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[+1]    #1 28/04/2020 00h02

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Bonjour,

Je viens partager ma pensée du soir qui est peut être altéré par les événements actuels.

Le monde entier s’inquiète en cette période de virus qui bouleverse l’économie et j’ai pu entendre ainsi que voir plusieurs personnes penser que l’on rentre ou pourrait rentrer dans une nouvelle phase mondiale.

L’économie est bouleversé, beaucoup de ménages seront en difficulté à cause du chômage en hausse, des entreprises devront mettre la clé sous la porte, les banques vont avoir beaucoup de travail pour relancer chaque pays du monde.

Il y a maintenant plus d’un an la crise des gilets jaunes avait fait changer des mentalités, maintenant ce virus, ainsi que les millionnaires et milliardaires mal aimés, le ras le bol global du gouvernement dans différents pays mais particulièrement en France sont un ensembles d’arguments qui me mène à penser que nous pouvons entrer sous peu dans un nouveau monde.

A voir comment cela va évoluer suite à cette crise mais les gouvernements vont devoir mener cette bataille d’une main de fer.

J’attends avec impatience vos avis

Cordialement.
Alan

Mots-clés : bientot, capitalisme, covid-19, fin, nouveau monde

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[+1]    #2 28/04/2020 00h10

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[+1]    #3 28/04/2020 00h16

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Bonsoir.

Justement , je pense que actuellement , ce que fais l’état ( milliard injectés dans l’économie pour sauver un maximum d’emplois , continuer d’aider les pauvres avec de l’argent supplémentaire ainsi que tout les autres bénéfices et la chance de vivre en france … ) montre que les gilets jaune étaient sans doute pas vraiment rationnel à demander de l’argent à tout va sans reellement faire d’effort et demandé que les riches paient.
On a justement besoin d’eux pour créer des emplois ou maintenir des emplois.
Les riches entrepreneur si mal vu en france galère en ce moment alors que le salarié pas vraiment avec toute les aides qu’il bénéficie.

A ce jour, l’état fait sans doute au mieux , c’est loin d’être parfait , un pays comme la france doit être compliqué à gérer avec la mentalité qui est la nôtre.

Je ne crois pas à la fin du capitalisme avec une pandémie qui va durer quoi… 1 ans ? L’histoire nous montre qu’on a su remonté la pente à chaque crise et apprendre à chaque fois !

Et puis les médias sont fort pour créer la panique de nos jours alors qu’ils sont spécialistes dans rien !


Maintenant je profite !!!

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#4 28/04/2020 00h53

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Un des pilier du capitalisme, c’est pas la propriété individuelle ?

vous pensez vraiment que tout les "râleurs" anti-riche, anti-gouvernement, anti-masque, etc seront prêt à abandonner la notion de propriété ?

En cas de doute, faites une promotion à -50% sur du nuttela dans un magasin et vous verrez que le capitalisme a de beaux jours devant lui!

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[+4]    #5 28/04/2020 02h17

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Pour ajouter mon opinion à celles que je trouve très justes de gunday et cricri:

Pour moi peu de choses changeront, et si elles changent, ce ne sera pas en bien.

Les commentaires suivants concerne la France, je n’émetterais pas de jugement sur les pays étrangers que je ne connais objectivement pas.

Voilà ce que je constate :

Augmentation de l’individualisme "aveugle" (mes droits, mes libertés, moi, moi, MOI)

Ecroulement du niveau de compréhension de comment fonctionne le monde : l’économie, les échanges de capitaux, la redistribution (avec des commentaires d’uneidiotie sans nom donnant l’impression que l’argent c’est magique et que l’on en a autant que l’on veux…)…bref, une
Culture qui tend vers le communisme.

Critique permanente du gouvernement sans objectivité, à coup de yakafokon, cépacompliké…

De manière générale, mentalité de plus en plus d’assisté, sans réflexion, sans recherche d’avenir et où les responsabilités et devoirs de chacun semble optionnel.

Si le monde change, ce ne sera pas vers plus de "lumiere" de l’esprit.

Zappaty

Dernière modification par zappaty (28/04/2020 02h19)

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[+1]    #6 28/04/2020 06h49

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Le capitalisme est l’état naturel de l’humanité. La bourse n’en est que son prolongement un peu plus organisé

Retournons aux sources; une ville dans un pays africain modeste. Tout le monde dans les rues vend et achète des marchandises provenant des campagnes avoisinantes. Personne n’est inscrit aux impôts ou l’URSSAF ou je ne said quoi.
Certains vendent des services comme taxi, sécurité, coiffure. On achète et vend aussi des cheptels. On se fait crédit sur les marchandises, on se prête de l’argent. C’est la base et c’est inné et cela ne s’arrêtera jamais.

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[+3]    #7 28/04/2020 07h52

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Alanito a écrit :

A voir comment cela va évoluer suite à cette crise mais les gouvernements vont devoir mener cette bataille d’une main de fer.

Pardons, mais LOL !

Ni la fin du capitalisme, ni la fin de la société de consommation :

- Coronavirus : pris d’assaut, McDonald’s limite l’accès au drive | La République de Seine et Marne
- À Canton, Hermès bat son record de ventes pour sa réouverture - Capital.fr

C’est même l’inverse, le risque est un retour à la voiture individuelle et aux comportements hyper-individualistes.

La crise 2008/2009 était bien plus terrible que celle-là, car elle était structurelle : elle n’a rien changé du tout.

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[+2]    #8 28/04/2020 08h31

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@alanito.
Pardon mais votre message est touchant de naïveté et de manque de recul.
Allez lire les liens de bibibke, et plus généralement intéressez vous a l’Histoire (pas seulement l’histoire de l’économie mais l’histoire du monde).
Le monde s’inquiète dites vous ? Vous parlez des gilets jaunes ? Je vous invite à vous replonger dans une époque que visiblement toute une génération a oublié : la montée du nazisme en Europe et la 2e guerre mondiale. 45millions de morts et une extermination industrielle. Cela vous permettra peut-être de relativiser ce que nous vivons.

Coupez votre télévision quelques temps et plongez vous dans des livres d’histoire.

Il y a plus de 2000 ans, qohelet écrivait déjà "rien de nouveau sous le soleil."

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#9 28/04/2020 08h44

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A chaque crise c’est pareil, on nous parle de fin du capitalisme….

Et pourtant ça repart de plus belle! Le marché se reprend, les entreprises refont des bénéfices, de nouvelles entreprises se créent et le nombre de millionnaires augmente.

Les petites boites au bord de la faillite ne survivent pas et leurs faibles marchés est absorbé par les entreprises qui ont eu les reins plus solides.

Les crises finissent toujours à profiter à quelqu’un…..

Une entreprise coule avec la crise, ses clients seront captés par l’autre boîte du même secteur qui aura survécu et son chiffre d’affaire augmentera une fois la crise passée

C’est l’offre et la demande.

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#10 28/04/2020 08h55

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Bonjour BulleBier,

Ce que vous décrivez n’est pas le capitalisme. C’est une économie de marché. Ceci existe effectivement depuis des millénaires, mais ça n’existait probablement pas dans les sociétés de chasseurs-cueuilleurs avant la Révolution néolithique.

Le capitalisme, c’est bien plus que ça. C’est également des entreprises de grande taille, de durée de vie indéfinie,  avec possiblement de grands nombres d’associés et un système financier complexe permettant un large recours au crédit et à l’assurance. Le crédit est un des piliers du capitalisme, sans lui, pas de levier ni de croissance.
C’est aussi une structure juridique complexe (droit de propriété, droit des sociétés) et une capacité du système économique à d’autoanalyser.

Il est difficile de parler de Capitalisme avant le 18e siècle, même si certaines structures financières ou commerciales se sont mises en place pendant la Renaissance - mais elles étaient instables.  Le capitalisme est le résultat d’un processus évolutif ayant procédé par essais et erreurs qui s’est déroulé sur plusieurs siècles.

Peut être en Hollande aux temps de la tulipomanie.  Encore qu’il n’existe aucune trace de théorisation économique au delà de l’économie domestique ou domaniale ou des techniques de gestion  avant le 18e siècle.

En revanche, un système capitaliste stable est en place en Grande-Bretagne depuis le début du 19ème siècle, en France depuis 1830. Les fondements juridiques du capitalisme en France sont l’oeuvre juridique de la Révolution.

Quant à l’impôt, il existait bien avant le capitalisme, et l’Urssaf n’est pas une institution capitaliste, c’est une institution d’inspiration social-démocrate destinée à rendre vivable pour le plus grand nombre une société à économie capitaliste.

****

La fin du capitalisme a été prédite par Marx, justement parce qu’il créait une société invivable, mais la prédiction a été démentie par les faits.

Effectivement, le système capitaliste a paru bien des fois devoir s’effondrer mais il a à chaque fois mis en oeuvre des moyens innovants pour se tirer d’affaire. Seule une catastrophe à plusieurs milliards de morts me parait de taille à avoir sa peau. Une crise millénaire comme 1348 mais au niveau mondial, pas moins. Les catastrophes à 50  ou 100 millions de morts comme les guerres mondiales n’ont pas suffi.

Il y a en effet chez les humains un sens très vif de la propriété et une forte propension à développer la sienne propre qui favorisent ce type d’organisation économique. De plus on n’abandonne pas aisément des outils qui ont montré tant d’efficacité.

La question est cependant ouverte si une baisse du niveau intellectuel des populations pourrait entrainer une crise suffisante.  À l’échelle d’une zone économique continentale, c’est peut être  possible mais les autres zones pourraient se sauver par le charognage économique.

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#11 28/04/2020 09h24

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Caratheodory a écrit :

Il est difficile de parler de Capitalisme avant le 18e siècle

Oui car il apparait avec la Révolution Industrielle, cause ET conséquence d’ailleurs ?


Ericsson…!  Qu'il entre !

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#12 28/04/2020 09h36

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@Alanito
J’ai gardé le (lointain) souvenir d’un cours d’histoire-géographie au lycée (avant 1989…) consacré à l’URSS. Le pays sortait épuisé de la première guerre mondiale, de guerres civiles, de famines
Lénine décida de lancer la NEP (Nouvelle Economie Politique): le gouvernement soviétique réintroduisait du libéralisme économique et du capitalisme dans l’économie. Lénine se justifiait par des pirouettes idéologiques:

Lénine a écrit :

Nous ne sommes pas assez civilisés pour pouvoir passer directement au socialisme, encore que nous en ayons les prémices politiques

La NEP permit de retrouver le niveau de production agricole d’avant 1914.
A l’époque de ce cours, j’avais été très frappé: le capitalisme n’avait pas été considéré par le gouvernement soviétique comme le problème, mais comme la solution!

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#13 28/04/2020 10h00

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Un article intéressant d’atlantico: La peste noire : ce qu?elle nous apprend pour les lendemains du Covid-19 | Atlantico.fr (l’ouvrir en mode navigation privée), sur un rappel de ce que fut la peste noire et de ses conséquences.
Selon l’auteur, cette "plague" qui aurait été en fait un virus de type covid c’est à dire très contagieux et non pas la peste qui l’est apparemment beaucoup moins, serait peut être à l’origine de la montée du capitalisme en Europe.
Sa forte mortalité aurait renversé le rapport de force entre les seigneurs et une "main d’œuvre" devenue moins nombreuse. Et qui se serait donc progressivement émancipée, créant la bourgeoisie, etc.
Donc je ne sais pas si cette crise entrainera la fin du capitalisme, mais c’est peut être une crise semblable qui est à l’origine de son essor. Si c’est vrai c’est assez marrant.

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#14 28/04/2020 10h01

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Je partage les différents éléments cités précédemment. A chaque crise, on se jure que ça va changer que l’on a appris de nos erreurs. Et c’est toujours la même histoire qui se répète.
Quant aux gilets jaunes, vastes blagues qui n’a produit aucun effet et dont les revendications n’étaient pas clair pour 2 sous.

Bref un petit mix iphone à -20% et nutella à -50% et ça repart encore plus vite à la consommation!


Parrainage LINXEA, n'hésitez pas à me contacter.

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#15 28/04/2020 10h47

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Comme tout le monde ici, je ne crois pas un instant à la fin du capitalisme.

Par contre, si jamais on ne trouve pas de vaccins (ou de traitement adéquat) au covid, les mutations commerciales vont être énormes et il faudra, entre autre, adapter le commerce à un commerce sans contact : essor des drives et du e-commerce. Que deviendront les open Space ? Qui voudra vivre dans des petites surfaces en hypercentre ? Etc etc…. Bien entendu, c’est si on trouve pas de vaccin, hein ..

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#16 28/04/2020 11h00

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La pandémie va  accélerer le monde vers un nouveau monde économique, plus numérique. Aussi le capitalimse tel que nous le connaissons devra être repensé à long terme.

Cette crise profite et va surtout profiter aux entreprises technologique, peu impactées par les conséquenses du Covid-19.
Nombre de leur salariés peuvent travailler en télétravail à temps plein. Leurs clients (entreprise ou individu) peuvent continuer les achats via internet.

Ces sociétés, notamment les GAFAM, sortiront renforcées. 

Les habitudes de consommation et d’utilisation du monde "virtuel" seront encore plus ancrées qu’avant crise.

Or ces sociétés technologiques, orientent déjà sensiblement les modes de vie, d’achat des gens. Voire même de vote, se rémémorer recémment le scandale de Cambridge Analytica, qui a permis d’orienter le vote pro-Brexit.
Elles vont pourvoir encore plus investir dans la santé, les transports autonomes, l’ aeronautique, le spatial, la cybersécurité…

Qu’en sera t’il quand nombre d’emploi pourront être pourvus par des machines, algorithmes.
Les serveurs, juristes, coiffeurs, chauffeurs taxi, bus, poids lourds, même médecins… Que feront ces gens ?

Je sais bien que nous ne sommes pas encore à ce stade, mais nous le voyons se profiler. 

Larousse définit le capitalisme comme « un système de production dont les fondements sont l’entreprise privée et la liberté du marché ».

Est ce que les états vont laisser ces entreprises devenir plus puissantes qu’eux, ou plutôt s’orienter plus fortement vers un capitalisme d’état ?

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[+1]    #17 28/04/2020 11h06

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Sinon le capitalisme a :
- Donné accès à l’eau courante et chaude au robinet / l’électricité, …
- Donné accès à la nourriture à grande échelle (Vous aimeriez recevoir une orange à Noël ?)
- Donné accès à la voiture
- Donné l’accès aux vêtements (plus besoin d’aller chez le tailleur)
- Donné l’accès à l’école
- et tellement d’autres choses

La capitalisme permet de rendre accessible la plupart des biens.

Pourquoi voudriez-vous l’arrêter ?
J’avoue ne pas comprendre cette file.

On se plaint souvent mais parfois si vous en avez la chance, encore, aller écouter vos ancêtres ou même vos parents.
Le mieux, c’est quand on vient d’un milieu modeste, "les sans dent". Ils allaient travailler à vélo, n’avaient pas de toilettes, pas d’eau courante, avaient pas de téléphone, pas de télé. C’est pas que ça n’existait pas, c’est qu’ils en avaient pas les moyens. Le capitalisme fait baisser les prix.

La population n’est pas contente de la Chine, de l’exode des industries. En revanche, elle est contente d’aller acheter son slip 5 €. Sinon, un Slip Français, c’est 40 €. Voilà un exemple du capitalisme.

Le capitalisme a permis à l’ensemble de la population d’améliorer considérablement son niveau de vie. Ils ne sont pas plus riches, mais vivent bien mieux (confortablement parlant).

Alors, pourquoi faudrait-il que ça cesse ?

EDIT suite au message du dessous : Alors pourquoi ça cesserai ?

Dernière modification par LoopHey (28/04/2020 11h17)


Mon interview sur le blog du projet lynch : http://leprojetlynch.com/2020/12/loophe … -debutant/

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#18 28/04/2020 11h15

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@Loophey,
La problématique n’est pas que nous voulions que cela change. Mais chaque crise amène ces changements légers ou majeurs…, mais lesquels avec cette crise du Covid-19 ?

Dernière modification par starlord72 (28/04/2020 11h57)

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#19 28/04/2020 12h11

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Caratheodory a écrit :

Ce que vous décrivez n’est pas le capitalisme. C’est une économie de marché. Ceci existe effectivement depuis des millénaires, mais ça n’existait probablement pas dans les sociétés de chasseurs-cueuilleurs avant la Révolution néolithique.

Les échanges (commerce) existaient déjà chez les chasseurs-cueilleurs ont à retrouver des pierres taillées à plusieurs centaines de kilomètres du lieu de production parfois plus de mille ainsi que des biens de prestiges. On ne peut évidemment pas parler d’économie de marché, ce n’était pas non plus du troc, qui en réalité n’a jamais réellement existé. Le mode des échanges était le don et le contre-don.

Pour moi la définition du capitalisme est très simple capital + machines + main d’oeuvre, les 3 doivent être présent , sans y ajouter de valeur morale négative comme en France ou positive comme en Amérique.

En quelques sortes le capitalisme correspond à la révolution industrielle.

Pour les périodes antérieures, on parle de physiocratie et de mercantilisme. Certains emploient le terme de précapitalisme ou de premier capitalisme, parfois ce préfixe est oublié surtout chez les économistes et historiens de gauche et alors on entend des choses aussi absurdes que le capitalisme mésopotamien.

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#20 28/04/2020 13h23

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starlord72 a écrit :

Qu’en sera t’il quand nombre d’emploi pourront être pourvus par des machines, algorithmes.
Les serveurs, juristes, coiffeurs, chauffeurs taxi, bus, poids lourds, même médecins… Que feront ces gens ?

On en parlais déjà quand j’était au lycée.
On m’avait même déconseillé les fillières informatiques, car le pissage de code serait assuré par des machines.
15 ans après, on recrute encore des pisseurs de code à tour de bras.

Bref, c’est un marronnier comment, vous avez juste un peu d’avance, il apparaît plutôt mi-mai/juin pour orienter les inscriptions des lycéens en fac.

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#21 28/04/2020 16h04

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pvbe a écrit :

Caratheodory a écrit :

Ce que vous décrivez n’est pas le capitalisme. C’est une économie de marché. Ceci existe effectivement depuis des millénaires, mais ça n’existait probablement pas dans les sociétés de chasseurs-cueuilleurs avant la Révolution néolithique.

Les échanges (commerce) existaient déjà chez les chasseurs-cueilleurs ont à retrouver des pierres taillées à plusieurs centaines de kilomètres du lieu de production parfois plus de mille ainsi que des biens de prestiges. On ne peut évidemment pas parler d’économie de marché, ce n’était pas non plus du troc, qui en réalité n’a jamais réellement existé. Le mode des échanges était le don et le contre-don.

Pour moi la définition du capitalisme est très simple capital + machines + main d’oeuvre, les 3 doivent être présent , sans y ajouter de valeur morale négative comme en France ou positive comme en Amérique.

En quelques sortes le capitalisme correspond à la révolution industrielle.

Pour les périodes antérieures, on parle de physiocratie et de mercantilisme. Certains emploient le terme de précapitalisme ou de premier capitalisme, parfois ce préfixe est oublié surtout chez les économistes et historiens de gauche et alors on entend des choses aussi absurdes que le capitalisme mésopotamien.

Je suis d’accord avec votre analyse des exemples et avec votre remarque sur les historiens marxistes.

Ceci étant,  la notion de capital que vous utilisez dans votre définition n’est pas évidente à priori. Il faut sans doute parler de capital privé.

Car sans cette clause, l’économie de l’URSS en 1970 répond à la définition que vous proposez du capitalisme.

Je pense qu’il faut au moins inclure des aspects relatifs à la gouvernance des entreprises et au régime de propriété pour affiner votre définition.

@Loophey:  Cela n’est peut être pas évident mais les idéologies ont une énorme influence sur les processus historiques, politiques et donc économiques.

Il est certain que c’est l’efficacité du capitalisme à fournir à la plus grande partie de la population de l’hémisphère occidental des biens et services en abondance en assurant le respect des libertés fondamentales qui est la raison ultime de sa victoire sur le communisme. 

Si cette efficacité est remise en cause ou si les libertés fondamentales (dont celle d’aller et venir qui actuellement est suspendue) ne sont plus assurées, les idéologies s’opposant au capitalisme pourraient trouver des débouchés politiques.

Elles sont un courant minoritaire mais influent en France.  En fait, dans tout le monde occidental, puisqu’il existe des courants écologistes qui sont plus radicaux que les marxistes et veulent carrément renoncer à l’abondance des biens.  Cette influence se fait sentir jusque sur ce forum (pensez à l’apologie du frugalisme).

La chute du capitalisme est improbable à court terme, même Alain Badiou n’y croit pas. Cela dit, comme il a eu systématiquement tort sur à peu près tout,  c’en est presque inquiétant.  (Prenez cette dernière remarque comme  un poisson d’ Avril retardé. Ça m’amuse beaucoup de vous imaginer googlant le nom de ce philosophe qui est un peu le dernier des Mohicans. )

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[+2]    #22 28/04/2020 16h10

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AMHA, la question

Bientôt la fin du capitalisme ?

est intéressante mais mal formulée.
Elle sous-entend qu’il y a une unique forme de capitalisme qui faute d’évoluer ne pourrait que perdurer ou disparaître.

En fait il y a autant de formes de capitalisme que de pays (à une unique exception près : Corée du Nord ; même à Cuba et au Vietnam il y a une forme de capitalisme non dominant).
Le capitalisme aux USA « libéral » est très éloigné de celui des pays scandinaves « social-démocrate ».
Au sein de l’Union Européenne, on voit bien les difficultés à concilier le capitalisme allemand ou rhénan, le capitalisme français, le capitalisme italien, etc.

Le capitalisme évolue aussi dans le temps.
Si on relit « Germinal » de Zola, les choses ont changé par rapport au capitalisme charbonnier : on ne fait plus travailler les enfants dans les mines pour un salaire de misère.
Cette évolution est habituellement très progressive et lente, au point que si on ne prend que quelques années de recul on a du mal à la distinguer.
Mais il y a aussi des ruptures correspondant à des événements historiques.
En France par exemple depuis un siècle :
•    1936 le Front populaire : les congés payés (15 jours), la réduction du temps de travail (semaine de 40 heures) et l’établissement des conventions collectives
•    1945 mise en œuvre du programme du Conseil National de la Résistance : la Sécurité sociale, institution des comités d’entreprise
•    1968 accords de Grenelle : augmentation de 35 % du SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) et de 10 % en moyenne pour les autres salaires ; création de la section syndicale d’entreprise
•    1982 lois Auroux : négociation collective, comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail
•    1999 Aménagement et Réduction du Temps de Travail « ARTT » ou « 35 heures ».

La bonne question serait-donc :

La crise actuelle du Covid-19 est-elle un événement historique de nature à modifier le capitalisme ?

Cette question fait actuellement l’objet de débats.
Par exemple aujourd’hui même éditorial du Journal Le Monde :

Le Monde a écrit :

la France ne doit pas se contenter d’un pilotage à courte vue. La crise économique qui vient promet d’être l’une des plus violentes depuis la seconde guerre mondiale. Les Etats s’apprêtent à y répondre en mobilisant des ressources massives, avec des plans de relance colossaux. Si répondre à l’urgence économique et sociale est vital, cette relance ne peut se faire sans boussole.

Tenter de remettre l’économie sur pied sans tenir compte de la trajectoire climatique serait faire preuve d’une myopie dangereuse. La baisse spectaculaire des prix du pétrole, qui se sont effondrés en même temps que l’activité mondiale, pourrait rendre tentante l’idée d’une relance « grise », qui s’appuierait fortement sur des énergies fossiles temporairement bon marché.

Une chose est claire : si on veut que ça change en France, il ne faut ne pas compter sur le MEDEF ou le gouvernement/président actuel.
Le MEDEF a d’abord ressorti comme solution à la crise sa vielle idée « il faudra travailler plus ». Idée immédiatement reprise par le gouvernement. Puis abandonnée face au tollé général.
Le MEDEF défend maintenant une autre idée « Il faudra polluer plus ». Idée qui trouve de l’écho au gouvernement.

Donc pour saisir cette opportunité de changement il faudra que les forces de progrès se mobilisent.
Le monde de demain est celui que nous ferons.
Habituellement on compte sur les jeunes. Mais à part Greta ils n’ont pas l’air de beaucoup se bouger (on va dire que c’est le confinement).
Restent donc des organisations politiques, syndicales ou autres.


Dif tor heh smusma

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#23 28/04/2020 16h29

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C’est une excellente exposition de la thèse que le capitalisme n’est pas une forme fixe et que des mutations se produisent à chaque crise.

C’est de voir le capitalisme comme une essence immuable qui est la grande erreur des marxistes.

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[+1]    #24 28/04/2020 17h16

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Créer un topic "Bientôt la fin du capitalisme ?" sur un forum d’investisseurs, c’est comme prôner le véganisme dans un colloque d’apprentis bouchers charcutiers.

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#25 28/04/2020 18h22

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Que nenni. C’est une analyse de certains facteurs de risque qui ne sont pas envisagés dans les théories économiques orthodoxes.

Message édité par l’équipe de modération (28/04/2020 19h30) :
- suppression de la citation du message immédiatement précédent : Merci de respecter notre charte


Ok. Citation supprimée. Désolé.

Dernière modification par Caratheodory (29/04/2020 00h15)

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