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[+2]    #1 29/04/2020 14h49

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Cette belle société n’a pas encore de file attitrée, donc je me permets de réparer cette "erreur"!
Je l’ai découverte en parcourant le portefeuille (très instructif) de Croissance Verte.

 
Neoen est le premier producteur indépendant français d’énergies renouvelables.




Son métier se divise en trois pôles :

- Le Solaire, avec 50 centrales à travers le monde et une capacité de production de 1 980 MWc ;

- L’Eolien, avec 33 centrales en Australie, en France, en Finlande et en Irlande ;  et une capacité de production de 875 MW ;

- Le Stockage, pour répondre à l’intermittence propre aux énergies renouvelables, avec 6 centrales (185 MW / 237 MWh) et des clients prestigieux à l’image de Tesla.


A date, la capacité en production et en construction est de plus de 3 GW, en augmentation de 1 GW en 2019.
=> La cible, à échéance 2021 est de 5 GW.


Neoen est positionné au niveau mondial avec des installations dans 14 pays et sur 4 continents :
- Europe : France, Irlande, Finlande et Portugal ;
- Amérique : Argentine, Jamaïque, Salavador, Mexique ;
- Afrique : Mozambique, Zambie ;
- Océanie : Australie.



Neoen est cotée depuis fin 2018.
Son capital est détenu à 50% par Impala (société d’investissement qui a notamment Albioma en portefeuille) et est composé de Flottant à hauteur de 33% :




Le Chiffre d’affaires 2019 s’élève à 253 M€ (Vs 207 M€ en 2018), soit une croissance de +22%. Cette croissance est liée à la production en année pleine des installations mises en place durant 2018.

Au niveau de l’EBITDA, celui-ci s’élève à 216 M€, en progression de +29% sur 2019.




Début 2020, Neoen a remporté pour 66 MWc de projets solaire en France : Source.


Et enfin, une interview de son PDG qui date de mi-avril :


La vidéo en résumé :
- L’électricité est vendue par le biais de contrat avec EDF avant même d’être produite ;
- A base comparable (neuf Vs neuf), l’énergie solaire/éolienne est moins cher à produire que l’énergie nucléaire ;
- Structure humaine souple (centaine de salariés).

Déontologie : je détiens une position acheteuse/vendeuse sur une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.

Dernière modification par PureLake (29/04/2020 14h51)

Mots-clés : eolien, neoen, renouvelable, solaire

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#2 29/04/2020 19h45

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Bonjour,
Neoen : c’est joli, c’est vert, c’est à la mode, il y a plein de gérants qui vantent la "visibilité" … c’est maginifique non ?

Mais si on regarde
- les multiples qui ont beaucoup gonflés - environs 15x ebitda 2022
- les insiders qui sont à la vente,
- les analystes qui sont majoritairement baisser
- la divergence baissière sur les graphiques
->> on peut imaginer que le dossier a déjà mangé (au moins) son pain blanc.
En étant encore un peu plus contrariant, on peut même être vendeur !
Je suis short depuis le début d’année !


"Espérez le meilleur, préparez le pire et attendez vous à être surpris" @StockPick_fr

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#3 29/04/2020 21h46

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Bonjour oliv21,

Je vous rejoins sur le 4ème point (divergence baissière), mais lorsque l’on est long termiste (comme c’est mon cas) cela a peu d’impact en tant que tel.

Pour le 1er point, je considère que les multiples sont généreux en effet, mais car nous sommes en présence d’une société en croissance/acquisition de marché (à opposer à une société sur un secteur/segment arrivé à maturité/sur le déclin). Les multiples valorisent donc le potentiel futur de la société, je vois cela (peut-être à tort) comme une « prime à l’entrée » sur la croissance future.

Pour le 2ème point, ne dit-on pas que le seul signal fiable concernant les mouvements d’actions de l’équipe dirigeante concerne les acquisitions de titres et non les cessions ? ;-)

Le 3ème point je n’en parle pas, quand l’on voit les retournements de veste des analystes, on finit par arrêter de lire leurs « analyses ».


Mais au-delà de ça, j’entends vos réticences car le cours est peut-être encore un poil haut (même si je suis rentré encore plus haut).
Mais je vois bien des aspects positifs à cette société (dans l’ordre des priorités selon moi) :
- 1. Un secteur « à la mode » => l’action se retrouve dans tous les achats d’indices et de fonds labellisés ISR. Ne pas oublier que les fonds ISR sont ceux qui ont eu le plus de collecte ces derniers mois ;
- 2. Une grande visibilité en terme de revenus par le biais des contrats annuels/pluri-annuels de vente d’électricité ;
- 3. Un actionnariat solide avec la présence à 50% d’Impala.

Déontologie : je détiens une position acheteuse/vendeuse sur une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.

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#4 30/04/2020 09h28

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Citation du PDG " l’ensemble des volumes qu’on produit est acheté par nos clients, ça ne dépend pas de la demande " ââ…

Qui sont ces clients qui achètent sur contrat un bien non stockable, à production aléatoire ? Il passe contrat pour une demande qui s’adapte à l’offre ?

Il y a un truc qui m’échappe.

Purelake a écrit :

- A base comparable (neuf Vs neuf), l’énergie solaire/éolienne est moins cher à produire que l’énergie nucléaire ;

Pour que ce soit comparable il faut ajouter le coût du stockage

Dernière modification par yihk (30/04/2020 09h35)


L'ombre du zèbre n'a pas de rayure.

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#5 30/04/2020 10h44

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Je ne suis pas un expert en énergie nucléaire, mais j’imagine qu’il y a un coût de stockage également non? Car il me semble que l’on n’arrête pas une centrale nucléaire si la demande s’écroule (cf. Les dernières Informations sur l’électricité à prix négatif).

Et en terme de stockage, Neoen intègre la solution en aval avec son 3ème pôle (cf. mon message #1).

 

Yihk a écrit :

Qui sont ces clients qui achètent sur contrat un bien non stockable, à production aléatoire ? Il passe contrat pour une demande qui s’adapte à l’offre ?

J’ai cherché sur le site institutionnel de Neoen sans succès. Idem sur Internet.

Je pense, mais ce n’est que mon avis donc ouvert à discussion, qu’il s’agit :
- d’une part d’Etats qui souhaitent améliorer leurs ratios Energie verte Vs Energie nucléaire et/ou carbonée d’un point de vue politique / règlementation ;
- d’autre part d’Entreprises qui souhaitent se positionner sur le segment « alternatif » à 100% (Tesla) ou qui souhaitent développer leur image ISR.

Si ma réflexion est la bonne, cela renforce d’autant plus la résilience du modèle économique de Neoen.

Déontologie : je détiens une position acheteuse/vendeuse sur une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.

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[+3]    #6 30/04/2020 12h19

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yihk a écrit :

Citation du PDG " l’ensemble des volumes qu’on produit est acheté par nos clients, ça ne dépend pas de la demande " ââ…

Qui sont ces clients qui achètent sur contrat un bien non stockable, à production aléatoire ? Il passe contrat pour une demande qui s’adapte à l’offre ?

Il y a un truc qui m’échappe.

C’est ce qu’on appelle un Power Purchase Agreement (contrat d’achat privé d’énergie).
Il y en a plusieurs types, dont un qui pour faire simple consiste à un contrat où il est stipulé que l’entreprise rachète au producteur l’énergie produite à un certain prix mais au moment où lui le souhaite (bien évidemment des clauses peuvent être insérées dans ce contrat). Avec ce mécanisme, le producteur peut vendre son énergie sur le marché spot et recevoir le complément de rémunération par l’entreprise (et non plus par l’Etat dans le cadre des obligations d’achats qui sont encore majoritaires). Le financement de la centrale est donc plus simple car pour connaître ses revenus approximatifs il suffit de faire prix convenu*production estimée. Bien évidemment si le prix spot est supérieur au prix fixé dans le contrat, le producteur reverse la différence à l’entreprise.

PureLake a écrit :

Je ne suis pas un expert en énergie nucléaire, mais j’imagine qu’il y a un coût de stockage également non? Car il me semble que l’on n’arrête pas une centrale nucléaire si la demande s’écroule (cf. Les dernières Informations sur l’électricité à prix négatif).

C’est un peu plus compliqué que ça:
- On peut arrêter la production d’une centrale nucléaire, ou avant d’arriver à cette situation il est possible de la moduler (facilement dans le cas des réacteurs français conçus pour, contrairement aux autres pays où ils sont conçus pour produire en permanence à 100% de leur capacité)
- En France le stockage peut s’effectuer par des STEP (pompage d’eau puis turbinage, rendement 70% mais injection principalement en heures de pointes)
- Là vous évoquez le marché SPOT, or une très grande majorité de la production est sous contrat (le célèbre Arenh avec 1/4 de la production nucléaire, les particuliers & professionnels ayant un contrat chez EDF)

Vous évoquez Tesla comme client de Neoen, c’est plus un partenaire qu’un client (Stockage avec batteries Tesla en Australie). Pour le coup ces batteries sont subventionnées car elles ont pour rôle le maintien de la fréquence et éviter les coûts que ça peut engendrer.

Hors sujet: L’énergie est un sujet passionnant quand on s’y intéresse, comprendre les politiques énergétiques permet de comprendre l’économie d’un pays, sa résilience etc. C’est d’ailleurs pour cela que la France a choisi le nucléaire, pour être indépendant énergétiquement (et éviter d’être à la merci des producteurs de pétrole suite au premier choc pétrolier) car le renouvelable c’est bien, mais à forte dose le nucléaire ne peut pas être rentable (structure à coût fixe)… Ne jamais oublier que ce qui a en partie précipiter la chute allemande durant la seconde guerre mondiale était le manque de pétrole (bombardements en Roumanie et complexité de production du pétrole de houille).
A titre personnel, je pense que ça peut se voir sur les files énergétiques où j’interviens, je suis favorable au nucléaire couplé à l’hydroélectricité et aux ENR intermittentes de manière peu importante (tel qu’actuellement).

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[+1]    #7 30/04/2020 14h25

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Bonjour à tous

Sans être un expert du secteur de l’énergie comme certains intervenants ici, je suis rentré avec une petite ligne sur NEOEN pour 2 raisons :
- son actionnaire principal
- la guerre du mix énergétique entre EDF, ENGIE, TOTAL, etc.

Pour ce qui concerne l’actionnaire, comme l’a souligné PureLake, il s’agit d’Impala, dirigé par Jacques VEYRAT (Monsieur Neuf Telecom chez Louis-Dreyfus entre autres).

Challenges : les 500 fortunes de France 2019 #72 Jacques Veyrat a écrit :

Jacques Veyrat est le fondateur et le PDG d’Impala, un fonds d’investissement qui œuvre principalement dans le secteur de l’énergie. Né en 1962 à Chambéry, Jacques Veyrat est diplômé de l’École Polytechnique et de l’École nationale des ponts et chaussées. Dans les années 80, le jeune homme débute sa carrière professionnelle dans la haute fonction publique, notamment à la direction générale du Trésor. Après avoir travaillé au sein de cabinets ministériels, ce surdiplômé rejoint le groupe Louis-Dreyfus, empire franco-helvétique du négoce. A cette occasion, il en rencontre son héritier, Robert Louis-Dreyfus, avec qui il se noue d’amitié. Jacques Veyrat grimpe les échelons au sein de la firme jusqu’à occuper le poste de directeur général en 1997. Dans la foulée, il pilote la création d’une filiale dans les télécoms, Neuf Télécom, qui se hisse parmi les plus gros opérateurs français avant d’être revendue à SFR en 2008. Parallèlement, l’entrepreneur développe une branche d’investissement en misant notamment sur le secteur de l’énergie. Mais alors que son ascension au sein de Louis-Dreyfus semble inarrêtable, le vent commence à tourner en 2009. Le décès prématuré de Robert Louis-Dreyfus laisse place à une véritable guerre de succession entre Jacques Veyrat et l’épouse du défunt, Margarita Louis-Dreyfus. Jacques Veyrat parvient finalement à prendre les commandes du groupe avant qu’il se décide à quitter le groupe en 2011, après deux années de lutte. Il récupère ses actions, rachète la branche investissement de Louis-Dreyfus qu’il a créée et fonde la holding Impala. Depuis, il gère plusieurs centaines de millions euros d’actifs, notamment dans les secteurs de l’énergie et de l’industrie, tout en disposant de beaucoup de fonds propres.

Le monsieur en question a donc un vrai profil d’entrepreneur avec du nez. Il est capable de faire de jolies culbutes :

Challenges a écrit :

Entré dans Direct Energie en 2006 en y misant 50 millions d’euros, il en a retiré 630 millions en vendant ses 33 % à Total. Rebelote avec la start-up Neoen, créée en 2008 : il y a investi 300 millions, et sa majorité de 52 % du capital vaut aujourd’hui plus de 750 millions, et demain sûrement bien plus. « Je suis bluffé, avoue, en expert, son ami Jean-François Cirelli, ex-numéro deux d’Engie. Ses incursions dans l’électricité, je n’y croyais pas du tout. C’est un secteur très capitalistique, où il faisait face à des mastodontes comme EDF, Engie, et où les coûts d’approvisionnement sont sans visibilité. Mais il a une vision extralucide qui autorise la témérité. » Ces culbutes boostent la valeur de son holding personnel Impala qui, avec d’autres petites pépites, pèserait aujourd’hui au minimum 1,5 milliard d’euros. Pas mal, compte tenu de son capital de départ : un package de 200 millions comme prix de son éviction du groupe Louis-Dreyfus en 2011.

La vente de Direct Energie à TOTAL illustre la guerre du mix énergétique des grands acteurs, et il y a une dame qui s’en mort peut-être encore les doigts, l’ancienne patronne d’Engie, Isabelle KOCHER

Les Echos 05/02/2020 : Engie : comment s’est scellé le sort d’Isabelle Kocher a écrit :

Que lui reproche-t-on ? D’abord d’avoir laissé filer certaines opportunités stratégiques comme le rachat de l’allemand Innogy en 2017, ou celui de Direct Energie, raflé en avril 2018 par Total . « C’était pour nous ! Avec Direct Energie, nous aurions pu devenir le concurrent d’EDF dans l’électricité en France », se lamente un haut dirigeant du groupe. Ensuite, certaines cessions ont été critiquées, à commencer par celle du gaz naturel liquéfié (GNL), vendu à Total. « Les ’gaziers’ issus de GDF ne lui ont toujours pas pardonné », souffle-t-on en interne.

Il faut dire aussi que les discussions avec TOTAL se faisaient assez bien puisque Veyrat et Pouyanné sont de la même promo de l’X

Les Echos 18/04/2018 : Direct Energie : une bonne opération pour le fonds Impala a écrit :

L’opération a été menée presque sans intermédiaires. Patrick Pouyanné et Jacques Veyrat sont de la même promotion de Polytechnique, et à un rang de sortie d’écart - 10 et 11e, soit la ligne de démarcation pour entrer aux Mines ou aux Ponts -, raconte un proche.

Et donc, quelques mois après la vente de Direct Energie, des rumeurs sur Engie qui aurait des vues sur NEOEN apparaissent, sitôt démenties :

Les Echos 21/05/2019 - Engie : réflexions autour de l’évolution du capital a écrit :

Dans ce contexte, la quête de nouveaux actionnaires stables pour l’énergéticien mobilise au sein et en dehors de l’entreprise. Selon BFM Business, Jacques Veyrat, actionnaire majoritaire (50,1 %) du développeur solaire et éolien Neoen, serait prêt à céder sa participation majoritaire à Engie en échange de titres. Introduit en Bourse l’automne dernier , Neoen est valorisé 1,7 milliard d’euros. Jacques Veyrat dispose par ailleurs des fonds inutilisés de la cession du fournisseur Direct Energie à Total , soit autour de 660 millions d’euros. Pour autant, l’entrepreneur assure ne pas être vendeur.  « J’ai pu en discuter avec des banques d’affaires mais aujourd’hui je n’ai aucune envie de vendre Neoen, et je n’en ai discuté ni avec l’Etat ni avec Engie », indique-t-il aux « Echos ». Avec une capitalisation boursière de 31,3 milliards d’euros pour Engie, un ticket à 1 milliard d’euros lui donnerait 3%.

Donc mon pari, c’est que Veyrat saura développer NEOEN pour revendre sa participation au mieux disant, avec un retrait de la cote à terme.
Un échange d’actions avec ENGIE, par exemple, me ravirait moins.

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#8 06/05/2020 21h04

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Neoen et CleanCo Queensland signent un contrat de vente d’électricité pour la plus grande ferme solaire d’Australie


Il s’agit d’une belle signature de contrat pour NeoEn, qui contractualise pas moins de 460 MWc additionnels dans le solaire à échéance 2022.


Neoen a écrit :

Ce projet représente pour Neoen un investissement de 570 millions de dollars australiens. Durant la phase de construction qui débutera en juillet 2020, le projet créera 400 emplois pour les communautés locales et le Sud-ouest du Queensland. La connexion se fera via une nouvelle ligne reliée aux sous-stations de Western Downs. La production d’énergie devrait commencer au cours du premier trimestre 2022.
Conformément à sa stratégie, Neoen entend rester propriétaire et exploitant à long terme de la ferme solaire tout en en faisant bénéficier les communautés locales.

Le Marché ne salue malheureusement pas la nouvelle, le cours poursuit sa tendance baissière des 15 derniers jours malgré cette annonce.

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#9 07/05/2020 19h08

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Neoen : Le CENACE suspend les tests pré-opérationnels de toutes les centrales solaires et éoliennes mexicaines, dont le parc solaire d’El Llano de Neoen
Impact EBTIDA de 2M€ / mois pour Neoen.
Bien sûr, c’est pas la fin du monde … mais cela montre qu’il este TOUJOURS des risques inhérents sur toutes les sociétés et à fortiori sur les projets de développement.
Aujourd’hui Neoen cote environ 14x l’EBITDA prévisionel (si tout va bien) de 2022 !
Cette valorisation généreuse ne laisse IMO pas la place à des problèmes opérationnels.

Si vous voulez du renouvelable abordable, regardez Polaris. -
- valorisation à environ 5x EBITDA 2020 (et pas 2022 …)
- dividende proche de 7%
Bien sur, c’est plus exotique (géothermie au Nicaragua) et potentiellement risqué sur les barrages au Chili … mais bon, à ce prix là, il faut accepter quelques "risques".

Sur les risques pays, ne pas oublier que Neoen fait du solaire principalement à l’international …

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#10 29/05/2020 22h09

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NEOEN annonce le succès d’une émission d’OCEANE « vertes »


Neoen a écrit :

Neoen annonce le succès de la toute première émission d’obligations convertibles vertes en Europe pour un montant nominal de 170 M€

• Les obligations convertibles vertes de Neoen pour un montant de 170 millions d’euros à échéance 2025 porteront intérêt à compter de la Date d’Emission à un taux annuel de 2,0%. La valeur nominale unitaire des Obligations a été fixée à 40% par rapport au cours de référence de l’action Neoen

• Le produit de l’émission de ces obligations convertibles vertes sera affecté au financement ou au refinancement de projets de production d’énergie renouvelable (énergie solaire photovoltaïque et éolienne) ou de stockage d’énergie conformément aux exigences de la taxonomie de l’Union Européenne et au document cadre

Il m’a toujours semblé qu’il était préférable d’éviter les sociétés qui ont recours aux obligations convertibles en actions pour éviter l’effet dilutif que la conversation génère.
Mais là je constate que la valeur nominale a été fixée à 46,20€ soit un +40% à réaliser sous 5 ans… Donc au final je n’arrive pas à savoir s’il faut en penser du bien ou du mal (ou du neutre!).

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[+1]    #11 19/07/2020 18h41

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Neoen annonce la signature d’un nouveau contrat significatif avec la mise en service d’un nouveau parc éolien en Finlande, et est en cours de négociation pour un second contrat plus important encore.


Source


Communiqué de presse de Neoen a écrit :

Neoen met en service le parc éolien de Hedet en Finlande qui alimentera Google en électricité verte

• D’une capacité de 81 MW, le parc éolien de Hedet alimentera le centre de données finlandais de Google à Hamina en électricité renouvelable, décarbonée et compétitive ;

• Hedet constitue le premier actif en opération de Neoen en Finlande, qui affirme son ambition de devenir un acteur de référence des énergies renouvelables dans ce pays ;

• Neoen finalise actuellement le développement d’un autre parc éolien en Finlande, Mutkalampi, d’une puissance totale de 250 MW et qui fait l’objet d’un deuxième contrat d’achat d’électricité verte signé avec Google pour 130 MW ;

• La mise en service de la centrale de Hedet fait également suite à l’annonce récente par Neoen du lancement de la construction en Finlande de la plus grande unité de stockage par batterie des pays nordiques, Yllikkälä Power Reserve One, d’une capacité de 30 MW / 30 MWh visant à renforcer la stabilité du réseau électrique.


Neoen (code ISIN : FR0011675362, code mnémonique : NEOEN), l’un des principaux producteurs indépendants d’énergie exclusivement renouvelable et l’un des plus dynamiques au monde, annonce la mise en service du parc éolien de Hedet, d’une capacité de 81 MW, situé à Närpes en Finlande, qu’il détient à hauteur de 80% aux côtés de Prokon Finland, actionnaire à hauteur de 20%.

La totalité de l’électricité produite par Hedet sera achetée par Google, conformément aux termes d’un contrat signé pour une durée de 10 ans. Cette électricité sera injectée sur le réseau qui alimente le centre de données finlandais de Google à Hamina et permettra ainsi à ce dernier de couvrir une partie de ses besoins en électricité par de l’énergie renouvelable.

La centrale de Hedet est équipée de 18 turbines Nordex N149 d’une puissance unitaire de 4,5 MW.

Les banques commerciales allemande et suédoise KfW Ipex et SEB ont contribué au financement de la centrale en apportant un montant de 66,5 millions d’euros en dette senior. Le coût total d’investissement du projet est de 85,4 millions d’euros hors coûts du financement.

Encore un beau contrat pour la société. Je suis sorti du titre de manière précipitée après avoir pris peur sur les multiples de valorisation de la société, à tort jusqu’à présent.

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#12 19/07/2020 19h12

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Purelake a écrit :

A base comparable (neuf Vs neuf), l’énergie solaire/éolienne est moins cher à produire que l’énergie nucléaire

La durée de vie a t-elle été prise en compte ?
Il faut construire 2 fois des éoliennes pour la durée de vie d’une centrale nucléaire

le pilotage est la clé de la production d’énergie, sauf à accepter qu’un ascenseur arrette quand le vent faiblit.

Pouvez vous nous fournir l’étude qui démontre votre assertion ? (vraie question, cela m’intéresse)

Merci

Dernière modification par Taupe43 (19/07/2020 19h12)

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#13 19/07/2020 19h21

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Bonjour Taupe43,


Je serai bien incapable de vous fournir l’étude demandée. En effet, cette phrase que vous citez est un résumé de la vidéo que j’ai posté sur le 1er post de cette file, vidéo qui est une interview du PDG de Neoen. Donc je n’ai pas la source de cette étude désolé.


Après si l’on souhaite être comparable, je vous l’accorde il faut que la durée de vie soit prise en compte (fort désavantage pour l’éolien), mais également les coûts de démantèlement (à vue de nez, TRES fort désavantage pour le nucléaire) wink

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Favoris 1    #14 19/07/2020 20h05

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Il n’y a pas que la problématique du stockage car la force des vents n’est pas constante… Donc pour comparer le coût complet de l’électricité produite par un parc d’éoliennes il faut aussi comptabiliser l’investissement dans des centrales électriques de substitution à l’éolien dans les périodes à faible vent (nucléaire, pétrole, gaz ou charbon). Evidemment pas des panneaux solaires parce qu’il n’y a pas beaucoup de soleil non plus la nuit.
Par exemple dans le cas de l’Allemagne, ils ont trouvé la solution provisoire d’ouvrir une nouvelle centrale à charbon. Sympathique pour de l’électricité soi-disant décarbonée.

Or, le résultat est spécialement déprimant: malgré les centaines de milliards déjà mis sur la table, les émissions de gaz à effet de serre de l’Allemagne sont au même niveau… qu’en 2009. L’Allemagne s’est certes hérissée d’éoliennes et elle accueille des milliers de km2 de panneaux solaires. Mais beaucoup ne sont pas reliés au système de distribution, ou pas convenablement, faute que le réseau ait suivi. En outre, là où elles sont connectées, ces installations ne couvrent les besoins que de manière intermittente (pas de solaire la nuit, pas de vent quand il ne souffle pas…) ce qui requiert, en complément et faute que le stockage soit rentable ou même possible, des capacités complémentaires souvent fossiles (affreux charbon et horrible lignite en tête). Une bérézina.

https://www.challenges.fr/energie-et-environnement/allemagne-la-gueule-de-bois-de-la-transition-energetique

Dernière modification par etzanas (19/07/2020 21h46)

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#15 19/07/2020 21h19

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D’après cet exposé, nous serions plus autour de 1 kw utilisé pour 3 kw restitués pour le solaire contre 1 pour 60 pour le nucléaire.

à partir de 0’42’’00

7 - Les énergies renouvelables - Cours des Mines 2019 - Jancovici -  [EN subtitles available] - YouTube

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[+1]    #16 22/07/2020 17h55

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C’est vraiment un cirque les éoliennes françaises. Déconstruire les parcs installées pour de nouveau percevoir des financements publics pendant 15 ans : très écologique.

Discrètement et alors que les éoliennes peinent toujours à se faire une place dans le paysage français, les premières générations de turbines se rapprochent de l’âge de la retraite. Selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE), près de 400 mégawatts de capacités de production atteindront 15 ans d’exploitation cette année et sortiront des mécanismes de rachat d’électricité noués avec l’Etat.
Anticipant des effets d’aubaine, la Commission de régulation de l’énergie alerte : « Nous craignons que des parcs rénovés surévaluent leur prix dans leur dossier de candidature aux appels d’offres où ils sont mis en concurrence avec des parcs neufs structurellement plus chers à construire ». Dans un avis rendu il y a un an, le régulateur plaidait pour ouvrir des appels d’offres réservés aux parcs rénovés et pour imposer une période de vingt ans minimale pour bénéficier d’un nouveau mécanisme de soutien public. Faute de quoi, « on risque d’inciter à déconstruire des parcs financés grâce à un soutien public alors qu’ils pourraient continuer à fonctionner pendant au moins cinq ans, voire dix ans », plaide le régulateur. Ces recommandations sont pour le moment restées lettre morte.

https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/comment-les-eoliennes-francaises-se-preparent-deja-a-leur-seconde-vie

Dernière modification par etzanas (22/07/2020 18h30)

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#17 23/09/2020 22h22

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Résultats Semestriels 2020
guidance Ebitda annuelle abaissé à 270 à 285 M€ (vs 270 à 300 M€) à cause de "retards" sur les projets

L’abaissement des guidances semble totalement anodin à première vue. MAIS quand on creuse un peu, on voit que le RN est à risque car estimé à seulement 36M€ en 2020 sur la base d’un EBITDA à 281M€. Imaginons que le RN finisse dans le bas de la fourchette … et le PER fond de presque 1/3…

Rappel, la valorisation actuelle est de "seulement" 3750 M€, soit un PE à proche de 100x sur un secteur capex heavy. Si les guidances 2022 (qui n’ont pas encore été "retouchées" à la baisse) sont respectées, le PE devrait tomber à "seulement 50x…

Bienvenu dans la bulle énergie renouvelable 2.0 (la première édition étant en 2007…).

Je suis toujours short.


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#18 24/09/2020 08h41

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C’est juste l’analyse d’un analyste d’ODDO BHF, mais je suis relativement d’accord sur le fond…

Analyste ODDO BHF a écrit :

’Alors que Neoen déroule sans accros majeurs son plan d’affaires à l’horizon 2022 pour atteindre cinq GW en opération, la question se pose sur la croissance des volumes (nouveaux MW) à attendre au-delà de 2022 et son financement’, estime l’analyste.

’Conscients que le titre est un ’must have’ dans le segment des énergies renouvelables, Neoen bénéficie d’une valorisation boursière trop généreuse, qui rend quasi impossible toute prédation créatrice de valeur’, poursuit-il.

L’arrivée des Oil & Gas sur le secteur renforçant encore la concurrence…

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#19 24/09/2020 09h20

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En fait, le GROS problème de la société est le modèle inhérent capex heavy.
Oui, ils feront de la croissance sur les 2 prochaines années grâce aux contrats signés / en backlog… mais cela sera financé au prix d’une dette en augmentation de plus de 1Mds €.
A un moment, l’endettement va devenir très tendu. J’espère qu’ils sont bien couverts avec des taux fixes sinon ils ont un gros risque de ciseaux si un jour les taux remontent.
Quid aussi des petits "accro" de la vie d’une société :
- retard construction,
- difficultés géopolitiques dans certains pays (ils sont très présent à l’export)
- risques de contreparties (ils ont beau avoir des contrats LT, si leur client fait faillite, le contrat est caduque …)
Ce type d’événement peut devenir catastrophique lorsque le levier est un peu trop important…

Idéalement, il faudrait qu’ils arrivent à refourguer leur parc à des institutionnels au prix fort tout en gardant simplement la partie exploitation. Ce modèle capex light serait beaucoup plus sécurisé pour la société.
A defaut, une mega AK proche du plus haut de la bulle (aujourd’hui) leur permettrait de réduire le risque de manière importante…


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#20 24/09/2020 10h46

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Pour vendre à des institutionnels, avec ce profil export, il faut une grande surface pour mutualiser les risques, qu’ils atteindront difficilement. Leur modèle, c’est probablement de se vendre à terme, comme pour des affaires précédentes, mais là la valorisation de l’action pose problème.

A suivre.

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[+1]    #21 10/11/2020 18h54

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T3 2020

- CA T3 quasi-stable (66,9 M€ contre 66 M€ en 2019) (+1%)

Solaire +12%
Eolien -3%
Stockage - 51%

- CA 9 mois 2020 : 224,1 M€ (+22%)

Semestriels 2020
Le CA su S1 était de 157,2 M€ (78,6 par trimestre), donc le CA du T3 peut être considéré en baisse de 15% par rapport au trimestre précédent
L’Ebitda était de 148,2 M€ au S1 2020.
Le RN était de 22 M€ au S1 (+32%), soit un rapport de 6,73 par rapport à l’Ebitda.


- Objectif Ebitda 2020 : 270 à 285 M€ (on devine une petite baisse de la croissance)
- Capitalisation : 3933 M€
- RN "estimé" 2020 (avec le rapport de 6,73 et un Ebitda au milieu de la fourchette 277 M€) : 41 M€

Valorisation à 14,56x / 13,8x l’Ebitda 2020
Valorisation à 96x le RN ( ! )

Objectif Ebitda 2022 : 400 M€, à considérant la "meilleure estimation à date du calendrier d’exécution de ses projets".   
Vu la valorisation, il ne faudrait pas d’incident de parcours.

Dernière modification par maxicool (10/11/2020 19h10)


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#22 11/11/2020 10h33

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En tout cas, si on regarde ce que font les insiders actuellement, c’est pas très bon signe pour la suite :
NEOEN : le FSP a cédé 0,8% du capital
Multiples ventes des managers (déclarées de façon scandaleuse 10 mois après les opérations … sans que cela ne choque "sleepy" l’AMF bien sûr …)

A quand l’éclatement de la bulle renouvelable ?

Déontologie : je détiens une position acheteuse/vendeuse sur une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.


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#23 22/11/2020 08h47

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Bonjour les investisseurs,

Je rejoins les avis exprimés ces derniers temps concernant Neoen, les très décevants chiffres du T3 ayant fini de me convaincre.

J’en parle dans mon reporting numéro 2 qui se trouve ici : Portefeuille d’actions de L1vestisseur
« Le CA au T3 n’a augmenté que de seulement 1%, alors que nous sommes habitués à une croissance à deux chiffres, de quoi se poser des questions sur la pérennité du business très dépendant des aléas climatiques. La valorisation élevée (plus de 110 fois les bénéfices) ne se justifie plus à mes yeux, sans compter l’endettement colossal (levier >9) qui aura peine à être remboursé en l’absence de croissance à 2 chiffres. »

Le cours semble sous perfusion d’annonces favorables (partenariats avec Tesla et AEMO dans la construction de batteries, nouveaux contrats), mais si les résultats ne suivent pas, cela peut s’avérer trompeur sur la qualité de la boite.

Pour ma part j’ai déjà commencé à alléger mes positions.


L1vestisseur

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#24 24/11/2020 12h21

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Vous ne semblez pas être le seul à alléger vos positions smile
BPI France en fait de même (après le FSP et une partie du managment)

Investir a écrit :

Le fonds souverain français Bpifrance a annoncé mardi avoir cédé une partie de ses actions Neoen, représentant environ 0,8% du capital du producteur d’énergies renouvelables, pour un montant de 31,9 millions d’euros.
(…)
A l’issue de ce placement, Bpifrance détient environ 5% du capital et des droits de vote de Neoen. Le fonds s’est engagé auprès de Barclays et de Société Générale à conserver l’intégralité de sa participation résiduelle pour une période expirant 90 jours après le 26 novembre, correspondant à la date de règlement-livraison du placement.
Bpifrance conserve ainsi un siège au conseil d’administration de Neoen.

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#25 13/12/2020 20h47

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Pour info je suis totalement sorti du dossier il y a 2 semaines.
Le cours résiste étonnement bien malgré les résultats décevants. Quand je parcours les forums, je ne vois que très peu de messages alarmistes et toujours un certain enthousiasme pour le titre, qui semble toujours profiter de son étiquette verte.

Je conseillerai la prudence sur le titre, le graphe du bilan (zonebourse) est assez saisissant :



Levier 9x sur 2020, croissance nulle au T3 et Ca 27% en dessous des attentes au s1 2020. Quid du levier à l’avenir + la problématique du renouvellement des installations (éolien + solaire) qui ont une durée de vie limitée a t-elle été bien anticipée? Quid de la concurrence et du virage stratégique entrepris par tous les majors pétrolières et leurs milliards de Capex?

Les analystes sont passés majoritairement à alléger :



Bonne soirée


L1vestisseur

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