai déjà beaucoup œuvré pour corriger une partie de ce retard et ne pas rater tous les titres de croissance qui améliorent la performance globale.


Valorisation et performance


J’investis régulièrement depuis une petite trentaine d’années et au fil des ans le portefeuille a pris de l’altitude, malgré les crises et krachs qui ponctuent le développement.

Ma performance TRI (Time weighted) est de 8,3% par an. Ce n’est pas extraordinaire mais solide. Surtout si je tiens compte du fait que les indices sont artificiellement dopés par des calculs hors frais et dividendes réinvestis. Moi en temps que particulier, je subis par contre les frais bancaires et l’imposition (surtout sur le compte titre ordinaire).

Le journal « Investir » avait écrit il y a quelques semaines que le rendement d’un portefeuille d’actions diversifié sur les 30 dernières années était de 7,3%. Dans la même veine, Pictait a calculé 7,9% par an depuis 1926. Enfin si on remonte encore plus loin dans le passé, la performance est encore plus faible car autrefois les obligations rapportaient encore quelque chose et étaient donc un concurrent pour les actions, ce qui n’est plus le cas depuis une dizaine d’années.

Donc en gros je suis satisfait de ma propre gestion. On remarquera sur ma courbe du TRI une forte volatilité liées à des krachs a répétition et la folle envolée de la fin des années 90, qui aura fait long feu. Mais je suis particulièrement satisfait de ma performance des 10 dernières années avec un TRI qui se stabilise entre 8% et 9% par an et qui traduit donc mes efforts pour atteindre une certaine régularité.

Plutôt que de me fourvoyer dans le rat race des plus avides, je préfère m’en remettre à l’adage italien « qui va piano va lontano » smile


Dividendes


L’année 2020 aura apporté environ 13.300 € de dividendes bruts, mais je préfère raisonner en termes de montants effectivement perçus après prélèvements, soit 10.466 €.
Une bonne moitié est sur PEA (pas encore taxé en France) et l’autre petite moitié sur Compte Titre (déjà pleinement imposé). En supposant une taxation de 17,2% sur le PEA en cas de retrait, il resterait un cash flow net de 9.487€ soit 791 € par mois.

Preview
Comme j’ai acheté ou renforcé en 2020 des titres après versement des coupons annuels (Europe) ou sur lesquels j’ai raté 1 ou plusieurs versements trimestriels (Amérique), je prévois une hausse de 10% en 2021 en supposant que les dividendes restent au moins stables et que le Dollar ne continue pas de baisser.

A plus long terme je prévois le réinvestissement de mes dividendes et en imaginant une hausse moyenne des dividendes de 3% par an au-delà de 2022, pas d’inquiétude sur mon objectif de 1.000 € net par mois, qui devrait être atteint déjà avant le deadline.

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #69 10/02/2021 18h07

Membre
Réputation :   62  

REPORTING JANVIER 2021


Après une année 2020 de déprime et un rebond soutenu en novembre-décembre, les marchés sont entrés dans une phase de retour à la dure réalité. Parce que l’espoir c’est bien, mais la crise et les restrictions sont toujours là et les résultats 2020 de beaucoup d’entreprises sont bien affectés par la récession et l’exercice 2021 ne se présente pas au mieux non plus.

A titre personnel j’ai pas mal investi l’année dernière en poussant les versements au maximum possible et j’ai bien nettoyé les trainards aussi. Dans l’immédiat retour au calme et pour être franc, je ne vois pas beaucoup d’opportunités. Mes cibles préférées sont les valeurs de rendement solides (toutes très chères) et un choix sélectif de valeurs de croissance (toutes hors de prix). Le tout est en fait essentiellement alimenté par l’absence d’alternatives : rendement du monétaire zéro, rendement des obligations d’Etat zéro, assurance vie en Euros au rendement ridicule…

Mais ce qui m’inquiète sérieusement, c’est la spéculation effrénée sur certains titres ou secteurs (électricité verte, hydrogène, logiciels cloud) et les PER complètement fous qui en découlent. Forte spéculation récurrente aussi sur les IPO de start ups technologiques aux USA : des petites sociétés de rien du tout, pratiquement sans chiffre d’affaires mais avec de lourdes pertes, s’envolent du jour au lendemain. Ca me rappelle sérieusement les années 1998-1999 avec des hordes de gogos qui achètent tout et n’importe quoi à n’importe quel prix en espérant faire le gros lot à chaque fois. Sauf que les Apple et Microsoft de demain, ça ne court pas les rues. Beaucoup de start ups finiront par sombrer corps et âme et les cours finiront par se réajuster à la vraie valeur. Du coup, je reste à l’écart des dossiers trop spéculatifs.

Encore que… on peut être happé par la spéculation sans la chercher. Exemple Baidu que j’ai en portefeuille depuis 2 ans. Le titre était à la peine compte tenu des baisses de revenus publicitaires. Et soudain Baidu prononce le sésame du moment « on va faire des voitures électriques » et le titre s’envole. Je trouve cela très prématuré, mais bon je ne m’en plaindrais pas. Tesla a bien fait du +700% l’année dernière (que je n’ai pas en portefeuille) alors qui sait, jusqu’où Baidu peut aller ?
Mais place au réalisme : sur Janvier 2021 mon portefeuille fait tranquillement +1%, ce qui est un peu mieux que le CAC40 ou les indices européens qui affichent une légère baisse. Donc pas de panique.



Mouvements du mois :


- Petit renforcement de 500€ sur IDI
C’est une nouvelle ligne constituée il y quelques mois que je compte doper encore un peu au fil des opportunités.

- Petit renforcement de 500€ sur SAP
La société est actuellement à la peine, affectée par une transition vers un modèle cloud qui freine le CA et les marges pour environ deux ans. Là-aussi je dope un peu ma ligne par petites doses pour jouer le MT.

- Renforcement de Valora (CH)
Traditionnellement une valeur de rendement, mais très fortement affectée par la crise et les fermetures de PDV dans le travel retail. Je joue donc le redressement à venir, dès que la pandémie sera derrière nous.

- Achat de Prologis (USA), une société immobilière spécialisée dans les entrepôts et en particulier allié des acteurs majeurs du e-Commerce. Au moins c’est un secteur qui carbure et qui devrait rester porteur pour quelques années.

- National Grid a versé un dividende et j’ai opté pour un paiement en actions. Ca fait toujours une poignée de titres en plus en attendant le retour de la croissance et le fameux plan de décarbonisation à marche forcée du gouvernement britannique. A terme, cela devrait doper la construction d’infrastructures électriques et donc donner un peu de tonus au groupe.

Hors ligne Hors ligne

 

#70 28/02/2021 11h05

Membre
Réputation :   62  

REPORTING FEVRIER 2021


Depuis le début de l’année, mon portefeuille affiche une performance de +3,4%, ce qui est très légèrement mieux que le CAC 40 (+2,7%) ou l’indice World.

Le mois de février avait bien commencé, avant de faire place à une consolidation sur la 2e quinzaine. Les marchés tiennent compte d’un retour de l’inflation et les taux obligataires remontent. Logiquement les valeurs structurellement endettées (téléphonie, utilities, immobilier) sont affectées, mais aussi les petites entreprises technologiques peu ou pas rentables, dont la survie dépend du bon vouloir des marchés financiers pour émettre régulièrement de nouvelles obligations ou actions afin de remplir les caisses.

Comme chaque année lors de la publication des résultats, certains titres déçoivent et baissent, alors que d’autres au contraire montent. Dans mon portefeuille, certains titres chers comme Alfen ou JustEat perdent -14% YTD, puisque les excès finissent toujours par consolider. D’un autre côté, certains titres comme Aures, M6 ou Linedata montent de +24% YTD. Des valeurs peu appréciées l’année dernière, pour lesquelles la moindre bonne nouvelle conduit à une réévaluation.



Mouvements du mois


J’ai actuellement seulement 1% de liquidités dans mon portefeuille et pour l’instant pas encore beaucoup de dividendes perçus, donc pas de latitude pour de grands mouvements. Je laisse donc filer tranquillement les positions existantes.

Seule activité du mois :
Petit renforcement de 500€ sur SAP, qui n’a toujours pas les faveurs des marchés, ce qui me donne l’occasion de doper un peu ma ligne avec un objectif de moyen-long terme.

Hors ligne Hors ligne

 

#71 04/04/2021 14h54

Membre
Réputation :   62  

REPORTING MARS 2021


Cadre général


Mon portefeuille progresse de +8.1% depuis le début de l’année, ce qui est légèrement inférieur au CAC40 (+9%) ou au MSCI World en Euros (+10%). Mais rien d’inquiétant qui justifierait une modification de ma stratégie.

J’ai fait le choix d’un portefeuille qui privilégie les valeurs pas trop cycliques et logiquement il ne profite pas à plein du rebond de ces dernières. Cependant j’ai quand même quelques cycliques sur le feu et des titres comme Publicis, Stef ou Aubay affichent des hausses de plus de 20% depuis le début de l’année. J’ai donc bien fait de serrer les dents l’année dernière.

Comme prévu, les valeurs technologiques chères et les titres de momentum (énergies renouvelables) sont majoritairement en baisse. Fin décembre j’envisageais déjà ce contre-mouvement, mais je ne souhaitais pas vendre pour prendre mes bénéfices. Les sociétés dans le renouvelable sont en fait au début d’un cycle porteur et ont au moins 30 ans de croissance devant elles : je parie donc sur un retour en forme d’ici quelques mois.

Enfin, j’ai toujours un peu de retard dans le secteur technologique, mais compte tenu de l’engouement des masses et des prix exorbitants, je ne me presse pas trop. Comme le disais Peter Lynch, les meilleurs coups boursiers sont les valeurs à croissance solides peu prisées du marché. Par contre il faut éviter les titres trop à la mode, car les excès à la hausse finissent invariablement par se retourner. Et quand les derniers gogos s’y mettent au prix fort, les premiers arrivés commencent à vendre. Les derniers sont donc les dindons de la farce. Je garde donc ce conseil à l’esprit et j’évite de forcer les pistes trop encombrées.



La revanche du patient malade


Parmi les titres de ma sélection, Cisco et Intel étaient l’année dernière des mal-aimés, à qui les augures ne donnaient pas beaucoup de bons points. Mais les affaires reprenant, Cisco affiche +23% cette année et Intel avance de +36%. Pour le fabricant de semi-conducteurs, ce ne sont pas tellement les résultats qui jouent, mais une direction renouvelée qui sait parler aux foules. Alors espérons que les faits suivront les paroles et que le momentum favorable se poursuivra.

Fluor Corp. était en 2020 un de mes plus gros losers (hors ceux que j’ai vendus) avec deux années d’enfer, au cours desquelles toutes les misères se sont abattues sur le groupe : Directeur viré, comptes non approuvés par les autorités et recalculés avec des mois de retard, dépréciations d’actifs par milliards… On ne pouvait pas faire pire. Ceci étant dit, les courants ont changé et le newsflow devient positif. Le titre a monté de +45% cette année. Je n’ai pas encore retrouvé mon prix de revient, mais la tendance est en bonne voie. La société est spécialisée dans la construction d’usines clefs en mains et les grands projets d’infrastructure. Avec la conjoncture qui reprend, les affaires vont revenir. Et si les projets d’infrastructure de Joe Biden se concrétisent, Fluor en sera un grand profiteur. Alors je garde espoir de retrouver au moins mon prix de revient d’ici 1 an ou deux. J’en tire une conclusion personnelle : avec les cycliques, il faut parfois s’armer de patience quand on a acheté au mauvais moment.

Les gros dividendes


Certains titres de rendement de mon portefeuille ne verseront pas de dividendes cette année. C’est sans surprise pour des titres comme Sligro ou Valora, qui sont des victimes de première loge de la crise du Covid et qui ont terminé l’année 2020 sur des pertes. Mais le marché anticipe déjà l’amélioration à venir et les cours sont en forte hausse cette année. Pas de dividende pour Acomo non plus, qui est engagé dans une opération de croissance externe de très grande ampleur. Mais comme le nouveau périmètre devrait afficher une meilleure croissance et une meilleure rentabilité à terme, pas de panique : il faut patienter pour récolter les fruits à venir.

A l’inverse, des sociétés comme M6 et Sword ont annoncé de très gros dividendes exceptionnels. Suite à des PV de cessions, elles font participer les actionnaires. Je ne chasse pas les « coups » de ce genre, mais logiquement j’apprécie ces revenus miraculeux, qui tombent un peu par hasard. Par rapport à mon prix de revient, j’attends un rendement de 14% sur M6 et 16% sur Sword, ce qui est tout à fait exceptionnel.

Autre cas qui m’amuse, c’est la société allemande Takkt, spécialisée dans le matériel de bureau. Le titre a lourdement chuté l’année dernière, comme on pouvait le craindre avec une société très cyclique. Mais malgré les résultats 2020 en forte baisse, la société affiche un grand optimisme pour 2021 avec des affaires qui reprennent vigoureusement. Ils versent donc un solide dividende ordinaire. Mais, fait inattendu, ils ont aussi décidé de rattraper le dividende de l’exercice précédant, qui avait été éludé pour préserver les liquidités. Au final, cela donne du 8% de rendement, ce qui est très appréciable.

Mouvements du mois


Mes liquidités sont très faibles (1% de mon portefeuille) et je ne prévois pas d’apports majeurs à court terme, devant faire face à des dépenses imprévues. Donc pratiquement pas d’activités ce mois encore. Mais la saison des dividendes commencera prochainement en Europe et j’attends quelques milliers d’Euros de rentrées entre avril et juillet : cela me redonnera un peu de poudre pour reprendre les investissements.

Pour mars 2021, j’ai juste acheté 2 parts du fonds Morgan Stanley US Advantage, qui consolide depuis quelques mois avec le repli des valeurs de croissance.

Enfin, le canadien Fortis a versé un dividende, pour lequel j’ai choisi le réinvestissement en actions. Une goutte d’eau certes, mais ça fait quand même quelques titres en plus à rémunérer pour le prochain versement trimestriel.

Hors ligne Hors ligne

 

#72 04/04/2021 20h01

Membre
Réputation :   77  

Ankh a écrit :

REPORTING MARS 2021


Enfin, j’ai toujours un peu de retard dans le secteur technologique, mais compte tenu de l’engouement des masses et des prix exorbitants, je ne me presse pas trop. Comme le disais Peter Lynch, les meilleurs coups boursiers sont les valeurs à croissance solides peu prisées du marché. Par contre il faut éviter les titres trop à la mode, car les excès à la hausse finissent invariablement par se retourner. Et quand les derniers gogos s’y mettent au prix fort, les premiers arrivés commencent à vendre. Les derniers sont donc les dindons de la farce. Je garde donc ce conseil à l’esprit et j’évite de forcer les pistes trop encombrées.

Bonjour Ankh,

Reporting toujours intéressant.

A quelles valeurs technologiques faites-vous référence ?


Primum non nocere

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #73 05/04/2021 08h25

Membre
Réputation :   62  

Bonjour Radioinvest

Tout d’abord, un petit résumé de situation:

- Mon portefeuille est destiné à générer un rendement solide sur le long terme et j’ai donc fait bonne place aux valeurs de rendement
- Je suis toutefois réaliste et je sais que la majorité des valeurs de rendement affichent une faible croissance et sous-performent donc le marché. J’ai donc acheté et renforcé l’année dernière des titres qui offrent peu de rendement, mais qui affichent une croissance solide et devraient donc offrir une performance boursière au moins égale au marché (L’Oréal, LVMH ou Edenred par exemple)
- Néanmoins mon portefeuille a encore des lacunes: un peu beaucoup de sociétés matures et traditionnelles et encore trop peu de technologiques, de santé et d’activités d’avenir.
- Ma watchlist est donc très subjective et vise avant tout les secteurs qui sont encore un peu faiblards dans ma sélection

Dans le détail ça donne cela:
- Matériaux plus écologiques (Carbios, Corbion, Hoffmann)
- Nouvelles énergies comme l’hydrogène (McPhy, Ballard)
- La santé au sens large (Danaher, ThermoFisher, Edwards Lifesciences)
- Quelques sociétés technologiques ou fintech établies (Intuit, ServiceNow, Paypal, Cadence, Synopsys)
- Des petites sociétés technologiques qui jouent un rôle de disrupteur (Coupa, DocuSign, Lemonade, Twilio, Veeva, Crowdstrike)

Tous ces titres ont toutefois les mêmes défauts: prix très élevé, titres trop en vue et donc très spéculatifs. Enfin, les start ups inclues dans ma liste n’ont que peu de bénéfices voire affichent encore des pertes. Il y a donc un risque élevé.

Hors ligne Hors ligne

 

[+2]    #74 06/04/2021 19h38

Membre
Réputation :   62  

DETAILS DU PORTEFEUILLE FIN MARS 2021


Je n’ai pas posté les détails depuis quelque temps, mais il n’y a pas eu beaucoup de mouvements ce trimestre. La seule différence majeure est que pas mal de lignes on retrouvé le goût du vert.

Au total la plus-value latente est de 19% par rapport au prix de revient.
C’est quand même plus présentable qu’en mars de l’année dernière smile









Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #75 14/04/2021 17h57

Membre
Réputation :   62  

PETIT POINT INTERMEDIAIRE


En temps normal je n’ai pas l’habitude de commenter les développements de chacune de mes lignes. Comme il y en beaucoup, je pourrais en remplir 15 pages !

Cependant, par les temps difficiles qui courent, il faut aussi se réjouir lorsqu’arrivent de bonnes nouvelles. Il y a des semaines comme ça, parfois seulement, où ça baigne !

SAP
J’ai créé une ligne en 2013 déjà, à laquelle je n’ai pas touché pendant 7 ans. Entre temps le titre a doublé : pas exceptionnel en TRI, mais très solide et au-dessus de la moyenne.

Début 2021 j’ai décidé de profiter de la faiblesse actuelle du titre pour me renforcer. J’ai rajouté quelques titres les mois derniers et j’ai repris 10 actions à 110,80€ lundi dernier, histoire de gonfler ma ligne au niveau standard de mes autres grosses positions. Bon timing, juste à point !

Bonne nouvelle, aujourd’hui SAP annonce des trimestriels largement supérieurs aux attentes et le titre bondit. C’était pas gagné d’avance, car la société est pour 2 ans dans une phase délicate pendant laquelle les clients en abonnement SaaS augmentent alors que les ventes de licences classiques baissent. Mais cela ne m’inquiète pas trop, puisqu’ à terme le modèle SaaS est plus rentable et surtout plus régulier.

Eckert&Ziegler
J’avais acheté cette société allemande l’année dernière, malgré le prix élevé en termes de PER. La société est spécialisée dans les radiothérapies (cancers) et profite donc d’une demande élevée, dans un secteur où il n’y a pas trop de concurrence.

Ma thèse d’investissement prenait aussi en compte le développement de nouvelles formes de traitements, notamment l’utilisation du technetium. Je ne suis pas chimiste ni médecin et je ne saurais dire en quoi cet élément est meilleur que le radium. Mais peu importe, pour le patient ce qui compte, c’est l’efficacité avec le moins possible d’effets secondaires.

Depuis quelques semaines, les autorisations de mise sur le marché commencent à rentrer pour le nouveau traitement (au Brésil récemment). Et le cours connait des poussées de chaleur (environ +60% sur 2021 YTD). Certes, sur les small cap il y a toujours une forte volatilité à la hausse comme à la baisse. Mais bon, goutons notre plaisir du moment.

NB : quand j’aurai le temps ce weekend, je vais quand même étudier le cas du technetium un peu plus en détail. Juste histoire d’apprendre quelque chose et comprendre encore mieux les enjeux de la boite.

LVMH
Le titre bondit aujourd’hui après l’annonce de trimestriels meilleurs que prévu. Ca rassure de voir que les affaires vont mieux, alors même que la pandémie est loin d’être circoncise dans le monde.

Je n’ai pas touché à ma ligne, mais je savoure l’évènement. Surtout que la publication rebondit aussi positivement sur mes lignes Kering et Richemont, qui pêchent dans les mêmes eaux.

Carpe diem comme disaient les anciens. Goutons le moment présent.

Hors ligne Hors ligne

 

Information Nouveau venu dans cette longue discussion ?
Flèche Consultez une sélection des messages les plus réputés en cliquant ici.

Discussions similaires à "portefeuille d'actions d'ankh"

Pied de page des forums

Parrains Faites-vous parrainer
Apprendre le bonheur