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#101 15/11/2020 22h47

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Cela existait manifestement dans le passé. Le seul exemple que je connaisse est littéraire.  Charles Bovary était officier de santé.

C’est un sujet qui pourrait être extrêmement important. C’est très surprenant que ca vienne ainsi.

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#102 16/11/2020 19h18

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Autre proposition:celle du candidat  Jean Luc Mélenchon, déjà en campagne :
payer les étudiants en médecine au Smic en contrepartie de 10 ans d’installation obligatoire dans les déserts médicaux .
Quotidien du médecin

Les insoumis n’en sont pas à leur coup d’essai . A l’occasion du projet de loi sur la Santé ils avaient déjà présenté un amendement dans ce sens, considérant notamment que la liberté d’installation constituait "une forme d’ingratitude corporatiste envers la collectivité".
Sans surprise ils se sont fait dans amis au sein de la profession.
Egora

Pour autant ils ne sont pas les premiers à envisager de forcer les médecins libéraux à s’installer en "zone tendue". La question est régulièrement évoquée depuis de nombreuses années, y compris en 2019 au cours du grand débat citoyen.
Pour faciliter les recherches de ceux qui s’intéressent au sujet :
Installation des médecins

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#103 16/11/2020 19h25

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Le hic : la territoire entier semble devenir un désert médical… On le voit venir depuis 20 ans et là, on y est !
Autant dire que ce sont des paroles en l’air, sauf à imposer un désert plutôt qu’un autre.
Je ne vous dit pas la galère que l’on peut observer à la fois dans les territoires ruraux et en ville.

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Favoris 1    #104 18/11/2020 16h46

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La proposition de LFI est un serpent de mer qui a été proposé par pratiquement tout les partis politiques français de gauche.
Je crois que j’en entend parler depuis le début de mes études (2006, ça me rajeunit pas).

En réalité, si Mr Melanchon se renseigne, il saurait que ça existe déjà, certes une forme légèrement différente puisque basée sur le volontariat. Ça s’appelle le CESP (contrat d’engagement du service public). J’ai plusieurs amis qui l’ont fait et ont du coup pu vivre confortablement leur années d’études, se destinant dès le départ à être généraliste dans leurs villes d’origines qui était des déserts médicaux.

Les causes des déserts médicaux sont de mon point de vue:

-effectivement la faible attractivité de ces déserts pour le mode de vie en général, pour une population qui a passé beaucoup de temps dans des facs dans les grandes villes et est donc comme moi habituée à un mode de vie citadin.
Sauf à être originaire de ces déserts et y avoir un attachement, il est très difficile de s’y projeter.

-un changement de profil de la profession et des attentes. On peut me traiter d’égoïste ou dire que la médecine c’est une vocation, je ne suis jamais vu faire autre chose que médecin. Et pourtant aujourd’hui, je ne vois pas sacrifier ma vie pour autant à la médecine. Je veux voir grandir mes enfants autrement que le weekend.
Du coup, comme moi, beaucoup de mes confrères préfèrent la sécurité du salariat, qui n’oblige pas à faire du volume pour avoir une bonne rémunération ou tout simplement pour assumer la prise en charge de tous les patients d’une zone sous dotée.
Donc à travail égal, il faut aujourd’hui plus de médecins pour prendre en charge le même nombre de patient. Cela aggrave le phénomène des déserts médicaux.

- Le changement des modes d’exercices: je suis spécialiste, et je n’ai connu pendant ma formation que l’hôpital. Quand je me pose une question, je contacte un confrère pour avis, que j’ai rapidement vu que je suis dans la même structure.
Le métier de généraliste est très difficile: on est seul, sans possibilité de contacter un confrère, avec une grosse responsabilité, et dans un cadre auquel on ne nous a pas préparé pendant nos études. On préfère  donc travailler dans des structures collectives types maisons de santé.
Le temps du généraliste seul dans son cabinet c’est terminé.
Sauf que dans un désert médical faire venir un médecin c’est dur, deux c’est compliqué, trois c’est mission impossible.

-un manque de vision politique. Le numérus clausus répondait à l’idée que : pas de médecins= pas de prescriptions= pas de frais de santé pour la sécu. C’était faux et aujourd’hui le départ en retraite des papy boomers montrent que c’était une très mauvaise idée, difficile à corriger. On a ouvert les vannes de la formation, RDV dans 10 ans.

PS: j’ai vu passé des commentaires sur les cotisations des médecins libéraux. Si vous souhaitez les estimer vraiment correctement, il y a un très bon simulateur sur le site de REAGJIR (recherche google: simulateur CARMF REAGJIR). Pour 30 000 de revenus c’est effectivement 8000 de CARMF environ en étant médecin non remplaçant et titulaire.

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#105 03/04/2021 14h33

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Range19, le 07/05/2020 a écrit :

Les vieux médecins le savent, accusent la féminisation.

Il y a exactement 20 ans, lorsque quelqu’un disait au Pdt de l’ordre et aux élus qu’il fallait bouger car la situation devenait déjà tendue, ils ricanaient et renvoyaient balader avec uniquement des vannes sur la féminisation.
Au final et dans un contexte de désertification on se retrouve aujourd’hui avec énormément de médecins libéraux mercenaires (pompes à fric) qui se moquent de faire de la daube et d’autres plus sérieux à la limite du burn out.

Voici le témoignage d’un homme médecin en burn out qui avait choisi d’aller dans un désert medical et de pratiquer une médecine de qualité.

( et au passage il s’agit d’un homme. L’auteur de ce post a modifié le titre initial mais il était suspecté que la féminisation des étudiants en médecine entraînait une dégradation de l’accès aux soins.)

Bilan 2 ans plus tard il décroche sa plaque.

Même si dans le sondage de philthevet les étudiants mettent la qualité de vie en 3ème position après se sentir utile et aider les patients, en grandeur réelle, avec femme et enfants, c’est bien pour la qualité de vie que ce médecin arrête.

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#106 03/04/2021 15h14

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En libéral il faut avoir une clientèle qui vous ressemble c’est la base de la survie, difficile en rural.
Il faut savoir se limiter dans un temps très rapide à l’essentiel et savoir dire non: dur quand on débute et que tout le monde se connaît.
En 5 ou 6 questions il faut avoir fait le diagnostic : difficile dans un village où toutes les anecdotes s’interconnectent.
Il faut déléguer au maximum tout ce qu’il est possible de déléguer : plaies trauma non, frottis non, HAD, visites non (IDE de pratique avancées etc) : difficile quand on débute et que l’on croit que le métier est de prendre en charge l’état de santé d’une population.
Si on est jeune, inexpérimenté, ayant un idéal missionnaire, je crois que c’est vraiment le truc à éviter.

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#107 03/04/2021 15h38

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Ci-joint l’ensemble des threads d’Elendir regroupés en un seul article, ce qui peut rendre la lecture plus facile.
Elendir

Je l’ai trouvé pour ma part terriblement humain et je pense que partager son expérience a eu un côté libérateur pour lui. Je ne sais pas si les non-abonnés à Egora ont accès aux commentaires mais globalement il y a une "fracture" entre ceux qui comprennent sa démarche, et ceux , surtout des anciens, qui ont l’air de penser que tout fout le camp et que si tous jeunes pensent comme lui il ne faut pas s’étonner des déserts médicaux.

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#108 04/04/2021 01h00

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Le terme de "désert médical" est impropre.

Il existe une multitude de situations bien différentes que l’on qualifie de déserts médicaux alors que la densité de population est extrêmement élevée.

A Paris intra-muros, il est difficile dans certains quartiers de trouver un médecin généraliste en secteur 1. Il en est de même dans certains coins du 93 mais pour d’autres raisons.

"A la campagne", il peut être difficile d’en trouver un également mais parce qu’il peut être difficile d’y trouver un bureau de poste, une école, une crèche, des lieux de culture…L’Etat s’est désengagé de certains territoires, on ne comprend pas bien pourquoi les médecins devraient s’y engager…

Par ailleurs, un certain nombre de patients sont ingrats et avec la démocratisation des plateformes de "réservation" de créneaux chez le médecin comme Doctolib, la consommation médicale est de plus en plus prégnante et le manque de savoir-être également (rdv non honorés, demandes invraisemblables d’ordonnances/certificats médicaux sans que le patient veuille se déplacer chez son médecin parce qu’il peut bien l’envoyer par mail…).

Bref, la médecine de ville, ça devient compliqué en France.


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#109 04/04/2021 09h11

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Le médecin de mes parents a fermé son cabinet, à 50 ans, pour prendre un travail salarié, avec un ras-le-bol similaire à celui d’Elendir. Or, ce n’est pas en zone rurale, et à 50 ans on ne peut pas suspecter des erreurs de débutant et de jeune idéaliste… Dans l’expérience de ce médecin, la covid (premier confinement dur où personne ne sortait de chez soi) a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Pour tous ses patients qui ont un traitement chronique, il faisait des renouvellements d’ordonnance sans consultation, donc sans revenus ! Un mois, deux mois, trois mois, quasiment sans revenus : c’est ce qui lui a fait dire "stop" !

Le ras-le-bol de tout le reste se lisait dans la salle d’attente, sous forme d’affichettes : "Tout rendez-vous non décommandé 48 h à l’avance sera dû", "pas d’ordonnance ou de certificat sans consultation", "le médecin ne prend plus de nouveaux patients", etc. En exagérant à peine, tous les quelques mois, il y avait une affichette supplémentaire. On voyait un ras-le-bol croissant du comportement irrespectueux des patients, et on voyait aussi que c’était peine perdue : ce n’est pas en multipliant les affichettes dans la salle d’attente que les gens vont changer.

Dernière modification par Bernard2K (04/04/2021 09h19)


Qui sait de quoi le futur sera fait ?

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#110 04/04/2021 09h38

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Il faut quand même dire que:

- personne n’a arrêté plus loin que le 15 avril donc 1 mois.
- la CPAM a fait une avance sur la base du chiffre d’affaire 2019, je ne connais pas beaucoup de gens qui ont eu un CA 2020 < 2019.
- la CARMF a fait un cadeau de cotisation partiel et l’URSSAF a décalé les cotisations.
- perso quand je vois des noms exotiques ou millennials je double les RDV et 2 non venu non excusé = plus de rdv.

Dernière modification par Double6 (04/04/2021 09h41)

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#111 04/04/2021 09h43

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@Bernard2K : les MG ont enregistré une baisse d’activité pendant les premières semaines du 1er confinement lié aux annonces catastrophiques de notre bon Dr Salomon : "évitez d’aller dans les salles d’attentes". Puis l’activité a reprise moindre certes qu’auparavant.
De + il y’a eu en partie compensation ( bien moindre que pour les établissements , on se demande pourquoi).
D’ici peu nous verrons si la baisse d’acitivité a été si importante.
De nombreux moyens ont été mis à dispo pour se faire règler en tiers payant intégral dont les téléconsultations ou même les consultations téléphoniques.
Que le médecin de vos parents en ai ras le bol, je comprends parfaitement. Mais pas pour ces raisons isolées.
L’administration envahit les cabinets, les tarifs sont ridicules pour les MG et surtout , les établissements offrent des conditions d’exercice et des revenus au moins équivalents au libéral (sauf la liberté de s’organiser…et ce n’est pas rien). Et à côté les établissements publics crient aux honoraires "honteux" des libéraux de ville assimilant les MG aux radiologues, anesthésistes, oncologues… Le problème est que ces mêmes établissements ont un recrutement très faible de ces deux spécialités car le différentiel de revenus est en faveur du libéral !
Je respecte le choix du médecin de vos parents et le comprend mais malheuereusement ce n’est pas qu’une question de revenus qui ont manqué trois mois mais d’un ras le bol général de la profession MG exerçant pour un tarif dérisoire vu les responsabilités et l’engagement nécessaire.
Ceci dit, le médecin généraliste type a deux failles :
-l’argent n’est pas/plus sa priorité et est en général un "mauvais" chef d’entreprise (je ne parle pas de ceux intervenants ici puisqu’ils sont interessés par le sujet)
- la forte activité ne leur permet guère (sauf ceux interessés) de réfléchir, s’organiser,  construire, se regrouper etc…
Avis perso bien entendu.


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[+1]    #112 04/04/2021 09h45

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RadioInvest a écrit :

Le terme de "désert médical" est impropre.

Il existe une multitude de situations bien différentes que l’on qualifie de déserts médicaux alors que la densité de population est extrêmement élevée.

A Paris intra-muros, il est difficile dans certains quartiers de trouver un médecin généraliste en secteur 1. Il en est de même dans certains coins du 93 mais pour d’autres raisons.

"A la campagne", il peut être difficile d’en trouver un également mais parce qu’il peut être difficile d’y trouver un bureau de poste, une école, une crèche, des lieux de culture…L’Etat s’est désengagé de certains territoires, on ne comprend pas bien pourquoi les médecins devraient s’y engager…

Par ailleurs, un certain nombre de patients sont ingrats et avec la démocratisation des plateformes de "réservation" de créneaux chez le médecin comme Doctolib, la consommation médicale est de plus en plus prégnante et le manque de savoir-être également (rdv non honorés, demandes invraisemblables d’ordonnances/certificats médicaux sans que le patient veuille se déplacer chez son médecin parce qu’il peut bien l’envoyer par mail…).

Bref, la médecine de ville, ça devient compliqué en France.

A quel moment on parle de l’irrespect des médecins ou de leur transformation en machine a cash (rdv en 5min, certificat sans auscultation, absence de diagnostic) ?
Je pense que tout rejeter sur les patients c’est un peu voir le problème depuis un trou de souris.

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#113 04/04/2021 09h54

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@Kabal : vous évoquez un problème qui existe mais qui est ultraminoritaire sur le territoire. En Allemagne , les consultations ont une durée moyenne de 5 minutes et en France de 16.
On estime que 80% des certificats faits sans examen sont faits pour des patients bien connus et faits gratuitement. Je vous ferai remarquer que la plupart des certificats ne sont pas pris en charge par la CPAM et que c’est au patient de payer sans remboursement dans la plupart des cas et sans limitation de tarifs . Le saviez vous ? Non sans doute.
Il y’a des brebis galeuses dans chaque profession mais ce n’est pas une généralité.

Dernière modification par jctrader (04/04/2021 09h55)


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#114 04/04/2021 09h56

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Double6 a écrit :

- perso quand je vois des noms exotiques ou millennials je double les RDV et 2 non venu non excusé = plus de rdv.

J’ai la naïveté de croire que j’ai mal compris votre propos, pouvez vous préciser ?

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[+1]    #115 04/04/2021 10h02

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@Jctrader et Double6

Attention à ne pas tomber dans le piège de l’étude de l’activité des médecins en 2020. On peut maintenir une activité similaire à celle de 2019 et un chiffre d’affaires équivalent si l’on décide d’augmenter son temps de travail de 20% pour compenser les semaines d’activité réduite. Ce qui a un impact évident sur la qualité de vie.

Un report de charges Urssaf comme son nom l’indique est un report. Donc reculer l’échéance ne permet pas véritablement d’y voir plus clair.

@Bernard2K

Votre témoignage est totalement en phase avec ce que vivent un certain nombre de MG / médecins de famille. Le covid 19 a pu être le coup de grâce.

@Kabal
Les centres de santé privés qui poussent comme des champignons à l’instar des cabinets dentaires constituent des cash machines et la qualité de vie du médecin n’est pas au rdv. Le rythme est tout aussi intense qu’en libéral (patients vus à la chaîne), seule la gestion administrative disparaît.

L’avenir est probablement dans la constitution de véritables regroupements de praticiens (libéraux) non salariés par un financier qui reprendront la main sur le temps non-médical en partageant les frais pour se refocaliser sur la médecine.

Avec une consultation à 25€ BRUT de charges chez le généraliste, ne vous attendez pas à ce qu’il passe du temps avec vous. N’importe quel gestionnaire fait un calcul temps passé rapporté au gain net et comprend que sa rémunération ne sera pas au rdv s’il passe 40min avec chaque patient.

Vous êtes satisfait de payer 25€, alors vous avez le service qui va avec.
Relevez la consultation à 50€ et la majorité des praticiens allongera son temps de consultation.

Et ne vous en faites pas, en France, se constitue actuellement une médecine à 2 vitesses ; celle de ceux qui paient le praticien à sa juste valeur (et qui en ont souvent pour leur argent : temps de consultation adapté, locaux de qualité, service rendu…) et celle des autres (qui ne jurent que par la consultation à 25€ parce "qu’ils paient déjà des cotisations sociales sur leur salaire", ne comprennent pas qu’il puisse y avoir un reste à charge… et qui attendront 9 mois avant de voir un ophtalmologue ou un gynécoloque…).


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#116 04/04/2021 10h06

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L’aucyn : Je parle d’un premier RDV, j’ai aussi le motif de consultation (ce qui est peut être différent en MG) mais disons dans 30% des cas nom+motif donne une bonne idée du vient ou vient pas.
Bien sûr ce n’est plus valable pour les seconds RDV.
On peut même affiner la prédiction pour tendre vers 50:
Nom et prénom du patient + motif + nom du médecin qui envoie + période de l’année 40-50%.

Dernière modification par Double6 (04/04/2021 10h12)

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#117 04/04/2021 10h11

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RadioInvest a écrit :

"A la campagne", il peut être difficile d’en trouver un également mais parce qu’il peut être difficile d’y trouver un bureau de poste, une école, une crèche, des lieux de culture…L’Etat s’est désengagé de certains territoires, on ne comprend pas bien pourquoi les médecins devraient s’y engager…

J’adore votre vision de la campagne.
Nuançons, dans la ville proche, école rénové, crèche neuve, maison médicale neuve, cinéma en cours de rénovation, place de la ville neuve, etc
Et 1 généralistes actuellement au lieu de 3 il y a 5 ans. (et bientôt 0, il n’est plus tout jeune)
Donc bon, il est vrai qu’on voit bien le désengagement de l’état…

Dans la ville des parents, sous préfecture, le cinéma a été refait à neuf par l’ancienne mairie. Un espace culturel a été créé avec des spectacles récurrents (enfin avant COVID), la piscine a été rénové, etc.
Pareil, trouver un médecin est devenu une galère!

Bref, votre équation désengagement des services publiques et disparition des médecins, je ne le vois pas dans mon secteur.
Par contre, l’équation âge des médecins et non renouvellement des généralistes de famille, effectivement, là y a un rapport;

RadioInvest a écrit :

Avec une consultation à 25€ BRUT de charges chez le généraliste, ne vous attendez pas à ce qu’il passe du temps avec vous. N’importe quel gestionnaire fait un calcul temps passé rapporté au gain net et comprend que sa rémunération ne sera pas au rdv s’il passe 40min avec chaque patient.

Vous voulez dire, qu’en doublant le montant de consultation, vous faites apparaitre des milliers de médecins sur le territoire français, juste par magie?
Non, car le temps passé avec chaque patient est aussi limité par le nombre de médecin disponible.
Quand on passe de 3 médecins à 1médecin, ce n’est pas doubler la rémunération qui va tripler le nombre de patient suivi.

Dernière modification par gunday (04/04/2021 10h11)

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#118 04/04/2021 10h18

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La qualité de l’orientation diagnostique n’est pas déterminée par le temps passé si on ne l’a pas fait en 10 mn il y a peu de chance que ça se fasse en 40.

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#119 04/04/2021 10h32

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jctrader a écrit :

@Kabal : vous évoquez un problème qui existe mais qui est ultraminoritaire sur le territoire. En Allemagne , les consultations ont une durée moyenne de 5 minutes et en France de 16.
On estime que 80% des certificats faits sans examen sont faits pour des patients bien connus et faits gratuitement. Je vous ferai remarquer que la plupart des certificats ne sont pas pris en charge par la CPAM et que c’est au patient de payer sans remboursement dans la plupart des cas et sans limitation de tarifs . Le saviez vous ? Non sans doute.
Il y’a des brebis galeuses dans chaque profession mais ce n’est pas une généralité.

Perso arrêt de travail sans auscultation ce n’est pas pris en charge ? Que pensez d’un médecin qui fait un certificat de sport en compétition sans auscultation ? (Il risque rien donc il s’en fiche). que pensez d’un médecin qui diagnostic un bidule idiopathique ? Que pensez d’un médecin qui prend une consultation et qui ne mentionne pas un examen complémentaire qui doit être fait avec une ordonnance chez ce même médecin ? Et donc refait payer une consultation ? Que pensez de professionnel de santé qui prenne 4 a 6 patients en même temps sur des machines ou faire des exercices sans contrôle des dits exercices. 
J’ai, pour ma part, l’impression que les médecins consomment autant les patients que les patients consomment les médecins.

@Radioinvest :
Pour ma part je crois que le prix a conduit à ça en partie. Mais pas que. Et remonter le prix ne changera rien car la tendance est trop profonde.
De plus, les millenials tant critiqués en tant que patients sont également des médecins. Le ghosting est également vrai du côté du médecin. Décalage de rdv en série pour des raisons obscures et jamais bien expliqué et a la dernière minute. J’ai même eu une annulation sans explication la veille et sans proposition de remplacement ? Où est le respect du patient client ?
Et qui vous dit que je ne parle pas de médecin en cabinet privé ? Parce qu’il facture plus cher ils sont censés être meilleur ? Je vais en parler à une amie qui a opté pour ça et qui a payé plus cher pour au final le jour J être renvoyé chez elle comme une malpropre sans examen car c’est bien connu la première fois enceinte on panique un peu. Et qui revient 6h plus tard avec une souffrance foetale et qui doit avoir une césarienne qui aurait pu être évité a la première venue.
Ou encore un ami qui fait un suivi dans une structure privée et où on fait 2 erreurs de diagnostic qui a conduit son père a être pris en charge trop tard qui a décédé ?

Je ne connais pas la solution mais augmenter le prix ne me semble pas la meilleure idée. Les médecins sont devenus des businessman et ne raisonne qu’en rentabilité et augmenté le prix va conduire à uniquement s’en mettre plein les poches ou réduire leur temps de travail (cf la réussite de la baisse de la TVA dans les cafés).

@double6 : je pense aussi que le temps n’est pas forcément mieux employé pour le diagnostic (après tout le MG a peu de matériel pour les examens complémentaires) mais je pense qu’il y a une limite entre une consultation de suivi de 45min annuel où on passe votre vie au crible et une consultation de 5min sans autre question que : "antécédent cardiaque + vous fumez ?"

Le problème de la file c’est qu’on a l’impression que les (pauvres) médecins  subissent plus que les (méchants) patients. Or moi j’ai l’impression que c’est un tout et que les patients subissent aussi un max le manque de médecin et que chacun fait au mieux avec ce qu’il a.
Parfois je préfère aller bosser malade plutôt que de me lancer dans la quête d’un arrêt de travail.

Message édité par l’équipe de modération (04/04/2021 13h47) :
- "Hors" corrigé en ""Or"   

Dernière modification par Kabal (04/04/2021 10h33)

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#120 04/04/2021 10h43

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@Gunday

Faites un état des lieux de la présence médicale dans votre secteur et vous appréhenderez mieux le désamour des MG pour ces zones géographiques.

Listez non pas seulement les médecins généralistes mais les spécialistes type cardiologue/dermatologue/neurologue/endocrinologue avec lesquels le médecin généraliste doit être en contact permanent pour une médecine de qualité.
Ce sont des correspondants indispensables à qui le MG demande des avis tous les jours ; un MG seul sans interlocuteur spécialiste ne veut pas s’installer.

N’oubliez pas de lister les médecins participant à la permanence de soins (gardes, astreintes). Si vous êtes le seul médecin sur une liste de garde, vous n’avez pas envie de vous installer dans le secteur en question.

Ensuite, évidemment, pour ce qui est du désengagement de l’Etat, nous n’avons pas tous la même lecture.

Une chose est certaine ; quand vous décorrélez le montant de la rémunération d’un praticien avec son temps de travail / sacrifices (études, gardes…), vous ne créez pas les conditions d’un renouvellement du paysage médical chez les généralistes.

Si tous les ans, des postes de médecins généralistes ne sont pas pourvus après le choix des internes (futurs praticiens), les raisons sont bien connues…


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#121 04/04/2021 10h57

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RadioInvest a écrit :

Listez non pas seulement les médecins généralistes mais les spécialistes type cardiologue/dermatologue/neurologue/endocrinologue avec lesquels le médecin généraliste doit être en contact permanent pour une médecine de qualité.

C’est assez rapide, même en dépassement d’honoraire, ils sont plus que rare.
Et ceux qui restent ne font plus du médical, mais du business.
Le pire que j’ai vu étant l’ophtalmo, enfin vu, j’ai jamais vu l’ophtalmo.
Mais on passe à la chaine dans 4 ou 5 appareils, avec un personne différente à chaque fois (non nommé, non identifié, impossible de savoir si c’est un ouvrier, un maçon ou un professionnel de l’oeil….)
Le mieux état une ordonnance signé par quelqu’un (je ne sais pas qui) sans contact avec le professionnel indiqué en bas de page. Bien sûr application des 100% inexistante, résultat catastrophique, etc.

Donc oui, les torts ne sont pas que du côté patient!

RadioInvest a écrit :

N’oubliez pas de lister les médecins participant à la permanence de soins (gardes, astreintes).

Les urgences sont ouverts 24h/24.
C’est la norme.
Et encore, j’ai de la chance, mon généraliste a des créneaux d’urgence.
Une amie sur l’ouest parisien doit aller aux urgences pour une consultation rapide (inférieur à 1 semaine) car plus de généraliste qui prenne rapidement.

RadioInvest a écrit :

Une chose est certaine ; quand vous décorrélez le montant de la rémunération d’un praticien avec son temps de travail / sacrifices (études, gardes…), vous ne créez pas les conditions d’un renouvellement du paysage médical chez les généralistes.

des médecins que je cotoye, c’est plus la lourdeur administrative que le revenu qui semble être le coeur du problème.

Après, on est aussi dans une approche ambivalente, car il est considéré comme normal de passer ses jeunes années à trimer H24, par les médecins eux même. (voir plus haut sur le sujet)

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#122 04/04/2021 14h02

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Pour info , un passage aux urgences c’est minimum 200 euros pour l’hopital et donc la collectivité , même pour une vulgaire gastro ou un gros rhume.
De quoi comprendre pourquoi les médecins des urgences hurlent (surcroît de boulot , embolisation des salles pour un job qui n’est pas le leur) et pourquoi les administratifs ne disent rien  ou du bout des lèvres…


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[+3]    #123 04/04/2021 14h48

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Et on peut les comprendre. Par contre on comprend moins pourquoi il râle aussi sur leurs patients qui viennent faute d’avoir un médecin généraliste qui les acceptent sur le secteur. Ça m’est arrivé de me faire enguirlander par un médecin des urgences car c’est pas une urgence monsieur ? Du coup, je fais quoi avec mon enfant de 2 ans qui vomit non stop (toutes les 30min) sans rien prendre depuis la veille au soir ? J’attends qu’il soit en déshydratation avancé pour l’amener ou qu’un médecin généraliste ou un pédiatre accepte de le recevoir mais que comme il vomit, les praticiens m’orientent gentillement vers les urgences.

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#124 06/04/2021 10h46

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Pour confirmer ce que dit Kabal : la petite fille de ma compagne a eu un mal de gorge sérieux un dimanche fin 2019. Sa mère se dit qu’elle ira en consultation le lendemain matin. Le lundi elle a passé la journée à chercher un r-v sur Saint-Brieuc, sa généraliste étant absente et aucun médecin ne voulant la prendre. Pour finir, elles ont atterri aux urgences à 20h, pour une laryngite !
La situation sur la Préfecture du 22 est très compliquée quand on a besoin de voir un généraliste. Peut-être que l’agglomération n’est pas attractive, je peux comparer avec la bordure côtière du Morbihan où il n’y aucun souci pour avoir un r-v chez un généraliste ou un spécialiste. Les médecins font le choix de la qualité de vie et qui va le leur reprocher, à part la France Insoumise…

Dernière modification par Yg75 (06/04/2021 10h46)


B.Graham "Le principal problème de l’investisseur - et même son pire ennemi - est probablement lui-même".

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#125 06/04/2021 10h54

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Yg75 a écrit :

La situation sur la Préfecture du 22 est très compliquée quand on a besoin de voir un généraliste.

Il y a pénurie de médecins généralistes et ça ne va faire qu’empirer.

L’explication a été donnée sur notre forum : les anciens médecins hommes qui bossaient 70 heures par semaine avec leur femme comme secrétaire sont en train de partir en retraite. A la place, vous avez des médecins qui veulent une vie équilibré, spécialement les femmes. Ces dernières d’ailleurs préfèrent exercer comme salarié, dans des hôpitaux ou des structures municipales.

Ajouter à cela un numerus clausus qui a été pendant des années beaucoup trop bas, une population vieillissante, et des médecins qui privilégient de + en + la qualité de vie (donc ils vont vivre vers les côtes), et vous avez des déserts médicaux en France : les médecins sont trop peu nombreux et/ou ils sont ailleurs, les hôpitaux ont fermés, tandis que les besoins vont croissant.

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